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 do you miss me ? (Cochonlas)

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adm h
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Conchobáhr Rosenbach

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MessageSujet: Re: do you miss me ? (Cochonlas)   Sam 4 Mar 2017 - 3:58

D’une voix plus douce, maintenant que nous étions tous les deux redescendus sur terre, Lilas me confia : « Trois mois. On me l’a… On me l’a dit. On m’a dit « il faut le dire à Concho, il pourrait t’aider mais je leur ai dit. J’ai préféré rester enfermer trois mois plutôt que te mêler à ça. C’est par compassion que je t’ai empêché d’apprendre pour ça. Je sais ce que tu as traversé. » Je fronçai les sourcils, attrapant sa main alors qu’elle me la présentait pour me montrer toute sa douleur. Je ma paume plus grande que son poignet, je couvris ses blessures, je couvris sa souffrance. Je ne comprenais pas ce dont elle me parlait, je devinais dans ce qu’elle me disait à demi-mots, je lisais entre les lignes, mais je redoutais ce qui se dessinait dans ma tête. « Enfermée ? » Demandais-je tout simplement, d’une voix triste, d’une voix brisée, parce que je ne voulais pas mettre d’autres mots, je ne voulais pas aller plus loin que la propre pensée de Lilas. J’avais trop peur de ce que je pourrais découvrir si je m’aventurais plus loin que ce qu’elle voulait bien me montrer. Je détestais savoir qu’elle ait souffert à ce point-là et sans moi. Sans que je n’y sache quoi que ce soit. J’étais le pire ami du monde. Je l’avais été à mes seize ans et je l’étais encore aujourd’hui, moi qui me plaisais à croire le contraire. Je me fis la promesse de ne plus la laisser tomber. De l’aider à se relever. D’avoir la force pour tous les deux, même si en ce moment, je manquais de volonté pour moi-même. Pour Lilas, je le ferais.

Quand le tonnerre entre nous deux sembla cesser de gronder, quand un petit rayon de soleil sembla vouloir percer les nuages gris au-dessus de nos têtes, je profitai de l’éclat pour nous y baigner de lumière. Je n’en pouvais plus, de me prendre la tête avec Lilas. Je n’en pouvais plus de voir à quel point je la blessais à chacune de mes paroles, alors que mon intention était toute autre. Évidemment que j’avais besoin de lui crier qu’elle m’avait manquée, que j’avais besoin d’elle auprès de moi tout comme elle avait besoin de moi à ses côtés. Que sa présence me confortait bien plus que ce que je le laissais paraître. Et pourtant, au lieu de ça, j’avais préféré monter sur mes grands chevaux pour chaque mot mal interprété, j’avais préféré rager contre elle pour chacune de ses réactions démesurées. J’avais perdu l’habitude de gérer l’exubérance de Lilas. J’avais oublié comment nous maintenir au même niveau. C’était le moment de réapprendre. Et ça commencerait avec des excuses qu’elle méritait, tout comme j’avais mérité celles qu’elle avait été la première à prononcer.

Quand un semblant de paix sembla régner entre Lilas et moi, celle-ci me présenta le plan de la journée du lendemain. Je retrouvai bien vite mes remarques qui se voulaient humoristiques mais qui, visiblement, ne faisaient toujours pas rire Lilas. Quand je relevai le fait qu’elle aurait très bien pu obtenir ces passes d’une façon louche, elle leva les yeux au ciel et fit claquer sa langue. Je soupirai, imperceptiblement, ne voulant pas qu’on se relance. Notre relation était moins légère qu’avant, nos discussions plus sérieuses. Elle avait eu raison, tout à l’heure. Elle n’était plus la même. Amélia n’était pas Lilas, et j’allais devoir composer avec. Parce que je ne la laisserais pas tomber même si, pour ça, je devrais changer moi aussi, un peu, avec elle. « Ma chaine a du succès et comme je suis l’une des seules filles à faire du gaming, je reçois tout un tas d’invitations. La crapule que tu as dans les bras m’a fait louper un voyage au Japon. Donc c’est légal. » J’hochai la tête. « D’accord. » Je n’ajoutai rien de plus, j’aurais bien voulu souligner que ma remarque avait été une blague, mais je comprenais maintenant que ça ne servirait à rien. Alors je m’excusai pour tout ce qui s’était passé, à la place. Ça me semblait être la meilleure chose à faire. « Ça va être compliqué, sachant que ma famille vit en France. » Me dit-elle avec un sourire. « Alors tu reviendras aussi souvent que possible. Et j’irai aussi souvent que je peux. » Je voulus ajouter que je me promènerais dans les rues avec un béret et une baguette de pain sous le bras, mais sans doute le prendrait-elle mal. Je me tus. Serait-ce ainsi, à présent ? Devrais-je constamment tourner ma langue sept fois avant de parler ? Je souris quand la rouquine m’embrassa sur la joue avant de proposer un remède contre les tensions, et qu’elle fit jouer sur son téléphone la chanson Careless Whisper. « Tu danses beau gosse ? » Je ris en envoyant ma tête vers l’arrière, avant de me lever. « Juste si tu danses avec moi. » Je pris Mélodie de ses bras, doucement, et j’allai la reporter avec Siobhan, avant de revenir de Lilas et de lui tendre ma main pour l’aider à se relever. Je posai une main sur sa hanche, et l’autre resta dans sa main, levée à la hauteur de nos épaules. Je valsai avec elle, avec un peu plus de rythme parce que je l’avais dans le sang, celui-là. Malgré ce qui m’était arrivé pendant le séisme, malgré ces heures entières passées sous les débris de mon centre, malgré les blessures qui se faisaient encore sentir dans mes membres, moi je ne cesserais jamais de danser. Tout en regardant Lilas dans les yeux, je chantais les paroles à voix basse, un sourire au coin des lèvres. Oh, comme c’était facile quand on baissait les armes.

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MessageSujet: Re: do you miss me ? (Cochonlas)   Sam 4 Mar 2017 - 4:35

Do you miss me ?
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Ton amitié a apporté plein de merveilleuses couleurs à ma vie. Elle a été présente à chaque moment, même les plus sombres et je suis la plus chanceuse du monde d'avoir eu droit à ce cadeau. Je ne l'ai pas considéré comme acquis, enfin je l'espère. Mais peut-être que si, parce que parfois on ne se rend pas compte que la plus belle chose qui puisse nous arriver est juste là, sous notre nez.
Mais c'est bien ça aussi, parce que j'ai réalisé que qu'importe où tu sois, ou ce que tu fasses, ou avec qui tu sois : je ne vais jamais cesser honnêtement, sincèrement, pleinement de t'aimer.
... Comme une soeur aime un frère, un ami aime un ami.

