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 what a life, when you can't even roll the dice (cleo)

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Naveen Arslanian

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MessageSujet: what a life, when you can't even roll the dice (cleo)   Mar 23 Mai 2017 - 0:37

Ce n’était qu’un aéroport local, où les avions se déversaient de leurs voyageurs à même la piste d’atterrissage. Ce n’était qu’un petit endroit qui laissait présager la taille de la ville qui l’attendait. Tant mieux. Du peu qu’il avait vu, Melbourne lui avait semblée trop grande, trop chargée. Il espérait pouvoir respirer, là où il serait. Sans que les visages tournés vers lui lui rappellent sans cesse ce qu’il était, d’où il venait, ce qu’il avait vécu et ce qu’il avait perdu. Ce serait sans doute inévitable, mais moins il y en avait, de ces visages-là, mieux c’était. Pour le moment, c’était mal parti pour Naveen. Parce que dès qu’il passa la sécurité, après de nombreuses questions et d’attente en raison de sa nationalité, il en vit énormément. Des visages. De nombreux visages à la recherche des êtres aimés, d’amis perdus depuis longtemps qui revenaient enfin à la maison, d’enfants partis voler de leurs propres ailes. De nombreux visages qui ne ressemblaient pas à ceux que Naveen connaissait. Des visages d’un monde qui ne lui appartenait pas, pas encore, et sans doute jamais. Il balayait la foule du regard, à la recherche de cette jeune femme qu’il n’avait pourtant jamais vue, même pas en photo. Le reconnaîtrait-elle, elle ? Savait-elle à quoi il ressemblait ? Peut-être. Et peu importe, au fond. Il détonait déjà parmi ces arrivants, avec son teint plus foncé et ses cheveux en bataille non pas à cause d’une longue journée, mais de longues années. Il n’avait aucune idée d’où il était, d’où il devait aller non plus. Un chien errant, c’était ce qu’il était, et il attendait juste qu’une personne veuille bien lui ouvrir la porte et l’aider à se remettre sur pieds. Cette personne, c’était Cleo Donnelly, mais après cette longue minute planté là à la chercher du regard, Naveen développait la peur qu’elle ait décidé de ne pas l’accueillir. Qu’elle ait changé d’avis. Qu’il soit livré à lui-même. Et il ne retournerait certainement pas à Melbourne pour des mois et des mois encore d’attente sans même savoir s’il serait libre un jour. Et il retournerait encore moins chez lui, puisque cet endroit n’existait plus.
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MessageSujet: Re: what a life, when you can't even roll the dice (cleo)   Mar 23 Mai 2017 - 19:58

Dans sa poitrine, son coeur bat à vive allure pendant que ses doigts s'énervent autour du volant de sa voiture. Foutus embouteillages. Sur le siège passager, quelques papiers lui résumant la personne qu'elle va accueillir à l'aéroport sont éparpillés et l'incitent à y jeter un dernier coup d'oeil pendant que sa voiture est à l'arrêt. Naveen Arslanian, syrien, la trentaine, un homme de plus qui fuit son pays à cause des horreurs qu'il a pu y vivre. Se désigner comme sa marraine a été un geste impulsif, irréfléchi, mais un geste qu'elle ne regrette cependant pas. Bien qu'elle n'ait pas vécu toutes les horreurs que ce pauvre homme a pu connaître, Cleo se souvient encore parfaitement de ce premier jour dans ce nouveau pays où elle ne connaissait personne. Elle était seule, paumée, prête à rebrousser chemin même si elle savait que l'Irlande ne lui tendait plus les bras. Cette fois, elle ne sera plus celle qu'on aide, mais bien celle qui aide. Elle sera le premier visage qu'il connaîtra, la première voix qui s'adressera à lui pour lui souhaiter la bienvenue en Australie. Cleo arrive enfin à l'aéroport au bout d'une éternité passée à chercher une fichue place de parking. À peine garée, elle sort en trombe de son véhicule et ne met pas longtemps avant de retrouver le lieu où elle est censée retrouver Naveen étant donné qu'elle s'est trouvée à sa place un an plus tôt. Avec le "dossier" de l'homme, Cleo a reçu une photo d'identité censée lui permettre de le reconnaître malgré le fait qu'elle n'a jamais été très douée dans la reconnaissance des visages. Débarquant à bout de souffle entre les derniers australiens attendant leurs proches, elle s'accroche à la barrière de sécurité et détaille un à un les visages des passagers restants. Naveen n'est pas difficile à reconnaître, il a la peau plus bronzée que la plupart ainsi qu'un air plus sérieux, plus dur. Après avoir pris une grande inspiration, Cleo se penche en avant, ses mains entourant toujours la barrière en métal. « Naveen ? » demande-t-elle, même si elle est presque certaine de ne pas se tromper. « Désolée pour le retard, » ajoute Cleo avec une petite voix avant de lui offrir un sourire amical. « Bienvenue à Bowen ! »

