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 Let the sunshine in (Carter)

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grand kangou
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MessageSujet: Re: Let the sunshine in (Carter)   Lun 10 Sep 2018 - 21:13

Apparemment, la personne qui finira à faire partie de votre vie se trouve dans votre entourage. Elle est toujours plus près que ce que l'on croit. Cette personne, on te l'avais enlevé. Ou n'étais-ce simplement pas la bonne et le destin te l'as fais remarqué ? Tu chassais ces idées noires de ton esprit, sachant qu'il ne fallait pas penser à de telles foutaises dans cette conversation. Lorsque Tahlia te parla d'une enquête Facebook, tu rias légèrement. « Il faudrait que tu revois tes sources, quand même » répondis-tu amusé par ce que la brune venait de te dire. Mais après tout, même si ce n'était qu'une information trouvée sur un réseau social, tu pensais que cette phrase avait tout son sens. Pour certains, cela prendrait plus de temps que pour d'autre. Et puis, cela pouvait aussi être bien caché, tapis au fond de son coeur, ne pensant pas à trouver qu'une personne de son entourage pouvait être son âme-soeur. « Je t'ai dis que je ferais mon possible pour la trouver, promis ! » dis-tu en offrant un sourire en coin à ton amie. Tout ce que tu voulais, c'était le bonheur de la brune, qu'elle trouve ce que toi tu avais perdu. Qu'on lui apprenne ce que c'est que de tuer par amour. Toujours tu flattais tes amies, enfin lorsqu'elle le méritais. Et la policière le méritait plus que quiconque. Tu souris à sa remarque, te faisant légèrement rougir les pommettes. « Tu pourras toujours compter sur moi » avouas-tu à Tahlia, sur de toi. Jamais tu ne pourrais la laisser tomber, jamais tu ne pourrais envisager d'avoir ta vie sans elle maintenant qu'elle était entrée dans ta vie. A la vie, à la mort, comme on dit.

Malgré le fait que tu te sois énormément confié à la policière, tu ne lui avais pas donné d'indices sur le métier que tu entreprenais encore aujourd'hui. Même si ton activité au sein du MI6 se faisait plus rare depuis que tu avais mis le pieds en Australie, tu travaillais encore pour les services secrets britanniques. L'indice que tu avais laissé était peut-être passé à la trape mais tu savais qu'il resterait au fond de la tête de la policière, prête à chercher des indices sur ce que tu faisais de ta vie. Elle avait l'air d'abandonner, ce que tu trouvas louche, mais tu sais qu'un moment ou à un autre, tu sentirais le besoin de lui en parler.  Mais comme elle le dit, elle aurait essayé, ce qui te laissas un sourire s'échapper dans l'horizon que tu scrutais depuis un petit moment, maintenant.

La belle brune se laissait aller dans les confessions. Confessions que tu avais surement légèrement forcées. Peut-être que si tu n'avais pas pointé du doigt les marques sur son corps, elle n'aurait rien dit. Mais c'était dans ta nature, tu t'inquiétais pour ton entourage. Toujours à vouloir savoir s'ils allaient bien, s'ils étaient heureux. Ton bonheur à toi qu'importe, celui de tes amis et de ta famille d'abord. Alors tu écoutais et tu essayais de la rassurer un maximum et d'être l'ami présent que tu as toujours été. Certes tu avais envie de casser les dents de cet homme, celui qui avait posé les mains sur ton amie ne devaient pas s'en sortir indemne. Il n'en avait simplement pas le droit. C'était avec plus de légèreté que vous parliez maintenant de cette agression, mais tu avais toujours cette haine qui t'habitait pour l'homme qui avait marquer le corps de la brune. « Il vaut mieux pour lui » répondis-tu dans un souffle. Tu serais capable de lui refaire le portrait. Lorsque tu étais énervé, tu pouvais faire n'importe quoi. Tu étais même capable de tuer quelqu'un sous l'emprise de la colère. La jeune femme s'était réfugiée dans tes bras, tu posais ta tête délicatement sur la sienne et tu entourais tes bras autour d'elle. L'avoir près de toi te rendait si heureux, c'était indéniable. « Se ne serait pas pareil sans toi non plus » répondis-tu sincèrement, une fois qu'elle te dit que sans toi, la vie pour elle serait différente. Sentir son parfum, prendre soin d'elle et la réconforter. Voilà ce que tu aimais dans votre étreinte. C'est ce qu'il découlait de cette journée. De la confession à la protection. Tu lui assuras que tu serais toujours là pour l'aider, quoi qu'il arrive, même si elle ne te verrais pas, tu serais là. Et tu ris légèrement lorsqu'elle dit qu'elle préférait te voir plutôt que d'être l'homme invisible qui la suit. « Je suis si plaisant à voir ? » demandas-tu, amusée de ce qu'elle venait de dire. Oui, avec Tahlia tu n'hésitais pas une seconde à ajouter une pointe d'humour dans ce que tu disais. Mais elle devait surement être la seule avec qui tu faisais cela. Elle se mit sur la pointe de pieds pour t'embrasser la joue, ce à quoi tu répondis par un sourire satisfait. Un bras toujours autour de ses épaules, tu pu remarquer que la policière n'avait pas oublié l'indice que tu lui avais donné tout à l'heure. « Démasqué » répondis-tu à la jeune femme en faisant la moue. Mais tu savais qu'elle trouverait un jour ou l'autre. « Tout ce que je vais m'apprêter à te dire doit rester confidentiel, dis-tu à la jeune femme en scrutant l'horizon, le regard triste. Mais je te fais confiance là dessus » ajoutas-tu une fois de plus. Oui, elle pouvait tout savoir, elle le devait. Pour comprendre ton mal-être, ta vie, pourquoi tu étais comme ça. « Je crois que... que j'ai besoin d'en parler » dis-tu dans un souffle en baissant la tête vers tes pieds maladroitement. Jamais tu n'avais évoqué cette partie de ta vie, personne ne le savait. Mais il fallait bien que cela sorte un jour ou l'autre, c'était une nécessité.

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grand kangou
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MessageSujet: Re: Let the sunshine in (Carter)   Mar 18 Sep 2018 - 15:17

Ils avaient le don pour parler de choses sérieuses tout en mettant une pointe de légèreté. Carter répondait à chacune des boutades de Tahlia, il jouait le jeu et cela, elle l'appréciait plus que tout. Elle lui adressa un sourire complice quand il remit en question ses sources Facebook. "Je fais avec les moyens à ma disposition." Parler d'amour, pour elle, c'était toute une montagne. Alors les histoires d'âme soeur et compagnie, c'était l'inconnu total. Carter, lui, parlait en connaissance de cause. De nouveau, il lui assura qu'il l'aiderait à chercher son âme soeur. "Tu seras mon Cupidon..." répondit-elle avec un sourire amusé. "Fais juste attention à ce que je ne retourne pas l'une de tes flèches vers toi." reprit-elle, avec un sourire mystérieux. Là encore, ils se ressemblaient plus qu'ils ne le pensaient. Ils avaient aimé, du plus profond de leurs coeurs et leurs histoires s'étaient mal terminées. Depuis, ils préféraient se perdre dans les bras d'inconnus, pour un soir, pour une nuit. Ce qui n'était pas la solution, évidemment. Elle aimerait le voir heureux et épanoui, même si au fond d'elle, elle savait déjà qu'elle n'aimerait pas celle qui irait conquérir son coeur. On ne rencontrait pas une personne comme lui à chaque coin de rue, et Tahlia l'avait bien compris. La jeune femme redressa le regard quand il affirma qu'elle pourra toujours compter sur lui. Et étrangement, elle apprécia voir ses pommettes légèrement rougies...

Seulement, la conversation devint moins agréable quand vint le sujet de l'agression. Bien sûr, c'était étrange de l'avoir avoué, mais c'était une bonne chose. Tahlia sentait un poids en moins et Carter était sûrement l'un des rares à avoir un effet aussi bénéfique sur elle. Il faisait ressurgir ses forces et ses faiblesses, il savait gratter la carapace là où il le fallait pour que la jeune femme s'ouvre à lui sans s'en rendre compte. Autant dire que cela n'était pas commun dans la vie de Tahlia, mais elle commençait à apprécier cela. Elle appréciait ces moments confidences, elle appréciait ces moments où elle pouvait se réfugier dans ses bras, elle appréciait de se laisser aller en toute confiance. C'était pour cela que leur relation était si forte et si belle. Ils se connaissaient depuis peu, mais la confiance avait rapidement lié ces deux êtres malmenés. Il était son pendant masculin, un double pour qui elle serait là, à n'importe quel moment. ALors qu'ils parlèrent de l'agresseur, Tahlia hocha la tête quand elle entendit le murmure de son ami, hochant doucement la tête. Elle savait que c'était l'agresseur qui en prendrait plein la figure. Carter était un faux calme. Elle se doutait qu'il pouvait changer du tout au tout quand la colère s'emparait de lui. Mais elle ne voulait pas tenter le diable, préférant laisser sa vengeance de côté. Tout contre lui, la jeune femme se confia sur ce qu'elle ressentait. Maintenant qu'il était entré dans sa vie, elle ne s'imaginait pas être sans lui. Ce serait une perte difficile à combler. Carter lui répondit la même chose, ce qui fit sourire Tahlia qui rétorqua, d'un air amusé : "Tu vas me supporter encore longtemps, dans ce cas. "Elle avait tenté de rendre sa phrase menaçante mais ce fut un rire qui vint la secouer. Et alors qu'il voulait jouer le rôle de l'homme invisible, Tahlia releva la tête et le regarda pour montrer son désaccord. Elle hocha largement la tête face à sa question : "Au risque de te surprendre, oui, tu es plaisant à voir ! Même quand tu joues l'ours mal léché, même quand tu me sors ton mauvais caractère..." Elle lui adressa un sourire malicieux, même si une nouvelle fois, elle était très sérieuse. Elle l'aimait comme il était, même quand il était dans ses mauvais jours. Dans ces moments-là, il y avait toujours un sourire, parfois au bout des lèvres, qui remettait du baume au coeur. Alors qu'elle déposa un baiser sur sa joue et qu'elle se détacha de lui, Carter ne rompit pas le contact, gardant un bras autour de ses épaules. C'était important de garder ce contact, car Tahlia savait qu'elle allait aborder un sujet difficile. Plus tôt dans la conversation, il lui avait lancé une perche en parlant d'un James Bond qui s'était perdu à Bowen. Tahlia n'avait rien dit sur le coup parce qu'elle estimait que ce n'était pas le meilleur moment. Ce n'était pas une conversation que l'on avait après quelques plaisanteries. Elle avait donc attendu ce moment précis, propice aux confessions, où la conversation avait gagné en profondeur. La brune l'observa avec attention alors qu'il lui donna raison. Qui était-il vraiment ? Qui était cet anglais qui avait débarqué dans un patelin en Australie et qui semblait avoir un lourd passé ? Que faisait-il ici ? Un tas de questions submergeait Tahlia, qui se rendait compte qu'elle était loin de le connaître par coeur. Alors qu'il l'informa que c'était confidentiel, la jeune femme répondit, pour appuyer ses paroles : "Tu peux compter sur moi, je ne dirais rien." Ce n'était pas une promesse faite à la va-vite. Tahlia était des plus loyales. Son secret, elle l'amènerait avec elle dans sa tombe. Il n'y avait pas d'autres issues possibles. Le coeur de la jeune femme se pinça alors qu'il baissa la tête, lui avouant qu'il avait besoin d'en parler. Se plantant face à lui et avec un geste empreint de douceur, elle posa sa main sur la joue de Carter pour lui redresser le visage jusqu'à croiser son regard. "Si tu en as besoin d'en parler, fais-le, Carter. Tu ne peux pas rester comme ça, à tout garder pour toi. ça te détruit..." Elle savait que ce n'était pas la solution miracle, mais si elle pouvait l'apaiser un peu, ce serait déjà énorme.

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MessageSujet: Re: Let the sunshine in (Carter)   Jeu 20 Sep 2018 - 11:22

C’est avec de la légèreté que tu parlais avec Tahlia. Certes, c’était des sujets sensibles, touchants ou émouvants. Mais vous saviez garder ce côté léger, qui te disait qu’il y avait plus grave dans la vie ou que vous auriez toujours une solution à vos problèmes. Lorsqu’elle t’évoqua la source de sa phrase, tu riais légèrement. Mais après tout, cette étude n’a pas tord. Une personne de votre entourage était votre âme-soeur. A vous de trouver laquelle. Tu seras son cupidon. Avec plaisir, tu n’allais pas lui dire que non. Mais tu n’aimerais pas l’homme qui partagera la vie de la policière. Toujours à vouloir mieux pour elle, tu feras attention à chaque détail de cet homme qui sera à ses côté. « Je ferais attention, dis-tu en lui faisant un clin d’oeil. Même si cela ne me dérangerais pas… » finis-tu dans un murmure, sans qu’elle n’entende, enfin c’est ce que tu pensais. L’amour te semblait abstrait maintenant. Depuis que l’on t’avait enlevé la femme avec qui tu t’étais marié, tu étais un vide intersidérale de sentiments et d’émotion. Seule Tahlia avait réussi à te faire revivre ce sentiment. Celui qui te fait s’attacher à une personne, celui qui te fait tout donner pour elle et celui qui te fait protéger cette dernière.

L’agression de Tahlia vous avez bien remué, tous les deux. Savoir que quelqu’un l’avait blessé te faisait énormément de mal, et te touchait personnellement. Avec elle, il était lui-même. Pas l’homme aigri qui se renferme sur lui-même. Non. Celui qui se confie et qui parle, qui rigole, qui sourit. Et c’est pour ça que tu faisais aussi attention à elle, pour la préserver près de toi. Alors oui, cet agresseur ne devrait jamais croiser ta route, de peur d’y laisser un os. Jamais les choses ne seraient pareilles sans elle. Maintenant qu’elle était entrée dans ta vie, tu n’allais pas la laisser filer simplement, comme ça. « Je te supporterais jusqu’à la fin de mes jours » dis-tu dans un souffle, un sourire aux lèvres. C’est vrai, tu ne comptais pas la laisser de côté ou ne plus être là pour elle. Lorsqu’elle te confirma que tu n’étais pas trop mal à regarder, tu rougis légèrement une seconde fois. Cela faisait longtemps que personne ne t’avait fait ce genre de compliment. Et que cela vienne de la brune, te faisait encore plus plaisir. « Pourtant, je t’en ai fais voir de toutes les couleurs, avec mon caractère mal trempé » ajoutas-tu dans un rire pour te détendre. Tahlia avait ce tu-ne-sais-quoi qui te faisait tout chambouler dans ton esprit. La policière avait réussi à te supporter dans les bons comme dans les pires moment, et pour cela, tu la gardais précieusement près de toi.

