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 clouds as sweet as sugarcane -r.

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adm f
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MessageSujet: clouds as sweet as sugarcane -r.   Dim 4 Fév 2018 - 0:01

Alors que tu rentrais chez toi, tu recevais sentais ton téléphone vibrer. Tu y jetais un coup d’œil avait de passer à l'épicerie pour finir d'acheter ce que tu voulais pour le repas du soir. Tu avais eu envie de manger des spaghettis bolognaise avec  une vraie sauce maison. Pour ça, tu allais devoir passer un petit moment derrière les fourneaux. Tu étais de bonne humeur aujourd'hui, tu avais eu une assez bonne journée et tu avais même pu finir un peu plus tôt. Le genre de petites choses qui avait le don de te faire sourire pour le reste de la journée. Tu filais rapidement chez toi une fois la mission course terminée. Tu posais tes clés sur le plan de travail de la cuisine, que tu entendais du bruit dans le salon, tu t'y dirigeais sans plus attendre. « Hé bonsoir coloc ! » Tu l'avais dit avec tellement de spontanéité mais en réalité, tu avais crée une alerte sur ton téléphone pour te prévenir que tu vivais à présent avec quelqu'un. Histoire de ne pas être surprise à chaque fois que tu le verrais chez toi. Tu ne voulais pas le harceler de questions et lui donner l'impression de ne pas vouloir de lui. Tu l'avais bien sûr mis au courant de ta situation, tu le faisais avec toutes les personnes que tu rencontrais pour ne pas créer de malaise justement si ce genre de situation devait arriver. Et s'il était là, c'est qu'il avait accepté de vivre chez toi. De vivre avec toi. Ce qui n'était pas anodin. « Bonne journée ? » demandais-tu avec un grand sourire. Tu n'avais pas en tête ce qu'il faisait comme métier mais tu n'allais pas tarder à jeter un coup d'oeil au différent post-it que tu avais mis en place chez toi, pour te permettre de penser   à tout ce qui était vraiment important. « Tu as faim ? Parce que j'avais envie de cuisiner un peu ce soir ! » Pas qu'il meurt de faim en attendant que tu finisses de tout préparer, tu ne voulais pas être une mauvaise hôte. Tu ne savais pas combien de temps ça allait prendre alors s'il avait faim, tu préférais remettre à plus tard ton atelier de fabrication de la bolognaise.

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MessageSujet: Re: clouds as sweet as sugarcane -r.   Mer 28 Fév 2018 - 22:29