« Enfermée ? » Je déglutis difficilement tandis que les larmes continuent de couler sur mes joues. Devais-je lui dire ? Devais-je lui dire que je suis tombée malade ? Que j’ai rencontré mon colocataire dans un asile ? Tant de non-dits et le supporterait-il ? Sa main immense couvrait entièrement ma cicatrice tandis que pour la première fois, je baissais la tête, de honte. J’ai toujours marché, perchée sur mes Louboutins et avec un air suffisant. Je me suis pourtant présentée devant lui avec mon look chiffonné de fille qui vient d’essuyer vingt-quatre heures d’avion. Je n’ai pas dormi tout le long du voyage, faisant du montage ou regardant les films. L’attente à Singapour vu la plus longue et donc accompagnée de mon bébé, j’ai visité la ville. « On m’a trouvée hystérique et en sang dans une ruelle de Bowen. Je me suis faite internée dans la grande ville la plus proche pendant trois mois, dis-je d’une toute petite voix, c’est Alec qui est venu me chercher. J’ai changé de nom, de date de naissance. » Ma main caresse doucement son poignet à mon tour tandis que mon regard triste rencontre le sien. « Quand je t’ai vu, tu avais l’air si heureux, je ne pouvais pas débarquer dans ta vie avec mes problèmes et mon chagrin. » Je lève un peu le regard pour reculer d’un pas, arrachant ma main de la sienne pour la porter à mon cœur plus meurtri que je ne le pensais. « Je suis restée comme figée pendant trois mois. Peu de personnes savaient. Je suis peut-être pas si compatissante ou compréhensive que tu voudrais le croire mais je ferai tout pour te protéger. » Y compris de moi. Parce que je l’aimais. D’un amour inconditionnel. La réalité me frappa. Je ne pouvais pas mettre le doigt sur la nature de cet amour. Je ne voulais pas y réfléchir maintenant. L’atmosphère se fit plus pesante tandis que je resserrai l’étreinte autour du petit-être qui représentait tout pour moi. Mélodie.

Je me sentis plus démunie que jamais face à lui. Face à cet homme pourtant à peine plus grand que moi. Je sens le poids que je porte sur les épaules depuis de longs mois s’éloigner. Mon regard dériva vers dehors tandis que je pris enfin conscience de tout ce qui avait dit. Je n’avais pas pris de gants comme s’il s’agissait d’un simple ami. Comme s’il était comme tous les autres. Pour Daemon ou pour Jayden, un coup de pied aux fesses aurait pu suffire mais Concho était différent. Il avait besoin de douceur. Alors, je fis un pas en avant pour m’approcher un peu plus de lui. Une nouvelle fois, j’eus l’impression d’être spectatrice de la scène tandis que mes yeux –sans doute rougis- trouvèrent les siens. Son regard était tout aussi douloureux que moi. Alors, je passai doucement le revers de ma main sur sa joue avant de lui faire un sourire timide. Comme s’il suffisait d’un geste pour lui faire comprendre. Que pour une fois, j’essaierai d’être patiente. Je restai un long moment à caresser les contours de son visage comme si je les découvrais pour la première fois. « Je suis tellement désolée, finis-je par dire d’une voix douce, je suis désolée d’être une garce. D’être perdue. De ne plus être la sociopathe que tu as côtoyé pendant des mois. Je suis désolée d’être partie et je te promets une chose : je ferai tout pour que tu ailles mieux. » Je posai ma petite main sur son cœur comme sceller la promesse avant de m’asseoir par terre.

Je souris lorsqu’il me parle de l’illégalité de la chose. Je ne faisais plus trop dans ce genre de choses depuis que j’étais maman. Je fixai un long moment l’accréditation presse pour répondre à la positive que je serai présente tandis que mon regard se porta de nouveau sur Concho. Il semblait tendu. Sa mâchoire, tout son corps était aux aguets. Alors, je me mis sur les genoux pour déposer un baiser sur sa joue. Essayant de détendre l’atmosphère. Nous avions eu trop de non-dits, trop de rancœur et il fallait que ça explose un jour. « Alors tu reviendras aussi souvent que possible. Et j’irai aussi souvent que je peux. » Le sujet de la France arriva sur le tapis et j’éclatai de rire. J’avais cette image en tête qui me fit partir dans un fou rire quasiment aux larmes. « Je t’imagine tellement avec un béret sur la tête et ta baguette en prenant le métro. » J’essuie le coin de mes yeux. « Je pense que tu aimerais les Martin, ils sont géniaux. Pis Alec va débarquer parce qu’il ne veut pas sa petite sœur s’acoquine avec le premier chenapan venu. » J’éclate de nouveau de rire. Je l’embrasse de nouveau sur la joue comme pour m’excuser tandis que je lance cette foutue chanson. Wham ! Concho savait que j’aimais tout ce qui était kitsch. « Juste si tu danses avec moi. » Il me prit Mélodie des mains pour aller la poser avec l’autre bébé et m’aida à me lever. Je me mis donc à onduler lentement contre lui tandis que ma tête était posée sur son épaule. Nous fredonnions tous les deux la chanson en tournoyant comme pour oublier nos soucis. Je ne peux m’empêcher de chanter sauf que lorsque je le fais en anglais, ça fait ressortir mon horrible accent français. Lorsque la chanson s’achève, elle enchaine automatiquement sur la chanson phare de Scorpions, Still Loving You. « J’ai oublié de dire, chuchotai-je à son oreille, que c’est la playlist roulage de pelle garanti. » Mais je sens la maladresse dans mon geste alors je m’écarte de lui pour changer la chanson. Nope, ne parlons pas d’amour avec un mec qui a le cœur brisé. Je colle donc la chanson de Love Actually, Jump de Girls Aloud. « Montre-moi ton déhanché à la Hugh Grant, love. » J’attrape mon bébé qui babille pour commencer à danser avec elle. « And if you want mooooore, jump for my looooove. »



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MessageSujet: Re: do you miss me ? (Cochonlas)   Ven 10 Mar 2017 - 14:20

Lilas s’ouvrit encore une fois, me racontant tout ce qu’elle avait vécu ces derniers mois. Si j’avais pleuré le départ d’Ally quelques heures plus tôt, je n’avais définitivement plus le droit de m’apitoyer sur mon sort. Je n’avais plus le droit non plus de prétendre connaître Lilas ; elle me protégeait de tout mais surtout d’elle, et par le fait-même, elle me fermait les portes à son monde. Ça me faisait mal de savoir qu’elle avait traversé ces nombreuses rudes épreuves sans jamais pouvoir compter sur moi, moi qui aurais dû être son meilleur ami. En même temps, comment pouvais-je deviné que tout avait basculé de la sorte ? Ce qu’elle avait vécu était hors de ce monde. « On m’a trouvée hystérique et en sang dans une ruelle de Bowen. Je me suis faite internée dans la grande ville la plus proche pendant trois mois, c’est Alec qui est venu me chercher. J’ai changé de nom, de date de naissance. Quand je t’ai vu, tu avais l’air si heureux, je ne pouvais pas débarquer dans ta vie avec mes problèmes et mon chagrin. Je suis restée comme figée pendant trois mois. Peu de personnes savaient. Je suis peut-être pas si compatissante ou compréhensive que tu voudrais le croire mais je ferai tout pour te protéger. » Oui, je le voyais bien. Mais maintenant que je savais tout, la douleur était encore plus vive. Je ravalai mes larmes, je ravalai tous les sentiments mixtes qui m’habitaient. « Et mon désir de te protéger, il est où ? » Demandais-je d’une douce et faible voix, presque meurtrie. « Je me fiche de si j’étais heureux ou pas quand t’es revenue, t’es ma meilleure amie, t’es une partie intégrante de ma vie, je m’ennuyais de toi et j’aurais voulu être là pour toi, peu importe ton état … et surtout dans cet état. » Je secouai doucement la tête. Je me sentais con, je me sentais con qu’elle ait parcouru tous ces kilomètres pour une stupide rupture alors que je n’avais pas été là pour la mort de sa mère, ou plutôt de sa fausse mère, pour sa rencontre avec sa nouvelle famille, pour son séjour dans cet asile comme elle l’appelait. Mais, elle, elle avait su pour la rupture. Je n’avais jamais pu savoir le reste. « Je ne veux plus que tu me protèges de toi, Lilas, protège-moi de tout le reste mais en me protégeant de toi, tu … tu me laisses de côté. » Je serrai sa petite main dans la mienne, avant de la laisser aller, et de m’approcher de la rouquine pour la prendre dans mes bras. « Je suis désolé pour tout ça, Lilas, je suis désolé … Ça va aller, maintenant. » Je n’en avais aucune idée. Mais je mettrais tous les efforts possibles.