Alors te confier à elle te paraissait comme la suite logique de votre amitié, de votre relation. Ton bras autour de son épaule pour ne pas rompre le contact physique entre vous, tu baissais les yeux maladroitement à la recherche de tes mots. Oui, elle garderait ton secret jusqu’à sa mort. Alors tu te disais que tu ne pouvais pas garder tout ça pour toi. « Je sais que je peux te faire confiance » dis-tu en relevant la tête et en lui adressant un regard bienveillant. Personne n’avait jamais su, et tu ne voulais pas en parler. Personne ne devait savoir. Mais il fallait que tu te confie, c’était plus fort que toi. « A mes 16 ans, j’ai intégré le MI6 en Angleterre, les services secrets. J’ai fais ça suite à la mort de mon père, mort au combat. Il était mon modèle, mon icône, tout ce que je voulais devenir. Alors j’ai intégré les services secrets » avouas-tu en premier lieu en souriant, pensant à l’image de ton père, celui qui t’a donné envie de réussir dans la vie. Tu avais toujours idolâtré ton paternel, et il était parti trop tôt à ton gout. « J’étais le meilleur de ma section, devenu un des agents les plus demandé du MI6. Et surtout, j’étais le plus jeune. Par contre, j’ai fais des choses horribles, mais je t’épargnerais ces détails » dis-tu avec ton regard planté dans l’horizon. Tu avais tué des gens, meurtris des familles. Tout ça pour les beaux yeux de la couronne d’Angleterre. Oui, tu avais regretté certaines missions. Mais c’était ton travail, ce qui te permettait de gagner ta vie. « J’ai rencontré une femme, quelques années après. Et je suis tombé directement amoureux d’elle, comme jamais tu n’as connu l’amour, souffles-tu avec un sourire qui se dessinait sur tes lèvres. Et puis je l’ai épousé. Nous sommes parti en voyage en Italie. Et là bas, j’ai été kidnappé, avec ma femme. Des personnes qui m’en voulaient. De la mafia, des trafic de drogue, de personnes. Et ils l’ont tué sous mes yeux, alors que j’étais ligoté à une chaise. Avec toute la rage que j’avais accumulé depuis que j’étais réveillé, je me suis débattu et je les ai tué un par un. Je suis resté près de deux jours avec son corps meurtris à pleurer et à remettre ma vie en question avant de rentrer au pays » finis-tu en perdant ce sourire qui était venu s’installer un peu plus tôt sur ton visage. C’était douloureux et délicat d’en parler. Mais il fallait que ça sorte. Même ta mère n’était pas au courant de tout ce qu’il s’était passé pour ta femme. « Après cela, j’ai quitté le pays. J’ai fui Londres. Même si je suis toujours un agent des services secrets britannique, je ne suis plus aussi actif qu’avant. Ma couverture ne me dérange pas. Je préfère vendre des ordinateurs que voir mes proches se faire assassiner » dis-tu en haussant les épaules légèrement. Ta vie avait été chamboulé par ce métier, et maintenant, tu regrettais certaines parties. Mais il t’avait apporté plusieurs choses, humainement parlant. « Mon vrai prénom est Jordan, mais je préfère garder Carter. Ce prénom me rappelle que j’ai peut-être eu ce que je méritais. Que je vivais trop en dehors de mon travail et que ça a couté la vie à la femme de mes rêves » finis-tu par dire à la policière. Ton discours n’avait pas été long, mais tu avais raconté à la belle brune les parties les plus importantes de ta vie et cela te faisait souffler. Tu ressentais comme un grand vide en toi, soulagé d’avoir parler. Voilà, tu avais enfin expliqué à Tahlia pourquoi tu étais le James Bond qui s’était perdu dans une petite ville Australienne.

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MessageSujet: Re: Let the sunshine in (Carter)   Lun 24 Sep 2018 - 15:39

Ils avaient leur façon de refaire le monde, à coup de légèreté et de plaisanteries parfois étranges. Mais au fond, ce qu'ils disaient collait tellement à la réalité. Simplement, ils l'exprimaient de manière plus agréable à entendre. Tout comme cet amour qui les avait tant malmené et pour lequel ils voulaient s'improviser Cupidon. Et pourtant, Tahlia, aussi dégoûtée de l'amour qu'elle pouvait l'être, trouvait l'attitude de Carter touchante. Elle savait qu'il voulait le mieux pour elle, tout comme elle voulait le mieux pour lui. Et c'était pour cela qu'ils n'aimeront pas celui et celle que l'autre choisira. Tahlia mettait cela sur le compte de la surprotection, mais n'y avait-il pas quelque chose de plus fort, plus sincère et pur derrière tout cela ? Probablement, oui. Mais là encore, ses œillères étaient bien trop présentes pour lui gâcher la vie. Ou bien était-ce par crainte ? Il lui était arrivée de refouler ses sentiments, par peur de voir la personne s'éloigner d'elle. Elle était la bonne copine, pour beaucoup. Rien de plus, malheureusement. Alors, elle se tenait à ce rôle-là, qui lui collait à la peau. Elle posa son regard sur lui alors qu'elle crut l'entendre marmonner dans sa barbe. "Tu as dit quelque chose ?" Tahlia était parfois aveugle sur certaines choses, mais manque de chance pour lui, elle n'était pas sourde. Elle se doutait que l'histoire des flèches de Cupidon allait le faire réagir. Elle avait voulu aborder avec lui ce sujet, à plusieurs reprises, mais elle n'y était jamais parvenue. Par peur de le blesser, évidemment.

L'aveu de son agression avait toutefois eu un avantage dans cette histoire. Les deux jeunes gens parlaient à coeur ouvert. Ils savaient qu'ils tenaient l'un à l'autre, mais ils ne se l'étaient jamais dits clairement. Alors, l'entendre dire qu'il ne comptait pas la laisser facilement - et vice-versa - redonnait du baume au coeur à notre policière. On croyait souvent que Tahlia n'était pas le genre de femme à qui on lâchait de belles paroles, à qui l'on donnait quelques marques d'affection, mais en dépit des apparences, elle en avait besoin. Et souvent elle les rendait doublement. Alors, quand il avoua vouloir la supporter jusqu'à la fin de ces jours, elle murmura : "Tu ne sais pas dans quoi tu t'engages." Elle lui adressa un sourire tout en douceur, avant d'affirmer à quel point il était plaisant à voir. C'était un compliment tellement naturel, Carter ne voyait pas l'homme qu'il était, avec ses qualités et défauts qui le rendaient unique. Ses joues rougissantes en témoignaient et firent sourire la brune, qui finit cependant par hausser les épaules quand il affirma qu'il lui en avait fait voir de toutes les couleurs. "Pas tant que ça, à vrai dire. Toi aussi, tu as dû supporter mes mauvaises humeurs. Et puis soyons honnête, les mauvais moments ont toujours été effacés par les bons moments. Et il y en a pas mal !" Aujourd'hui en était la preuve. Alors qu'il était venu à reculons, ils s'étaient finalement retrouvés l'un près de l'autre pour un moment de confidence qui resterait sûrement gravé en aux.

Il n'y avait pas que Tahlia qui allait parler à coeur ouvert aujourd'hui. Carter semblait décidé à lui raconter toute son histoire, à lever le voile sur le mystère qui entourait ce jeune britannique. Le mettant en confiance, en lui promettant qu'elle ne dirait rien, elle l'invita à s'installer sur la souche d'arbre qui se trouvait derrière eux, afin d'être le plus à l'aise possible. Elle reposa ensuite son regard sur Carter alors qu'il commença son récit. Dès les premiers mots, la jeune femme le regarda avec un air fasciné. Le MI6, ce n'était pas rien ! Mais ce qui était encore plus étonnant était l'âge auquel il était devenu agent secret. Elle murmura doucement : "16 ans, c'est si jeune..." A cet âge-là, elle était au lycée, avec pour seules préoccupations ses amis, son copain et sa crise d'adolescence face à ses parents. Lui avait intégré les services secrets, après la mort de son père. Il ne jouait décidément pas dans la même cour. Tahlia le laissa continuer, buvant ses paroles et le regardant de ses grands yeux. Elle hocha la tête quand il lui avoua avoir commis des choses horribles. "Je me doute. Mais tu les as fait au nom d'un pays, au nom de personnes qui disent agir pour la sûreté de ses concitoyens ou pour la diplomatie. Toi, tu n'as fait que suivre les ordres, même si parfois ça va à l'encontre des convictions." Elle avait quelques vagues idées de ce qu'il avait bien pu faire, mais Tahlia n'était pas celle qui pouvait lui jeter la pierre. Elle faisait partie des forces de l'ordre, et même si ce n'était pas aussi poussé que les services secrets, elle avait dû elle aussi faire des choses qu'elle avait regretté par la suite. Ils n'étaient que les petits pions de personnes gradées. Il enchaîna ensuite sur sa femme, sur LA femme de sa vie. Sur l'amour avec un grand A et le bonheur qui en découlait. Un léger sourire vint se dessiner sur les lèvres de la brune, alors qu'elle remarqua cette lueur qui animait le regard de Carter. Sa femme était toujours là, planant au-dessus de lui, tel un souvenir vivace. Mais Tahlia connaissait l'issue fatale de l'histoire. Alors qu'il continua son récit, le sourire de la policière disparut, laissant place à un regard embué en comprenant l'horreur qu'il avait subi, en comprenant les véritables raisons de la mort de sa femme. "Oh Carter... Je suis désolée." souffla-t-elle en posant sa main sur son bras, dans un geste qu'elle voulait réconfortant. Sa femme était morte sous ses yeux. Tuée froidement. Parce qu'il avait approché de trop près des affaires douteuses. Suite à cela, il avait trouvé sa vengeance en faisant couler le sang de ses bourreaux. C'était étrange de se dire que ses mains - qu'elles serraient souvent dans les siennes - avaient tué d'autres personnes, mais Tahlia pouvait lui donner raison. Dans la détresse, l'être humain était capable du pire. Il était capable d'être poussé dans ses retranchements les plus sombres, les plus sordides. Tahlia elle-même ne savait pas ce qu'elle ferait si on touchait à ses parents, à Jax ou même à Carter. On ne pouvait donc pas le blâmer pour avoir vengé sa femme innocente. Sa voix la ramena vers lui, alors qu'il raconta son départ d'Angleterre. Elle comprenait mieux les raisons pour lesquelles il était ici. Il était parti le plus loin possible pour débuter une nouvelle vie. Pour se donner une nouvelle chance. C'était louable. Il lui fit une dernière confidence. Son prénom. Son vrai prénom. "Eh bien, enchantée, Jordan Hamilton." Elle le regarda avec douceur, alors qu'elle reprit : "Tu n'as pas eu ce que tu méritais, Carter. Même un agent secret reste un homme, un homme qui mérite de vivre sa vie avant tout. Cela a pris une voie dramatique et regrettable, mais malgré tout, il ne faut pas s'arrêter de vivre..." Elle connaissait les méandres dans lesquels il se perdait. "Ta femme n'est peut-être plus là, mais elle veillera toujours sur toi." Elle ne savait pas s'il y avait une vie après la mort, mais le souvenir d'un être aimé restait la plus belle force. Carter l'avait perdu de manière atroce, mais d'autres perdaient leurs conjoints, leurs parents, leurs enfants, par accident, par maladie. Mais la vie continuait, en dépit de ces pertes horribles. Ses yeux verts se perdirent un instant sur l'horizon avant de se reposer sur son ami. "Je comprends mieux maintenant l'homme que tu es. J'étais loin de savoir que tu gardais autant sur le coeur, alors que d'autres se plaignent pour des futilités. Tu es un homme fort, Carter, n'en doute jamais." Elle l'avait regardé droit dans les yeux, avec détermination et avec toujours cette lueur qui faisait qu'elle le regardait avec fascination et fierté. Mais il restait encore un point à éclaircir : "Et le MI6 dans tout ça ? Ils te soutiennent ? Ou ils n'attendent que le bon moment pour te remettre dans le circuit ?" Là, c'était plutôt l'inquiétude qui dictait les paroles de Tahlia. Elle craignait qu'il remette la main sur lui pour lui confier des missions aussi dangereuses que celles qu'il avait pu faire auparavant. Il l'avait dit, il était encore agent secret, il était donc à leurs services...

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MessageSujet: Re: Let the sunshine in (Carter)   Mar 25 Sep 2018 - 18:33

C’était des plaisanteries, des choses plus sérieuses. Tu pouvais parler de tout ce que tu voulais avec la belle brune et cela ne te lassait jamais. Vous aviez ce don de vous confier, l’un à l’autre. Et tu faisais de plus en plus confiance à Tahlia pour certaines choses. L’amour avait été votre sujet numéro un aujourd’hui. Et tu étais un professionnel de la question. Enfin ça, c’était ce que tu pensais. Mais après avoir vécu une histoire d’amour aussi belle que celle que tu as eu, tu pensais tout connaître de l’amour. Certainement pas, tu avais surement encore plein de choses à vivre. Pourtant, tu pensais que tout était dit, et tu ne voulais plus entendre parler d’amour. Mais la policière faisait revivre un sentiment d’outre-tombe, une étincelle qui te prouvait que ce n’en était pas fini pour toi. Mais jamais tu ne te l’étais avoué, jamais tu n’avais voulu lui dire. Peut-être n’étais-ce que pour combler un manque ? Non, elle alimentait quelque chose en toi que tu ne comprenais pas. « Rien, rien… » dis-tu en laissant planer le doute lorsqu’elle te demanda si tu avais dis quelque chose. Oui, cette flèche de cupidon pouvait très bien se retourner vers toi, et cela ne te dérangerait pas. Mais peut-être qu’elle n’en serait guère heureuse. Peut-être étais-tu juste le confident qui écoute et qui réconforte ? Tu ne le saurais peut-être jamais, ou peut-être que tu allais avoir un certain courage pour lui avouer ce que tu ressens.

