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 L'alcool délie les langues [Feat. Tahlia Wates]

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grand kangou
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MessageSujet: Re: L'alcool délie les langues [Feat. Tahlia Wates]   Ven 9 Nov 2018 - 0:53

C'était triste de se dire qu'il fallait avoir de l'alcool dans le sang pour que ces deux êtres apprennent à devenir de vrais camarades, un véritable duo. Tahlia était souvent rattachée à Donovan sur les différentes interventions qu'ils étaient amenés à faire. Même si leurs supérieurs savaient qu'ils étaient deux têtes brûlées, ils savaient aussi qu'ils faisaient du bon boulot quand ils étaient ensembles. Et ils savaient que, malgré tout, Tahlia était celle qui savait s'arrêter quand il le fallait. Quand Donovan abusait trop de sa gourde, elle parvenait à garder le cap pour la bonne tenue de l'intervention et pour protéger son partenaire. Ce dernier point lui tenait à cœur. Elle était sûrement incapable d'expliquer pourquoi, mais elle ressentait ce besoin de protéger Donovan, et encore plus depuis qu'elle connaissait son histoire et ses réelles motivations sur sa présence au commissariat. Elle savait que si ses supérieurs mettaient Donovan à la porte, ce serait signer son arrêt de mort. Et c'était une pensée inconcevable pour la brune. C'était probablement une preuve de l'affection qu'elle portait à son égard. Mais elle ne savait le montrer qu'en s'immisçant, parfois de trop, dans les affaires de Donovan, en lançant deux-trois piques mal placées et en le provoquant sans fin. Il fallait qu'elle aussi soit ivre pour qu'elle laisse tomber les barrières une à une. C'était bien beau de montrer à Donovan qu'il était bien trop près du gouffre, mais c'était aussi important de faire le point sur sa propre vie, d'accepter de montrer sa souffrance et ses faiblesses. Ce soir, c'était le cas. Et ce n'était plus deux collègues qui se rencontraient par hasard, mais bien deux personnes sur la même longueur d'ondes, dont la triste vie trouvait un écho chez l'autre. Et c'était ce qui les rapprochait. Ce qui les rapprocherait toujours.

La main de Donovan sur la joue de Tahlia avait surpris la brune. Mais c'était une belle surprise. Elle-même adepte du non-verbal, elle savait que les gestes valaient bien mieux que des mots. Et doucement, elle comprenait peu à peu que le quadragénaire provocateur cachait en réalité un homme plus doux, plus tendre. Elle aurait pu très bien lui répliquer quelque chose sur cela, mais Tahlia s'était contentée d'un sourire, sachant que parfois il valait mieux se taire. Ce soir, c'était donnant-donnant. Elle lui montrait une nouvelle facette d'elle-même, il lui montrait une nouvelle facette de lui-même. Maintenant c'était à eux de faire en sorte d'améliorer leur relation, de mieux se comprendre et de ne pas s'arrêter aux apparences. Tahlia l'avait compris, mais au lieu de le dire aussi directement, elle s'était cachée derrière un pari stupide, un défi qu'elle savait déjà qu'elle ne pourrait pas tenir. Elle était bien trop entière. Et cela lui coûtait de regarder Donovan faire n'importe quoi sans dire quoique ce soit. C'était pour cela que, malgré les horreurs qu'ils pouvaient se balancer à la tête, ils revenaient toujours l'un vers l'autre. Elle était celle, au boulot, qui osait lui dire ce qui n'allait pas. Et même si elle savait qu'il ne l'écoutait pas, elle avait au moins le mérite de se faire entendre.