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MessageSujet: Re: what a life, when you can't even roll the dice (cleo)   Mer 24 Mai 2017 - 14:30

Sa gorge était nouée, les regrets l’envahissaient et les images de son passé refaisaient violemment surface alors qu’il se tenait là, les épaules relâchées, les jambes tremblantes, à chercher un visage qu’il ne connaissait même pas. Il s’était souvent senti impuissant, Naveen, au cours des dernières années. Mais le sentiment qu’il ressentait présentement était indéfinissable, inconnu. Il se sentait à la fois honteux et coupable d’être là. Son sac à dos sur une épaule et un autre sac de voyage tombant au bout de son bras tendu le long de son corps, le syrien avait l’impression de nager en plein néant, d’être complètement perdu, même au milieu de tout ce monde. Tout ce monde qui s’en allait, peu à peu. L’espace d’accueil se vidait de ses voyageurs, de ses rires et de ses pleurs de joie. Et lui se vidait de son espoir. Jusqu’à ce qu’une voix féminine se fasse entendre droit devant lui, prononçant son prénom. Naveen tourna la tête vers cette femme qui se tenait penchée au-dessus de la barrière de sécurité délimitant les arrivants des autres en attente. Cleo était là, Cleo était venue. Submergé par les émotions diverses qui partaient et venaient en des vagues violentes, les larmes montèrent aux yeux de l’homme, embuant sa vue, mais pas assez pour l’empêcher de marcher jusqu’à elle. Il hocha la tête. « C’est moi. » Elle s’excusa pour le retard, et une lueur de soulagement traversa le regard de Naveen, qui posa son sac de voyage au sol et entoura Cleo de ses bras, malgré la petite barrière qui les séparait au milieu de leurs corps. Laissant les larmes d’émotion rouler le long de ses joues, laissant les sanglots sortir, il la serra contre elle pendant un bref instant d’humanité. Naveen n’avait pas eu de contact chaleureux depuis des mois maintenant, et même s’il ne connaissait pas Cleo, même si elle ignorait tout de lui, il lui devait sa vie. « Je suis désolé. Je pensais que tu ne viendrais pas. Je pensais que j’étais seul. » Dit-il dans un anglais approximatif en reprenant ses distances. Il essuya rapidement ses yeux du revers de sa main et reprit son sac laissé au sol. « Est-ce que … est-ce que c’est toi qui dois me reconduire là où je dois aller ? » Et ce , Naveen ignorait où c’était. On lui avait donné le minimum d’information, tous les responsables étant sans doute débordés par la vague de réfugiés arrivant en sol australien. Cleo était celle qui avait toutes les réponses. Cleo avait sa nouvelle vie entre ses mains. Et il espérait qu’elle ne le lâcherait pas, pas maintenant.  
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MessageSujet: Re: what a life, when you can't even roll the dice (cleo)   Mer 31 Mai 2017 - 21:21

