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It looks like a lot of people are here because they have a tough past. Bowen seems to be, like, a new beginning. A way to start a new life, you know. - Oscar J. Fielding

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 stripped the last coat of innocence (wyatt)

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baby kangou
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Wyatt Buchanan

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ANECDOTES: * Il a du mal avec les contacts physiques si ceux-ci sont brusques - Il a embrassé Naveen - Bien qu'il soit attiré aussi par les hommes, il ne l'assume pas.
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MessageSujet: Re: stripped the last coat of innocence (wyatt)   Sam 28 Oct 2017 - 0:05

Non, ce n’était pas de ta faute si les gens avaient peur de l’inconnu. Mais tu te sentais coupable quand même et les explications de Naveen n’arrangeaient rien pour autant.
 
« - Je suis désolé. » marmonnes-tu en ayant honte de la société dans laquelle tu évoluais.
 
Tout ça pour une simple différence. Naveen n’était pourtant pas différent des occidentaux. Il avait la peau un peu plus mat certes, mais ce n’était certainement pas cela qui le définissait.
 
« "Nous sommes tous frères sous la peau, et j'aimerais écorcher l'humanité pour le prouver." Ayn Rand. » Oses-tu citer dans un murmure.
 
Tu ne sais pas  si Naveen connait cette philosophe et tu n’es pas certain que citer une philosophe juive soit une bonne idée. Tu ne connais pas tellement la position de Naveen sur la religion, mais tu as bien remarqué, durant tes missions en Irak que les juifs sont loin d’être bien vu là-bas.
 
Le monologue du syrien te glace. Tu ne t’attendais certainement pas à ce qu’il te débite, comme une leçon parfaitement bien apprise et récitée au point près. Tu te contentes de dévisageais Naveen, contre toute attente blessé par ses paroles. Parce que toi, tu as grandi dans cette société qu’il semble mépriser par son manque d’ouverture. Alors c’est ainsi qu’il te voit aussi ? Est-ce la ce que tu renvois ? Te comportes-tu vraiment de façon supérieure comme il le dit ? Parce que s’il accuse les enfants de cette société d’être ainsi inconsciemment, toi-même tu es tel qui le décrit. Oublie-t-il que la société orientale dans laquelle il est né et à grandi à ses propres défauts ? Après tout, le rejet d’une religion différente, les jugements antisémites et homophobes sont monnaies courantes là-bas, pourtant ce n’est pas pour ça que tu juges les gens comme il le fait en pointant la société occidentale.
 
« - Si c’est là votre ressenti sur la société occidentale, pourquoi n’avez-vous pas trouvé refuge dans un pays oriental ? » demandes-tu un peu plus durement que tu ne l’aurais voulu, blessé.
 
Tu souffles légèrement, tentant de reprendre contenance. Tu ne veux pas être blessant envers lui-même si tu t’es senti blessé par ses paroles aussi critiques envers une société qui l’accueille. Car ce n’est pas parce qu’à Bowen une partie de la population stigmatise les origines de Naveen que c’est pareil dans toute l’Australie. Si c’était le cas, Naveen n’aurait jamais pu trouver refuge ici car le pays n’aurait jamais ouvert ses portes comme il l’a fait.
 
Tu tentes de prendre sur toi, mais c’est difficile. Ce n’est que lorsque Naveen te parle de sa famille que tu finis par mettre de côté l’amertume que votre conversation à laisser pour laisser la compassion prendre le dessus.
 
« - Vous pourriez peut-être envisager de leur offrir une sépulture ici ? » suggères-tu doucement. « Au fond, la terre est-elle si importante ? » lui demandes-tu alors qu’il te fait remarquer que leur place n’est pas ici. «  Leur place, c’est auprès de vous, non ? » murmures-tu un peu gêné malgré toi.
 
Et il te parle de sa famille, les nommant pour la première fois devant toi. Tu as l’impression de te prendre un coup de massue. Pourtant, tu savais qu’il avait une famille, Naveen, mais jusqu’ici, il ne t’avais pas dis combien il avait eu d’enfants. Ni leur prénom, ni celui de sa femme. Tu avais embrassé un homme, de surcroît marié. Certes veuf, mais marié et père de famille. Cette réalité, tu te la prends en pleine figure dès l’instant ou tu entends les prénoms de Amena, Hayyan, Sami et Maya. Une famille. Et surtout, tu vois à quel point Naveen souffre et tu te sens encore plus mal.
 

