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 Être parisien, ce n’est pas être né à Paris, c’est y renaître + Léanche

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Diplodocus
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MessageSujet: Re: Être parisien, ce n’est pas être né à Paris, c’est y renaître + Léanche   Lun 10 Sep 2018 - 22:36

Blanche et Léo étaient touchés d'une malédiction. Le genre de mauvais sort qui détruisait tout sur son passage. Ils n'arrivaient jamais à être heureux, ensemble. Leur bonheur finissait, tôt ou tard, par être saccagé sur leur passage. Il y avait eu leurs erreurs de jeunesse, celles que l'on fait alors qu'on est encore que des adolescents naïfs, mais aussi leurs erreurs conscientes : leur jeu de séduction, cette relation amicale qui débouchait sur des sentiments cachés, l'avortement, le mariage... Ils s'étaient retrouvés, des années après la tempête, sans pour autant changer leur sort. Maudits, ils l'étaient, et ils s'étaient quittés comme ils savaient le faire, dans des au revoir qui les caractérisaient bien. Blanche n'avait su trouver le sommeil. Seule dans la chambre d'invité, elle ressassait le passé de ses mauvaises décisions. Ces choix qui avaient commencé par cet enfant qu'elle avait dû apprendre à laisser partir. Mains sur son ventre, là où il aurait pu résider pour quarante semaines, la blonde sanglotait silencieusement sur son lit à peine défait. Cette décision, qu'elle avait prise seule, avait été la pire de toutes. Pire que de laisser l'homme qu'elle aimait être heureux, enfin. Pire que de lui permettre de trouver finalement l'amour, le vrai, celui qu'il saurait porter. Aujourd'hui, elle se demandait si les choses auraient pu être différentes. S'il l'avait supporté dans la démarche, lui qui ne semblait pas prêt pour une relation aussi sérieuse à l'époque. Ou si, au contraire, il lui aurait implorer de le garder, cet enfant surpris, le fruit de leur amour inavoué. Tant de questions qui demeureraient sans réponses. C'était terminé, cette histoire et toutes les autres. Tout ce qui concernait Léo était loin derrière elle. Cette rencontre inattendue, aujourd'hui, n'avait rien à voir avec la réalité. Paris, c'était grand. Rien n'assurait les deux ex-amants de se retrouver, encore une fois, sur la grande place. Après avoir fermé son tiroir de mémoire, enfouissant ces souvenirs dans ses pensées, Blanche trouva enfin le sommeil, épuisé. Les jours passèrent, elle prit du temps pour se remettre sur pied sans laisser paraître le vide que Léo avait fait en elle. Il avait emporté avec lui une partie de son coeur qu'elle n'arrivait plus à combler, à présent. Pour sa Grand-mère, et le peu de temps qu'il leur restait encore ensemble, Blanche s'efforçait d'être le boutentrain qu'elle était toujours. Présente, comme elle le pouvait, pour celle à qui elle devait son prénom. Blanche lui ressemblait beaucoup d'ailleurs, il ne fallut donc pas de temps à sa grand-mère pour comprendre que sa petite fille n'était pas au top de sa forme. Et c'est en lui ordonnant d'aller visiter la ville que la blonde comprit ce pour quoi elle aimait tant cette femme. Blanche donna un doux baiser sur la joue de sa grand-mère et, carte en main, elle reprit la route vers la découverte de ce pays dont elle avait tant rêvé.
Devant un étant de nouveaux paysages, il était rassurant d'apercevoir un visage connu au travers des foules inconnues. Léo, dos à elle, sirotait son café exactement au même endroit qu'à leurs retrouvailles. Blanche se précipita vers lui. Il sentait bon, le vent frais lui permettant d'humecter ce mélange de gel douche et de Cologne délicate. En sa présence, c'était comme si elle avait finalement retrouvé le morceau qui manquait à son coeur. La tatoueuse lui fit face, finalement, après s'être faite secrète, lissant un sourire adressé que pour lui sur ses lèvres rosées par le brillant à lèvres. Fidèle à tes habitudes, Emerson. Toujours où il y a de jolies filles. Blanche riait doucement, sans une pointe de méchanceté dans son commentaire. Elle le connaissait, après ces années, elle savait bien trop comment il était. Léo et ses dames, impossible de leur résister. Du moins, autrefois. Blanche espérait pour sa femme qu'il avait changé un peu. Qu'il était à présent satisfait d'une seule, de celle à qui il avait mis la bague au doigt. Prête à rebrousser chemin, à la laisser terminer son petit-déjeuner dans le calme, l'Australienne fit part de son départ à l'homme qui se leva d'un bon. Il attrapa le bras de la blonde dans un doux contact, assez fermement pour lui imposer de rester près de lui. Blanche regarda la main de l'homme posé sur son bras, ses doigts qui serraient légèrement sa peau bronzée. Son coeur battait fort, trop fort, elle était persuadée qu'il arrivait à l'entendre. Elle finit par lever les yeux vers lui, lui faisant affront. Je... Oui et non en fait.. Par ses paroles, elle lui fit comprendre qu'elle ne le quitterait pas, pas pour le moment du moins. Il lâcha sa prise, le regard toujours posé sur elle. Je voulais visiter la ville, tu sais les attraits touristiques un peu clichés de Paris. La tour Eiffel, l'Arc de Triomphe, le Musée du Louvre, les Champs-Élysées... Enfin tout ce que les touristes veulent visiter. Elle gloussait en regardant ses chaussures, un peu gênée par ses envies clichées, mais aussi par sa présence. Il était beau et il la regardait, droit dans les yeux comme il en avait l'habitude. Ce regard qui la faisait fondre. Enfin... Si je ne me perds pas en route!