Mathilda, elle était un peu comme le point d’ancrage d’Adán ici, à Bowen. Après tout, même s’il savait avant son arrivée qu’il finirait bien par tomber sur Anka un jour ou l’autre, si elle n’était pas repartie à la conquête du monde bien sûr, il aurait été en bien mauvaise position s’il n’avait eu aucun endroit où se réfugier à son arrivée. Adán n’était clairement pas le type à pouvoir se permettre de dormir à l’hôtel pendant plusieurs jours le temps de se trouver un endroit où vivre. Il avait donc tout prévu à l’avance, quand il avait décidé de prendre son envol pour l’Australie en septembre dernier. Il avait fait ses recherches, posté ses annonces en ligne, et finalement c’est avec Mathilda qu’il avait convenu de tous les détails. Il allait louer une chambre dans son logement, et elle avait d’ailleurs accepté cette louche condition que de ne recevoir que des paiements cash. En contrepartie, Adán avait quand même foncé tête baissée dans cette aventure même en sachant que la jeune femme avait quelques troubles mnésiques qui faisaient en sorte que chaque jour était un nouveau jour. Carrément. Elle oubliait à chaque nuit ce qui s’était passé dans sa journée. Cela pouvait parfois poser problème mais en général, Adán et elles s’organisaient assez bien malgré sa condition. Ce qui l’inquiétait le plus, en fait, c’était qu’elle se réveille un jour et qu’elle ait complètement changé d’opinion quant à leur deal. Évidemment, ça ne prenait pas une intelligence surdimensionnée pour savoir que si Adán ne payait qu’en argent comptant et qu’il se montrait aussi discret mais insistant à ce sujet, c’était qu’il cachait des choses. Pour le moment, Mathilda savait qu’il était ici avec un visa de travail mais, quand ce dernier expirerait, qu’en serait-il de leur colocation ? Adán tentait de ne pas y penser et de vivre un peu comme Mathilda : au jour le jour. C’était de toute façon sa propre manière de penser, mais quand il songeait ne serait-ce qu’un tout petit peu à son avenir, c’était cette alarme rouge qui sonnait au-dessus de sa tête. Heureusement, Mathilda était une femme ouverte, gentille et généreuse, alors il ne pouvait que se montrer optimiste. Adán était en train de passer le balai quand la porte d’entrée s’ouvrit. Quand il vit la tête de sa colocataire à l’autre bout de la pièce, dans le couloir, il eut un grand sourire. Surtout quand il l’entendit l’appeler coloc’. Elle l’avait bien prévenu que peut-être, par un malheur quelconque, elle pourrait ne pas avoir eu accès à ses enregistrements ou avoir eu un pépin quelconque avec ceux-ci, et ne pas savoir qui il était. Ce ne serait pas aujourd’hui. Il posa son menton sur le bout du balai, ses mains autour du bâton. « Bonsoir coloc’ ! » Répéta-t-il avec enthousiasme. C’était la première fois qu’ils se voyaient de la journée, alors forcément pour elle ce devait être étrange de se retrouver devant un inconnu. Pour Adán, c’était devenu une habitude. Ils ne se croisaient pratiquement jamais le matin puisqu’il se levait très tôt pour la pêche. « Tranquille. Le marché a fermé assez tôt en après-midi en raison de la pluie, alors j’ai décidé de rentrer mettre un peu d’ordre ici. C’est qu’on s’est pas montrés très raisonnables hier. » Il eut un léger rire. « J’te montrerai des vidéos. » Un sourire moqueur s’installa sur son visage, alors qu’il se penchait pour ramasser le tas de poussière. « Et toi alors ? » Demanda-t-il en relevant la tête vers Mathilda qui passait à la cuisine déposer ses sacs. Il la rejoignit, ouvrit la poubelle pour jeter la poussière et replaça le balai dans le placard, avant de revenir vers la jeune femme. « Oh ? Qu’est-ce qu’on prépare ? Ça va, j’ai faim mais pas assez pour manger ce qu’on cuisine au fur et à mesure. » Ce ne serait pas très pratique.

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MessageSujet: Re: clouds as sweet as sugarcane -r.   Mer 7 Mar 2018 - 19:22

