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It looks like a lot of people are here because they have a tough past. Bowen seems to be, like, a new beginning. A way to start a new life, you know. - Oscar J. Fielding

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 La rébellion de l'adolescence... Que du beau! {Jeremy}

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Maxim T. Flandre

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MessageSujet: La rébellion de l'adolescence... Que du beau! {Jeremy}   Mer 21 Juin 2017 - 9:28

Une semaine déjà. Sept jours et deux heures trente cinq. Voilà ou j’en suis réduit. A compter les jours, les heures, les minutes.  A les regarder défiler et à attendre impuissant que le temps passe. Je me suis toujours demander à quoi pouvait bien servir un calendrier, j’ai ma réponse maintenant. Sept jours que j’ai posés les pieds sur la terre australienne et que je vis avec Eibell malgré moi.

Elle ne m’a rien fait… Enfin, façon de parler. C’est quand même de la femme qui m’a abandonné à la naissance. J’ai beaucoup de mal a accepté ça.  Je n’aime pas Eibell et pour moi, elle n’est rien. On ne peut pas dire que le courant passe entre nous. Je réponds à ses rares phrases par des monosyllabes et je m’en tiens à ça.

Il fait nuit. J’en profite pour quitter la maison sans faire de bruit. Je fais le mur. Du moins c’est comme ça qu’on peut interpréter ma façon de sortir. Je ne veux rien demander à Eibell et de toute façon, je suis libre de faire ce que je veux. Mes parents ne sont plus là pour me dire quoique ce soit à cause d’elle, et elle peut s’accrocher pour avoir ce statut à mes yeux. Elle ne sera jamais rien pour moi. J’ai déjà une mère, la meilleure, même si elle n’est plus de ce monde.

Je me retrouve dans la rue devant l’appartement. Je glisse la capuche de ma veste de sport sur la tête, et j’en profite pour sortir mon paquet de clope pour m’en griller une. J’ai laissé Lokhen à l’appartement, j’espère qu’il m’en voudra pas, mais je peux pas le faire descendre par la fenêtre comme je l’ai fait.  Après avoir allumé ma cigarette, je prends la direction du centre ville. Je commence à savoir m’orienter en ville, c’est déjà pas mal pour le montagnard que je suis.

Je finis par me poser sur un banc de la ville. Le quartier a l’air animé. Y a des types louches à quelques pas de moi posté entre un bar et ce qui je pense, est une boite de nuit. Ça ne m’empêche pas de rester ou je suis. Je mets du temps à comprendre que ce sont des dealers. Leur façon de regarder les alentours lorsqu’ils parlent à des passants qui s’arrêtent, notamment des jeunes qui n’ont pas l’air très frais. La transaction se fait toujours très rapidement, furtivement. Je devrais bouger, surtout qu’ils ont remarqués que je les regardais faire depuis un moment. Mais je reste immobile, mes bras légèrement replier vers l’arrière posés sur le dossier du banc, mes jambes croisées, l’air décontracté. J’allume encore une clope, et je tire un peu avant recracher la fumée.  Je vais pas vers eux. Je fume déjà et mes parents m’auraient tué s’ils étaient encore en vie, qu’est-ce que ce serait s’il me voyait consommer de la drogue? Quelle importance ? ils sont plus là…. Mais pourtant je ne bouge pas. Je ne sais pas vraiment ce qui me retient, si ce n’est ma foutue conscience… pour le moment… Ce n’est qu’une question de temps, je pense. Comme tout.
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Jeremy M. Strauss

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MessageSujet: Re: La rébellion de l'adolescence... Que du beau! {Jeremy}   Sam 24 Juin 2017 - 9:39



   
   
    Father & son.
   Ah l'adolescence ...

