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It looks like a lot of people are here because they have a tough past. Bowen seems to be, like, a new beginning. A way to start a new life, you know. - Oscar J. Fielding

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 Summer nights (Rulfie)

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grand kangou
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Ruby A. Phelps

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MessageSujet: Summer nights (Rulfie)   Jeu 10 Aoû 2017 - 14:53

Le constat est frappant. Je suis devenue un pilier de comptoir. Ma principale substance était devenue liquide. Je me nourrissais toujours mais moins qu’avant. Les yeux bouffis d’avoir trop pleuré, je me regarde dans le miroir en me disant que je n’étais désormais un déchet. Je déglutis douloureusement avant d’ouvrir ma valise pour regarder le choix de tenue qui s’offrait à moi. Du temps où j’avais encore Sally dans ma vie, je mettais mes robes en velours, mes tenues bizarres comme on disait. Je les avais encore mais je n’étais plus réellement dans ce mode d’esprit. Et pour cause que j’allais mal. Mes déboires sentimentaux, la perte du restant de ma famille survenue juste après le décès de Larà, je perdais pied et j’étais en train de me noyer. De mourir à petit feu. Ramassant ma lourde tignasse rousse, j’attachai mes cheveux en queue de cheval avant d’enfiler un tee-shirt sans doute devenu trop large maintenant et un pantalon assez sobre. Je couronnais le tout d’une veste en cuir. Vestige de ma sœur. Elle me l’avait prêtée comme de nombreux vêtements et autres chaussures. Des chaussures à talons. Il faut dire qu’avec mon mètre douze, ça ne serait pas de trop. J’enfile donc une paire de bottines pour aller me maquiller. Pas comme une pompière non plus. Mais histoire d’avoir une tête humaine. Puis, après avoir nourri toute ma petite famille, je sors de la chambre pour encore aller déambuler dans les rues de Bowen. J’avais sans aucun doute fait tous les bars de la ville. Bien qu’Alek m’avait parlé d’un nouveau qui avait ouvert assez récemment. Pourquoi pas. Je sors mon téléphone pour taper l’adresse avant de décider de laisser ma belle voiture là où elle était. J’allais sans doute finir trop saoule et je ne voulais pas l’abimer. Que j’ai un accident, ne me dérangeait pas. Ça retirerait sans doute la douleur que j’avais. Je m’allume une cigarette avant de commencer à marcher en suivant mon GPS. La nuit est belle pourtant. Je ne devrais pas me sentir aussi morose. Je m’arrête un instant pour regarder les étoiles, me demandant si ma sœur était parmi elles. Je la rejoindrai bientôt. J’en étais certaine. Mes pieds me menèrent rapidement à l’établissement. Je restai devant l’enseigne à fumer ma cigarette tranquillement. L’endroit semble chaleureux. J’écrase le mégot que je jette dans la caniveau avant d’entrer. C’est très coloré en tout cas. Un sourire me vient aux lèvres. Je sais à qui appartient ce bar. « Bravo, t’as réussi, dis-je doucement avec un sourire. » Le tout un peu rétro, sans doute de la récup. Je passe parmi les gens pour aller me mettre au comptoir. Accoudée, je me tourne cependant pour détailler un peu plus les lieux. Puis un sentiment se rapportant à de la honte me submergea. Je n’avais pas donné de nouvelles. Je n’avais pas voulu en donner. Je croisai donc mes jambes, dodelinant de la tête au rythme de la musique. Enveloppée dans ce cocon coloré. Nullement pressée qu’on vienne prendre ma commande. Transportée dans le monde de Danny et Sandy pendant quelques instants.

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MessageSujet: Re: Summer nights (Rulfie)   Jeu 10 Aoû 2017 - 16:44

Un an plus tôt, Alfie ne se serait jamais cru capable de porter sur ses épaules autant de responsabilités. Niveau boulot, il a toujours été trop peu sérieux que pour réussir à en garder un plus d'un mois. Il dépensait sans arrêt le peu d'argent qu'il gagnait, n'économisait que pour ses voyages. Il ne saurait dit si c'est l'âge qui l'a changé, ou ses nombreuses expériences vécues depuis son emménagement à Bowen. Dans certains domaines, l'éternel adolescent à été capable d'un peu plus de sérieux. Il ne pense plus liberté, ne vit plus que de coups d'un soir et de pizzas surgelées. Pour la première fois de sa vie, il a un emploi du temps quelques fois trop chargé que pour passer encore ses soirées dans des bars à jouer avec quelques filles trouvées là. Jordan ne donne à nouveau plus de nouvelle mais, à force, Alfie a fini par s'y habituer. Il n'en donne pas non plus, il n'a de toute façon jamais été très doué quand il s'agit de faire tenir ses relations. Les SMS, appels skype et tous ces réseaux autres que le face à face n'ont jamais été ses moyens de communication préférés. Derrière le bar, il regarde ses clients se faire chaque jour un peu plus nombreux. Il sourit, fier de lui, de tout ce qu'il a été capable d'accomplir alors qu'à la base, il ne partait de rien. La porte s'ouvre mais Alfie n'y fait pas plus attention, se perdant un moment dans la musique qui anime son bar pendant qu'il nettoie un verre dans un geste devenu machinal. Cependant, il est bien vite obligé de relever la tête vers l'autre coté du bar puisque le nouveau client vient d'y prendre place sans prononcer un mot. La nouvelle cliente. En reconnaissant les traits de la rouquine, un fin sourire vient étirer les lèvres d'Alfie. « Je savais que tu finirais pas être attirée par l'ambiance du Hendrix, » lâche-t-il sans lui demander tout de suite ce qu'elle compte boire. Il est ravi de la voir, et il n'est en aucun cas en colère qu'elle ne lui ait plus donné de nouvelle. Lui ne l'a pas fait non plus, tous les deux peuvent donc se considérer comme étant quittes. Mais malgré les silences, malgré l'absence, le visage familier de Ruby est une image qu'il est ravi de pouvoir à nouveau admirer.
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grand kangou
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MessageSujet: Re: Summer nights (Rulfie)   Jeu 10 Aoû 2017 - 17:11