Tu restes silencieux un moment, tentant de remettre un peu d’ordre dans tes pensées un peu chaotique sur le moment. Naveen semble convaincu que tu n’es pas qu’un militaire, que ce n’est qu’une facette de toi, sauf que tu ne vois pas ce que tu peux être d’autre. Tu peines à te voir comme un homme normal, et c’est bien ça le problème. Tu ne sais pas ce que tu es, qui tu es. Et personne ne pourras le dire pour toi. Tu ne réponds rien à Naveen, te contentant de lui adresser un sourire triste, un peu perdu devant tes propres questions. Tu as l’impression d’être comme un gosse paumé qui attends qu’on lui montre le chemin, et tu n’aimes pas ce sentiment là. Mais faut bien que tu l’acceptes ou que tu ailles de l’avant par toi-même.

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Naveen Arslanian

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MessageSujet: Re: stripped the last coat of innocence (wyatt)   Sam 28 Oct 2017 - 6:44

Wyatt récita une citation dont l’auteur échappait à Naveen. Et pourtant, il s’agissait de paroles qu’on aurait bien fait de se rappeler, dans ce monde. Les gens s’entretuaient pour des questions de race, alors qu’au fond, ils faisaient tous partie de la même. La race humaine. Les différences étaient juste trop grandes pour certains, insaisissables et incompréhensibles au point de vouloir montrer qui était le plus fort, le plus raisonné, le plus grand et le plus fort. Et par son discours, par son monologue où la passion se mêlait à la haine, Naveen avait certes ciblé les occidentaux mais au fond il parlait de toutes les cultures. L’une n’était pas meilleure qu’une autre, au fond. C’était une question de points de vue, de valeurs, et le spectre des humains étaient si vaste que les Hommes avaient du mal à trouver l’équilibre, à atteindre le compromis. Wyatt sembla prendre ses paroles comme une attaque illogique, comme la déclaration d’une guerre devant laquelle ils avaient pourtant déjà baissé les armes. Mais l’un devant l’autre, ils étaient damnés à constamment être sur leur garde, sur la défensive, prêts à réagir face à une nouvelle offense. Ils n’avaient connu que ça jusqu’à maintenant, autant entre eux deux que par rapport aux autres. Il ne serait pas aisé de déconstruire cette attitude pour rétablir l’ordre et la paix. Il ne serait pas aisé de leur faire comprendre que l’un comme l’autre ne désirait que le calme, l’entraide. « Premièrement, pour votre information, ce n’est pas aussi facile que vous pouvez le croire de trouver refuge. On ne nous offre pas une liste sur laquelle nous avons le loisir de choisir notre pays d’accueil. Encore moins dans ma situation. J’ai été chanceux qu’on ne me condamne pas seulement à rester là-bas. » Cracha Naveen, vexé que Wyatt puisse croire qu’il peinturait un obscur portrait d’une société qui l’avait accueilli, alors qu’au fond il n’avait que choisi un mauvais exemple en voulant offrir une image du monde en général. « Deuxièmement, ce n’est pas mon ressenti sur la société occidentale seulement. C’est l’exemple facile parce qu’on ne peut nier que les caucasiens auront toujours eu la place de choix dans l’Histoire. Mais je sais que chaque culture agit de la même manière, se refermant sur ce qu’elle connaît sans permettre de se faire une idée qui n’est pas calquée sur le modèle mis de l’avant. Sans doute me suis-je attaqué à l’Occident justement parce que là d’où je viens, on s’en éloigne. Je suis désolé de vous avoir offensé, ce n’était pas du tout l’objectif derrière. » Il s’était emporté, Naveen, comme il ne le faisait que rarement. Il s’en voulait, il culpabilisait déjà d’avoir prononcé à haute voix des paroles visiblement hautement répréhensibles. Sans doute ferait-il mieux de retourner à son silence, au moins là, il ne s’attirerait pas la hargne des seules personnes qui daignaient lui adresser plus de trois mots. Heureusement, les deux hommes arrivèrent à passer à autre chose, et même si c’était douloureux d’ainsi parler de sa famille, c’était aussi un soulagement de savoir que Wyatt ne lui tournerait pas le dos pour autant. Si c’était ce qu’il aurait pourtant désiré en le quittant la dernière fois devant chez lui, si c’était ce qu’il aurait préféré comme tournure à cette conversation au tout début de celle-ci, la table avait finalement tournée. Naveen ne savait plus exactement où il se situait avec Wyatt, ce qu’il ressentait, mais dans tous les cas il avait espoir de pouvoir enfin s’accrocher à une personne. De ne plus partir à la dérive, seul dans un monde qui ne voulait pas de lui. Quand l’ancien militaire fit remarquer que la place de sa famille, au fond, c’était auprès de lui, le syrien fut comme frappé d’une évidence désarmante. « Je ne saurais pas comment m’y prendre … Pourriez-vous m’y aider ? » Osa-t-il demander, malgré son offense récente. Après tout, Wyatt avait été le premier à demander pardon, ce fut par la suite Naveen. Maintenant, pouvaient-ils se permettre de prétendre à une certaine égalité qui effaçait la gêne entre eux ? C’est ce qui sembla se produire quand les deux hommes décidèrent de repartir à zéro, de laisser derrière eux les erreurs des premiers échanges. Ils demeurèrent en silence, un instant, qui s’éternisa de plus en plus. Naveen regardait son café, c’était plus facile que de soutenir le regard fuyant de Wyatt, perdu dans ses pensées. Tout d’un coup, le syrien se mit à rire, d’un rire léger, timide. Il croisa le regard de l’ancien militaire, et déclara : « Nous ne sommes bons qu’à débattre et se prendre la tête. Dès que le calme revient, le silence aussi. » Peut-être parce que le calme cachait des pensées auxquelles ni l'un ni l'autre n'était prêt à être confronté.
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MessageSujet: Re: stripped the last coat of innocence (wyatt)   Sam 28 Oct 2017 - 14:09