Tahlia était cette dose d’air frais que tu avais besoin, ce regard vers l’extérieur que tu recherchais. Mais lorsqu’elle te parlais de son agression, tu te crispais légèrement. On ne pouvait pas toucher à cette femme si belle, si adorable et si douce. C’était impossible pour toi. Maintenant, tu n’imaginais plus ta vie sans elle. Celle qui te fait encore découvrir la ville, celle qui te fait faire des choses que tu n’aurais jamais faites seul, celle qui te fait vibrer, simplement. « Rien ne me fait peur, tu le sais » dis-tu en laissant échapper un rire, parce que tu savais que la supporter ne serait pas une mauvaise chose. Au contraire, l’avoir près de toi te rassurait. Tu n’avais pas refusé sa balade dans les sentiers escarpés de Bowen, mais cela ne te dérangeait pas, tant que tu étais près d’elle. Les bons moments se comptaient par millier, comparés aux moments sombres que vous aviez vécu ensemble. « Tu n’as pas tord. Il y a même plus de bons moments que de mauvais, d’autant que je me souvienne » répondis-tu à la brune avec un sourire aux lèvres. C’était un de ses bons moments que vous viviez à ce moment là, celui auquel tu repenseras quand cela n’ira pas. Cela te prouvait que quoi qu’il arrive, la policière t’aidera à avancer et tu pourras te confier à elle les yeux fermés.

Mais c’était à ton tour de confesser certaines choses. Enfin plutôt toute ta vie. Mais tu voulais le faire, tu avais besoin d’en parler à quelqu’un et tu n’avais pas peur de le confier à Tahlia. C’était naturel. Alors vous vous asseyez sur une souche d’arbre et tu commenças ton récit par le tout début. Ton enfance, enfin ton adolescence. Celle d’un garçon peu normal, celui qui voulait défendre son pays plutôt que de passer son bac ou d’aller draguer des filles. 16 ans c’est si jeune. Oui, tu le savais mais tu avais ce besoin de devenir comme ton père. « Oui, j’y suis rentré très jeune » ajoutas-tu dans un souffle. Peut-être avais-tu raté une partie de ton enfance ? Tu n’avais pas grandi comme les autres, tu ne savais pas ce qu’était la crise d’adolescence. Et tu regrettais certaines fois d’avoir fais ces choses là alors que tu n’étais qu’un enfant. Tu avais commis des choses horribles, que personne ne devrait savoir. Qu’un adolescent de 16 ans ne devrait pas voir, même que personne d’autre ne devrait voir. « J’ai servi mon pays, mais j’ai décimé des familles » dis-tu en baissant la tête vers le sol. Chaque mort t’avait touché, chacune des personnes que tu rencontrais pendant tes missions te touchaient. Quoi qu’il arrive. Mais tu les avais tué, torturé, pour des raisons que tu ne connaissais pas forcément. Tu en voulais à la couronne anglaise, de t’avoir fais faire des choses comme celles-ci. Mais elles t’avaient fait grandir après tout. Et tu le faisais par patriotisme. Puis, tu parlais de ta femme. De ta rencontre avec elle, de tes moments passés avec elle. Ce sourire aux lèvres que tu avais quand tu parlais d’elle, tu l’effaçais de ton visage lorsque tu parlais de sa mort. Mais c’était un beau souvenir, cette femme. Elle t’avait appris ce qu’était l’amour, le partage. Même si tu avais fais couler le sang des personnes qui vous aviez embarqués, tu avais encore une haine pour ces gens là. Tahlia posa sa main sur ton bras, et tu posais par réflexe ta main sur la sienne. C’était réconfortant d’être avec elle, à personne d’autre tu n’aurais confié cela. La plupart de ton entourage savait que ta femme était morte, mais tu avais inventé toute sorte d’excuse. Une maladie, un accident de voiture, un virus. Bref, tu t’en étais toujours sorti. Mais voilà que la vérité éclatait aux yeux de Tahlia. Ton départ de Londres avait été la meilleure chose que tu avais faite depuis ton entrée au MI6. Ton vrai prénom, tu le détestais, tu préférais celui que l’on t’avait attribué. Alors tu l’avais gardé. Carter Denton. « Tahlia, j’ai tué des gens. J’ai mérité ce qu’il m’est arrivé, dis-tu en soupirant. Mais je sais que je ne dois pas m’arrêter de vivre, et que je dois aller de l’avant » avouas-tu à la policière en plantant ton regard dans le sien. La voilà confuse, de qui tu étais vraiment. Elle avait réellement appris à te connaître aujourd’hui, et tu étais heureux d’avoir libéré tout ce que tu avais sur le coeur. Cela te faisait un bien fou. Ton regard dans le sien, tu remarquais qu’elle était fière de toi et cela te faisait légèrement sourire. « J’effectue quelques missions pour le MI6 depuis l’Australie, mais rien de très important. J’essaye de fuir, mais je suis comme… enchainé à eux. Une fois que tu as intégré les services secrets, c’est difficile d’en sortir » ajoutas-tu en réponse à la question de la brune. Jamais tu ne serais réellement un homme normal. Et pourtant, tu rêvais plus que tout au monde que tout devienne simple.

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MessageSujet: Re: Let the sunshine in (Carter)   Jeu 27 Sep 2018 - 21:54

Finalement, ils n'étaient pas plus avancés que cela, sur ce sujet si prolifique qu'était l'amour. Mais surtout, il y avait tout un tas de non-dits, sur lesquels les deux amis semblaient faire l'impasse. Carter avait laissé planer le doute dans sa réponse, malgré le regard suspicieux de Tahlia sur lui. Elle savait qu'il avait dit quelque chose, mais pourquoi lui cachait-il ? Craignait-il que la brune se montre trop curieuse à son égard ou qu'elle ouvre des cicatrices qui n'étaient pas fermées ? "Si tu le dis..." murmura-t-elle à son tour, avec l'ombre d'un sourire sur les lèvres. Carter avait le droit à son jardin secret et il était important que la brune en prenne conscience, même si elle aimerait tout savoir de lui. Seule la femme qu'il acceptera dans sa vie aura le droit à un tel privilège. Une femme qu'elle enviera sans aucun doute. C'était décidément bien paradoxal ce qu'il se passait dans le coeur et dans la tête de la brune. Elle voulait le voir aimer de nouveau, le voir goûter au bonheur avec une femme qui le mériterait, et pourtant, à cette idée-là, son coeur se pinçait. C'était un fait, un ressenti qui était lourd de sens, qui ne s'apparentait pas qu'à une pure amitié. Il éveillait en elle quelque chose de si fort, que ça en était troublant. Si troublant qu'elle devrait sûrement lui en glisser deux mots. Mais Tahlia ne voulait pas lui infliger cela. Leur infliger cela. Alors, elle continuait de le côtoyer, en laissant de côté ce que son coeur lui hurlait de dire, jusqu'au jour où il sera trop tard...

En voyant la réaction de Carter face à son agression, Tahlia eut envie de faire éclater la vérité, de lui lâcher son passé de femme battue, pour lui montrer qu'elle gardera la tête haute une nouvelle fois mais elle s'y résigna. Elle était tellement touchée de le voir agir de cette manière que cela l'apaisa. Il était celui qui soignait ses maux de la plus belle manière. Alors qu'elle était un ouragan, qui fonçait toujours la tête la première dans les problèmes, il éveillait en elle une douceur qu'elle ne connaissait pas. Ils étaient bénéfiques l'un à l'autre, et c'était l'une des raisons pour lesquelles ils parvenaient à se supporter. Elle éclata de rire quand il lui avoua qu'il n'avait peur de rien : "On verra si tu diras la même chose dans dix ans.". Elle jouait la harpie insupportable et lui le roc incassable. Mais au fond, l'un et l'autre savaient pertinemment ce qu'ils étaient réellement et savaient très bien qu'entre eux, ça fonctionnait. Les années n'altèreraient sûrement pas une telle complicité. Ni même ce caractère mal trempé que Carter croyait avoir. Tahlia afficha un air victorieux, quand il approuva ses paroles, en se rendant compte qu'il y avait plus de bons moments entre eux, que de mauvais : "J'ai toujours raison, mon cher, surtout ce sujet-là !" Mais elle reprit, plus sérieuse : "J'irai même pousser le bouchon plus loin en disant que les mauvais moments ont aussi leur place, ça nous rapproche encore plus parce qu'on parvient à les dépasser." Et c'était cela qui lui donnait encore plus envie d'être présente pour lui. Chaque moment - qu'il soit bon ou mauvais - lui rappelait qu'elle avait sa place à ses côtés. Ce n'était pas toujours simple - surtout quand il était dans ses retranchements - mais c'était naturel. Il devait pouvoir compter sur elle. Quoiqu'il advienne.

Aujourd'hui, cela était le cas. En dépit de ce qu'il s'apprêtait à lui annoncer, elle devait être à ses côtés. Sans le juger. Sans que cela n'altère l'image qu'elle avait de lui. La vérité n'était pas toujours bonne à entendre, mais il fallait parfois qu'elle éclate. C'était ce qui devait arriver pour Carter, qui ne pouvait plus vivre avec tout ce qu'il avait sur le coeur. Dès les premiers instants, Tahlia savait que son histoire n'était pas commune. Elle minimisait même cela. Son histoire était unique. Il était entré au MI6 à l'âge de 16 ans. C'était encore un adolescent. Un adolescent qui n'avait pas pu grandir correctement, finalement. "C'est surtout beaucoup de responsabilités pour une personne qui devient à peine un jeune homme. Tu devais être si mature..." Souvent, elle se l'était imaginé ado, elle l'avait imaginé un peu renfermé sur lui-même, le bon copain qui ne faisait pas d'histoires. Elle s'était trompée. A cet âge-là, il avait fait face à la criminalité. Il avait dû en voir des horreurs. Et en accomplir à son tour. Tahlia réprima un frisson quand il lui avoua avoir décimé des familles. "Oui, mais tu en as peut-être sauvé d'autres." On décimait certaines personnes pour le bien de d'autres. C'était l'excuse qui venait en première ligne pour expliquer cet acte. C'était horrible, évidemment, mais c'était le propre de l'humanité. Vivre en paix et en pleine harmonie était impossible pour l'être humain. Et souvent, les vengeances étaient encore plus terribles. Carter en avait fait les frais avec la mort de sa femme. Tahlia mêla ses doigts aux siens alors qu'il posa sa main sur la sienne, se voulant réconfortante. Même si cela ne servirait à rien face à cette douleur encore trop présente. Elle lisait encore cette haine dans les yeux du jeune homme. Une haine vivace. Et cette culpabilité. Il était persuadé qu'il méritait ce qu'il lui était arrivé. De nouveau son coeur se pinça quand il lui affirma, une nouvelle fois, qu'il avait tué des gens. "Tu as tué des personnes qui ont tué d'autres personnes avant. Tu étais là pour faire le sale boulot, Carter ! Alors que ce sont toutes les grosses têtes du MI6 qui devraient en pâtir. C'est injuste ce qui t'es arrivé, pas mérité." Mais c'était la dure réalité et Tahlia le savait très bien. "Quant aux meurtriers de ta femme, je ne suis pas partisane de la justice à faire soi-même, mais je crois que j'agirai de la même façon si on m'enlevait l'être le plus cher au monde." Et pourtant, malgré tout ça, il savait qu'il devait aller de l'avant. Ses yeux plantés dans les siens, elle murmura doucement : "Si tu le sais, cesse donc de te détruire..." Ce n'était pas un reproche, mais une demande, une imploration. Maintenant qu'elle savait cela, elle comprenait pourquoi il trouvait sa vie morose. Et elle craignait qu'il ne parvienne pas à remonter la pente. S'il voulait la remonter, il fallait qu'il se détache du MI6. C'était de là que découlait sa dernière question. Carter était toujours en mission pour eux. Rien de très important, comme il le disait, mais cela pouvait vite redevenir important. Il lâcha alors la terrible vérité : il était coincé avec le MI6. "Les agents secrets ont quand même le droit à leur retraite, eux aussi ?!" Comme les soldats et autres métiers dangereux, se disait-elle. Si seulement c'était si simple. "Tu penses qu'ils ne vont pas te laisser partir aussi facilement ? Si tu leur montres que tu n'en as plus l'envie, plus la motivation, tu crois vraiment qu'ils vont prendre le risque de garder un agent qui n'est plus dans le coup ?" Elle essayait de trouver la petite brèche où Carter pourrait s'engouffrer. "Ils ne peuvent pas te garder contre ton gré..." Même Tahlia ne semblait pas convaincue par ce qu'elle disait. Au contraire, c'était plutôt d'un ton dépité qu'elle le disait.

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MessageSujet: Re: Let the sunshine in (Carter)   Dim 30 Sep 2018 - 2:19

Que faire ? Que dire ? Se taire. C’était la meilleure chose à faire, enfin c’est ce que tu pensais. Ne rien dire à Tahlia serait surement une grosse erreur mais que faire. N’étais-ce surement que le moment qui faisait cet effet ? Non, peut-être pas. Lorsque tu étais prêt d’elle, tu étais plus serein, plus à l’aise, plus en phase avec toi-même. La brune faisait ressortir le meilleur de toi. Mais tu ne croyais plus en l’amour. Et tu te disais que tu ne le méritais plus maintenant. Alors lorsqu’elle te demandais si tu avais dis quelque chose, tu ne dis rien. Tu ne disais mot, et tu laissais planer le doute. Par peur de te faire rembarrer surement, par peur de la perdre surtout. C’est une femme que tu admires et que tu apprécies plus que tout. Un jour peut-être assumeras-tu de lui dire quelque chose, sur tes sentiments. Et qui sait, tes sentiments sont surement partagés. Mais pour l’instant, tu restais dans le doute. Toi-même tu ne savais pas, mais tu voulais voir ce qu’elle pensait de toi. Savoir ce qu’elle ressentait vraiment pour toi. Mais tu n’avais qu’une peur, c’était la perdre. Et c’était la pire chose qui pouvait t’arriver maintenant.