Ce n'est que lorsqu'il vient l'entourer de ses bras que Cleo réalise à quelle point elle, petite irlandaise fraîchement débarquée à Bowen, aura la capacité d'influencer la vie de cet homme qu'elle ne connait pas encore. Elle ressent sa douceur s'émaner de son étreinte, des émotions mélangées, belles et tristes en même temps, suffisantes pour serrer son coeur à elle et la pousser à entourer lui aussi son corps si grand de ses bras minuscules. Pendant un court instant, elle en a la gorge nouée. Cleo n'ose pas imaginer ce qu'il a pu vivre chez lui qui l'aurait poussé à venir emménager ici. Elle n'ose pas non plus lui demander si il a de la famille, craignant de toucher un sujet trop sensible ou de le faire regretter de l'avoir comme marraine. Car sans qu'elle ne sache réellement pourquoi, elle veut qu'il l'apprécie. Partir sur de bonnes bases, pouvoir lui présenter la ville, les coins à visiter, voir ses traits marqués par l'horreur lentement se transformer en un visage heureux. Elle se sent responsable, mais pas comme une mère devant son enfant adopté. Plutôt comme une amie qui tente de sortir un proche de sa propre souffrance. Elle ne veut pas que Naveen ne finisse par sombrer dans cette nouvelle vie, qu'il ne s'adapte pas aux changements, qu'il regrette chaque geste du passé comme du présent. Elle voudrait être là pour lui, et elle aimerait qu'il accepte sa présence dans sa vie tout comme elle a accepté de le laisser entrer dans la sienne lorsqu'elle a signé le premier papier. Lentement, elle se détache de lui et plante son regard dans le sien. « Tu n'es pas seul, tu n'auras plus jamais à l'être. » Un sourire doux prend place sur ses lèvres alors qu'elle pose une main sur son avant-bras. Même si ils ne se connaissent pas et que Cleo n'a jamais été très encline aux contacts physiques prématurés, elle a voulu rendre ce geste rassurant et réconfortant pour lui. Son bras finit par retomber le long de son corps. « C'est moi ! J'espère que tu n'es pas trop déçu, » souffle-t-elle en espérant que cette touche d'humour ne soit pas trop mal placée. Cleo, quant-à elle, sait parfaitement où elle est censée l'emmener. Elle a l'adresse encodée dans le GPS de sa voiture, l'itinéraire sur papier au cas où l'engin ne fonctionnerait pas. « Est-ce que... tu voudrais aller boire quelque chose avant ? Un café peut-être ? Tu peux refuser, je comprendrais que tu aies envie de te reposer. » Elle se met en marche en direction du parking sans le quitter des yeux, craignant peut-être qu'il ne s'envole soudainement si elle ose dévier le regard un seul instant. « Par contre, j'insiste pour te faire découvrir la ville plus tard, même si ce n'est pas officiellement dans mes tâches à accomplir. »

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MessageSujet: Re: what a life, when you can't even roll the dice (cleo)   Dim 4 Juin 2017 - 18:13

