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Ce jeudi 31 octobre à 18h, venez embarquer dans un merveilleux bateau de croisière pour une soirée inoubliable ! Une soirée qui s'annonce amusante, frissonnante et même ... terrifiiaaante ! » rendez-vous ici pour plus d'infos.
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 Être parisien, ce n’est pas être né à Paris, c’est y renaître + Léanche

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MessageSujet: Re: Être parisien, ce n’est pas être né à Paris, c’est y renaître + Léanche   Être parisien, ce n’est pas être né à Paris, c’est y renaître + Léanche - Page 5 EmptyMar 15 Oct 2019 - 16:27

Je ne sais pas ce que je cherchais en t’emmenant ici. C’était un mensonge. Celui d’un homme perdu, effrayé. Il savait pertinemment ce qu’il cherchait, Léo, il la voulait elle, il ne la voulait que pour lui, sans les regards des parisiens, il voulait qu’elle se sente bien, en sécurité grâce à lui, il voulait qu’elle oublie sa peine, au moins pour quelques heures, juste le temps d’une escapade qui se voulait douce, romantique. Il voulait retrouver le chemin de ses bras, celui de sa peau pour la redécouvrir alors qu’il avait l’impression de tout avoir oublié en cinq années sans la toucher. Il voulait tout ça et pourtant il n’arrivait à rien depuis qu’ils n’étaient que tous les deux. C’était si simple à Paris, lorsqu’ils étaient entourés de monde, l’alchimie crevait les yeux, tout leur entourage le savait, même bien mieux qu’eux, mais dès lors qu’ils se retrouvaient seuls, Léo trouvait milles raisons ou façon de fuir. Comme lorsqu’il l’avait ramené chez lui après la soirée et qu’il s’était endormi sur son épaule, comme quand il l’avait repoussée alors qu’elle l’embrassait à Notre-Dame. Pour autant il était toujours le premier à s’emparer de sa main ou à fantasmer sur son corps toujours aussi attractif, mais il se donnait l’impression d’être une vraie poule mouillée. Probablement que la simple vérité c’était que derrière tout ça, s’ils franchissaient ce cap qu’il s’interdisait, tout allait changer. Ils ne seraient plus ces anciens amants, ni même ces amis qui tentaient de donner le change, ils retomberaient dans leurs anciens travers, dans l’envie de plus, plus qu’ils ne pouvaient s’offrir, plus qu’ils ne devaient espérer. Une fois leur dîner achevé, alors que Blanche avait entrepris de faire la vaisselle comme pour s’offrir un peu de répit, Léo comprit qu’il la perdait, qu’il manquait sa chance par excès de trouille. Il ne cherchait pas à en faire sa proie, il avait arrêter de jouer à ce jeu là depuis bien longtemps, ça ne l’amusait plus. Qu’elle y croit ou non il ne le faisait pas exprès de ranimer le feu pour mieux l’éteindre par ses absences. Et une fois derrière elle il hésita une dernière fois avant de se jeter à l’eau. Il aurait très bien pu l’entourer de ses bras, passer sa main dans ses cheveux et sentir se hérisser sa peau sous ses doigts, l’embrasser dans le cou avant qu’elle ne se retourne, il aurait pu la faire frémir comme il savait si bien le faire et dans ce cas elle aurait succombé, il le savait. Mais il avait fallu qu’elle se retourne, qu’elle l’interroge de ses grands yeux, comme il aimerait, il aimerait quoi ? Elle ne disait rien mais son regard parlait pour elle et ce fut suffisant pour qu’il hésite encore une seconde avant de se jeter dans le bain, d’agripper sa main comme il s’accrocherait à une bouée avant de sombrer, de poser une autre main sur sa joue et de la faire rougir. Elle était si belle, si fragile, lorsque ses joues s’empourpraient, même après tant d’années, même en le connaissant par cœur, elle rougissait encore face à lui. Pourtant son regard se déroba et son soupir finit de l’achever. Léo se crispa. Non, ils n’y avaient pas droit. Sa main quitta son visage comme si celui-ci le brûlait, c’était probablement la première fois qu’elle se refusait à lui. Interdit il ne bougea pas alors qu’elle retirait sa main de la sienne pour mieux chercher à reculer, mais elle était prise au piège entre l’évier et l’australien. Emerson aurait pu profiter de cet avantage pour s’avancer encore et lui faire admettre qu’elle en avait envie autant que lui, néanmoins il ne fit rien, s’aurait été bien trop violent et il n’avait pas pour habitude de la pousser à faire ce qu’elle disait ne pas vouloir. Ses prochains mots lui firent l’effet d’un couteau en plein cœur, lui faisant réaliser combien il avait été égoïste une nouvelle fois, n’écoutant que ses caprices sans s’attarder sur la peine de son ex. Blanche était en deuil, elle était malheureuse, désemparée suite au décès de Claire et lui la seule chose qu’il offrait c’était de s’enfuir dans les bras de son amant terrible, celui qui la plantait à chaque fois, celui qui n’était en rien une sécurité pour elle, pire, il était bien capable de faire encore plus de mal. Evidemment Léo ne prenait pas la mesure de tout ce qu’il se passait dans la tête de la blonde, de toute la culpabilité qu’elle ressentait en ressassant le fait que la nuit du départ de sa grand-mère elle papillonnait avec lui. Il la fixait sans comprendre, il s’en voulait d’avoir laissé passer sa chance. S’écartant pour la laisser passer alors que Blanche s’excusait en invoquant la fatigue, il la regardait s’enfuir dans le couloir, la porte se referma et il resta seul. Fixant le vide quelques secondes il se décida enfin à quitter la cuisine. A pas feutré il s’avança vers la chambre de Blanche, restant quelques secondes devant sa porte, hésitant à frapper, pourtant elle avait été claire, elle ne voulait pas de lui ce soir. Il retourna alors sur ses pas, attrapa la bouteille de vin et son verre sur la table et sortit dehors. Il se servit un verre en regardant la piscine, but quelques gorgées en essayant de ne pas penser à la belle endormie si près de lui. Et comme c’était impossible il se déshabilla pour plonger dans l’eau. Il fit quelques longueurs qui lui vidèrent la tête et l’apaisèrent puis il ressortit, attrapa une serviette qu’il passa autour de sa taille et s’installa sur un transat pour observer les étoiles en se resservant un verre. La nuit n’était pas si belle, avec les lumières de la ville il ne voyait pas grand chose, mais ce n’était pas si important, déjà le sommeil l’emportait et il s’endormit dehors avec pour seul vêtement cette serviette humide qui n’allait pas lui tenir bien chaud quand la fraîcheur arriverait.