La brune avait été agressé quelques jours plus tôt et tu avais réussis à lui faire sortir les vers du nez. C’était une femme forte, intelligente et elle savait très bien se défendre. Mais tu préférais être là pour elle, pour pouvoir la protéger quoi qu’il arrive. Tu ne laisserais jamais quelqu’un lui faire du mal en ta présence, c’était indéniable. Personne ne devait lever la main sur elle, impossible. Elle avait senti cette protection que tu lui apportais, cette façon que tu avais d’être avec elle. « C’est toi qui me supportera plus dans 10 ans, tu verras ! » finis-tu par dire en lâchant un petit rire. Maintenant, voir ta vie sans elle était impossible. A Bowen, elle était ton repère. Et puis, ta vie était à Bowen maintenant. Tu ne te voyais plus vivre ailleurs, encore moins repartir en Angleterre. Certes, tu y avais toute ta famille mais c’était différent maintenant. Tu y avais passé de tellement bons moments comme de mauvais. Mais comme disait Tahlia, les bons moments effaçaient les mauvais, et vous rapprochez. C’était ça. Les bons moments que vous aviez passé ensemble étaient tellement plus nombreux que les mauvais ! Et puis, tu les avais oublié, ces moments difficiles de votre amitié. « Je retiens alors que madame Tahlia Wates a toujours raison » finis-tu par dire en la regardant avec un sourire malicieux, avant de rire légèrement. Ce moment que vous étiez entrain de vivre, effaçait largement tous les mauvais moments. Car là, tu étais avec une femme magnifique en face de toi avec qui te confiais, et à qui tu pouvais dire tout et n’importe quoi. « Je n’ai même pas de souvenirs de ces mauvais moments » finis-tu par dire en haussant les épaules. Seulement étaient gravés dans ton esprit, ces moments de rire, de confession, d’amitié énorme.

Et voilà que le temps des confidences se continuait. Mais cette fois c’était ton tour de tout avouer à la policière. Il était temps de lui avouer, de lui confesser qui tu étais vraiment. Tu voulais réellement qu’elle te connaisse, et qu’elle apprenne à savoir quel homme tu étais vraiment. Ton passé au MI6 définissait vraiment ta personne, celui que tu étais devenu. Il t’avait forgé, et t’avait fait grandir. « A la mort de mon père, j’ai appris à m’occuper de ma mère et moi. Seul. Alors oui, j’étais assez mature, j’ai pas vraiment eu d’adolescence normale… » dis-tu simplement avant de souffler. C’était vrai, tu n’avais pas grandi comme un enfant normal. Ta mère était dans une peine incroyable et tu avais du t’occuper d’elle, à la mort de ton paternel. Celui que tu idolatrais, celui à qui tu voulais ressembler. Alors après ça, tu voulais t’occuper de ton pays, et le servir comme il se doit. Non, tu n’aimais pas forcément l’homme que tu étais devenu. Tu avais cette part de toi que tu détestais. Celle qui avait tué des gens, qui avait détruit des enfants, qui avait décimé des familles. Alors non, tu n’aimais pas ce côté de toi. « Je n’ai sauvé personne Tahlia ! J’ai assassiné des gens, qui devaient vivre ! Pas forcément des mauvaises personnes, là est le soucis. J’ai fais le sale boulot de l’Angleterre » avouas-tu à la brune en hochant la tête de gauche à droite. C’était pas forcément de belles missions que tu avais faites. Même si tu en comptais quand même beaucoup. Mais être un double zéro dans le MI6, c’était ça. Tu ne faisais pas forcément que des choses bien. Mais tu ne le pensais pas lorsque tu es entré dans cette famille. Non, tu n’arrivais pas à arrêter de te rabaisser et te détruire comme te disait Tahlia. Tu baissais la tête, timidement. La brune passa sa main sur ton bras, et tu posais la tienne sur cette dernière. Alors vos doigts s’entremêlèrent naturellement, comme si c’était quelque chose de commun. Ton regard se baissait  vers vos doigts entrelacés, et tu jouais avec les doigts de la brune. C’était machinal, tu ne sentais si bien avec elle, et tu ne voulais pas que ce moment cesse. « Tu sais, je serais toujours un agent du MI6, quoi qu’il arrive. Un agent secret n’a pas forcément de retraite… » avouas-tu doucement. Depuis ton plus jeune âge, les services secrets avaient remplis ta vie et l’avaient changé. Ils t’avaient appris à grandir, d’autre part. Mais tu voulais tout quitter, tu voulais partir loin de cette mascarade et de tout ce sang que tu avais fais couler. « Ils ne peuvent pas, mais ce sont des contrats différents, tu sais ? Je ne pense pas les quitter un jour » dis-tu simplement, toujours le regard vissé vers vos mains, ce qui t’arrachait un sourire d’ailleurs. C’était un des plus beau moment de votre relation, celui où vous vous étiez tout dit, ou presque…

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Dernière édition par Carter Hamilton le Lun 15 Oct 2018 - 1:16, édité 1 fois
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MessageSujet: Re: Let the sunshine in (Carter)   Jeu 11 Oct 2018 - 23:07

Même s'ils avaient l'impression de tout se dire, il y avait encore beaucoup de non-dits entre ces deux-là. Tahlia, elle-même, était la première à minimiser tout ce qu'elle ressentait. Elle se disait qu'ils avaient deux caractères qui se complétaient, sans se rendre compte qu'en réalité, il était son antidote, celui qui arrivait à la faire sourire sincèrement, qui allégeait ses rancoeurs et qui apaisait ses douleurs cachées. C'était étonnant : Carter, avec ses maux, son passé houleux et ses propres souffrances remettait du baume au cœur de cette jeune femme aux cicatrices mal refermées. Tahlia ne croyait pas au destin, mais il fallait croire qu'ils étaient destinés à se rencontrer, à partager un bout de chemin ensemble pour se redonner confiance, s'ouvrir et savoir reprendre du bon temps. Alors, quand il avait laissé planer le doute, Tahlia n'avait pas insisté. Elle voulait lui laisser son jardin secret, ou peut-être craignait-elle de s'engouffrer dans une brèche qui le blesserait. Parler d'amour avec Tahlia relevait de la plaisanterie, elle-même dénigrant ses histoires d'amour et ses échecs sentimentaux. Mais parler d'amour avec Carter était compliqué. La mort de sa femme était bien trop présente, trop vivace pour qu'elle prenne le risque d'éveiller sa douleur. Cela partait d'une bonne intention, sans se douter qu'en fait, elle passait peut-être à côté de quelque chose de plus intense, et plein d'espoir.

S'il y avait bien une chose, en revanche, qu'ils ne se cachaient pas, c'était cette envie mutuelle de se protéger. Carter l'avait démontré lorsqu'elle avait parlé de son agression. Même si la conversation avait été rude, elle avait pris un joli tournant où l'un et l'autre avaient évoqué l'importance qu'ils avaient dans leurs vies. Si un jour, il venait à lui dire qu'il devait partir, retourner en Angleterre ou autre raison plausible, Tahlia ne savait pas comment elle réagirait. Mal, probablement. Alors elle préférait évoquer leur futur, en s'imaginant toujours l'un à côté de l'autre, dans dix ans, vingt ans, et même plus. Carter plaisanta sur le fait qu'elle ne le supporterait plus dans dix ans, chose à laquelle elle répliqua, sur le même ton : « Ne mets pas en doute ma patience. Je te supporterai. Tu me supporteras. Ou alors, on sera comme ces duos infernaux, où l'on s'enverra des piques à la figure sans pouvoir se passer l'un de l'autre. » Comme un vieux couple quoi ! Elle se mit à rire de bon cœur, tout en lui lançant un regard pétillant de malice. En réalité, elle ne les imaginait pas comme cela, mais plutôt à passer de bons moments comme aujourd'hui, ces bons moments qui effaçaient les mauvais. Carter la taquina en affirmant qu'elle avait toujours raison. « Madame Tahlia Wates adore entendre cela ! » Il n'y en avait vraiment pas un pour rattraper l'autre, mais c'était ces touches de folies qui contribuaient aussi à ces bons moments. Les mauvais, ils les oubliaient, parce qu'ils passaient au-dessus de ceux-là.

En revanche, il y avait bien une étape sur laquelle ils ne pouvaient plus passer : les révélations inattendues. Ils avaient atteint un stade de leur relation où ils pouvaient tout se dire. Carter semblait l'avoir compris, il semblait comprendre qu'elle était l'oreille qui pouvait l'écouter, l'épaule sur laquelle il pouvait se reposer. Il lui avait tout dit. Tout. La mort de son père. Son entrée au MI6. Sa maturité précoce. « C'est beaucoup de responsabilités pour un gamin de seize ans, c'est sûr. Mais heureusement que tu étais là pour ta mère. Elle doit être si fière de toi. » Même si pour une mère, cela devait être difficile de donner tant de responsabilités à son propre enfant. Qu'en pensait-elle maintenant ? Maintenant que Carter avait quitté Londres et que c'était lui qui était désormais submergé d'une peine incroyable ? Cela devait être une toute autre épreuve. Il en avait vécu, des épreuves et il était là, malgré tout, à tenter de sortir la tête hors de l'eau. Tahlia se crispa toutefois quand il lui affirma qu'il n'avait sauvé personne, qu'il avait tué des personnes au nom de la couronne d'Angleterre, des personnes qui, peut-être, ne le méritaient pas. La brune déglutit et secoua la tête, ayant du mal à se confronter à la réalité : « Toi-même tu le dis, tu as fait le sale boulot de ton pays. Ce n'est pas de ton fait, de ton plein gré. » Elle s'arrêta un instant, avant de murmurer : « Je ne peux pas te voir comme un assassin. » Pourtant, c'était ce qu'il était. Il avait du sang sur ses mains. Mais c'était fait au nom des autorités ou de la vengeance. Quand on faisait partie de ce milieu-là, on ne savait pas de quoi le lendemain était fait. Peut-être que Tahlia, elle aussi, à son stade de policière, serait un jour amenée à faire couler le sang. Elle ne pouvait donc pas lui jeter la pierre, ou lui tourner le dos. Elle n'imaginait pas le Carter qu'elle avait en face d'elle, si doux, si protecteur, tenant une arme en main et ôtant la vie d'un autre être. Elle se voilait la face sûrement, mais elle tenait trop à lui pour oser émettre le moindre jugement. Tant pis si cela allait à l'encontre de l'éthique. Le monde était rude à présent et l'humanité s'obscurcissait de jour en jour. Elle n'avait pas le droit de renier un homme qui n'était qu'une marionnette dans les mains de hauts dirigeants. Elle n'avait pas le droit de renier un homme qui regrettait ses actes. Un homme qui avait déjà tant perdu. Quand il lui avait raconté la mort de sa femme, Tahlia n'avait pu s'empêcher de poser une main réconfortante sur lui. Naturellement, leurs doigts s'entremêlèrent. Le langage corporel était bien plus significatif pour ces deux-là qui, parfois, avaient du mal à communiquer avec les mots. C'était sûrement infime mais si cela pouvait le réconforter un peu, c'était bien le plus important. Alors qu'il évoqua le MI6 et qu'il répondit à sa question concernant un départ, une retraite anticipée, Tahlia tiqua sur ses mots : « Un agent du MI6 devrait avoir le droit de choisir la vie qu'il souhaite mener. Ils vont attendre quoi pour te laisser partir ? Ils vont attendre que tu sois vieux... ou mort ?! » Ses dernières paroles étaient un peu plus rudes et cela se fit entendre dans son ton. Tahlia s'en rendit compte puisqu'elle se tut aussitôt, avant de poser son regard sur lui et de reprendre : « Désolée, je m'emporte un peu. Mais je n'arrive pas à comprendre. Je n'arrive pas à concevoir l'idée d'utiliser une personne sans écouter ce qu'elle souhaite faire de sa propre vie. » Mais Carter tenta d'arrondir les angles, en avouant que ce n'était plus les mêmes contrats. « Des contrats différents ? Dis-moi que ce sont des contrats où tu ne risques pas ta vie...» Et elle le laisserait tranquille. Même si elle se doutait qu'il y avait toujours des risques. Mais ce n'était pas sûr qu'il puisse lâcher de telles informations sur ces contrats. « Pour l'instant, ce sont des contrats différents. Mais pour combien de temps ? S'ils te demandent de revenir en Angleterre, qu'est-ce que tu feras ? »

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MessageSujet: Re: Let the sunshine in (Carter)   Lun 15 Oct 2018 - 1:15

Peut-être Tahlia était elle la femme qu’il te fallait dans ta vie pour t’aider à remonter la pente ? C’était une certitude, mais envisagerait-elle autre chose qu’une amitié sincère avec toi ? Là était la réelle question qu’il fallait se poser. Malgré la déception que tu avais eu de l’amour, tu avais au fond de toi cette parcelle infime qui y croyait encore. Et surement que la policière la faisait ressortir. Mais tu ne voulais pas gâcher votre si belle amitié. Vous, qui êtes si complices, si présent l’un pour l’autre. Tu n’imaginais plus ta vie sans la brune, dorénavant. Elle t’avait montré chaque coin de cette ville, et maintenant encore elle continuait à te montrer à quel point cet endroit pouvait être magnifique. Et même la vie en elle-même. Tahlia avait cette joie de vivre que tu aimais tant et qui te donnais le sourire de temps à autre. Ton regard posé vers l’horizon, tu réfléchissais à tourner tes phrase, ne pas la brusquer. Mais tu ne savais que dire à cette femme qui te rendait fou. Il fallait d’abord que tu sois sur de toi, sur de tes sentiments, avant de te lancer dans quelque chose comme cela. Tu ne voulais pas passer à côté de quelque chose de beau, mais tu avais peur de perdre cette beauté que vous avez déjà entre vous.