L’alcool ça aide à oublier. Ça aide à ne plus penser à la peine qu’on peut éprouver. Je n’ai jamais aimé boire. Pour cause que malgré mon sang écossais, je roulais sous la table au bout de trois verres. Puis, je l’ai perdu. Jumelles. Nous étions pourtant si opposées. Complémentaires. Sally était sociable, elle ne bégayait pas, elle sortait tout le temps faire la fête. De bien des façons, elle me rappelait mon entourage australien. Freja était un peu comme elle. Pour ma part, je restai le vilain petit canard. Celle qui durant sa scolarité ne parlait jamais. Rougissait en classe, ne s’intéressait pas aux garçons pour cause qu’elle n’était pas assez jolie. Sally était jolie, elle était lumineuse. J’étais fade et sans intérêt. Pourtant nous étions identiques en tout point. Il n’y avait que les cheveux qui changeaient puisqu’elle se teignait en brune alors que je restai rousse. Puis elle a disparu. Comme un écran de fumée. Je me surprends encore à la chercher mais elle n’est plus là. Je devais vivre avec cette absence, ce manque atroce. J’ai alors régressé. Au contact de Freja, Nate ou encore Alfie, j’avais appris à devenir sociable et puis tout a disparu. Certes, je fais toujours des rencontres comme Alek que j’apprécie beaucoup. Ou encore Léo. Mais j’avais régressé au niveau de mon bégaiement. Retour à la case départ. Mon psy ou mon orthophoniste essayaient de me sortir de cette mauvaise passe. Mais rien à faire. Si ce n’était pas un texte que j’avais appris par cœur, je perdais mes mots devant la gente masculine. Devant le Hendrix, je mis quelques minutes à me décider d’entrer. Je me balançais d’avant en arrière sur mes talons, cigarettes en main. Hypnotisée par l’enseigne. Pourtant, il ne fallut pas trente secondes pour que je sache à qui appartenait ce bar. Alfie. Forcément. Je n’avais pas pris contact avec lui. Je savais que lui non plus mais il était comme ça. Cependant, j’étais un bisounours. Celle qui fait les câlins, qui s’attache trop vite ou encore qui sourit et là, rien. Fébrile parce que j’ignorai s’il était là ou non ce soir, je me dirige vers le comptoir. J’attends qu’on vienne prendre ma commande. Je ne suis pas le genre de cliente qui hurle après le barman en agitant la main. J’attends sagement mon tour tentant de formuler une phrase correcte dans ma tête. Sujet, verbe, complément. Bonjour, un whisky s’il vous plait. Ce n’est pas compliqué. Ma tête dodeline au rythme de la musique que je fredonne. Soudain, une voix me fait sursauter. Une voix chaude et masculine que je connais bien. Alfie. Je me sens devenir pivoine en moins de cinq secondes avant de me tourner vers lui. Je bats frénétiquement des paupières, tout en baissant la tête. Manque de bol, j’ai attaché mes cheveux donc je ne peux pas me planquer en-dessous. « Hm. » On m’a connu plus éloquente, pour sûr. J’ose enfin relever les yeux, mes joues devenant sans aucun doute de plus en plus cramoisies. « O… ou… oui, c’… c’… c’… tr… tr… très réussi. » Imbécile, crétine, débile. C’est Alfie, je le connais, je devrais être capable de lui parler. Je fronce un peu le nez avant d’avoir un rire nerveux. « T… t’… t’as l’air en f… f… forme. » Pour compenser le fait que je suis une attardée, je lui sers mon sourire le plus lumineux. J’avais oublié à quel point il était séduisant –mon bégaiement vient sans doute de là- ce qui me permet de devenir aussi rouge que mes cheveux en trente secondes et demies. « D… désolée d… de… de p… pas av… avoir d… donné de nou… nouvelles. » J’esquisse un petit rictus désolé sur mon visage, tentant de faire mon regard le plus adorable. « M… m… mais j… je… je repars plus pro… promis. » Je pourrais me mettre sur la pointe des pieds et déposer un baiser affectueux sur sa joue comme j’en ai l’habitude. Mais de un, j’allais le gêner devant ses clients –cageot que je suis- et ensuite, je risquai fort de commettre une catastrophe ce qui allait encore plus le couvrir de honte. Donc, je reste là, mon regard fixé au sien (potté eyes) et un espèce de sourire niaiseux sur le coin des lèvres.

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MessageSujet: Re: Summer nights (Rulfie)   Sam 12 Aoû 2017 - 21:05

Il a toujours été difficile de comprendre Alfie. Savoir qu'il il est, ce grand type au regard insistant, comprendre ce qu'il cache derrière ses éternels sourires en coin. Il ne parle pas de lui, ou que très rarement. Quand il le fait, il se braque. À croire que derrière ses grands discours, l'histoire d'Alfie est celle dont il ne faut pas parler. Et pourtant, l'ambiance de ce bar ne pourrait pas être plus fidèle à lui. La décoration, la musique, chaque détail et chaque objet ont été placés de sorte à ce que ça lui plaise à lui, en premier. Monde du soir, de la nuit, des gens ivres qui se laissent aller à de fausses confessions. Je t'aime, mais seulement pour une nuit. Marions-nous, mais ne pense pas à la fille qui partageait mes draps la veille et qui n'était pas toi. Se retrouver de l'autre coté de la barrière était dans un premier temps un sentiment étrange pour le fêtard qu'a toujours été Alfie. Sobre, ses réflexes restent plus vifs. Il voit tout, entend tout, quitte à se la jouer videur de boîtes de nuit à plusieurs reprises. Parfois, souvent même, il boit un verre avec ses clients. Il crée une image différente de lui-même, probablement plus sympathique. En réalité, il n'en a toujours rien à caler. Et pourtant, elle, il se souvient qu'il ne s'en fichait pas. Il appréciait cette lueur qui animait son regard lorsque Ruby le regardait, comme un air d'admiration. Elle le voyait meilleur qu'il n'était, mais peut-être qu'un jour elle a compris. Elle l'a vu sous son véritable jour, elle s'est elle aussi laissée porter par ces rumeurs qui ont si souvent animé le quotidien d'Alfie. Elle a compris, et elle est partie. Pas seulement de Bowen, mais de sa vie aussi. Il ne saurait dire si elle lui a manqué, Alfie a toujours eu du mal à mettre des mots sur les émotions qu'il ressent. Dans ce cas-ci, une sensation de trop peu. L'entendre bégayer à nouveau lui fait hausser un sourcil curieux. Il se souvient de ses explications, qu'elle lui ait dit qu'elle bégayait lorsqu'elle était nerveuse. Il n'aurait pas cru qu'elle puisse encore l'être face à lui, mais les fois où Alfie s'est trompé sur une fille n'ont pas été rares. En forme ? Il ne pourrait pas aller mieux, c'est certain. Il a ouvert un bar, a retrouvé ses deux soeurs, il se sent en haut de la montagne russe. Ce moment court, exaltant, quelques secondes avant la dégringolade. « C'est parce que je n'ai pas encore dû me battre contre un harceleur de ruelles, » répond-il, faisant allusion à leur toute première rencontre. Soirée mémorable, soirée qu'il n'a pas oubliée même si il a préféré garder ce souvenir dans un coin de sa mémoire, en sécurité. « T'as pas à t'excuser Ruby. » Il lui rend son sourire avant d'ajouter « C'est nouveau le retour du bégaiement, ou c'est moi qui te met mal à l'aise ? » Son sourire en coin grandit un peu plus et, pendant un instant, Alfie en oublie le reste de ses clients. Il se focalise sur elle, seulement elle jusqu'à ce qu'elle parte à nouveau.
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MessageSujet: Re: Summer nights (Rulfie)   Sam 12 Aoû 2017 - 22:14