J
e secoue la tête. " Nan. Hors de question. Il t'a donné un prix, tu le payes si tu veux ton sachet, c'est tout. Sinon tu rentres chez toi les mains vides. " Dis-je, exaspéré déjà par ses camés toujours à vouloir négocier,  que ce soit le prix, soit le nombre de gramme dans leur dose. C'est pas les restos du coeur que je dirige. Je fixe les règles et elles sont applicables par tous. Je regarde autour de moi. Ouais, je détonne dans le voisinage avec mon beau costume. Je soupire. J'en ai parfois vraiment ras le bol des camés trop idiot pour voir qu'ils gâchent leur vies, marrer de gérer tout ça mais cela me passe vite quand je vois combien ça me rapporte. J'ai un bon train de vie grâce à ça et je ne compte pas redevenir pauvre, pas quand j'ai déjà vécu ça gosse. On voit bien ce que ça a donné. Le camé hoche la tête et donne ses billets à mon vendeur avant de déguerpir dans la nuit pour vite se faire un rail. Je regarde mon employé. " On est bon ? " Lui dis-je. Il hoche la tête. " Oui boss, désolé du dérangement. " J'esquisse un sourire avant lui donner une tape amicale dans le dos. Il s'en va à son tour. Il est l'un de mes employé de confiance. Mes yeux se pose sur un jeune homme, un adolescent, assis sur un banc non loin de là ou la petite mise au point c'était tenue. Même de la où je suis, je peux déjà dire qu'il n'a rien a faire ici, qu'il détonne, comme moi, dans ce paysage pourri qu'offre ce quartier de la ville en pleine nuit, mon rayaume. Cela fait un moment qu'il est là, seul, à fumer. Je regarde autour de moi avant de glisser une main dans mes cheveux tout en m'approchant de lui. En quelques pas, je suis près de lui. Il me faut un moment avant que ses traits ne m'apparaissent véritablement.
Quand je suis assez prêt, je ressens comme un ouragan dans tous mon être. Ce visage, ses traits ... Je songe un moment à me détourner, à rentrer chez moi m'enfiler une bouteille. Il est comme sur la photo que m'a montrer Eibell. Mon fils. La bile me monte dans la bouche et je maudis Eibell de m'avoir mentis, de m'avoir priver de mon fils. Les années perdues ne se rattraperaient pas. Quand j'arrive à ses côtés, j'étais convaincu que je devais ne rien dire, en tous cas  pour le moment. " Je peux ? " Dis-je en désignant la place libre à côté de lui sur le banc. Je n'attendais pas sa réponse et m'installais Je tournais la tête vers lui, essayant de faire comme si je n'étais pas entrain de voir et de parler à mon fils pour la première fois. " Tu ne devrais pas être dans ton lit au lit au lieu de fumer ici, dans ce quartier pas franchement recommandable ? " Dis-je, ironique et amusé.
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jerilas
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Maxim T. Flandre

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MessageSujet: Re: La rébellion de l'adolescence... Que du beau! {Jeremy}   Sam 24 Juin 2017 - 11:19

Je ne bouge pas du banc et je continue d’observer la scène qui se joue en face de moi, de l’autre côté de la rue, sous le néon d’un vieux lampadaire isolé. Les deux hommes dialogue un long moment, jusqu’à ce qu’un troisième homme arrive. Là, je suis pour le coup, surpris. L’homme qui vient d’arriver ne ressemble en rien aux deux autres hommes. De ce que je vois, son costume contraste avec la tenue vestimentaire des deux autres. Un camé ? Bordel, l’adage l’habit ne fait pas le moine et donc avéré. Je fronce le regard pour tenter d’apercevoir quelque chose. J’espère ne pas m’attirer d’emmerdes à les dévisager comme je le fais. Mais en même temps, j’suis plus à une emmerde près, non ?