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MessageSujet: Re: Être parisien, ce n’est pas être né à Paris, c’est y renaître + Léanche   Être parisien, ce n’est pas être né à Paris, c’est y renaître + Léanche - Page 5 EmptyDim 20 Oct 2019 - 3:53

Il avait tort sur toute la ligne, Léo, s'il croyait avec certitude qu'elle n'avait pas envie de lui ce soir. Ce soir ou jamais. C'était bien le contraire, plutôt. Elle avait bien trop envie de s'abandonner à ses bras, dans ce havre de paix qu'il lui offrait pour le weekend, loin des cartons, loin de l'appartement qui sentait l'odeur de sa grand-mère, loin des souvenirs. Dans u endroit où ils pourraient revivre, tous les deux, leur histoire sans s'en arrêter. Et, pourtant, ça avait été tout le contraire. Ils s'étaient plongés dans leurs souvenirs, ceux qui dépassaient Paris, et ils s'en étaient laissé atteindre à un tel point que leur coeur, déjà bien trop fragilisé, avaient décidé de se bloquer. Mais elle le voulait, elle voulait ses bras et sa peau, son âme et son coeur. Elle le voulait, comme elle n'avait jamais voulu quelqu'un d'autre. C'était bien ça, le problème. C'est qu'elle désirait tellement le retrouver, qu'elle en avait oublié les enjeux d'un tel risque. Elle avait oublié, en acceptant ce moment de répit, qu'ils finiraient par se détruire à force de devoir s'oublier. Léo initia un rapprochement, après s'en être empêché toute la journée, posant une douce main sur la joue de son amante. Avaient-ils droit ? Étaient-ils en mesure de survivre à une nouvelle rupture ? Si Léo le pouvait, Blanche, elle, n'en avait plus la force. Les adieux, elle en avait fait bien assez lors de son premier séjour à Paris. Elle s'était donc enfuie dans sa tour d'ivoire, assez loin pour que son coeur arrête de saigner. Elle ne s'était jamais refusée à lui, elle ne s'était jamais mis de barrière. Mais, ce soir, elle s'était montrée raisonnable. Dans la chambre, sur le lit qui n'était pas le sien, draps froids auxquels il manquait la peau du photographe pour les réchauffer, Blanche s'y effondra et après avoir pleuré toute la peine que son coeur pouvait encore supporter, elle finit par s'assoupir, au-dessus des couvertures, l'odeur de chlore encore sur la peau. Quand elle ouvrit les yeux, l'Australienne se frotta les tempes, cherchant à taton le réveil matin sur la petite table d'appoint, réveil qui affichait les cloches des petites heures du matin, deux heures sur l'horloge. Mal de tête, Blanche laissa ses pieds nus gagner le sol, essuya le reste des larmes qui avaient séché sur ses joues avant de regagner le chemin vers la cuisine. La maison était plongée dans une noirceur feutrante, ne connaissant pas bien les lieux, la blonde marchait à pas prudents jusqu'à l'évier où elle se coula un grand verre d'eau. Verre en main, prête à retourner, elle fut arrêtée par la sensation d'une brise de fin d'été fraîche contre ses jambes nues, short qu'elle n'avait pas troqué contre un pantalon de pyjama. La grande porte menant vers la cour arrière était entreouverte. En s'approchant pour la refermer, elle aperçut près de la piscine, une silhouette reposée. Il n'était que tous les deux dans cette maison un peu reculée du centre de la ville, sans même y apercevoir le visage, elle savait de qui il s'agissait. Mais, attirée comme un aimant, elle ne put s'empêcher de sortir. Sortir et laisser ses pas guider sa raison, laisser son coeur guider son bon sens. Jusqu'à lui, assoupi, endormi sur le transat, pour seul vêtement une serviette de plage. Blanche recula d'un pas, hésita le réveiller. Et, pourtant, elle s'avança près de lui, s'accroupit pour être à sa hauteur, passa une main hésitante dans les cheveux du brun. Léo..., dit-elle avec douceur en espérant que ces gestes affectueux soient suffisants pour lui faire ouvrir les yeux, qu'il ne soit pas plongé dans un sommeil complet.

hj : pardonne-moi mon chat, je suis malade comme un chien, mais j'avais tout de même envie de me soigner avec un léanche.

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MessageSujet: Re: Être parisien, ce n’est pas être né à Paris, c’est y renaître + Léanche   Être parisien, ce n’est pas être né à Paris, c’est y renaître + Léanche - Page 5 EmptyJeu 24 Oct 2019 - 23:38

Il y avait tant de signes contraires, tant de mots au bords des lèvres qui n’arrivaient pas à sortir. Une frustration palpable entre ces deux amants qui s’interdisaient de s’aimer. C’était l’histoire de leur vie, à Blanche et Léo, l’interdit, celui qui donnait le frisson et celui castrateur qui les laissait sur leur faim. Le photographe avait cette désagréable impression de n’avoir vécu que des occasions manquées avec cette blonde là. Tellement de nuits de plaisir durant lesquelles il aurait pu s’accorder quelques confidences sur ses sentiments, ceux qu’il n’avait jamais assumé, ceux qui lui avaient toujours fait peur. Mais jamais il n’avait eu le courage de dire quoi que ce soit, c’était bien plus simple, à cette époque, de la garder comme amie tout en continuant à filer de bras en bras jusqu’à en épouser une autre. Et depuis leurs retrouvailles c’était à peu près pareil, l’intimité en moins, ils semblaient sur le fil depuis cette rencontre un jour de juin, ils jouaient les romantiques à Paris et se séduisaient chaque jour un peu plus mais sans jamais sauter le pas, pire, c’était presque un pas en avant et deux en arrière, un mauvais pas de deux qu’ils dansaient mal. Ces quelques jours au bord de mer auraient pu être idylliques, mais tout allait de travers et ce samedi soir il se retrouvait seul à déambuler dans cette grande maison avec son verre dans une main et la bouteille dans l’autre. Alors que Blanche semblait s’être enfermée à double tour comme s’il lui faisait peur, comme si elle se protégeait du mal qu’il pourrait lui faire. Et elle avait bien raison, parce que lui faire mal, il n’était bon qu’à ça, il fallait se rendre à l’évidence. Mais dans l’obscurité de cette demeure silencieuse, Emerson se sentait mal, il avait le vague à l’âme comme si la blonde était déjà repartie à l’autre bout du monde, comme s’il avait une nouvelle fois laissé filer cette simple idée du bonheur qui s’était imposé à lui et à laquelle il n’avait pas voulu croire. Alors il finissait de se laisser enivrer par le vin et il se rendit compte qu’il avait l’alcool triste, alors qu’habituellement il le rendait joyeux. La douce euphorie ne viendrait pas ce soir, elle laissait place à une mélancolie qui lui collait le cafard et lui rappelait les nombreux souvenirs, avec Cambridge, heureux ou non et les nombreuses fois où il aurait voulu… mais où il n’avait rien dit, tout comme ce soir. Une fois qu’il eut délaissé ses vêtements pour plonger dans l’eau, au fond de la piscine là où tous les bruits étaient atténués, même ceux de son cœur qui battait trop vite et qui lui faisait mal, il sentit une sorte de plénitude s’emparer de lui, elle ne durerait pas, c’était seulement une trêve qu’il s’accordait en nageant, pour ne penser à rien, pour s’empêcher d’aller tambouriner à cette porte en la suppliant de le laisser entrer. Il avait fait assez de dégâts… Puis quand il lui sembla qu’il était assez épuisé, par la nage et l’alcool, un mélange étourdissant, il s’allongea sur le transat froid et laissa la fatigue l’emporter. Ce fut un sommeil agité peuplé de cauchemars sans queue ni tête, ceux d’un homme tiraillé entre la raison et le cœur. Il ne sentit pas la main que Blanche passait dans ses cheveux encore humides, ce fut seulement cette voix venue de très loin pour éveiller son esprit qui le réveilla en sursaut. Un peu désorienté, Emerson resta un instant sans comprendre où il se trouvait ni combien de temps il avait dormi. Il ne sentait pas le froid qui s’était emparé de son corps, il ne voyait que le visage de Blanche tout près du sien et de sa main il attrapa son poignet pour qu’elle ne soit pas tentée de se relever. Reste avec moi. Là dehors, ici ce soir, ici en France, il y avait mille façons d’interpréter ses mots mais il ne précisa pas. Il remonta sa main sur le bras de la blonde, sentant un courant électrique qui parcourait tout son dos et il se redressa pour que son visage se trouve face au sien, beaucoup trop proche. J’en peux plus Blanche, j’ai essayé de résister, j’te promet, parce que j’avais juré d’arrêter de te faire espérer après moi. Mais j’en ai marre qu’on ait peur, j’en ai assez de te fuir alors que la seul chose que je veux c’est te serrer dans mes bras. J’veux qu’on s’aime, même si ce ne sont que quelques heures, quelques jours. Même si tu dois repartir… On s’en voudrait encore plus de ne pas avoir profité et la vie est trop courte pour les regrets. Et puisque leurs souffles se mêlaient déjà Léo n’eut qu’à se rapprocher pour presser ses lèvres contre celles qu’il espérait tellement.