Depuis qu'Adán vivait chez toi, tu faisais en sorte d'essayer de ne pas l'oublier. Tu n'avas pas vraiment envie de le voir se lever un matin et de lui hurler dessus en le menaçant avec un balai. C'était toi qui avait accepté de prendre un colocataire et ce malgré ta situation. Tu pensais pouvoir le vivre et le gérer sans difficultés tant que tu arriverais à toujours avoir une note sur lui à ton réveil pour être sûre de ne pas l'oublier. Le pauvre, tu te doutais bien que lui non plus n'avait pas envie de vivre une telle situation même s'il avait accepté les termes en venant habiter avec toi. Et quand tu te levais chaque matin, tu lisais juste le mot qui disait que tu vivais avec lui, sans relire tous vos échanges à propos de votre cohabitation. Comme le fait qu'il te payait en cash, tant qu'il payait, ça n'avait pas la moindre importance. Peut-être qu'il n'avait pas de compte bancaire. Tu n'avais pas vraiment cherché à en savoir plus là dessus. Au fond, ça n'avait pas la moindre importance pour toi. S'il sentait à l'aise, alors tu étais ravie. « Je ne crois pas m'y habituer un jour, désolée ! » Mais tu aimais bien sa compagnie, justement, ça permettait de ne pas te retrouver seule le soir face à toi-même. Et puis il était très bavard, tu avais noté qu'il parlait souvent et qu'il était le premier à faire la conversation, même si tu n'en avais plus la moindre trace derrière, c'était toujours plus agréable que de noter dans ton carnet que tu avais mangé un plat de lasagne réchauffé en regardant la télé. « Hier soir ? Je n'ai pas la moindre note sur ça, alors je veux bien ! » C'était affolant de savoir que sur son téléphone, il y avait une vidéo ou des photos de toi qui pouvaient ne pas te plaire et tu n'en avais pas le moindre souvenir. Après, tu tenais assez bien l'alcool mais s'il disait que vous n'aviez pas été raisonnable, c'est que tu avais dû prendre une sacrée cuite. Ça expliquerait peut-être le mal de crâne que tu avais eu toute la matinée jusqu'à ce que tu manges un morceau le midi et que tu te reposes quelques instants. « T'as pu faire un peu d'affaire au moins ? » S'il n'avait pas pu resté sur le marché à cause du mauvais temps, tu te doutais bien que les clients ne devaient pas courir les rues non plus. Après le poisson, tu avais l'impression que ça se vendait bien. Tout le monde en mangeait assez souvent, sauf peut-être toi. Tu ne prenais pas assez le temps d'en cuisiner. Plus par flemme que par dégoût. « Relativement bonne, j'ai passé l'après-midi à restaurer une vieille montre à gousset dont la mécanique m'a donné un peu de difficulté ! » C'était bien pour ça que tu aimais ton métier. Tu voulais voir et entendre tous les petits rouages se mettre en place, fonctionner jusqu'au dernier, permettant de redonner vie à la montre. C'était un vrai travail d'orfèvre parce que c'était facile de démonter mais il ne fallait pas se tromper quand il s'agit de remonter. « Qu'on ? Je voulais faire des spaghettis avec une bolognaise maison ! » Tu étirais un fin sourire sur ton visage, s'il voulait mettre la main à la pâte, il était le bienvenue mais s'il voulait se reposer un peu, il pouvait aussi. Vous n'aviez pas vraiment le même genre de métier et tu comprendrais plus aisément qu'il soit fatigué. Bien que ça ne semblait pas être le cas, il semblait même déborder d’énergie.

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MessageSujet: Re: clouds as sweet as sugarcane -r.   Ven 9 Mar 2018 - 2:06

Adán ramassait un tas de souvenirs de Mathilda dans son téléphone, et les imprimait sur support papier quand il s’agissait de photographies, au moins à tous les mois. Il était en train de lui confectionner un album qu’il ressortait de temps en temps pour le montrer à sa colocataire, lui montrer toutes les activités merveilleuses auxquelles ils s’adonnaient ensemble. Adán n’était pas du genre à la regarder revivre les mêmes journées, encore et encore, sans même qu’elle ne se rende compte à quel point elle vivait le jour de la marmotte. Il aurait trouvé ça triste pour elle, pour n’importe qui, d’avoir une telle routine dans laquelle on est carrément prisonniers. Si la plupart des gens avaient la possibilité de changer ça, pour Mathilda, ça n’était pas aussi facile. Comment faire quelque chose de nouveau dans sa journée quand on n’a aucune idée de ce qu’on a fait la veille ? Alors Adán la faisait vivre, Mathilda, du mieux qu’il le pouvait, et pour qu’elle puisse garder une certaine trace de cette existence qu’elle menait, il prenait le plus de vidéos et de photos possible. C’était peut-être gênant par moment, pour elle, de se rendre compte qu’Adán avait presque un dossier sur elle alors qu’elle ne connaissait rien de lui, mais c’était sa réalité, avec tout le monde de son entourage entré dans sa vie après son accident. Il fallait composer avec la situation. « Ah tu sais, ça, c’est l’effet de la tequila. T’as pas dû prendre beaucoup de notes avant de te coucher. » Lança joyeusement Adán. Lui en tout cas n’avait pas eu la motivation ou le courage de faire quoi que ce soit, d’autant plus qu’au moment d’aller dormir, il était presque l’heure de se lever pour lui, qui ne pêchait qu’aux premiers rayons du soleil. Le mexicain accompagna la jeune femme à la cuisine, parlant de cette journée peu efficace au niveau de l’achalandage au marché. « Un peu, oui, mais j’ai pas du tout écoulé mon stock … D’ailleurs, le congélateur a quelques-unes de mes prises dedans, j’espère que ça ne te dérange pas trop … » Répondit-il avec une moue désolée. En même temps, ça leur faisait de la nourriture pour les prochaines semaines, ce n’était pas plus mal. Adán se ferait un plaisir de lui cuisiner le poisson sous toutes ses formes. « J’aimerais tellement te voir à l’œuvre, à un moment. Ça doit prendre tellement de minutie. » Lui serait pourri, avec ses gros doigts et sa tendance à vouloir aller trop vite. Mathilda parla alors de ses plans pour cuisiner, et sans hésitation, Adán s’ajouta à l’organisation. « Si tu veux bien que je t’aide ? Ça ira plus vite à deux. » Il esquissa un sourire. « Et je te montrerai nos vidéos pendant que ça mijote. »