Visiblement, l’arrivée du gars au costume à presque fait fuir le camé. Bizarre. Le deuxième homme échange quelques mots avec le type au costume et se reçoit une tape sur le dos. C’est quoi ce bordel ? Pas que ça me regarde, mais j’avoue que je trouve ça assez intriguant. Je prends une nouvelle taffe de ma cigarette que j’ai un peu délaissée, concentré sur l’échange de l’autre côté de la rue. Le dealer s’éloigne et laisse le dernier homme seul. Oh merde. Je suis repéré. J’aurai peut-être dû la jouer plus discrétos quand je les observais, mais je ne pouvais pas deviner qu’on me verrait sur mon banc, j’suis relativement dans l’ombre là. Le type au costume traverse la route déserte, et je dois dire que je flippe au fond de moi. On dirait un caïd de la mafia… De loin. Il arrive à ma hauteur, et je relève la tête pour le scruter de mon regard bleu. Il est beaucoup moins impressionnant de près, et je retiens un soupir de soulagement de justesse. Je le dévisage sans ciller et ne laisse rien paraître. « Je peux ? » et il s’assoit sans même attendre une réponse. Ça ne m’étonne pas vraiment, mais merde, ne viens pas demander si t’ attends pas de réponse!

Bien entendu que je suis inquiet, je ne connais pas ce mec. Et avec la veine que j’ai eue dernièrement, ce gars pourrait très bien être un psychopathe, un tueur en série, un mafieux ou même un cannibale que ça me surprendrait même pas en fait. Je tire une nouvelle taffe mine de rien l’air décontracté. Depuis que mes parents ne sont plus là, j’ai tendance à me foutre de tout, même de ce qui pourrait m’arriver en fait. Et surtout, je ne supporte pas qu’on me dise ce que je dois faire ou ce qui est le mieux pour moi. Et les paroles du gars, c’est tout ce qui m’insupporte depuis que je suis arrivé ici à Bowen. Sérieusement, c’est maladif chez les habitants de cette ville de se mêler de ce qui les regarde pas ? « Ou je dois être ne vous regarde pas. » lui répliquais-je dans un anglais agressif. « Qu’est-ce qu’ils sont lourd dans ce trou » marmonnais-je en français. « Et vous faisiez quoi avec ces gars ? » lui demandais-je avec arrogance à nouveau dans la langue de shakespeare. Sérieusement. Ce que je peux être con quand même. Okay, je cherche les emmerdes depuis que je suis arrivé juste pour faire chier Eibell, mais elle est pas là, alors pourquoi je ferme pas simplement ma gueule ? Foutue fierté que je risque de ravaler dans pas longtemps.
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MessageSujet: Re: La rébellion de l'adolescence... Que du beau! {Jeremy}   Mar 18 Juil 2017 - 9:39



   
   
    Father & son.
   Ah l'adolescence ...

