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 let us burn (conchobàhr)

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baby kangou
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A. Lilas Martin

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ABOUT MEMESSAGES : 706
ICI DEPUIS : 21/12/2016
CRÉDITS : primbird (avatar) ziggy stardust (signature) entre deux mondes (crackship)
DOUBLE-COMPTE : ginger squad (Ruby & Lou), sexy psy (Cassie)
STATUT : enceinte de Jeremy et passablement folle (de lui et d'esprit).
MessageSujet: let us burn (conchobàhr)   Lun 30 Oct 2017 - 14:17

Le constat était tombé. J’étais malade. Après avoir de nouveau fui la conférence de presse, détruit les restants de ma vie, on m’avait trouvée une maladie. Le dédoublement de personnalité. A force d’avoir été façonnée comme une psychopathe et non comme une sociopathe comme je pouvais le croire, j’en étais devenue une. J’avais fait du mal à tout mon entourage. A Jeremy, à Phoebe, et plus particulièrement à Concho. Ce qui était débile car il sortait avec l’une de mes bonnes amies.Normalement, si j'avais été normale, j'aurai dû se réjouir pour eux. J’avais l’impression que ma tête allait exploser. Et sous le coup d’une impulsion j’étais rentrée en Australie accompagnée de mon frère pour leur dire au revoir. A Lily qui venait d’avoir son enfant, à Phoebe, future mère, à Eibell que j’avais frappé. J’avais été pris dans la tourmente de ma vie, comme avalée par une immense ombre, devenant un monstre. J’étais un monstre. Alors que je me tenais assise sur le banc, mes cheveux en désordre qui tombaient de part et d’autre de mon visage, Alek me tenait la main. Tu es mauvaise, me soufflait Lilas, tu es mauvaise car tu es moi. Amélia ou Lilas, je ne savais plus qui j’étais. Mes parents m’avaient montré des films d’une petite fille au sourire doux, d’une petite fille avec des couettes, d’une petite fille qui ressemblait à Mélodie. Qu’étais-je devenue ? « La lettre, me murmura mon frère. » On m’avait conseillé de tout coucher sur lettre, de m’excuser car de vive voix j’y serai incapable. La dernière personne à qui j’avais parlé était Lily. Je m’étais ensuite plongée dans un mutisme, dans une incapacité à dire qui j’étais. J’avais noirci des pages et des pages. Où je m’excusai pour tout. Où je m’excusai de l’avoir abordée dans le bar. Où je m’excusai d’être revenue dans sa vie. Où je m’excusai pour les bowards, où je m’excusai pour la fois chez moi. Pas une seule fois, j’ai donné des raisons qui pourraient me discréditer. Pas une seule fois, je n’ai dit mais. Je me suis contentée de dire : je m’excuse. Je m’excuse. Je m’excuse. J’allais disparaitre de leur vie à tous. Non, je vais disparaitre. Oui Lilas allait disparaitre. Je serai toujours au fond de toi. Tel un virus qui allait me ronger de l’intérieur. Des fois, je la sentais qui reprenait le contrôle de ma vie. Comme cette fameuse soirée. Il faisait beau aujourd’hui. Pas particulièrement frais pour un automne. « Où sommes-nous ? » L’Australie, la France, j’étais déphasée. Alek me prit les mains pour se mettre devant moi. « Amélia, nous sommes en France. Tu t’es rendue à la police il y a deux semaines. Tu te souviens ? » Je hoche la tête à l’affirmative sans comprendre le sens de ses paroles. Puis, il disparut. Cette discussion avait-elle eu lieu ou était-ce seulement dans ma tête ? Je savais juste que j’étais dans un parc mon tricot sur les genoux. Tu es folle. Tu es bonne à enfermer. J’étais déjà enfermée. En moi. Qui suis-je ? Je n’en avais plus aucune idée. Et ce n’était certainement pas les autres qui allaient m’apporter la question.

Moi, je sais qui tu es. Tu es un monstre. Tu es et restera Lilas.