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MessageSujet: Re: Être parisien, ce n’est pas être né à Paris, c’est y renaître + Léanche   Être parisien, ce n’est pas être né à Paris, c’est y renaître + Léanche - Page 5 EmptyVen 25 Oct 2019 - 7:44

Le coeur et la raison en dispute, en collision. L'un qui voulait s'éprendre, l'autre qui cherchait à se protéger. Conflit important, divergence d'opinion. Lequel devraient-ils écouter ? Lequel devraient-ils envoyer valser ? Le choix semblait simple, or, il était tout sauf facile. Le coeur, direz-vous. Oui, mais, comment aller le guérir, le panser, quand le jour du départ arrivera, quand Blanche devra dire adieu à celui qu'elle avait toujours aimé ? Comment renoncer à tout ce qu'elle avait toujours désiré, le retrouver, s'offrir à lui, sans obstacle. C'était bien la seule fois que cela leur arrivait. Autrefois, des obstacles, ils en avaient eu. De la peur, des histoires de cœurs. Ici, à Paris, leur seul ennemie était le temps. Le temps qui s'écoulait et qui leur manquait. Le temps qu'ils ne pouvaient plus allonger. Le temps qui leur laissait savoir que leur sursit prenait fin. Au final, ils en avaient, un obstacle. Et bien plus gros que ce qu'ils auraient pu croire, ce jour de juin, quand leurs yeux se sont naïvement retrouvés. Jamais ils auraient pu imaginer, un jour, que le temps leur manquerait pour s'aimer. A force d'avoir voulu profiter des excuses, des peut-être un jour, ils avaient fini par manquer de temps. Ils avaient fini par se manquer de peu.
Au travers de la baie-vitrée, la lueur de la piscine reflétait sur le corps de Léo, attirant le regard de la blonde sur l'homme qui s'était assoupit, sans aucun doute un verre de trop entamé. Blanche s'était aventuré à l'extérieur, la brise de fin d'été faisait hérisser les poils blonds de ses bras, la chair fine de ses cuisses nues. Il faisait bien trop frais pour dormir à l'extérieur, encore moins lorsque l'on était trempé comme Léo, une idée folle pour attraper froid. La blonde s'était avancée vers lui, avait observer la coupe de vin vidée et la bouteille délaissée avant de caresser du bout des doigts, timide, les cheveux encore humides de l'homme endormi, accompagné d'une douce perceuse, voix presque murmurée pour le réveiller. Et quand il ouvrit enfin les yeux, Blanche arrêta ses caresses, la main toujours en suspend, le bleu des yeux du photographe qui brillaient à la lueur de la lune, qui laissaient leur profondeur envoûter l'éternelle faible qu'elle était. Doucement, il s'empara du poignet de la tatoueuse, la forçant à rester près de lui, à sa hauteur, le visage si près que leurs souffles pourraient s'entrecroiser. Le coeur de Blanche accéléra, s'affolait dans sa cage d'ivoire alors qu'il s'approchait encore plus, dangereusement, de son visage, comme s'il ne l'était pas assez. Bouche entrouverte, elle respirait avec difficulté. Et si de l'air arrivait à ses poumons alors qu'il ne faisait que la regarder, lorsqu'il lui fit part du fond de ses pensées Blanche se vit le souffle complètement coupé. Rester avec lui, c'était ce qu'elle voulait. Mais ils s'avaient bien tous les deux que cette requête leur était interdite. Et avant même qu'elle ne puisse le lui rappeler, Léo envoya valser la raison, listant les bonnes raisons de s'abandonner l'un à l'autre, attendrissant le cœur de la blonde, les yeux humides, la peau chaude. Je t'aime déjà, se contenta-t-elle de commenter, émue, avant que leurs lèvres ne viennent se rencontrer enfin, dans une danse lente, au départ, mais qui s'intensifiait au fur et à mesure que la musique jouait, langues qui se mêlaient à la valse, alors que la blonde pressait sa poitrine contre le torse nu de l'Australien. Puis, quand la raison les heurta à nouveau, Blanche laissa leur corps se séparer encore un peu. J'en ai tellement envie. J'ai besoin de sentir ta passion, de savoir qu'au fond on ne s'est jamais réellement quitté, qu'on est toujours les deux amoureux aveugles que l'on était à Bowen. Les adieux feront mal, je le sais, je le sens déjà, mais je t'aime trop pour oser te résister encore plus longtemps.

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MessageSujet: Re: Être parisien, ce n’est pas être né à Paris, c’est y renaître + Léanche   Être parisien, ce n’est pas être né à Paris, c’est y renaître + Léanche - Page 5 EmptyJeu 31 Oct 2019 - 0:30

L’australien n’avait plus peur de ces mots qui le faisaient fuir à une époque. Il sourit timidement alors que Blanche avouait ce qu’il savait déjà, qu’elle l’aimait. Il avait envie de l’entendre, il avait besoin qu’elle le lui dise, parce que cet aveu le réchauffait et lui donnait confiance. Pour toute réponse il l’embrassa, d’abord doucement, puis il se laissa envahir par l’envie qui ne l’avait pas quitté depuis des jours, celle qu’il refoulait depuis bien trop longtemps. Il l’aimait à sa façon, sans le lui dire, parce que les mots étaient toujours aussi difficiles à formuler, même à l'approche de ses quarantes ans. Il l’aimait comme il savait si bien faire, en s’emparant de son corps pour le faire frémir. Il sentit la résistance de la blonde et accepta d’être séparé d’elle à regret. L’écoutant, inquiet, Léo pensait qu’elle le repoussait, qu’elle refusait de s’abandonner, pourtant c’était tout le contraire. En elle aussi c’était le combat de l’envie contre la raison, mais l’envie gagnait toujours lorsqu’il s’agissait d’eux. Et il esquissa un sourire. S’approchant d’elle, il se leva tout en se plaquant contre son corps, au diable la serviette qui rejoignait le sol, un pas en avant, Blanche reculait, encore deux autres pas et ils tombaient dans l’eau, ensemble, dans une chute qui fit bondir leur cœur et monter l’adrénaline. Le choc du plongeon, l’impression de suffoquer, remonter à la surface, trouver de l'air et se chercher des yeux, toujours. Se retrouver, ils n’étaient pas bien loin l’un de l’autre. Léo fendit l’eau pour l'atteindre, saisir sa nuque entre ses mains, il l’embrassa à pleine bouche, c’était sa façon à lui de retrouver son souffle, en le mêlant au sien. Ces baisers avaient un goût de chlore et d’au revoir, une urgence de se rejoindre, comme un besoin vital. Ils heurtèrent le bord de la piscine et le brun en profita pour descendre le long de son cou, il avait besoin de sa peau, ses baiser se faisaient presque mordants, il avait désespérément faim d'elle. Mais si lui était nu comme un ver, Cambridge était bien trop habillée pour la suite et quand Léo compris qu’il serait difficile de lui retirer ses vêtements dans l’eau il l’aida à se hisser sur le rebord, ensemble ils sortirent de l’eau pour gagner la première chambre qu’ils trouvèrent, celle du photographe dont une porte entrouverte donnait directement sur l’extérieur. Ils retirèrent ces tissus trempés avant de se retrouver sur le lit et s’aimer jusqu’aux premières lueurs du jour. Il fallait bien ça pour rattraper toutes ces années loin de l’autre et ces quelques dernières semaines à repousser l’inévitable. L’amour cette nuit là donnait l’impression d’une dernière chance, celle qu’ils voulaient bien se donner, avant de se quitter pour de bon, celle d’une histoire impossible pour tellement de raisons. Cette histoire qui aurait pu être si belle. Ils s’aimèrent jusqu’à ce que leurs corps lâchent, épuisés par cette journée éprouvante et le manque de sommeil. Blanche s’endormit dans les bras de son amant et Léo profita de ce moment quelques secondes avant qu’il succombe à son tour pour ne se réveiller que tard dans la mâtiné. Il se leva difficilement, laissant la belle endormie glaner quelques précieux instants de sommeil. Dans la cuisine il prépara du café et des œufs sur le plat, un peu de pain grillé pour un petit déjeuner improvisé. Il aurait pu aller chercher des croissants mais il n’avait pas envie de quitter cette maison, il voulait profiter de tous les moments avec Blanche. Portant tout sur un plateau il revint à la chambre alors que Cambridge se réveillait à peine et déposa le repas sur le lit en piquant un baiser sur l’épaule dénudée qui sortait de sous le drap. Bien dormi ?