E
n voyant ce jeune nous regardez, je ne peux qu'être suspicieux. Il a pas l'air bien méchant mais, plus je suis discret sur mes activité annexes, plus je suis tranquille. La prudence est une règle d'or dans ce que je fais. Il faut être  attentif et sur le qui-vive en toute circonstance. Pour que rien ne soit laisser au hasard. C'est épuisant mais c'est à ce prix qu'on gagne et conserve sa réputation. En approchant de lui, les choses deviennent de plus enplus floue.
Bordel de merde.
C'est une mauvaise idé de m'approcher plus. Je songe d'ailleurs à repartir d'où je viens. Mon fils. Evidement, il faut que ce jeune soit mon gamin. Gamin dont je n'ai appris l'existence qu'il y a peut. Eibell, sa mère, m'avait filler un photo lorsqu'elle était venue m'annoncer la bonne nouvelle. AHAH. Tout ce que j'avais récolté était un bazar immense dans mon esprit et une bonne engueulade avec Lilas. Seulement voilà, c'était mon fils et une irrépressible envie de le connaître m'animait même si j'étais presque convaincu de le regretter très certainement dès que je serais chez moi. Mais à ce moment précis, je ne pouvais pas renoncer. Je m'approchais de lui, lui demandant pour la forme si je pouvais m'assoir à côté de lui sur le banc. Etrangement, en me voyant approcher, il n'avait pas pris la fuite. Je n'attend pas sa réponse et m'assoie. Amusé de voir la relative assurance qu'il affichait, je lui demandais ce qu'il faisait ici. Après tout,le quartier était loin d'être adapté pour un jeune comme lui, sauf si il cherchait les ennuies. D'autant plus qu'il s'agit de mon fils et que si moi j'appartiens à ce monde, je n'attirerais personne là-dedans avec moi. « Ou je dois être ne vous regarde pas. » Lâche t-il, agressif et là j'ai l'impression de revoir le caractère de l'ado que j'étais à son âge. « Qu’est-ce qu’ils sont lourd dans ce trou » Ajoute t-il en marmonnant dans un français parfait. J'éclate de rire. Il ne pouvait bien sur pas savoir que le comprendrait. " C'est vrai. Tu as raison. Cela ne me regarde pas et je m'en fou." Lui avouais-je en en français puis en haussant les épaules. " Je pense seulement que tu n'a rien a faire ici et qu'il y a surement quelqu'un qui doit s'inquiéter." Je n'avais aucune idée de ce que je devais faire. Dois-je prévenir Eibell ? Ou simplement tout faire pour qu'il rentre chez lui ? « Et vous faisiez quoi avec ces gars ? » Me demande t-il avec arrogance. Je le regarde, en silence, mes yeux noirs. " Cela ne te regarde pas." Dis-je, en reprenant ses mots de tout à l'heure. Prenant une inspiration, je le regardais, menaçant. " Tu sais, tu devrais éviter d'être aussi curieux par ici, pour ton propre bien. " Commençais-je, avant de regarder à nouveau devant moi. " Tu crois peut-être que t'es un caid, que tu ne crains rien  et que tu dois défier tout le monde mais c'est faux. Tu n'a aucune idée de ce que tu risque en étant ici."

WILDBIRD
 

HJ : désolée pour l'attente ! Uu

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jerilas
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MessageSujet: Re: La rébellion de l'adolescence... Que du beau! {Jeremy}   Mar 1 Aoû 2017 - 17:41

J’avais juste voulu passé une soirée tranquille, loin d’Eibell de préférence. Mes pas avaient finis par me porter dans ce quartier plutôt sombre et moins fréquenté que d’autres. L’atmosphère était différence que celle qui régnait dans le centre ville en journée. La fréquentation du quartier était loin d’être rassurante, mais je m’en balançais un peu. A vrai dire, je me balançais de tout depuis la mort de mes parents, et j’étais de plus en plus fatigué du aux cauchemars récurrents que je faisais dés que je m’endormais, revoyant le corps de mon père dans notre salon. Je dormais de moins en moins. C’était aussi pour ça que je vagabondais de plus en plus la nuit, ce que je me serais jamais permis en France d’ailleurs, ma mère m’aurait trucidé direct si je sortais sans la prévenir. Sur ce banc, je repense à mes parents. Sauf que c’est toujours dans ces moments ou tu veux être seul qu’on vient t’emmerder. Là, c’est un mec en costard. C’est marrant parce qu’il a plus la tête d’un mafieux que d’un homme d’affaire réglo. Evidemment, je m’abstiens de le lui dire et me contente de suivre le sujet de conversation qu’il aborde, du moins au début. Et merde. Ce con parle français. Bordel, mais ils parlent tous français dans ce trou ? C’est quoi ? La nouvelle langue nationale de l’Australie ? Bon, passer la surprise et pour ne pas passer plus pour un con qu’à ce moment là, je décide de répliquer. « Bien, donc vous auriez pu économiser votre salive… » lui dis-je en regardant en face de moi la rue presque déserte. « Vous pensez mal. » dis-je sur un ton presque blasé. Ce n’était certainement pas Eibell qui allait s’inquiéter pour moi, et même si c’était le cas, je n’en avais rien à carrer.

