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It looks like a lot of people are here because they have a tough past. Bowen seems to be, like, a new beginning. A way to start a new life, you know. - Oscar J. Fielding

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 what a life, when you can't even roll the dice (cleo)

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MessageSujet: Re: what a life, when you can't even roll the dice (cleo)   Mar 25 Juil 2017 - 14:34

En quittant l'Irlande, Cleo s'est pendant longtemps considérée comme une sorte de monstre sans coeur. Elle avait laissé derrière elle un fiancé qui l'aimait, un homme dont elle brisait les projets de famille, de maison, plusieurs années de vie auxquelles elle venait de mettre feu et qu'il ne pouvait que regarder s'envoler en fumée. Elle avait abandonné sa famille, ses parents, toute les personnes qui attendaient dans la chapelle de la voir franchir les portes, vêtue de sa jolie robe. Sauf qu'elle n'était finalement jamais entrée. Elle ne s'était pas mariée, n'avait pas dit à son fiancé qu'elle l'aimait, ne l'avait pas embrassé sous les applaudissements de leurs proches. Dans le taxi menant à l'aéroport, elle avait tant pleuré qu'elle en avait totalement ruiné son maquillage. Sa robe était foutue, déchirée à force de marcher dessus, salie par la boue et les graviers. Et même si le temps a réussi à balayer ses peines, elle n'a jamais eu l'impression d'avoir fait quelque chose de bien depuis lors. Aider Naveen, c'était un peu comme s'aider elle-même. Elle s'était trouvée un nouveau but dans sa nouvelle vie, une façon de se prouver que oui, elle était capable d'accomplir quelque chose de mieux que de briser le coeur d'un homme. « Non c'est vrai, ça ne sert à rien d'aller aussi loin. Dis-toi simplement que demain je serai là, et répète ça tous les jours. » Parce qu'elle s'est engagée à lui venir en aide, matériellement comme psychologiquement. Et peut-être qu'un jour les rôles s'inverseront, qu'ils arriveront à être assez proches que pour que Naveen puisse prendre le rôle de celui qui écoute. Suite à son exclamation sur la distance de son pays natal avec l'Australie, Cleo hoche pensivement la tête et sourit doucement, le regard perdu dans le vide. « Oui, c'est si loin et pourtant, je serais tout-à-fait capable de prendre le premier avion en cas d'urgence. » Elle dit ça et pourtant, Cleo ne l'a jamais fait. Un an qu'elle n'a plus de nouvelle de personnes autres que ses parents, déçus de son acte jugé impulsif. Un an qu'elle n'a plus vue les collines, l'océan, qu'elle n'a plus senti le vent froid qu'elle a appris à aimer soulever ses cheveux et se faufiler dans sa nuque. Elle reporte à nouveau son attention sur lui. « Et bien, je suis ravie de te l'avoir fait connaître. » Son sourire se fait plus grand et plus sincère. Elle porte son café jusqu'à ses lèvres et se réchauffe avec, même si il ne fait pas froid. Alors que son regard se porte sans le vouloir sur la tasse de Naveen, elle réalise que celle-ci est vide. « Tu veux quelque chose d'autre, ou tu es prêt à découvrir Bowen ? » lui demande-t-elle, les yeux brillants.
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MessageSujet: Re: what a life, when you can't even roll the dice (cleo)   Mar 25 Juil 2017 - 23:22

[Seuls les administrateurs ont le droit de voir cette image]La reformulation de Cleo redonnait complètement un sens à sa promesse d’un peu plus tôt. Dit de cette manière-là, Naveen avait davantage de facilité à comprendre qu’elle était là pour rester, qu’elle n’était pas prête à le laisser à lui-même face à ce monde totalement inconnu. Prendre la vie au jour le jour, se répéter qu’à chaque lendemain, Cleo serait là. À l’attendre, aux aguets face aux besoins de l’homme, face à ses inquiétudes ou ses appréhensions. Dans un an, ou trois ans même, Naveen allait sans doute se retrouver dérouté plus d’une fois. Déboussolé, égaré. La route qu’il venait d’emprunter en était une sinueuse, peu éclairée, mal indiquée. Sortir des sentiers battus pourrait arriver plus rapidement que prévu, même sans le vouloir. Une main qui transperce le brouillard pour venir attraper la sienne ne serait jamais de refus. Un sourire se dessina donc sur le visage du syrien alors qu’il réalisait qu’il y avait vraiment quelqu’un maintenant, dans ce monde, qui avait ses intérêts à cœur. Qui voulait qu’il réussisse à s’en sortir. Quelqu’un pour qui il n’était pas qu’un cas parmi des milliards, un numéro de dossier à rapidement reléguer à un autre. « Ça me semble déjà plus réalisable, pour moi. » Il hocha la tête sans perdre son mince sourire. « J’avoue qu’avec la guerre, j’ai appris à ne pas penser trop loin, parce qu’il n’y avait rien de plus incertain que demain. Pour chacun d’entre nous. Alors prendre la vie au jour le jour, c’est la formule qui me convient le mieux maintenant. » Dit-il en buvant l’une des toutes dernières gorgées de son café épicé. « C’est rassurant de savoir que j’aurai quelqu’un pour m’accompagner. » De pas en