Dans votre amitié, l’amour que vous vous portez était déjà très beau. Chacun son tour, vous vous protégiez et vous étiez là l’un pour l’autre, no matter what. Il était rare de vous voir vous engueuler pour un oui ou pour un non. Tahlia avait avoué son agression, et tu avais avoué ton envie de casser les dents à celui qui avait levé la main sur elle. Mais de son côté, à la brune, c’était le même ressenti. Si quelqu’un osait te faire du mal, il se retrouvait avec l’agent Wates sur le dos, c’est indéniable. Et c’est pour ça que tu affectionnais autant cette femme. « On forme ce beau duo de série B, celui qui se chamaille pour rien mais qui s’aime quand même » finis-tu par dire avec un sourire en coin en posant ton regard sur Tahlia. Tes yeux plongés dans les siens, tu y voyais un brin de malice, que tu aimais tant. Elle avait toujours eu le chic d’avoir ce regard qui te transperçait. « Madame Wates ne devrait pas trop s’habituer à ça quand même » ajoutas-tu tant de rire légèrement. Tout le monde pourrait croire, en vous voyant là tous les deux, que vous êtes le parfait couple qui vit sa vie pleinement en admirant la vue que la falaise peut vous offrir. Le calme que vous offrait cet endroit te faisait un bien énorme, et tu en avais énormément besoin en ce moment.

Ca y est, tu avais sauté le pas et tu avais annoncé à la brune ce que tu faisais vraiment dans la vie. Ce pourquoi tu es l’homme que tu es aujourd’hui. Et elle avait compris. Compris pourquoi tu étais si renfermé, compris pourquoi ta femme est décédé, compris ton mal-être simplement. Alors oui, ton père aussi est mort lorsque tu étais jeune, mais tu avais vite remonter la pente et tu n’avais jamais exprimer une once de tristesse. Encore moins devant ta mère. « J’ai fais ce que j’ai pu, tu sais. Même si j’étais très mature pour mon âge, ça était dur, ajoutas-tu dans un souffle. Mais tu sais, ma mère pense simplement que je suis flic, je n’ai pas le droit de parler de mon emploi à qui que ce soit » avouas-tu à la policière. C’est vrai. Personne, mis à part la femme avec qui tu as partagé ta vie quelques années, ne connaissait véritablement ta profession. Et tu t’étais bien gardé de ne pas le répéter. Au début, c’était pour ne pas te mettre ton employeur sur le dos. Afin de rester le meilleur agent du MI6 qu’il soit. A la fin, c’était surtout pour cacher les horreurs que tu avais commises au nom de la couronne. « Pourtant, c’est ce que je suis » dis-tu simplement lorsque Tahlia confirma ne pas te voir comme un assassin. C’est véritablement ce que tu étais, et tu ne t’en cachais pas devant elle. Tu avais vu beaucoup de sang. Certaine personne le méritait surement, d’autre en revanche ne le méritait point. Et ça, tu le savais. Mais tu avais trop peur de perdre ton emploi, de perdre ton poste d’agent secret. On pouvait croire que tu étais le prochain double zéro sept, si cela n’était pas une simple fiction. Mais maintenant, tu regrettais la plupart de mission que tu avais faites. Dorénavant, tu n’acceptais que de légères missions de la part des services secrets britannique, et ils le savaient très bien. Parce que tu n’étais pas prêt d’en sortir, tu n’as que 28 ans après tout, et c’est encore jeune pour un agent. Malgré toutes les missions que tu avais faites, tous les meurtres que tu avais commis, de toutes les galères dont tu t’es sorti, cette entreprise ne te lâcherait pas d’un cil. « Ils attendront surement ma mort, ou bien que je ne sois plus qualifié pour faire ce qu’ils veulent » finis-tu par dire en haussant les épaules. Tes doigts resserrent ceux de Tahlia lorsque tu évoqua une hypothétique mort. Comme si tu n’imaginais pas finir ta vie à servir l’Angleterre. Ou comme si tu n’imaginais pas mourir sans elle, simplement. « Malheureusement, c’est comme ça, tu sais ? Je me suis embarqué dans un truc beaucoup trop important et qui me dépasse maintenant » ajoutas-tu en reposant ton regard sur elle. Oui, qui te dépasse. Parce que tu dois toujours donner de ta personne, quoi qu’il arrive. Et ça doit être ça, le pire dans l’histoire. « Je risque ma vie tous les jours, tu risque la tienne en restant près de moi… dis-tu en baissant les yeux. Regarde, j’ai perdu une femme à cause de ce boulot. Mais crois-moi que je n’en perdrais pas une autre » ajoutas-tu en relevant la tête vers la brune. Revenir en Angleterre serait une épreuve pour toi. Un calvaire, même. Tous tes souvenirs te reviendraient en tête, et ce n’est pas forcément la meilleure des idées. « Ils savent que je ne remettrais pas de si tôt les pieds dans ce pays. Mais ils savent que tôt ou tard, j’y retournerais. Et là je serais coincé, je pense » dis-tu en posant tes yeux sur vos mains entrelacées. Tu avais déjà pensé à repartir au pays, ne serais-ce que pour voir ta maman. Mais tu ne le faisais pas, de peur de rester coincé là bas ad vitam eternam. Et puis, t’imaginer loin de Tahlia serait un des pires sentiments que tu pourrais avoir en partant de Bowen.

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MessageSujet: Re: Let the sunshine in (Carter)   Mar 23 Oct 2018 - 16:45

Les paroles de Carter tournaient en boucle dans l'esprit de la brune. Il disait que l'âme sœur n'était jamais loin, qu'elle se trouvait toujours plus près qu'on ne le pensait. Tahlia avait envie de croire en cela, mais il y avait toujours une barrière qui s'immisçait en elle. A ce niveau-là, cela relevait clairement du manque de confiance en elle. Au premier regard, Tahlia donnait l'apparence d'une femme forte, sûre d'elle. Mais quand on évoquait les sentiments, elle se renfermait aussitôt. Elle observait souvent les couples, d'un œil curieux, les enviait parfois, mais elle avait du mal à se mettre à leur place. Elle ne se pensait pas capable d'offrir un quelconque bonheur à un homme et c'était souvent pour cela qu'elle ruinait chaque relation. Mais quand elle entendait Carter parler d'amour, il lui donnait envie d'y croire. Si elle se penchait un peu plus sur cela, peut-être se rendrait-elle compte qu'il éveillait en elle un espoir, une force vive qui la rassérénait, qui la rassurait. Peut-être se rendrait-elle compte qu'elle s'ouvrait à lui bien plus qu'à un autre. L'amitié y était pour beaucoup, c'était vrai, mais il y avait autre chose, bien plus fort, bien plus inconnu. Il y avait cette sensation d'être entière près de lui, il y avait cette envie de voir un sourire sur les lèvres du jeune homme, de croiser son regard complice et de se comprendre sans un mot. Et il y avait cette peur, vivace, ancrée, de le voir partir, de le perdre, lui, qui faisait désormais partie intégrante de sa vie. Il y avait sûrement un mot pour cela, pour expliquer le comportement de Tahlia, mais était-elle prête à prendre le risque de dévoiler ce qu'elle avait réellement sur le cœur ? Là était encore la question.

C'était de toute façon indéniable, peu importe les sentiments qui pouvaient s'immiscer, ils vivaient une amitié hors du commun. Leur complicité sautait aux yeux et la protection qu'ils s'apportaient mutuellement était franche et indestructible. Bien sûr, il y avait parfois des désaccords, ils se taquinaient et se chamaillaient gentiment et c'était bien la preuve que leur relation évoluait de jour en jour. Tahlia hocha la tête quand il évoqua ce fameux duo de série B. « C'est exactement ça. Et si tu regardes bien, c'est souvent le duo qui fait l'unanimité et que rien ne peut séparer. » C'était ce qui leur ressemblait, en effet. Alors qu'il soutint son regard, Carter lui glissa de ne pas trop s'habituer au fait qu'elle avait toujours raison. Elle fit une petite moue surjouée, lâchant avec un côté mélodramatique complètement feint : « Dommage, Madame Wates s'habituerait vite à ce genre de choses. » Mais ce fut un rire qui vint ponctuer sa phrase, alors qu'elle ajouta : « Non, sérieusement, j'aime quand tu me montres que j'ai tord. » Et il le faisait très bien, même. Il était sûrement l'un des rares qu'elle écoutait avec attention et qu'elle croyait quand il disait qu'elle exagérait ou qu'elle se trompait sur toute la ligne. C'était toujours fait avec légèreté mais sans aucun détour.

Sans aucun détour... voilà de nouveau un adage qui prenait tout son sens chez ces deux-là. Tahlia savait que quelque chose meurtrissait Carter, depuis le premier jour où elle l'avait rencontré, et voilà qu'un an plus tard, elle avait enfin eu l'occasion d'en savoir plus. Elle connaissait enfin la vérité et c'était sûrement à mille lieues de ce qu'elle pouvait s'imaginer. Le pourcentage de chance de côtoyer un agent secret était minime. Et encore plus minime d'en dévoiler clairement l'identité. Mais Carter l'avait fait. Il avait suffisamment confiance en elle pour mettre entre les mains de la brune son plus grand secret. Un secret qu'elle préserverait avec grande attention, évidemment. Toute l'histoire de Carter l'avait mené à cette carrière hors du commun. Il avait perdu son père très jeune et avait dû soutenir sa mère, ce qui fascina Tahlia qui voyait en lui un jeune homme tellement mûr, qui avait dû mettre de côté son adolescence pour soutenir celle qui lui avait donné la vie. Quelle fierté cela devait-il être pour sa mère ! Même si Carter avoua que cela avait été difficile. « Tu as fait ce que tu as pu et c'est déjà bien d'avoir fait ce que tu as fait, Carter. Peu importe l'âge, il n'y a pas de mode d'emploi en ce qui concerne la perte d'un parent et la place que l'on prend près de celui qui reste. Tu as fait les choses comme tu l'as senti, aussi difficile soit-il, et c'est ça qu'il faut retenir. » Mais c'était difficile, évidemment. Encore plus quand sa propre mère ne savait pas vraiment l'emploi que son rejeton avait. Tahlia s'en doutait, mais elle en avait la confirmation. « Et pourtant, tu viens de me le dire... Pourquoi ne pas l'avoir dit à ta mère avant tout ? » Tahlia voulait savoir ce qui légitimait de dire un tel secret à elle, une amie qu'il ne connaissait que depuis peu, au lieu de le dire à sa mère, qui l'avait mis au monde. C'était juste une question qu'elle se posait, elle ne remettait pas en doute l'acte de Carter. S'il l'avait dit à Tahlia, c'était qu'il avait ses raisons. La brune avait la force nécessaire pour vivre avec un tel secret. Elle avait la force nécessaire pour ne pas le juger, alors qu'il devrait être rangé dans le rang des assassins. La policière  ne put réprimer un frisson quand il confirma qu'il était pourtant un assassin. L'entendre dire cela était rude. «Ce n'est pas l'image que je garde de toi. » murmura-t-elle, avec un calme déconcertant. Pour le coup, elle préférait l'esquive plutôt que d'affronter la réalité. Elle trouverait toujours des circonstances atténuantes pour expliquer ses actes. « Tu es comme ces soldats qui partent au front, qui font des victimes civiles, innocentes. Tu n'es pas au même stade que ces hommes qui tuent de sang-froid, ou par plaisir. J'en ai croisé plusieurs lors de ma carrière, et je peux t'assurer que ce n'est pas pareil. Même si tu as commis des horreurs, il y a quelque chose de bon en toi. Là est toute la différence. » Il ne serait peut-être pas d'accord avec elle, mais il fallait qu'il comprenne aussi son point de vue. Lui, revoyait ce qu'il avait fait. Elle, elle gardait l'image de l'homme doux qu'il était. Ils n'avaient pas le même point de vue et pourtant, ça se complétait. « Tu vis déjà avec tes regrets, ne t'en mets pas davantage sur le dos, Carter. » reprit-elle pour conclure cette partie de la discussion. Il vivait avec ces casseroles, il vivrait toujours avec, mais il allait devoir faire avec. Le passé était le passé. Il était inchangeable. Il y avait bien une chose qui n'était pas changeable, elle aussi, c'était l'influence qu'avait encore le MI6 sur Carter. Du bout des lèvres, il avoua ce que redoutait Tahlia. Le MI6 ne le laisserait tranquille qu'une fois qu'il serait hors service. Elle sentit l'emprise de ses doigts se resserrer sur les siens alors qu'il parla d'une hypothétique mort, alors qu'il lui avoua que tout cela le dépassait. Les yeux de la brune devinrent humides sous l'émotion. Il était livré à lui-même. Tahlia se sentait impuissante et c'était sûrement le sentiment le plus horrible à vivre. « Tu ne pouvais pas savoir, à l'époque, dans quoi tu t'embarquais. Tu ne pouvais pas savoir que tu t'embarquais pour une vie entière. » Elle sentit son regard sur elle mais ne releva pas la tête pour autant, jouant nerveusement avec ses doigts. Ce fut la suite de ses paroles qui la poussa à reposer son regard sur lui. Il risquait sa vie ? Elle le savait déjà. Elle risquait aussi sa vie près de lui ? La brune haussa les épaules. « Je m'en fiche. C'est le risque à prendre. Il est hors de question qu'ils m'éloignent de toi. » A travers ses mots, elle lui montrait tout son attachement et lui faisait la promesse silencieuse d'être là. Advienne que pourra. Alors qu'il parla d'un éventuel retour en Angleterre, la jeune femme rétorqua : « Alors, n'y retourne pas. Si tu sais que tu seras coincé là-bas, mets-leur des bâtons dans les roues et n'y remets pas un pied. » Elle plongea son regard dans le sien alors qu'elle reprit :  « Entre l'Australie et l'Angleterre, il y aura toujours une forte relation, de par l'Histoire. Mais même si le MI6 sera toujours présent dans ta vie, son influence sera moins forte ici. » Les deux pays vivaient pour la même couronne. Mais c'était moins ancré à Bowen. Elle garda son regard sur son ami, alors qu'elle reprit : « Qu'est-ce qui te pousserait à retourner en Angleterre ? Ta mère ? Dis-lui de venir vivre ici. Je t'aiderai à lui trouver un appartement ou une maison. » C'était des solutions balancées à la va-vite, mais c'était des pistes à explorer. « Tu n'as plus rien à faire là-bas, Carter. Ici, tu peux reconstruire ta vie. ça ne sera jamais sereinement, mais ce sera toujours mieux qu'en Angleterre.»