Depuis que ses pieds avaient franchi la frontière invisible entre la Syrie et la Jordanie, il y avait deux ans de cela, en compagnie de sa femme et de ses enfants, Naveen s’était à maintes reprises imaginé ce moment. Ce moment où enfin, il sentirait qu’il n’aurait plus à avoir peur de mettre un pied devant l’autre sans craindre que son monde explose en une courte seconde. Qu’il n’aurait plus à regarder ses enfants partir pour l’école en se disant que c’était peut-être bien la dernière fois qu’il les verrait. Il s’était imaginé dans n’importe quel aéroport, de n’importe quel pays d’accueil, être reçu par les autorités ou par les partenaires d’aide humanitaire, avec toute sa famille l’entourant. À chaque matin depuis tous ces mois, Naveen s’était réveillé de ce rêve en ne perdant jamais espoir malgré leur établissement trop permanent au camp. Il s’était réveillé en se disant qu’il ferait tout ce qui était en son pouvoir pour les sortir de cet endroit, pour qu’ils ne crèvent pas au milieu de ces 80 000 autres réfugiés entassés dans 5 km². Jusqu’à ce que ce rêve se brise comme tous les autres le jour où il avait effleuré de trop près l’idée que tout cela se concrétise. Ce jour où il avait envoyé sa famille en mer, sans lui, dans l’espoir de les retrouver quelques mois plus tard dans une ville au bord de la mer, sur le continent voisin. Ce jour où il les avait perdus. Ce moment actuel, à l’aéroport, Naveen se l’était imaginé souvent, oui. Mais jamais comme ça. Jamais en y étant seul et démuni. Jamais en ayant autant peur de ce qui lui arriverait. C’est pour cette raison qu’en serrant Cleo dans ses bras, Naveen tenta du mieux qu’il le pût de trouver dans ce contact l’espérance qu’il pouvait encore y avoir du bon à venir. Que tout n’était pas perdu pour lui. Qu’il pourrait, peut-être, se reconstruire. Lorsqu’ils reprirent leur distance, Cleo posa une main rassurante sur son avant-bras, et un mince sourire se dessina sur les lèvres du syrien. Quand elle lança qu’elle espérait qu’il n’était pas déçu, il répondit en secouant doucement la tête : « Je me réjouis. » Lui assura-t-il, la prenant presque au sérieux. Il voulait seulement qu’elle sache à quel point il était reconnaissant de son aide. Il ignorait à quel point sa dépendance à cette femme le pèserait après plusieurs mois, il ignorait à quel point il s’en voudrait d’avoir autant besoin d’elle, mais pour le moment il ne lui était que redevable. La jeune femme proposa alors qu’ils s’arrêtent boire un café en route, mentionnant qu’il pouvait refuser, et qu’elle lui ferait visiter la ville plus tard de toute façon bien que ça ne soit pas dans ses tâches. « Je ne pense pas être capable de me reposer, pour le moment … » Trop fébrile, trop triste, trop nerveux, trop déboussolé. C’était un tout nouveau monde pour lui et son cœur se débattait bien trop pour que Naveen puisse envisager le calmer bientôt. « Un thé ou un café, n’importe quoi me conviendra. » Ajouta-t-il avec son fort accent arabe. Ils se mirent finalement en marche en suivant les directions vers la sortie de l’aéroport et, bientôt, les portes s’ouvrirent sur le monde extérieur et une vague de chaleur caressa Naveen. Il y était habitué, à cette chaleur, et à pire encore. « Tu parlais de tes tâches officielles à accomplir. Quelle sont-elles ? » Demanda-t-il, curieux, surtout parce que ces tâches étaient directement liées à lui, à son intégration dans cet endroit. Il voulait savoir dans quelles proportions il serait accompagné, ou livré à lui-même.  
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MessageSujet: Re: what a life, when you can't even roll the dice (cleo)   Ven 9 Juin 2017 - 21:32

Emprunter une nouvelle fois la route rejoignant l'aéroport à son appartement avait suffi à faire resurgir dans son esprit des dizaines de souvenirs d'Irlande. Certains beaux, comme par exemple cette dernière soirée passée avec ses amies où elles avaient fini par danser sur les tables jusqu'à voir le soleil se lever. Ou encore sa première rencontre avec Eleven, minuscule chiot qui tenait à peine debout à l'époque. D'autres moins heureux, tel que son départ vers un pays à l'autre bout du monde qui avait fait couler les larmes de ses parents, ses copines, certainement son ex fiancé. Il y avait également ce foutu souvenir, celui affreux et torturant qu'elle essayait tant bien que mal de refouler, mais qui avait réussi à trouver sa place parmi les autres. Un journée de sa quinzième année, une matinée d'hiver où son frère avait laissé sa vie se perdre dans les eaux gelées d'un lac. Un traumatise qui, douze ans plus tard, ne la quittait toujours pas. Il y avait au final tant d'éléments qui l'avait poussée à changer totalement de vie, mais celui-ci avait certainement dû être le premier d'une longue lignée. Le premier, mais aussi le plus convainquant. Comment continuer de vivre dans une ville qui avait connu son frère ? Marcher là où il avait posé les pieds, respirer cet air qui ne rentrerait plus jamais dans ses poumons ? Un voyage était un moyen efficace pour un nouveau départ, bien que Cleo avait parfois encore cette impression désagréable d'être toujours coincée dans le passé. En arrivant, elle s'était mise à espérer que Naveen ne connaîtrait pas ce blocage. Elle sait qu'il a ses propres démons, ses propres peines, ses raisons de pourquoi il a lui aussi décidé de laisser tout ce qu'il connaît derrière lui. Ce ne sont pas les mêmes qu'elle évidemment, mais ne dit-on pas que la douleur est un sentiment totalement subjectif ? Il est impossible de comparer l'incomparable. Ces trois mots qu'ils prononcent la poussent à ne pas le laisser se noyer dans son passé comme elle l'a trop souvent fait. Elle ne sait pas comment elle fera, comment elle pourra l'aider, mais elle trouvera. Se dirigeant à nouveau vers le parking pour retrouver son véhicule, elle hoche la tête et réalise que sa supposition était peut-être stupide. Qui pourrait dormir après un changement de vie si radical ? Elle se souvent qu'à son arrivée ici, elle avait passé la nuit à se demander si son choix avait été le bon ou non. « Alors c'est parti pour une boisson chaude ! En comparaison avec les températures de la Syrie, l'Australie doit presque te paraître froide. » Pour elle, c'était l'effet l'inverse. Il faisait si souvent froid en Irlande, et à Bowen les températures descendent rarement en dessous de vingt degrés. Alors qu'ils s'approchent de son véhicule, Naveen lui pose une des questions auxquelles elle s'est mentalement préparées à répondre avant de venir à sa rencontre. « Oh, juste quelques affaires administratives. » Elle ajoute ensuite dans un léger rire « J'ai l'impression d'être une sorte de ministre en disant ça. » Puis elle reprend son sérieux, entrant la première dans sa voiture afin de s'installer derrière le volant. Elle attend que Naveen ait pris place pour continuer leur conversation. « Venir te chercher déjà, t'amener à ton logement, t'aider à trouver en boulot. En gros, t'aider à t'intégrer dans cette ville. » Elle lui sourit avant de démarrer le moteur.