pas, de jour en jour. Lui aussi avait cet espoir qu’il puisse à son tour servir de phare dans la nuit pour Cleo. Qu’il puisse lui tendre une main tout aussi réconfortante que la sienne, et arriver à l’écouter, à la rassurer, à lui rendre la pareille. Elle aurait tant fait pour lui, la moindre des choses était qu’il puisse être une épaule sur laquelle elle s’autoriserait à pleurer. Probablement pas bientôt, peut-être même pas dans un futur proche, mais à un moment ou à un autre, Naveen espérait être pour elle bien plus que le réfugié qu’elle avait sauvé du vide, du silence. Déjà, plutôt que de parler de lui comme s’il était le centre de l’univers alors que c’était bien loin d’être le cas, le syrien se concentra sur la jeune femme, sur son passé, sur son histoire. Tout le monde en avait une, colorée de différents tons et couleurs, animée de différentes formes. « Es-tu retournée, depuis que tu es ici ? » Naveen ignorait si lui retournerait un jour en Syrie. Cela dépendrait sans doute de l’avenir-même de son pays natal. Qui sait, dans dix ou vingt ans, de quoi aurait l’air Alep ? Seul le temps le dirait. Ce temps qui semblait maintenant figé pour Naveen, incapable d’avancer sans constamment tourner la tête derrière lui. Il termina son café, et à peine un instant plus tard, Cleo le remarqua sans doute puisqu’elle lui demanda s’il désirait autre chose, ou s’il était prêt à découvrir Bowen. À vrai dire, il mourrait de faim, mais il préférait attendre d’avoir son propre argent à dépenser, ce que le gouvernement avait sans doute prévu pour une base d’ici à ce qu’il se trouve un emploi. « Je suis prêt. » Déclara-t-il donc, posant ses paumes sur la table, se donnant une poussée pour se lever par le fait-même. Il ignorait s’ils commenceraient par chez lui, ou par d’autres endroits à connaître avant de repartir complètement à zéro.  
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MessageSujet: Re: what a life, when you can't even roll the dice (cleo)   Mer 2 Aoû 2017 - 11:01

Une ville inconnue peut être vaste, impressionnante même. Il est facile de s'y perdre, surtout lorsqu'on possède un sens de l'orientation aussi peu développé que Cleo. Les rues sont nouvelles, les magasins n'ont rien de familier, tous les repères sont à refaire. Plus aucun souvenir ne la liait et ne le lie aujourd'hui à un quelconque lieu parmi les nombreux composants Bowen. Si il est déjà difficile de se retrouver dans une nouvelle ville, Cleo n'ose pas imaginer ce que cela doit être que de s'en sortir dans une nouvelle vie. C'est encore plus vaste, encore plus impressionnant. Comme si il n'était plus lui-même, ou qu'il venait soudainement de voler la vie d'un autre en abandonnant la sienne derrière lui. Elle ne peut pas comprendre ce qu'il ressent, n'a qu'une idée abstraite de ce que lui vit concrètement. Mais au moins, elle peut essayer d'imaginer. Bien qu'il soit à peine visible, le faible sourire de Naveen arrive une nouvelle fois à lui réchauffer le coeur. Mentalement, Cleo se promet à elle-même qu'un jour, elle arrivera à ramener un semblant de bonne humeur sur ces traits fatigués. « Alors on va faire comme ça, carpe diem. » Elle baisse les yeux vers ses mains et aimerait poser la sienne sur l'une d'elles. Un geste chaleureux, rassurant, un signe de présence et la promesse que quoi qu'il arrive, elle sera là. Sauf qu'elle ne fait rien. Elle ne veut pas le brusquer, ni même entrer dans son espace vital. Bien vite, elle relève les yeux pour croiser son regard. La conversation cesse de tourner autour de lui pour se focaliser cette fois sur elle, sur son pays qu'elle a aussi quitté mais dans des circonstances bien moins graves que les siennes. Elle qui pensait autre fois avoir connu l'enfer, l'histoire de Naveen a rapidement fait relativiser Cleo quant-à son propre récit. Au final, elle préférerait annuler une centaine de mariages que de se retrouver au centre d'une guerre civile. Malgré tout, la question qu'il lui pose lui noue l'estomac. « Non, » souffle-t-elle. « J'aimerais beaucoup mais... c'est compliqué. Je pense que beaucoup de personnes n'ont pas envie de me voir revenir. » Elle hausse les épaules comme si rien de tout cela n'avait d'importance alors qu'au fond d'elle, Cleo a le coeur brisé de se savoir si rejetée de son chez soi, même par ses propres amis. Ils ne comprenaient pas un an plus tôt, elle ne voit pas pourquoi ils comprendraient aujourd'hui. Plus tard sûrement, elle prendra un ticket d'avion sur un coup de tête et débarquera sans prévenir dans sa maison familiale, celle où elle a grandi. Elle le fera parce qu'ils lui manqueront trop, parce que son amour pour eux aura enfin réussi à dépasser ses peurs. Préférant ne plus penser à tout ça, elle évoque l'idée de découvrir Bowen et Naveen lui annonce être prêt avant de se lever. Elle pose quelques pièces sur la table avant de se lever à son tour et de quitter le café. « Et si on allait découvrir ce fameux appartement qu'Ikea comblera ? » lui demande-t-elle avec un sourire amusé, marchant jusqu'à sa voiture.