Je m’étais construite une vie ici depuis décembre. C’est étrange quand on sait que je ne me suis jamais posée quelque part assez longtemps pour dire : la maison. Je n’étais pas partie longtemps, deux mois et pourtant, tout le monde m’avait oubliée. Je ne pouvais pas leur en vouloir. Je n’avais pu donner des nouvelles qu’à Freja. Et pour cause qu’elle était ma meilleure amie et avait connu Sally. Beaucoup de monde était venu à l’enterrement et je sais –par exemple- que si j’avais demandé à Julian ou même Alfie de venir, ils seraient sans doute venus. Mais, j’avais besoin de solitude. De penser. Et je n’ai fait que ça. Lorsque j’entre dans ce bar, une once de regret monte en moi. J’ai toujours eu tendance à m’attacher très vite aux garçons que je rencontrais. Lorenzo, il n’avait fallu qu’une rencontre. Et concernant Alfie, qu’un sauvetage. Telle Mégara dans Hercule, j’avais eu un coup de cœur pour mon supermâle. Trop beau, gentil –du moins avec moi- et il me faisait rire. Un regret. Il avait sans doute dû m’oublier avec le temps. Il avait réussi. Il m’avait confié que c’était son projet de monter un bar et je devais venir l’aider. Mais j’avais déserté. Déserté. Comme une lâche. Ruby, viens vite, il y a eu un incendie. Retourner en Ecosse, enterrer mes proches non loin de ma plus jeune sœur. Je me faisais l’effet d’un Bruce Wayne au féminin. Désormais sombre et déprimée, je pleurais tout le temps en privé. En public, je demeure fermée. Mon bégaiement a empiré et je suis incapable de tenir une conversation normale avec quelqu’un sans bégayer. Hormis Freja. Ou alors, il fallait que j’apprenne, que je lise, que je répète. Je retrouve donc Alfie. Et je sens mon petit cœur battre plus vite dans ma poitrine et se serrer en même temps. La surprise se lit sur son visage et je sais donc qu’il n’est pas au courant. Je poussais un soupir de soulagement bien que redoutant l’instant où j’allais devoir lui dire. Salut Alfie, comment vas-tu ? Moi ? Toute ma famille est morte dans un incendie mais sinon tout va bien. J’ai même songé à sauter du haut d’un pont. Très drôle. Je ris doucement à sa remarque. Quand, je disais qu’il avait cette facilité à me faire rire. Je tends doucement la main pour attraper son poignet et le regarder. « C’est… c’est… bi… bien, t… t… tu n’as p… p… pas gar… gardé de s… s… s… séquelles. » Je souris à ma remarque mais celui-ci se meurt lorsqu’il me parle de mon bégaiement. Je déglutis. Je passe une mèche folle derrière mon oreille avant de secouer la tête à la négative. « C… c… certes, j… j’a… j’avais ou… oublié à q… q… quel point tu étais s… s… séduisant m… m… m… mais ça a emp… pi… piré de…. Depuis que… que… » Je n’y arriverai pas, je le sais. Il était la seconde personne à qui je le disais après Alek mais la première qui comptait vraiment. J’attrape donc mon sac pour fouiller dedans et en sortir l’article de journal, sans doute froissé, que j’avais toujours sur moi. Je le pose face à lui. J’ai toujours été très douée pour annoncer les mauvaises nouvelles. Je sens l’émotion saisir ma voix, sans doute, beaucoup trop franche. « Tu m’as manqué, tu sais, réussis-je à murmurer avant de baisser la tête. » Je me rends compte que j’ai gardé son poignet dans ma main, le caressant distraitement, essayant de me caler sur le rythme de son cœur. Histoire de calmer l’angoisse qui montait en moi.

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MessageSujet: Re: Summer nights (Rulfie)   Jeu 17 Aoû 2017 - 20:41

Comment aurait-il pu l'oublier, Ruby ? Il est vrai qu'Alfie a vu bien des visages, de beaucoup de filles différentes. Il en a vu des sourires, a entendu de nombreux rires et a tenté de mémoriser autant de regards qui ont fini par se perdre dans son inconscient. Mais pas celui de Ruby. Le temps a passé, a fait son oeuvre, et pourtant il n'aurait pu effacer de ses souvenirs une fille qui lui offre la possibilité de rouler dans une voiture que jamais il ne pourra se payer. Cette même fille avec qui il a passé du temps sur la croisière, celle qui rougissait au moindre échange de regards. Il la trouvée douce, fragile même. Elle était comparable à une poupée en porcelaine alors qu'aujourd'hui, elle n'a plus la même innocence pour illuminer son regard. Derrière ses longs cils, les pupilles de Ruby semblent contenir une immense tristesse. Alfie n'est pas doué lorsqu'il s'agit de faire face à des émotions négatives mais cependant, il sait reconnaître un air malheureux lorsqu'il en voit un. Il a appris avec le temps, avec ses soeurs et avec ces filles dont il a parfois brisé le coeur sans le vouloir. Lily, Bérénice. Nevaeh avait le même aussi, lorsque CJ l'a trompée. Bien vite, trop vite même, il ne peut s'empêcher de se demander quelle tristesse elle peut bien cacher. Il s'interroge, et pourtant il n'a pas envie de le lui demander. À la place, il aimerait être capable de remplacer ses faux rictus par de véritables sourires. Alfie laisse Ruby prendre son poignet afin qu'elle l'inspecte, éternel sourire accroché à ses lèvres de barman charismatique. « J'ai été plutôt bien soigné. » Même si ça n'a consisté qu'en un pot de glace et une longue, très longue conversation. Longue par rapport à celles qu'il a d'habitude, bien différente des discours qu'il a pu tenir avec d'autres filles. Depuis que ? « T'es pas obligé d'en parler si t'en as pas envie, » lui dit-il en se penchant en avant, sa main toujours dans les siennes avant qu'elle ne la lâche pour prendre quelque chose dans son sac. Intrigué, Alfie jette un coup d'oeil au journal qu'elle place devant lui et lit les phrases écrites en gras. Celles-ci parlent d'un accident, un incendie en Ecosse. Il n'est pas certain de comprendre, mais il relève vers Ruby un regard désolé avant que sa remarque n'efface toute trace de culpabilité de ses traits. « C'est vrai ? » lui demande-t-il en repliant le journal avant de le laisser sur le bar, sans savoir si elle tenait à ce bout de papier. « Alors, j'espère que ma présence suffira à te remonter un minimum le moral. » Il lui sourit, délaissant cependant l'habituel mimique qu'il est obligé d'avoir avec son job. C'est un sourire sincère, mi-amusé et mi-ravi. Derrière son bar, Alfie se lance dans la préparation d'un cocktail mélangeant jus de fruit et alcool sucré. Il le pose ensuite devant Ruby. « Tiens, c'est assez fort que pour arrêter de réfléchir, mais pas assez que pour avoir la gueule de bois. Cadeau de la maison, » ajoute-t-il ensuite en s'accoudant sur le bas, à seulement un mètre d'elle.
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MessageSujet: Re: Summer nights (Rulfie)   Jeu 17 Aoû 2017 - 21:26

