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 I always lived in the fear (Percy Jackson)

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MessageSujet: I always lived in the fear (Percy Jackson)   Jeu 2 Mar 2017 - 21:17

I always lived in the fear
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Les hommes sont si bêtes qu'une violence répétée finit par leur paraître un droit.

J’étais arrivée en avance chez mon frère pour notre soirée hebdomadaire. On se retrouvait une semaine sur deux chez l’un ou chez l’autre. Je savais qu’il serait en retard car il m’avait prévenu par sms. Je fixai mon téléphone à l’écran fissuré tandis que j’ouvris la porte. Comme à leur habitude, les garçons se chamaillaient pour je ne sais quelle raison mais j’avais l’atout de choc. Un bon Disney dans mon sac. Et avec l’équipement haut de gamme de Jeremy, je pense que ça pourrait bien rendre. Je les place donc devant Le Roi Lion pour aller dans la cuisine et commencer à cuisiner. Un truc simple. Mes longs cheveux blonds étaient noués en chignon lâche tandis que je ne portais qu’une chemise à carreaux et un jean délavé. En parfait contraste avec l’autre Strauss qui lui était toujours impeccable. En même temps, quand on gère un réseau de dealeurs et un bar de strip-tease on doit toujours être à la pointe de la mode. J’étais en train de couper des tomates lorsqu’on sonna à la porte. Alerte, je relevai la tête pour aller voir si les jumeaux bougeaient mais non. Sam suçotait toujours ce pauvre hippopotame à qui il manquait une jambe tandis que Dean contemplait le dessin-animé de ses grands yeux émerveillés. On insista et je soupirai. « Ça va, ça va, j’arrive. » Je pose le couteau sur la planche à découper tandis que je me dirige vers l’entrée. Là devant moi se trouve un mec qui me fixe avec de grands yeux vitreux. Je déglutis. « Bonsoir, dis-je calmement en reculant d’un pas, je peux faire quelque chose pour vous ? »
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MessageSujet: Re: I always lived in the fear (Percy Jackson)   Sam 4 Mar 2017 - 12:48

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Sale période, saleté d'addiction. Elle ravageait tout sur son passage, elle faisait des dégâts sur Jackson depuis des années, sur son état mental, sur sa santé, sur sa personnalité. Il n'avait jamais prétendu pouvoir lui échapper, il savait qu'il était allé trop loin à une période, que tout était de sa faute. Il aurait pu s'arrêter à temps, il aurait pu rester à la frontière, ne pas franchir la limite qui ferait de lui un zombie, mais il avait marché sur la ligne et avait carrément sauté à pieds joints de l'autre côté, de son propre chef. Et en vérité il adorait ça, la défonce, cet état de flottement durant lequel il se sentait léger, libéré de tout, toute souffrance, toute peine, tout manque, il ne s'était jamais senti mieux que durant ces moments là. Mais là, depuis quelques temps il allait mieux, il faisait tout pour s'en sortir bordel ! Il avait accepté cette cure deux ans auparavant, il s'était battu pour une fois. Et il avait réussi. Aujourd'hui on pouvait dire qu'il avait une vie honnête, un job, celui de ses rêves même, une sorte de vie sociale. Pourtant les ténèbres n'étaient jamais loin et c'était toujours la même chose, toujours pour les mêmes raisons qu'ils venaient grappiller du terrain, Tamsin était de retour à Bowen depuis quelques mois et le besoin d'elle devenait aussi addictif que ses aiguilles. Il pensait maîtriser la situation mais depuis quelques semaines il perdait pieds, depuis son passage dans cette télé-réalité stupide aussi. Ce matin il s'était réveillé en sursaut, en sueur, en manque, après une nuit peuplée de cauchemars. Il avait retourné son atelier à la recherche d'herbe, de quoi que ce soit qui pourrait le calmer. Il avait passé sa journée à fumer comme un pompier, des clopes, il n'avait que ça sous la main et autant dire que c'était un bien maigre réconfort. Le soir, n'y tenant plus, prêt à tout foutre en l'air chez lui, Jax se décida à se rendre chez Jeremy. Le dealer était son fournisseur officiel, fut une période pas si loin où le drogué était l'un de ses plus fidèles clients, il lui laissait de gros billets pour des doses de sa meilleure héroïne. Aujourd'hui il se contentait de lui demander de l'herbe ou des drogues plus douces, il arrivait à s'en contenter, ne voulant pas retomber dans la drogue dure. Pourtant ce soir il se sentait sur le point de tout accepter, ayant perdu toute volonté. Il arriva chez Jeremy dans la soirée, ne sachant trop quelle heure il était, frappa à sa porte de façon... insistante. On vint ouvrir, ça n'était clairement pas la personne que Jackson attendait. Il dévisagea la fille, la reluquant même de haut en bas avant de la fixer à nouveau, l’œil vide, presque torve. Il mit un instant avant de prendre la parole, avec Jeremy il avait rarement à parler beaucoup mais là, la blonde semblait attendre une réponse. Jeremy n'est pas là ? Derrière elle montait le song d'une chanson de son enfance "Je voudrais déjà être le roiiii" Et des rires d'enfants. Jax fronça les sourcils, il eut l'impression de s'être trompé de porte. Je... c'est une erreur. Il voulait faire volte face pourtant il y avait quelque chose qui le clouait sur place, le regard de cette fille, cette cicatrice qui barrait son visage... lui rappelant sans qu'il ne sache pourquoi un fantôme de son passé.


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MessageSujet: Re: I always lived in the fear (Percy Jackson)   Sam 4 Mar 2017 - 18:36

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Je me tenais un camé. Je savais que mon frère dealait. Je savais même où il mettait sa drogue même si la phrase « n’y touche pas » restait gravé dans ma tête. Je regardai l’homme qui aurait pu être beau s’il n’avait pas ce vice. Les hommes sont faibles. Alcooliques, violents, infidèles –oups- ils sont plus faibles que les femmes. Si j’avais pris de la drogue à chaque coup donné, je pense que je serai morte d’une overdose. Mais je n’étais personne pour juger le mec en face de moi. Ses mains tremblaient et sa voix était un peu plus forte qu’il ne l’aurait voulu. Je le lus dans ses yeux. « Jeremy n’est pas là ? » Je hausse un sourcil car souvent, on l’appelle Strauss. Je déglutis avant de reculer d’un pas à nouveau. Comme si je m’apprêtais à lui claquer la porte au nez mais cet homme était malade. Il avait besoin de mon aide. Ou de sa dose. Pour lui, je n’étais sans doute que la femme qui faisait rempart entre sa coke et lui. Le Roi Lion chantait et je me tournai vers les jumeaux qui étaient calmes pour une fois. J’ouvris alors la bouche pour répondre à mon interlocuteur mais il me prit de court. « « Je… C’est une erreur. » Je fronce de nouveau les sourcils avant de m’avancer pour essayer de l’attraper par la main mais je me ravisai au dernier moment. Je ne suis qu’une lâche. « Il… Je crois qu’il travaille tard. Je suis sa petite sœur. Perséphone. Euh non, Percy. » Je secoue la tête en rougissant. Merde, je me suis couverte de honte. Je me pince la lèvre avant de battre des cils. « Vous venez pour le sucre en poudre ? » Je lui montrai du regard le salon où étaient mes deux démons. « Ce sont mes enfants. Je peux vous laisser entrer le temps d’aller chercher ce qu’il vous faut. » J’avais dit ceci avec une certaine gentillesse. J’avance d’un pas pour lui faire face. Il faisait facilement deux têtes de plus que moi alors je déglutis. Ok, mauvaise idée. « Il vous faut quoi ? Chuchotai-je. »
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MessageSujet: Re: I always lived in the fear (Percy Jackson)   Lun 6 Mar 2017 - 19:34