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MessageSujet: Re: what a life, when you can't even roll the dice (cleo)   Dim 18 Juin 2017 - 3:27

Lorsque le nom de son pays sortait d’entre les lèvres de Cleo, on aurait presque pu croire qu’il s’agissait d’un endroit comme un autre sur cette Terre. Que ce nom n’était pas associé avec les horreurs, avec la terreur, avec l’échec humanitaire. Et pourtant, Naveen savait bien à quel point la Syrie était jugée, incomprise, abandonnée à elle-même. Ce n’était certainement pas sans raison que l’Occident, et le reste du monde, la boudait. Certes, beaucoup de pays ouvraient leurs portes aux réfugiés, aux gens comme Naveen. Mais aucun de ces pays n’élevait sa voix assez haute, assez forte, pour changer quoi que ce soit à ce qui se passait à des kilomètres d’eux. Que mille ou dix mille réfugiés arrivent en leur sol, cela ne changeait rien au fait que ceux laissés derrière continuaient de mourir, jour après jour. Parce qu’ils voulaient se battre pour leur pays, pour leur liberté, jusqu’au bout. Naveen avait failli à cette tâche. Naveen s’était finalement montré lâche. Ce qu’il redoutait, c’était qu’au bout de quelques mois, de quelques années, le nom de la Syrie sorte aussi banalement d’entre ses lèvres. En même temps, le jeune homme essayait de se convaincre que c’était tout aussi bien ainsi. Qu’on laisse à la Syrie ce qui lui revenait : sa beauté. Qu’on ne fasse pas d’elle le seul et unique récipient de la cruauté humaine, de la folie des extrêmes. La Syrie n’était que ça, au fond : un pays. Il aurait juste fallu s’attarder aux actes plutôt qu’aux grands titres la nommant sans la sauver. « C’est différent. C’est chaud et sec, ici. » En Syrie, c’était comme ça en été seulement, et l’humidité et les vents plus froids les frappaient en hiver. Sans doute avait-il bien choisi sa destination pour ne pas être trop dépaysé. Certains réfugiés étaient partis pour des pays du Nord, eux. Les pays de la neige. Une fois tous les deux bien installés dans la voiture, en route vers la nouvelle vie encore inconnue de Naveen, ce dernier posa à Cleo la question qui lui brûlait les lèvres depuis leur toute récente rencontre. À quel point allait-elle le guider à travers ce grand défi d’adaptation ? Jusqu’où irait-elle avec lui ? Loin, il espérait. « Je n’ai pas grand-chose avec moi pour le logement. Je ne sais pas si c’est meublé … » Dit-il, avec une pointe d’interrogation dans la voix. Naveen ne demandait pas grand-chose, mais un matelas où dormir et de quoi se faire à manger lui semblait important. Sans doute était-ce prévu. Mais tout était tellement déboussolant, déroutant, dans cette manière d’être catapulté dans un tout nouveau monde … ses attentes ne devaient pas être trop élevées. « Me trouver un boulot … » Il eut un léger rire, à la fois de désespoir et de fatigue. « J’ai l’impression d’avoir à tout recommencer, de repartir à zéro. Complètement. » Et c’était le cas, au fond. Il n’avait plus rien, plus même ses connaissances. Celles-ci ne suffisaient plus. Celles-ci ne lui appartenaient plus. Plus vraiment. « Je peux te poser une question, Cleo ? » Demanda-t-il, d’une douce voix, en tournant sa tête vers la jeune femme. « Pourquoi m’avoir choisi, moi ? Pourquoi ne pas avoir choisi d’aider une famille qui avait encore une chance ? » Parce que plus les minutes passaient, et malgré l’espoir que Cleo lui apportait, Naveen avait l’impression que pour lui, la vie s’était achevée.  
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MessageSujet: Re: what a life, when you can't even roll the dice (cleo)   Lun 19 Juin 2017 - 22:42