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Il était une fille tout en talon aiguille. Et cœur de cactus. Il était un homme horloge . Qui se déréglait par amour. Comme toujours  [Vous devez être inscrit et connecté pour voir cette image] BIZZLE.
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adm h
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Conchobáhr Rosenbach

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CRÉDITS : vinyles idylles(a) & elizabeth (g) :D
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MessageSujet: Re: let us burn (conchobàhr)   Ven 3 Nov 2017 - 3:30

Quand j’avais reçu ce coup de fil, de la part du frère à Lilas, en provenance de la France, j’avais d’abord figé. Sans savoir quoi dire, sans savoir comment réagir. Quatre mois s’étaient écoulés depuis notre dispute. Elle s’était achevée sur des mots cruels, autant de la part de l’un que de l’autre. Je pensais réellement avoir à la classer parmi les chapitres du passé, ne plus jamais avoir à entendre parler d’elle. Elle était loin, autant physiquement qu’émotionnellement. Nous avions rompu, à coup de poignards, ce lien qui nous avait autrefois uni. Elle était partie, elle était revenue, pour l’accouchement de Lily-Anaëlle, mais jamais nous ne nous étions recroisés. Sans doute avait-elle veillé à ce que ça ne se produise pas, à ce que nos regards n’aient plus à soutenir, supporter devrais-je dire, celui de l’autre. J’avais été soulagé, d’ailleurs, de ne pas être tombée sur elle en visitant ma meilleure amie à l’hôpital, pour la féliciter et voir le joli minois de Lexi. Je n’aurais pas su comment réagir, tout comme lorsque son frère m’avait appelé. Elle était malade, voilà le verdict, mais pas malade d’une maladie qui consumait lentement son corps, son énergie, non. Malade de l’intérieur de son âme, de son esprit. Après avoir écouté sa conférence, j’avais bien compris l’ampleur de ce qui lui était arrivé, le traumatisme qui avait dû en résulter, mais j’étais encore trop aveuglé par la colère pour en penser quoi que ce soit de plus. J’avais fermé la télévision, la maudissant quand même d’être celle qui m’avait enlevé toute cette confiance en moi-même que je m’étais bâtie. Je m’étais énormément remis en question, suite à notre dernière rencontre, oui. Comme je le faisais pratiquement à chaque fois que je la voyais, Lilas, parce qu’elle avait le don de me reprocher ce que je ne croyais même pas avoir fait de mal. Mais la dernière fois avait été la pire, la dernière fois avait été le coup de grâce, et sans doute était-ce pour cette raison que je m’étais voilé le regard face à ce qui se passait chez elle, en elle. Alors quand son frère avait téléphoné pour me demander de venir la voir, en France, je n’avais d’abord pas su quoi répondre. Je lui avais dit que je devais y songer, que je ne savais pas si j’étais prêt pour ça, et elle non plus d’ailleurs. J’étais sans doute la dernière personne qu’elle désirait voir. Il m’avait assuré que non, et j’avais continué de douter pendant au moins une semaine avant de prendre la décision de m’envoler pour la France, de m’envoler vers elle. Ce qui avait changé ma façon de penser, c’était cette lettre qu’Alek m’avait faite parvenir. Une lettre d’excuses, de la part de Lilas. Je ne comptais même plus sur mes doigts le nombre de fois que je l’avais lue, cette lettre. Et j’avais finalement plié bagages. La journée-même de l’atterrissage, j’avais un après-midi complet devant moi, et malgré la fatigue je me rendis à l’adresse laissée par Alek. À l’entrée, on me fit signer le formulaire de visite, mon nom avait été ajouté à la liste sans doute par le frère de Lilas, puis on m’indiqua que Lilas était en heure de sortie dans le jardin. J’opinai, avant de me diriger vers la cour extérieure. Au loin, sur un banc, sa tête rousse dépassait. J’inspirai profondément, les bras le long de mon corps sans trop savoir quoi en faire, et je m’avançai vers elle. Ses lèvres bougeaient, elle semblait parler, mais personne ne se trouvait à côté d’elle. Bientôt, ce fut moi. Je pris place à côté d’elle, lentement, comme si je devais l’apprivoiser, ne pas la brusquer. « Qu’est-ce que tu tricotes là ? » Demandais-je doucement, comme on aurait parlé à une enfant. Parce que j’ignorais maintenant qui était Lilas, ce qui se passait dans sa tête, qui dirigeait ses pensées. J’avais peur de mal faire, j’avais toujours eu peur de mal faire. Et j’avais toujours fait mal.