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La scène était surréaliste, entre un Jackson au bord de la rupture, qui semblait prêt à tout pour avoir sa dose, pour enfin pouvoir se libérer de son mal et cette fille qui semblait si fragile mais qui n'avait visiblement pas peur de lui, qui lui faisait front le tout saupoudré d'un fond de Roi Lion, il manquait un je-ne-sais-quoi et on se serait cru dans un mauvais film ou une série pour filles. Jax voulait partir mais tout dans l'attitude de la blonde le troublait d'une façon étrange et inattendue, non pas qu'elle l'attirait, il était à mille lieux de la séduction, non c'était autre chose, quelque chose de plus profond, comme une peur oubliée qui refaisait surface. Et puis pour ne pas aider elle le retenait en se présentant à lui. Il n'avait pas à connaitre son prénom, de toute façon d'ici quelques instants il l'aurait déjà oublié, lui et son surnom. Le sucre ? Il grimaça une seconde avant de comprendre. Non, je... c'est pas... Non, il n'avait pas besoin de coke, la poudreuse ça ne lui faisait pas grand chose, du moins pas assez longtemps pour calmer le manque. Il tremblait et n'arrivait pas se calmer, c'était pitoyable, alors il enfouit se mains dans son jean tout en jetant des regards furtifs vers ce qu'il imaginait se passer derrière Percy. Elle semblait le remarquer parce qu'elle lui précisa sans plus de formalités qu'il s'agissait de ses enfants. Il braqua un regard surpris sur elle, enfin une once d'humanité animait notre homme alors qu'elle s'avançait vers lui pour une raison qu'il ignorait. Il se dit qu'elle était bien différente de son frère et surtout qu'il ne lui avait rien appris. Elle se trouvait face à un drogué merde ! Et elle lui donnait son prénom, presque celui de ses enfants, limite elle lui proposait d'entrer s’asseoir avec eux dans le canapé, elle était inconsciente ou quoi ? Il était en manque mais il n'était pas con, elle était gentille mais certainement bien naïve. Et il eut honte, encore plus qu'avant de frapper à cette foutue porte. Déjà qu'il se haïssait d'être si faible, de vouloir replonger si facilement sans aucune volonté. En plus il s’apprêtait à passer commande à une jolie mère de famille dont les gamins attendaient qu'elle leur prépare leur jambon pâtes, c'était tordu ! Ce qu'il lui fallait ? Un peu d'herbe éventuellement, voir une bonne dose de morphine, si elle avait... Il m'faut rien. Et vous rentrez chez vous, je ne traite qu'avec Jeremy. Vous avez mieux à faire. Allez vous occuper de vos gamin. Le camé résistait, il se débrouillerait autrement, il avait d'autres connaissances au cas où, sinon il s'enfilerait une bouteille de rhum ça devrait l'assommer au moins pour la nuit.


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MessageSujet: Re: I always lived in the fear (Percy Jackson)   Lun 6 Mar 2017 - 22:14

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Je devrais être effrayé et pourtant, je ne sais pas pourquoi il me fait de la peine. Je le regarde dans ses beaux yeux et je me dis que si cet homme n’était pas si ravagé par la drogue, il devait être très séduisant. Il me rappelait mon frère. Grand brun, ténébreux. Jeremy pouvait être intimidant mais je savais qu’au fond, il était très gentil. Je le regarde donc tandis qu’il se confond en excuses. Il ne doit pas être si en manque de ça. Des fois quand la douleur de mon passif est trop insupportable, je fume. Une cigarette, un joint mais c’est médical. Ezekiel m’a quasiment brisé tous les os ce jour-là et seul le cannabis m’empêchait de sombrer complètement. J’inspire donc tandis que je le regarde s’éloigner. « Il m'faut rien. Et vous rentrez chez vous, je ne traite qu'avec Jeremy. Vous avez mieux à faire. Allez vous occuper de vos gamins. » Je soupire en levant les yeux au ciel. Non mais pour qui il se prend. « Vous me prenez pour qui, dis-je quasiment hors de moi. » J’approche de lui pour le forcer à se retourner. « Mon frère gère un réseau de dealeurs, il gère un strip-club, vous me prenez pour quoi une Bree Van de Kamp au rabais ? Je vous ai donné mon nom car je sais que Jeremy vous brisera tous les os si vous touchez. Maintenant laissez-moi vous aider. Vous êtes un danger public pour les autres et pour vous-même. » Je l’empoigne de force pour le balancer dans l’appartement. Dean et Sam relèvent la tête pour se replonger dans leur dessin-animé. Puis, je ferme la porte à clé avant de la cacher dans mon décolleté. Enfin, je passe devant cette triste épave pour soupirer. « Ils en ont pour une heure trente de dessin-animé. » Je fouille dans mon sac pour en sortir un joint. « On peut aller s’en fumer un sur le balcon en attendant que Jeremy arrive. » C’est surtout que je ne voulais pas me retrouver seule. J’avais certes peur des hommes mais je reconnaissais un homme dans le besoin. J’ai conscience que je dois être pour lui qu’une mauvaise mère. Que mon frère est un monstre. Mais il en est tout autre. Je m’approche donc de lui pour me mettre en lumière et ainsi qu’il voit la cicatrice qui barre ma joue. Vestige d’une autre vie. « S’il vous plait. J’ai besoin de compagnie et je ne porterai aucun jugement, hum… ? » Je tique. « Comment vous vous appelez déjà ? »
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MessageSujet: Re: I always lived in the fear (Percy Jackson)   Mer 8 Mar 2017 - 12:47

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Il allait trop loin, Jax, il le savait, il ne connaissait rien de cette fille et pourtant il la jugeait carrément, sans s'en cacher, il jugeait son comportement irresponsable alors qu'elle essayait juste d'être gentille avec lui. Mais la pauvre ne savait pas qu'avec lui il ne fallait pas être gentille, il fallait être aussi vache que lui, ça fonctionnait beaucoup mieux. Et puis elle lui rappelait sa mère, voilà, ça lui revenait, même blondeur, même détresse dans le regard, même douceur envers les autres, envers tout le monde même ceux qui pouvaient lui faire du mal ou la rabaisser, même souffrance que tout son corps trahissait pourtant, comme si la vie n'était pas tendre avec elle, surtout les hommes. Pourtant on pouvait voir une certaine force chez cette fille, elle surpris d'ailleurs Jackson avec sa réplique bien senti. Il osa un regard en biais, tel un gamin qu'on venait d'engueuler. Ouais ça tient la route... Il ne parlait pas beaucoup le drogué, il ne parlait jamais beaucoup, souvent il se contentait de hausser les épaules, d'un rictus, ou de rouler des yeux, il sortait une connerie, généralement pas sympa, ça entretenait sa réputation de mec imbuvable qui n'aimait personne et ça fonctionnait bien pour tenir les autres à l'écart. Mais Percy l'entraîna à l'intérieur avec une poigne dont il ne pensait pas qu'elle puisse être pourvue. Il se retrouva alors face aux deux gamins qui le regardèrent un instant avec leurs yeux de merlan frit avant de retourner à Simba et ses hyènes. Il l'observa distraitement fermer la porte à clé et puis cacher cette dernière dans son décolleté, il lorgna un tout petit instant sur sa poitrine, en même temps elle l'y incitait et puis c'était la preuve qu'il était humain après tout. Avec tout ça il n'entendit pas qu'elle parlait des garçons ni même qu'elle l'invitait à fumer avec elle, il était dans son monde, dans son mal, il se fermait à nouveau. Il releva la tête alors qu'elle lui montrait le joint et qu'elle semblait le supplier de rester avec elle, c'était le monde à l'envers tout d'un coup. J'suis pas de bonne compagnie. Répliqua-t-il d'un ton mou en haussant les épaules, en parfait accord avec son discours défaitiste, il n'était pas causant, il n'était pas sympa, qu'est- ce qu'elle cherchait en lui demandant de rester ? Pourtant son visage se crispa, de douleur et de manque et puis aussi d'autre chose, il était touché par cette fille, par sa détresse à elle qui semblait lui faire écho et puis elle s'approcha, ne cachant rien de son visage balafré, de ses failles et il su qu'il allait rester alors qu'il observait la cicatrice. Il sourit à demi alors qu'elle lui demandait son prénom, il ne l'avait pas dit, tout simplement. C'est Jackson, Jax.