Etiez-vous condamnés à toujours devoir vous affrontez sur vos points de vue divergents ?  C’était malheureusement l’impression que tu avais devant ce nouveau sujet de discussion. Tu avais pris son point de vue comme une attaque personnelle, parce que tu avais la sensation que Naveen mettait tout le monde dans le même panier et que c’était cette image que tu lui renvoyais.
Bien que Naveen justifie sa présence par le fait de ne pas avoir eu le choix du pays d’accueil, tu grinçais des dents. Au moins, l’Australie s’était portée volontaire pour l’accueillir. Un pays occidental lui avait ouvert ses portes là ou des pays orientaux n’avaient rien fait. C’était doublement injuste d’avoir aussi peu de considération pour la société occidentale. Tu gardais la mâchoire crispée, silencieux, loin de penser comme lui. Mais tu ne te voyais pas débattre sur un nouveau sujet aussi sensible que celui-ci. Tu pris donc sur toi et tu écoutais son second argument, loin d’y adhérer.
 
« - C’est donc là, l’image que vous avez de la société occidentale ? » souffles-tu à mi-voix.
 
Tu étais pour ainsi dire un peu déçu, tu pensais que Naveen était plus ouvert et plus reconnaissant vis-à-vis de cette société qui lui donnait une seconde chance. L’histoire donnait peut-être raison et sens aux paroles de Naveen, mais à quoi cela servait de regarder constamment le passé ? Toi, tu ne te sentais pas plus avantagé qu’un autre homme, ni supérieur à quelqu’un par rapport à tes origines. De plus, tu étais loin de penser que tu étais une exception. Cette communauté de même pas huit-milles habitants avaient certainement des apprioris, mais ce n’était pas en faisant profil bas ou en restant en retrait que cela allait changer. Tu en savais quelque chose.
 
« - Pendant des années, j’ai effectué mes déploiements dans une seule et même région, en Afghanistan. Notre base n’était pas loin d’un village et ils étaient terrifiés par notre arrivée. Petit a petit, nous nous sommes intégrer auprès d’eux. Je ne dis pas que c’est le cas de tous les militaires, mais… dans l’ensemble, il y avait un très bon feeling avec les villageois. Ils n’avaient plus peur de nous.  Mais pour me faire accepter, je n’ai pas attendu que les villageois viennent à moi. C’était moi l’étranger, c’était moi qui leur faisais peur avec mes armes et mon uniforme. Je me suis adapté à eux, à leurs coutumes, à leur langue, à leur mode de vie et même à leur religion et j’ai partagé les miennes. Je pense qu’ici c’est pareil, les gens ont peur parce que vous venez d’une société totalement différente de la leur. C’est peut-être dur ce que je vais vous dire, mais c’est à vous de leur montrer que… Ce n’est pas parce que vous venez d’une communauté totalement différente que vous êtes un ‘danger’ pour la leur. Ce n’est pas en faisant profil bas que les mentalités évolueront. » Débites-tu  en te remémorant des vieux souvenirs. « L’offense n’est pas comment vous définissez la société occidentale, c’est que vous semblez mettre tout le monde dans un même panier. » souffles-tu dans un soupir.
 