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MessageSujet: Re: clouds as sweet as sugarcane -r.   Mar 1 Mai 2018 - 22:39

Tu hochais la tête à l'entente de ses mots. La tequila n'aidait pas vraiment à avoir les idées claires. Ce qui était compliqué pour toi après parce que sans l'écrit, tu n'avais rien. Au moins, s'il avait des preuves vidéos, ça te permettrait de situer un peu le déroulement de la soirée au moins pour cette fin de journée. Ce qui te donnera assez de matière pour marquer quelques mots sur ton calepin. « J'ai pas du enregistrer grand chose non plus avec mon dictaphone. » Tu n'avais pas pris le temps de l'écouter ce matin en te levant, déjà parce que tu avais un mal de crâne. Et que tu étais déjà un peu en retard. Pour une horlogère, c'était quelque chose qui n'avait pas l'habitude d'arrivée. Mais si tu partais vite, tu pourrais être à l'heure. Just on time. C'est ce que tu avais fait. Après la soirée de la veille, si on en croyait ses propos, tu entendrais sûrement que des rires ponctués par des « oh mon dieu ! » « Oh non, je serais ravie de pouvoir y goûter, je ne cuisine jamais de poisson, ça pourrait être une grande première ! » C'était un met que tu n'avais pas souvenir d'avoir mangé lorsque tu possédais encore toute ta mémoire. Depuis, il ne te semblait pas l'avoir fait mais il n'était pas impossible que tu oublies de le notifier. Ce ne serait pas la première fois. Tu ne pourrais pas le chiffrer puisque tu ne te souvenais jamais de ce que tu avais potentiellement oublié. « Je crois que j'aurais un peu de mal à travailler, je n'ai pas l'habitude d'avoir un regard sur moi mais si ça t'intéresse vraiment, pourquoi pas ! » Tu n'avais pas grand chose à perdre, au pire tu serais un peu moins précise que tu ne peux l'être d'habitude mais ce n'était pas quelque chose de vraiment dérangeant. Et puis ça te permettrait de lui faire découvrir ton métier. Tout comme tu pourrais partir à l'aventure avec lui un jour en allant pêcher. « Bien sûr, ce sera plus amusant aussi et j'ai hâte de découvrir ces vidéos. » Tu étais une vraie éponge une fois que tu avais bu. Si tu voyais un truc con mais rigolo à faire, alors vous pouvez être sûrs que tu vas essayer de le reproduire et que ça va être une grande catastrophe.