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MessageSujet: Re: what a life, when you can't even roll the dice (cleo)   Ven 11 Aoû 2017 - 0:26

[Seuls les administrateurs ont le droit de voir cette image]Carpe diem, un aphorisme que Naveen avait entendu à maintes reprises dans les livres, dans les films, et qu'il n'avait jamais pu s'approprier. Pourtant, au beau milieu d'une guerre civile, il aurait été facile de croire que n'importe qui aurait suivi ce principe de vivre le jour présent puisque rien n'était plus incertain que demain. Malheureusement, lorsque ledit moment présent n'en est qu'un de souffrance, difficile de prétendre pouvoir en profiter. Naveen ne saisissait pas le présent, non, il le subissait. Pendant toutes ces années de guerre, il avait souhaité que le soleil se lève sur un ciel qui ne serait pas baigné de la couleur du sang, il avait souhaité qu'un nouveau jour naisse enfin. Différent du présent dans lequel il étouffait. Tout autre que cette vie de crainte qu'il avait toujours connue. Carpe diem. Peut-être pourrait-il enfin le faire sien. Le syrien hocha la tête avec un sourire, comme pour souligner cette entente, acquiescer à cette décision peut-être futile pour certains, mais importante et symbolique pour lui. Son premier pas vers l'avant fut de sortir la tête de son propre nombril et de s'ouvrir aux autres, et cet autre qu'il avait pour le moment, c'était Cleo. Il avait depuis des mois raconté son récit aux bénévoles en Jordanie ou encore aux autorités frontalières, il avait passé ses nuits à revivre des moments cauchemardesques de son propre parcours. Maintenant, il désirait entendre d'autres histoires, d'autres paroles. Pourtant, ce n'était pas forcément plus heureux que ce que lui aurait pu raconter. L'histoire de Cleo semblait lourde de chagrins, de regrets même. Il se sentait bien coupable d'avoir ainsi pénétré son monde privé. « Je ne voulais pas raviver de douloureux souvenirs. » Déclara-t-il d'abord. Il savait ce que c'était que de tourner soi-même le couteau dans la plaie en se remémorant des images bouleversantes, en verbalisant ces dernières. Cela les rendait plus vraies, plus réelles. Plus difficiles à encaisser. « Mais si jamais tu as besoin de parler, je serai là. » Aujourd'hui, et demain. Et probablement toutes les autres journées et années à venir, aussi. Tout comme Cleo le serait pour lui. Puisqu'ils avaient alors tous les deux terminé leurs consommations, Cleo proposa d'aller découvrir l'appartement qui appartiendrait bientôt à Naveen, qui lui offrirait une certaine liberté qu'il n'avait plus depuis si longtemps maintenant. Le syrien prit une grande inspiration avant de se lever. « Le grand moment. » Déclara-t-il avec anxiété et hâte. Ils retournèrent à la voiture de la jeune femme et, après avoir vérifié les adresses et le trajet, elle se rendit jusqu'à l'endroit en question. Une fois sur place, ils se retrouvèrent devant un grand immeuble, avec des balcons alignés les uns aux autres sur la façade principale. Tout en bas, une seule porte principale. « Nous y sommes ? » Demanda-t-il avec une pointe d'appréhension. Ils y étaient. Finalement, après ce long périple, Naveen y était. Ils débarquèrent et rentrèrent dans l'immeuble, après que Cleo ait pu en ouvrir la porte avec une clé qui lui avait été remise, et ils montèrent au troisième étage, au numéro indiqué sur les papiers. 307. Numéro devant lequel Naveen s'arrêta, droit comme un piquet, fixant les chiffre sans trop les voir tellement son coeur qui battait trop vite prenait toute la place.  