Tu espères que Naveen comprendra ou tu veux en venir. Il a peut-être  la volonté de passer inaperçu, peut-être par sa pudeur, mais ce n’est pas forcément la solution pour se faire accepter ici. Malgré tout, tu as la volonté de l’aider, même si ses paroles t’ont blessée. Ce sont des choses qui arrivent et il faut accepter de passer outre pour avancer.  Le silence qui s’est abattu entre vous deux n’est pas gênant pour toi, puisque tu es plongé dans tes pensées. Ce n’est pas forcément le cas pour Naveen et son commentaire te tire de ta rêverie. Tes lèvres s’étirent doucement, laissant un sourire se dessiner sur ton visage. Le silence peut aussi cacher des pensées  enfouis au fond de vous, du moins pour toi. De ce qui ce passe dans ta tête, et peut-être un peu dans ton coeur. Tu ne peux pas expliquer pourquoi tu t'es attaché comme ça a Naveen. Tu supposes que c'est votre vécu qui te donne l'impression d'être aussi proche de lui, et tu espère que c'est bien pour ça, même si au fond... tu as peut-être bien une autre explication.
 
« - Les débats sont pas forcément une mauvaise chose vous savez. » souffles-tu en souriant. «  ça nous permet d’apprendre à se connaître de façon… disons mouvementé ? » ris-tu doucement. « Mais c’est quand même plus intéressant que de parler de la pluie et du beau temps, vous ne croyez pas ? » lâches-tu sur un ton bien plus léger que précédemment.
 
Ce que tu fais à présent,  en étant près à soutenir Naveen dans ses démarches. Toi, tu n’as pas eu la chance d’avoir une famille, et tu doutais fortement en avoir une un jour. Mais cela se voyait dans le regard meurtri du Syrien, dans le son de sa voix qu’il avait aimé sa famille de la plus belle manière qui soit. Et même si tu n’avais aucune idée de ce que cela pouvait être, tu restais quand même sensible.
 
« - Bien entendu ! » Dis-tu comme si c’était une évidence « il va falloir aller à la mairie pour voir pour une concession. La seule chose c’est que… Je ne crois pas qu’il n’ait de cimetière musulman en ville. Après, si c’est surtout symbolique, est-ce que ce serait grave ? » lui demandes-tu doucement.
 
Tu connaissais un peu les rites liés aux enterrements musulmans, notamment qu’il était possible d’enterrer un musulman dans un pays non-musulman, même si ce n’était pas non plus un carré musulman en faisant en sorte que la tête du défunt soit tourner vers la Mecque. Hors, là, il n’y avait pas de corps. Au final, l’important pour Naveen était d’avoir un lieu pour se recueillir et pour sentir la présence de sa famille à ses côtés. Le lieu avait-il autant d’importance pour ça ?

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MessageSujet: Re: stripped the last coat of innocence (wyatt)   Lun 30 Oct 2017 - 3:26

