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 there's something brilliant bound to happen here (naveen)

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adm f
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Andeana Joseph

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MessageSujet: there's something brilliant bound to happen here (naveen)   Jeu 12 Oct 2017 - 0:03

Perdue à l'autre bout de Bowen, dans un endroit peu fréquenté, dans les alentours il n'y avait qu'un hangar entouré d'un champ et d'une forêt. La pluie battante s'écrasait sur son corps alors qu'elle attendait patiemment qu'on vienne la chercher. Plutôt, elle allait tenter de réceptionner le taxi qu'une femme avait appelé quelques minutes plus tôt, elle ne l'avait pas appelé pour Andeana. Celle-ci était toujours parmi les autres, dans la foule dansante, les cris, les vapeurs d'alcool et elle s'était sans doute endormie après le départ de la blonde. La mannequin, elle, n'avait pas plus envie de rester à cette soirée où on lui avait volé la moitié de ses vêtements, ne lui laissant que ses dessous et sa jupe. Ses pieds nus pataugeaient dans la boue, tandis qu'elle cachait de ses bras ce qu'elle pouvait de son corps. La pudeur n'était pas quelque chose de réellement acquis pour Andeana, parce que généralement, ses vêtements finissaient rapidement par terre quand elle arrivait chez-elle, sauf depuis qu'elle avait une colocataire un peu trop prude, c'était simple ; moins elle portait, mieux elle se sentait. Sauf que pour le peu de voitures qui passaient sur ce chemin, la blonde ne représentait qu'une prostituée ou une fille trop facile qui serait partie en oubliant la moitié de sa tête et la moitié de ses habits. À la vue du taxi, elle levait un bras, espérant que celui-ci s'arrêterait. Elle ne se trouvait pas loin du lieu où il avait été appelé et puisque tout semblait paumé, il ne saurait pas difficile de convaincre que c'était elle qui avait sollicité, c'était ce qu'elle espérait, ce plan qu'elle projetait de faire projetait de faire depuis son départ. Elle lâchait, un long soupir de soulagement lorsque la voiture se mise sur le côté. « Bonjour ! Vous acceptez les femmes à moitié nues dans votre taxi sans avoir envie de les violer ? » Elle ne saurait trop dire quelle heure il était, si c'était la lune ou bien le soleil qui dominait le ciel de sa lumière, parce que celle-ci n'arrivait pas à traverser les arbres qui s'élançaient dans le ciel. Elle relevait les yeux vers le visage de l'homme qui se tenait au volant, essayant de ne pas perdre le sourire qu'elle s'était bâtie lorsqu'il s'était stoppée. Elle détournait les yeux, se demandant si ce n'était pas mieux de faire semblant de ne pas le connaître, sauf que si la reconnaissant, même dans l'état lamentable qu'elle se trouvait, peut-être qu'il le prendrait mal. Parce qu'il lui avait sauvé la vie et qu'elle lui en redevait tant sans pouvoir savoir quoi faire, qu'il ne méritait clairement pas d'être oublié. « ... Pouvez-vous me sauver une deuxième fois ? » Son sourire se déformait avec la gêne, la honte qu'elle avait de toujours se présenter dans les pires états. Elle avait aussi peur qu'il s'en aille plus loin, trouver quelqu'un d'autre à conduire.

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Naveen Arslanian

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MessageSujet: Re: there's something brilliant bound to happen here (naveen)   Jeu 12 Oct 2017 - 2:41

Dans un peu moins de trois mois, Naveen allait fêter son premier anniversaire depuis son arrivée en Australie. En janvier, cela ferait douze mois qu’il vivait dans ce pays qui lui assurait une sécurité qu’il n’avait plus chez lui. S’il devait faire le bilan de cette année-là, même si c’était encore prématuré, Naveen se demandait s’il ne tournait pas un peu en rond, pire encore, s’il ne faisait pas du surplace. Il n’avait pas l’impression d’avoir développé une quelconque relation plus forte que de simples connaissances, une personne à qui on adresse un signe de la main dans la rue sans s’arrêter plus d’une minute, et encore là. Il se sentait toujours aussi seul qu’à son arrivée, et plus encore. Quand il avait fait ses premiers pas hors de l’aéroport local qui l’avait mené du centre de détention préventif jusqu’à Bowen, Cleo avait été là pour le recevoir et pour l’accompagner. Elle l’avait guidée à travers ce nouveau monde, cette nouvelle vie, mais cet accompagnement qu’on lui avait promis pour l’année à venir n’aurait au final pas duré plus que six mois. Cleo n’était plus là, et même s’il ne pouvait lui en vouloir d’avoir eu sa vie à vivre, sa vie à retrouver, Naveen ne pouvait prétendre que son absence le laissait indifférent. Elle avait toujours été son phare, la seule personne vers qui il pouvait réellement se tourner lorsqu’il avait un souci, une question, un égarement. Maintenant, lorsqu’il rentrait chez lui, c’était pour préparer un repas qu’il tentait de rendre réconfortant et familier, sous le regard réprobateur de sa femme sur le portait accroché au mur. Si elle avait été là pour le voir faire, elle l’aurait bien réprimandé sur ses doses d’épices ou de sauces. Ça n’avait plus vraiment d’importance, maintenant, puisqu’il était le seul à le goûter. Personne avec qui le partager. Alors à travers cette solitude, Naveen travaillait de plus en plus, trouvant le contact humain à travers les différents visages qu’il pouvait voir au cours d’une journée. Ce n’était jamais bien long, les échanges jamais très garnis, mais c’était ce à quoi il pouvait encore s’accrocher s’il ne voulait pas sombrer dans une sombre folie. Cette nuit encore, il allongeait les heures, prenant des appels même s’il aurait techniquement dû arrêter. Le prochain était éloigné de la ville, en retrait des lumières, des commerces et des passants. Il avait souvent passé par cette route, pour quitter Bowen et rejoindre les chemins menant vers les villes voisines. En bordure de route, que des champs, bordés plus loin par une vaste forêt. Naveen ne se fiait qu’aux lumières de son taxi, car celles des lampadaires ne donnaient qu’un air plus lugubre à l’endroit. Il approchait de la destination quand une femme vêtue seulement d’une jupe et de ses sous-vêtements, ou alors un haut de maillot de bain, leva le bras vers lui. Au loin, il entendait le son de la musique et des cris des fêtards. C’était inévitablement ici, perdu au milieu de nulle part. Il baissa la vitre et la jeune femme lui demanda à travers l’ouverture s’il acceptait les femmes à moitié nue sans avoir envie de les violer. Cette question, directe et crue, figea Naveen tout d’un coup. D’autant plus qu’elle provenait d’une femme qu’il reconnaissait sans difficulté : Andeana, cette demoiselle rencontrée en haut du toit de son immeuble. « Je … je ne vous ferai rien du tout. » Elle détourna le regard un moment, après qu’il ait entrevu un éclair dans son regard, peut-être l’éclat de la reconnaissance. Ils n’étaient pas inconnus l’un envers l’autre. Sa seconde question lui confirma qu’elle savait qui il était. Il esquissa un faible sourire, encore déstabilisé par son accoutrement et sa première question. « Bien sûr. Montez. » Elle prit place dans son taxi, et Naveen croisa son regard dans le rétroviseur. « Sauf que vous n’êtes pas Phoebe. Devrait-on l’attendre ? » Il demandait cela sans vraiment s’attendre à une quelconque réponse positive, à moins qu’Andeana ne soit l’amie de celle-ci, mais il en doutait fortement, à voir comment elle tentait de voler son taxi. Sur le siège passager, Naveen avait déposé sa veste. Il la reprit et la tendit vers Andeana, à l’arrière. « Tenez, vous pouvez enfiler ça, si vous le désirez. La nuit est sans doute plus fraîche qu’à votre arrivée. » Il supposait que c’était son habillement choisi. Il ne pouvait pas se douter qu’on lui avait volontairement pris ses vêtements. Et ça le rendrait bien plus à l’aise, lui-même, qu’elle se couvre un peu.
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Andeana Joseph