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MessageSujet: Re: Let the sunshine in (Carter)   Lun 29 Oct 2018 - 12:42

La douceur des mots de Tahlia te faisaient toujours un bien fou et tu savais que lorsque tu avais besoin de réconfort la brune serait toujours là à tes côtés. Mais de quelle manière ? Une simple amie à qui tu confies toute ta vie ou bien une fille que tu considères encore plus que ça ? Elle éveillait en toi des sentiments que tu ne connaissais plus, qui te faisaient peur et qui animaient une nouvelle émotion dans ton coeur. Mais comment savoir si tout était réel ? C’était la question que tu te posais sans cesse depuis le moment où vous vous étiez posé sur ce rocher à discuter, tous les deux. Auprès d’elle, tu savais que tout irait bien et que le monde était plus beau. Votre amitié était indéniable et indiscutable, c’est sûr. Mais derrière toutes ces paroles et toutes ces confidences, il devait y avoir autre chose quand même. Ne pas savoir quoi te rongeait. Même si tu te doutais de quel sentiment il s’agissait, cela commençait à te faire peur comme à te faire sourire. Le doute planerait tant que tu te tairais, cela resterait une question sans réponse. Tahlia te considérait comme un véritable ami, mais te considérait-elle comme plus qu’une vrai ami ? Tout le monde se pose cette question dans ta tête. 

L’amitié que vous vous portiez était sincère, indéniable et incassable. Jamais, auparavant, tu n’avais vécu une amitié comme celle-ci. C’était à coup de complicité, mais aussi de sécurité. Tu serais toujours près d’elle pour qu’elle aille bien et que rien n’interfère dans sa vie. « Rien ni personne ne pourra jamais nous séparer » finis-tu par dire à la jolie brune en souriant. C’était sûr, comment vous pourriez vous quitter ? Ce serait pire que si tu rompais avec une simple fille, c’était Tahlia, la lumière de ta vie, celle qui réussissait à te faire rire dans n’importe quelle circonstances et celle qui te rendait dingue. Tu ris légèrement lorsque la brune te dit qu’elle se serait vite habitué au fait d’avoir toujours raison. « Je n’ai jamais rencontré personne qui m’ait dit ça ! Tu aimes quand je te montre que tu as tord ? » demandas-tu à la policière. C’était étrange quand même. Mais bon, toi aussi, cela ne te dérangeais pas. Surtout si c’était elle, Tahlia Wates.

Une fois soulagée de tes plus profonds secrets, tu ne savais plus où te mettre et tu avais honte de toi-même. Pourquoi ? Parce que la vie que tu menais n’était qu’un mensonge et ne rimais à rien. Ce n’était pas une vraie vie, celle dont un homme lambda pourrait rêver. Mais sous les aveux de Tahlia, tu avais senti ce besoin d’à ton tour te soulager d’un poids qu’était la vérité. Ton histoire avait attristé la brune, et toi aussi parce qu’elle te rappelait des souvenirs sombre d’un période noire de ta vie. La brune aurait du être là avant que tu t’engages et peut-être que jamais tu ne serais rentré au MI6, elle trouvait toujours les mots qu’il fallait pour te calmer et te faire entendre raison. « Je sais » dis-tu simplement dans un souffle lorsque la policière t’expliqua que tu avais fait de ton mieux près de ta maman. Mais cela n’avait pas été facile toute ta vie, de lui cacher ce secret. Et de ne rien dire de ton métier. Même si maintenant, elle devait s’en douter. « Pour la protéger. C’est ma mère, elle se serait directement inquiété et elle m’aurait empêcher de faire tout ça. Si maintenant, je lui avoue ce que j’ai fais, je ne sais pas si elle me pardonnera. Alors je reste dans le flou » répondis-tu avant de hocher la tête de droite à gauche pour chasser ces mauvaises idées que tu te mettais en tête. Pour toi, tu avais l’apparence d’un tueur en série, d‘un assassin qui avait tué un nombre incalculable et de sang froid. Alors tu écoutais Tahlia parler, et elle avait toujours cette manie de relativiser ou du moins de te le faire voir. Comment pouvait-elle être aussi positive ? C’était la question, mais c’est pour ça que tu aimais parler avec elle, et c’est pour ça que tu lui avais confié tes plus sombres secrets. « Tu sais, j’en ai croisé des assassins. Et j’aurais pu les mettre derrière les barreaux au lieu de leur tirer une balle dans la tête » ajoutas-tu simplement. Tu voulais vraiment lui montrer que tu n’étais pas l’homme qu’elle croyait. Comme si tu voulais savoir si elle t’aimerait toujours après avoir avoué tes péchés et tes plus grosses hontes. Lorsque la brune te dis que tu vivais avec tes regrets et que tu ne devrais pas en avoir davantage, tu souris et tu portais ton regard vers vos doigts entrelacés. Elle avait raison après tout, mais tu vivais avec tes casseroles et tu les trainais toujours derrière toi. La jeune femme continuait de parler et tu écoutais sagement en ayant toujours ton regard vers vos doigts. « Si seulement j’avais su » dis-tu dans un murmure. Mais d’un côté, sans ce MI6, jamais tu n’aurais rencontré Tahlia, car jamais tu n’aurais foutu un pieds à Bowen, alors d’un côté il t’avait apporté de belles choses vers la fin. Et tu étais bien heureux d’avoir la brune maintenant dans ta vie. « S’il t’arrive quelque chose par ma faute, Tahlia, je peux te jurer que je m’en voudrais toute ma vie » répondis-tu à la policière lorsqu’elle rétorqua que c’était un risque à prendre de rester près de toi. L’Angleterre te manquait, mais pas assez pour retourner là bas et y refaire ta vie. Mais des choses te forceraient à rentrer. Ta mère ne t’avait jamais demandé de revenir à Londres, mais tu savais qu’au fond, elle l’espérait secrètement. Tahlia débitait un nombre de paroles que tu écoutais sagement, sans intervenir parce qu’en soi, elle avait raison et tu le savais. L’Australie et l’Angleterre aurait toujours cette forte relation historique, mais ne sont pas les mêmes. La belle brune te proposa alors de faire venir ta mère ici, à Bowen, qu’elle t’aiderait si tu le souhaiter. Cette fille est vraiment parfaire. « Il fait trop chaud à Bowen pour ma maman, et puis il n’y a pas assez de thé je pense » répondis-tu dans un léger rire. Ton sourire aux lèvres, tu ne relevais pas tes yeux vers elle mais tu posais ta deuxième main sur sa joue. Ton regard remonta vers ses yeux et tu arborais ce petit sourire qu’elle-seule connait si bien. « Qu’est ce que je ferais sans toi, Tahlia ? » demandas-tu en caressant sa joue. C’est vrai, elle avait toujours le chic pour te trouver des solutions ou pour te faire relativiser sur la vie, et pour ça tu ne pouvais jamais assez la remercier car tu étais tout le contraire. Toi et tes idées noires, toi et tes pensées sombres. Heureusement que la policière partageait ta vie maintenant.

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MessageSujet: Re: Let the sunshine in (Carter)   Mar 30 Oct 2018 - 0:06

Cette virée marquait un tournant dans leur relation. Tahlia savait qu'il était un ami, un très bon ami, même. Elle ne remettrait jamais en doute cela. De nature sociable, la brune avait toujours eu beaucoup d'amis, surtout parmi la gente masculine, avec qui elle s'entendait bien mieux. Pourtant, avec Carter, elle savait que c'était différent. Elle avait ce besoin de le protéger, de le savoir heureux. De le rendre heureux. Quand elle parvenait à lui donner le sourire, elle savait que c'était la victoire de sa journée. Et cela lui donnait le sourire, à son tour. Bien sûr, elle avait eu le même souci de protection avec Jackson, son meilleur ami désormais parti à Los Angeles, mais cela avait toujours été fraternel. Elle ne voyait pas Carter comme un frère et c'était là que tout différait. C'était plus fort, plus intense, à la fois sombre et lumineux. Lumineux, parce qu'il apportait de la joie dans sa vie, sombre parce que son attachement pouvait éveiller une quelconque jalousie à l'idée qu'il trouve mieux dans sa vie. Parce que c'était le risque. Un risque qu'elle prenait en se taisant, en ne dévoilant pas ce qu'elle avait sur le cœur. Peut-être était-ce parce qu'elle craignait la personne qu'elle était réellement ? Elle savait qu'elle était instable, surtout à cette période de sa vie où rien n'allait et elle ne voulait infliger cela à personne. Surtout pas à lui. Ou bien parce qu'elle craignait que ses sentiments ne soient pas partagés ? Tahlia se doutait que le fantôme de son épouse était encore bien trop présent, et c'était compréhensible. Alors, elle préférait se taire, laisser ses questions de côté plutôt que de prendre le risque de le perdre.
Alors qu'il y avait bien plus à dire, ils continuaient à explorer leur amitié, leur complicité. Carter affirma que rien ne pouvait les séparer, ce à quoi Tahlia répliqua : « On se soutiendra dans les bons, comme dans les mauvais moments. Pour le meilleur et pour le pire. » Elle lui rendit son sourire, même si c'était dit d'un ton très léger, il y avait du vrai dans ces paroles. Tout comme ses prochaines paroles. Personne n'aimait avoir tord, mais Tahlia venait d'affirmer le contraire, ce qui étonnait Carter. Avec naturel, elle répondit : « Oui, parce que tu es sûrement le seul que j'écoute. » Tahlia était butée, tête brûlée même, elle fonçait la tête la première dans les ennuis et n'écoutait que très peu les conseils. Mais quand Carter lui disait qu'elle se trompait sur toute la ligne, même si ce n'était pas agréable sur le coup, elle prenait le temps de relativiser et se rendait souvent compte qu'il avait raison.

Et maintenant c'était à elle de lui montrer qu'il avait tord. Carter lui avait fait part de son histoire, une histoire unique et lourde à porter. Elle comprenait mieux la détresse dans laquelle il s'était embourbé, elle comprenait son désarroi et la dépression qui en découlait. Mais c'était son histoire et il devait apprendre à vivre avec, à outrepasser ce qu'il avait pu faire. Alors qu'ils parlèrent de sa mère, Tahlia tenta de comprendre pourquoi il ne lui avait rien dit. Et ses raisons étaient plus que compréhensibles. La brune elle-même ferait tout pour sa propre mère. « Une mère ne peut jamais en vouloir à son enfant. C'est dans les tripes. Mais je comprends ce que tu veux dire. C'est déjà compliqué comme métier, si en plus de ça, tu devais t'inquiéter pour ta mère, pour l'image que tu véhicules, ce serait te mettre davantage en danger. » Elle comprenait mieux à présent et acceptait ses choix. Elle espérait surtout que la mère de Carter n'apprenne jamais ce qu'il était, parce qu'elle se doutait qu'elle vivrait mal le fait de ne pas avoir soutenu son propre fils. Et puis Carter n'accepterait pas de paraître comme un assassin aux yeux de celle qui lui a donné la vie. Tahlia, elle, ne le voyait pas comme tel et elle tenta de le faire comprendre, même si elle voyait bien qu'elle ne le convainquait pas vraiment. Mais si ses paroles pouvaient tourner dans sa tête, c'était déjà une bonne chose. Bien sûr, il tenta de montrer qu'il aurait pu choisir une solution alternative, qu'il aurait pu arrêter ces gens au lieu de les tuer. C'était comme s'il voulait prouver qu'il était un monstre. « Tu sais, les renvoyer auprès de la police et de la justice n'est pas forcément mieux. » La corruption était de mise dans ce milieu-là, où il suffisait qu'il y ait un vice de procédure pour que le pire criminel retrouve sa liberté. Tout cela pour dire que, quoiqu'il dise, elle trouverait une réponse à tout. Ce n'était pas cela qui allait altérer son jugement. Il fallait qu'il comprenne qu'elle l'aimerait encore, quoiqu'il dise, quoiqu'il fasse. Quand elle entendit son murmure, la jeune femme esquissa un sourire dépité, haussant légèrement les épaules. « Avec des si, on referait le monde, et ce serait bien trop simple. » Si elle avait su, Tahlia ne serait jamais restée quatre ans avec l'homme qui fut son bourreau. Elle n'aurait jamais autant souffert et ne se serait jamais autant renfermée sur elle-même. Tout le monde faisait des faux pas, des erreurs, mais c'était ce qui alimentait une vie. La voix de Carter la fit sortir de ses pensées, alors qu'il affirmait qu'il s'en voudrait toute sa vie, s'il lui arrivait quelque chose. « Qu'est-ce que tu veux faire contre ça ? Tu ne vas quand même pas t'éloigner de moi ? J'ai un métier à risque, Carter. Du jour au lendemain, on peut me tomber dessus. Si ce gars n'était pas venu me sortir de la ruelle, quand je me suis faite agresser, je ne serais sûrement pas ici à l'heure qu'il est, à te parler. Alors, je te le dis, ça ne me fait pas peur de prendre un risque de plus en te côtoyant. Si tu pars sur ce principe-là, tu ne pourras plus jamais t'entourer de personnes que tu apprécies. » Il fallait qu'il sache qu'elle n'était pas une poupée en cire, elle aussi risquait sa vie au quotidien. Carter n'ajoutait qu'un facteur de plus à cette équation. Mais cela valait le coup. Il n'y avait aucune solution à cela, de toute façon. Mais s'ils pouvaient mettre quelques bâtons dans les roues, ce serait déjà une bonne chose. Empêcher Carter de retourner en Angleterre était un bon compromis. Pour cela, elle évoqua même l'idée de faire venir sa mère ici. La réponse de Carter arracha un sourire à la brune qui secoua la tête : « Le cliché de l'Anglais qui n'aime vivre que sous la pluie, avec sa tasse de thé en main... c'est tellement dépassé ! C'est comme si tu me disais que je ne pouvais pas vivre en Angleterre parce qu'il n'y a pas de surf et de kangourous. » Elle le regarda avec attention et reprit : « Réfléchis à ça, malgré tout. Tu l'invites pour les vacances et je suis sûre qu'elle tombera sous le charme de l'Australie. Tu as bien été charmé, toi. » Cherchant son regard, ses lèvres s'étirèrent davantage quand il posa sa main sur sa joue. Elle pencha légèrement la tête sur le côté pour profiter de cette douce caresse, alors qu'elle plongea son regard dans le sien. Il affichait ce petit sourire qu'elle aimait tant et qui trouva son écho sur le visage de Tahlia. Elle se mit à rire face à sa question : « C'est bizarre, j'ai posé la même question à un ami un peu plus tôt dans la journée et il m'a répondu que je ferais la même chose, mais sans lui. Alors je te dirais que tu ferais la même chose, mais sans moi. » Bien sûr, elle faisait référence aux paroles de Carter qu'il lui avait tenu quelques minutes auparavant. « Mais ça sera moins drôle, évidemment. » murmura-t-elle, en gardant son sourire. Elle soutint son regard pendant de longues secondes, appréciant le contact de sa main sur sa joue. Un contact rassérénant, rassurant. Hors du temps. Puis, ses yeux verts quittèrent un instant le regard de Carter pour se poser sur les lèvres du jeune homme, qu'elle scrutait avec envie. Inconsciemment, elle rapprocha son visage du sien... et se stoppa dans son élan. Elle n'avait pas le droit de tout gâcher. Son regard remonta vers celui de Carter, qu'elle sonda, avant qu'un bref sourire triste ne prenne place sur ses lèvres. Puis, elle se releva de ce rocher et se tourna vers lui, lui tendant la main pour l'aider à se relever. « Et si on rentrait ? Je ne voudrais pas que Snow me fasse la tête parce que j'ai accaparé l'attention de son maître bien trop longtemps. »