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MessageSujet: Re: I always lived in the fear (Percy Jackson)   Mer 8 Mar 2017 - 17:57

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Je pense que sa remarque aurait pu me paraitre blessante. Allez va jouer la Desperate Housewife et m’emmerde pas. Non mais pour qui il se prenait celui-là ? Ce n’est pas parce qu’il fait globalement vingt centimètres de plus que moi que je vais me laisser faire. Je le regarde donc en fronçant les sourcils. D’ailleurs je dois faire penser à un petit roquet à m’énerver de la sorte. Le petit chien qui s’accroche à ta jambe et y plante ses dents acérées. Donc il est hors de question que je le laisse partir alors qu’il représente un danger pour lui-même ou même pour les autres. Je me plante devant lui pour relever la tête et le défier du regard. Je suis une Strauss et il en faut énormément pour nous intimider Jeremy et moi. Mon ex-mari a réussi à me briser mais maintenant, la gente masculine continuait de me faire peur mais ce n’est pas pour autant que je la laisse me paralyser. « Ouais ça tient la route... » Je me contente de lever les yeux au ciel attrapant son cuir bon marché pour limite l’envoyer valser dans l’appartement. Trop violente. Pourtant, je refusai d’en user. J’en ai été la victime et ce mec n’est qu’une loque. Même s’il tentait de m’agresser, j’étais à bonne hauteur de ses parties pour lui mettre un coup dedans et l’envoyer dehors. Les jumeaux se tournent vers nous pour dévisager le nouveau venu. Mes enfants ne sont pas très pots de colle sauf avec tonton Jeremy. Mais le reste, ils s’en foutent. Je suppose qu’ils tiennent ça de moi qui ne suis pas très sociable non plus. Je déteste les gens, la foule, les fêtes. Je préfère rester chez moi avec ma musique pour chanter. Et j’ai trop peur. Peur de ce qu’un homme pourrait faire sous les effets de l’alcool comme mon ex-mari. Cette peur me paralysait un instant tandis que mon regard se perdit dans le vide. Je ne tins plus compte de Jackson qui se tenait face à moi. Je ne repensais qu’à ses coups qu’il m’avait donnés. J’avais besoin de compagnie. Même de la plus infime qui soit. Même celle d’un camé serait plus préférable qu’à ma solitude. « . J'suis pas de bonne compagnie » Je relève donc le regard vers lui pour me mettre en lumière. Il avait le regard vitreux tandis que le mien était plus intense. Je ne détachai mon regard du sien. Je voyais ses yeux parcourir ma cicatrice. Ses trois traits qui resteraient à jamais marqués dans ma peau. Marquée. Au fer rouge tel un objet. « J’ai connu pire, dis-je d’une toute petite voix. » Je détournai alors les yeux pour essayer de respirer. Ma main droite se mit à trembler. J’avais tenté de chanter mais il m’avait brisé la voix comme on arracherait les cordes vocales à un rossignol. J’ai tenté de me rendre à des réunions mais la honte, la honte de m’être laissée faire l’a emportée. Seule la musique et cette petite chose que je tiens dans ma voix me font oublier un instant ce que je suis. Un déchet. Une vulgaire poupée cassée. Perséphone, elle est jolie. Perséphone elle ne fait qu’un mètre cinquante. Mais Percy, elle se réveille en pleine nuit en hurlant. Elle refuse qu’un autre homme que son frère ne la touche. Elle refuse d’en parler tout simplement. Je pense que si je n’avais pas eu les garçons. « Je me serai jetée dans le vide, dis-je comme pour moi-même sans me rendre compte que je parlais à voix haute. » L’ange ténébreux en face de moi me dit son prénom. « C'est Jackson, Jax. » Jackson. Pas Ezekiel. Jackson. Jax. Comme dans Sons of Anarchy. Je fixe un instant l’homme en face de moi qui tremble de la tête aux pieds. Le manque. J’ai déjà vu ça. Chez lui. Lorsqu’il n’avait pas sa dose d’alcool. Des gestes mécaniques. Réfléchis. Réfléchis. Sans dire un mot, je me rends dans le salon en passant devant les garçons qui ne me prêtent pas attention. L’intégrale du Roi Lion. Merci Walt Disney. Je sors la bouteille de whisky que j’avais offerte à Jeremy pour en servir un verre. Puis, je réfléchis. Où l’a-t-elle mise ? Après quelques secondes de recherches, je trouve cette maudite pilule. Ecstasy. Ça ne remplacerait pas ce qu’il prend. Je retourne face à le dit Jax pour lui tendre le verre et lui coller la pilule. « Ça fera plus vite effet, dis-je simplement. » Je ne suis pas du genre loquace. On m’avait réduite au silence. « Rejoins-moi sur le balcon quand tu auras cessé de trembler. Histoire de ne pas tomber dans le vide. » Je hausse les épaules pour le laisser planter dans l’entrée. De toute la porte est fermée à clé. Je colle le joint à mes lèvres –de toute je fume donc les enfants ne verront pas la différence- que j’allume avant de regarder au loin. Il y avait du vent si bien que mes cheveux détachés fouettaient mon visage et je me surpris un instant à regarder intensément le vide. Comme si l’envie de sauter était toujours présente.
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MessageSujet: Re: I always lived in the fear (Percy Jackson)   Jeu 9 Mar 2017 - 12:01