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MessageSujet: Re: there's something brilliant bound to happen here (naveen)   Ven 13 Oct 2017 - 0:26

Andeana regrettait son déplacement jusque cet endroit, cette curiosité qui l'avait poussé à accepter l'invitation faite par son amie quelques heures plus tôt, celle-ci préférait s'amuser dans les bras des hommes plutôt que de l'aider à s'enfuir d'entre les griffes d'une troupée de curieux qui voulait voir le corps d'une femme qui le vendait pour des photos de lingeries. Elle s'était sentie salie, par eux, par elle-même. Elle ne remettait ses actions que rarement en question, ses métiers lui plaisaient, crayonner sur du papier les idées de tenues que des mannequins allaient revêtir sur des podiums, se faire mitrailler devant des photographes. La beauté dans son pays natale était importante, elle avait beau se dire non-superficielle, que c'était l'intérieur qui comptait, cette pensée ne fonctionnait que pour les autres. La blonde avait des critères qu'elle n'appliquait que pour elle-même, les jugements n'allaient que sur son corps lorsqu'il se déformait, ça ne lui arrivait que très peu, les excès qui se voyaient. Sauf que pour réussir au Venezuela, la gent féminine se tournait souvent vers le monde de la mode et celles qui parvenaient à devenir miss avaient les portes ouvertes pour ce dont elles rêvaient vraiment. Elles aimaient entendre qu'elles étaient belles, elle aurait sans doute dû prendre l'acte comme un compliment, mais elle n'arrivait pas. Celle qui s'était perdue à Bowen n'avait pas essayé de représenter son pays par la beauté, en portant un foulard. Elle avait simplement voulu se faire de l'argent de poche en arrivant dans cette ville, elle se sentait bien dans son corps et s'était mise à faire des photos, elle n'avait pas mis son corps sur le marché de la prostitution, elle estimait avoir le droit de garder pour elle ce qui lui appartenait. De plus qu'elle n'était pas du genre à s'exhiber un tas d'inconnu. Cette fois, elle avait été forcée et ça avait fini par la faire fuir. Sur la route du départ, elle avait entendue une voix, un brin de conversation, une femme appelait un taxi et elle s'était mise dans la tête de le voler. Le prendre pour partir loin de cette fête glauque où les gens s'amusaient comme ils voulaient sans penser au bien des autres. C'était un dépotoir d'âmes perdues où Andeana ne se sentait pas à son aise. Elle avait encore toute sa tête, elle n'avait pas besoin d'alcool pour s'intégrer, même si parfois, elle se demandait si ça ne serait pas mieux d'en consommer pour ne pas se prendre la tête, mieux accepter ce qui lui arrivait. Quand la voiture qu'elle attendait se posait sur le côté, elle se mettait à hauteur de vitre, posant une question bien trop dérangeante pour la personne à qui elle était destinée. Sans doute qu'elle aurait formulé ça autrement si elle avait prêtée attention à son visage plus tôt, peut-être qu'elle l'aurait laissé partir, honteuse de sa tenue, du moins, le peu de vêtements qu'elle portait. Elle esquissait un sourire quand il affirmait ne rien vouloir faire, retenant un rire stupide. « Oh merci, vous êtes tellement parfait. » Elle n'était pas certaine qu'un autre taxi la prenne, si ce n'avait pas été lui au volant. Et si elle était gênée que Naveen puisse avoir une image sali de celle qu'il avait secourue l'autre jour, elle n'allait pas refuser d'avoir un moyen de transport, plutôt que faire la route à pied, parce qu'elle ne savait pas combien de temps ça lui prendrait de traverser cette ville, elle savait juste que ses pieds n'allaient pas survivre. « On pourrait prétendre que mon deuxième prénom est Phoebe. » Balbutiait-elle. « Je suis quasiment certaine que quelque chose la retient ici, mais vous pouvez toujours l'attendre, si vous le souhaitez. » Lui, parce qu'elle, elle ne resterait pas. Elle ne voulait pas avouer avoir tenté de lui voler quelque chose, ce n'était pas comme si elle avait payée en avance et peut-être même qu'elle l'avait appeler pour les mêmes raisons qu'avaient poussé Andeana à fuir. « Ils avaient sans doute froid là-bas aussi. » Ses doigts se resserrèrent sur sa peau dénudée. Elle riait, pas sûr qu'il comprenne, ce n'était pas ce qu'elle voulait non plus. Il n'y avait qu'une minorité de personnes qui lui avaient infligé la fraîcheur de la nuit. « Vous n'êtes pas obligé de prendre soin de moi, vous savez. » Elle baissait les yeux, enfilant la veste qu'il lui avait prêté pour qu'elle ait plus chaud et sans doute pour que quand il tournerait les yeux dans son rétro, il ne soit pas gênéi de voir une femme en soutien-gorge. Même si ça ne dérangerait pas certains hommes, elle ne savait pas dans quelle catégorie le placer, elle ne le connaissait pas assez bien pour, elle espérait juste qu'il soit bon à l'intérieur, comme elle l'idéalisait depuis sa rencontre. Elle le remerciait dans un souffle. « Je ne pensais pas que c'était le métier de chauffeur qui vous tenait réveillé si tôt et … jusqu'à tard dans la nuit. »

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Naveen Arslanian

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MessageSujet: Re: there's something brilliant bound to happen here (naveen)   Dim 15 Oct 2017 - 23:40