Nous nous regardions, plus sérieusement que jamais. « Je suis tellement désolée, je suis désolée d’être une garce. D’être perdue. De ne plus être la sociopathe que tu as côtoyé pendant des mois. Je suis désolée d’être partie et je te promets une chose : je ferai tout pour que tu ailles mieux. » Sa main se posa sur mon cœur, je posai la mienne sur la sienne, la pressant contre mon torse. Je lui souris. « T’as pas à t’excuser d’être perdue, mais laisse-moi au moins la chance de t’aider à retrouver l’chemin. » Nous nous étions tirés vers le plus bas de notre relation en quelques minutes, et maintenant nous allions nous aider à remonter, à voler, à voir la lumière de nouveau. Ces promesses étant faites, Lilas s’assit au sol et je la suivis. Quand on parla de la France et que je m’abstins de toute blague ridicule, ma meilleure amie devina le fond de ma pensée. Comme toujours. « Je t’imagine tellement avec un béret sur la tête et ta baguette en prenant le métro. » Je rigolai. « Le métro ? J’traverserais la ville à vélo, avec une petite clochette et la baguette sous le bras. » Mon rire s’éteint pour ne devenir qu’un sourire alors que j’appuyais ma tête derrière moi, tournant la tête vers Lilas alors qu’elle me parlait des Martin. « Alors il faudra que je le rencontre, ce Alec. On te surveillera ensemble, lui et moi. » Sans plus tarder, Lilas voulut alléger davantage l’ambiance et pour ce faire, elle nous fit danser sur des chansons toutes plus kitsch les unes que les autres. Quand Still Loving You débuta, je fus ramené à la réalité, parce que comment ne pas penser à son ex face à des paroles pareilles ? Même pas besoin d’attendre le refrain pour qu’elles défilent dans ma tête, pour qu’elles lacèrent mon cœur innocent. « J’ai oublié de dire, que c’est la playlist roulage de pelle garanti. » J’eus un léger rire nerveux, mêlé entre mon chagrin et les sous-entendus de Lilas. Je ne pouvais pas songer à de telles éventualités, pas maintenant, pas après ma rupture et surtout pas après tout ce qu’elle m’avait révélé. On aurait besoin de temps pour se réparer, elle, moi, tous les deux. Elle changea bien rapidement de chanson, sentant sans doute le malaise envahissant. Une chanson d’un film que nous avions déjà vu ensemble commença, et alors que Lilas dansait avec Mélodie, je tentai de me déhancher à la Hugh Grant, comme elle le disait. Mais, clairement, j’étais meilleur que lui. « Alors ? T'aimes ça, hein ? » Demandais-je avec un rire tout en continuant à danser de façon exagérée, faisant aller mes hanches en cercle, en avant, en arrière, au rythme de la musique.

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MessageSujet: Re: do you miss me ? (Cochonlas)   Mar 14 Mar 2017 - 2:47

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Mais c'est bien ça aussi, parce que j'ai réalisé que qu'importe où tu sois, ou ce que tu fasses, ou avec qui tu sois : je ne vais jamais cesser honnêtement, sincèrement, pleinement de t'aimer.
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J’avais les yeux perdus dans le vague tandis que je me souvenais ce qu’il s’était produit à ce moment-là. Je ne savais pas que j’étais enceinte. Je l’ignorai. Je voulais juste voir mes amis. Je me suis d’abord dirigée vers Concho. Et je l’ai vu au travers d’une vitre. Il riait en compagnie d’Ally. Il m’avait oublié. Je suis donc allée voir Lily mais elle se chamaillait gentiment avec son fiancé. Et je me suis sentie vide. Comme si le monde autour de moi venait de s’effondrer. Mes amis m’avaient oublié. Ma famille n’existait plus. J’avais senti mon existence s’étioler. Je la voyais s’effriter comme Voldemort à la fin d’Harry Potter. Je pouvais toucher les morceaux du bout de mes doigts mais pas la saisir. Et je me suis sentie prise de vertige. Alors, j’ai acheté une bouteille. Une bouteille de whisky et j’ai déambulé dans les rues de Bowen. Seule. Désespérément seule. J’ai cassé la bouteille et je me suis ouverte les veines. Je me souviens de la personne qui m’a sauvée. De son désarroi. De son envie de me sauver la vie. « Laissez-moi mourir, avais-je dit. » Je voulais juste partir. Je voulais qu’on m’oublie comme je m’étais oubliée. Une main chaude dans la mienne, je repris conscience en voyant Concho en face de moi. « Et mon désir de te protéger, il est où ? » Je retins mes larmes, ne pouvant croiser son regard. J’avais honte. Honte de ma conduite. J’étais enceinte au moment des faits. Je ne le savais pas mais ça n’empêche que Mélodie aurait pu mourir en même temps que moi. Une larme perça les barrières de mes longs cils pour dévaler sur ma joue. Ça piquait à cause du mascara. Je ne répondis pas à Concho. Pour quoi faire ? Pour quoi dire ? Rien. Je suis désolée. Je ne l’étais pas. « Je me fiche de si j’étais heureux ou pas quand t’es revenue, t’es ma meilleure amie, t’es une partie intégrante de ma vie, je m’ennuyais de toi et j’aurais voulu être là pour toi, peu importe ton état … et surtout dans cet état. » Dans cet état ? Je n’étais plus qu’une misérable loque. Comment aurait-il réagi si son existence tout entière avait été régi par un mensonge. « J’ai une tombe. » Ce fut la seule chose que je fus capable de lui dire. « Amélia Martin, morte en 1995. » A l’âge de quatre ans. Mes parents comptaient la faire retirer mais faire revenir quelqu’un à la vie, ce n’est pas si facile. « Et tu voulais que je te dise quoi ? Salut, ma mère m’a kidnappé et ma vie entière est un mensonge. On m’a racontée que j’étais une sociopathe. Un putain de monstre. » Je devais vivre en conséquence de mes actes. J’inspirai profondément. Ma main passa sur mes cicatrices et je frissonnai dégoutée. Personne ne pourrait jamais m’aimer. Je suis réellement devenue un monstre. En devenant mère déjà et ensuite avec ses foutues cicatrices qui barraient mes poignets. On m’avait dit que dans mon délire, je m’étais acharnée dessus au point de quasiment tout déchiqueter. Je passais une main dans mes cheveux, dévoilant mes poignets rougis à la lumière du jour. Mes mains étaient d’albâtre, seules ces foutues cicatrices sont rouges. On les voit. Tatouages de la vie. « Je ne veux plus que tu me protèges de toi, Lilas, protège-moi de tout le reste mais en me protégeant de toi, tu … tu me laisses de côté. » Alors il reprit sa main dans la mienne et je le regardai avec un sourire triste sur le visage. « J’ai mis vingt ans à créer Lilas. Une garce superficielle et sans cœur qui allumait les mecs et qui se fichait des conséquences. Et maintenant, je pleure lorsque Johnny s’en va à la fin de Dirty Dancing et quand Leo finit en glaçon dans l’océan. » La preuve, je suis encore en train de chialer. Que devais-je lui dire ? J’étais perdue. Putain, il me faudrait un GPS. Il s’approche doucement de moi et alors, je m’effondre. Ce mur que je me suis bâtie pendant vingt ans, quasiment vingt-et-un ans s’effondre comme la chute du mur de Berlin. Je pleure à chaudes larmes. « Je suis désolé pour tout ça, Lilas, je suis désolé … Ça va aller, maintenant. »