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Jackson était dans son mal, dans son manque et ses tourments, dans sa propre douleur, pourtant face à ce tout petit bout de femme si fragile et si fort à la fois, si vulnérable mais qui lui tenait tout de même tête, il ne pouvait resté totalement indifférent, c'était peut-être la meilleure preuve du chemin parcouru depuis ses années de défonce totale où rien ne lui importait plus que sa drogue. Elle ne le connaissait pas, la blonde, elle voyait son regard vitreux et ses mains qui tremblaient, les gouttes de sueur qui perlaient sur son front et son teint blafard, mais elle ne savait pas que ça, cet état là, ça n'était pas grand chose, ça n'était rien même, comparé au Jax du passé, c'était une rechute, violente, certes, mais rien de bien méchant et peut-être que la meilleure preuve résidant en cette pointe d'humanité qui ressortait lorsqu'il observait sa cicatrice, cette douleur dans les yeux devant tant de fragilité mise à nu et tous les souvenirs qu'elle faisait remonter en lui. Ils restèrent tous les deux un instant murés dans leur silence, comme happés par leur passé respectif, leurs démons, leurs peurs profondes. Imperceptiblement il tendait la main vers son visage comme pour dessiner de ses doigts ces quelques traits qui barraient sa joue de poupée, parce qu'en bon artiste il avait besoin de toucher, de sentir les choses. Mais elle souffla ces quelques mots qu'il ne comprit pas, qui stoppèrent sa main, la laissant pendre dans le vide une seconde. Jax fronça les sourcils mais ne chercha pas à en savoir d'avantage. De toute façon elle passait déjà à autre chose, son prénom. Qu'il lui lâcha sans faire d'histoire, il n'était même pas certain que son aîné le connaisse, avantage à la jolie blonde. Ils avaient tout de zombies tous les deux, certainement que la présence du camé ténébreux n'aidait pas à améliorer l'état de Percy, elle semblait chercher furieusement quelque chose, il observait d'un œil distrait, en écoutant en même temps ces chants qu'il avait connu par cœur, à une époque et qui auraient pu lui donner le sourire, s'il n'était pas si désabusé. Finalement elle avait probablement réussi à trouver ce qu'elle cherchait puisque sans rien dire, elle revint lui coller dans les mains un verre de liquide ambré et une pilule qu'il reconnu sans peine. Il leva le verre à son nez, du whisky, pas mauvais en plus à priori. Il observa le cachet, il n'aimait pas tellement ça, les petites pilules miracles. Mais le ton de la jeune mère n'offrait pas le débat, encore une fois. Il l'observa sortir du coin de l’œil, se retrouvant seul un instant, coincé entre un cocktail de whisky ecstasy et Rafiki qui lui faisait la morale. Soupirant en lorgnant sur les deux têtes blondes, l'un deux c'était lui, 26 ans en arrière, avec une mère aimante mais qui avait du mal à s'en sortir, qui le collait devant la télé et qui sortait soulager son mal comme elle le pouvait. Ce genre de gamin ne faisait pas de bruit généralement, comme s'il respectait la souffrance de sa mère, comme s'il n'osait rien dire, pour ne pas aggraver la situation, comme s'il comprenait, parce qu'un morveux, même si c'était haut comme trois pommes, ça comprenait tout. Il avala le cachet et pris sa rasade de sky qui lui brûla la gorge de façon bienfaitrice. Après quelques instants, après avoir hésité et regardé la porte d'entrée avec insistance, même s'il savait qu'elle était fermée à clé, Jackson finit par rejoindre Percy sur le balcon. Sans bruit il s'avança vers l'inconnu. Il observait cette fille dont il ne connaissait rien mais qui lui semblait pourtant proche. N'y pense pas, t'as deux gamins, c'est avant qu'il fallait être égoïste, maintenant c'est trop tard. Il revit les images de sa mère étendue sur son lit, si paisible ce matin là, si froide pourtant lorsqu'il avait attrapé sa main.


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MessageSujet: Re: I always lived in the fear (Percy Jackson)   Jeu 9 Mar 2017 - 14:55

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« N'y pense pas, t'as deux gamins, c'est avant qu'il fallait être égoïste, maintenant c'est trop tard. » Je me tourne alors vers Jackson. Jax. Pour le regarder dans les yeux. Avec des cheveux sombres, son regard clair et sa barbe naissante, il avait tout d’un homme séduisant. Egoïste. Je ne l’ai jamais été. Je donne quasiment tout soit à mes enfants, mes élèves et j’ai tout donné à mon époux pendant quatre ans. Ou cinq. J’ai perdu le compte. Sauf que contrairement à certaines femmes qui restent enfermées dans leur mal être. Je suis partie. Je porte donc le joint à mes lèvres avant de tirer dessus. Puis, je fais un pas en avant si bien que je me retrouve tout proche de lui, sans quitter son regard. Je ne suis pas prompte à porter des jugements. Impartiale. « La faiblesse ne fait pas partie de mes défauts. Bien qu’ils soient nombreux, dis-je simplement. » Je lui tendis ce que j’avais en main pour lui laisser le loisir de tirer dessus à son tour. Je me souvins alors de sa main tendue vers moi qui tentait de toucher mes cicatrices. Je porte alors doucement ma main à ma joue tandis que mon regard dévie de celui de Jax pour se poser sur mon fils, Dean. Il était maintenant reconnaissable de son jumeau à cause de la cicatrice qui barrait son menton. A peine un nouveau-né et déjà marqué. Je reporte donc mon attention sur mon invité. Mon interlocuteur d’infortune. « C’est tellement surréaliste, finis-je par dire en secouant la tête. » Je passe une main dans ma nuque, gênée. Je me demandai ce qui avait pu conduire cet homme, si beau, si mystérieux, à être de la sorte. Mais je respecte sa pudeur tout comme il respecte mon mutisme. Nous restons donc à nous jauger tels deux faucons pendant quelques minutes. « Tu peux les toucher si tu veux. » Je sais que tout le monde veut les toucher. Je dégage donc ma joue. La lumière du jour se fait déclinante si bien qu’elle s’inscrive telle deux marques de griffes. On aurait dit que j’avais rencontré Freddy et non un taré alcoolique. Infidèle. Violent. Je redresse la tête en fermant les yeux tandis que j’essaie de refouler ce souvenir. Je me demandai si tous les hommes étaient aussi faibles qu’Ezekiel. Si par sa violence, il m’avait condamné à errer seule comme une âme en peine. Certes, j’avais mes enfants mais ils allaient grandir, s’en aller et je resterai seule. Seule avec mes cicatrices. Seule avec mon allure de la créature de Frankenstein. Sauf que j’étais la créature d’Ezekiel. Il m’avait créé. J’étais son jouet. Vulgaire marionnette. Car même après l’avoir quittée, j’avais l’impression qu’il tirait encore les ficelles de ma vie. Hantant mes cauchemars ou des moments comme ceux-ci. « Dis-moi Jackson, est-ce que ça fait disparaitre la douleur ? » Je parlais bien entendu de son addiction. « Je parle de la douleur psychique et pas physique. Est-ce que ça aide à oublier ? » Je pense que je pourrais plonger dans ses bras tellement la situation est surréaliste. Je pense que je pourrais le laisser me toucher. La seule personne ayant le droit d’entourer ma taille n’étant autre que mon frère. Mais je voulais pour une fois me sentir protégée. « J’en ai marre d’être cassée. » La question me brûlait les lèvres tandis que mes mains se mirent de nouveau à trembler. Je me détournai de lui pour fixer un point au loin. Le vent se fait plus fort. Mais je m’en fiche. J’aimerai pour une fois, ne rien ressentir. Oublier qui je suis. Ou plutôt ce que je suis.
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MessageSujet: Re: I always lived in the fear (Percy Jackson)   Jeu 9 Mar 2017 - 21:19