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MessageSujet: Re: Être parisien, ce n’est pas être né à Paris, c’est y renaître + Léanche   Être parisien, ce n’est pas être né à Paris, c’est y renaître + Léanche - Page 5 EmptyJeu 31 Oct 2019 - 4:26

Leurs lèvres se sont retrouvées, comme si elles ne s'étaient jamais quittées, comme si les cinq années passées n'avaient pas existé. Comme si Paris n'était plus, comme si La Rochelle n'existait plus, exactement là où ils s'étaient laissés, tous les deux, à Bowen, le soir où leur relation s'était tristement déchirée, le soir où ils s'étaient finalement dits adieu. Blanche n'avait jamais été la seule dans le coeur du brun, jamais suffisante pour le rendre heureux. Il avait eu besoin de voir le monde, de voir ce que ces autres pouvaient lui apporter, cette autre surtout, celle avec qui il avait fait sa vie, de qui il avait toujours été amoureux, bien plus que de la tatoueuse, celle qui gagnerait toujours son coeur, peu importe où il l'emporterait. Celle qu'il avait choisi de marier, celle avec qui il se serait enfui, celle qu'il avait fuie pour retrouver Paris. Leur baiser avait un goût de retrouvailles nécessaires, de douces mélancolies, de frustrations silencieuses, d'amour inavoué, de passion qui ne s'était jamais envolée. Blanche se rappela alors tout ce qu'elle avait tenté d'oublier, ces cinq dernières années, tout ce qu'elle avait refoulé pour le laisser être heureux, tous les sentiments qui se cognaient contre sa cage thoracique, toutes ces émotions qui menaçaient d'éclater, de se faire voir au grand jour. Elle s'était éteinte pour le faire briller, pour lui donner le bonheur alors qu'au fond, pendant ces cinq années, elle avait été malheureuse. Malheureuse et séparée de lui. Elle avait tenté de vivre une vie sans traces de celui qu'elle aimait. Visiblement impossible à faire, la voilà dans ses bras, souffles mêlés, lèvres scellées comme si c'était leur dernière fois. Ce soir, elle avait envie de lui faire oublier l'existence de toutes ces autres, de celles qui étaient toujours mieux qu'elle. Il pourra les retrouver, les jours suivants son départ, les apprécier pour noyer leurs au revoir. Mais pour ce soir, ce n'était qu'eux. Blanche et Léo, envers et contre tous, amoureux pour la nuit. Un peu amoureux pour la vie, aussi. Envie qui gagnait, envie qui pressait, Léo qui menait la danse, les forçant à se lever tous les deux, à plaquer leurs corps l'un contre l'autre dans une course contre leurs baisers qui les fit tomber dans l'eau à force de reculer. Ils se lâchèrent seulement l'instant de se retrouver, incapables, à présent, de s'abandonner, pas alors qu'ils avaient cédé. Blanche parcourait de ses doigts le corps déjà nu de Léo alors qu'il s'attaquait à semer des baisers poignants sur toutes les parties de sa peau qu'il pouvait atteindre jusqu'à ce que cette envie qui pressait, dont ils ne cessaient de parler, reprenne le dessus sur le moment et les forces à s'émerger hors de l'eau pour retrouver un peu d'intimité. Sur le sol gisaient les vêtements mouillés de la blonde que l'homme envoya valsé à la première occasion. Le couple se laissa tomber contre le matelas, s'abandonna dans une seconde course aux baisers où l'enjeu final était l'amour qu'ils partageaient. Ils n'avaient plus besoin de parler, leur corps le faisait pour eux, laissant leurs gestes remplacer les mots et leurs râles de satisfaction se transformer en conversation, corps à l'unisson jusqu'au bout de la nuit, jusqu'à en être vidé, jusqu'à tomber, sans force, l'un dans les bras de l'autre, corps nus toujours entrelacés, incapables de se détacher. Ils savaient que c'était leurs derniers instants, que bien vite le petit matin pointerait le bout de son nez pour les ramener à la réalité, que leur pause de raison n'était pas éternelle et que dès que leur retour en ville sera prononcé, leurs tombes seraient creusées. Dans le grand lit de la chambre, Blanche était toujours endormie alors que le soleil avait fait son apparition dans la pièce. Elle n'avait pas conscience des rayons qui réchauffaient sa peau nue, ni même de l'odeur de café et d'oeufs qui s'émanait de la cuisine, à quelques pas d'elle. Son sommeil était profond, réparateur. Ces nuits dernières n'avaient pas été reposantes, le sommeil se trouvait difficilement dans l'appartement maintenant vide et froid sans la présence rassurante de Claire. Mais ici, dans les bras de Léo, tout semblait plus simple. Et tout prenait aussi fin. Et bien qu'elle dormait à poings fermés, qu'elle aurait pu passer la journée à paresser, Blanche finit par ouvrir les yeux quand Léo fit son apparition dans la pièce, petit déjeuné en main, baiser matinal qui lui manquerait. Trop bien, avoua la blonde, presque coupable d'avoir récupéré une nuit de sommeil en se redressant pour laisser une place à Léo dans le lit. Elle remonta contre sa poitrine encore nue le drap qui lui servait de chemise de nuit avant de porter son attention sur le plateau-repas qu'il venait de porter. T'aurais pas dû, dit-elle, gênée qu'il la traite comme une reine. Blanche s'empara de la tasse à café, porta ses lèvres au liquide chaud avant de jeter un oeil curieux à l'homme qui, lui, n'avait cessé de la regarder. Elle ne savait plus se comporter en sa présence, elle ne savait plus être. La nuit dernière, ils avaient franchi les barrières de l'amitié. Plus jamais ils ne seraient en mesure de revenir en arrière. Et elle finirait par rentrer à Bowen. Il finirait par vivre sa vie. Il rencontrerait quelqu'un, un jour, qui pourra partager pleinement sa vie. Pas comme Blanche qui se devait de retourner chez elle, à des milliers de kilomètres de lui. Et même si la vision de l'imaginer avec une autre femme lui était douloureuse, la blonde se forçait à croire qu'il en serait mieux pour lui que d'attendre après une femme qui ne pouvait être sienne. Blanche connaissait très bien l'enjeu de telles attentes et les conséquences qu'elles pouvaient avoir sur le coeur. Elle avait attendu, des années, que leur amour soit possible. Jamais le bon jour, jamais le bon moment. Le reste de la journée se passa en douceur. Ils n'abordèrent pas les jours à venir, les au revoir, les déchirures. Collés l'un à l'autre, ils s'étaient abandonnés au bonheur de partager des instants ensemble, avec la sensation qu'ils ne s'étaient, en réalité, jamais lâchés. C'était doux, rafraichissant. Puis, ils avaient fait leurs valises, les avaient mises dans le coffre de la voiture et s'étaient redirigés vers Paris. À l'entrée de la ville, le coeur de la blonde se serra comme si on tentait de lui arracher, comme si la réalité venait de la fouetter en plein visage. Léo la déposa devant l'immeuble à appartements de ses grands-parents et une fois les valises sorties du coffre, leur regard se croisa pendant de longues minutes. De longues minutes qui parurent à l'Australienne comme une éternité. Elle aurait aimé lui dire que son coeur saignait, qu'il criait de ne plus jamais se quitter, mais elle ne pouvait s'imposer à sa vie de la sorte, elle ne pouvait s'incruster dans le monde qu'il s'était créé. Et, pourtant, qu'est-ce qu'elle le voulait, qu'est-ce qu'elle aurait aimé lui dire. Que Bowen ce n'était pas important, qu'elle pouvait tout rebâtir ici, avec lui, si c'était ce dont il avait envie, lui aussi. Et, pourtant, elle ne lui offrit qu'un dernier sourire, un baiser sur les lèvres de Léo et une larme sur sa joue qui brûlait sa peau. Merci..., chuchota-t-elle. Un peu pour le weekend, un peu pour les sentiments partagés, un peu pour la marque qu'il laisserait à jamais sur son coeur. Pas de promesse de se revoir, ils se quittèrent, le coeur lourd, comme chaque fois qu'ils se disaient au revoir. Mais, ce qu'il ne savait pas, Léo, c'était que cette fois, c'était le dernier au revoir qu'ils s'autorisaient. Blanche repartait. Elle prenait l'avion dans les jours suivants. Il le savait, mais il ignorait qu'en réalité le départ était imminent. Elle l'avait tue, pour se préserver, pour protéger son coeur qui faisait déjà bien trop mal, pour taire la douleur oppressante qu'elle laissait bien trop sauver l'atteindre.