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MessageSujet: Re: let us burn (conchobàhr)   Sam 4 Nov 2017 - 22:13

Se perdre. C’est étrange. J’étais comme dans un labyrinthe. Sauf que ce dernier était dans ma tête. Comme Alice, je m’étais perdue. J’avais perdu Jeremy. Ou était-il encore là ? Il te suffirait de me laisser le contrôle pour qu’il revienne. Je revoyais cette scène où j’étais montée sur scène pour entamer un strip-tease. Je revoyais aussi cette scène où j’avais détruit l’amour que je portais pour Concho en embrassant un autre homme sous ses yeux. Non. Lilas ne reviendrait pas. Je la laisserai se consumer. Même si je devais en mourir pour ça. Et Mélodie, tu y penses ? Mon bébé. Elle ne m’avait pas encore connue. Elle ne me connaitrait sans doute pas. J’étais la plus faible des deux. J’avais su dès que les mots avaient franchi la barrière de mes lèvres que j’allais trop loin. Rabaissant un homme au simple statut de chose, d’objet. Montant sur scène pour proclamer au monde entier que j’étais Squirrel. Les menottes aux poignets, il y eut comme un bruit de verre dans ma tête. Un bruit de verre qu’on aurait cassé. « Je lui ai envoyé la lettre mais il ne viendra pas, m’avait dit Alek. » Je savais de qui il parlait et j’avais ri. J’avais ri comme une folle car dans le fond, il avait bien raison de ne pas venir. De me détester. Car je suis détestable. Un poison. Un véritable poison. Une couverture jetée sur mes épaules, mes longs cheveux roux emmêlés qui tombaient de manière négligée sur mes épaules. Je n’étais plus que l’ombre de Lilas. Tu fais pitié ! Laisse-moi reprendre le contrôle. Tu es trop faible. Trop faible comme Sméagol. Mais non, je voulais devenir Amélia. Je voulais que ma mère me regarde avec fierté et non crainte ! Ta mère est morte. Non, elle est vivante. Madame Martin est vivante. Et elle m’aime. Mon père est vivant et il m’aime. Ils m’aiment. Une larme coula sur ma joue et je la laissais faire son bout de chemin avant de recommencer mon ouvrage. Un fantôme vint s’asseoir à mes côtés. Comment est-ce que je savais que c’était un spectre parce que mon frère m’avait affirmé qu’il ne viendrait pas. Je le regarde donc, me sentant blanchir alors que la voix de mon fantôme-ami s’élève et brise le silence. Je fixe mon écharpe pas terminée avant de lui sourire. Je ne parlais plus. Ne le savait-il pas ? Pas si c’est le fruit de notre imagination. Alors doucement, j’attrape le bout de mon écharpe pour l’enrouler autour du cou de mon fantôme-ami pour lui signifier que je faisais une écharpe. Tant que je ne serai pas saine d’esprit, je ne parlerai pas. Ou alors il faudrait que je me nettoie la bouche avec du savon. Munie d’une douceur nouvelle, je retirai l’écharpe de son cou, craignant que si j’étais trop brusque, le spectre s’en aille. Je pose doucement le tricot à côté de moi pour ramener mes longues jambes sous mon menton en fixant l’horizon. Puis de mes bras valides, j’attrapai l’ardoise qu’on m’avait donné pour m’exprimer et commencer à écrire. J’y dessine quelque chose assez grossièrement. Une petite fille qui tenait un ballon avec écrit « pardon » dans ma langue natale pour la tendre au fantôme-spectre. Je tente enfin un sourire avant de reprendre ma position fœtale-assise en fixant le soleil ou le ciel. Le soleil ou le ciel. Le ciel-soleil. Mon bracelet électronique de détenue bien visible à ma cheville.

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MessageSujet: Re: let us burn (conchobàhr)   Ven 8 Déc 2017 - 2:47