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MessageSujet: Re: what a life, when you can't even roll the dice (cleo)   Dim 20 Aoû 2017 - 17:02

Bien vite, quoi que trop tard, Cleo réalise à quel point ces paroles qu'elle a prononcées peuvent sous-entendre des choses bien pires que celles qu'elle réellement vécues. Comparée à celle de Naveen, son histoire n'a rien d'exceptionnelle. Elle ne comporte pas de morts, pas même de blessés physiques, puisqu'elle a malgré tout laissé derrière elle quelques cœurs cassés. Un sentiment qui l'a pesée mentalement, une culpabilité sans fin qui l'a tenue éveillée chaque nuit pendant de nombreux mois et qui l'ont forcée à consommer somnifère sur somnifère. Et lorsque les souvenirs se sont transformés en cauchemars, lorsque son corps s'est vengé de ce traitement qu'elle lui a infligé en projetant sur ses paupières des visions d'horreurs qu'elle aurait préféré oublier, Cleo ne pouvait plus dormir. Elle restait debout, s'empêchait d'avoir sommeil. Elle avait peur de ses démons, d'être rattrapée par sa récente phobie et par tout ce qui l'entoure. Sauf que cette histoire là n'a rien à voir avec son départ d'Irlande. C'est une histoire plus ancienne, plus douloureuse aussi. Une dont elle n'est pas prête à parler et qu'elle préfère garder comme un coffre scellé au fond de son coeur meurtri. « Ce n'est pas le cas ! » s'empresse-t-elle de dire en jetant un rapide coup d'oeil en direction de Naveen, lui souriant pour le rassurer. « C'est même... un peu stupide en réalité. J'étais supposée me marier mais ce n'est pas arrivé, alors beaucoup de personnes là-bas sont encore aujourd'hui très en colère contre moi. J'ai surtout la trouille en réalité, » ajoute-t-elle avant de réaliser qu'encore une fois, elle est trop bavarde. Il y a des sujets dont elle ne parle pas, mais d'autres sur lesquels elle a tendance à trop s'étendre. Lorsque Cleo parle, elle est comme une sorte de moulin à paroles sans filtre qui n'est pas capable de trouver là limite où s'arrêter. Nerveusement, elle rit. « Je ne sais même pas pourquoi je te dis tout ça, tu dois me trouver ridicule. » Ils pourraient parler d'elle plus longtemps, mais elle est plus intéressée par la découverte du futur appartement de Naveen que par celle de sa vie privée. Et elle suppose que lui aussi, raison pour laquelle ils ne tardent pas avant de faire le chemin jusqu'au fameux bâtiment. Arpentant la rue, un bout de papier entre ses doigts, Cleo finit par s'arrêter devant une porte. « Je crois que oui, nous y sommes. » Elle réussit à l'ouvrir avec les clés qu'on lui a données et monte jusqu'au troisième, devant la porte 307. Elle entre la deuxième clé dans la serrure et déverrouille avant d'ouvrir la porte. « Bienvenue chez toi, Naveen. » Elle le regarde, attend sa réaction, et le laisse entrer le premier dans cet appartement qui est le sien.
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MessageSujet: Re: what a life, when you can't even roll the dice (cleo)   Lun 21 Aoû 2017 - 3:47

[Seuls les administrateurs ont le droit de voir cette image]Alors que Naveen avait cru lire dans son regard et dans son ton de voix une profonde tristesse lorsqu’elle avait parlé de l’Irlande, des gens là-bas qui ne souhaitaient peut-être pas son retour autant qu’elle aurait voulu les revoir, Cleo s’empressa de lui dire qu’il ne s’agissait pas de douloureux souvenirs. Elle expliqua, par la suite, la situation telle qu’elle était. Quand elle la qualifia de stupide, Naveen secoua la tête. « Aucune source de douleur ou de chagrin n’est stupide. » Lui assura-t-il, avant de reprendre : « Qu’est-il arrivé à ton fiancé ? Pourquoi ne vous êtes-vous pas mariés ? » Demanda-t-il. Il ne lui avait pas traversé l’esprit jusqu’alors que c’était Cleo qui avait mis un terme à ce mariage, qui était partie, laissant son mari derrière. Ce n’était pas vraiment envisageable dans son pays, dans sa religion, ou du moins la femme risquerait gros à prendre une telle décision. C’était tout l’honneur de la famille qui y passerait. Maintenant qu’il était arrivé en Australie, qu’il était confronté à de nouvelles religions, et même l’absence de religion, qu’il allait devoir s’habituer à de nouvelles traditions, une nouvelle culture, il allait aussi devoir s’ouvrir les horizons un peu plus. Il allait aussi devoir accepter que ce qu’il avait connu, ce dans quoi il avait été élevé, n’était pas forcément ce qui était la norme ici. Naveen était prêt à le faire, il s’était préparé à ce choc pendant des années maintenant. Il avait juste espéré avoir sa famille à ses côtés pour que la transition se fasse un peu moins brutalement. Là, il n’avait aucun soutien qui le comprendrait totalement. Il était seul devant l’inconnu. Après s’être expliquée, Cleo s’excusa, en quelque sorte, de raconter cette histoire. « Je ne te trouve pas ridicule. Je suis