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Il n’avait pas très envie de se retrouver avec une suicidée et deux marmots sur les bras, le pauvre Jax, déjà qu’il était paumé, ça ne l’aiderait certainement pas. La réponse de Percy lui arracha un petit sourire, bien mince mais présent, malgré tout. On a tous nos défauts. Il s’avança encore, lui faisant face sur le balcon, s’appuyant à la rambarde. Forte elle l’était, il n’en avait plus de doute, peu importe ce qu’elle avait pu vivre, ou ce qu’elle vivait encore, avec deux gamins à élever elle était toujours là et pas démissionnaire, à ce qu'il voyait, elle dominait encore un junkie comme lui alors qu’elle aurait pu s’en moquer ou prendre peur, chapeau la belle. Parce que lui des envies d’en finir il en avait eu plein, de toutes les façons possible, il y avait rêvé comme on rêvait d’un ailleurs plus doux, d’une échappatoire magnifique. Mais il n’en avait jamais eu le courage, parce qu’il en fallait du cran pour aller jusqu’au bout. C’était ça, sa faiblesse à lui, celle de rester, malgré tout, dans une vie qui ne lui convenait pas et de ne trouver de solution qu’en se cachant davantage derrière sa drogue, son paradis artificiel. Il avait bien cru partir, plusieurs fois, chaque fois qu’il avait un peu trop forcé sur les doses, mais à chaque overdose on l’avait sauvé, in extremis parfois mais il finissait toujours par s’en sortir, comme si même les ténèbres ne voulaient pas de lui, il restait coincé ici. Il attrapa le joint et le fit rouler entre ses doigts, l’effet de l’ecstasy se faisait encore sentir, il ne tremblait plus, il avait retrouvé un regard humain et une allure plus digne, il était moins mal, pas bien, juste sur la brèche. Observant la blonde il se demandait ce qu’il avait bien pu lui arriver, il se doutait d’un bout de l’histoire mais elle restait un mystère. Elle semblait en faire de même en le jaugeant également, évidement qu’elle devait se demander ce qu’il l’avait conduit à un état pareil, la faute à pas de chance, les mauvaises cartes de la vie tirées dès la naissance ou même plus tard, les mauvaises rencontres, tant de choses pouvaient mener à tomber bien bas. Aucun des deux ne posait de question, la pudeur, le respect de l’autre. La proposition surprit notre homme, il grimaça, se souvenant de son geste quelques instants plus tôt, il n’en était pas fier, s’aurait été déplacé, trop… intime. Il secoua la tête doucement. Je n’aurais pas dû, ça ne me regarde pas. Il se sentait con tout d’un coup alors il tira sur le joint en regardant ailleurs, se perdant dans l’horizon, observant le soleil qui descendait petit à petit. Il recrachait la fumée doucement, appréciant la chaleur qui envahissait son être. Percy le sortit de sa rêverie, il la fixa un moment sans rien dire. C’était là tout le problème, toute la complexité de son état. Evidemment que quand il se défonçait il était bien, il oubliait tout, du moins la plupart du temps. Mais ça ne durait jamais assez longtemps, alors il fallait recommencer parce qu’une fois les effets estompés il retrouvait son mal, peut-être même plus fort encore et ça devenait un cercle vicieux et on devenait un zombie, camé jusqu’à l’os, à l’aube de sa vie. Il se souvenait des premières fois, délicieuses, où il tombait dans les limbes, où il se sentait flotter, léger, dans ses délires. Et puis des retours à la réalité, terribles, violents, destructeurs à chaque fois, de retomber dans sa solitude, dans son malheur et de comprendre qu’il ne pourrait continuer à vivre qu’en se piquant à nouveau, se détester de tomber si bas mais recommencer, parce qu’il ne voyait pas d’autre issue. C’était terrible et humiliant, au départ du moins, après on s’y habituait, après on s’en foutait, de passer pour un junkie, parce qu’on se faisait à l’idée… on se faisait à tout. Jax était pourtant chanceux dans son malheur, beaucoup d’héroïnomane finissaient avec le cerveau grillé, totalement flingués, s’ils ne mouraient pas d’overdose ou d’une saloperie chopée par les aiguilles. Lui n’avait rien perdu de son intelligence ou de ses capacités, il en était même devenu un peintre de talent et il savait qu’avec de la volonté il pourrait faire quelque chose de sa vie. Mais cette foutue volonté il fallait la trouver. Et puis la drogue ça changeait le comportement, jamais il ne pourrait plus être un homme ouvert ou avenant, il resterait toujours froid, en retrait, toujours en marge, associable. Ça la cache, la douleur, c’est vicieux… T’as l’impression d’être bien durant quelques heures. Et puis après tu retombes, lourdement. Alors faut te piquer à nouveau, c’est pas un bon calcule. Mais j’étais jeune, j’y pensais pas quand j’ai commencé. J’ai jamais rien oublié, c’est toujours là. Il l’observait en coin, il voyait ses mains qui tremblaient, son corps frêle qui avait besoin de réconfort. Qu’elle se drogue à l’odeur de bébé, c’était le pire que Jackson lui souhaitait, elle n’avait pas besoin de souffrir plus. La drogue ça t'aidera pas, ça n'a jamais réparé personne. Répliqua-t-il tout en lui tendant le joint, paradoxe parfait. Ce qui l’aiderait, cette fille, il n’en savait rien, un coup de pouce, c'était sûr, de quelque façon que ce soit, un peu de chaleur, peut-être.


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MessageSujet: Re: I always lived in the fear (Percy Jackson)   Mer 15 Mar 2017 - 19:15

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Je me retourne pour rencontrer le regard clair de Jax. Il ne semble pas totalement remis mais ça a l’air d’aller un tout petit peu mieux. J’ai conscience que je venais sans doute de faire un geste horrible pour une mère mais je ne pouvais pas le laisser repartir de la sorte. Sans doute serait-ce de la bonté de ma part ? Je ne veux pas qu’il me prenne en pitié. Et je ne veux pas faire de même. Nous avons tous nos bagages à porter et je ne voulais pas des siens tout comme je me doutais qu’il ne voulait pas des miens. Ce que j’avais vécu avec Ezekiel ne le regardait pas mais ma posture ainsi que mes gestes parlaient d’eux-mêmes. Je ne pouvais pas faire autrement. « On a tous nos défauts. » Je le regarde s’appuyer sur la rambarde, l’étudiant comme une nouvelle partition. Je discernai sa barbe de plusieurs jours mais pourtant sa coupe de cheveux était impeccable tout comme ses vêtements. Mes cheveux continuent de voler au gré du vent et je devais faire penser à une folle. Je fixe un moment le joint entre mes mains. La cigarette, le cannabis l’un de mes rares vices. Le sexe n’en faisait pas parti et je ne supportais pas l’alcool. Rien que l’odeur du whisky me donnait la nausée me ramenant vers d’autres souvenirs pas si lointains que ça. Je penchai la tête sur le côté tandis que je lui tendis le joint. Ses doigts effleurèrent les miens et je m’empressai de retirer ma main pour mettre ma main dans ma poche. Je déglutissais sans trop savoir quoi ajouter. Il avait beau être un junkie, il ne me faisait pas peur. Je n’ai pas peur des gens qui ont cette faiblesse car on peut facilement les dominer. Pas comme les alcooliques. Eux sont plus difficiles à maitriser. Je lui dis que s’il veut toucher ma cicatrice, il pouvait. Je ferai un effort surhumain pour supporter le contact. Mes pieds ancrés dans le sol. Je déglutis. « Je n’aurais pas dû, ça ne me regarde pas. » Je me contente de hausser les épaules. Pour raison qu’elles font parties de moi ces foutues balafres. Je pourrais aisément attraper sa main comme je l’avais fait toute à l’heure et donc le contact brûlait encore le bout de mes doigts. « Ça regarde tout le monde du moment où c’est visible. » Je dis cette parole en étant plus froide, plus amère, regardant au loin. Que suis-je censée dire d’autre ? Je suis coincée avec l’un des clients de mon frère et mes enfants dans son appartement. J’inspire donc. « Là-dessus, on pourra dire qu’il ne s’est pas loupé. » Je tire sur le joint pour faire sortir la fumée en forme de rond. « Marquée au fer rouge et avec des allures de monstre. » Je me rends compte que je me « confie » à cet homme mais après tout, qu’est-ce que j’en avais à foutre ? Serait-ce déjà la drogue qui faisait son effet ou juste le fait que j’avais envie d’en parler à quelqu’un de neutre. Salut Jackson, je m’appelle Perséphone, battue par son ex-mari, manquant de mourir de sa main et ne supportant plus le contact d’un homme. Je lui demande donc si la drogue permet d’oublier. Je reste stoïque, les mains dans les poches tandis qu’il tire sur le joint. Je n’ose même pas le regarder. Je fixe un point au loin. « Ça la cache, la douleur, c’est vicieux… T’as l’impression d’être bien durant quelques heures. Et puis après tu retombes, lourdement. Alors faut te piquer à nouveau, c’est pas un bon calcule. Mais j’étais jeune, j’y pensais pas quand j’ai commencé. J’ai jamais rien oublié, c’est toujours là. » Je ne me rendis même pas compte que je tremblai alors ma main s’agrippa à la rambarde au point de rendre mes phalanges blanches. Je l’écoutai me parler. Je savais tout ça mais je voulais juste une confirmation. « La drogue ça t'aidera pas, ça n'a jamais réparé personne. » Je pris donc le joint, prenant garde à ne pas effleurer ses doigts pour le porter à mes lèvres. Je l’allume pour tourner le dos au junkie et regarder l’horizon. « Franchement, je ne sais pas ce qui t’a conduit à être dans cet état et j’en ai strictement rien à foutre. Désolée, d’habitude, je suis gentille et compatissante. Mais là, je veux juste dormir et oublier pendant un instant que je suis rien qu’une naine défigurée bonne pour le musée des horreurs. » Je prends une bonne bouffée laissant la drogue s’infiltrer dans son système. Je lui jette un regard à la dérobée. « Et je pense d’ailleurs que t’en as rien à foutre de mon passé non plus. » Je joue un moment avec mon briquet autour du joint improvisé pour le rallumer. Ne sachant pas trop quoi dire d’autre ? Je lui redonne la drogue dont il a sans doute plus besoin que lui avant de me mordiller la lèvre inférieure. Au pire, je pouvais essayer de m’envoyer en l’air avec lui. Je me tourne alors vers Jax pour le regarder dans les yeux. Embrasse-moi ducon.
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MessageSujet: Re: I always lived in the fear (Percy Jackson)   Ven 17 Mar 2017 - 0:43