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MessageSujet: Re: Let the sunshine in (Carter)   Sam 3 Nov 2018 - 1:38

La relation que vous entreteniez ensemble évoluait de jour en jour, et ce n’était pas chose mauvaise. Parler avec Tahlia te permettait de te libérer et de respirer un nouvel air à chaque parole. Une sorte de libération et de légèreté se tramait dans l’air. Mais n’y avait-il qu’une amitié errer tout cela ? Ton coeur balançait pour connaître la raison de ses sentiments. Il ne faut pas se cacher que la brune était une très belle femme, et qu’elle avait un paquet d’atout avec elle. Mais c’était surtout sur le plan moral de la jeune femme qui avait fait chavirer ton coeur et ton esprit. Toujours, elle avait les mots qu’il fallait, et qui réussissait à te faire sourire. Mais tu restais bloqué, dans tes apriori de l’amour et tu te renfermais une fois de plus sur toi-même. Sans savoir ce quelle pouvait penser de ce qui se passait dans ta tête, d’ailleurs. Mais pour toi, les chances qu’elle ressente la même chose que toi étaient minimes. Même s’il y avait cette lueur d’espoir qui brillait en toi, et qui voulait que vous soyez réuni autrement que par l’amitié. Etait-il temps d’avouer à Tahlia la nature de tes sentiments ? Ou n’étais-tu bon simplement qu’à te taire et garder secret ce que tu avais sur le coeur ? La deuxième option te semblait si évidente, mais la première te faisait cogiter longuement.

On aurait dit une scène dans un mariage. Oui, vous vous soutiendrez toujours dans le meilleur comme dans le pire, dans le santé comme dans la maladie. Elle était ton double au féminin. Dorénavant, ta vie sans elle n’aurait plus le même sens qu’elle a maintenant que tu l’as à tes côtés. « Je te fais la promesse que quoi qu’il arrive, je serais toujours là pour toi. Même à des kilomètres l’un de l’autre, même si un jour on vient à être séparé. Je te le promets Tahlia » finis-tu par dire en la regardant droit dans les yeux, un sourire au bord des lèvres. Ce n’était pas une promesse en l’air. Même si tu te devais de repartir en mission pour le MI6 ou bien que tu devais changer de pays pour X ou Y raison, tu n’oublieras jamais la brune et tu seras toujours près à l’aider et la soutenir. Tu serais prêt à rappliquer n’importe quand, à n’importe quelle heure du jour et de la nuit pour être sûr qu’elle aille bien et qu’elle n’ait pas d’encombres. Tu es le seul qu’elle écoute. C’était une belle preuve d’amitié, tu ne pouvais t’empêcher de sourire à ces paroles. « J’en suis flatté ! Mais tu es la seule que j’écoute aussi » répondis-tu à la belle brune en laissant flotté ton regard vers l’horizon. Il est vrai que si elle te disait que tu fonçais droit dans le mur et qu’elle te prouvait que tu avais tord, tu serais le premier à changer d’avis et à faire ce qu’elle te dirait. Par contre, quelqu’un d’autre oserait te faire ça, il finirait surement avec ton poing dans la figure ou bien avec une réflexion peu sympathique à son égard.

Ton histoire avait touché la policière. Celle d’un adolescent tourmenté par la mort de son père qui en prend exemple en s’engageant dans les services secrets. Tu avais trimé toute ta vie pour cette entreprise, tu avais donné toute ta vie pour eux. Et maintenant, presque arrivé à la trentaine, tu te demandais si tout ce que tu avais fais était bien ou pas. Certes, ton entourage serait fier de toi, mais tu ne voulais pas qu’ils connaissent l’horreur de ta nature, celle d’un homme qui en a abattu d’autre de sang froid. « Ma mère est tout ce qu’il me reste, dans ma famille. J’ai toujours eu peur de la décevoir, alors je me contente de lui dire qu’ici, je vends des ordinateurs. C’est moins risqué » dis-tu sur un ton un peu plus léger. Pour tout le monde, tu es le vendeur de multimédia, qui est spécialiste dans son domaine. C’était ce qui te bottait le plus en Angleterre. Les gadgets, les logiciels, tout ce que l’on pouvait faire avec ça était fascinant, voilà pourquoi ça en était devenu ta couverture. Ta mère t’as toujours répété que tu aurais pu faire de grandes choses comme ton père, et tu te dédouanais en lui disant que tu n’avais pas la même carrure que lui, ni le même mental. Bullshit. Mais elle s’en satisfaisait bien après tout, elle te disait toujours qu’elle t’aimait pour ce que tu étais, pas pour le travail que tu menais. Tahlia n’avait pas tord d’un côté. Certes tu avais tué des gens, tu avais massacré des groupes d’individus entiers, mais les mettre derrière les barreaux n’auraient surement rien changé. Alors tu acquiesçait simplement d’un hochement d’épaule. « On ne le saura jamais, mais tu as surement raison » répondis-tu à la brune. Ton regard planté dans l’horizon, tu étais attentif à chaque mot que la jeune femme te sortait. Même si ton esprit était tourmenté par tes sentiments et ta vie passée, tu écoutais Tahlia sans broncher et sans lui prouver qu’elle avait tord. Parce qu’elle avait raison, et tu essayais de lui prouver le contraire sans trop de convictions. Refaire le monde était ta spécialité. Si je n’avais pas été agent secret, si je n’avais tué personne, si je m’étais rangé comme tout le monde. C’était des questions que tu te posais sans cesse. Alors oui, se serait trop simple de continuer avec des ‘si’ mais tu y pensais quand même, parce que tu étais un obstiné. Tout le monde se trompait pour un oui ou pour un non, un couple, une carrière, une personne. C’était comme ça que le monde était fait, et c’est comme ça qu’une personne se forgeait. Avec des erreurs, sinon la vie serait simple et sans embuches. Tahlia commença à affirmer que tu n’étais pas forcément un danger pour elle vu la vie qu’elle menait de son côté. Mais tu voulais lui faire comprendre que même si quelque chose lui arrivait sans même que ce soit forcément de ta faute, tut ‘en voudrais. Tu t’en voudrais de ne pas avoir été là à ce moment pour elle et à a secourir. Et puis, la policière marquait encore un point. Si tu avais peur pour ton entourage, tu vivrais seul avec ton chien en ermite. « Tahlia, s’il venait à t’arriver quelque chose que ce soit je m’en voudrais. Même si ce n’est pas de ma faute, c’est tout. Je ne veux pas être un risque en plus, c’est tout » avouas-tu à la brune en reposant ton regard sur elle, un regard bienveillant et protecteur. Voilà, il fallait dire les choses après tout. Tu gardais tellement de secret en toi qu’il fallait bien en dévoiler certain. L’inquiétude était ton pire défaut, avec l’attachement. Et Tahlia en fait les frais, évidemment, vu qu’elle est la personne que tu aimes le plus dans cette ville. La policière te proposa ensuite de faire venir ta maman sur le territoire Australien. Pourquoi pas ? Mais tu sais qu’elle ne supporterait pas longtemps Bowen. La chaleur principalement, ta mère était une vraie londonienne qui vivait avec son climat. Et puis, elle était trop âgé pour changer totalement de vie. Tu lui avais déjà proposé de venir chez toi, en Australie mais elle n’a jamais voulu. « Ma mère n’aime pas trop l’Australie, je ne pense pas qu’elle se plaise ici. C’est un cliché, mais c’est vrai. Et puis, il y a trop d’insectes et d’animaux bizarres, ça lui foutrait la trouille, dis-tu en rigolant. Mais je penserais à lui dire de venir passer quelques jours ici, promis » répondis-tu avec un léger sourire. Elle était exceptionnelle, cette femme. Et tu ne sais pas comment tu ferais sans elle. Question que tu lui posas. A sa réponse, tu ne pu t’empêcher de rigoler légèrement, ta phrase c’était retourné contre toi. « En effet ça serait beaucoup moins drôle » ajouta-tu, en caressant de ta main sa joue. C’était un moment si complice, si intime que vous partagiez. Et tu sentais la brune te regarder intensément. C’était un regard que tu ne connaissais pas. Son visage se rapprochait du tien et tu ne savais que faire. Mais elle se leva brusquement, en prétendant t’avoir trop accaparé pour la journée. « Je ne pense pas que Snow t’en voudras, tu sais » répondis-tu avec un sourire. Tu attrapais sa main et tu te relevais directement. Une fois debout, tu entourais tes bras de la taille de Tahlia et tu compris que là, c’était peut-être le bon moment après tout. « Je crois qu’aujourd’hui, il s’est passé beaucoup de choses, mais je ne t’ai pas tout avoué » finis-tu par dire en te rapprochant d’elle doucement. Ton regard était planté dans le sien, et tu ne voulais qu’une chose, c’est ne pas gâché votre amitié. Mais il fallait un jour ou l’autre que tu t’exprimes. Alors sans plus attendre, tu sentais son souffle sur ton visage, et tu scellais tes lèvres aux siennes. De peur de te faire jeter, tu ne fis durer cet instant que très peu, mais assez pour en profiter. Tahlia était vraiment une femme que tu appréciais énormément, et tu voulais lui montrer.

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MessageSujet: Re: Let the sunshine in (Carter)   Ven 9 Nov 2018 - 0:47

Si on lui avait dit, un an plus tôt, qu'elle vivrait un lien si fort avec une personne, Tahlia ne l'aurait pas cru. Méfiante, il fallait insister pour que la jeune femme accorde sa confiance. Elle avait été tellement blessée dans sa vie qu'elle préférait privilégier la qualité pour ses amitiés, plutôt que la quantité. Il n'y avait que très peu de personnes en qui Tahlia plaçait toute sa confiance, en qui elle serait loyale jusqu'au bout. Carter en faisait partie. Pourtant, rien n'était gagné au début. Elle avait rencontré cet homme dans le magasin d'informatique pour un problème d'ordinateur, avait tenté deux-trois blagues pourries et s'était confrontée à un mur. Il avait fallu qu'elle le recroise dans un bar, un soir, pour qu'elle puisse gratter ce mur et avoir une conversation lambda. Leurs rencontres étaient alors devenues un rituel et petit à petit, ils avaient fini par s'apprivoiser. Tahlia avait fini par comprendre qu'en peu de temps, il était devenu capital à sa vie, qu'ils étaient complémentaires, qu'en un regard, ils se comprenaient. Des rencontres comme celles-ci étaient rares, si rares qu'il fallait les choyer pour les préserver. Et puis leur relation avait encore évolué. Ils avaient l'impression de se dire tout, mais ils se trompaient. Tahlia se rendait compte qu'elle ne le regardait plus de la même façon, qu'elle se sentait heureuse quand il était près d'elle, qu'elle s'imaginait parfois ce que ça donnerait tous les deux, s'ils n'étaient pas que des amis. Oui, elle s'en rendait compte, mais elle ne l'acceptait pas encore. La crainte du rejet, la crainte de perdre son amitié dépassaient tous les sentiments qu'elle pouvait avoir et sur lesquels elle avait du mal à mettre des mots.

Alors qu'ils se promirent d'être toujours là l'un pour l'autre, Tahlia esquissa un léger sourire en évoquant les grandes phrases dignes d'un mariage. Mais c'était tout comme. C'était une promesse solennelle, les yeux dans les yeux, en symbole d'une loyauté infaillible. Un pincement au cœur se fit ressentir quand il évoqua une éventuelle séparation. Elle savait que c'était une chose qui pouvait arriver, malgré tout, mais Tahlia préférait ne pas réfléchir à cette éventualité. « Je te promets la même chose, Carter. » souffla-t-elle dans un murmure, le regard posé sur lui. Par la suite, elle lui fit un autre aveu, comme quoi il était le seul qu'elle écoutait. Et c'était bien vrai. L'avis de Carter lui importait beaucoup, et connaissant le côté buté de la brune, c'était bien une chose sur laquelle elle ne pouvait passer. Elle sourit quand il confirma que c'était pareil de son côté : « Comme quoi,nous nous sommes bien trouvés. » Après tout, cela allait avec cette envie de protéger l'autre. Parfois, cela passait aussi par certains recadrages, même si ce n'était pas toujours facile à entendre.