Fronçant les sourcils par sa remarque, surtout sous l’effet de la surprise d’entendre un tel qualificatif pour le décrire, Naveen retint malgré tout un rire. Un simple sourire menaçant d’illuminer son visage se dessina au coin de ses lèvres, juste assez pour creuser légèrement ses joues alors qu’il détournait le regard. La regarder, alors qu’elle n’était qu’en sous-vêtements, ça le mettait mal à l’aise, Naveen. Parce que d’où il venait les femmes se couvraient, presqu’entièrement, et même si dans ces quelques mois passés en Australie il avait bien vite remarqué que ce n’était pas le même code ici, il ne s’était pas encore habitué à découvrir ainsi le corps des femmes sans même être dans une relation plus intime. Que ce soit lorsqu’il allait à la plage ou lors des journées de canicule, les vêtements raccourcissaient, et à chaque fois il détournait le plus possible le regard pour ne pas gêner les femmes, et se gêner lui-même. Pourtant, bien des hommes ne se faisaient pas prier pour regarder, et sans doute Andeana avait-elle été victime de ces regards ce soir, d’ailleurs. « J’ose croire que ce n’est pas ça qui fait toute la différence par rapport aux autres chauffeurs de taxi, parce que si c’est le cas, il faudra revoir les octrois de permis. » Fit-il remarquer, un léger sourire aux lèvres. Si le fait qu’il affirme n’avoir aucune intention de la toucher faisait de lui un être parfait, sans doute était-ce parce qu’il y avait un énorme problème chez les autres. Andeana monta finalement à l’arrière, faisant fi de la coutume de s’asseoir à l’avant – ce que Naveen n’avait de toute façon qu’appris récemment. Une fois que la jeune femme fut installée, le réfugié releva quand même le fait qu’il était venu ici pour une Phoebe, et que cette dernière manquait toujours à l’appel. Après une longue hésitation, à regarder l’endroit de la fête en tentant de voir si quelqu’un semblait attendre, Naveen s’empara de son téléphone et composa rapidement un numéro. « Il faudrait que quelqu’un se rende au 7332 Greentop Road, pour une dénommée Phoebe. Le plus tôt possible. » C’était la centrale, qui s’occuperait de répartir ensuite. Naveen remercia la préposée et raccrocha. « Elle devrait pouvoir attendre une vingtaine de minutes de plus … Maintenant, nous il faut partir, ni vu ni connu ! » Mais avant de partir, toujours dans l’idée d’aider Andeana mais aussi de s’aider lui-même quant à son inconfort par rapport à la situation, Naveen offrit sa veste à la blonde. Après tout, il y avait une différence entre voir un corps peu habillé au loin, et l’avoir à l’arrière de lui, sur la banquette à quelques centimètres de son propre banc. Andeana était une belle femme, plus que cela encore, et certes Naveen était attiré par son regard, son sourire, ce corps qu’il aurait pu découvrir si ses yeux s’étaient permis de se poser plus longuement sur le rétroviseur. Il n’en fit rien, autant par respect, par honte que par nervosité. C’était aussi la première fois qu’il se retrouvait dans un même endroit aussi confiné avec une femme se présentant à lui aussi intimement, et ce depuis trois années. Sa défunte épouse était la seule femme avec qui il avait pu partager une telle proximité. La présence aussi légère d’Andeana le retournait complètement à l’envers, parce que Naveen était tiraillé entre son attirance envers elle, son besoin d’aimer et d’être aimé même si ça n’était que physiquement, et son respect pour la jeune femme qui s’était jusqu’à maintenant montrée tellement ouverte et douce à son égard. N’allez rien vous imaginer, le syrien ne songeait aucunement à profiter d’elle ou à tenter quoi que ce soit. Seulement, ses pensées l’emmenaient à des endroits où il n’était pas forcément bon d’aller, pas alors qu’il sombrait dans l’oubli, dans l’ennui. De toute façon, Andeana enfilait maintenant la veste, même si elle lui affirmait qu’il n’avait pas à prendre soin d’elle. « Je sais, mais j’en ai envie. Une jeune femme ne devrait pas se promener comme ça tard la nuit, je ne voudrais pas qu’il vous arrive quoi que ce soit. » Ça, c’était aussi sa mentalité de chez lui, là où les femmes étaient bien souvent accompagnées des hommes pour des déplacements un peu moins routiniers. Mais il se doutait bien que même ici, les femmes n’étaient pas en sécurité non plus face à certains hommes mal intentionnés. Andeana lui parla alors de son métier de chauffeur de taxi. Il hocha la tête, malgré la noirceur, tout en quittant finalement l'accotement pour reprendre la route.« C’est ce qui a semblé le plus simple, à mon arrivée. Les formalités n’étaient pas compliquées, et la rémunération est pas mal. » Ça lui permettait de vivre, c’était déjà ça. « Je vous ramène donc chez moi ? Enfin … » Il se rendit compte de la tournure de la phrase, de l’ambiguïté de ses paroles, et il rougit. « … Je veux dire, au même immeuble que le mien, puisque … puisque vous y habitez aussi. » Ils s’étaient rencontrés sur le toit de celui-ci, aux petites heures du matin, alors qu’elle était profondément endormie même si elle marchait gracieusement, presque dansante, si près du vide. Naveen en avait simplement déduit qu’elle y demeurait elle aussi.
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Andeana Joseph

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MessageSujet: Re: there's something brilliant bound to happen here (naveen)   Mar 17 Oct 2017 - 3:01

« Très bien, vous êtes un homme banal, alors. » Elle riait avec légèreté, s'il ne voulait pas être vu comme un homme parfait, s'il ne voulait pas entendre les commentaires de la blonde qui s'emballait toujours trop vite, alors elle s'adapterait. Elle essayerait. Naveen, elle l'imaginait comme un homme bon, elle l'idéalisait parce qu'il avait pu l'empêcher de s'enlever la vie, parce qu'il était intriguant. Sans le connaître réellement, elle le mettait sur un piédestal et le fait qu'il la prenne dans sa voiture elle au lieu de l'autre femme ne faisait qu'alimenter cette image qu'elle avait de lui. Peut-être que c'était uniquement le temps de quelques minutes, peut-être qu'il allait la relâcher dans la nature, perdue, à attendre qu'une voiture passe la prendre. Parce que c'était son boulot, il n'était pas là pour elle, il n'avait pas l'obligation de la garder alors qu'une femme l'attendait sagement parmi la foule. Mais elle osait espérer qu'ils finiraient par partir ensemble dans cette voiture, qu'il la ramènerait chez-elle sans la forcer à marcher des kilomètres à s'en écorcher les pieds avec une légère fatigue qui la pesait sur les épaules. C'était sans doute l'effet de l'ennui qui lui avait provoqué ça, le fait de voir cet homme qu'elle adulait par surprise et encore se sentir misérable pour la seconde fois devant lui, montrer une image de femme faible, une image erronée de sa personne. Si elle aimait se sentir protéger, elle n'en demandait pas tant d'un inconnu. Enfin, il ne lui était pas si étranger, il lui avait raconté des détails de sa vie, des qui semblaient privés, peut-être que lui aussi voyant en la blonde une personne rassurante, bien qu'avec un esprit douteux. Elle ne savait pas ce qu'il pouvait penser d'elle, il n'osait même pas croiser son regard dans le rétroviseur, sans doute à cause de la tenue ou bien parce qu'il était las de cette personne, Andeana. ePeut-être qu'un jour, elle arriverait à lui présenter celle qu'elle était réellement, la pétillante personne qu'elle pouvait être, sans gêne, sans devoir se sentir constamment inférieur par la honte et la reconnaissance. « Je compte sur vous pour être discret ! » Elle se sentait reconnaissante qu'il passe cet appel pour que quelqu'un d'autre vienne la chercher, qu'ils ne finissent pas à trois dans cette voiture. Son plan avait fonctionné jusqu'au bout, elle ne pouvait qu'en être heureuse, pour une fois qu'elle finissait une idée foireuse par une réussite. Rapidement, elle passait son corps dans cette veste qu'il lui avait gracieusement offerte pour le trajet, pour ne pas qu'elle ait froid ou ne pas les gêner plus qu'ils ne l'étaient déjà. Elle esquissait un maigre sourire, resserrant les manches de la veste dans ses mains. S'il ne l'avait pas vu, il ne se serait pas préoccupé de savoir si elle allait bien ou non, même si au fond, elle voulait croire que quelqu'un s'inquiétait réellement pour elle, ce ne serait sans doute pas lui. Parce qu'elle était persuadée que bientôt, elle ne redeviendrait qu'une inconnue, une femme de passage et il n'aurait sans doute pas tort, rien ne disait qu'ils allaient se revoir. « Vous êtes comme ça depuis toujours ? Vos amis ont de la chance d'avoir une personne si protectrice à leur côté. » S'il était comme il était avec la vénézuélienne dans la vie de tous les jours, alors il serait de bonne compagnie pour tout le monde et sa défunte conjointe devait en avoir eu de la chance. Elle l'écoutait avant de retenir un rire à sa question, perdant ses mots quelques instants alors qu'un doute semait dans son esprit. « Oui, vous me ramenez chez-vous. » Son sourire se déformait dans la nuit, alors qu’elle forçait sur ses traits, pour paraître le plus sincère possible. Si elle avait mentie, c’était uniquement parce que son logis était plus proche, qu’ils allaient se séparer plus vite s’il la déposait ‘au bon endroit’, qu’elle pourrait parler avec lui pendant des heures s’il avait des choses à raconter et que maintenant, ça ne se comptait qu’en minutes. Aussi, sa peur de la solitude l’avait poussée à vouloir s’accompagner de sa présence quelques instants de plus. Elle l’aurait fait avec n’importe qui dont elle portait de l’intérêt, elle savait aussi que Jude devait dormir à cette heure-ci, qu’elle ne serait pas là pour l’accueillir. Et après l’ennui de sa soirée, elle sentait qu’elle avait besoin de quelqu’un pour lui changer son esprit. « « Chauffeur n’était pas votre métier en Syrie ? » Puisque c’était la meilleure option dans cette ville, alors là-bas peut-être qu’il s’exerçait à autre chose qu’à conduire. « Vous devez connaître Bowen par cœur maintenant ! Quand je suis arrivée ici, la première chose que j’ai faite était de partir dans les sentiers pour trouver des raccourcis avec mes frères. » Ensemble, ils courraient dans les rues de Bowen en s’imaginant être un endroit de fou, où ils pourraient s’amuser. Et ils l’avaient fait, s’amuser, créer des chemins qui les guideraient plus vite à la maison s’ils devaient fuir. Trouver des endroits pour se faire un énorme cache-cache. Elle regrettait presque cette époque où ses frères avaient toujours la même insouciance qu’elle avait gardée aujourd’hui. « Et finalement, ce métier est pas mal ? Vous devez sûrement conduire mieux que moi. » Elle riait une nouvelle fois, s’il faisait ce métier, s’il avait un volant entre les mains, alors il conduisait forcément mieux qu’elle.