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Poupée cassée, ça lui allait bien à Percy comme définition, elle semblait autant amochée en dedans qu’au dehors. Elle prenait l’eau et pourtant elle se battait encore, comme cherchant à se raccrocher à n’importe quoi, à ses gamins, à son frère, à ce joint sur lequel elle tirait nerveusement, à Jackson aussi, ce soir, son invité providentiel, pas la meilleure compagnie qu’il soit, mais elle l’avait choisi. Elle le regardait comme si elle voyait son sauveur en lui, pourtant il n’avait rien de ce genre d’homme, pour sauver quelqu’un il était de ceux qui pensait qu’il fallait déjà savoir se sauver soi-même, hors il était au moins aussi paumé qu’elle dans la vie, aussi amoché et brisé. Les paroles de la blonde résonnèrent longtemps en lui avant qu’il ne puisse ouvrir la bouche, son ton amer et froid. Elle avait certainement été la poupée d’un homme qui s’était bien amusé avec elle. Jax détestait ceux-là, ils étaient de la pire espèce, de ceux qui se croient supérieurs alors qu’ils ne sont que faiblesse. Parce que lever la main sur une femme pour la soumettre c’était la pire des bassesses, c’était, selon lui, un aveux de lâcheté totale et il s’y connaissait en lâcheté, croyez-le. Mais il n’avait jamais vu homme plus médiocre que ceux qui avaient frappé sa mère et il croyait voir en Percy, en la façon dont elle portait sans la cacher cette cicatrice sur son visage, une femme bien plus forte que les coups qu’elle avait reçu. Il était un peu féministe, Jax ! Ca n’fait pas de toi un monstre, pas pour moi. Qu’il avouait du bout des lèvres en regardant ailleurs. Il en avait connu des filles louches, à traîner dans un monde de junkie ça finissait par arriver, les trips avec des filles rencontrées en soirées pas forcément fréquentables, aussi camées que lui, il en avait profité, de leur faiblesse, comme elles avaient profité de la sienne, ils s’étaient piqué ensemble, ils avaient couché ensemble et puis lui partait quand il se sentait revenir à lui, encore plus dégoutté de lui-même, de ne pas avoir fait gaffe avec les aiguilles, il se demandait encore comment il n’avait jamais attrapé de saloperie avec tout ça, la chance, ou peut-être bien son contraire finalement... En plus ces filles là ça n’était pas son délire, lui qui avait besoin d’être stimulé, d’être passionné par une femme pour qu’elle éveille de l'intérêt en lui. Mais pour un trip ou pour une nuit elles suffisaient bien, même si elles n’étaient pas son type. Ce soir il ne cherchait pas à charmer la blonde, non pas qu’elle ne soit pas attirante, ni même intrigante, non pas qu’il n’ait pas remarqué son regard qui se posait sur lui parfois, un peu trop intense, non pas qu’il n’ait pas besoin de la chaleur d’une femme. Mais il n’avait pas envie, peut-être parce qu’il avait peur qu’elle regrette, il ne serait qu’un pansement pour un soir, ça ne réparait pas les filles brisées, tout comme la drogue dont il venait de parler. Parce qu’il venait de parler, de se confier à elle sans s’en rendre compte, elle n’aurait rien de plus, il n’avait pas envie d’épiloguer sur un sujet déjà bien trop usé, parce qu’il n’était pas de ceux là, il n’avait pas besoin de tout faire sortir pour se sentir mieux. D’ailleurs la froide et cassante Percy revenait pour lui confirmer qu’elle n’en avait rien à foutre de lui et de ses histoires. Et lui des siennes également. Il la fixa un instant d’un regard perçant, parfois elle minaudait sur ses blessures, s’apitoyant sur elle-même, d’autres elle le rembarrait. Pourtant elle n’avait pas tort, en effet il n’en avait rien à faire de son histoire, de ce qu’il avait vu et entendu il en savait assez. Pour éviter de lui envoyer une vacherie au visage il accepta le joint qu’elle venait de rallumer et tira dessus en fixant un point invisible. Le cannabis ne le faisait plus planer depuis un moment, elle était loin l'époque des délires ou le temps semblait ralentir et où il riait encore dans les volutes de fumée, aujourd’hui le seul effet que ça avait sur lui était celui d’apaiser ses nerfs, de lui donner juste la dose de drogue nécessaire pour que le manque se fasse supportable, maigre récompense. Alors lorsqu’il remarqua comme elle le fixait à nouveau, avec tout son corps frêle tendu vers lui et ses lèvres telle une invitation à y goutter et plus encore, il se mit rire, un rire glaçant. Qu’est ce que t’attends de moi, Percy ? Tu m’enfermes ici, tu me donnes un cachet et on partage un pétard, par pitié pour moi ou pour te sentir moins seule ? Et ensuite ? On va s’envoyer en l’air, pour combler ton manque ou ton sentiment d’abandon… Puis quoi ? Une fois que tu seras redescendu tu m’accuseras d’être comme tous les autres, de profiter de ta faiblesse ? Histoire que t’ais une nouvelle bonne raison d’en vouloir aux hommes ? Le ton était monté sans qu’il ne s’en rende compte et il s’était rapproché tout près d’elle de façon presque mécanique. Maintenant son visage à quelques centimètres de celui de la blonde il la fixait intensément. J’ai l’impression de voir ma mère, même détestant la gente masculine toute entière elle ne pouvait s’empêcher de chercher de nouveaux bras pour la serrer, de l’homme le plus détruit qu’elle trouvait, de préférence. La colère battait ses tempes, il la dominait de toute sa stature et s’attendait à ce qu’elle attaque en retour. Ou qu’elle fuit, qu’elle le laisse partir, retourner à sa solitude et à son mal-être, parce qu’il n’était bon qu’à ça.