J’agis comme une automate. Tous les jours se suivent et se ressemblent. Je me lève –avec la gueule de bois-, je m’habille, je lis les scripts, les scénarios, je travaille sur ma BD, je marche, je vais dans un bar, je bois et je rentre dans ma chambre. Toujours seule. Mon oncle qui gère désormais mon capital car je suis assez inapte psychologiquement a tenu à ce que j’aille voir un psy. Pour lui dire ? Comment vous sentez vous Ruby ? J’ai envie de crever. Chaque matin quand je me lève, je dois trouver trois bonnes raisons de sortir de mon lit et faire mes gestes robotiques. Je ne suis plus un être humain. Je suis brisée, rejetée. Chassée de chez Maddie par ma faute, rejetée par mes amis, j’étais complètement isolée. Belle ? Certainement pas. Charmante ? Que nenni. Je bégayais trois fois plus qu’avant. Sentimentalement parlant, j’étais comme le sac poubelle qu’on mettait sur le devant de la porte pour que les éboueurs les ramassent. Et encore, je ne suis pas certaine que les éboueurs voudraient de moi. Et pourtant, il y a toujours lui. J’ai beaucoup pensé à Alfie durant mon séjour forcé en Ecosse. Comme j’ai beaucoup pensé à Freja. Elle était ma meilleure amie, et lui ? Je ne saurai poser une étiquette sur ce que je pensais d’Alfie. Il était irrésistible. Rien que par son regard, il pourrait faire tomber toutes les filles qu’il voulait. Lorsque ses yeux rencontrèrent les miens, je sentis cette chaleur que je n’avais pas eue en moi depuis un bout de temps. Depuis des mois. Lorsque ma main avait frôlé la sienne pour le soigner. C’est étrange la chimie humaine. On touche quelqu’un et on se sent pris d’un désir inavoué. Soit par celui de copuler, soit par celui de passer du temps avec les personnes, d’apprendre à la connaitre. Je sais que je n’en vaux pas la peine et pourtant, je suis là, sa main dans la mienne. Mon chagrin mit dans un coin de ma tête pour revenir sans doute lorsque je serai de nouveau, seule. J’ai toujours été naïve concernant les hommes. De par mon mariage raté, ma fausse relation avec Chase, celle ratée avec Lorenzo, je ne voulais pas m’embarquer là-dedans avec Alfie. Il méritait mieux qu’une espèce de morte-vivante. Qu’une Emily bas de gamme. Même en soldes, je suis certaine qu’il ne parierait pas sur moi. J’ai un sourire timide, discret à sa remarque. « Ju… juste av… avec u… une glace. » Je me souvenais de cette soirée dans les moindres détails. De cette discussion. Du fait que nous nous étions quittés bons amis. Et pourtant, s’il m’avait embrassé, je ne suis pas certaine que je l’aurai repoussé. Sally me dirait de foncer. J’ai l’impression d’apercevoir son fantôme parfois, de me dire de prendre la vie comme elle vient. La vie est courte, trop courte. Si j’étais audacieuse, je l’aurai embrassé bien avant. Je lui aurai fait comprendre qu’il me plaisait. Mais je ne voulais pas être un vague passage entre ses draps. Il méritait mieux que ça. Je sens les larmes me monter aux yeux et je dois inspirer longtemps. A contrecœur, je lâche sa main pour en sortir l’article de journal. « Je… je… je t’ai déjà par… parlé de Sally, non ? » Une larme solitaire coule sur ma joue tandis que je détourne le regard. Avec un peu de chances, il ne m’a pas vu. Avec un peu de chances, je ne serai pas en position de faiblesse. La vérité Alfie, c’est que je n’ai plus personne. C’est que je suis toute seule. C’est que si on ne m’avait pas empêché de le faire, je me serai suicidée depuis longtemps. Je suis coupée en deux, inachevée. J’ai le cœur brisé, meurtri, écrabouillé. J’essuie mon visage avant de hocher la tête à la positive. « Bien sûr. Je m’attends pas à ce que ça soit pa… pareil pour toi mais c’est v… v… vrai. » J’ai un sourire désolé avant de pencher la tête sur le côté. Je me redresse un peu pour toucher le coin de sa bouche avec mon index. « ça, ça me remonte le moral, soufflai-je en rougissant, ton sourire. » Le mien s’élargit comme s’il était contagieux. J’étais tellement fière de lui. Qu’il ait accompli son rêve. Qu’il ait un endroit rien qu’à lui. Il le mérite tellement. Je le regarde faire le cocktail avec des yeux de petite fille éblouie. On dirait Tom Cruise dans Cocktail tellement il manie bien les bouteilles. Je m’empourpre de plus belle tandis qu’il glisse le verre vers moi. Nous étions si proches. J’approche alors mon visage du sien, effleurant juste ses lèvres sans pour autant franchir le cap du baiser. Ma main caresse doucement son visage, mon regard fixe le sien, sans se détourner. Pendant un instant, j’en oublie que nous sommes dans un bar, que je suis en quelque sorte morte, ou à l’article de la mort. « Tu sais Alfie, si… si… si tu m’avais embrassé ce s… s… soir-là, je ne t’aurai pas repoussé. Mais… » Je baisse légèrement le regard, rompant l’alchimie qui nous unissait. « Je pense que c’est trop tard, désormais. T… tu dois avoir foule de d… demoiselles avec ton bar. » Je m’écarte donc pour lever mon verre. « A toi, à ta réussite et puisse-tu rester le même. Charmant, joli garçon et unique. »

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MessageSujet: Re: Summer nights (Rulfie)   Mer 23 Aoû 2017 - 21:12

Il est amusant de se rappeler pourquoi, au départ, Ruby ne voulait pas de sa présence. Alfie s'est construit sa réputation sans le vouloir, il a fréquenté trop de filles différentes dont certaines avec qui il ne s'était jamais rien passé, et ça a suffi à le faire petit à petit connaître auprès des Writers. Il est devenu un bourreau des coeurs, le don juan de Bowen, celui qui les fait toutes tomber. Il savait que c'était faux, toute personne le connaissant vraiment bien aurait pu nier ces affirmations. Et pourtant, jamais il ne les a contredites. Au contraire, il s'amusait à aller dans leur sens parce que, clairement, ça le faisait rire. Il se foutait d'avoir une réputation, il a toujours cru que ces bêtises sur internet n'affectaient en rien la vie réelle. Et pourtant. Ruby lui a prouvé le contraire, il n'aura fallu que d'une phrase prononcée par lui avant qu'elle ne le remballe. Il ne pouvait pas la blâmer, Alfie ne peut pas dire que ses intentions étaient totalement innocentes. Il a toujours eu un faible pour les rousses. Mais maintenant, les rumeurs se sont calmées. Lui aussi d'ailleurs. Il ne fréquente pratiquement personne, à part Jordan à intervalles irréguliers. Il pourrait presque dire qu'il s'est assagi, qu'ouvrir ce bar a été pour lui un gros coup de maturité. Mais ce serait sauter trop vite aux conclusions. Il n'est toujours jamais tombé amoureux, n'a toujours jamais pensé à se poser, fonder une famille. Il reste qui il est, Alfie. L'Espagnol aux nombreux voyages, le coeur nomade. Elle lui rappelle comment elle l'a soignée le soir où il a cogné l'autre crétin, bien qu'elle n'en avait pas besoin puisqu'il s'en souvient très bien. « On est pas tous aussi doués avec une glace, » lâche-t-il pour la valoriser un peu, ressentant que c'est peut-être ce dont elle a besoin ce soir. Mais bien vite, les traits de Ruby se transforment. Elle paraît triste, comme si des souvenirs douloureux venaient de soudainement faire irruption dans sa tête. Sally ? « Je crois que t'en a parlé une fois, pendant la croisière. Ta soeur c'est ça ? » Il hasarde, même si c'est plus une question rhétorique. Alfie a toujours été doté d'une très bonne mémoire, ce qui fait qu'il n'oublie que rarement ce que lui racontent les personnes qu'il voit plus d'une fois. Car après tout, à quoi bon se remémorer le nom du chien d'une fille avec qui il ne passera jamais plus qu'une nuit ? Les gens aimaient se confier à lui, ce qui l'a d'ailleurs toujours étonné. Alfie est peut-être un bon ami, il reste cependant un très mauvais conseiller. Sa réponse lui fait froncer les sourcils, mais ce geste qu'elle a d'appuyer sur le coin de ses lèvres suffit à agrandir son sourire. Alors qu'il se penche pour lui offrir son verre, le visage de Ruby se fait soudainement proche du sien. Pendant plusieurs secondes, Alfie reste immobile. Il regarde ses yeux, ses lèvres, attend qu'elles se mettent à bouger pour prononcer au moins un mot. Vraiment ? Avec Ruby, il deviendrait presque naïf. Quoi que, elle termine sa phrase avec un mais, ce qui n'est jamais bon signe. Sa supposition le fait rire. « C'est de la jalousie que j'entends là ? » demande-t-il avant de reprendre son sérieux. « Mais tu te trompes, aucune fille ne veut d'un type qui travaille la nuit. » Elle lève son verre pour lui, pour sa réussite. Alfie se permet un écart, un shot de liqueur à l'amande qu'il boit pour accompagner Ruby. « Et toi dis-moi, qu'est-ce que tu deviens ? »
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MessageSujet: Re: Summer nights (Rulfie)   Ven 25 Aoû 2017 - 20:47