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MessageSujet: Re: there's something brilliant bound to happen here (naveen)   Mar 24 Oct 2017 - 23:13

Un rire s’échappa d’entre les lèvres du syrien quand Andeana lui dit alors qu’il était un homme banal. C’était ce qu’il voulait entendre, au fond. Il voulait qu’on le voit non pas comme un rescapé de la guerre, non pas comme l’homme ayant vécu l’horreur et qui arrivait quand même à mettre un pied devant l’autre, il voulait simplement être un homme comme un autre. Marcher dans les rues de cette ville sans que les regards se tournent directement vers lui, par pitié, par chagrin, par curiosité ou par peur. Il voulait être un homme banal, encore plus qu’être le héros d’une femme qui n’en avait pas besoin, de héros. Un homme banal pouvait éventuellement devenir l’ami de cette femme. Le héros, lui, était mis sur un piédestal pour ce qu’il n’était pas. Naveen faisait peut-être seulement preuve d’humilité, ou peut-être avait-il réellement besoin de n’être perçu que comme quelqu’un de normal. Parce que la normalité, il n’avait pas l’impression de la côtoyer depuis des années maintenant. Même ici, rien ne lui était habituel. « J’essaie de l’être, ça ne fonctionne pas toujours, mais j’essaie ! » Dit-il avec un fin sourire alors qu’ils parlaient de discrétion. En même temps, c’était difficile de l’être, dans la vie de tous les jours, quand il ne ressemblait pas aux personnes d’ici. Quand on lisait si facilement dans son regard, dans les traits de son visage, qu’il venait d’ailleurs, un ailleurs bien moins beau, bien moins calme. Naveen démarra finalement et quitta le lieu de la fête, la conscience un peu plus légère de savoir qu’un taxi viendrait de toute façon récupérer sa véritable cliente dans quelques dizaines de minutes. Il espérait juste avoir pris la bonne décision, qu’Andeana était réellement celle qui avait le plus besoin de rentrer chez elle. Qui sait où se trouvait cette Phoebe. Il soupira discrètement en regardant dans le rétroviseur, alors que la jeune femme terminait d’enfiler la veste et de se mettre confortable dans celle-ci. « J’ai toujours été comme ça, oui. En même temps, la situation n’est pas la même ici que chez moi … peut-être que je ne devrais plus l’être autant. Je ne sais pas. Je suis désolé si j’en fais trop. » Dans tous les cas, Andeana était à peu près la seule à avoir la chance d’avoir Naveen à ses côtés, et cette facette protectrice de sa personnalité. Elle parlait d’amis, or il n’en avait pas ici. Le syrien demanda alors à la vénézuélienne s’il la ramenait chez lui, mots mal choisis pour lui demander s’il la ramenait là où ils s’étaient rencontrés la première fois, la dernière fois. « Bien. » Elle ne s’était pas trop moquée, ou sentie gênée. Il voyait juste son sourire lorsque les quelques lampadaires parsemant la route éclairaient pendant de brèves secondes la banquette arrière. Ils reprirent finalement la discussion, apprenant un peu plus de l’autre à chaque instant, comme si leur conversation sur le toit ne faisait que se poursuivre malgré les journées qui les séparaient. « Non, j’y étais dentiste. Reprendre ma pratique ici demandait quelques ajustements. » Quelques, c’était minimiser l’ampleur des mises à niveau qu’on lui imposait. Si Naveen n’avait pas poursuivi sa carrière, c’était parce que l’idée de retourner sur les bancs d’école pendant des années ne l’intéressait pas vraiment. Pas après tout le chemin parcouru. Puis, de toute façon, plus jamais il ne serait l’homme qu’il avait un jour été en Syrie. Aussi bien en effacer les dernières traces. « Je connais bien les routes, oui. Les raccourcis via les sentiers et les ruelles, par contre, je crois bien que vos frères et vous auriez beaucoup à m’apprendre, à me montrer. » Il esquissa un sourire. S’il n’était pas dans son taxi, s’il n’était pas en service, Naveen ne s’amusait pas à découvrir chaque recoin de la ville. « Sont-ils plus vieux que vous ? Vos frères ? » Demanda-t-il alors. Ils se renvoyaient la balle, de questions en questions, et la prochaine fut celle d’Andeana. « Ça me permet de rencontrer des gens, même si ce n’est que pour dix minutes, c’est mieux que d’être enfermé à longueur de journée sans jamais parler à qui que ce soit. » Le travail de bureau, ça n’avait jamais vraiment intéressé Naveen. Alors peut-être était-il tombé sur une réorientation appropriée pour sa personne, au fond. Après quelques kilomètres parcourus sur la route, il osa finalement demander à Andeana : « Dites, est-ce que … est-ce que vous voudriez vous installer à l’avant ? Ce serait peut-être plus … pratique, pour discuter ? Vous pouvez refuser, c’est seulement une proposition. » Il devait constamment regarder à l’arrière pour que sa voix porte jusqu’à elle, et regarder dans le rétroviseur pour saisir ses expressions, lire sur ses lèvres parfois pour mieux la comprendre. Si elle était à côté d’elle, non seulement cela briserait un peu la relation chauffeur-client, mais ce serait aussi plus simple pour se parler.
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MessageSujet: Re: there's something brilliant bound to happen here (naveen)   Dim 29 Oct 2017 - 2:34