Elle est nerveuse, un peu. Pas de rencontrer Naveen, pas non plus qu'un silence ne s'installe entre eux et ne créé un malaise dont elle n'arriverait pas à les sortir. Justement, Cleo a peur de trop en dire. Elle se sait maladroite, en gestes comme en mots, elle se sait parfaitement capable de dire ceux qu'il ne faut pas dire et de frapper là où ça fait mal sans même le vouloir. Et pourtant, une fois face à lui, les mots lui viennent tous seuls. À chaque phrase qu'elle prononce, elle guette l'expression de son visage et espère ne pas y voir de la tristesse, de la honte, ou une impulsive envie de meurtre. Sauf que les traits tristes, Naveen les a déjà. Tirés, fatigués, il a le regard de celui qui a vécu et qui ne pourra jamais oublier. Cleo en a le coeur serré, pourtant elle ne laisse rien paraître sur son visage à elle. À la place, elle lui sourit et s'efforce de lui rendre l'accueil le plus chaleureux possible. « C'est vrai qu'il pleut rarement, » commente-t-elle sans le regarder, ayant du mal à se souvenir des quelques jours de pluie auxquels elle a pu assister depuis qu'elle a emménagé ici. Assise derrière le volant de sa voiture, elle attend une poignée de secondes avant de démarrer afin de vérifier qu'elle n'a rien laissé tomber derrière elle. Elle a ses clés, son portable, ses cartes de visites glissées dans son sac qu'elle s'amuse à donner à n'importe qui depuis qu'elle les a imprimées. Enfin, Cleo peut démarrer le moteur. « Je ne sais pas non plus. Mais au pire, on pourra aller chez Ikea et l'utiliser comme excuse pour aller manger leurs fameuses boulettes de viande. Je ne sais pas si il y en a là d'où tu viens, mais aller se perdre dans ce magasin est clairement une des choses à faire avant de... enfin, juste une chose à faire. » Elle se pince les lèvres après avoir réalisé qu'elle commençait déjà à trop parler, quitte son emplacement de parking et roule en direction du centre. Le rire de Naveen qui sonne si faux à ses oreilles lui donne envie de s'arrêter sur le bas-coté de la route et de poser ses mains sur ses épaules avant de lui promettre qu'il y arrivera, qu'il pourra retrouver une vie normale. Sauf qu'elle n'en fait rien. Cleo continue de rouler, ses yeux rivés sur la route. « Ce n'est pas toujours une mauvaise chose de recommencer à zéro. » Elle parle en connaissance de cause, elle qui a totalement effacé sa vie irlandaise au profit d'une existence à l'australienne. Face à son interrogation, elle tourne brièvement la tête dans sa direction et attend, curieuse. Un léger soupir s'extirpe contre son gré d'entre ses lèvres. « Parce que tu as toi aussi encore une chance, Naveen. Je ne te connais pas bien, c'est vrai, mais je sais que tu es doté d'un grand courage car il en faut énormément pour s'envoler vers ce pays qui n'est pas le tien. Tu as tout autant droit à une belle vie que n'importe qui d'autre sur cette Terre. Et si tu as besoin d'un coup de main pour t'en rendre compte, et bien je serais ravie d'être là, à tes cotés. » Cleo tourne une nouvelle fois la tête dans sa direction, un demi-sourire aux lèvres.