Les explications qu’offrait Naveen à Wyatt ne semblaient pas le calmer, ne semblaient pas lui faire comprendre que ce n’était pas personnellement à lui qu’il s’attaquait, mais au concept plus large, plus général. Aux sociétés que les humains mettaient en place avec des systèmes de valeurs bien divergents d’un endroit à l’autre, et qui foutaient souvent la bisbille quand on essayait de les comparer, de les comprendre ou de les excuser. Il voyait la mâchoire de l’ancien militaire se serrait, ses muscles étaient plus définis sur son visage à cause de cela, et lui donnait des traits de colère. Jamais Naveen n’aurait voulu attiser une telle émotion en son interlocuteur, pas encore une fois. Il voulait juste s’éloigner de ces éternels débats et laisser s’effacer peu à peu cette partie de lui qui n’était plus conforme, et pourtant avec Wyatt ils semblaient constamment retomber dans le conflit, un peu trop internalisé par le syrien. « C’est l’image que j’en ai, oui. Pour ce qui est des avantages, pour ce qui est de la facilité de naître d’une façon plutôt que d’une autre. Ça ne veut pas dire que je crache sur cette société qui m’accueille pour autant. Ça ne signifie pas que je n’ai aucune estime pour les occidentaux, pour vous. Je suis juste conscient que … que je suis ici une minorité et que ce ne sera pas toujours facile. » Conclut-il. À en voir comment ça se passait avec Wyatt, Naveen en venait à se demander s’il ne faisait pas erreur en restant ici. La seule raison de sa venue à Bowen, au fond, c’était Cleo. Sa marraine humanitaire. Elle vivait ici, au moment de son arrivée. C’était elle qui le prenait sous son aile alors il avait été plus que logique qu’il reste à proximité. Mais être près d’elle, c’était être loin de la communauté de réfugiés syriens qui se trouvait dans une autre province que le Queensland. Maintenant, Cleo était repartie chez elle en Irlande, et lui n’avait plus aucun motif véritable de rester ici. Il avait peur, sans doute, qu’on le renvoie chez lui si on réalisait que le partenariat lui ayant permis de rentrer au pays s’était terminé avant son temps. Il avait peur de perdre son statut, de redevenir le détenu qu’il avait été dans les deux premiers mois de son arrivée. Wyatt reprit finalement la parole, lui offrant un monologue sur comment il avait réussi à s’intégrer à la population locale en Afghanistan, à s’adapter à leurs coutumes, leur langue, leur mode de vie, leur religion. Les larmes montèrent aux yeux de Naveen, parce que ce que disait Wyatt, le syrien avait pleinement conscience que c’était vrai. Que l’effort ne devait pas seulement venir des autres mais de lui aussi. Mais était-ce réellement juste de ne pas le laisser en paix, de ne pas le laisser faire profil bas justement, lui qui ne dérangeait personne, lui qui ne faisait presque pas de bruit ? Il avait seulement envie de se fondre à la masse, Naveen, sans avoir constamment besoin de se prouver. « Je ne pense pas que ce soit seulement à moi, toutefois. Je vois où vous voulez en venir, par contre, et je suis d’accord. Sauf que … je ne vois pas comment le montrer autrement qu’en faisant ce que je fais. Je me suis trouvé un emploi, un emploi qui offre d’ailleurs un service à pas mal d’habitants de la ville, je fais mes courses aux mêmes endroits que tout le monde, j’essaie de ne pas rester terré dans mon appartement même si je suis parfois terrifié à l’idée de sortir et de me rappeler que je ne connais personne, que rien ne m’est familier. Je ne fais pas profil bas, Wyatt, je vis. Pas plus, pas moins qu’un autre. » Et alors, est-ce qu’à chaque petit écart, est-ce qu’à chaque embrouille, que n’importe qui pourrait avoir, Naveen allait directement être accusé ? Ça avait été le cas, un peu plus tôt, alors que Wyatt avait déclenché l’offense. Un seul homme ne pouvait pas changer une mentalité partagée par tellement de gens. Alors il endurerait, sans doute. Se laissant aller au silence, profitant inconsciemment de ce court cessez-le-feu, Naveen réalisa justement que sa rencontre avec Wyatt n’avait été que ponctuée de débats du genre. Qu’ils n’arrivaient pas à avoir une conversation calme et innocente plus de cinq minutes. Ils s‘enflammaient, constamment. Comme s’ils venaient réveiller tellement de choses l’un dans l’autre, et pas que des divergences d’opinions d’ailleurs. « C’est plus intéressant, certes. Plus enrichissant, aussi, parce que ça permet à nos pensées d’évoluer, mais … J’aimerais bien aussi apprendre à vous connaître sans avoir l’impression qu’on se distance à chaque fois. » Voilà que Naveen avouait que plutôt de s’éloigner de lui, il préférait se rapprocher. Ce n’était sans doute pas l’issue à laquelle ils se seraient attendus. Ce rapprochement ne tarda pas à se faire sentir à travers l’entraide, l’altruisme, quand Wyatt accepta de l’aider avec les formalités liées aux sépultures de sa famille. S’il pouvait seulement avoir une tombe, une seule, pour y inscrire leurs prénoms et faire survivre leur mémoire, même si personne ici ne les connaissait à part lui. « Est-ce que cela devrait nécessairement être dans un cimetière chrétien ? » Sans doute. On n’accepterait quand même pas d’ériger une tombe au beau milieu de la forêt, même si honnêtement, ça lui aurait davantage convenu, à Naveen. Il était important, pour les musulmans, d’être enterrés parmi des défunts de même religion. Alors même si leurs corps ne seraient pas réellement là, il avait comme l’esprit qu’il trahirait leurs âmes si l’endroit n’était pas dédié à leur culte. Peut-être que tout ça était une mauvaise idée, au final. Dans son regard, on pouvait d’ailleurs lire qu’il abandonnait déjà.
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MessageSujet: Re: stripped the last coat of innocence (wyatt)   Lun 30 Oct 2017 - 18:55