Lorsque la crise est calmée, je m’excuse. Cette nouvelle manie de m’excuser pour tout. Je pleurai tout le temps. En voyant les photos d’Alec enfant, en voyant mes photos enfant, en me disant que tout aurait dû être différent. Je pose ma main sur son cœur. Je le sens battre sous ma toute petite main. J’ai des jambes d’autruche mais des mains d’enfant. Fines. Des mains de pianiste. Je pianote. Sur un clavier d’ordinateur. Il pose sa lourde main sur la mienne et je le regarde. « T’as pas à t’excuser d’être perdue, mais laisse-moi au moins la chance de t’aider à retrouver l’chemin. » J’éclate de rire. Comme pour évacuer toute la tension qu’il y a en nous. Je prends alors sa main pour la poser sur mon cœur. Bon sur mes seins en l’occurrence mais on ne fera pas de blague là-dessus. « Tu seras ma fucking boussole et en attendant j’te le confie. Prends-en soin. » Ok, déclaration débile, niaise, pseudo romantique si nous étions un couple. Ce qui n’est pas le cas. Ce qui ne sera pas le cas. Je me remets en tailleur, Concho reprend Mélodie. Je le fixe tandis qu’on se met à parler de la France. Puis, j’éclate de rire. J’aime tellement mon pays. « Le métro ? J’traverserais la ville à vélo, avec une petite clochette et la baguette sous le bras. » Je pars dans un fou rire en l’imaginant dans la capitale. Ça serait foutrement impossible. « Tu devrais aller voir mes vlogs avec Alec. Il a essayé, il s’est mangé un taxi et a fini avec une jambe dans le plâtre. » Je repense à l’épisode. « Tu l’aimerais beaucoup. Il est plus grand que moi. » Ce qui est un exploit quand on sait que je mesure un bon mètre quatre-vingt. Qu’on m’approchait tout le temps dans la rue pour devenir mannequin. Désolée mais je préfère les cheeseburgers. « Alors il faudra que je le rencontre, ce Alec. On te surveillera ensemble, lui et moi. » Je pars encore plus en fou rire. « Tu verrais ce qu’il a fait au père de Mélodie. Il l’a poussé dans les escaliers en mode « oh sorry, j’t’ai pas vu ». Il est encore plus biatch que moi. » Normal, c’était l’originel. Selon mon big bro, je ne suis qu’une fade copie en comparaison avec mes excentricités. Après tout, il s’est ramené déguiser en Bart Simpson à une de mes conventions.

On commence à danser lorsqu’une chanson d’amour passe. Je me dépêche de changer la chanson pour mettre Jump ! de Girls Aloud. Munie de Mélodie, je commence à danser tandis que Concho se déhanche. Je mets mon téléphone en mode vidéo pour le filmer tandis qu’il nous fait son show. « Alors ? T'aimes ça, hein ? » J’éclate de rire continuant de sautiller le bébé dans les mains. La chanson change de rythme. Stand by me. C’était notre chanson. « Tu te souviens de notre karaoké sur celle-là ? » Après toutes les conneries que nous avions faite, je me souvenais de quasiment tout. Presque. Je commence donc à chanter les paroles. Contente d’avoir retrouvée mon meilleur ami. Et plus jamais, je ne partirai. Enfin pour l’instant.




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MessageSujet: Re: do you miss me ? (Cochonlas)   Mer 15 Mar 2017 - 2:20

J’ignorais tout, au fond, de ce qu’avait traversé Lilas. Même après ce qu’elle m’avait avoué, en m’ouvrant son cœur dans toute sa vulnérabilité, j’avais l’impression que ce n’était que la pointe de l’iceberg. Que ce qui se cachait sous la surface de l’eau, loin des regards, inatteignable, était bien plus grave, bien plus lourd. Lourd à porter pour elle, et trop lourd à porter pour moi selon son jugement. Elle avait tort. Je pouvais me montrer fort, j’en avais traversé moi aussi des océans de souffrance, je savais ce que c’était que de lutter pour garder la tête hors de l’eau. Si aujourd’hui je m’en étais sorti, c’était d’abord grâce à l’aide de ceux qui m’avaient ouvert leurs bras, leur maison dans le cas de Lily-Anaëlle. Certes, j’avais quand même décidé de fuir, mais grâce à ces personnes, je partais plus léger. Je partais avec la certitude que la vie serait plus facile à vivre ailleurs. Et ça avait été vrai, pour un temps. J’avais réussi à surmonter mon deuil, surmonter ma douleur, ma colère, ma rancune. Pour mieux revenir des années plus tard. Alors peu importe si Lilas avait l’intention ou le besoin de rester, ou pas, je voulais au moins être là pour elle. Je voulais qu’elle me donne le droit et la chance d’être là pour elle. Mais malgré mes arguments, elle restait campée sur sa décision de m’écarter de ses problèmes. « J’ai une tombe. Amélia Martin, morte en 1995. Et tu voulais que je te dise quoi ? Salut, ma mère m’a kidnappé et ma vie entière est un mensonge. On m’a racontée que j’étais une sociopathe. Un putain de monstre. » Je ne savais plus quoi faire pour qu’elle me comprenne, pour qu’elle sorte de cette boîte de pensée dans laquelle elle s’enfermait, en pensant que c’était la seule solution. « C’est ce que tu viens juste de faire live, non ? Tu m’as tout, absolument tout dit. Tout d’un coup. » Je soupirai, baissant légèrement les épaules, comme dans l’abandon. « Mais des mois trop tard. Trop tard pour que je puisse au moins te servir de béquille pour te tenir debout. » Je ne pouvais pas prétendre être celui qui aurait pu la sauver, lui permettre de continuer d’avancer, mais j’aurais pu la soutenir. J’aurais pu être là pour l’aider à garder la tête hors de l’eau, à son tour. Bien des malheurs auraient pu être évités. « Et pourtant tu vois, j’suis là, malgré tout ce que tu viens de me dire en condensé. J’suis là pour toi, Lilas. J’serai toujours là pour toi, putain, rentre-toi ça dans la tête. » Si j’avais été aussi sauvage qu’elle, je l’aurais claquée derrière la tête à mon tour pour la réveiller. Mais je n’avais pas autant de violence et, surtout, je ne frapperais pas une fille – même si Lilas me tuerait si elle entendait mes pensées. « J’ai mis vingt ans à créer Lilas. Une garce superficielle et sans cœur qui allumait les mecs et qui se fichait des conséquences. Et maintenant, je pleure lorsque Johnny s’en va à la fin de Dirty Dancing et quand Leo finit en glaçon dans l’océan. » Je la pris dans mes bras. « J’aime bien la Lilas sensible, moi. Comme ça j’ne serai plus le seul à pleurer quand Mufasa tombe de la falaise. » Tentais-je pour détendre l’atmosphère. Et je m’excusai pour toute cette vie mensongère qu’elle avait menée, je m’excusai pour ce putain de karma qui s’en prenait à elle. Et je lui promis que ça irait mieux désormais.