désolé si j’ai donné cette impression, c’est juste que … ce ne sont pas des choses qui arrivent souvent chez moi. Je suis surpris. » S’excusa-t-il à son tour. Peut-être Cleo avait-elle lu l’étonnement dans son regard et avait interprété cela comme un jugement, ou quelque chose du genre. Ce qui était loin de la vérité. Peu importe de toute façon, puisqu’était maintenant venue l’heure d’aller découvrir son appartement, son nouveau chez-lui, pour qu’il puisse enfin arrêter de référer à ce dernier comme étant la Syrie. Une fois arrivés devant la porte, Naveen figea, même une fois la porte ouverte, il sembla ne pas trouver la force de mettre un pied devant l’autre pour franchir le cadre. Quand Cleo lui souhaita la bienvenue chez lui, il tourna la tête vers elle, la regarda un moment, avant d’hocher brièvement la tête. Il prit une grande inspiration et rentra dans l’appartement. Les rideaux étaient ouverts, laissant la lumière pénétrer par les fenêtres des quatre pièces qui composaient le logement. À sa droite, en rentrant, une cuisine qui n’était séparée du salon que par un comptoir. Elle était de petite taille, mais avait déjà un four et un réfrigérateur installé contre le mur. Il la regarda un moment, le cœur serré, avant de s’avancer vers le salon. Un canapé trônait seul au centre de la pièce, face aux fenêtres. Du côté gauche de l’appartement, deux portes closes. Derrière l’une delle, Naveen découvrit la salle de bain, avec un évier, une toilette et un bain-douche. Il referma la porte et ouvrit l’autre, où se trouvait un lit double ainsi qu’un meuble à tiroirs. Il resta dans le cadre de la porte de sa chambre, fixant le lit. Il n’avait pas dormi dans un lit depuis deux années complètes. Le cœur lourd, un spasme de chagrin le traversa alors qu’il prit pleinement conscience, maintenant qu’il découvrait son logement, qu’il était complètement démuni face à cette nouvelle vie. Il n’aurait pu espérer mieux que cet endroit, au fond. Il avait tout le nécessaire pour vivre. Mais ce n’était pas sa maison à Alep. Ce n’était pas chez lui. Naveen ne retournerait sans doute jamais là-bas et ça, ça n’était pas juste. Sentant peut-être la détresse du réfugié, Cleo s’était approchée, ou peut-être l’avait-elle suivie depuis le début, il l’ignorait. Il essuya les larmes qui s’étaient formées au coin de ses yeux et se tourna vers elle avec un faible sourire. « Excuse-moi. C’est bien, c’est très bien. Si tu savais à quel point c’est mille fois mieux que ce que nous avions comme installations à Za’atari. C’est juste … c’est juste que je me sens très vide. Un peu comme cet endroit. » Avoua-t-il, la voix tremblante.  
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MessageSujet: Re: what a life, when you can't even roll the dice (cleo)   Lun 4 Sep 2017 - 15:57

Son pays est catholique, autant que sa famille toute entière. Les parents de Cleo font partie de ces extrêmes croyants qui trouvent nécessaire le mariage avant la conception d'un enfant, et qui sont absolument contre la simple idée de vouloir avorter. Ils n'ont jamais non plus supporté les relations entre deux hommes ou deux femmes, un immense pêché pour ces êtres qui jugeaient qu'une famille devant se constituer d'un papa, d'une maman et des enfants, et non pas de deux papas ou deux mamans. Bien qu'ayant été élevée avec ces valeurs, Cleo ne les a jamais appliquées à sa propre vie. On qualifiait souvent son esprit de trop rebelle, trop libre, et cet acte qu'elle a osé commettre était pour eux une rébellion contre les siens et contre son fiancé. Même si elle retourne chez elle, elle n'est pas sûre qu'elle arrivera à retrouver sa place là-bas. « Nous n'avions pas la même façon de voir la vie. J'ai senti qu'en me mariant avec lui, je n'aurais pas été heureuse. J'aurais dû être la petite femme parfaite qui l'attend à la maison, son repas déjà préparé et la télé allumée pour qu'il puisse suivre les actualités sportives. Ce genre de vie ne me convenait pas, » conclut-elle avant de réaliser qu'encore une fois, elle parle trop. Elle s'empresse de s'excuser mais heureusement, Naveen lui promet qu'il ne la trouve pas ridicule. Elle n'a pas tout de suite réalisé à quel point les différences entre leurs deux mondes ne se limitent pas qu'à des différences physiques, mais qu'elles touchent aussi les modes de vie, les religions, les habitudes. Tant de différences entre deux lieux qui appartiennent pourtant à la même planète, au même univers. Et malgré que la Syrie et l'Irlande soient opposés, Naveen et Cleo ont réussi à se trouver, à trouver dans l'autre un peu d'aide et d'affection. Elle n'en dit pas plus, s'avance vers cet appartement qui sera bientôt celui de l'homme, ouvre la porte avant de rester en retrait afin de pouvoir le laisser découvrir. Contrairement à son appartement à elle qui est assez spacieux pour accueillir un gros chien, celui