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MessageSujet: Re: clouds as sweet as sugarcane -r.   Jeu 3 Mai 2018 - 23:56

Adán se permit de rire un peu, surtout parce qu’il ne voyait pas l’intérêt de broyer du noir avec Mathilda à propos de sa condition. Elle était comme elle était, et il valait mieux accueillir à bras ouverts la seconde chance que la vie lui avait donnée, même si c’était difficile, même si ça n’était pas sur le même pied d’égalité que les autres. Elle était vivante, et il fallait voir le bon côté des choses : une blague ou deux sur le fait qu’elle perdait la mémoire à toutes les nuits, ça ne ferait de mal à personne, pas même à Mathilda. De toute façon, c’était peut-être triste à dire mais … elle ne s’en souviendrait pas. « Je crois que si tu avais enregistré quelque chose, tu n’aurais pas compris grand-chose à ton charabia, de toute façon. » S’exclama Adán avec moquerie. Il ne s’agissait que d’une journée, ça n’était sans doute pas la fin du monde qu’il lui manque ce petit morceau. Certes, il ignorait s’il s’était passé quelque chose d’extraordinaire la veille alors que lui n’était pas là pour en témoigner, mais elle lui en aurait sans doute glissé un mot, pas vrai ? Le mexicain parla alors de toutes les prises qu’il avait pu ramener dans le congélateur, puisque les ventes n’avaient pas été fructueuses ce matin. « Demain, alors, on s’en cuisinera ! » Pour ce soir, Mathilda avait déjà ramené tout ce qu’il fallait pour faire une délicieuse bolognaise. Tout en commençant à préparer le plan de travail, Adán et Mathilda parlèrent du métier de cette dernière, et le jeune immigrant osa demander à sa colocataire s’il pouvait, un de ces quatre, assister à une réparation quelconque. Il n’avait jamais vu une horlogère à l’œuvre, et cela piquait certainement sa curiosité, tous ces minuscules mécanismes. « Je me ferai tout petit, promis ! Quoique … j’aurai sans doute plein de questions qui te déconcentreront … » Il eut un rire. Au moins, il était honnête. « Juste une fois, juste pour voir. » Lui assura-t-il. Les deux colocataires commencèrent alors à couper les oignons, l’ail, les herbes, tout ce qu’il fallait pour ajouter à la sauce. Quand tout fut enfin dans le gros chaudron, en train de mijoter, Adán sortit son téléphone. « Prête à te découvrir de nouveaux talents de chanteuse et de danseuse ? » Demanda-t-il avec un éclat d’amusement dans le visage, alors qu’il ouvrait les premières vidéos. Chorégraphie chantée sur Psycho Killer, karaoké en espagnol sur du Manu Chao, des merveilles à redécouvrir pour lui, et à découvrir pour elle.

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MessageSujet: Re: clouds as sweet as sugarcane -r.   Lun 28 Mai 2018 - 0:42