Malgré tes efforts, tu étais loin de comprendre le point de vue de Naveen. Tu avais beau essayer, c’était au dessus de toi. Peut-être que finalement, les sociétés diamétralement opposées dans lesquelles vous avez étés élevés avaient eu raison de vous et de la compréhension de l’autre. Tu capitules, parce que tu ne vois pas ce que tu peux faire d’autre. Tu ne veux pas te battre pour un point de vue qui n’est pas partagé, et vous êtes libre d’avoir chacun votre opinion. Toi-même tu as quelques préjugés sur la société orientale. Tu as beau avoir évolué une dizaine d’années parmi eux, il y a certaines choses qui te dépassent.
Ta mâchoire se détend, et malgré une certaine déception, tu feins de passer outre, comme si ça ne t’atteignait plus. Tu te contentes juste d’acquiescer à sa dernière parole.
 
« - Ce ne sera jamais facile. » admets-tu doucement, en toute connaissance de cause.
 
Plus Naveen te parle de son quotidien, plus tu te dis que c’est peut-être aussi parce que les gens d’ici sont plus ou moins trop personnel pour s’ouvrir de leur plein gré aux autres, surtout aux étrangers. Peut-être que tu pourrais proposé à Naveen de te joindre à une sortie avec Daemon ou Neala. Ça lui permettrait de voir du monde et de faire des connaissances… Quoique… Tu doutais fortement que lui présentait Daemon soit une bonne chose en connaissant l’orientation sexuelle de ton ami. Soit Naveen serait gêné s’il venait à l’apprendre, soit ça le conforterait dans son idée que j’étais gay, ce qui n’était absolument pas le cas.
 
« - Ce n’est pas facile de s’intégrer dans une petite ville comme ici, surtout si on ne connait personne, effectivement. » Souffles-tu en pleine réflexion, « Hum, j’ai quelques amis d’enfance ici… Bien qu’on a tous nos petites vies, ça nous arrive de nous voir, la prochaine fois, joignez-vous à nous. » proposes-tu doucement.
 
Tu espérais que Naveen accepte la main tendu, alors que vous repartiez sur les sujets de conversations souvent houleux. Tu restais un moment interdit face à sa déclaration et bien que toucher tu n’en étais pas moins surpris. Tu aurais pensé que Naveen apprécierait cette distance, surtout vis-à-vis de votre première rencontre. Mais il avait décidé d’oublier Townsville et il semblait y arriver contrairement à toi.
 
« - Je suis d’accord même si ça me paraît difficile par moment parce qu’il y a certains sujets qui sont parfois… sensibles. » Dis-tu en pesant tes mots « Mais je pense qu’on arrivera à s’entendre… Il faut juste nous donner un peu de temps. Et faut dire que jusqu’ici… nous étions surtout sur… enfin sur la défensive. » avoues-tu un peu honteux d’avoir laisser tes angoisses et tes aprioris prendre à ce point le dessus sur la situation.
 
Et bien décidé à être là pour lui et à l’aider dans son deuil, tu es prêt à aller avec lui à la mairie pour voir les démarches nécessaires. Toutefois, même toi tu ne sais pas trop ce qu’il faut pour avoir une stèle et les conditions requises. Et puis, il y a la particularité du carré musulman, tu ignores si Bowen en a un.
 
« - Je ne sais pas Naveen. Honnêtement, je ne veux pas dire de bêtise, alors le mieux à faire, c’est qu’on aille à la mairie et qu’on se renseigne, ils pourront plus facilement répondre. Et s’il faut, c’est une question qui ne se posera pas s’il y a un carré musulman ici. » dis-tu sur un ton qui se veux rassurant.
 

Tu veux être optimiste, pas pour toi, mais pour lui. Tu connais l’importance de la religion dans sa communauté. Tu espères juste que tu n’es justement pas trop optimiste. Tu ne veux pas décevoir les espoirs du syrien qui semble déjà baisser les bras, mais c’est pour ça que tu es prêt à l’assister, pour être le soutien qui semblait lui faire défaut ici.