de Naveen est plus petit. Plus petit, mais sans que la taille soit un trop grand handicap. Elle le suit à quelques pas derrière, regarde chaque pièce en imaginant tout ce qu'ils pourraient ajouter afin de rendre l'endroit plus chaleureux. Mais alors qu'elle s'attarde sur le salon une dernière fois, l'absence des bruits de pas derrière elle attire son attention. Face à ce qui doit être sa chambre, Naveen est immobile. Curieuse, Cleo le rejoint et vient se placer à ses cotés. Il se tourne vers elle, lui permettant de voir les larmes qui se sont formées aux coins de ses yeux. Elle aimerait savoir si c'est un chagrin ou un soulagement qui s'est emparé de lui lorsqu'il a ouvert cette porte, mais Cleo ne se sent pas le courage de le lui demander. « On va remplir cet endroit avec autant de bibelots et de meubles qui te permettront de te faire sentir chez toi, » dit-elle avant qu'un sourire ne vienne étirer ses lèvres. « Tout comme ta tête finira par être remplie de nouveaux souvenirs. » Elle en est encore à un stade où Cleo a peur d'être maladroite, d'user de mauvais mots qui pourraient le blesser. Elle réfléchit à ses mots, se les répète avant de les prononcer tout haut. Par contre, elle n'a pas hésité avant de diriger sa main vers celle de Naveen afin de la serrer doucement, en signe de promesse.
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MessageSujet: Re: what a life, when you can't even roll the dice (cleo)   Jeu 7 Sep 2017 - 4:25

[Seuls les administrateurs ont le droit de voir cette image]À peine arrivé en Australie et déjà Naveen était confronté aux différences culturelles, rien que par le discours de Cleo. Le syrien tenta de ne rien laisser paraître de son trouble, de sa sorte de culpabilité, quand elle lui parla de ce rôle de femme à la maison qui ne lui convenait pas. C’était exactement ce que faisait sa femme pour lui, pour les enfants, du temps où ces derniers étaient encore vivants, du temps où ils vivaient encore à Alep sans voir le monde autour d’eux se détruire à chaque jour qui passait. Elle l’attendait à la maison quand il rentrait de la clinique dentaire, le repas déjà préparé pour tous les cinq, les nouvelles passaient à la télévision, son linge était soigneusement plié dans ses tiroirs, les draps sentaient bon les fleurs. C’était sa petite vie parfaite, avec une femme qui l’était autant. De penser que son épouse n’avait pas été heureuse dans ce rôle, qu’elle aurait préféré s’épanouir d’une autre manière, attristait Naveen. Mais c’était souvent comme ça, chez lui. La Syrie faisait partie de ces pays où la femme n’occupait pas une grande place sur le marché du travail. Ça s’était fait tout naturellement, qu’il soit celui à aller travailler jour après jour, et que ce soit elle qui reste à la maison pour s’occuper de cette dernière et des enfants. Il n’avait jamais remis en question ce modèle. « Je vois. Alors tu travailles ? » Demanda-t-il, par curiosité. Elle était avec lui, pour toute la journée, pas au travail. Avait-il pris congé pour lui ? Occupait-elle un emploi à temps seulement partiel ? Tant de questionnements émergeaient dans l’esprit de Naveen maintenant qu’il constatait que Cleo était bien plus libre que la plupart des femmes qu’il avait connues. Certes, il ne vivait pas avec des œillères autour de la tête, Naveen savait que les pays occidentaux offraient une plus grande égalité homme et femme, que c’était considéré comme une sorte d’ouverture, d’affranchissement face aux traditions ancestrales ou religieuses. Sauf qu’il n’avait jamais été confronté aussi directement à ces différences. Heureusement, il aurait des années sans doute pour les découvrir, les apprivoiser, les accepter. Pour le moment, Naveen avait d’autres affaires importantes à régler, dont son installation dans la ville, qui se ferait tout d’abord via son nouvel appartement. Cleo et lui venaient tout juste d’y entrer, et une vague de nervosité, d’angoisse, de solitude et d’excitation submergea l’homme alors qu’il faisait ses premiers pas dans cet endroit qui était sien. Essuyant les larmes qui s’étaient formées au coin de ses yeux, Naveen excusa son chagrin, son silence, tentant de justifier ses émotions. Cleo n’avait jamais été à Za’atari, jamais été dans un camp de réfugiés où on ne vous donne que le strict minimum comme des milliers d’autres. Elle ne comprenait sans doute pas à quel point Naveen se sentait choyé, même pour ce qui pouvait sembler si peu. Cleo glissa sa main dans celle du syrien, ce qui le surprit dans un premier temps, avant qu’il ne serre finalement à son tour la main de sa marraine du pays. Il hocha la tête. « De nouveaux souvenirs, oui. Sans oublier ceux que j’ai laissés là-bas. » Et sur ces mots, Naveen laissa glisser de sur son épaule son sac à dos, et l’ouvrit pour en sortir une grosse enveloppe de laquelle il extirpa des photos, qu’il