C'était toujours un peu étrange pour toi de savoir qu'il te manquait un bout d'une journée. Voir une journée entière. Tu n'étais pas parfaite, tu pouvais oublier de noter, d'enregistrer quelque chose et comme tu n'avais pas le moindre souvenir, tu ne pouvais pas deviner ce qui pouvait bien te manquer. Au moins cette fois-ci, si tu n'avais pas de traces, lui en avait et tu pouvais savoir brièvement ce qui avait bien pu se passer hier soir. Ce qui n'était pas négligeable pour toi. « C'est fort probable oui ! » Et tu en rigolais avec lui. Pour le fun, tu aurais bien aimé entendre ce que ça aurait pu donner mais au final, ça ne t'aurait rien apporté de plus. Une fois le plan de travail propre, tu avais sorti tout ce qu'il fallait pour mettre en route la bolognaise. « Avec grand plaisir, je vais le noter de ce pas sinon je vais l'oublier et je serais capable de préparer tout autre chose. » Tu attrapais un des stylos et post-it qui se trouvait sur la porte du réfrigérateur afin de griffonner ce dont vous veniez de parler. Au moins cette fois-ci, tu ne pourrais pas passer à côté. « C'est tout à fait normal, c'est de la bonne curiosité alors je ne pourrais que vouloir te répondre ! » C'était agréable de sentir pour une fois que quelqu'un s'intéressait au travail que tu pouvais faire. En général, sur ce que tu te souvenais d'avant ton accident, les gens passaient juste pour te donner leur babiole, te demandant de faire au mieux, parfois il y avait un petit discours émouvant qui accompagné l'objet en question mais bien souvent c'était plutôt bonjour/merci/au-revoir et basta. Et aujourd'hui tu ne le notifiais pas vraiment quand un client te posait des questions techniques. Ce n'était pas vraiment important. Alors que de la part du jeune homme, ça te faisait plaisir. Une fois la sauce en cours de cuisson, il te proposait de passer à la seconde étape de votre plan : regarder les vidéos qu'il avait. « Je crois que je suis un peu anxieuse de voir ce que j'ai bien pu faire hier soir.. » Ce ne serait sûrement rien de bien méchant. Peut-être une danse du crabe, une imitation à la con ou un déguisement raté. De toute façon tu assumerais très bien, quoi que tu puisses voir.

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MessageSujet: Re: clouds as sweet as sugarcane -r.   Mar 29 Mai 2018 - 1:25

Levant le nez de la sauce bolognaise, Adán regarda Mathilda écrire une note sur la surface aimantée du frigo, un sourire aux lèvres. C’était spécial, cette colocation. En arrivant en Australie, il ne se serait certainement pas imaginé vivre un tel quotidien avec la personne qu’il voyait le plus souvent dans une semaine. Au final, il avait appris à vivre avec et même à apprécier la condition de Mathilda, d’une certaine manière. Chaque jour était une nouvelle journée, une nouvelle opportunité de découvrir le monde de différentes façons, et il tentait de l’accueillir à bras ouverts. Il espérait, à sa manière, aider Mathilda à mieux vivre avec son état également. Certes, ce n’était pas à tous les jours qu’ils pouvaient se retrouver comme ça, passer du temps de qualité ensemble, mais lorsque cela arrivait, Adán en profitait. Elle était vraiment, sincèrement, une jeune femme exceptionnelle. « On serait capables de tout manger, même l’équivalent de deux repas, de toute façon. » Le mexicain haussa les épaules en riant. Ce n’était pas ça qui l’arrêterait, lui et son gigantesque appétit. Le pêché gourmand, un de ses préférés. Ils en vinrent finalement à parler du métier de Mathilda, qui avait toujours grandement intrigué l’immigrant. Évidement, il connaissait cet emploi, mais il n’avait jamais vu quelqu’un à l’œuvre. La jeune femme accepta avec ce qui sembla être de l’enthousiasme. « Génial ! On se fixera une journée, pour que tu puisses le noter à ton agenda. » Parce que même s’ils se disaient qu’Adán passerait dans deux jours, il risquerait de surprendre Mathilda en arrivant à l’improviste pour un rendez-vous dont elle n’avait aucune connaissance. Leur sauce avançait bon train, il ne restait maintenant plus qu’à attendre qu’elle mijote sur le rond. Adán avait de quoi les occuper pour les prochaines minutes, déjà, en sortant son téléphone portable qui renfermait les trésors de la veille. « Naaan, pas d’anxiété. De la bonne hâte. Tu vas voir, tu vas rire. » Il ouvrit le premier, un sourire déjà scotché au visage. Ils étaient sur la table du salon, debout comme deux insouciants, à chanter Me Gustas Tu en dansant une sorte de danse sociale que le jeune homme n’arrivait pas vraiment à qualifier. Le second, ils avaient un balai et une serpillère, respectivement, entre les mains, et chantaient les Beatles à tue-tête. Et ça continuait, ça continuait, et plus on avançait dans l’heure de prise des vidéos, plus on voyait leur état s’aggraver. Adán riait encore aux éclats, et quand la dernière vidéo se termina, il déposa son téléphone en soupirant de satisfaction. « On s’amuse vraiment, toi et moi. Je sais que c’est plus difficile pour toi de t’en souvenir, et de saisir à quel point, mais … on est vraiment bien, ici. Je te remercie de m’avoir accueilli. » Lâcha Adán, tout d’un coup plus sentimental dans ses paroles.  