Face à la tragédie familiale que je vivais, il était normal que je prenne mon temps, que je me repose et que je fasse mon deuil. Lorsqu’on est seule à enterrer toute sa famille, on se retrouve vite démunie. Je ne supportais pas la solitude, n’ayant jamais été seule de toute ma vie. Toujours accompagnée dès mes premiers pas de ma sœur Sally. Elle était Joie et j’étais Tristesse. Elle était la lumière et j’étais les ténèbres. Nous avions vu beaucoup de films où l’un des jumeaux finissait par mourir pour en conclure un pacte. Si l’une partait, l’autre la suivrait. Et pourtant connaissant mon excentrique moitié, je sais qu’elle ne voudrait pas que je passe ma vie à me morfondre. Le tatouage ornant mon poignet en est la preuve ainsi que le manteau de cuir lui ayant appartenue auparavant. Tandis que j’étais dans ce bar rétro, je me sentais comme une Olivia Newton-John à la fin de Grease. Avec son superbe ensemble et sa clope au bec, la coiffure ringarde en moins. Tous les souvenirs de mes moments passés en sa compagnie affluent tel un barrage qui aurait cassé. Alfie. J’ai toujours cette facilité à m’éprendre des hommes qui ne sont pas pour moi. Chase qui en aimait une autre au point de me prendre pour fausse compagne ; Lorenzo qui avait visiblement un souci d’ordre intérieur à régler et enfin Alfie. Pour ce dernier, trop beau, trop charismatique, je me faisais l’effet d’être une le tournesol face au soleil. On en a desespérement besoin mais on ne peut l’atteindre. Mes yeux se posent sur lui et un sourire nostalgique fend mes lèvres. Coureur. Je déteste ce genre de mecs qui ne m’approchent que pour passer entre mes draps. Mais un élan chevaleresque et j’étais comme prise dans la toile du beau brun. Petite mouche que je suis. Je secoue la tête. « La… La… La glace ou… ou… la v… v… voiture, super re… remède. » Pendant un instant, j’en oublie ma tristesse. Je ne suis plus cette chose difforme qui traine au sol en levant le pied et qu’on traine derrière soi. Je joins mes mains tandis que le regard de l’espagnol se pose sur l’extrait de journal. J’inspire profondément avant de hocher la tête d’un coup bref. Je déglutis avant d’en sortir un téléphone flambant neuf puis je lui montre une photo prise aux Golden Globes. Sally dans une robe rouge courte tandis que la mienne était longue et noire. « Ma jumelle. » Je n’ai besoin d’en dire plus. L’extrait de journal ainsi que cette photo seraient sans doute plus éloquents que ma litanie habituelle. Salut, j’ai perdu ma famille dans un incendie, je songe à les rejoindre et je suis par-dessus devenue alcoolique. Alfie se penche et nos visages sont à proximité. Hésitante, sans doute maladroite, ma main vint effleurer sa joue tandis que les mots sortent tous seuls. Sans aucune hésitation, cette fois-ci. Je baisse finalement le regard, rougissante, sans doute un peu honteuse. J’éclate de rire à sa question. Puis, je passe une mèche de cheveux derrière mon oreille. « Plus de la tristesse, murmurai-je, une pointe de regrets que ça n’ait pas eu lieu. » Ma soudaine franchise me frappe sans doute autant que lui. Je détourne finalement la tête pour regarder les gens derrière tandis que le barman et propriétaire des lieux clame que personne ne veut une créature de la nuit. « Je dois te contredire. Beaucoup de jeunes femmes fantasment sur les vampires. Pensent à Eric dans True Blood, Lestat dans Anne Rice et… » Je ne peux laisser échapper un rire étouffé. « A Edward. » Je grimace un peu en évoquant Twilight. Livres ayant bercés l’adolescence de plusieurs jeunes femmes et ayant eu une adaptation décevante. Puis, je relève les yeux brillants pour détailler les traits de mon ami. Il est de cette beauté naturelle inaccessible qui plait sans doute à beaucoup de femmes. Sa voix chaude et son sourire pourraient suffire à illuminer ma journée. Ou plutôt cette nuit sans doute. Sa question me prend au dépourvu et je me surprends à faire la moue. Qu’est-ce que je deviens ? Disons qu’après avoir perdu ma famille et ma moitié, je suis plus une épave. Pas très attirant de dire ça à un garçon pour qui vous avez un faible depuis quelques mois. Je prends une gorgée de son cocktail pour réfléchir à une alternative crédible. Parce que soyons honnête, être dépressive c’est aussi repoussant que de bégailler. Ou de s’appeler Ruby. « Pas grand-chose. » Les idées tournent dans ma tête comme une jolie chorégraphie de Lalaland. « Je me suis remise au dessin et je… » Je quoi ? Rien. « Je me prépare doucement à l’épisode musical de la série. » Pitié ne me demande pas de chanter, je serai capable de me ridiculiser devant tout le monde. Surtout que la plupart des chansons étaient en écossais donc pas franchement d’intérêt. Je prends mon visage à deux mains pour regarder Alfie comme un cadeau de noël. « Au fait, je te dois une soirée avec des célébrités, si ça te tente toujours. » Chut Ruby, chut.

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MessageSujet: Re: Summer nights (Rulfie)   Sam 2 Sep 2017 - 12:20

Quand les engrenages de son cerveau parfois trop lent se mettent en marche, quand il réalise enfin que Ruby a perdu sa soeur dans cet incident, Alfie comprend sa présence dans ce bar. Ce n'est pas pour lui bien sûr, pas parce qu'il lui a manqué ou il ne sait trop quoi. Enfin peut-être un peu, peut-être qu'elle compte sur lui pour la faire rire à l'aide de son humour parfois trop décalé. Mais si Ruby est actuellement assise sur cette chaise, c'est en grande partie pour elle. Parce qu'elle est triste, parce qu'une partie d'elle a disparu à jamais. Leaving without saying goodbye. Si il n'avait pas deux soeurs, probablement qu'Alfie n'aurait pas saisi pourquoi elle se mettait dans de tels états. Mais après avoir passé la majeure partie de son adolescence à s'occuper de deux gamines qui ne recevaient pas l'amour parental dont elles avaient besoin, il ne peut que comprendre. Si l'une d'elle venait à mourir, probablement qu'il ne s'en remettrait jamais entièrement. Surtout pas à des kilomètres d'elles, sachant qu'il n'était pas là et qu'il n'aura rien su faire. Pour ça, pour ce sentiment de détresse auquel il se sent pour une fois capable de s'identifier, Alfie se promet mentalement de faire passer une bonne soirée à Ruby. Elle le mérite après tout. Quoi que, même sans la perte de sa soeur, elle le mériterait tout autant. « Alors je suis désolé pour ta jumelle, » soupire-t-il. « Je suis certain que c'était une fille super, surtout si elle était comme toi. » Compliment lâché non pas pour lui faire du charme, jamais il ne se le permettrait. Compliment pour sa confiance en elle, pour qu'elle sache que même si il n'y en a plus qu'une au lieu de deux, celle qui reste est assez importante que pour ne pas vivre dans l'ombre de sa défunte soeur. Et lorsqu'il se penche pour lui avancer son verre, la proximité entre eux ne le dérange pas. Malgré ses traits tristes et fatigués, Ruby reste magnifique. Surtout dans cette veste, d'ailleurs. Une couleur qui fait ressortir son roux flamboyant. Elle lui dit avoir été triste, et il ne peut s'empêcher d'esquisser un sourire en coin. Ce genre de situation pourrait ressembler à une sorte de jeu entre eux, mais Alfie connait assez Ruby pour savoir qu'elle ne joue pas. Elle est sincère, sincère et trop bien pour lui. Elle est cette poupée trop fragile qu'il aurait peur de briser à force de trop s'amuser avec. « Promis, je ferai de mon mieux pour me rattraper. » Il ne sait pas encore comment, mais il essayera. Elle détourne le regard et Alfie se redresse pendant qu'elle lui parle de vampires, créatures plus ou moins semblables aux barman. Son dernier exemple lui donne une moue dégoûtée. « Please, pas Twilight, j'ai assez enduré ce film à cause de ma petite soeur. » Puis il ajoute « Mais j'pense pas avoir la classe d'un vampire. J'ai pas de super pouvoir, à part celui de me mettre dans des situations improbables. » Oh que oui, et ce n'est pas arrivé qu'une fois. Après avoir posé cette question sur les nouveautés de sa vie, Alfie plante son regard dans celui de Ruby et hausse les sourcils en l'entendant mentionner un épisode musical. Des fois, souvent même, il a tendance à oublier qu'elle est actrice. Il a finit par l'apprendre grâce à Internet, mais il n'a jamais eu l'occasion d'en parler avec elle. « Épisode musical, hein ? Ça veut dire que je vais pouvoir t'entendre chanter ? » Pour elle, il pourrait se remettre à la télé. Il regarderait sa série, et se ferait certainement juger par Nevaeh lorsqu'elle le surprendrait devant cet épisode musical. Mais clairement, il n'en aurait rien à faire. Une soirée spéciale célébrité, il ne sait pas si l'idée lui plaît ou si, au contraire, ça le rebute. « Mais je passe déjà une soirée avec une célébrité, » réplique-t-il en parlant bien évidemment d'elle, son sourire grandissant de plus en plus.
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MessageSujet: Re: Summer nights (Rulfie)   Sam 2 Sep 2017 - 13:08