Face au refus du policier, Tahlia n'insista pas, mais cela ne voulait pas dire qu'elle abdiquait. Au contraire. Elle comprit qu'en réalité, cela ne servait à rien de se cacher derrière des jeux. Donovan était un homme de quarante ans, mature, avec une expérience de vie plus avancée que la sienne, qui se cachait derrière une carapace de fer. Elle n'était pas devant un gamin et c'était ce qui changeait la donne. Alors elle opta pour la sincérité pure, lâchant simplement ce qu'elle avait sur le cœur. Elle voulait qu'il comprenne qu'elle n'était pas la méchante sorcière, la gamine un peu trop énervante, le boulet qu'il se coltinait à longueur de journée et qui se permettait quelques répliques cinglantes. Elle voulait qu'il comprenne qu'elle n'était pas son ennemie, mais qu'elle pouvait être une épaule sur laquelle s'appuyer quand il en avait besoin. Bien sûr, elle avait enrobé son discours en parlant de papotages et de montages de meubles Ikea, mais le sous-entendu était là, clair et précis comme l'eau de roche. C'était sûrement la première fois qu'elle était aussi franche avec lui, durant ces trois dernières années. Enfin presque... il y avait eu une autre fois où elle avait été sincère avec lui, mais cela s'était mal terminé. Aujourd'hui, c'était différent. Elle n'agissait pas devant lui en lui hurlant dessus, en tentant de lui prendre des mains cette gourde qui était son repère. Elle n'empiétait pas brutalement sur son territoire, mais tentait de se faire une place avec douceur. Et elle s'ouvrait, lui faisant part du fait que oui, elle l'appréciait. Malgré toutes les disputes, les provocations. La réponse de Donovan la fit sourire. « Je commence à te connaître, Danno. Je sais que tu as très bien entendu ce que j'ai dit. » Avant d'ajouter, plus taquine : « Sinon, la vieillesse commence à te rendre sourd. » Un rire vint ponctuer sa phrase alors qu'elle posait sur lui un regard malicieux. Il voulait jouer au provocateur, elle jouait aussi. Tout ça pour ne pas répéter ce qu'elle avait dit. Alors, afin de clore ce sujet du défi, elle évoqua qu'elle aurait pu choisir un gain plus horrible, à savoir un dîner avec elle. Les paroles de son coéquipier firent dessiner un sourire sur les lèvres de la brune, alors qu'elle arqua un sourcil, amusée par sa répartie. « Tu sais, les femmes du 21ème siècle peuvent aussi payer l'addition... » Elle haussa les épaules, avant de rajouter : « Mais je retiens ce que tu as dit, comme quoi ce ne serait peut-être pas une horreur de passer une soirée avec moi. Je vais être obligée de vérifier si cela est vrai, Monsieur Chamberlain. » Les réflexes de flics. En réalité, Tahlia n'avait pas vu que c'était en quelque sorte une confidence, un message pour lui montrer qu'il tenait aussi elle. Elle n'avait pas encore toutes les cartes pour comprendre le langage de Donovan. Son verre en main, la demoiselle se tourna vers son collègue : « ça te dit que l'on aille faire un tour dehors ? J'ai bien envie de prendre l'air... » Pour être honnête, elle n'avait pas envie de mettre fin à leur conversation.

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bowenien
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MessageSujet: Re: L'alcool délie les langues [Feat. Tahlia Wates]   Dim 11 Nov 2018 - 16:11

Au travail, sur les différentes enquêtes où ils travaillaient, Donovan et Tahlia travaillaient souvent ensemble. Certes leur binôme était souvent critiqué et mis au centre des discussions au vu du caractère des deux flics, mais malgré le fait qu'ils enfreignent souvent le règlement, leurs supérieurs sont forcés de constater que le résultat est bel et bien là. Et ça, ça vaut bien plus que tout ce qu'ils pourraient dire sur le contraste entre les deux policiers. Il est vrai que leur binôme était plutôt atypique, et même s'il fonctionnait plutôt pas mal sur le terrain, il n'empêchait que derrière leur bureau respectif, ils n'hésitaient pas à se provoquer mutuellement, à s'envoyer des piques qui, vu de l'extérieur pourrait faire croire qu'ils ne peuvent pas s'encadrer. Mais là vérité était tout autre, ils s'entendaient bien, c'est juste qu'ils avaient une manière très particulière de le montrer. Si ses supérieurs avaient mis Tahlia avait lui, c'est aussi parce que c'est la seule qui n'avait pas encore jeté l'éponge. Au contraire, elle était quasiment la seule personne qu'écoutait l'allemand, alors, elle pouvait encore peut-être le faire changer et le raisonner lorsqu'il le fallait.