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MessageSujet: Re: stripped the last coat of innocence (wyatt)   Ven 3 Nov 2017 - 2:09

C’était pessimiste de dire que ça ne serait jamais facile, mais au fond Naveen savait fort bien que Wyatt avait raison, et il lui était même reconnaissant de ne pas l’ignorer. De ne pas faire comme si un jour tout serait normal, que les barrières disparaîtraient complètement, qu’il n’aurait plus aucune difficulté à vivre dans cette société. Parce que ça ne le serait jamais, jamais complètement, non. Ça ne servait à rien de prendre des gants ou d’embellir la chose. Naveen se contenta donc d’hocher la tête en soupirant, même s’il sentait que Wyatt se retenait encore un peu d’en rajouter. Il n’allait pas le forcer à continuer le débat, lui-même avait envie de laisser ça derrière eux. Il n’avait plus vraiment la force d’affronter l’ancien militaire, sur quoi que ce soit d’ailleurs, et il donna d’ailleurs le peu qu’il lui restait d’énergie pour défendre le fait qu’il n’essayait pas de faire profil bas, mais tout simplement de vivre, comme n’importe qui d’autre ici. Sans avoir à toujours se justifier. Sans avoir à se prouver à qui que ce soit. Encore une fois, Wyatt acquiesça à ses propos, à tel point que Naveen en vint à se demander s’il ne capitulait pas, tout simplement. S’il ne baissait pas les bras devant lui, pressé à l’idée de mettre fin à cette rencontre. Il chassa toutefois rapidement ces tristes pensées quand l’homme lui proposa de se joindre à lui, à sa bande d’amis, une prochaine fois. Il releva un regard surpris vers Wyatt. « Hum … » Commença-t-il, un peu pour combler le silence pendant qu’il réfléchissait. Était-ce seulement une proposition parce que Naveen faisait pitié, parce qu’il avait inconsciemment et silencieusement demandé cette aide ? En disant qu’il ne s’intégrait pas, forcément il transférait une partie de son fardeau sur les épaules de Wyatt, qui ressentirait le besoin de l’aider à y parvenir. « Eh bien … c’est certain que … que ça me permettrait de rencontrer des gens. Et comme je vous connaitrais vous ça pourrait être plus facile … » Dit-il, réfléchissant à voix haute, encore une fois pour combler le silence, pour ne pas que Wyatt pense qu’il cherchait une manière de se défiler de l’invitation. Ça n’était pas le cas, il était même touché et honnêtement, tout ce que demandait Naveen c’est d’enfin avoir des gens sur qui compter, à Bowen. Des gens qu’il pourrait voir de temps en temps, lui aussi. Et effacer cette solitude qui le suivait partout où il allait depuis des mois. « Alors si vraiment vous pensez que ça ne dérangerait pas vos amis, et pas vous non plus … J’admets que c’est une offre tentante. » À ce rythme, oui, on pouvait dire que Naveen oubliait Townsville. Enfin, oublier, non. Mais il avait décidé de passer par-dessus parce que Wyatt, contre toute attente, était ce qui se rapprochait le plus d’un ami pour le syrien, ici à Bowen. À force de le rembarrer pour une erreur, pour un faux-pas, Naveen le perdrait et au fond, ce n’était pas ce qu’il désirait. Le message était passé, maintenant, à eux de passer à autre chose. « Je vais faire de mon mieux pour baisser ma garde, pour l’être moins … sur la défensive. Je ne suis absolument pas comme ça, habituellement. Je crois que nous sommes partis du mauvais pied, et que ça m’a marqué. Mais je préférerais largement que vous connaissiez la personne que je suis réellement, et non pas l’homme qui s’emporte constamment. » Il n’avait pas que des défauts, Naveen, et même s’il avait pu se montrer fermé envers Wyatt, il n’était pourtant pas aussi ancré dans ses propres convictions. Il s’était peut-être senti attaqué, ou alors intimidé par Wyatt, il ignorait ce qui l’avait poussé à être comme ça. Peut-être que c’était ce qu’il avait vécu, aussi, et tous les souvenirs étaient remontés à la surface en rencontrant l’ancien militaire. On ne peut jamais totalement justifier les réactions psychologiques après un aussi grand trauma. C’était la même chose pour Wyatt. Naveen hocha la tête concernant leur éventuelle visite à la mairie, qui répondrait à toutes ses interrogations. « Il faudra bientôt que je rentre … Je suis de service ce soir et cette nuit. » D’où le café, pour lui redonner un peu d’énergie en cette fin de journée.
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ANECDOTES: * Il a du mal avec les contacts physiques si ceux-ci sont brusques - Il a embrassé Naveen - Bien qu'il soit attiré aussi par les hommes, il ne l'assume pas.
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CRÉDITS : Blondie
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MessageSujet: Re: stripped the last coat of innocence (wyatt)   Mer 8 Nov 2017 - 18:08