Ses yeux restaient rivés sur lui par le rétroviseur. Comment ne pas l’idéaliser, lui qui semblait si attentif, si soucieux envers elle ? Elle était persuadée qu’il n’avait pas un mauvais fond, que même si des milliers d’autres personnes avaient pu la sauver cette matinée-là, personne n’aurait pris la peine d’avoir la douceur qu’il pouvait renvoyer. Andeana avait du mal à se dire qu’il était banal, comme les autres âmes se baladant dans Bowen, celle qu’elle pouvait côtoyer au quotidien, il semblait hors de ça, unique. Peut-être qu’elle le pensait parce qu’elle ne le connaissait pas si bien, mais tout ce qu’il faisait ne montrait que cette image ; il était une bonne personne, meilleure que d’autres, parmi la foule, il ressortait brillant, lumineux. S’il n’aimait pas l’entendre, alors elle n’en dirait mot, elle garderait pour elle son admiration, ce sentiment de se sentir protéger à ses côtés, comme si rien ne pouvait lui arriver, qu’il serait toujours là pour lui tendre la main. « Non  ne vous excusez pas ! Je trouve ça … très bien justement, c’est juste rare, je crois. » Elle esquissait un sourire qui s’effaçait dans la nuit. « Enfin, ce n’est pas moi que ça dérange, en tout cas. » Parce qu’elle s’avouait qu’à moitié qu’elle aimait qu’on prenne soin d’elle, qu’on lui donne un peu d’attention. Elle se contentait de peu, de ce qu’on pouvait lui offrir, réclamant toujours plus par la suite, intérieurement. Elle mentait en disant qu’il pouvait la ramener dans le même immeuble que le sien, parce qu’elle voulait de sa présence réconfortante sans doute, parce qu’elle ne voulait pas se retrouver dans un silence trop rapidement en arrivant chez-elle où la vie n’était plus à partir d’une certaine heure. Dans cette voiture avec lui à l’avant à discuter et à l’écouter, elle s’y sentirait bien, du moins c’était ce qu’elle prévoyait.Et si tout ce qu'elle imaginait n'était qu'une illustration fallacieuse, alors elle donnerait sa réelle adresse ou quelques rues plus loin, histoire qu'il ne la retrouve jamais, bien que ça la briserait un peu, de voir le mythe qu'elle se faisait autour de lui tomber en lambeau. Sur le chemin, elle essayait de s'intéresser à son ancienne vie de nouveau, ce qu'il faisait pour vivre, peut-être qu'il parcourrait les rues de Syrie avec une voiture, mais une de ses phrases avait laissé la blonde penser le contraire. « Dentiste … Je crois vous préférez en chauffeur de taxi. » Disait-elle en riant doucement, comme presque toutes les personnes de ce monde, elle n'aimait pas aller chez le dentiste, pas parce qu'elle avait peur qu'on lui trouve des caries, uniquement parce qu'elle n'aimait pas qu'on lui foute des doigts dans la bouche et le matériel lui faisait toujours peur. Le cabinet ressemblait plus à une salle de torture à ses yeux. « Je ne savais pas que les diplômes en fonction des pays changeaient … mh. » Peut-être parce qu'elle avait toujours été des kilomètres de l'école, qu'une bonne partie de sa vie, elle avait fait l'école à domicile, avec sa mère et les personnes qui l'accompagnaient et qu'elle avait mis les pieds dans un établissement scolaire qu'à partir de ses quatorze ans, quittant les lieux le plus vite possible, décrochant qu'un maigre diplôme. Puis après son accident, elle dû faire une formation pour être designer de mode. Ses parents ne pouvaient pas être fière d'elle pour ce passage de sa vie, mais ils en portaient pas attention, tout comme elle. « Je pourrais vous emmener en balade un jour ! Je ne sais pas si les routes que je prenais existent encore par contre. » Avec les années, la végétation devait être passé par là ou les immeubles et toutes les constructions pour agrandir la ville. « J'ai un frère plus vieux et quatre autres plus jeunes ! Et vous, vous avez des frères et sœurs ? » Elle regrettait presque sa question qui avait filé trop vite, parce que s'il était tout seul en ville, c'était presque certain qu'il n'avait plus de famille proche ou alors, elle se faisait complètement une idée. Mais son sourire disparaissait complètement ou alors se déformait maladroitement. « Ce n'est pas faux, ça à l'air bien comme métier pour le social. Mais je travaille chez-moi et je vois quand même du monde ! » Elle inventait ses horaires aussi, puis elle ne mentionnait pas son deuxième boulot qui faisait qu'elle voyait tout de suite beaucoup plus de personnes. Pendant quelques secondes, elle regardait Naveen, sans comprendre sa demande. « Oh oui, pardonnez-moi ! J'avais complètement oubliée qu'en Australie on s'installait à l'avant ! Fallait … fallait me le dire avant. » Son rire se faisait plus nerveux, elle avait seulement repris les coutumes qu'elle faisait en Europe lorsqu'elle prenait le taxi dans les grandes villes. Jamais elle ne s'était installée à l'avant. « Ne vous arrêtez pas, je gère ! » Il allait sans doute râler, la jarter de sa voiture, elle n'en avait rien à faire, dehors il faisait froid et même avec sa veste, elle aurait les joues glacés et elle pourrait même tomber malade. Elle se détachait discrètement, se redressant avant de passer habilement son corps entre les deux sièges, manquant pas d'écraser de ses pieds sales les sièges sur son passage. Une fois à l'avant, elle passait un coup de main sur le fauteuil pour enlever la poussière ou la terre du mieux qu'elle pouvait puis prenait place. « Voilà. » Pas une seconde, elle posait son regard sur lui, elle passait seulement un coup d'œil derrière elle. « C'est pas si sale, donc ... »

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MessageSujet: Re: there's something brilliant bound to happen here (naveen)   Lun 30 Oct 2017 - 3:24