Nous étions maintenant assis à terre, pour un bref moment. Lilas éclata de rire, à ma plus grande surprise, quand je lui demandai de me laisser l’aider à retrouver son chemin. Je ne savais pas trop si je devais mal le prendre, que mes premières paroles profondes soient ainsi ridiculisées, mais je ris quand même. Parce que son rire était contagieux comme aucun autre. Et puis, elle posa ma main sur ses seins – sans doute en faisant référence à l’organe qui se trouvait en-dessous -, ce qui stoppa tout le cours de mes pensées. « Tu seras ma fucking boussole et en attendant j’te le confie. Prends-en soin. » Je souris. « Tu me confies quoi exactement ? Non parce que … ça pourrait porter à confusion. » Je rigolai. Ça faisait du bien de rire. Le trop-plein d’émotions de tout à l’heure ressortait en des blagues nerveuses pourries, mais au moins, on pouvait rire, maintenant. Une page était tournée, même si nous avions encore de l’encre sur les doigts de tout ce qui venait de s’écrire entre nous. « Tu devrais aller voir mes vlogs avec Alec. Il a essayé, il s’est mangé un taxi et a fini avec une jambe dans le plâtre. Tu l’aimerais beaucoup. Il est plus grand que moi. » J’haussai les sourcils, surpris. « Et plus grand que moi ? » Demandais-je. J’étais légèrement plus grand que Lilas, de moins d’une dizaine de centimètres. Nous aimions bien nous faire croire que ça nous donnait le droit d’être les rois du monde. « Tu verrais ce qu’il a fait au père de Mélodie. Il l’a poussé dans les escaliers en mode « oh sorry, j’t’ai pas vu ». Il est encore plus biatch que moi. » J’écarquillai les yeux. « Daaamn. Faudra que j’essaie de bien me tenir, en sa compagnie. Pas lui donner de raison d’me détester. » Ça y est, maintenant, j’allais donner l’impression d’avoir un balai dans le cul tellement j’allais bien me tenir. Quoique, me connaissant, une blague sortirait ici et par-là. Ce serait à prendre ou à laisser. On m’aime ou on m’aime pas, hein.

Nos derrières quittèrent finalement le sol pour se dandiner sur des chansons soigneusement choisies par Lilas. Stand by Me débuta. Notre chanson. À Lilas et à moi. « Tu te souviens de notre karaoké sur celle-là ? » Je rigolai. « Et comment ! » Je me mis à chanter les paroles avec elle à mon tour, dansant jusqu’à la salle de bain pour ramener deux brosses à cheveux, celle de Tahlia et celle de Freja. J’en tendis une à la rouquine alors que je chantais devant la mienne comme s’il s’agissait d’un micro. Je regardais Mélodie et je lui chantais les paroles tout en faisant des grimaces et des tronches de con. Notre amitié à l’état pure, dans toute sa splendeur. Putain ce qu’on était beaux.

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MessageSujet: Re: do you miss me ? (Cochonlas)   Sam 18 Mar 2017 - 23:04

Do you miss me ?
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Ton amitié a apporté plein de merveilleuses couleurs à ma vie. Elle a été présente à chaque moment, même les plus sombres et je suis la plus chanceuse du monde d'avoir eu droit à ce cadeau. Je ne l'ai pas considéré comme acquis, enfin je l'espère. Mais peut-être que si, parce que parfois on ne se rend pas compte que la plus belle chose qui puisse nous arriver est juste là, sous notre nez.
Mais c'est bien ça aussi, parce que j'ai réalisé que qu'importe où tu sois, ou ce que tu fasses, ou avec qui tu sois : je ne vais jamais cesser honnêtement, sincèrement, pleinement de t'aimer.
... Comme une soeur aime un frère, un ami aime un ami.

Mes sentiments étaient confus. Toutes mes sensations et je ne savais pas si mes larmes étaient du à mes hormones de grossesse ou si elles étaient réelles. Je ne pleurai jamais. Du moins lorsque j’étais la fille de Jeanne, Lilas, je ne pleurai jamais. Mais me voilà en larmes devant mon meilleur ami. Je me tenais droite, la tête haute tandis que les larmes coulaient abondamment sur mes joues tels des souvenirs. Des souvenirs qui s’éparpillaient au quatre vent. Je n’aimais pas parler de moi. Je ne voulais pas. Je voulais juste oublier. Je me souvenais être assis dans cette cellule, inerte. Mon ventre commençant à grossir, Eibell en face de moi qui tentait de me ramener à la vie. J’avais l’impression que j’étais morte. Que tout en moi n’était que moisissure, que j’étais pourrie. Je fixai Conchobàhr avec une fragilité nouvelle. Je détestai ça. Je détestai être humaine. Lorsque les barrières du mensonge entourant ma vie se sont étiolées, j’ai reçu vingt ans de sentiments refoulés en une seule année. Le souffle coupé. Je pourrais me laisser tomber au sol comme je l’avais fait plusieurs fois. Mais je l’avais. Elle. Elle était mon monde désormais. Mélodie. « C’est ce que tu viens juste de faire live, non ? Tu m’as tout, absolument tout dit. Tout d’un coup. » J’avais le souffle plus court. Je me sentais si fatiguée. Je pourrais m’excuser de ne rien lui avoir dit. Je pourrais mais en vrai, je n’étais pas désolée car son bien-être passerait toujours avant le mien. Il était le seul pour qui je pourrais faire ce genre de geste. « Mais des mois trop tard. Trop tard pour que je puisse au moins te servir de béquille pour te tenir debout. » J’évitai toujours son regard, celui-ci se faisait de plus en plus fuyant. Cherchant une échappatoire. Que dire ? Je savais qu’il m’en voulait et qu’il devait tomber de haut. Mes épaules s’affaissèrent d’elles-mêmes ainsi que ma tête en position de soumission. Je n’ai jamais eu ce genre de positionnement face à quelqu’un. « Et pourtant tu vois, j’suis là, malgré tout ce que tu viens de me dire en condensé. J’suis là pour toi, Lilas. J’serai toujours là pour toi, putain, rentre-toi ça dans la tête. » Je me mis à secouer frénétiquement la tête comme prise d’un nouveau sanglot. Incontrôlable. Mes sentiments étaient trop forts. Je n’avais qu’une envie, c’était de plonger dans ses bras et de le supplier de me garder à ses côtés. De m’aimer malgré ce que j’étais et pourtant, je restai toujours de marbre. Une statue je vous dis. Je ne pouvais pas d’un pouce. Si ma poitrine ne se soulevait pas, on pourrait croire que j’étais morte sur place. Ma voix se fait tel un murmure. Un putain de murmure. Je n’avais jamais manqué de confiance en moi et pourtant. Je me mettais à nue devant mon meilleur ami. Il me prend alors dans ses bras et j’explose. « Je suis désolée, si tu savais. Je suis tellement désolée. » Mes joues étaient désormais baignées de larmes. « Je suis désolée, me contentai-je de dire sans m’arrêter. » Mon corps tout entier était pris de tremblements. « J’aime bien la Lilas sensible, moi. Comme ça j’ne serai plus le seul à pleurer quand Mufasa tombe de la falaise. » D’ordinaire, j’aurai ri à sa remarque. D’ordinaire, je me serai contentée de le pousser en rigolant mais la vague me submergea complètement si bien que je me sentis prête à me noyer. « Je suis tombée de la falaise. » Mon regard se posa sur Mélodie. « Mais pour vous, je surmonterai l’océan et je parviendrai à retrouver mon chemin. »