avait prises de ses cadres avant de quitter Alep. Il n’avait pris que les photographies, pas les ornements qui les renfermaient. Sur la première, c’était sa famille, toute sa famille et lui-même, à l’anniversaire de Maya. Un sourire se dessina sur ses lèvres, même si son cœur s’était serré. « Tu crois qu’on pourra acheter des cadres, chez … IKEA ? » Demanda-t-il en tournant la tête vers elle. Pour le moment, il déposa les photographies sur le comptoir de la cuisine, après avoir marché jusque-là. Il passa une main dans ses cheveux, puis dans sa barbe, avant de la laisser retomber le long de son corps. « Si tu veux qu’on continue tout ça demain, tu sais, je ne veux pas te retenir. » Mais au même moment où il disait cela, il réalisait qu’il n’avait même pas de nourriture pour patienter jusqu’à demain. Et pas d’argent pour aller s’en procurer, où que ce soit.
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MessageSujet: Re: what a life, when you can't even roll the dice (cleo)   Lun 11 Sep 2017 - 16:00

La question de Naveen surprend d'abord Cleo. Pour elle, travailler est presque obligatoire si elle ne veut pas finir par se nourrir exclusivement de pâtes, loger dans un appartement minable avec une dizaine de colocataires ou pire encore, être obligée de rentrer chez elle.  Avoir un job a, au fil des années, fini par devenir une suite logique dans la vie d'un homme comme d'une femme. Après ça vient la maison, le compagnon, le mariage et les enfants, parfois dans cet ordre et parfois dans un autre. Cleo, elle, est encore coincée au stade de l'appartement. Mais bien vite, elle se rappelle que le pays de Naveen est loin de fonctionner comme celui-ci. Probablement que l'Homme et la Femme n'ont pas le même statut, qu'elles ne peuvent se permettre le même mode de vie que leur mari. Cette idée lui sert le coeur, mais elle se retient de lui en faire part. « Oui, je suis organisatrice événementielle dans une entreprise. Avant, je ne me contentais que des mariages mais maintenant, je peux être celle qui met tout un place pour, je ne sais pas, un dîner fancy par exemple. Ou n'importe quel autre événement important, » ajoute-t-elle, ayant bien conscience que son métier peut être aussi difficile à comprendre qu'il l'est à expliquer. Elle n'a pas ce post depuis longtemps et a encore parfois l'impression d'être une nouvelle fraîchement débarquée dans un milieu qu'elle ne connait pas, mais ce n'est pas pour autant que cette nouvelle vie lui déplaît. Au contraire, elle a même fini par grandement apprécier son patron qui est loin d'être aussi carré que tous ceux qu'elle a pu connaître. Perry n'a d'ailleurs pas mis longtemps avant d'accepter de lui accorder ce jour de congé après qu'elle ne lui ait expliqué en long et en large que ce projet lui tenait à coeur, et que le fameux jour qu'elle attendait avec tant de nervosité était enfin arrivé. Elle a du temps, aujourd'hui. Du temps pour Naveen, pour lui montrer la ville, son nouvel appartement. Elle se doute cependant que lui aussi va en avoir besoin, et probablement du temps en solitaire afin de pouvoir se faire à cette nouvelle vie. En guise de réponse, elle se contente de hocher la tête lorsqu'il lui affirme qu'il ajoutera ces nouveaux souvenirs aux anciens. Alors qu'il retire son sac-à-dos de ses épaules, Cleo le regarde faire d'un air intrigué. Elle ne peut s'empêcher de laisser son regard s'attarder sur les photos, des souvenirs de chez lui suppose-t-elle. En voyant le sourire nostalgique de Naveen, elle se pince les lèvres et ne dit rien, comme pour lui laisser ce moment en face à face avec ses souvenirs. Il lui pose cependant une question qui la pousse à relever les yeux dans sa direction. « Oui, bien sûr. Il y en a des magnifiques, de toutes tailles et de toutes les couleurs possibles et imaginables. » Elle se force à ne pas regarder les photos qu'il dépose sur le bar de la cuisine, même si elle meurt d'envie de les feuilleter. « Tu ne me retiens pas du tout, » dit-elle avant de réaliser qu'il ne parlait pas que d'elle, mais de lui aussi. « Mais, hum, oui. On peut faire ça. » Elle porte sa main à la lanière de son sac avant qu'un éclair de génie ne lui traverse l'esprit. « Oh, j'ai failli oublier, » dit-elle avant de sortir de son sac une enveloppe en papier carton ainsi qu'une carte soigneusement pliée. « Voilà une carte de la ville, comme ça tu peux situer les endroits importants comme les restaurants, les supérettes, la plage, tout ça sans avoir à demander ton chemin sans arrêt. Et dans l'enveloppe, c'est un petit quelque chose pour t'aider à démarrer, » dit-elle en lui tendant le tout. L'enveloppe contient de l'argent, une partie venant de l'agence et une autre qu'elle a apportée. Bien sûr, Cleo se gardera de lui partager ce détail. Elle n'a pas envie que Naveen pense qu'elle a pitié d'elle, car ce ne sera jamais le cas.