Tu étais bien conscient des difficultés d’intégration pour un étranger, encore plus pour un réfugier. La plupart du temps, ils étaient considérés comme des bêtes noires ou comme un poids pour les populations des pays d’accueils. Il ne fallait pas se leurrer, changer les mentalités  c’est illusoire. Utopie.
Tu avais beau avoir réussi à te mêler à la population locale Afghane, tu n’en étais pas moins un étranger à leur yeux, jusqu’au bout, quoique tu fasses. C’était comme ça. Naveen pouvait s’intégrer. Il parlait très bien l’anglais, travaillait, vivait comme n’importe qui ici. Mais il sera toujours un syrien aux yeux des autres. Même intégrer à la communauté, à une bande d’ami, il n’en demeurera pas moins L’étranger. 
 
« - Si je vous le propose, c’est que ça ne me dérange pas, et ça ne dérangera pas mes amis, soyez en sur. » lui dis-tu avec un sourire encourageant. «  J’arrangerais une rencontre selon les disponibilités de chacun ! » le prévins-tu aussitôt.
 
Naveen veut lui aussi, faire des efforts pour que nous puissions nous entendre. Il est vrai que nous avions pas mal de divergences d’opinions. Mais notre vécu commun sous deux angles différents ne pouvaient qu’amener à certaines confrontations. C’était dans la logique des choses. Vous aviez mis les sujets houleux sur la table, tu t’étais excusé de nombreuses fois, sans pour autant être responsable des évènements dramatiques en Syrie. Maintenant, c’était à vous d’apprendre à faire avec et d’accepter vos différences qui malgré tout, faisait vos points communs ici, dans ce pays. Ce ne serait certainement pas simple, mais avec la volonté ce n’était pas insurmontable non plus.
 
« - Je comprends parfaitement votre méfiance. » Lui confis-tu compréhensif.
 
Surtout que tu étais la raison d’autant de méfiance. Tes actes avaient conduit à autant d’agressivité chez Naveen, puisque tu avais atteint à son intimité et à ses mentalités.
 
« - Vous aviez vos raisons Naveen, si les rôles avaient étés inversés je… j’aurais réagis pareil. » Souffles-tu en baissant les yeux.
 
Tu étais toujours honteux et gêné de te rappeler Townsville. Outre le fait que tu étais particulièrement troublé depuis, tu n’assumais pas ton geste et en parler à Naveen te mettait très mal à l’aise.
 
« - Alors, j’espère que nous aurons de nombreuses occasions pour apprendre à nous connaître. » dis-tu en souriant.
 
Tu regardes l’heure sur ta montre et effectivement, il se fait tard. Bien que tu n’as pas vraiment envie de partir, appréciant la compagnie du réfugié. Lui aussi doit partir, alors tu ne le retiens pas plus.
 
« - Oui, je vous souhaite une bonne soirée de travail dans ce cas.» Lui dis-tu en te levant. « les cafés sont pour moi… Après tout j’ai  commandé sans même vous demandez votre avis. » dis-tu en souriant. « Oh et… » t’arrêtes-tu avant d’ouvrir ton sac à dos.
 
Tu en sors un calepin et un stylo avec quoi tu griffonnes ton numéro de téléphone dessus.
 
« - Voilà, appelez moi dans la semaine, j’irais me renseigner à la mairie demain après mes cours. Et si vous avez besoin de quoique que ce soit… même de parler, n’hésitez pas. » lui dis-tu en souriant, lui tendant le papier.
 

C’est le moment de vous dire au revoir, chacun retrouvant sa petite vie de son côté, enfin presque. Car maintenant, tu sais que vos chemins se croiseront à nouveau, et cette fois-ci, ce ne sera pas forcément le fruit du hasard, c’est parce que vous le voulez tous les deux.

__________________________

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