Nous voilà donc assis par terre, nous regardant mutuellement tandis qu’on en vient aux confidences. J’essuie les larmes qui inondaient mon visage d’albâtre avant de détacher mes cheveux que je laisse retomber en cascade. Je prends donc la main de Concho pour la mettre sur mon cœur. « Tu me confies quoi exactement ? Non parce que … ça pourrait porter à confusion. » Son rire fut communicatif et je l’imitai avant de retirer sa main et de le pousser un peu. « Tu sais bien que je n’ai pas de poitrine. On ne peut pas avoir des jambes d’autruche et de la poitrine. Il faut choisir. » Je levai donc les yeux au ciel, regardant le bébé qui était dans ses bras. Je me mis à parler de mon grand frère. Avoir un frère vingt ans après. Ça fait tellement bizarre. « Et plus grand que moi ? » Je ne pense pas. Concho faisait une tête de plus que moi. Nous étions deux géants perdus au pays des Minimoys. Je secouai la tête à la négative. « Nan mais il est plus beau que toi. Le gene des Martin sans doute. » Je soulève ma chevelure dans un geste théâtral pour lui montrer que je reste tout de même « imbue » de moi-même. « Daaamn. Faudra que j’essaie de bien me tenir, en sa compagnie. Pas lui donner de raison d’me détester. » Je me contente de hausser les épaules. Avec Alec nous étions similaires sur bien des points. Mais là où il était raisonnable, j’étais complètement tarée. « Y’a pas de raisons. T’es pas mon mec. Par contre, il m’a dit que le jour où j’aurai quelqu’un, il le mettrait en pièces. » Je fais la grimace sortant une cigarette avant de la tourner dans mes longs doigts fins. « Mais ça ne risque pas d’arriver. Maman = chasteté. »

On commence à se lâcher comme à chaque fois. Lui brisé par une femme, moi brisée par la vie. Je me déhanche avec mon bébé tandis que Stand by me retentit. C’était notre chanson. Je commence donc à danser pour poser le bébé qui nous fixe avec son air surpris. Comme si elle comprenait ce qu’on faisait. Je prends la brosse en me déhanchant sur ce qu’on jugeait notre chanson. J’éclatai de rire en regardant mon meilleur ami. Je me sens revenir à nos jeunes années. Ma playlist est très variée si bien qu’on se retrouve sur YMCA. Je pars en fou-rire. « Au fait faudrait penser à boire un coup ! Monsieur l’indien ! Je suis le chef de chantier. » Je joue avec mon sourcil pour faire mon regard le plus aiguicheur. « On doit célébrer nos vies sentimentales bien pourries et sceller ce pacte que si dans dix ans t’as toujours tes cheveux, je me marierai avec toi. »





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MessageSujet: Re: do you miss me ? (Cochonlas)   Mer 22 Mar 2017 - 1:50

Je m’entêtais à faire comprendre à Lilas que peu importe son niveau de tristesse, peu importe mon niveau de bonheur, nous n’avions pas à les mettre sur un balancier pour savoir si on devait se confier l’un à l’autre. Je m’en fichais bien que ses problèmes mettent un peu d’ombre sur mon monde baigné de soleil, quand il l’était. Je voulais être là pour elle, point final. C’était en me disant qu’elle m’avait volontairement mis de côté qu’elle me faisait le plus mal, parce qu’alors je me sentais impuissant. Inutile. Mais je comprenais, malgré que je venais de prendre un coup que j’avais encore un peu de mal à encaisser, je comprenais. Alors je la pris dans mes bras, ne voulant pas qu’on reparte sur une engueulade qui ne menait à rien, et surtout qui ne signifiait rien. Lilas et moi c’était tous les deux contre le monde, et on avait beau se tourner le dos à maintes reprises, se séparer pour des mois ou des années, s’aimer et se détester à la fois, on finirait toujours par revenir l’un vers l’autre. L’un dans les bras de l’autre. Comme en ce moment. « Je suis désolée, si tu savais. Je suis tellement désolée. Je suis désolée. » J’hochai la tête, dans le creux de son épaule, caressant doucement son dos. Maintenant qu’elle l’avait dit, maintenant qu’elle offrait ses excuses, je n’en voulais même plus. Parce que je me sentais tellement égoïste et con de ne pas être en mesure de la comprendre comme je le désirerais. C’était cependant quasi-impossible de se mettre dans les souliers d’une fille ayant vécu autant de malheurs dans une si courte vie. « Ça va, t’en fais pas. Ça va et j’suis là. » Murmurais-je, tentant de calmer ses sanglots avec ma voix et mes caresses tout le long de son dos, comme on essaierait de consoler un enfant. Mais Lilas n’était pas une enfant. Elle renaissait, voilà tout. Il n’y avait aucun mal à se redécouvrir en tant que personne après un tel événement, après un tel choc. « Je suis tombée de la falaise. Mais pour vous, je surmonterai l’océan et je parviendrai à retrouver mon chemin. » Je souris. Ma réplique sur le Roi Lion n’avait peut-être pas eu l’effet escompté, je n’avais pas pu entendre son rire cristallin s’échapper d’entre ses lèvres, mais au moins je pus lire l’espoir dans sa réponse. « Et on sera là pour te tendre la main. » Répondis-je, ne sachant même exactement qui entrait dans ce vous, dans ce on, mais Lilas était à mes yeux une fille tellement extraordinaire que je ne pouvais qu’assumer que tout le monde l’attendrait en haut de cette falaise, prêt à la hisser dans les derniers mètres.