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MessageSujet: Re: Être parisien, ce n’est pas être né à Paris, c’est y renaître + Léanche   Être parisien, ce n’est pas être né à Paris, c’est y renaître + Léanche - Page 5 EmptyVen 1 Nov 2019 - 1:28

La parenthèse rochelaise prit fin presque aussi rapidement qu’elle avait commencé, quelques heures à peine, entre gêne et retrouvailles fougueuses et il était déjà temps de repartir. Ils partagèrent ce petit déjeuner au lit dans la douceur du matin avec l’odeur d’iode qui leur remplissait les poumons et les mouettes en fond sonore. C’était un cadre idyllique mais le couple n’avait pas assez de temps pour en profiter et rapidement ils durent plier bagage pour retourner à Paris. Sur la route ils n’échangèrent que peu de mots, comme à l'aller où ils étaient chacun perdus dans leurs pensées. Léo n’avait aucune envie de laisser Blanche, pas à présent qu’ils s’étaient retrouvés, pas après cette nuit qu’ils avaient partagé. Mais il n’osait rien dire, il avait déjà l’impression d’en avoir trop fait. Dans sa tête et dans son cœur c’était un bordel monstre, il se sentait simplement perdu. Alors il la déposa au pied de l’immeuble familial, sorti sa valise du coffre, leurs mains se frôlèrent lorsqu’il la lui rendit et une décharge électrique le parcourut. Il fixa la blonde de longues minutes qui donnaient l’impression que le temps avait suspendu sa course folle. S’il avait osé il l’aurait attiré contre lui, il lui aurait dit qu’il l’aimait ou tout autre chose qui aurait brisé cette attente et cette gêne qui s’emparait à nouveau d’eux. S’il en avait eu le courage il lui aurait dit tous ces mots qu’il retenait au fond de lui. Mais voilà, Emerson n’avait jamais été très courageux lorsqu’il s’agissait de se jeter à l’eau alors il la vit esquisser ce sourire triste et lui afficha un rictus contrit. Elle osa l’embrasser doucement et Léo ferma les yeux sous la caresse de ses lèvres, sans lui rendre son baiser. Il fit comme s’il ne voyait pas cette larme téméraire sur sa joue, celle qui le brisa en morceaux tout au fond de lui et qui broyait son cœur en la voyant résignée à partir. Son merci lui arracha un minuscule sourire, même s’il ne savait pas bien pourquoi elle le remerciait... merci d'avoir encore mis le feu aux poudres et foutu la merde dans une histoire déjà bien trop compliquée... Il sentait bien que c’était la fin, qu’elle ne lui disait pas tout, que derrière ces regards lourds de sens et ces gestes empruntés il n’y aurait plus rien. Mais il avait le cœur trop lourd pour interpréter le signes de cet au-revoir prématuré.  Léo laissa Blanche remonter dans sa tour d’ivoire, une fois la porte cochère refermée derrière elle il leva les yeux vers l’appartement et remarqua un vieil homme à la fenêtre, il le salua timidement de la main, se demandant depuis combien de temps le grand père de la blonde assistait au spectacle. Puis il tourna les talons pour rentrer chez lui, la poitrine serrée. Il lui fallu un peu de solitude pour se rendre à l’évidence, elle lui manquait chaque instant. Depuis que l’australienne était réapparue dans sa vie toutes les pensées du photographe le menaient à elle et à rien d’autre, plus aucune femme n’avait d’intérêt à ses yeux, tout semblait fade s’il ne le partageait pas avec elle. Il était douloureusement épris d’elle et s’il n’osait pas le lui avouer alors il continuerait à errer comme il le faisait depuis des jours, des semaines. Alors au bout de trois jours il prit le chemin de l’appartement qu’il connaissait déjà bien et sonna à l’interphone dans le but de l’emmener en balade, la journée était belle et il avait décidé de lui faire découvrir le Louvre, ils en avaient parlé mais n’avaient pas encore pris le temps de le faire, il ne restait que quelques jours à Blanche pour découvrir Paris, ils n’avaient plus tellement de temps à perdre. Le grand-père ouvrit à l’australien qui s’annonça et Léo monta les marches quatre à quatre avant de tambouriner à la porte avec un peu trop d’impatience. Le vieil homme qui lui ouvrit avait l’air épuisé. Bonjour Léo, vous avez besoin ? Emerson salua son aîné avant de froncer les sourcils, quelque chose clochait. Blanche est là ? Je vous l’emprunte pour quelques heures. Le vieux pris une expression désolée. Vous ne savez pas ?! Elle est partie pour l’aéroport. Son vol est à quinze heure. Bouche bé Léo resta muet un instant. Je croyais qu’elle partait en fin de semaine prochaine. L’autre regarda l’heure. Je ne sais pas ce qu’elle vous a dit… Puis il soupira doucement. C’est certainement idiot mon jeune ami... Mais il est encore temps de la rattraper, il n’est que midi. Il se déplaça sur sa droite pour attraper des clés qui tintèrent dans sa main. Ma voiture prend la poussière dans le garage souterrain, ça lui ferait le plus grand bien de faire un tour de périphérique. Il les lui tendit avec un sourire engageant. N’hésitez pas longtemps mon garçon, l’heure tourne ! Merci ! Le brun s’empara du trousseau puis dévala les escaliers. Il trouva une berline flambant neuve dans le garage qui ronronna sous ses manœuvres. Le gps en marche indiqua qu’il lui faudrait moins d’une heure pour gagner l’aéroport, c’était une folie, Charles de Gaule était une véritable fourmilière et ce serait un miracle s’il retrouvait Blanche dans l’immense terminal. Mais il avait un peu de temps et c’était sa dernière chance de rattraper la belle avant qu’elle ne s’envole définitivement. Il roula comme un fou dans les rues de la capitale et encore plus une fois sorti de la ville. Arrivé sans trop d’encombre à bon port, il trouva facilement le terminal international, l’avantage pour un homme qui voyageait souvent, il savait facilement se repérer avec l’expérience. Puis ce fut la course contre la montre, le regard qui cherchait une tête connue dans la foule, une où deux fois où il crut la reconnaître et sentir son palpitant cogner alors que ce n’était pas la bonne blonde. Finalement il la trouva attablée face à une tasse de café fumant, heureusement, Blanche ne s’était pas encore enregistrée. Il s’avança vers elle et déposa deux billets sur la table. Je nous avais réservé le Louvre pour aujourd’hui… Elle releva sur lui une mine surprise et défaite en même temps. Léo avait le regard brillant. Tu m’as menti Blanche.