Pris d'une pulsion qu'il ne pouvait pas s'expliquer lui-même, le lieutenant de police passa sa main sur la joue de sa collègue, qui à l'instant précis où cela est arrivé, n'était plus sa collègue mais plutôt une simple femme qu'il aurait pu rencontrer n'importe où, si tant est qu'il ne passe pas ses soirées au bar. En contrepartie, la jeune femme lui adressa un sourire. À cet instant, Donovan se sentait comme ... apaisé. Il ne pouvait pas pleinement expliquer l'état d'esprit dans lequel il était, mais il venait, une fois de plus, de montrer que sous ses airs de parfait connard et de je m'en foutisme, il y avait bien plus que ça, comme un homme tendre, doux et protecteur envers une femme lorsqu'il le décide. Ce que Tahlia n'avait jamais eu l'occasion de constater avant ce soir.

Pour essayer de changer la donne entre eux, Tahlia lança un pari, un pari que Donovan savait déjà qu'il ne pourrait pas tenir, mais surtout, que s'il perdait, ça se révélait très dangereux pour lui, pour son image, ou du moins, pour celle qui se mais sa véhiculer malgré que ce ne soit pas véritablement ce qu'il était quand on creusait un tant soit peu. Mais personne n'avait jamais fait cet effort, si ce n'est que sa défunte épouse, personne n'a réitéré cette expérience depuis. Même si Tahlia essayait de cela, et qu'elle s'y prenait de manière assez particulière, elle tentait tout de même de savoir ce qu'il cachait derrière ce masque qu'il portait.

La brune eut alors des propos sincères, beaucoup trop d'ailleurs. Ce qui déstabilisa le quadra qui n'était pas habitué à entendre de telles choses. Et même si sur l'instant il ne dit rien, il savait qu'au fond de lui, ces paroles auraient un écho. Un écho qui le ferait réfléchir avant de faire quelque chose. Mais pour le moment, il ne pouvait pas dire quoique ce soit face à ça, il savait que sa coéquipière avait raison, et affirmer le contraire aurait été d'une mauvaise foi sans fin. En temps normal, il n'aurait pas eu de problème à la contredire, mais pas ce soir.

Les apparences peuvent parfois être trompeuses, en voyant les deux policiers agir comme ils le faisaient tout le temps, on pourrait penser qu'ils se détestent et ne se supportent pas, mais c'est tout le contraire, bien que ces mots n'ont jamais été prononcé de manière audible. Ce soir, Tahlia venait de le lui avouer et Donovan préférait la charier plutôt que de lui avouer que c'était réciproque. Du moins, pas sans enrober ses propos pour qu'ils paraissent moins direct. Dire à quelqu'un qu'il l'apprécie, ce n'est pas dans les habitudes du flic, il se sent un peu mis à nu et ça le déstabilise plus qu'il ne voudrait l'avouer.

" - Fait gaffe à ce que tu dis Wates, je pourrais ne pas entendre quand quelqu'un menace de te tirer dessus !"

Bien évidemment, il blaguait, il ne pouvait pas délibérément laisser la brune se faire tirer dessus parce qu'elle s'était permis de critiquer son âge déjà bien avancé. Et puis, il ne pouvait pas le faire parce que c'était Tahlia, et qu'il tenait à elle. S'il lui arrivait quoique ce soit par sa faute, il se sentirait forcément coupable et, peut-être qu'il ne s'en relèvera jamais.

" - Avec plaisir Mademoiselle Wates. Une préférence pour l'heure, l'endroit et le jour ?"

Dîner avec elle ? Ça ne posait aucun soucis à Donovan, du moment qu'elle n'entrait pas des questions ou des interrogations pour tenter de le remettre sur le droit chemin. Ou bien qu'elle tentait de le raisonner par rapport à son programme concernant sa vengeance personnelle. Et puis, c'était aussi l'occasion de se retrouver dans un restaurant, savoir s'ils étaient capables d'être responsable d'eux-mêmes pour ne pas faire un scandale au milieu d'une foule d'inconnus.

" - Si tu veux." répondit-il en guise de réponse pour sa question.

Peut-être qu'aller dehors leur ferait du bien, que ça leur permettrait aussi de remettre leurs pensées en place avec l'air frais de la soirée. Il tenta de se lever, tituba quelque peu avant d'aligner ses pieds l'un devant l'autre et de regagner la sortie. La rue était quasiment déserte, et ils se retrouvaient là tous les deux, dehors.

" - Cette soirée est vraiment à milles lieux de ce que j'aurai pu imaginer en m'installant au bar." avoua-t-il tandis qu'il faisait quelques pas sur la chaussée.

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