Et voilà le stéréotype du mec qui se mêle de ce qui ne le regarde pas mais qui n’aime pas qu’on se mêle de ses affaires. Je plante mon regard dans le sien, écoutant ses menaces sans ciller. Au fond de moi, je boue. Je sais pas qui est ce type et je dois dire qu’il fait plus flippé qu’autre chose. Si on m’apprends que c’est l’un des descendant d’Al Capone, sa me surprendrait même pas. Mais je fais tout mon possible pour paraître impassible. Je suppose que c’est comme quand on est face à des loups. Ne pas montrer qu’on a peur, et rester le plus calme possible. Je sais que c’est con, mais j’ai toujours pensé que c’était pareil pour les humains. Alors bah, je fais comme ça et jusqu’ici, ça m’a pas trop porter préjudice. « Waw. Quelle clairvoyance. » lançais-je cynique. « Ce sera tout ? J’imagine bien la suite…. Vous allez me dire que vous savez de quoi vous parler ? Que vous êtiez comme moi... Bref un beau discours sous fond de paternalisme. Je m'en passerais, merci bien.» ajoutai-je avant de reprendre une taffe de cigarette. « Si la compagnie du petit caïd qui défie tout le monde vous emmerde à ce point, y a d’autres bancs de disponible vous savez. » lui balançais-je avant de reporter mon attention sur l’immeuble de l’autre côté de la route.
HJ: Aucun soucis.
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MessageSujet: Re: La rébellion de l'adolescence... Que du beau! {Jeremy}   Lun 7 Aoû 2017 - 14:25



   
   
    Father & son.
   Ah l'adolescence ...

T
omber sur mon adolescent de fils faisant le mur n'était clairement pas prévue. Je me retrouvais donc assis à côté de lui sur ce banc, en plein milieu de la nuit. Son arrogance, son agressivité, je ne connaissais tout ça que trop bien. Je fus amusé quand il comprit que je parlais français et que j'avais donc rien louper de ce qu'il pensait des gens du coin. « Bien, donc vous auriez pu économiser votre salive… » Je soupirais. Plus je passais du temps avec lui et plus sa ressemblance avec moi me foutez la trouille, m'assurant que je ne devais surtout pas lui dire qui j'étais. Pas encore en tous cas. « Vous pensez mal. » Dit-il sur de lui, totalement blasé, son regard se portant sur la rue. Je souris. " Si tu le dis. " Je savais que c'était faux mais je ne me risquerais pas à faire un commentaire au risque qu'il se doute que de quelque chose. De ce que je comprend, sa relation avec Eibell n'est pas au beau fixe. Je me demande vraiment ce que je suis entrain de faire. Je devrais m'en aller, rentrer chez moi et réfléchir à un meilleur moyen d'aborder mon fils.
Quand il commença à être trop curieux sur la raison de présence ici, je montais sur mes grands chevaux. Il ne se rendait pas compte que le quartier n'était pas sur, encore moins si il était trop curieux. Il n'avait aucune idée du danger auquel il s'exposait. Il se prenait pour un dur mais il ne ferait pas long feu. « Waw. Quelle clairvoyance. » Dit-il, la voix suintante de bien trop de cynisme pour son jeune âge. « Ce sera tout ? J’imagine bien la suite…. Vous allez me dire que vous savez de quoi vous parler ? Que vous êtiez comme moi... Bref un beau discours sous fond de paternalisme. Je m'en passerais, merci bien. » Je secouais la tête, souriant malgré moi. Il n'avait pas idée ... Vraiment aucune idée. " Tu veux peut-être pas l'entendre mais c'est pourtant vrai. J'étais comme toi. J'ai grandis dans un quartier comme celui-là. Ma mère était morte en accouchant de moi, mon père était une épave et de plus en plus ivre. J'en voulais à la terre entière et j'ai été embarquer dans cette vie. Fais les bons choix sinon tu risques de t'en mordre les doigts un beau jour et trainer par ici n'est pas un bon choix. " Le prévins-je, plus comme un avertissement qu'une menace. Plus il passait de temps ici et plus il attirait l'attention, même si il ne s'en rendait pas compte. « Si la compagnie du petit caïd qui défie tout le monde vous emmerde à ce point, y a d’autres bancs de disponible vous savez. » Je souris avant de venir sortir à mon tour une cigarette. Je me tournais vers lui. " Tu me file ton feu s'il te plait ? " Après avoir allumer ma cigarette je lui rendis son feu et tirer une bouffée de nicotine. Je laissais la fumée s'envoler dans la nuit avant de le regard du coin de l'œil. "Et sinon, à part faire chier le monde et t'attirer des problèmes, qu'est ce qui te branche ? " Lui demandais-je, essayant malgré tout de mieux connaître ma progéniture avant qu'il ne sache la vérité.