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MessageSujet: Re: Être parisien, ce n’est pas être né à Paris, c’est y renaître + Léanche   Être parisien, ce n’est pas être né à Paris, c’est y renaître + Léanche - Page 5 EmptyVen 1 Nov 2019 - 6:18

Elle n'avait pas menti. Mais elle n'avait pas tout dit. Après la nuit qu'ils avaient partagé, après les aveux qu'ils s'étaient livrés, les sentiments non-avoués mais profondément ressentir, Blanche savait que les adieux seraient déchirants. Elle s'était contentée de mettre un baume sur son coeur, de le protéger pour éviter qu'il se brise en millier de fragments impossibles à recoller. Plus elle s'approchait de Léo, plus elle se mettait en danger, complètement vulnérable et fragile aux blessures de leur départ. En cette fin d'après-midi qui était sans doute leur dernière, Blanche s'était contenté que de poser une dernière fois ses lèvres contre celles de Léo, de profiter un dernier moment d'un doux baiser échangé avant de lui dire au revoir, à dans une autre vie. Il lui en voudrait, très certainement, mais il finirait pas oublier, par se consoler d'une façon ou d'une autre, par refaire sans vie sans elle. Parce que le monde, il n'arrêtait pas de tourner tout simplement parce qu'ils devaient se quitter. Les obligations reviendraient, les routines et les engagements. Et bien plus vite qu'il ne le croirait, il aura fini par tourner la page. Leur temps était passé, révolu, l'échéancier que la blonde avait retardé maintes fois était arrivé à la fin, il fallait à présent retourner à la maison, s'occuper de son shop qui était fermé depuis bien trop longtemps déjà. Claire était décédée, c'était la fin de l'escapade parisienne qui, il fallait le rappeler, n'avait que pour simple but de passer ses derniers instants avec sa grand-mère. Blanche et Léo se quittèrent sans un mot, sans un bruit, sans broncher. Et quand la blonde passa la porte de l'appartement, son grand-père l'accueilli un sourire au visage. Tu as passé un bon weekend ?, demanda-t-il alors qu'il avait bien vu la façon dont Blanche avait quitté Léo, à l'instant, les ayant épiés au travers de la fenêtre qui menait sur la rue. Blanche se contenta de hocher la tête en roulant sa valise vers la chambre d'amis qu'elle avait occupée durant tout son séjour. Je te laisse le temps de défaire ta valise avant le dîner, l'averti-t-il en la suivant du regard. Cela ne sert à rien de la défaire, grand-père. Viens, je t'aide avec le repas. Elle était douce, la voix pleine d'amour et de remords. Elle le regretterait, elle le savait. Tu as regardé tes courriels ? Où on en est avec la vente de l'appartement ?, s'enquit-elle, le coeur serrer de devoir quitter sans même que l'endroit se soit vendu. Elle devrait gérer la vente à distance, peut-être même revenir en passage éclair lorsque l'appartement serait finalement prêt à accueillir un nouveau propriétaire.
Elle s'était levée avec une nausée qui ne voulait pas partir. Un dernier baiser à son grand-père, puis elle s'éclipsa dans le hall d'entrée où elle fit rouler sa grosse valise, la traînant à bout de force jusqu'à la rue où un taxi l'attendait. Taxi qui la ramenait, kilomètre après kilomètre, plus près de la maison qu'elle voudrait bien l'être. Trois jours s'étaient écoulés depuis La Rochelle. Trois jours sans le voir, trois jours à tenter de se l'enlever de la tête. C'était mieux comme ça, de toute façon. Ils se faisaient du mal, à espérer des choses qui ne pouvaient leur arriver, leur destin en avait décidé ainsi. Charles-de-Gaule était bondée, noire de monde, voyageurs, travailleurs, aventuriers, touristes. Ils arrivaient, ils partaient. Des couples qui se disaient au revoir, des parents contents de se revoir. Et Blanche, complètement seule, café devant elle, magazine sous les yeux, attendant patiemment l'heure d'enfin s'enregistrer. Les minutes étaient longues, interminables, elle aurait souhaité avancer le temps, le faire s'accélérer pour mettre fin à son terrible supplice une fois pour de bon. Plus elle attendait, plus elle avait mal de devoir tout quitter, de devoir le quitter. Il n'avait pas quitté ses pensées, pas une seule seconde. Le long trajet en taxi lui avait rappelé les balades qu'ils avaient faites, tous les deux, au travers des pavés de la ville, des monuments qu'il lui avait fait découvrir, de la richesse du pays qu'il l'avait immergé et de l'amour qu'il lui avait donné. Retrouvailles imprévues, départ sans surprise. Et comme si penser à lui pouvait le faire apparaître sous ses yeux, une main qu'elle reconnaissait se posait devant elle, laisser derrière elle deux billets où on pouvait y lire Le Louvre en caractère gras. Blanche fronça les sourcils avant de relever un regard incompris sur Léo, visiblement blessé. Je ne t'ai pas menti, se justifia-t-elle avant de soupirer. Je ne t'ai simplement pas tout dit. Elle n'avait pas été complètement honnête, il avait raison. Elle avait caché que son départ, finalement, était bien plus tôt que prévu. Je ne voulais pas ombrager les beaux souvenirs que j'avais de nous deux par des adieux déchirants, se confia-t-elle avec honnêteté. Au fond, ce qu'elle avait tenté de préserver serait sans doute embrouillé à la suite de leur échange. Comment m'as-tu trouvé ?, demanda Blanche, sachant pertinemment la réponse. Son grand-père avait tenté de la convaincre de rester, encore un peu au moins, le temps de régler tous ces non-dits avec Léo. Lui, il était convaincu que leur histoire valait la peine d'être vécue. Mais il n'avait pas tous les détails de leur relation conflictuelle, il ne savait pas tout. Je sais que tu m'en veux. Tu sais, au fond, ce n’est peut-être pas si mal que tu m'en veuilles... Au moins, comme ça, tu m'oublieras plus facilement... En serait-il le cas, réellement ? Ne lui avait-il pas couru après, juste à temps avant qu'elle ne doive le quitter ? Pourquoi est-tu venu ?