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Parler de Sally à voix haute me rendait triste et nostalgique. Nous étions toutes les deux tellement différentes. Et pourtant un physique similaire. Seuls nos regards divergeaient, le sien marronné et le mien bleuté. C’est pour cette raison qu’on portait toutes les deux des lunettes de soleil tout le temps lorsque nous étions au lycée. Pour qu’on nous confonde. Mais ma timidité et mon air macabre ne trompaient personne. J’étais beaucoup trop timide, beaucoup trop renfermée sur moi-même. D’ordinaire, lorsque les gens me disaient qu’ils étaient désolés, je ne les croyais pas. Je n’en avais pas envie. Pour moi, le principe de condoléances est une supercherie car on sait tous que les gens n’en ont rien à faire. Ils font ça par empathie pour la personne et afin de l’empêcher de pleurer. Et pourtant après avoir plongé dans les abysses du regard d’Alfie, celui qui faisait battre mon cœur depuis cette fameuse soirée, je ne lus que de la sincérité. J’inspirai donc un bon coup, ne pouvant m’empêcher de rougir. « Elle était mieux. Une vraie lionne et moi je n’étais qu’une pâle copie à côté. » Je gratifie mon ami d’un de ses sourires dont j’avais le secret. « Mais merci quand même. » L’idée qu’il se faisait de moi était surfaite. Nous ne nous étions vus que deux fois avant ce soir. Et je n’étais pas quelqu’un de parfait, j’avais mes défauts. De très gros défauts outre ma timidité. Je suis quelqu’un d’impulsif et de possessif. Surtout en amitié. Combien de fois ai-je menacé les conquêtes de ma meilleure amie ou me suis-je battue parce qu’un homme avait fait du tort à ma sœur ? Chacun a une face sombre. Mais celle d’Alfie était visible car il ne se cachait pas. Je le regardai faire le cocktail sans bouger, comme une statue. Puis, nos regards s’accrochent, mes doigts effleurent sa peau et je sens de nouveau cette maudite chaleur. Je ne sais pas mentir. Je déteste ça. Et pourtant, je le fais sur le grand et le petit écran mais ceci n’est qu’un jeu. Pas avec Alfie. Jamais je ne jouerai avec ses sentiments et c’est pour ça que je tairai les miens. J’avais été clair avec Freja, Alfie était beaucoup trop bien pour moi. Je penche légèrement la tête sur le côté. « Comment ? » Mon sourire se fait de moins en moins timide à mesure que je lui parle. Comme si tout semblait naturel. Cependant, je ne peux m’empêcher d’être gênée d’essayer de flirter avec lui. « Je n’ai jamais vu aucun de ces films mais j’ai lu les deux premiers tomes. Et c’est très mauvais. » Je fronce les sourcils. « Nan t’es mieux. Un vampire ça a la peau froide et ça a besoin de voler la vie de quelqu’un pour vivre. Toi, au contraire tu redonnes vie aux gens avec cet endroit. » Je lui fais un sourire enfantin. Avant de prendre appui sur ma main. Lorsqu’il me demande ce que je deviens, je suis passablement ennuyée parce que je n’aime pas me confier. Je n’aime pas parler de moi, je trouve ça stupide et égoïste. J’ai toujours préféré me concentrer sur les autres plutôt que sur moi. Après tout, je pouvais gérer mon chagrin toute seule comme une grande, sans ennuyer Alfie, Freja ou Noam. J’ai une grimace lorsqu’il dit qu’il va m’entendre chanter. A la soirée de lancement de la série, je devais le faire avec l’une des chansons que nous avions choisi. Je l’avais bossé mais j’avais peur de ne pas être juste. « Hum, oui. » De nouveau je deviens rouge pivoine avant de prendre une gorgée. C’est vachement bon cette boisson. Je m’éclaircis la gorge avant de baisser la tête. « Amazing Grace, how sweet the sound. That saved a wretch like me. I once was lost but now am found, Was blind, but now I see, chantai-je pour l’air appris d’Amazing Grace, elle ne sera pas dans l’épisode. » Je fais doucement la moue. C’était l’une de mes chansons favorites avec celle de d’Emily dans Les Noces Funèbres, Tears to shed. Je passe une main gênée dans ma nuque avant de me mordiller de nouveau la lèvre inférieure. « Je ne suis pas une célébrité. Je ne suis qu’une femme normale qui regarde un beau garçon et… » Je déglutis avant de rouvrir la bouche. « Et… Et qui lui demande de… sortir. » Je prends une nouvelle gorgée me demandant quelle pirouette il allait faire pour m’éconduire gentiment.

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MessageSujet: Re: Summer nights (Rulfie)   Sam 2 Sep 2017 - 16:51