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MessageSujet: Re: what a life, when you can't even roll the dice (cleo)   Mar 20 Juin 2017 - 17:09

Ces dernières années, en Syrie, les pluies de bombes se faisaient plus fréquentes que les pluies météorologiques. Ce serait donc avec aisance qu’il s’habituerait au climat sec et ensoleillé de l’Australie. C’était mieux encore s’il n’avait pas à craindre les avions qui passeraient au-dessus de sa tête à tout moment de la journée et de la nuit. Quel changement ce serait ! C’est de se sentir en sécurité qui prendrait plus de temps à faire son chemin dans la vie de Naveen plutôt que tout le reste. Il avait été sur ses gardes, prêt à faire face à l’urgence, pendant les cinq dernières années de sa vie. Il ne pourrait pas du jour au lendemain se faire à l’idée qu’il n’avait plus tant à craindre, ici. Il écouta Cleo lui parler de son logement et d’un endroit où ils pourraient aller en acheter. Enfin, c’est ce qu’il sembla comprendre de ce charabia qui ne voulait à peu près rien dire pour lui. « Je ne savais pas qu’il pouvait exister tel enthousiasme pour un magasin. » Avoua-t-il avec un sourire, le premier sourire un peu plus amusé depuis son arrivée. « Un magasin de meubles et de boulettes de viande. » Continua-t-il, plus pour lui-même. Il aurait tant à découvrir dans ce pays industrialisé qui ne ressemblerait sans doute en rien à son pays natal. Et le passage d’un camp de réfugiés organisé comme une minuscule ville à une véritable grande ville allait sans aucun doute le déboussoler. Les traits un peu plus détendus de Naveen ne restèrent pas longtemps égayer son visage, car dès que Cleo continua l’énumération de leurs tâches à accomplir pour son intégration au pays, il pensa à cette recherche d’emploi. Pour avoir entendu parler du fonctionnement des pays d’accueil, Naveen se doutait fortement qu’il ne pourrait pas exercer son métier de dentiste en un claquement de doigts. Il ne pourrait sans doute même pas commencer une recherche d’emploi dans ce domaine, pas immédiatement. Il ignorait quel était le processus exact, mais il l’appréhendait déjà. Cleo, elle, semblait voir d’un bon œil ce nouveau départ. « J’ai travaillé fort pour ce que j’avais. » Répondit-il, pas pour la contredire, pas pour être fermé, mais seulement pour mettre en mots l’injustice qu’il ressentait. Naveen avait fait des années d’études en médecine dentaire, il avait excellé une fois sur le marché du travail, et voilà que tout ce travail n’avait plus aucune valeur. Simplement parce qu’il venait d’ailleurs. D’un pays qu’on ne reconnaissait pas sur le même pied d’égalité que les autres. Finalement, pour briser le silence installé sans doute par sa faute, Naveen posa à Cleo cette question qu’il passait et repassait dans sa tête depuis le moment où il avait appris que quelqu’un était prêt à le parrainer en Australie. Sa réponse était garnie d’espoir, un espoir qui n’habitait plus Naveen depuis qu’il avait perdu sa famille. Il comprenait sans comprendre. À ses yeux, sauver une famille entière valait mieux que sa vie à lui, mais peut-être n’était-ce pas aussi simple. « Merci. Je savais que tu étais une personne généreuse, mais tu me le prouves encore plus maintenant. » Il sourit, faiblement. N’ayant pas su quoi répondre, il avait préféré retourner la conversation sur elle, en pensant évidemment chaque mot prononcé. Autrement, il aurait souligné le fait que ce n’était pas le courage qui l’avait habité en s’envolant vers ce nouveau pays, mais bien la honte et la lâcheté. La voiture s’immobilisa finalement devant un établissement qui semblait bien peuplé en son intérieur. Il pouvait voir, à travers la vitre, des gens assis devant un ordinateur, assis en groupe ou en couple, ou encore avec un livre à la main. Et une tasse ou un verre posés à côté d’eux. « Je me sens nerveux pour un café. C’est idiot. » Avoua-t-il avec un rire gêné, son cœur se serrant dans sa poitrine qui l’étouffait.  
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