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MessageSujet: Re: Être parisien, ce n’est pas être né à Paris, c’est y renaître + Léanche   Jeu 13 Sep 2018 - 21:52

Blanche connaissait Léo par cœur, elle l’avait fréquenté durant tellement d'année, elle avait subi ses frasques et son caractère. Elle connaissait évidemment son point faible pour les jolies filles, celui-ci n'étant plus à prouver, elle avait elle-même été l’une de ses faiblesses. Il baissa les yeux furtivement avec un mince sourire aux lèvres. Tu me connais… il confirmait ses dires, même s’il avait changé avec les années, même s’il s'était grandement assagi. Mais c’était parfois plus simple de se faire passer pour celui qu’on avait toujours été, de garder cette image qu’elle avait de lui, même erronée.
Paris était tout petit, les locaux n’arrêtaient pas de le dire, mais Paris était si dense, pour celui qui ne connaissait pas. Il était si facile de se perdre dans le dédale de ses rues, de lever le nez pour regarder une jolie façade en marchant et puis de se tromper de route sans s’en rendre compte, juste parce qu’on avait été distrait. Léo s’était mainte fois perdu, mais c’était sa façon favorite de découvrir une ville, il se laissait guider par son instinct, il découvrait au gré de ses pérégrinations, parfois sans but, il aboutissait dans un endroit superbe. Il poussait de lourds portails pour découvrir des cours fleuries, il se laissait attirer par une bonne odeur et entrait dans un restaurant qui ne payait pas de mine mais où il mangeait bien, il n’avait pas peur d’être seul pour arpenter la ville, c’est de cette façon qu’il avait rencontré plusieurs de ses amis, des rêveurs solitaires, comme lui. Et puis il y avait les bouquiniste du bord de Seine qui vendaient de vieux livres aux couvertures patinées par le temps et qui avaient cette odeur si particulière. Paris le faisait rêver et il vivait ce rêve tous les jours. Parfois il y avait les jours de pluie et le froid de l’hivers, les pannes de métro et les gens malpolis, il y avait les odeurs d’urine dans les rues étroites et les vendeurs à la sauvette qui le prenaient pour un touriste, parce que Paris n’était pas que jolie, mais ça faisait parti du jeu. Léo adorait Montmartre, celui, surprenant, qui se cachait des badauds, celui un peu éloigné de la foule et qui avait un charme fou, celui où il ne manquait pas d’aller pour se rappeler de Fleur avec qui il avait tant de souvenirs joyeux. Il aimait aussi aller chiner chez les brocanteurs, en vérité il avait cette immense chance de pouvoir prendre le temps de vivre et il en profitait largement. Alors rencontrer Blanche ce matin, avec son sourire toujours aussi mutin et ses taches de rousseur qui lui donnait cet air d’éternelle gamine, c'était une occasion, celle de redécouvrir ce Paris qu’il aimait tant, au bras de la blonde qui ne connaissait pas. C'était se prêter au jeu du tourisme, se mêler à la foule et s’enivrer de son parfum délicat tout en renouant cette fois avec des souvenirs plus heureux que ceux évoqués l’autre jour. Encore fallait-il qu’elle accepte qu'il l’accompagne, elle qui semblait tellement le craindre, lui et son charme auquel elle ne savait pas résister, lui et tout le mal qu’il avait fait, lui qu’elle pensait en couple et heureux. Je pourrais te servir de guide, avec moi tu ne te perdrais pas. Et puis ça fait un moment que je ne suis pas allé voir la dame de fer, j’imagine qu’elle n’a pas changé de place ! Il fit le tour de la table, déjà prêt à la suivre. Enfin si tu veux bien d’un peu de compagnie. Il n’allait pas s'imposer. Pourtant il en mourrait déjà d’envie, de l’accompagner, de lui parler de cette ville qu’il aimait tellement, de l'écouter rire et de la voir s'émerveiller. Blanche semblait épuisée, sûrement que ce séjour était éprouvant pour elle, voir sa grand-mère malade, être loin de ses proches. Elle avait besoin de se changer les idées, de voir que la vie était belle même dans les épreuves et que lui n’était plus cet idiot qui l’avait éconduit de façon si brutale. Tu es consciente que Paris ce n’est pas Bowen ?! Si tu fais le tour de la ville en une journée, ici il t’en faudra plusieurs pour faire au moins tout ce que tu viens de me citer, sans parler de tout le reste. Et cette idée là lui plaisait bien, à Léo, celle de passer plusieurs jours à flâner auprès d’elle.

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Ce mois-ci, afin de marquer le coup pour les six belles années de rétro, nous avons décidé de mettre en place une grosse intrigue qui nous réunira tous (du moins, on l'espère) ! Scindés en quatre groupe, la guerre est déclarée !
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