Elle est mieux, dit-elle. Ils se connaissent à peine Alfie et Ruby, ils n'ont partagé qu'une soirée ensemble en plus de la croisière où ils se sont croisés à des kilomètres de Bowen. Il la revoit vêtue de sa jolie robe, ses longs cheveux dansant sous les bourrasques de vent. Il ne sait pas grand chose d'elle mais malgré ça, cette image qu'il a gardée d'elle l'empêche d'être d'accord avec elle lorsqu'elle se qualifie de fade. Il peut comprendre qu'elle veuille mettre Sally en avant, mais il n'aime pas l'entendre se rabaisser de la sorte. Alors Alfie fronce légèrement les sourcils. Il a d'abord un air dubitatif, puis il finit par secouer lentement la tête de gauche à droite. « Je peux accepter l'idée qu'elle ait été mannequin ou tout ce que tu veux, mais t'as ton charme aussi Ruby. Je t'assure. » Il a toujours été maladroit lorsqu'il s'agit de remonter le moral des autres, Alfie n'est capable que de dire trop directement ce qu'il devrait probablement garder pour lui. Il est peut-être incapable de visualiser qui elle est réellement, il est même possible que jamais il n'arrive à voir qui se cache derrière son visage de poupée, mais il peut au moins confirmer ce pour quoi il certain. Un physique ne trompe pas, elle peut être timide et maladroite tout en gardant son charisme. Ça peut sonner comme de la drague, du moins ça aurait pu si il avait eu ce petit sourire en coin qui illumine ses traits à chaque fois qu'il se trouve en bonne compagnie. Cette fois, Alfie est on ne peut plus sérieux. Elle lui demande comment. Oui, comment ? Il ne sait pas, alors il fait mine de réfléchir pendant que son regard se perd un instant derrière elle. « Je suis plein de ressources, je suis certain que j'aurais été capable de te surprendre. » Il reporte son attention sur Ruby et se sent mieux de la voir sourire. Heureusement, elle n'aime pas Twilight. Encore heureux, sinon Alfie aurait été obligé de la mettre à la porte de son bar pour faute de goût. Ce qu'elle ajoute cependant suffit à lui réchauffer le coeur, touché par ces quelques mots. « Je fais de mon mieux, surtout si je peux aider une jolie rousse à retrouver le sourire. » Il marche sur des oeufs, mais il fallait qu'il le dise. La première fois qu'Alfie a lâché une réplique du genre à Ruby, elle ne s'est pas gênée pour l'envoyer bouler. Mais après ce qu'elle lui a dit, après les récents événements, il n'a pas senti nécessaire de retenir ces quelques mots qui sont loin d'être innocents. Elle lui annonce qu'elle est sur le point de tourner un épisode musical pour sa série et, un poil curieux, Alfie ne peut s'empêcher de se demander à quoi peut bien ressembler sa voix. Comme si elle avait entendu ses pensées, Ruby se met à chantonner un air connu venant d'un autre pays. Sûrement l'Écosse, là d'où elle est originaire. Autour d'eux, pendant que la voix de Ruby s'élève, le monde s'efface. Il n'entend plus le rock qui sort du jukebox, ou le brouhaha des clients. Il se focalise sur les mots qui sortent si beaux d'entre ses lèvres. « Et bien je suis ravi d'avoir eu droit à une avant-première spéciale, » répond-il lorsqu'elle a terminé. Elle prétend ne pas être une célébrité, seulement une simple fille, des mots qui lui font lever au ciel. Mais à la fin de sa phrase, Alfie a du mal à cacher sa surprise. « Sortir ? » répète-t-il alors que son sourire grandit à chaque seconde qui passe. Il devrait hésiter. Il devrait penser à la fille qu'elle est, et au crétin qu'il est. Le gars sans attache face à la fille trop sensible, trop douce. La Belle et la Bête. Et pourtant, ses mots sortent trop vite que pour avoir été réfléchis. « Mais ce serait un plaisir. Si tu es capable d'attendre vingt minutes, on peut même le faire ce soir, » ajoute-t-il sans la quitter des yeux.
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MessageSujet: Re: Summer nights (Rulfie)   Sam 2 Sep 2017 - 17:32

Lorsque je discute de ma sœur avec Alfie, j’ai cette petite pointe de nostalgie en repensant au visage de Sally. Passé l’adolescence où nous voulions à tout prix confondre les gens, elle s’est teinte en blonde tandis que je suis restée fidèle à mes cheveux couleur feu. J’ai cultivé cette image de poupée de chiffons, fanatique de L’Etrange Noël de M. Jack. Il m’arrivait longuement de chanter les notes tragiques du personnage portant le nom de mon ainé. Si je n’avais pas fait ses photos avec Monsieur Moustache, je pense que j’aurai toujours eu cette étiquette de jeune demoiselle fragile et timide. Mais il s’agissait uniquement de le faire pour contrer le port de la fourrure et le massacre des animaux. « De nous deux, c’est moi qui fais des photos et elle, elle se concentrait plus sur la série. » Série que je devais maintenant porter à bout de bras toute seule. Comme je ne voulais pas évoquer la mort de ma sœur à l’écran, nous nous sommes mis d’accord pour dire que son personnage était parti aux Amériques. « J’ai d’ailleurs fait des photos pour la nouvelle campagne de la PETA. Attends, je les ai dans mon téléphone. » Je sors mon portable flambant neuf de mon sac pour le déverrouiller et chercher les photos avec Monsieur Moustache. Cet imposant Maine Coon. Je ne voyais en aucun cas une parade amoureuse à les montrer puisqu’elles étaient pour la bonne cause. Et que le chat cachait quasiment la totalité de mon anatomie. « Tiens. » Je glisse l’objet sur le comptoir pour y laisser entrevoir une rouquine, les cheveux au vent avec un chat énorme dans les bras. J’avais mentionné à Alfie le premier soir que je ne mangeai pas de viande et que j’étais ambassadrice pour les droits des animaux. On en vient à parler de quelque chose de plus sincère. De notre relation. Amis ou autres. J’en avais discuté avec Freja qui m’avait dit de me lancer. J’aimerai être téméraire et me pencher sur le sujet pour dire à Alfie ce que je ressentais vis-à-vis de lui. Mais les mots ne voulaient pas sortir. Je lui sers alors ce fameux sourire en coin qu’il abhorrait lui-même de temps en temps. « Je n’en doute pas. » Puis, comme une mauvaise enquêtrice, je m’enquiers de son état sentimental. Un mec comme lui, aussi beau à l’intérieur qu’à l’extérieur devait forcément avoir quelqu’un. Réponse négative. Alfie est pourtant l’un de ses hommes solaires qui pourrait avoir n’importe quelle fille. Je passe une main dans mes cheveux, ôtant le chouchou qui les retenait et commençait à me faire mal, libérant l’opulente crinière. Lorsqu’il me qualifie de jolie, je me sens rougir avant de laisser échapper un petit sourire idiot. « T’es l’un des rares qui arrive à me faire rire, sois en flatté. » Je ne sais pas si c’est l’alcool ingurgité ou sa simple présence, mais je me sentais d’humeur un peu plus… séductrice disons. En même temps, j’en ai la tenue donc pourquoi pas. Bien entendu, ma timidité m’empêchera sans doute d’aller au bout de mes idées mais ça me faisait chaud au cœur de voir que pour une fois, on me trouvait jolie. Alors naturellement, je chante Amazing Grace que je connaissais par cœur. Pas celle de la soirée de lancement car j’étais tenue au secret et seul mon professeur l’avait entendu mais j’en avais envie. Je chantais souvent en ce moment. « Je dois m’habituer à m’exprimer en public. Comme je vais devoir chanter à la soirée de lancement, tu es mon public test. » J’aimerai être de celle qui lui gratifie d’un sourire. Et d’un clin d’œil mais à la place, je décide de boire une gorgée. L’alcool réchauffe les cœurs et donne des forces. D’une manière propre à moi, je lui demande s’il veut qu’on sorte un jour. Une sorte de rencard. Sa réponse me surprend parce que je pensais essuyer un refus. Je lui glisse un sourire malicieux. « Eh bien, dis-je d’une voix plus suave, ça me va. » Et sans réellement réfléchir, je me redresse pour déposer mes lèvres au coin des siennes. Sans doute captiver par son regard. Pas un vrai baiser mais un peu plus qu’une embrassade sur la joue. « Je te vole ceci et si tu veux le reprendre, il faudra venir le chercher. » Je voulais lui faire comprendre par des moyens détournés qu’il me plaisait sans pour autant faire le premier pas. Car je sais que les hommes comme Alfie préfèrent sans doute pendre les choses en main. Donc, j’ouvrai la porte à un possible jeu de séduction. Quitte à y laisser ma chemise.