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MessageSujet: Re: Être parisien, ce n’est pas être né à Paris, c’est y renaître + Léanche   Être parisien, ce n’est pas être né à Paris, c’est y renaître + Léanche - Page 5 EmptyVen 1 Nov 2019 - 23:54

En se levant ce matin Léo ne s’attendait pas à une nouvelle si brutale, à un départ qui lui semblait précipité. Il ne savait pas si Blanche lui avait menti dès le départ pour lui éviter des adieux ou si elle avait avancé son vol pour se protéger de la déferlante de conséquences qu’aurait leur dérapage du week-end passé. La seule chose qu’il savait c’est qu’il était fou d’elle, qu’il avait l’impression de revivre et d’être à sa place depuis qu’elle partageait à nouveau le même air que lui et qu’il n’avait pas eu le courage de le lui dire. Il n’en pouvait plus des occasions manquées par manque de courage, des silences qui en disaient long mais qui faisaient trop peur. Ce matin il s’était décidé à lui dire enfin réellement ce qu’il ressentait, à prendre enfin ce courage qui lui manquait tant et advienne que pourra. Mais savoir qu’il avait une nouvelle fois manqué sa chance lui avait mis un coup. Dans la voiture il s’était répété ce qu’il voulait lui dire, il avait eu le temps d’y penser même en roulant vive allure. Néanmoins face à elle ce n’était plus la même histoire. Emerson était définitivement nul pour la retenir, il se dégonflait totalement. Face à elle, face à la peur de la voir prendre cet avion sans avoir pu lui parler il se montrait blessé, en colère. C’était pourtant contre lui qu’il en avait le plus, même si ça ne se traduisait pas de cette façon. Et depuis quand tu as pris ton billet ? Avant notre week-end ? Sa question était idiote, ça n’aurait rien changé qu’il le sache plus tôt. Ca ne l’aurait pas empêché d’être maladroit et encore moins de passer la nuit dans ses bras, à ce moment là il pensait déjà que c’était la dernière fois. Elle ne voulait pas d’adieux déchirants… Léo lui offrait une dispute en guise d’au revoir, il aurait mieux fait de ne pas venir jusque là, il gâchait tout. Il baissa les yeux vers le sol en secouant la tête. C’est ton grand-père qui me l’a dit. Il m’a prêté sa voiture. Ca ne la surprendrait pas. Il se doutait que le vieil homme avait voulu bien faire, il ne voulait que le bonheur de sa petite fille et il devait espérer qu’elle le trouve dans les bras de son photographe, malheureusement c’était mal engagé, il ne s’y prenait pas bien. Il déposa sur elle un regard dur, elle pensait qu’il lui en voulait, en vérité il était juste totalement paumé, ça ne changeait guère beaucoup de son habitude. Si seulement il avait envie de l’oublier, s’il en avait au moins le pouvoir mais ce n’était pas aussi simple d’effacer une fille comme elle et des moments comme ceux qu’ils avaient vécu des derniers mois. Sans compter que la voir partir c’était une nouvelle fois réaliser que toute leur relation quelle qu’elle soit, n’était qu’un échec, comme toujours. Il avait compris qu’ils n’étaient définitivement pas des amis, ils ne l’avaient jamais été et il faudrait simplement qu’il ose lui dire ce qu’il ressentait, ça ne l’empêcherait pas de repartir, parce qu’elle avait sûrement des choses à régler à Bowen, un visa qui expirait ou que sais-je, mais elle pourrait lui revenir, s’il osait envoyer la balle dans son camps. Il serra les mâchoires, s'apprêtant à répondre avant qu’elle ne  pose cette question, pourquoi ? Il soupira doucement. Parce que j’pourrais pas t’oublier comme tu sembles si bien le croire. J’pouvais pas te laisser partir sans te dire… il baissa les yeux et le ton par le fait …sans te dire au revoir. Merde, qu’il était lâche. Une annonce retentit dans le hall, l’enregistrement des passagers pour le vol à destination de Sydney allait commencer. Il chercha son regard, le temps pressait. Ne pars pas. La lueur qu’il avait dans l’océan de ses yeux était vive, intérieurement Léo paniquait, il la perdait et il n’avait aucun contrôle sur cette chute.

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MessageSujet: Re: Être parisien, ce n’est pas être né à Paris, c’est y renaître + Léanche   Être parisien, ce n’est pas être né à Paris, c’est y renaître + Léanche - Page 5 EmptySam 2 Nov 2019 - 3:52

La question de Léo glaça le sang de la blonde qui sentait la culpabilité monter en elle plus il insistait, plus il posait son regard sur elle. Gênée, elle ne savait quoi lui répondre pour apaiser sa colère. Peu importe ce qu'elle dirait, peu importe quelle était la vérité, au final, ça n'avait pas d'importance, l'issue était la même : ils allaient finir par devoir se quitter. Ce qu'elle avait complètement raté, c'était leurs adieux. Égoïstement, pour se protéger, elle avait choisi de taire son départ, de taire les au revoir afin que leurs coeurs en souffrent le moins possible. Et, pourtant, ils souffraient tout de même. Son plan n'avait pas fonctionné. Pire, encore, il était plus mauvais qu'elle aurait pu imaginer. Léo attendait une réponse devant une Blanche mortifiée, complètement terrorisée à l'idée de lui voir fait du mal. C'était la seule fois qu'elle avait agi avec égoïsme, la seule fois qu'elle avait pensé à elle et non à lui. Et, c'était aussi la première fois qu'elle le blessait autant, assez pour lui donner envie de remonter le temps, de se briser elle plutôt que lui, de s'oublier dans cette décision et de ne le satisfaire que pour éviter de le voir souffrir. Honteuse, coupable, elle baissa les yeux vers ses doigts qui s'entremêlaient les uns dans les autres, l'angoisse au ventre, la gorge nouée. Elle souffla un faible : Je te demande pardon... qu'elle étouffa d'un soupire lourd. Elle remonta ses vers lui que lorsqu'il finit par avouer comment il avait fait pour la retrouver. Évidemment, son grand-père était responsable. Il l'était toujours, quand il était question de Léo. Il l'aimait bien, d'ailleurs, le vieil homme. Et, surtout, il voyait bien l'effet qu'il avait sur sa petite fille, les sourires qu'il lui décrochait et les sentiments qu'elle tentait de contenir. À cet aveu, Blanche sourit faiblement. Un mince sourire sur les commissures de ses lèvres, presque invisible pour ceux qui ne s'attardaient par sur son visage comme Léo, lui, savait le faire. Mais, à cet instant, il ne contemplait pas le visage de la blonde. Le photographe serrait la mâchoire, visiblement irrité, comme s'il lui en voulait. Et, avouons-le, ça aurait été nettement plus simple qu'il lui en veuille, qu'il coupe les ponts, qu'ils vivent chacun de leur côté leur séparation, leur coeur brisé et qu'ils finissent par se reconstruire. Mais Léo ne pourrait pas l'oublier, lança-t-il. Blanche non plus, d'ailleurs. Elle n'avait jamais su le faire. Tout ce qu'elle avait pu faire, c'était de mettre son coeur sur pause le temps de le retrouver. Et, maintenant qu'ils s'étaient abandonné l'un à l'autre, il lui était difficile de remettre le film de leur amour en arrêt, de demander une nouvelle pause. Il allait à toute allure, ce film, marche rapide, jusqu'à leur déchirure qu'ils s'imposaient aujourd'hui. Quand Léo commença sa phrase suivante, quand il prit une pause sur les mots sans te dire, le coeur de Blanche lâcha, il arrêta de dire. Allait-il lui avouer qu'il l'aimait ? Allait-il lui faire, au milieu des touristes et des travailleurs qui arrivaient à Paris, une déclaration d'amour ? Non. Ce n'était pas Léo. Ça ne lui ressemblait pas. Il ne lui disait pas ce genre de chose, lui. Il les lui faisait sentir, il les lui disait par son regard. Mais, à l'aube de son départ, ça, ce n'était pas suffisant. Blanche ne pouvait reposer que sur des regards et des sourires, que sur des caresses et des baisers. Il lui en fallait plus. Il termina sa phrase engagée par un faible sans te dire au revoir en baissant les yeux à son tour. Blanche se contenta de hocher la tête, docile, comme toujours, le coeur déjà en miette de l'avoir revu avant de devoir s'envoler, vol qui s'annonçait, un message à l'intercome qui prévenaient les passagers du vol à destination de Sydney de bien vouloir s'enregistrer. Elle ramassa ses affaires, silencieuse, incapable de lui parler. Si seulement elle ouvrait la bouche, elle fondrait en larmes, là, au beau milieu des étrangers qui n'avaient rien à voir avec eux, avec leur histoire trop compliquée pour cette vie. Et c'est là qu'il la supplia presque de ne pas le quitter, de ne pas partir. La blonde pinça les lèvres, muette quelques instants. Il le faut..., finit-elle par dire à contrecœur. Je vais manquer mon vol, ajouta-t-elle en plongeant son regard brillant dans celui de Léo. J'aurais aimé que les choses se passent autrement entre nous... Qu'elle puisse rester ici, toujours.