Le regard de Lilas se posa sur moi mais j’avais cette impression qu’elle ne me voyait pas, pas complètement. Un voile semblait recouvrir son regard autrefois si perçant et maintenant si perdu dans les brumes de son propre esprit torturé. Mon cœur se serra de la voir dans une telle vulnérabilité, elle qui m’avait toujours semblé être la plus forte de nous deux. Ce n’était qu’un acte, j’aurais dû le savoir au fond, que ses attaques cachaient la peur de tout perdre. Que ses paroles blessantes témoignaient de toute l’émotion qu’elle ressentait. Lilas était un ouragan en elle-même, et je n’avais pas été capable d’affronter tous ses vents. Je n’étais qu’un petit voilier tanguant sur une mer déchaînée. Si je ne sautais pas à l’eau de moi-même pour retrouver la rive, je m’y serais sans doute noyé. Mais voilà que Lilas s’était noyée dans sa propre tempête. J’étais le rescapé et elle la naufragée. Je baissai les yeux sur son tricot, et de la voix la plus douce possible, lui demandai ce qu’elle était en train d’en faire. Elle conserva cet implacable silence qui me fit douter de ma venue. On ne m’avait pas dit qu’elle ne parlait absolument plus, non. On m’avait dit qu’elle avait du mal à s’ouvrir, pas qu’elle s’était elle-même condamnée au silence. Muette, elle releva les yeux de son travail pour me sourire. Je lui souris à mon tour, un éclat de tristesse dans le regard. Elle prit son tricot et l’enroula autour de mon cou. Une écharpe. J’hochai la tête avec un doux sourire. « Elle est très belle. C’est pour qui ? » Demandais-je, ne m’attendant plus vraiment à une réponse. Ne m’attendant plus vraiment à quoi que ce soit. Lilas était dotée de cette imprévisibilité qui avait toujours su me désarmer, mais la situation actuelle dépassait tout ce que j’aurais pu craindre. Elle enleva l’écharpe d’autour de mon cou et la posa à côté d’elle, du côté où je n’étais pas assis. Au moins, elle reconnaissait ma présence. Elle ramena ses jambes vers elle et attrapa une ardoise sur laquelle elle commença à dessiner. Une petite fille qui tenait un ballon, et le mot pardon en français. Je pris l’ardoise entre mes mains alors qu’elle me la tendait, sentant l’émotion gagner mon cœur, puis ma gorge. La boule prenait toute l’espace et à force, je deviendrais à mon tour muet. Les larmes roulèrent le long de mes joues, pas dans un torrent incontrôlable, mais d’une triste douceur. J’essuyai mon visage du revers de la main en levant les yeux vers Lilas. « Je te pardonne, Lilas. Je te pardonne. » En venant ici, en France ou à ce centre-même, je n’aurais pas cru en venir aussi vite à cette conclusion. Lilas m’avait blessé, brisé, je m’étais juré de ne plus m’y faire prendre. Mais face à elle, mise à nue, dans une vulnérabilité douloureuse à constater, je ne pouvais que rapidement balayer les erreurs du passé. Se perdre, c’était aussi se donner l’occasion de se retrouver. J’allais l’aider à se retrouver.

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MessageSujet: Re: let us burn (conchobàhr)   Ven 8 Déc 2017 - 17:11

Ma vie s’effritait comme du bois pourri. Je la sentais m’échapper peu à peu, perdant sa saveur, de son utilité. Je me savais condamnée et j’allais pousser jusqu’à l’accouchement avant de tirer ma révérence. Comment faisaient les schizophrènes ? Comment était-il possible de vivre avec quelqu’un d’autre dans sa tête qui pouvait à tout moment reprendre le contrôle de nos esprits ? alors que l’homme-fantôme s’assit à côté de moi, je tentai de me rappeler qui il était. De me faire un chemin entre mes souvenirs trop confus et trop brumeux. Conchobàhr. Elle m’avait soufflée la réponse avec une haine nouvelle dans la voix. Se faire maltraiter par une illusion de son esprit était assez éreintant. Surtout pour moi. Alors que j’enroulai l’écharpe non finie autour de son cou, la question de l’homme-fantôme me surprend. Pour qui ? Je fais mine de réfléchir un peu. Je ne voulais pas l’éloigner si tant qu’il est réel de ma seconde grossesse. Comme de la première où je l’avais blessé en lui apprenant ma maternité en débarquant avec le bébé. Alors, je déglutis avec difficulté, sentant toutes les couleurs quitter mon visage. Doucement, hésitante, j’attrape son poignet à deux doigts, craignant de le casser, la respiration coupée pour la poser sur mon ventre. Ce dernier n’était que légèrement rebondi mais l’intention était là. Je reste un moment comme pétrifié incapable de faire quoique ce soit. Puis, trouvant le contact brûlant, je le chasse sans virulence pour aller reposer sa main sur la cuisse de son propriétaire. Doucement j’amène mes jambes autour de moi pour poser ma tête sur mes genoux. Je tournai mon regard vers celui de mon meilleur ami qui… pleurait ? Je fronçai alors les sourcils avant d’attraper le bout de mon écharpe pour les essuyer avec une infime douceur. Son pardon ne m’apporta aucun réconfort. Normal, nous ne sommes pas pardonnables. Nous l’avions brisé toutes les deux. Lorsqu’il mentionne Lilas, je me bouche les oreilles en baissant la tête. Puis, je reprends l’ardoise pour dessiner deux femmes. La première qui mettait un coup de pied à la seconde qui s’en allait en volant. « Plus jamais Lilas. » Je le redonne à mon ami avant de tapoter le sommet de mon crâne. En-dessous de la fameuse esquisse j’avais écrit le nom de ma maladie. « Trouble dissociatif de la personnalité. Nous sommes deux. ». Deux pour dire que deux femmes se battaient comme des forcenées dans ma tête. Lilas contre Amélia. Et je perdais un peu plus du terrain ayant peur de l’issue du voyage.

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