Il était gêné, Naveen, à chaque fois que son regard croisait celui d’Andeana dans le rétroviseur, soit parce qu’il voulait jeter un coup d’œil sur sa personne ou parce qu’il regardait les voitures inexistantes derrière lui – afin de s’assurer qu’elles l’étaient justement toujours, inexistantes. Rapidement, il reportait ses yeux sur la route, comme si on venait de le prendre à commettre une faute, à poser un acte interdit. Pourtant, en prenant un certain recul, il aurait pu prendre conscience que c’était son regard à elle qui demeurait rivé sur lui-même dans le silence, même dans la noirceur. Comme si, malgré l’absence de lumière, elle arrivait à distinguer chacun de ses traits et mieux encore, lire en lui. Elle apprenait à le connaître à travers ses simples mimiques, à travers son regard fuyant et ses sourires en coin lorsqu’elle disait une phrase légère, comique. Si seulement il avait pu, lui aussi, se permettre de plonger son regard dans celui d’Andeana et apprendre à la lire comme elle le faisait. Elle semblait être une personne extraordinaire, bien loin de certaines personnalités vagues et effacées qu’arboraient d’autres gens dans cette ville, comme si leur existence ne valait pas la peine d’être mise de l’avant, comme si la beauté de ce monde n’était pas complétée par la leur. Alors Andeana était encore plus belle, son sourire se démarquait des autres, sa voix douce était celle qu’il avait consciemment espéré entendre à nouveau un jour. Et ce jour était venu, ce jour qui volait ses traits à la nuit. « Très bien. Ça me soulage. J’aurais trouvé difficile de ne pas pouvoir m’inquiéter de vive voix. » Parce que s’inquiéter, il le ferait toujours, pour les gens qu’il affectionnait. Et même s’il ne connaissait pas Andeana, pas vraiment du moins, Naveen avait ce besoin de s’assurer qu’il ne lui arriverait rien. Le syrien prit finalement la direction de son propre bloc d’appartements, puisqu’elle y vivait également – de ce qu’elle lui disait. « Vous ne seriez pas la seule à le dire, je crois bien. » Avoua-t-il avec un rire. Ses enfants auraient d’ailleurs été les premiers à se réjouir de la conversion de leur père. Ils auraient sans doute largement préféré que leur papa insiste pour des balades en voiture plutôt que de l’entendre répéter qu’ils devaient passer au cabinet au moins une fois tous les six mois. À cette pensée, le sourire de Naveen devint nostalgique, et ses yeux s’embrumèrent légèrement. Comme à chaque fois qu’il pensait à eux, à ses enfants, à sa famille. « Ils veulent s’assurer que c’est équivalent. Ils veulent que les compétences soient les mêmes. » Naveen haussa les épaules, défendant son pays d’accueil pour la bonne forme alors qu’au fond, lui-même avait été fâché d’apprendre que ses années d’études ne valaient plus grand-chose une fois arrivé ici. Il n’aurait pas eu à reprendre à zéro, mais c’était tout comme, il aurait eu quelques années devant lui. Ça l’avait dégoûté. « Nous en découvrirons d’autres, si elles n’y sont plus. » Si le décor avait changé, si les détours s’étaient transformés, alors Naveen et Andeana tomberait sur de récentes impasses qu’ils pourraient s’amuser à contourner. Faire de la ville un terrain de jeux. La blonde lui parla qu’elle avait un frère plus vieux qu’elle, et les quatre autres plus jeunes. Une belle et grande famille, dont elle était visiblement la seule femme. La dynamique avait dû être bien particulière. « Pas de sœurs ? » Demanda-t-il quand même, afin d’en avoir le cœur net. Puis, elle lui demanda si lui en avait. Il en avait eu, le temps de verbe avait là toute son importance. Une légère hésitation, un court silence laissant prédire la suite : « Oui, j’en avais. Deux frères, deux sœurs. Je vivais avec un de mes frères, chez moi. Mes frères sont morts, une de mes sœurs aussi … et l’autre … je ne sais pas. Son mari a emmené toute leur famille à suivre Alep bien avant que je ne décide à faire de même. Je ne les ai pas retrouvés à Za’atari. Je ne peux qu’espérer qu’ils ont trouvé refuge dans une autre ville avoisinante, un autre camp, un autre pays … » Il ne pouvait que supposer. La retrouver, à présent, lui semblait quasiment impossible. Alors il caressait doucement d’espoir l’idée qu’elle soit toujours vivante. « Qu’est-ce que vous faites, comme travail, alors ? Vous avez mentionné avoir été acrobate, mais je ne vous ai pas demandé ce que vous faisiez pendant votre pause … » Elle travaillait de chez elle, c’est ce qu’il avait pu retenir de son actuel discours, mais ça pouvait mener à tellement de possibilités. Voyant que la route pour revenir au cœur de Bowen s’allongeait et que leur conversation coulait bien, Naveen proposa finalement à Andeana de le rejoindre à l’avant du taxi, là où ils pourraient discuter sans ressentir cette distance presque malaisante. « Oh, non, non, ne soyez pas désolée. Je ne suis moi-même pas très habitué à cette coutume … mais c’est vrai que parfois, le contact se fait mieux. » C’était un peu plus humain, un peu plus chaleureux. Alors qu’il venait de mettre son clignotant pour se ranger sur le côté de la route de campagne, Andeana lui assura qu’il n’avait pas à s’immobiliser, qu’elle gérait. « Euh … ? » Il tourna la tête, pour la voir alors déboucler sa ceinture et commençait à passer une jambe entre les deux sièges. « Faites attention, ne vous faites pas mal ! Vous êtes certaine que … » Mais elle était déjà à ses côtés, bien assise après avoir enlevé la poussière laissée par ses pieds. Naveen haussa les sourcils et remit toute sa concentration sur la route, après cette légère distraction. « J’aurais dû me douter. L’acrobate. » Il secoua la tête doucement, de gauche à droite, avant de sourire.
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MessageSujet: Re: there's something brilliant bound to happen here (naveen)   Mer 1 Nov 2017 - 22:06

Naveen pouvait s'inquiéter pour elle tant qu'il le souhaitait, parce qu'elle ne refusait jamais de l'attention, que même si elle se disait indépendante, elle n'était jamais contre le fait qu'on s'occupe d'elle, qu'on pense à son bien et sa sécurité. Andeana affichait un sourire qui se fondait dans la nuit, acquiesçant dans le silence, cet homme pouvait lui parler de ce qu'il avait envie, s'exprimer librement à ses côtés. Dès l'instant où ils étaient ensemble, elle serait toujours présente pour l'écouter et lui répondre avec les meilleurs mots qu'elle trouvait, bien que parfois maladroit, rouvrant parfois les blessures sans la moindre envie de lui faire du mal. La jeune blonde avait toujours voulu être présente pour ceux qui voulaient se confier sur des mal-êtres, des bonheurs, elle voulait partager des émotions et s'il s'inquiétait alors elle voulait pouvoir savoir le rassurer. « Vous avez raison, il y a toujours des endroits à découvrir. » Peut-être que les raccourcis étaient toujours intacts, peut-être qu'une route allait les mener dans un endroit qu'ils ne connaîtraient rien qu'à deux, elle ne pouvait en être certaine pour le moment et elle garderait ça en tête, dans l'espoir qu'un jour ils se baladeront tous les deux sur la quête des routes de cette ville. « On programme beaucoup de choses ensemble, quand même ! La dernière fois vous m'avez presque invité à venir prier avec vous un matin. » Lançait-elle dans un rire, elle n'avait pas oublié cette idée de le rejoindre un matin sur le toit, que ce soit pour prier ou simplement regarder le soleil se lever. La vénézuélienne parlait de sa famille, s'imaginant encore petite en leur compagnie, avec son bâton pour éloigner les plantes des chemins. Aujourd'hui tout avait changé, s'ils restaient tous curieux à se parler de toutes les découvertes du monde quand ils se voyaient, qu'ils pouvaient se balader dans la nature, ils ne repartaient pas tous sur des délires d'enfants. Si la partie infantile de la blonde en prenait un coup, elle savait qu'il était temps de prendre de la maturité et que tout le monde finissait par changer, ses frères n'échappaient pas à la règle. « Non pas de sœurs. Puis ça ne m'aurait sûrement pas plu, c'est bien d'être l'unique fille ! » Une nouvelle fois elle riait, disant sa phrase sur le ton de l'ironie plus qu'autre-chose. Souvent, elle avait pensé à comment serait sa vie si elle avait une sœur, tout ce qu'elles auraient pu faire ensemble, mais ça n'avait jamais été possible. Et maintenant elle s'entendait mieux en compagnie d'homme qu'en présence de femme. Une nouvelle fois, elle se sentait stupide de rappeler à Naveen ses souvenirs, d'y plonger et d'en parler. Elle n'y avait pensée que trop tard que cette question pouvait l'affecter, que s'il avait une famille, il y avait des chances qu'elle soit disparue, puisqu'il était seul à Bowen et que si eux étaient toujours vivants, pas une seconde il resterait dans cette ville. Elle était presque certaine de son déroulement et ses paroles ne faisaient que la culpabiliser. « Je suis certaine qu'il y a un moyen de les retrouver, rien n'est impossible avec les moyens de maintenant. » Il était impossible de ramener ceux qui étaient partis, mais ceux qui avaient disparu pouvaient resurgir, ça devait être un processus difficile, mais faisable. La jeune femme n'osait pas revenir sur le sujet, elle avait peur de dire n'importe quoi. Peut-être que ça lui faisait du bien d'en parler ou bien il l'avait déjà fait et ça l'ennuyait d'en dire plus, elle ne voulait pas prendre ce risque. « Je me sens nulle, à chaque fois, je dis n'importe quoi, excusez-moi. » Elle s'arrêtait par la suite, s'excusant simplement, mais ça ne lui enlevait pas sa culpabilité.