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MessageSujet: Re: I always lived in the fear (Percy Jackson)   Mer 29 Mar 2017 - 15:04

I always lived in the fear
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Je ne sais pas trop pourquoi je l’ai gardé auprès de moi. J’aurai pu lui dire de dégager avec sa merde et de ne pas revenir. Après tout, j’ai hérité du mauvais caractère de mon père mais il s’agissait d’un jour sans. D’un jour où je me sentais plus démunie que jamais, où la douleur faisait rage et où je n’avais qu’une envie, tout envoyer bouler. Certes, j’avais mes enfants mais des fois, je me dis que ça ne suffit pas. Que je ne suis qu’une personne égoïste, doublée d’un monstre à cause de cette foutue cicatrice. On dit souvent qu’on ne vit pas avec son passé mais le mien me hantait et m’empêchait de dormir. « Ca n’fait pas de toi un monstre, pas pour moi. » Je me tourne vers mon compagnon improvisé. J’éclate alors d’un petit rire qui se veut à la fois gêner et sans joie. Nous sommes tous tellement cyniques et sarcastiques chez les Strauss. « C’est vrai qu’une cicatrice sur la joue doublé du fait que j’ai des gamins, ça attire beaucoup de monde. » Je passe une main dans mes cheveux sans savoir quoi répliquer. La drogue commençait à faire son bout de chemin dans mon organisme. Au loin, la musique du Roi Lion était perceptible et j’attendais avec impatience le moment où Constance viendrait prendre les jumeaux et où Jeremy reviendrait. On commence des tours de passe-passe avec Jax sans pour autant se rapprocher. Je prends le temps de détailler ses traits sans me cacher. Après tout, qu’en avait-il à foutre de moi ? Je ne suis que la sœur de son dealeur. Une nana immonde du haut de son mètre soixante et sans aucun doute une mauvaise mère puisque j’étais en train de fumer un joint à cause de mes blessures. Mes enfants dans la pièce à côté. Cependant, je ne veux pas le brusquer ou l’induire en erreur, je me fiche de son passif et je ne voulais en rien savoir qui il était. Après tout, là était le but n’est-ce pas ? Je ne sais pas si c’est la drogue ou le fait qu’il était séduisant qui faisait que je voulais qu’il me touche ou même qu’il m’embrasse. Son rire glacial me ramena des années en arrière. Le même rire qu’Ezekiel. Je me sens prise au piège sur ce balcon tandis qu’une scène familière se joue devant mes yeux. Railleries, insultes quasiment. Non Jax se contente de se comporter en abominable connard. « Qu’est-ce que t’attends de moi, Percy ? Tu m’enfermes ici, tu me donnes un cachet et on partage un pétard, par pitié pour moi ou pour te sentir moins seule ? Et ensuite ? On va s’envoyer en l’air, pour combler ton manque ou ton sentiment d’abandon… Puis quoi ? Une fois que tu seras redescendu tu m’accuseras d’être comme tous les autres, de profiter de ta faiblesse ? Histoire que t’ais une nouvelle bonne raison d’en vouloir aux hommes ? » Je pourrais adopter la même posture que celle que j’avais avec Ezekiel. Prostrée dans un coin mais j’avais grandi et j’avais deux enfants. En effet, Jax a tout à fait raison. Bien que j’ai compris au fond ce qu’il voulait me dire. Mon regard se fait plus perçant et perdant le peu de considération que j’avais pour mon compagnon. Mes ongles s’enfoncent dans ma paume de mains et je me fais violence pour ne pas déguerpir. Donner le change devant les enfants. « C’est Perséphone, sifflai-je entre mes dents, venimeuse. » Ainsi je retirai le peu de proximité que nous avions eu. Seuls mes amis ou mes proches m’appelaient Percy. « J’ai l’impression de voir ma mère, même détestant la gente masculine toute entière elle ne pouvait s’empêcher de chercher de nouveaux bras pour la serrer, de l’homme le plus détruit qu’elle trouvait, de préférence. » Un grondement sourd monte dans ma gorge tandis que je le pousse violemment contre le mur. « Ecoute moi espèce de connard, je ne suis pas comme ta mère. » Mon poing s’abat sur le mur dans un craquement sourd. Génial, j’ai dû me briser quelque chose mais c’était le mur ou son crâne. Gêne Strauss. « Je ne déteste pas les hommes. Je déteste un homme. J’ai peur des hommes. Peur ne veut pas dire haine dans le dictionnaire. Et quant au fait que tu viens de m’insulter de salope, tu es le premier homme depuis un an et demi, depuis qu’on m’a fait CA. » Je hurlai, hors de moi avant de lui montrer la cicatrice. Ses trois petits traits qui barraient ma joue. Je le jauge de haut en bas tandis que je redescends sur terre un instant. La douleur de ma main me rattrape bien assez vite. « Pauvre con de camé. Tu sais pas ce que c’est que de vivre avec ce que ta mère et moi, on a vécu. Tu crois quoi ? Que parce que maman s’est fait frapper tu en sais long sur les femmes comme nous. Tu me dégoutes. » Puis, je le laisse là avant de me diriger vers la cuisine. Les enfants se sont assoupis sur le canapé et j’en suis soulagée. Je fixe ma main qui semble avoir gonflée avant de prendre de la glace dans le congélateur et de la coller sur ma blessure. Puis, sans comprendre, je fonds en larmes. Trainée, salope, catin. Les mots me reviennent en mémoire de plein fouet. Dur rappel à la réalité. Moi qui voulais juste me sentir désirer au moins une fois, c’était raté. Alors, j’attrape la clé et la main blessée contre ma poitrine, je vais dans l’entrée pour l’ouvrir. Libre à lui de partir. Après tout, il avait raison. Je n’étais qu’une salope qui détestait les hommes pour leur faire rejeter la faute le lendemain. Une salope parmi tant d’autres.
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MessageSujet: Re: I always lived in the fear (Percy Jackson)   Mer 5 Avr 2017 - 17:08