Ce qui n'était pas facile à entendre, aussi, c'était bien l'histoire de Carter et la succession de malheurs. Il avait perdu des personnes chères à sa vie, trop tôt, bien trop tôt. Et il avait dû se construire, se reconstruire, en vivant une double-vie, en cachant son véritable travail aux personnes qui restaient auprès de lui. D'un côté, elle se demandait comment il faisait pour assumer cette autre identité, cette couverture qu'il arborait auprès de son entourage. Et d'un autre côté, elle comprenait Carter et son envie de protéger sa mère. Alors, Tahlia se contenta de répondre : « Bon, après tout, un fils n'est pas obligé de dire toute la vérité à sa mère. Si cela te permet de travailler plus sereinement, ça se comprend. » C'était quand même l'objectif principal. Carter n'avait pas le droit à l'erreur. Il avait un métier dangereux, c'était inutile d'ajouter un entourage anxieux à cela. Tahlia elle-même, maintenant qu'elle était au courant, allait devoir prendre sur soi et ne pas s'inquiéter à la moindre absence du jeune britannique. Elle savait qu'il finirait par retourner dans le circuit, un jour ou l'autre, même si c'était contre son gré. Mais pour l'instant, il était là, près d'elle, en proie à des interrogations, hanté par une image de lui-même qui n'était pas valorisante. Il vivait avec des regrets qui n'arrangeaient pas sa situation. C'était ce que Tahlia voulait lui faire comprendre. Oui, il aurait pu mettre des personnes derrière les barreaux. Mais c'était une solution qui ne s'était pas présentée à lui au moment présent. C'était comme ça, il fallait vivre avec ce fait-là. Carter sembla le comprendre, puisqu'il lui donna un semblant de raison. Mais il ne lui répondit pas quand elle lui avoua que même les « et si » ne pouvaient changer la donne. Elle connaissait Carter et son obstination à vouloir refaire le monde. C'était une facette de sa personnalité qu'elle ne pouvait – et ne voulait pas – changer. Mais s'il le faisait sans souffrir, ce serait d'autant mieux. Autre facette qu'elle aimait chez lui, c'était son côté protecteur. Surprotecteur. Et il le prouva une nouvelle fois en lui avouant qu'il s'en voudrait s'il lui arrivait quoique ce soit. Tahlia releva la tête vers lui et lui adressa un regard tout en douceur. « Je sais que tu ne veux pas être un risque en plus, mais je te l'ai dit, ça en vaut le coup. » Elle ne voulait pas qu'il s'inquiète pour elle, elle ne voulait pas qu'il détourne son attention à cause d'elle et qu'il prenne le moindre risque qui pourrait lui causer du tord. Alors, elle murmura en haussant les épaules : « Il ne m'arrivera rien, je ferai attention. N'oublie pas les parties de bingo que je t'ai promis quand on aura 80 ans. J'y tiens ! » ajouta-t-elle plus légère. Elle ne pouvait pas lui en vouloir d'agir comme cela, puisqu'elle était pareil avec lui. Mais c'était plaisant de savoir qu'il gardait un œil sur elle. Alors qu'elle était à la recherche de solutions pour que Carter échappe le plus possible au MI6, elle évoqua la venue de sa mère en Australie. Un fait bien vite réfuté par le britannique, qui lui trouva des raisons qui viraient vers le cliché mais qui étaient compréhensibles. Tahlia se mit à rire quand il évoqua les bestioles australiennes :  «  Un point pour toi ! Même en étant une vraie australienne, je ne me fais toujours pas à l'idée de croiser ces grosses araignées. Alors, je n'imagine même pas ta mère... » Elle mima un frisson qui parcourait tout son corps, puis se mit de nouveau à rire. Elle finit par hocher la tête quand il trouva un compromis. « ça te ferait du bien de la voir. Et puis, comme ça, je pourrais rencontrer ta maman. » Carter connaissait les parents de Tahlia, il était normal qu'elle veuille connaître la mère de Carter, à son tour. Sur ces mots bien plus légers, le jeune homme établit un nouveau contact avec Tahlia, en posant sa main sur sa joue. La question qu'il eut fit rire Tahlia, qui lui sortit la réponse que Carter lui avait donné quelques minutes auparavant. Oui, ils pouvaient s'en sortir l'un sans l'autre, mais ce ne serait pas pareil. Ce serait moins drôle, moins fort, moins beau. Appréciant sa caresse sur sa joue, son regard plongé dans les yeux clairs du britannique, Tahlia perdit pied et se laissa aller face à l'intimité du moment. Elle ne savait pas ce qui se passait dans son esprit, mais elle comprit qu'elle voulait toujours plus avec lui. Mais Tahlia restait Tahlia, celle qui faisait un pas en avant, puis trois en arrière. Elle se ressaisit à temps, avant de faire peut-être une bêtise. C'était étrange quand on la connaissait, si sûre d'elle en temps normal. Aborder un homme ne lui faisait pas peur. Mais avec Carter, elle était une personne différente, plus sensible, plus tendre. Elle se releva en sortant l'excuse de Snow, ce qui ne convainquit pas vraiment Carter et qui eut comme mérite de faire sourire Tahlia, gênée. Le jeune homme se releva à son tour et Tahlia s'apprêta à ouvrir la marche. Mais il la retint en se postant à ses côtés, entourant sa taille de ses bras. La jeune femme releva la tête vers lui et l'observa d'un air interrogateur. Ses paroles l'intriguèrent d'autant plus. « Ah oui ? Qu'est-ce que... » Elle n'eut pas le temps de terminer sa phrase. Carter approcha son visage du sien, jusqu'à ce que ses lèvres puissent rencontrer celles de Tahlia. Il avait osé faire ce pour quoi elle s'était rétractée quelques secondes auparavant. Alors, elle profita de ce baiser, sans même chercher à réfléchir. C'était grisant et agréable à souhait. Et quand leurs lèvres se séparèrent, ce fut un sourire qui prit place sur les lèvres de la brune. Le regard à la fois surpris et pétillant de la jeune femme chercha celui de Carter, alors qu'elle demanda : « C'est le moment confidence qui t'a poussé à faire ça ou bien, c'est plus que ça ? » On n'embrassait pas ses amis, c'était évident. Mais Tahlia se demandait si c'était un baiser lâché sous le coup de l'émotion ou si cela sous-entendait qu'il pouvait y avoir plus entre eux.

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MessageSujet: Re: Let the sunshine in (Carter)   Mar 13 Nov 2018 - 0:40

La vis se disait belle et remplie de rencontres toutes plus enrichissantes les unes que les autres. Et elles apportaient tous un petit supplément à la vie, quelque soit la chose qu’elle apportait. Tahlia, quant à elle, t’apportait du bonheur et de la joie dans ton coeur assombrit et si triste depuis quelques années. Elle seule réussissait à te faire sourire et même à te faire rire, à te faire voir la vie en rose ou même à te faire relativiser. Votre relation changeait légèrement avec le temps mais c’est parce que les sentiments pour l’australienne s’avérait de plus en plus intenses et sincères. Elle avait toujours eu cette lubie de te faire voir le monde d’une façon plus belle et plus douce. Que se passait-il dans ta tête ? Tu te cachais derrière de non-dits et tu taisais ce qu’il se passait dans ta tête. Mais la voir si belle et rayonnante te faisait penser qu’un jour, il faudrait avouer. Tout avouer et assumer.

Mais pendant ce tmeps, vous vous étiez promis d’être toujours là l’un pour l’autre quoi qu’il arrive. C’était votre truc. Toujours vous promettre des choses, et toujours les respecter. Cela devient être la seule personne avec qui tu tenais tes promesses. Et tu savais que jamais tu ne la trahirais. Alors tu lui dis, clairement, que tu seras toujours là pour elle, quoi qu’il arrive, dans n’importe quel pays tu pourrais te retrouver ou dans n’importe quelle situation délicate tu pouvais te trouver. En retour, la brune te promettait la même chose, ce qui te faisait sourire légèrement. Tu savais qu’elle aussi, elle serait là pour toi pour le meilleur comme pour le pire. Et puis, venait le temps de vous confiez sur le fait que vous n’écoutiez que l’un et l’autre. Pour toi, il ne te venait pas à l’esprit d’aller à l’encontre de ce que te disait Tahlia. Elle savait ce qui était bien pour toi, mieux que toi surement. « Oui, je pense qu’on est une bonne paire tous les deux » ajoutas-tu un sourire aux lèvres, pensant toujours que cette paire pouvait être autre chose qu’une question d’amitié. Ce n’est jamais facile à entendre lorsqu’on a tord, mais de la bouche de la policière, c’était moins pire.

L’histoire que tu venais de conter était triste et tu ne savais pas non plus améliorer la chose. Tu te voyais encore et toujours comme le meurtrier de la couronne d’Angleterre, prêt à tirer sur n’importe qui si le MI6 te le demandait. Maintenant, tu étais un autre homme, certes, mais tu avais toujours ces regrets que tu trainais tels des casseroles. Le pire dans tout ça serait surement d’avouer à ta mère que tu ne faisais pas seulement parti de la police anglaise. Elle était tut ce qu’il te restait de ta famille, la femme qui t’a élevé et qui t’as inculqué tout ce que tu sais maintenant. « Un jour elle saura, quand j’estimerais que ça sera le bon moment » répondis-tu à la brune en haussant les épaules. Sur son lit de mort, surement. Mais maintenant, il fallait juste qu’elle aille bien, dans son petit quartier Londonien à vivre sa vie sereinement sans savoir quelle activité mène son fils. Tu t’inquiétais toujours pour ton entourage, pour leur vie en général. Que ce soit à cause de ton travail et du fait de les côtoyer ou simplement de leur sécurité globalement. La tienne n’en valait peu, de valeur. Tu étais résigné à être un meurtrier et tu le savais très bien. Même si Tahlia essayait de te faire voir les choses d’un autre angle, tu ne changerais pas d’avis de si tôt. Alors avec ses si, tu n’ajoutas mot et tu te contentas d’hocher la tête légèrement comme tu sais si bien le faire. Tu voulais juste qu’elle sache, sans pour autant s’attirer des problèmes dans sa vie. Certes, elle faisait parti des forces de l’ordre Australienne, mais être avec toi pouvait peut-être être un risque en plus pour sa vie. Ca en vaut le coup. Un sourire s’afficha sur ton visage, comme si tu étais nécéssaire à sa vie et tu voulais y croire. Les parties de bingo qu’elle évoqua lorsque vous serez vieux te font rire légèrement, elle te les avais promis quelques minutes plus tôt, tu n’allais pas les oublier. « Je t’ai promis toutes les parties de bingo que tu voulais » ajouta-tu entre deux éclats de rire. Mais tout en gardant cet esprit sérieux, tu garderais toujours un oeil sur elle, quoi qu’il arrive. Jamais il ne lui arriverait quelque chose en ta présence. Faire venir ta maman ici, quelques temps, était une bonne idée, et puis elle pourrait rencontrer la brune et tu es sûr qu’elle l’adorerais. Toi, tu connais les Wates, alors pourquoi Tahlia ne pourrait pas rencontré ta famille. Tu es même quasiment sûr qu’elle verrait en elle la parfait belle-fille. « Déjà qu’elle appelle son voisin dès qu’elle voit un insecte sur son mur, alors ici je n’imaginerais pas ! répondis-tu légèrement. Mais oui, je serais trop content de la revoir. Et surtout que tu la rencontres aussi. Tu vas l’adorer. Dès qu’on rentre, je lui envois un message » ajoutas-tu pour prouver ta sincérité. Alors voir ta mère ici, tu l’imaginais et rien qu’à ces pensées, cela te faisait sourire. Une année que tu étais là, et Tahlia réussissait toujours à trouver les bons mots et les solutions à tes problèmes pour que tu sois heureux et qu’il ne t’arrive rien. En retour, tu faisais de ton mieux pour faire la même chose pour elle, espérant y arriver aussi. Ton esprit était tourmenté, chamboulé. Il s’était passé plein de chose aujourd’hui, près de cette rivière. Lorsque Tahlia prétexta que tu devais manquer à ton chien, tu ne comprenais pas spécialement ce qu’elle voulait. Un prétexte pour partir ? Surement. Mais maintenant était le bon moment. En prenant une grande inspiration, lorsqu’elle te tendit la main, tu te relevais. Mais tu n’allais pas laisser cet instant flotter comme ça dans le vide. Alors tu lui expliqua qu’il y avait quelque chose que tu n’avais pas encore confessé après toutes ces révélations. Et puis bam, tu posas tes lèvres sur les siennes, en entourant tes bras de ses hanches. C’était un baiser court, mais rempli de non-dits. Lorsque vos lèvres se séparèrent, la brune souriait légèrement. Comme quoi, tu n’avais pas raté ton coup. « C’est plus que ça Tahlia, ça fait un moment que je remets ma vie en question. Et puis, je me suis interdis d’éprouver des choses pour quelqu’un depuis l’assassinat de ma femme. Mais avec toi la vie est différente est bien plus belle. Alors, je sais pas si tu comprends ou si tu vas me gifler parce que ce que je dis est inapproprié mais voilà, je tiens à toi, plus qu’une amie. Tu es la personne qui me fait sourire constamment, même rien qu’en pensant à toi je souris. Et c’est très rare que quelqu’un arrive à me faire sourire, dis-tu en bégayant légèrement et en cherchant tes mots. Je n’aime pas la personne que je suis, mais à contrario j’aime celle que je suis avec toi et celle que tu me fais être. Avec toi, je suis quelqu’un de normal, qui oublie son passé pour se récréer un avenir » finis-tu par dire à la brune. Tout ça, tu l’avais dis sur le coup de l’émotion, tu n’avais jamais réfléchis à ce que tu dirais à Tahlia pour éprouver tes sentiments. Mais c’était sorti, et il fallait bien que cela sorte un jour.


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