Comme si toute la tension était retombée en même temps que nous nous étions affalés sur le sol, l’humour particulier que l’on partageait refit bien vite surface. Parce que c’était naturel. « Tu sais bien que je n’ai pas de poitrine. On ne peut pas avoir des jambes d’autruche et de la poitrine. Il faut choisir. » Je souris, laissant aller mon regard sur ses jambes. Il était vrai que Lilas avait de belles longues jambes à en faire rêver les plus froids des hommes. Et j’étais loin d’être froid. « Mes mains diraient le contraire. Moi je l’aime bien comme ça ta poitrine. » Je rigolai. « Mais c’est vrai que … t’as de sacrées belles jambes. » Elle était belle au complet, Lilas, je ne nommais que les parties de son corps qu’elle avait elle-même abordées, mais en réalité la liste ne s’arrêtait pas là. Déjà, sa chevelure de feu ne m’avait jamais laissé indifférent, puisque j’avais toujours eu un penchant pour les rousses. Là, l’effet était juste … inactif, le temps que je me remette de la tignasse d’Ally. Je finirais toujours pas retourner aux sources. « Nan mais il est plus beau que toi. Le gène des Martin sans doute. » Je lâchai un « Pfffff » en levant les yeux au ciel, un sourire au coin des lèvres. Je secouai la tête en riant en la regardant se faire aller les cheveux. « Le roux ce n’est beau que sur les filles. » Dis-je, plutôt que de me défendre. Enfin, c’était une façon d’attaquer son frère même si je n’avais aucune idée de la couleur de ses cheveux. Et même si je ne me prenais même pas au sérieux avec mon commentaire. « Y’a pas de raisons. T’es pas mon mec. Par contre, il m’a dit que le jour où j’aurai quelqu’un, il le mettrait en pièces. Mais ça ne risque pas d’arriver. Maman = chasteté. » J’arquai un sourcil en la regardant, penchant légèrement la tête, dubitatif. « Je ne suis pas certain que les mamans de ce monde seraient très d’accord avec toi. » Je souris. « Et puis maintenant t’es une MILF, pas vrai ? Ça va attirer du mâle, ça. » Plein de mâles à découper pour son frère Alec. Ça faisait un peu overprotecteur comme frère, ça, quand même.

Une fois debout, je laissai mon corps bouger au rythme des chansons qui s’enchaînaient sans attendre. Penny avait fini par embarquer avec nous dans la danse pendant que Siobhan dormait encore. Quand Lilas proposa de boire un coup pour célébrer nos vies sentimentales pourries et ce pacte digne d’un film mais qui, au fond, ferait bien mon affaire. Je regardai ma montre et haussai les épaules même s’il était encore tôt. « Il est 23h à quelque part dans le monde pas vrai ? » Dis-je, avant de porter mon regard sur Mélodie, Siobhan, et surtout Penny qui nous regardait avec de grands yeux. « Maaaais, il est pas 23h ici. » Je me rappelais moi-même à l’ordre. « Promis, j’te sortirai quand on n’aura pas de responsabilités, et on fêtera ça. » Remplacer responsabilités par gamins, et on y était.

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MessageSujet: Re: do you miss me ? (Cochonlas)   Sam 22 Avr 2017 - 19:57

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Ton amitié a apporté plein de merveilleuses couleurs à ma vie. Elle a été présente à chaque moment, même les plus sombres et je suis la plus chanceuse du monde d'avoir eu droit à ce cadeau. Je ne l'ai pas considéré comme acquis, enfin je l'espère. Mais peut-être que si, parce que parfois on ne se rend pas compte que la plus belle chose qui puisse nous arriver est juste là, sous notre nez.
Mais c'est bien ça aussi, parce que j'ai réalisé que qu'importe où tu sois, ou ce que tu fasses, ou avec qui tu sois : je ne vais jamais cesser honnêtement, sincèrement, pleinement de t'aimer.
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Me confier à Concho était sans doute la chose la plus difficile que j’ai eu à faire. Après l’accouchement. J’ai dû faire face à mon meilleur ami après des mois de silence et avec un bébé dans les bras. J’ai dû lui expliquer ce que Jeanne m’avait fait, qu’elle m’avait enlevée, que j’avais ensuite pas mal déconnée. Alors que de base, j’étais là pour lui. J’étais là pour le soutenir lors de sa rupture et je me retrouvais en larmes dans mes bras. Je me retrouvais en pleurs dans ses bras. La grossesse m’avait fait devenir guimauve. Être maman, ça change tellement de choses. Je me laisse aller contre Concho. « Ça va, t’en fais pas. Ça va et j’suis là. » J’inspirai doucement pour relever mon visage et lui sourire. Auparavant, j’étais arrogante. Un peu trop même. Je me croyais invincible et lorsque Jeanne m’a avoué ses péchés, je suis tombée de haut. De tellement haut. J’avais cru me noyer. J’avais cru mourir étouffer mais j’essayais tant bien que mal de me relever et d’affronter ce que la vie m’avait cachée. A savoir que comme tout être humain, j’avais des sentiments. De vrais sentiments et j’aimais quelqu’un désormais. Que j’aimais Mélodie. Ma fille. Je regardai le bébé qui dormait paisiblement. Personne ne penserait que je serai devenue une mère et pourtant. « Et on sera là pour te tendre la main. » Je me contente de prendre doucement sa main dans la mienne. Nous étions tous les deux brisés par la vie. Lui par l’amour, moi par tout le reste. J’avais jamais connu l’amour et je ne sais pas si je le connaitrais un jour. Mes parents étaient géniaux mais je ne les connaissais pas. J’aimerai les connaitre, apprendre un peu plus mais j’ai fui avant de revenir totalement à la vie. Avant de faire cette grande annonce qui allait sans doute me détruire de l’intérieur. Avant de redevenir Amélia.

Les tensions s’apaisent et s’envolent comme des oiseaux voués à l’exil à cause des saisons. Je regarde Concho tandis qu’on se met à parler de mes complexes. Car maintenant, j’avais des complexes. Chose étrange. Je n’aimais pas ça. « Mes mains diraient le contraire. Moi je l’aime bien comme ça ta poitrine. » Si j’étais une fille normale, je pourrais rougir mais bien au contraire, je le fixe en haussant un sourcil, une moue séductrice sur mon visage. « Mais c’est vrai que … t’as de sacrées belles jambes. » Je décroise mes longues jambes pour me pencher en avant. « Que veux-tu, ce n’est pas pour rien que je mets tout le temps des shorts ou des robes très courtes. Parce que je sais mettre en avant mes atouts. » Bien que je n’ai pas eu de relations avec quelqu’un depuis très longtemps. Trop longtemps, je pense. J’avais sans doute perdue le mode d’emploi en même temps que mon utérus le jour de la venue au monde de Mélodie. On en vient à parler de mon grand frère qui ne tarderait pas à rejoindre sa connasse de petite sœur dans la belle ville d’Australie. Histoire de m’avoir à l’œil. « Le roux ce n’est beau que sur les filles. » J’éclate alors de rire. « Sauf qu’il est brun. Mauvaise pioche, Rosenbach. » ça faisait du bien de rire à nouveau. De me détendre et d’être en sa compagnie. « Je ne suis pas certain que les mamans de ce monde seraient très d’accord avec toi. » Je fronce les sourcils alors qu’il commence à me dire ça. Je ne voyais pas trop où il voulait en venir. Et puis maintenant t’es une MILF, pas vrai ? Ça va attirer du mâle, ça. » J’esquisse un sourire narquois avant de me mettre debout pour retirer le gros chandail que je portais pour cacher mes nouvelles formes. Toujours en mini-short, je le lance à Concho sans arrêter de lui sourire. « Toi qui as connu mon corps avant, tu le préfèrai avant ou après l’accouchement ? » J’avais juste gagné en hanches, en poitrine mais le reste n’avait pas trop changé. « Me force pas à me déshabiller, tu t’en remettras jamais. »