WILDBIRD
 

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MessageSujet: Re: La rébellion de l'adolescence... Que du beau! {Jeremy}   Lun 7 Aoû 2017 - 23:00

J’avais fait le mur une fois de plus, mais je ne m’attendais pas à ce que la soirée prenne cette tournure là. Ce gars était bizarre à traîné dans les rues d’un quartier plutôt malfamé en costume. De ce que j’ai vu tout à l’heure, je me demande s’il ne fait pas parti des caïds justement, ça expliquerait l’échange qu’il a eu avec le dealer et son client. Je m’abstiens de lui poser des questions à ce sujet là, ne voulant pas non plus m’attirer plus d’ennuis que nécessaire. Quoique, s’il me menace, ce sera un bon prétexte pour quitter ce trou et repartir en France. M’enfin, avec Eibell c’est pas gagné, elle m’a traîné ici, c’est certainement pas pour en repartir sur un coup de tête. Et lui, ce mec qui se mêle de tout mais qui me fait la moral semble aussi avoir son mot à dire sur ce que je pense. « Si tu le dis. » Je pince les lèvres, me retenant de lui envoyer un pique, appréciant moyennement cette simple phrase.
 
Mon sarcasme a plus le don de le faire sourire.  Tant mieux si ça l’amuse, j’évite de lui montrer que moi, ça m’agace plus qu’autre chose. Et là, alors que je croyais la discussion close et qu’il allait partir, voilà qu’il commence à me parler de sa vie. Qu’il était bel et bien comme moi lorsqu’il avait mon âge. Je rigole maintenant ou après ? «  Ca vous amuse ? » dis-je agacé, ne comprenant pas pourquoi il souriait. «  Vous ne savez rien de moi, ni de ma vie. Alors ne venez pas dire qu’on se ressemble. » grognais-je sur la défensive en pensant aussitôt à ma famille qui m’avait élevé et choyé pendant toutes ses années. « Je me passerai de vos conseils, et au passage, votre père est un gros nul, mais je suppose que vous le savez déjà. » ajoutais-je en prenant une dernière taffe de ma cigarette. Je m’abaissais pour écraser le mégot au sol et je me redressais en gardant ce dernier dans mes mains avec l’intention de le jeter à la poubelle. Un geste simple, qui pouvait peut-être étonner venant d’un français mais qui était tout naturel.  Je plongeais ma main dans la poche de mon pantalon, lui passant mon briquet qu’il me rendit quelques secondes après. La question qu’il me posa me fit sourire. Un sourire narquois, bien évidemment. «  Comme si ça vous intéresse… »  commençais-je en sachant qu’il s’en foutait parfaitement. «  Si c’est juste histoire de faire la conversation, je réponds si en retour vous répondez à mes questions. » dis-je calmement. « J’aime le sport. Football, escalade, randonnée, Taekwondo, ski alpin entre autre. Et tout ce qui touche à la montagne. Autrement dit, y a tout ce que j'aime pas dans ce trou» lui répondis-je honnête. «  Pourquoi traînez-vous dans ce quartier à cette heure là ? » finis-je par lui demander. J’avais osé remettre le sujet sur le tapis. Mon côté tête brûlé et têtu avait tendance à prendre un peu trop le dessus sur moi, surtout que le mec avait été catégorique tout  à l’heure. Ca me regardait pas… Pas plus qu’il ne sache ce qui me branchait… Alors autant se la jouer culotté.
 