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MessageSujet: Re: clouds as sweet as sugarcane -r.   Mar 12 Juin 2018 - 23:25

A sa remarque tu ne pus t'empêcher de sourire en secouant doucement la tête. « Je n'ai pas un appétit d'ogre non plus ! » Si tu arrivais à finir ton assiette c'était déjà bien. C'est bien pour ça que quand tu te faisais à manger, tu te faisais de si petites portions au point que ton patron te proposait souvent de prendre un truc en plus à manger parce qu'il pensait que tu n'en avais jamais assez. Pourtant à chaque fois que tu finissais ton repas, tu n'avais plus la moindre place. « Oh oui, faudra que je le note partout parce que je pourrais vraiment passer à côté. » Tu avais rarement oublié quelque chose que tu avais noté mais tu savais que c'était déjà arrivé. Tu tenais des comptes pour tout, il fallait bien parce que sinon ça deviendrait vite compliqué de savoir ce qui pouvait se passer dans ta vie. Au moins le décompte te permettait d'avoir plus rapidement les informations en tête. Même si à force il y en avait tellement que tout ne pouvait pas rentrer. Et tu n'avais qu'une année derrière toi, qu'est-ce que ça serait dans dix ? Tu n'en avais pas la moindre idée. Tu ne pouvais pas l'imaginer de toute façon, même avec toute la bonne volonté du monde. « Oh my lord ! » lâchais-tu au fur et à mesure que tu voyais les vidéos défiler. La première te fit beaucoup rire mais moins que la seconde. Danser avec un balai, tu étais presque sûre que c'était un classique chez toi mais sans pouvoir en être sûre. « Au moins je me rappelle à chaque fois que j'ai l'alcool vraiment rieur, que je suis la première à initier n'importe quoi, n'importe comment. » ajoutais-tu à la fin de votre séance visuelle. Tu avais passé beaucoup de temps à rire, à te demander comment tu avais pu en arriver là, comment l'idée avait pu naître dans ton esprit mais tu te rappelais vite qu'avec un peu d'alcool il ne fallait sûrement pas grand chose pour qu'une idée aussi bête puisse cheminer jusqu'au cerveau. Tu n'étais pas experte en la matière, tu te doutais juste que ça ne devait pas être plus complexe. Le jeune homme te remerciait alors de l'avoir accueilli chez toi et tu sentais une bouffée d'émotions te gagner. « Même si j'ai une alarme qui sonne quasiment tous les soirs pour me rappeler qu'en rentrant je risque de te croiser, je suis contente que tu sois là, je sais que je n'ai pas eu à me plaindre de quoi que ce soit et bien que ce soit difficile de ne pas avoir mes souvenirs de nos soirées, avec ce que je viens de voir, je peux attester que j'apprécie de vivre en ta compagnie. » déclarais-tu avec un grand sourire. Tu avais posté une annonce bien avant ton accident et elle n'avait pas trouvé preneur bien avant. Puis tu avais reçu un message d'un jeune homme fraîchement débarqué en ville et tu avais continué les démarches sans lui cacher ta nouvelle vie. Pas de surprises, c'était le mot d'ordre, il le respectait bien. « Alors merci à toi de me supporter, dieu sait que ça ne doit pas être facile de vivre avec une amnésique. » Tu avais déjà du mal à vivre avec toi même mais pour peu que tu oubliais de noter ou d'enregistrer quelque chose et la vie de tous les jours pourrait se transformer en véritable calvaire. Par chance, c'était des choses mineurs qu'il pouvait t'arriver d'oublier de retranscrire. .

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