Nos corps commencent à bouger en rythme et je suis Concho avec Mélodie dans mes bras. Je lui propose alors de boire un coup pour sceller notre pacte. « Il est 23h à quelque part dans le monde pas vrai ? » J’éclate de rire à sa remarque pour voir que les enfants nous regardaient. Merde, les gosses. Putain, je devrais songer à ne pas boire devant ma fille. Surtout que je n’ai pas bu depuis plusieurs mois. « Maaaais, il est pas 23h ici. » Je soupire avant de taper du pied comme une petite fille. Fais chier ! J’avais amené des bouteilles. « Promis, j’te sortirai quand on n’aura pas de responsabilités, et on fêtera ça. » Je soupire avant de secouer la tête. Alors, je m’approche de lui pour me mettre en face. « Bien, on va le sceller autrement alors. » Puis je me penche légèrement pour déposer mes lèvres sur les siennes. Sans lui donner le temps de l’approfondir, je me recule avec un petit rictus. « Relax, c’est qu’un smack pour dire que tu as vendu ton âme au diable. Enfin dans dix ans ton âme sera à moi. »






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MessageSujet: Re: do you miss me ? (Cochonlas)   Dim 7 Mai 2017 - 3:01

Lilas et moi passions du plus bas au plus haut dans le temps de le dire, c’était hallucinant. Elle était la seule avec qui j’arrivais à tenir le rythme, mais j’en ressortais souvent essoufflé, vidé. Je n’arriverais sans doute pas à suivre sa cadence pendant bien longtemps encore. Cette relation avait toujours drainé plus d’énergie que la normale, auparavant, mais cette fois j’avais comme l’impression que nous avions atteint un niveau supérieur, un point de non-retour. Je ne saurais trop dire ce qui s’était passé, la distance peut-être, les ratés dans notre amitié en raison de tout ce que nous avions vécu chacun de notre côté, mais nous nous étions perdus à quelque part sur la route. Heureusement, malgré la dispute, malgré les larmes, nous arrivions encore à redevenir ceux que nous étions, légers et frivoles. Mais pour combien de temps encore arriverais-je à laisser de côté mon ressentiment, presque dans l’immédiat, passant l’éponge avant même d’avoir eu le temps de digérer les paroles lancées à la figure l’un de l’autre ? Lilas et moi étions en train de foncer vers un mur, aveuglément, inconsciemment, mais nous allions déjà trop vite pour mettre les freins. « Que veux-tu, ce n’est pas pour rien que je mets tout le temps des shorts ou des robes très courtes. Parce que je sais mettre en avant mes atouts. » Je souris, hochant la tête tout en regardant ses jambes. Elles étaient interminables. Sans trop réfléchir, je posai ma main sur sa cuisse justement dénudée, vue la longueur de ce qu’elle portait – elle venait elle-même de le dire. Je laissai ma main là, à plat, mes doigts épousant tout juste la courbe de son muscle. « Moi aussi je sais mettre en avant mes atouts, c’est pour ça que je porte toujours des jeans très serrés. » Dis-je tout en passant ma main au-dessus de mon entre-jambe, désignant la zone. « Vu de côté, on voit bien vite l’étalon que je suis. » Plaisantais-je, ne me prenant pas du tout au sérieux. Et puis, mes jeans n’étaient pas aussi serrés que cela, au contraire même, j’aimais bien être capable de m’asseoir. Je ne me retrouverais pas actuellement assis par terre sinon.

On parla ensuite de son frère qui, selon elle, viendrait rapidement à Bowen rejoindre Lilas. J’aurais donc la chance de rencontrer quelqu’un faisant partie de ce nouveau chapitre de sa vie. « Sauf qu’il est brun. Mauvaise pioche, Rosenbach. » Je claquai des doigts pour souligner mon erreur, en secouant la tête de gauche à droite. « Il l’a échappé belle. » Oui parce que les Ron Wesley de ce monde n’étaient pas dans les top listes, habituellement. Mais ça, c’était encore un de mes nombreux préjugés qui parlait.  Lilas en avait, elle aussi, et elle ne tarda pas à en mettre un dans la conversation en parlant du fait que le mot mère rimait avec chasteté, alors que pas du tout. Je la traitai donc de MILF sans plus tarder, pour lui faire bien comprendre qu’elle avait tout faux. Plutôt que de me donner raison, la rouquine enfila son gros pull qui cachait tout, qui laissait cette fois trop de place à l’imagination. Je soupirai imperceptiblement. « Toi qui as connu mon corps avant, tu le préfèrai avant ou après l’accouchement ? Me force pas à me déshabiller, tu t’en remettras jamais. » J’esquissai un faible sourire. « Lilas, je t’ai toujours trouvée belle, magnifique, sexy, avec ton corps d’avant ou celui-là. Je pense que tu te concentres tellement sur ce qui a changé que tu ne vois plus que ça. Alors que moi, quand j’te regarde, j’y retrouve la même attirance que depuis toujours. » Lui avouais-je. J’avais opté pour la carte de la sincérité, même si c’était de lui avouer à quel point elle me plaisait, parce que c’était sans doute le seul moyen que l’information se rende à sa tête sans ressortir par l’autre oreille.

Bref, un instant plus tard, l’ambiance changea encore une fois drastiquement, et nous nous retrouvâmes à danser dans le salon, sur des musiques toutes plus entraînantes les unes que les autres, à leur manière. À sa proposition pour de l’alcool, je m’obligeai à refuser, pour le bien des trois petites qui nous regardaient avec leurs grands yeux ronds, là. Je n’étais peut-être pas encore père, mais j’avais quand même une tête sur les épaules, et j’étais un excellent baby-sitter. Je n’avais pas trop envie de changer ma réputation là-dessus. « Bien, on va le sceller autrement alors. » Et là, Lilas s’approcha de moi et posa ses lèvres sur les miennes, sans prévenir. Certes, elle ne me laissa pas le temps d’y participer, mais même si elle l’avait fait, j’aurais sans doute gardé le même air surpris. « Euh … c’était pour quoi ça exactement ? Sceller le pacte, hein ? » Demandais-je avec une sorte de tremblement dans la voix, surtout parce que mon cœur se débattait dans ma poitrine parce qu’encore une fois je tentais d’y lire davantage que ce que c’était réellement. « Relax, c’est qu’un smack pour dire que tu as vendu ton âme au diable. Enfin dans dix ans ton âme sera à moi. » Je souris, gêné, avant de finalement me laisser aller au rire. « Tu ne marieras que mon âme ? T’es super weird, Martin. Ça te donnera même pas accès à tout ça. » Dis-je en désignant mon corps.

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