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Elle avait un don certain pour s’autoflageller, la blonde, c’était un truc de fille, Jax ne pouvait s’empêcher de le penser. C’est pour ça que lui ne parlait pas beaucoup, il en avait du ressentiment envers la vie, envers lui-même aussi, mais il le taisait la plupart du temps, il n’emmerdait pas le monde avec son cynisme. Mais bon, elle n’avait peut-être pas beaucoup de personnes à qui en parler ouvertement, Percy, alors il préféra s’abstenir de l’attaquer, de toute façon ça ne servirait à rien de se la mettre à dos et puis elle lui avait ouvert la porte, elle avait aidé à apaiser son mal sur le moment c’était assez sympa de sa part. Parfois il savait se comporter convenablement. Pourtant de ce mec presque sociable il bascula en triple connard qui haussait le ton envers une femme en l’espace de quelques minutes, sans trop comprendre ce qu’il se passait ni pourquoi il réagissait de façon si cassante. Il ne la connaissait pas, Perséphone, il faisait tout pour que cette relation naissante reste des plus superficielles et elle aussi, comme s’ils mettaient des barrières entre eux, comme si les mots étaient trop difficile à sortir. Mais le langage du corps était bien plus subtile et ne souffrait d’aucune limite alors bien qu’elle dise ne pas vouloir le connaître, se foutre totalement de lui, sa frêle enveloppe trahissait un besoin de contact, ce qui mettait Jackson mal à l’aise. Il n’avait pas à lui parler de la sorte, il aurait simplement pu ignorer les signes et s’abstenir de l’agresser. Ca aurait évité qu’elle se rebiffe, qu'elle se mette à hurler et qu’elle le pousse. Il aurait pu sourire ou même ne pas bouger, sa maigre force ne suffisait pas à ce qu’il bouge, mais il se laissa faire et dans l’élan sa tête cogna même contre le mur, il grimaça mais ne bougea pas davantage, fixant, l’oeil brillant, celle qui entrait dans une colère de plus en plus vive. Elle avait la défonce agressive visiblement ! Lui avait retrouvé son calme, parce qu’il savait qu’il était allé trop loin mais Jax n’était de ceux qui s’emportait habituellement, il avait plutôt la colère tranquille, de celles qui grondent en lui mais qu’il laissait s’exprimer par son sarcasme, par quelques piques bien senties, par un air faussement calme et très agaçant pour la personne qu’il avait en face, il n’était pas violent, surtout pas physiquement, jamais avec une femme. Le poing qui s’abattit sur le mur il le voyait dans sa figure au départ, prêt à esquiver il entendit pourtant la surface se craqueler sous l’impact et observa le mur et sa nouvelle fissure. Soupirant, il laissa encore la blonde cracher sa colère sans rien dire, qu’elle aille au bout de son coup de sang. Je ne t’ai pa traité de salope, je ne l’ai d’ailleurs pas pensé, c’est toi qui interprète mes paroles. Mais elle n’en avait visiblement rien à faire. Il n’aurait pas dû parler de sa mère, ça donnait à Percy un nouvel angle d’attaque, pourtant Jax ne devait pas se sentir agressé, il l’avait cherché, la prochaine fois il parlerait moins. Elle choisi finalement de quitter le balcon, laissant à notre camé le temps de reprendre son souffle, même s’il n’avait rien ajouté ce moment fut plus éprouvant qu’il ne l’aurait cru. Il l’avait vexé et il se sentait con. Le joint il l’avait encore entre les mains, il était presque terminé, presque éteint aussi. Il tira une ultime bouffée qu’il fit s’échapper lentement de ses lèvres, profitant de cet instant de répit avant de retourner sur le ring. Il retrouva la blonde dans l’entrée, elle déverrouillait la porte. Il n’était plus enfermé, il pouvait partir, il devait partir, il en avait envie, retourner dans son entre, dans son terrier, se prendre un verre de rhum et s’affaler sur son lit, laisser le sommeil le cueillir, un sommeil agité et plein de rêves, voilà ce qu’il allait faire. Pourtant il l’observait, elle, avec ses larmes qui faisaient briller ses yeux. Il n’aimait pas faire pleurer les filles et puis il la trouvait étrangement belle, si fragile, vulnérable. Il s’en foutait de sa cicatrice, elle faisait parti d’elle, de son histoire. Lui aussi en avait plein, des balafres invisibles qui faisait que tout son intérieur était en morceaux, en lambeaux, y compris son cœur de gamin orphelin et d’homme solitaire. Il attrapa la glace d’un geste autoritaire et observa sa main enflée. C’est moche. Puis reposa la poche sur sa main en regardant la blonde dans les yeux avec un sourire en coin. T’aurais dû frapper mon visage, il est moins dur que le mur… C’était sa façon à lui de s’excuser. Il n’était pas doué avec les femmes, pas forcément doux ni tendre. Pourtant il avança une main hésitante vers sa nuque et la glissa dans ses cheveux dorés. Peut-être qu’ils avaient tous les deux besoin d’un peu de réconfort, peut-être qu’il devait arrêter d’avoir peur. C’était tellement plus facile de se rapprocher d’une fille après quelques verres, grisé par l’alcool, mais là, à froid, l’exercice se voulait plus périlleux et ça n’était pas un cachet et quelques lattes de cannabis qui allaient aider. Comme elle ne disait rien, peut-être la surprise, peut-être qu’elle avait peur, peut-être juste qu’elle le laissait faire, il se rapprocha encore un peu, réduisant l’écart entre eux et il finit par l’embrasser. Comme une morsure, un baiser fiévreux, douloureux, comme pour combler le manque, encore.


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Come back when you can. Let go, you'll understand, you've done nothing at all to make me love you less. So come back when you can.


Dernière édition par Jackson Monroe le Mer 5 Avr 2017 - 19:32, édité 1 fois
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MessageSujet: Re: I always lived in the fear (Percy Jackson)   Mer 5 Avr 2017 - 17:34

I always lived in the fear
Percy & Jackson
Les hommes sont si bêtes qu'une violence répétée finit par leur paraître un droit.

J’ai toujours eu un mauvais tempérament hérité de mon géniteur. Je regardai cependant mon compagnon de soirée changer de comportement. Je pensais avoir été gentille pourtant. Je veux dire, je n’aime pas particulièrement les hommes. Ils me font peur mais j’avais été sympa avec Jackson –Jax-. Et me voilà qui m’en prenait plein à la gueule. Ce qui avait le don de me rendre plus agressive encore. Je peux avoir un tempérament changeant lorsque je suis sous l’emprise de la drogue. Ça ne m’arrive pas souvent, cependant. Je fume de moins en moins. Mon mal-être, je le fous dans ma musique. Dans mes notes de piano ou lorsque je me fais plus mélancolique, dans mon violoncelle. Seulement mes instruments ne sont pas là et je me sens telle une cocotte qui est sur le point d’exploser. Me faire comparer à une femme qui a été battue. Sa mère. Tout explique cela. Je ne devrais pas être aussi virulente bien que je ne me permets pas de dénigrer sa mère. Chacun son choix. Je suis restée trop longtemps auprès de mon mari. Et si sa mère avait l’intention de rester auprès de son bourreau, je pense que c’est avant tout par peur et non par choix. Ma main atterrit à côté de son visage et je sens le craquement des os. Mes mains. Mon outil de travail. J’espérai que ça ne serait pas grave parce qu’elles étaient tout ce qui me restait avec les deux gamins dans le salon. Jax me parle mais je n’entends pas. A vrai dire, je m’en fous. Il a été trop loin et je suis une femme rancunière. Pas revancharde mais rancunière. Après avoir ouvert la porte, je me pose dans la cuisine avec de la glace sur la main. Il s’approche de moi mais je ne prends même pas la peine de relever le regard. Doucement comme s’il avait peur que je ne me brise, il soulève la glace. Je grimace. « C’est moche. » Un peu comme mon visage, je sais. J’ai l’habitude d’avoir les os brisés. Donc ça de plus ou de moins. Je lève le regard pour rencontrer le sien. Il me sourit ce con. « T’aurais dû frapper mon visage. Il est moins dur que le mur… » Je lève les yeux au ciel. Imbécile. « Je ne frappe jamais directement les gens. Je sais à quel point les coups sont douloureux à la fois mentalement que physiquement. » Ma voix est plus dure. Je le vois avancer sa main et je me pétrifie sur place. Le premier contact d’un homme depuis cette fameuse nuit. Je reste le regard perdu dans le vague comme un chien docile qui attend les caresses de son maitre. Sa main passe dans mes cheveux, effleure ma nuque. Je déglutis. Je ne suis pas friande du contact masculin. Sans que j’ai le temps de dire quoique ce soit, il se penche et m’embrasse. Mind fuck. Je mets du temps avant de lui rendre son baiser mais avec plus de douceur que lui. Je m’écarte cependant. « Je ne coucherai pas avec toi, Jackson. » Il avait raison. J’allais finir par lui reprocher. Je passe ma main valide sur son visage en souriant. Et puis, on peut embrasser un homme sans forcément déboucher sur du plaisir charnel. La douceur d’un baiser parfois, vaut mieux que mille caresses mal interprétées. Je l’embrasse donc, tout doucement. Appréciant la nouveauté de ce contact.
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