Pour changer de sujet, ne pas rester sur les fantômes de son passé et faire de cette conversation un véritable désastre moral, elle enchaînait, parlant de son métier à lui, à elle, des études nécessaires en Australie. « Je suis designer mode dans la maison haute couture de mon père, je n'aime pas rester sans rien faire, alors mon père m'a proposé ce job ! » Heureusement qu'elle l'avait fait, parce que les mois passaient sans que la situation ne change et elle perdait presque espoir de remonter sur son trapèze et son ruban un jour. « Et occasionnellement, je pose pour la marque. » Elle ne posait pas que pour elle d'ailleurs, mais elle ne voulait pas mentionner qu'elle était maintenant, encore moins préciser sa particularité, parce que son image d'elle se dégraderait vite et qu'elle évitait d'en parler à tout le monde. Après avoir traversé quelques kilomètres, l'homme lui demandait gentiment si elle pouvait passer à l'avant. Elle en avait presque oublié les coutumes dans ce pays, le fait que les gens s'installaient à l'avant parce que les chauffeurs estimaient qu'ils étaient inférieurs sinon, une histoire comme ça. Elle n'avait jamais su si c'était vrai, elle s'était contentée d'y croire. Et si elle avait fait ressentir ça à Naveen, alors il se trompait et elle s'en voulait. Elle le prenait comme son égal, jamais elle n'avait pensé qu'il était en dessous d'elle, bien au contraire. La blonde se détachait, essayant de passer entre les sièges sans faire du grand n'importe quoi. Elle ne voulait pas sortir de nouveau, poser ses pieds nus sur le sol humide. Simplement et rapidement, Andeana se retrouvait à l’avant de la voiture. « Je ne me pensais aussi prévisible. » Après tout, la moitié des personnes auraient sans doute fait comme elle et ça l’amusait. « Je n’aurais peut-être pas fait ça si nous étions en journée et en pleine ville … si ça peut vous rassurer. » Elle arborait un large sourire, tournant son regard vers lui avant de le détourner sur la route pour ne pas qu’il se sente observé de trop. Si à l’arrière, c’était relativement facile de garder les yeux sur sa personne, voir son visage lorsque les lampadaires éclairaient de leur lumière l’intérieur de la voiture, à l’avant, elle était plus facilement repérable. « Comment va Cleo depuis !? Elle ne s’inquiète pas trop de vos absences pendant la nuit ? »

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MessageSujet: Re: there's something brilliant bound to happen here (naveen)   Dim 5 Nov 2017 - 2:15

Des endroits à découvrir, il y en avait énormément ici, pour Naveen. S’il connaîtrait bientôt Bowen comme le fond de sa poche à force d’errer dans ses rues, que ce soit à bord de son taxi, à vélo ou à pied lors de son temps libre qu’il devait tuer d’une manière comme d’une autre, Naveen se retrouvait quand même dans un très large pays dont il ignorait encore tout. Il avait autrefois soif de découverte, Naveen, il avait perdu un peu de cette essence de lui-même quand le monde avait commencé à s’effriter autour de lui, mais maintenant que tout se remettait à peu près en place – même si ce n’était pas les mêmes places -, peut-être pourrait-il retrouver cette partie de lui qu’il pensait perdue à tout jamais. En plus, il avait l’impression que découvrir les environs à travers les yeux d’Andeana lui permettrait toujours de voir le monde un peu plus gaiement. Un rire qu’on aurait presque pu qualifier de joyeux s’échappa d’entre les lèvres du syrien quand la blonde lui mentionna qu’ils avaient un beau programme devant eux, avec d’abord l’invitation de Naveen à le joindre pour la première, et maintenant ce rendez-vous à la découverte de la ville. Il n’avait pas oublié, lui non plus, cette offre de le joindre sur le toit de l’immeuble dans lequel ils habitaient à priori tous les deux. Il avait réellement l’envie de l’initier à cette pratique à laquelle elle s’était tant intéressée, avec une grande sincérité. « Je ne dirais même pas presque. Mais si je dois rendre l’offre plus officielle, alors je le fais dès maintenant : vous pouvez vous joindre à moi quand vous le désirez, Andeana. Il me fera plaisir de partager avec vous ce moment. » Et pourtant, c’était un moment sacré, un rituel bien personnel à chaque croyant, une réunion intime avec soi-même et avec Allah. Naveen avait pourtant l’impression qu’Andeana ne viendrait pas déranger ce moment de culte, non, elle viendrait le magnifier, lui donner une signification bien plus grande encore. Et Naveen avait besoin qu’on redonne un peu plus de sens à sa vie, à ce qu’il faisait, jour après jour. Les deux adultes parlèrent ensuite de la famille de la vénézuélienne, et il s’imagina la jeune femme au beau milieu d’une fratrie composée seulement de garçons, et puis elle. Ça lui arracha un sourire. Elle lui posa alors des questions sur ses frères et ses sœurs à lui et, sans grande surprise, Naveen lui apprit que la plupart d’entre eux n’étaient plus de ce monde. Ils avaient payé cher leur choix de rester dans une ville assiégée. Andeana le réconforta, lui redonnant espoir quant à l’idée de retrouver un jour sa sœur et son mari, et leurs enfants. Ses neveux et nièces. Il hocha la tête avec un faible sourire. Lui n’avait plus espoir, il n’avait aucune idée d’où ils se trouvaient maintenant. Ils auraient pu être n’importe où. Après tout, lui-même s’était retrouvé à l’autre bout du monde. « Peut-être … Je ne saurais même pas par où commencer. » Lâcha-t-il toutefois. Les moyens étaient peut-être là, mais lesquels choisir, vers quoi s’orienter, ça Naveen l’ignorait et il n’était pas certain de pouvoir mener ces recherches par lui-même. « Vous savez, je préfère largement que vous osiez me parler de ce que bon vous semble, au risque de toucher des cordes sensibles, plutôt que de filtrer vos paroles, vos idées, seulement pour ne pas me blesser, me vexer, ou quoi que ce soit. Trop de gens ici ont peur de ça, avec vous, c’est ce que j’aime. Vous ne me faites pas sentir comme un étranger et … c’est très apprécié. » Certes, elle lui posait des questions sur ses provenances, sur son pays, sa famille, sachant fort bien qu’il appartenait à un autre endroit de ce monde. Mais jamais elle ne le faisait autrement que par une belle curiosité dont elle faisait sans doute preuve à l’égard de bien des gens ici. Naveen était un peu comme tout le monde, dans cette perspective, et ça le réconfortait. Le syrien retourna finalement la discussion vers Andeana, car il n’avait aucune gêne non plus à s’intéresser à sa vie puisqu’elle le faisait pour lui. Il lui parla de son travail actuel, et elle piqua la curiosité de Naveen. Il n’avait jamais croisé de designer mode, il ne connaissait pas vraiment ce monde, d’ailleurs. « Designer mode … Ça signifie que c’est vous qui dessinez les produits, ça ? Ou alors je suis complètement à côté … » Il rit légèrement. Elle ajouta par la suite qu’elle posait occasionnellement pour la marque. Il hocha la tête. « Il se pourrait donc que je croise en bordure de l’autoroute un panneau publicitaire sur lequel vous êtes, un de ces jours ? » Demanda-t-il en esquissant un sourire, jetant un coup d’œil à Andeana dans le rétroviseur. C’est d’ailleurs cet énième échange de regard à travers le miroir qui entraîna la question de Naveen, à savoir si Andeana serait gênée de venir s’asseoir avec lui à l’avant, comme le voulait la coutume australienne mais surtout pour continuer la discussion sur une sorte de même pied d’égalité. Parlant de pied … ceux d’Andeana se retrouvèrent bien vite sur le fauteuil passager alors qu’elle changeait de place sans prévenir. « Vous ne l’êtes pas. Pas du tout. » Prévisible ? Oh, ça non. Naveen ne l’avait croisée qu’à deux reprises mais, les deux fois, Andeana avait été pleine de surprise. D’abord retrouvée endormie et somnambule sur un toit, balançant si près du vide, et ensuite au beau milieu d’un champ, après une fête, sans soulier et sans haut. Alors prévisible, non, elle était plutôt tout le contraire. La jeune femme lui parla finalement de Cleo, la marraine australienne de Naveen, qui lui avait permis de devenir réfugié ici. « Cleo est … » Il soupira. « Cleo est retournée chez elle. En Irlande, je veux dire. Indéfiniment. » C’aurait dû être une année complète à l’aider à s’adapter, à s’intégrer, mais ça n’avait été que quelques mois. Quelques mois d’une aide précieuse, toutefois. Alors il haussa les épaules. « Je ne peux pas lui en vouloir … je ne peux que la remercier de ce qu’elle a fait pour moi, pour le temps que ça a duré. Maintenant je dois … je dois juste apprendre à me débrouiller par moi-même. » Il avait certes encore de l’aide gouvernementale, mais plus personne pour le guider au quotidien.
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MessageSujet: Re: there's something brilliant bound to happen here (naveen)   Jeu 9 Nov 2017 - 22:40