Je le dévisage, et j’attends. J’attends de voir s’il va répondre ou s’il va esquiver une fois de plus la question. Il y a eu quelques regards sur nous, et je sens bien qu’on aime pas les nouvelles têtes par ici. Le dealer de tout à l’heure est revenu, et il nous jette quelques regards de temps à autres. J’évite de le fixer, ne voulant pas me fighter avec un mec ayant une telle carrure et tente de rester concentrer au maximum sur mon interlocuteur.
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Jeremy M. Strauss

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MessageSujet: Re: La rébellion de l'adolescence... Que du beau! {Jeremy}   Jeu 24 Aoû 2017 - 15:33



   
   
    Father & son.
   Ah l'adolescence ...

I
l ne veut peut-être pas l'entendre mais je vois clairement les points communs entre lui et moi. Evidement qu'on a des ressemblances, je suis son père mais ça, il ne le sait pas. « Ca vous amuse ? » Me dit-il, surement énervé par le sourire qui s'affiche sur mes lèvres. " Oui, effectivement, cela m'amuse par ce que tu crois tout savoir mais un jour, tu te rendras compte, comme ça m'est arrivé, qu'au final tu ne savais rien du tout. " Je hausse les épaules. Il ferait bien vite l'expérience de la vie. Surtout si il continuait à défier tout le monde comme ça. « Vous ne savez rien de moi, ni de ma vie. Alors ne venez pas dire qu’on se ressemble. Je me passerai de vos conseils, et au passage, votre père est un gros nul, mais je suppose que vous le savez déjà. » Je hoche la tête. " Ouais, vraiment pas le père de l'année mon vieux. " Conclus-je. Ce n'était vraiment pas un sujet sur lequel j'aimais m'étendre, mon père ne méritait aucunement une seule seconde de mon temps. Je m'allumais alors une cigarette et décidais de profiter de cette situation bancale pour en apprendre plus sur ma progéniture. Je lui demandais du feu pour m'allumer ma cigarette avant de le lui rendre. Je lui posais alors une question sur ses centres d'intérêt hormis faire chier son monde et se mettre en danger comme ce soir. Un sourire narquois s'affiche sur ses lèvres. Pas vraiment une surprise. Je me demande même si il va daigné me répondre quand il s'y résouds. « Comme si ça vous intéresse… » Je roule des yeux. " Si je m'en foutais, je te poserais pas la question. Crois-moi. " Lui dis-je en expulsant la fumée de ma bouche. « Si c’est juste histoire de faire la conversation, je réponds si en retour vous répondez à mes questions. » Je tourne mon regard vers lui. " D'accord. " Lui dis-je même si je ne promettais de tout lui dire non plus. « J’aime le sport. Football, escalade, randonnée, Taekwondo, ski alpin entre autre. Et tout ce qui touche à la montagne. Autrement dit, y a tout ce que j'aime pas dans ce trou. » Enuméra t-il. Ainsi donc il était branché nature. Pas un truc qu'il tenait de moi, ça c'était certain. Surement quelques choses qui partageaient avec ses parents adoptifs. " Je vois. Un grand sportif alors. " Je hoche la tête. " T'es donc pas ici de ton plein gré si je comprend bien ? Je suis certain que tu trouvera quelque chose qui te branche ici. Laissa sa chance à notre petite ville. " J'esquisse un sourire. Je connaissais la ville comme ma poche et je ne doutais pas que si il faisait un effort, il trouverait quelque chose qui lui conviendrait. Elle ne payait peut-être pas de mine mais ma ville avait beaucoup à offrir.
« Pourquoi traînez-vous dans ce quartier à cette heure là ? » Je viens écrasé mon mégot par terre. Une chose qu'on ne pourra lui enlever c'est qu'il a du cran. Je dois bien l'avouer. Je souris. " Je crois qu'on peu dire que c'est mon quartier ici, mon quartier d'affaire en tous cas. J'ai un club un peu plus loin et les mecs que tu vois là-bas sont avec moi, mes employés. " Lui répondis-je alors le plus honnêtement possible.
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Ils n’étaient pas toujours d’accord, en fait ils n’étaient jamais d’accord sur rien, ils se bagarraient tout le temps et ils se testaient mutuellement mais en dépit de leurs différences ils avaient une chose très importante en commun ils étaient fous l’un de l’autre...
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Maxim T. Flandre