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MessageSujet: Re: Summer nights (Rulfie)   Sam 2 Sep 2017 - 20:30

Elle avait donc fait de la photo, un détail sur sa vie qu'il aurait pu connaître si il avait plus été branché célébrité, télé et Internet. Sauf qu'avec Alfie, Ruby aura eu l'occasion de commencer sur une ardoise totalement vierge. Il ne savait rien d'elle, elle aurait pu s'inventer une toute nouvelle identité qu'il l'aurait crue sans se poser de questions. Sauf qu'elle n'est pas comme ça. Elle est sincère, ça s'entend et ça se voit dans ses gestes, ses paroles. Elle est la beauté d'un couché de soleil, la douceur d'un vent d'été. Cependant, lorsqu'elle tend son portable vers Alfie, il a l'opportunité de découvrir une face de sa personnalité qu'il n'aurait jamais crue connaître. Ruby, presque nue, seulement cachée par un gros chat. Il est obligé de se pincer les lèvres pour ne pas sourire. « Très jolie photo, » commente-t-il en détaillant le cliché une dernière fois avant de relever les yeux vers elle. Et il faut qu'elle soit canon, en plus d'être mignonne. Elle ne pouvait prendre juste une qualité, Ruby devait évidemment être dotée du package complet. Il finit par lui rendre son portable et, encore une fois, se perd dans son regard pendant qu'ils s'échangent quelques réflexions sur comment Alfie pourrait la surprendre. Après tout, comme il vient de le dire, il n'a personne en ce moment. Il aurait pu citer Jordan si elle ne venait pas encore de disparaître pendant bientôt un mois. Mais au fond, même elle n'est plus une fille qu'il voit régulièrement. Il s'est trop focalisé sur son bar, a cessé dans un premier temps de s'intéresser aux filles faciles du monde de la nuit et, ensuite, a arrêté de courir après celle qui lui en a tant fait voir. Il n'irait pas jusqu'à dire qu'il est devenu un homme respectable, mais une chose est certaine au moins, Alfie a mûri. Il arrive à la faire rire, il est même un des seuls selon elle. L'idée lui plaît plus qu'elle ne le devrait. « Le seul ? Waw, j'ai intérêt à avoir des tas de bonnes blagues en réserve alors. » Et il aime ça, de l'entendre rire. Il préfère ça à la voir triste, à entendre sa voix vibrer en parlant de sa jumelle. Si il peut l'aider à aller mieux, il ne peut qu'en être ravi. Ce qu'il craint par contre, c'est qu'il ne finisse par lui faire encore plus de tort qu'il n'a pu lui faire de bien. On verra. « C'est carrément un rang plus élevé que le vrai public ça, » dit-il, confiant, après qu'elle ne l'ait qualifié de public test. De plus en plus, l'idée de passer un énième moment avec Ruby le tente et l'attire. Il a beau avoir déjà essuyé un refus, il a l'impression que cette soirée remonte à bien trop longtemps et qu'elle comme lui étaient à l'époque forts différents. Ça ne fait que quelques mois mais à l'époque, il n'avait pas ce bar qui a créé un véritable tournant dans sa vie. Ils n'avaient pas partagé quelques souvenirs de croisière, elle ne l'avait jamais dessinée et il ne l'avait jamais entendue chanter. Ce soir est différent du premier, du dernier aussi. Ce soir, Alfie retrouve Ruby. Elle vient poser ses lèvres contre le coin des siennes et, sans bouger, il la laisse faire avant d'attarder son regard sur les siennes. La proposition qu'elle lui fait lui donne envie de terminer son service là, tout de suite. « Tu me tentes vraiment là Ruby. » Il lui lance un regard joueur, amusé, complice. Seulement quelques minutes encore. Quelques minutes et il pourra l'emmener loin d'ici, dans un endroit où aucun client ne pourrait venir interrompre leur échange.
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MessageSujet: Re: Summer nights (Rulfie)   Dim 3 Sep 2017 - 2:17

Je me sens rougir en discutant de mon passif de mannequin. Quoiqu’il m’arrive d’en faire encore. Dans mon style de gothique, de femme un peu à part. Je me sentais en confiance avec Alfie. J’avais dit à Freja mon inclination pour lui, je lui avais confié également mes peurs. Elle qui m’avait dit de faire comprendre à Alfie qu’il me plaisait. Je lui souris tandis que je le vois se pencher sur mon téléphone. La photo avec un maine coon énorme. J’avais demandé expressément que mon photographe en soit une pour ne pas être gênée. Pour ne pas rougir sous les clichés. Sa remarque m’arrache un petit sourire. « Tu rougis ou t’as chaud ? Demandai-je en battant des cils ». Il me rend le téléphone et nos doigts se frôlent un quart de seconde. Je lève instantanément les yeux vers lui avant de ranger de nouveau l’appareil. Je dodeline légèrement de la tête au rythme de la musique sans cesser de sourire. Je prends le temps de le détailler et il est plutôt sexy en barman. Je n’ose d’ailleurs détourner mon regard de lui tandis que je bois petit à petit mon verre. J’en oublie d’ailleurs que l’alcool me déride. Sans doute un peu trop. Serions-nous en train de flirter ? Je n’en ai aucune idée mais la conversation me semble devenir plus intime. Un peu plus personnelle. Serait-ce dû au coaching de Freja ou à l’alcool que je buvais ? Je ne voulais pas savoir la réponse. Il était le premier homme depuis Lorenzo qui m’intéressait. Le premier qui me faisait me sentir vivante. Je pourrais rester des heures à le regarder vivante. Quoique ça serait sans doute un peu bizarre. Je ris de nouveau à sa remarque. « Je pense que vient seulement avec ton humour, ça suffira. » Il illumine ma nuit rien que par sa simple présence. Je me doute qu’avec un hispanique la vie ne doit pas être de tout repos. Mais j’embarque volontiers dans ce grand huit. Ma vie m’avait semblée terne et monotone loin de lui et de son univers coloré. Le Hendrix. Je me sens tellement à l’aise que j’en pousse la chansonnette. Brièvement. « Carrément, sois en flatté. » Je me rapproche un peu plus. Etudiant l’harmonie de ses traits, de ses bras puissants et de ses gestes minutieux. Je me rendais compte que je monopolisai l’attention du barman. Les clients devaient sans doute être mécontents, les filles jalouses. Mais j’aimais l’idée qu’il ne soit qu’avec moi. D’un geste sans doute impulsif, je me redresse légèrement pour déposer mes lèvres au coin des siennes, laissant mon visage trop près du sien pour murmurer quelque chose. Son cocktail ayant aidé à vaincre ma timidité, je me fis plus séductrice. Sa remarque me laisse quelque peu perplexe mais mon sourire en coin s’agrandit. « Comme à dit Oscar Wilde, le meilleur moyen de résister à la tentation, c’est d’y céder. » J’ôte mon perfecto, dévoilant donc ma robe sans entièreté. Une robe que j’avais acheté en compagnie de ma sœur ou de Freja, je ne savais plus. Une robe noire qui contrastait parfaitement avec celles que je mettais d’habitude. Un peu plus rock. Comme quoi, je me fondais à merveille dans cet endroit. « Je vais aller voir du côté du jukebox, te laissant le soin de travailler. » Puis, avec un énième rictus malicieux, je descends du tabouret. Une grâce nouvelle aux pieds. Je me fraye un chemin parmi les gens pour trouver l’engin et sortir une pièce de mon décolleté pour la glisser dedans. J’opte pour Cherrybomb de Joan Jett, restant penché dessus. Il n’en faut pas plus pour qu’un homme ne vienne m’aborder. Je me redresse donc, le regardant droit dans les yeux. Il bafouille quelque chose mais je lève les yeux au ciel, remuant la tête au gré de la musique. Pour une fois, je me sentais bien. Dans cet endroit qui depuis quelques minutes était devenu mon préféré de Bowen et en compagnie de son gérant à qui j’adressai un coup d’œil accompagné d’un sourire. Je finis par me glisser de nouveau au bar, tapant sur le comptoir au gré de la musique tandis qu’il continuait de travailler, attendant patiemment qu’il termine son service. « He smiled so I got up and' asked for his name. That don't matter, he said,. 'Cause it's all the same. Said can I take you home where we can be alone, chantai-je sans m’en rendre compte. » I love Rock N Roll, un grand classique qui se prêtait parfaitement à cet endroit.

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LA MECANIQUE DU COEUR ♡
Premièrement, ne touche pas à tes aiguilles. Deuxièmement, maîtrise ta colère. Troisièmement, ne te laisse jamais, au grand jamais, tomber amoureux.
Car alors pour toujours à l'horloge de ton coeur la grande aiguille des heures transpercera ta peau, tes os imploseront, et la mécanique de ton coeur sera brisée de nouveau.
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