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Naveen Arslanian

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MessageSujet: Re: what a life, when you can't even roll the dice (cleo)   Mer 13 Sep 2017 - 2:17

[Seuls les administrateurs ont le droit de voir cette image]Comme il l’avait pensé, Cleo avait donc une vie professionnelle, ce qui changeait grandement du rôle que les femmes occupaient en Syrie. Si une femme travaillait, c’était souvent dans le commerce de son mari ou alors pour vendre des objets au marché, objets qu’elle fabriquait ou tissait. Il y avait également les femmes qui enseignaient aux enfants. Toutefois, ces domaines-là étaient à peu près les seuls offerts aux femmes, tous les autres postes étant surtout occupés par des hommes. Cette dichotomie entre les sexes avait d’ailleurs causé bien des problèmes avec la guerre civile, parce que de nombreuses femmes s’étaient retrouvées mères monoparentales après la mort de leur époux, et elles avaient dû se rendre dans les grandes villes pour y trouver un emploi, afin de subvenir aux besoins de leur famille. Ce n’était pas aisé pour toutes. « Oh, ça doit être énormément de responsabilités ! Mais ça doit aussi beaucoup aider les autres. Je me souviens de toutes les étapes pour organiser mon mariage. Heureusement que c’était ma mère et mon épouse qui avaient le dernier mot sur tout. Ça facilitait les décisions. » Il eut un léger sourire en repensant à cette grande cérémonie qui s’était étendue sur plusieurs journées, puisque la grande famille s’était retrouvée à Alep pour l’occasion. Il n’avait que répondu aux ordres qu’on lui donnait pour la planification, et il s’était amplement satisfait du résultat auquel il n’avait pas réellement participé. Cette journée-là avait été pour sa femme, et elle avait brillée. Plongé dans des souvenirs du genre, Naveen avait ouvert son sac, qui contenait le peu d’effets personnels qu’il lui restait, et en extirpa les quelques photographies qu’il avait su sauver des décombres. Il les posa sur le comptoir, maintenant debout au beau milieu de la cuisine. Réalisant alors que le temps filait et que Cleo avait peut-être mieux à faire, il lui proposa de prendre congé de lui pour la journée, et de reprendre ça demain. Ou le surlendemain. Honnêtement, Naveen se serait senti plus à l’aise de ne plus rien demander à Cleo, elle en avait déjà fait tellement, mais ils avaient aussi prévu bien des sorties. Sans doute faudrait-il qu’ils se voient à quelques reprises encore pour tout accomplir. « Oui ? » Demanda Naveen quand la brunette se souvint avoir oublié quelque chose. Elle sortit une enveloppe et une carte, qu’elle lui tendit en lui expliquant de quoi il s’agissait. Naveen ouvrit légèrement l’enveloppe quand elle lui annonça qu’il s’agissait d’un petit quelque chose pour l’aider à démarrer. En voyant les billets entassés, Naveen rougit légèrement. « Oh … Oui, ça aidera. » Il ignorait si ces derniers items provenaient de l’agence ou de Cleo, il ignorait comment ça devait fonctionner, alors il s’approcha d’elle et, d’une main hésitante, il la tendit vers elle. « Merci pour tout, Cleo. Tu n’imagines même pas la différence que tu viens de faire dans ma vie. » Et elle continuerait, encore et encore, à l’aider à s’en sortir.
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