Mener à le voir plus souvent, ce n'était pas pour son plus grand désespoir, au contraire. Le peu de temps qu'elle avait passé en sa compagnie, ces quelques minutes partagées à regarder le lever de soleil lorsqu'elle reprenait ses esprits, en si peu de temps, elle s'était déjà fait un avis sur lui en l'imaginant comme un ange tombé du ciel, un type qui n'avait pas reçu la chance qu'on lui devait. « Je le ferais, je viendrais. » Un large sourire aux lèvres, elle viendrait un matin en sa compagnie, prier un Dieu qu'elle ne connaissait pas encore, apprendre et comprendre. Il restait courageux de prier une personne qui lui avait enlevé ses proches, qui l'avait laissé seul dans une ville qu'il ne connaissait pas, loin de tout, de sa maison. Et en même temps, Andeana ne pensait pas que c'était la faute d'un être supérieur, elle estimait que tout arrivait pour une raison, qu'il fallait juste s'y faire, qu'elle ne connaissait pas ce mal alors qu'elle ne pouvait pas juger. La malchance se trouvait avec eux et ils n'avaient pas pu l'enlever, aussi cruel que ce soit. Ses pensées se dirigeaient vers ses frères, ses souvenirs remontaient, eux étaient toujours là heureusement, leur présence ne manquait pas dans le cœur de la blonde, elle savait que lorsqu'elle le voulait, elle pourrait, même s'ils habitaient partout dans le pays, ils finissaient tous par revenir là où ils avaient passé leur adolescence, où ils avaient grandi. Pour ne pas centrer l'attention sur elle et n'avoir l'impression de parler que de sa vie, celle de ses frères qu'il ne connaissait pas, elle lui demandait s'il en avait, lui aussi. Se rendant rapidement compte que sa question était maladroite, mais elle ne pouvait pas revenir en arrière, qu'elle ne pouvait pas arracher les mots de ses lèvres pour qu'ils ne deviennent qu'un souffle. Une nouvelle fois elle forçait Naveen a remonter ses souvenirs douloureux, mais elle ne voulait pas le faire souffrir à parler de ses proches et elle ne voulait pas être la fille qui le plaignait tout le temps. Il devait déjà en avoir assez comme ça. Elle n'en restait pas moins touchée, attristée pour lui, sa solitude qu'il a dû ressentir et qu'il devait sans doute l'accompagner toujours aujourd'hui. Une sœur restante, un mari qui l'accompagnait, elle rebondissait là-dessus pour ne s'échapper, ne pas le faire plonger dans la tristesse. Avec les moyens d'aujourd'hui, il devait être possible de retrouver quelqu'un, d'avoir un numéro à appeler avec une voix familière au bout du fil. Andeana y croyait, peut-être que parce qu'elle avait traversé le Monde plusieurs fois et qu'elle arrivait à retrouver des gens à Bowen, alors elle était sans doute très chanceuse, soit le monde était plus petit qu'elle n'y pensait. « Je n'en sais trop rien, non plus. » Dans un souffle, elle baissait la tête en triturant ses doigts pour la fausse idée. « Je pourrais faire des recherches mais, il doit bien avoir des gens qui en savent plus que moi. » Même si c'était compliqué il finirait bien par retrouver quelqu'un avec toute la patience qu'il pouvait donner. Ou alors, cette personne viendrait à elle. Elle se sentait presque mal, que si ça ne fonctionne pas, que si ces personnes étaient décédées, elle ne faisait que nourrir un espoir qui ne se réalisera jamais. Mais il la rassura, sur toutes ses pensées précédentes qui l'angoissait, libre de ses mots, si elle gardait le respect, elle pouvait néanmoins lui dire ce qui lui passait par la tête. « Je suis un peu une étrangère, alors je crois que je peux comprendre. » Ce n'était pas la même chose, mais lorsqu'on savait que la jeune femme venait de la capitale la plus dangereuse du monde, les gens pouvaient la regarder différemment. Une de ses voisines était persuadée qu'elle allait dégainer une arme à tout moment pour lui tirer dessus, mais elle laissait ces idées divaguer, vivre leur vie avant de s'éteindre. Il fallait juste apprendre à connaître la personne, c'était simple. « Je me sentais juste mal de raviver vos mauvais souvenirs. » D'être cette personne qu'il allait détester parce qu'elle le faisait souffrir, ça lui faisait mal de penser ça. Mais elle ne pouvait pas contrôler ce qu'on pouvait penser d'elle. Une nouvelle fois, ils venaient à parler d'autre chose, finissant par parler du travail de la blonde, d'un des jobs, puisqu'elle ne voulait pas avouer à tout le monde qu'elle était mannequin lingerie, pour ne pas avoir des réprimandes, des remarques sur le sujet. Si elle pouvait être le désir d'un, elle pourrait être la victime de quelqu'un d'autre. Depuis qu'elle avait commencée une dizaine d'année plus tôt, elle n'en avait parlé qu'à peu de personnes, même ses maris avaient été dans l'ignorance. « Vous êtes totalement dedans ! » Elle donnait aussi les idées de matière avant que ce soit jugé puis transmis à un modéliste, toutes ses idées faisaient un long trajet avant d'être sur un podium, puis elle n'était là qu'en aide, son père était celui qui était reconnu pour son art. « Je ne sais pas si mes photos risquent d'être sélectionnée pour être sur des affiches, mais ça se pourrait qu'un jour, oui. » Elle riait doucement, il était plus probable de la trouver dans des magasines. « À vrai dire, j’ai déjà été sur une affiche ! Mais c’était dans une boutique alors ça ne compte pas vraiment. Sauf si vous traînez dans des boutiques … ‘luxueuses’. » Dit comme ça, elle reniait la popularité de la marque de son père, mais elle se sentait juste mal de donner cet adjectif. À l’avant, elle détournait le regard de Naveen, n’essayant plus de distinguer son visage dans l’obscurité, pour ne pas paraître trop étrange, elle avait les yeux rivés sur la route. « C’est positif, alors ? » Ne pas être prévisible, elle ne l’entendait que très peu, peut-être parce qu’à ses yeux, elle n’était pas remplie de surprise, elle avait conscience que certaines de ses actions pouvaient être bizarres, mais ce n’était pas surprenant. Pour ne pas les plonger dans un silence malaisant, elle fouillait dans ses souvenirs, avant de se rappeler d’une âme généreuse, Cleo. « En Irlande ... » Répétait-elle, tournant finalement ses yeux vers lui. « Par vous-même ? Vous êtes seul chez vous ? » Pas l’idée de l’inviter chez-elle, il n’y avait même plus de place, mais elle pensait juste qu’elle était son accroche dans ce pays et que maintenant il était en roue libre. « Enfin, vous avez raison, elle a été gentille de vous avoir aidé pendant tout ce temps. Puis au fond, je suis certaine que vous pouvez très bien gérer ! »

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