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MessageSujet: Re: La rébellion de l'adolescence... Que du beau! {Jeremy}   Jeu 24 Aoû 2017 - 19:00

Je n’apprécie pas ça remarque. Je n’ai jamais prétendu tout savoir, tout connaître. Rien dans ce que j’ai dis ne laisse supposer ça d’ailleurs. De nous deux, c’est lui qui tient un discours moralisateur. Le genre de mec qui sait tout mieux que tout le monde, qui a tout vu, tout vécu. Qui parle de son expérience comme si toutes les histoires se ressemblent, ou plutôt ressemblent à la sienne. Il se trompe royalement. J’adorais ma vie jusqu’à ce qu’Eibell débarque. J’ai eu la chance d’avoir des parents en or, même si ce n’était que pour quinze ans, même si ce n’était pas mes parents de sang. Ils étaient là pour moi et j’étais très proche d’eux. On peut dire que j’ai eu une enfance très heureuse et je ne pense pas que j’aurai pu l’être plus ailleurs.
Mon regard se perd dans le vide alors que la réalité me rattrape. J’ai perdu la vie que j’affectionnais tant. J’ai perdu ceux à qui je tenais le plus. Et contrairement à ce type qui est parti de rien pour en arriver là, moi j’avais tout et j’ai tout perdu. Alors oui, nos vies sont loin d’être semblables. Notre vécu aussi, et je sens la colère qui monte en moi alors qu’il a insinué qu’on était pareil. « J’ai jamais prétendu tout savoir, c’est vous qui faites la morale, vous devriez vous écouter. » grinçais-je entre mes dents.

Lui veut pas s’éterniser sur son père, le détestant probablement. Moi, j’adulais le mien, comme s’il était un de ses héros de la mythologie grec. Invulnérable, fort. Et le souvenir de son corps me frappe à nouveau, comme un coup de poing en pleine poire. Le trou au milieu de son front, le sang. Bordel, j’ai envie de vomir. Et l’odeur de la fumée de la cigarette allumée n’arrange rien. Sans crier garde, je me penche de l’autre côté du banc et j’étale le contenu de mon estomac sur le sol. Je ferme les yeux pour me retenir de pleurer, pas maintenant, pas ici, pas devant quelqu’un. Je me redresse doucement, secoué.

J’ai oublié ou on en était au niveau de la conversation, j’suis un peu à l’ouest et j'ai pas tout écouté. Ah ouais, il venait juste de m’avouer qu’il bossait ans le quartier, que le type louche là-bas, s’était un de ses employés. Bordel, ce type c’est qui au juste ? Le Al Capone de Bowen ? J’arrive plus à réfléchir. Je me lève, et je me dis qu’il vaut mieux que je m’éloigne du gars. Déjà parce que je viens de dégobillé pas loin d’Al Capone Australien, et parce que si ses mecs me tombent dessus je ne donne pas cher à ma peau. L’avantage, c’est que je peux prétendre être malade pour me faire la maille et rentrer sans pour autant montrer ma crainte. « Je vois, bon… Je dois y aller.» je lui dis sans plus d’explication après m’être essuyé la bouche d’un revers de manche, par réflexe.

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La rébellion de l'adolescence... Que du beau! {Jeremy}
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