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MessageSujet: Re: Être parisien, ce n’est pas être né à Paris, c’est y renaître + Léanche   Être parisien, ce n’est pas être né à Paris, c’est y renaître + Léanche - Page 5 EmptyDim 3 Nov 2019 - 1:50

Elle lui demandait pardon, Léo ne savait pas vraiment pourquoi, ce serait plutôt à lui de s’excuser de rendre la séparation plus difficiles, il le ferait sûrement, s’il n’avait pas cette fichue fierté qui le rendait presque flegmatique et fermé face à Blanche. Il s’en voudrait assurément, quand il aurait pris conscience qu’elle était vraiment partie, mais pour l’instant elle était toujours face à lui, comme un ultime espoir qu’elle ne prenne pas cet avion. Il ne répondit pas à sa demande, à quoi bon, il n’avait rien à pardonner de toute façon, mais s’aurait été mieux qu’il le dise carrément. L’aveu sur la façon dont il l’avait retrouvé était plus simple à formuler et celui-ci fit renaître un bout de la complicité qui semblait se perdre dans leurs au-revoir maladroits, l’australienne esquissa un sourire si mince qu’il aurait pu passer inaperçu, mais Léo l’attrapa au vol, avant qu’il ne disparaisse. Le vieil homme était bien le complice du photographe, même s’il avait compliqué les choses en voulant bien faire. Il remarqua ce rictus avant de baisser les yeux, de fixer le bout de ses chaussures comme s’il n’était déjà plus à sa place face à elle. Blanche ne broncha pas quand il avoua qu’il ne pourrait pas l’oublier, elle aurait pu rebondir, mais tout comme lui elle préféra le silence, celui qui dérangeait, celui qui leur allait si mal. Et pour terminer il lui asséna le coup de grâce, celui qui donnait de l’espoir pour mieux blesser au final. Il aurait dû lui dire qu’il l’aimait, c’était ce que son cœur criait désespérément, c’était ce qu’il n’arrivait pas à cacher. Pourtant Cambridge avait besoin de bien plus que des gestes qui parlaient pour eux, des regards en guise de conversation silencieuse, elle avait besoin de mots, de l’entendre pour que ce soit vrai, pour rester, peut-être. Mais Léo ne le dit pas, il n’y arrivait pas. Et il ne put que constater sa mine qui s’assombrissait, sa déception en direct face à lui. Après tout ce qu’ils avaient vécu, tout ce qu’ils avaient traversé, tout ce qu’ils s’étaient dit, il lui faisait l’affront de lui refuser cette dernière confession, la plus importante. Simplement parce qu’il avait la frousse. Et puis il y eut cette annonce. Et Blanche commença à ramasser ses affaires, devant Léo qui la regardait faire, comme s’il ne réalisait pas. Il la supplia de ne pas partir mais sa décision était déjà prise. Et il la vit tourner les talons sur cette dernière phrase pleine de regrets. Lui aussi, il aurait aimé, si elle savait.
Un mois était passé depuis que Blanche avait quitté la France. Août était déjà bien entamé, il amenait avec lui sa chaleur et rendait la ville presque déserte, les parisiens étaient en vacances et les touristes lui préféraient le bord de mer. C’était sûrement à cette époque que le photographe préférait la capitale, il s’y baladait, appareil photo au poing, capturant les monuments qui semblaient n'attendre que lui, les scènes de vie, la quiétude. Pourtant cette année dans chaque promenade solitaire il lui manquait une présence, un parfum délicat qui s’était envolé pour l'Australie et quand il marchait sur les mêmes pavés qu’il avait foulé avec Blanche il se prenait à être nostalgique. Néanmoins il n’avait pas eu le temps de s’ennuyer, il s’était fait réprimander par son cousin et ses amis d’avoir fait la folie de la laisser partir, mais il avait aussi bien avancé sur son livre et sur un projet tout aussi personnel mais bien plus concret, un projet qui l’empêchait de penser à la blonde et qui en même temps le ramenait inlassablement à elle. En cette chaude après-midi, dossier sous le bras il sonnait à une porte et attendit patiemment. Et elle finit par s’ouvrir sur le sourire bienveillant d’un vieil homme qui l’accueillit à bras ouverts. Mon jeune ami ! Entrez, je vous attendais. Venez, nous serons mieux dans le séjour, il est baigné de lumière à cette heure de la journée. Emerson lui sourit avant de s’avancer dans cet appartement qu’il connaissait encore mal mais qui allait bientôt devenir le sien. Depuis plus d’un an il nourrissait l’envie d’acheter un logement plus grand que sa minuscule garçonnière sous les toits, il n’avait aucune envie de quitter Paris et il avait envie d’investir dans quelque chose de plus grand mais il n’avait encore jamais trop pris le temps de s’en occuper et le peu d’appartements qu’il avait visité ne lui avait pas plu. Il voulait un lieu qui lui plaise, un lieu chargé d’histoire où il se sentirait bien et le peu de fois qu’il était venu ici c’est ce qu’il avait ressentit. Il avait discuté plusieurs fois de son attention avec l’homme qui lui faisait face. D’abord réticent, il avait fini par se laisser convaincre par la gouaille de l’australien et puis celui-ci lui avait prouvé son sérieux avec un papier de banque attestant qu’il avait largement de quoi s’offrir ce genre de bien sans tarder, lui il voulait quitter les lieux le plus rapidement possible, ils lui rappelaient trop vivement sa défunte épouse. Léo le suivit dans le couloir jusqu’à la pièce de vie. Le vieux français n’était pas seul chez lui, une silhouette que le brun connaissait trop bien faisait face à la fenêtre, elle semblait observer le théâtre de la rue en contrebas. Ses boucles blondes tombaient en cascade dans son dos et le cœur du trentenaire rata un battement alors qu’il se figeait sur place. Est-ce qu’elle savait qu’il devait venir ou son grand-père avait-il gardé le mystère comme pour mieux se jouer des deux amoureux meurtris ?

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MessageSujet: Re: Être parisien, ce n’est pas être né à Paris, c’est y renaître + Léanche   Être parisien, ce n’est pas être né à Paris, c’est y renaître + Léanche - Page 5 EmptyLun 4 Nov 2019 - 5:25

Ils auraient souhaité un avenir différent, tous les deux, mais devant leur lâcheté mutuelle, devant le silence qui semblait plus simple à porter que des aveux qui fichaient la trouille, ils avaient choisi de se résigner à prendre des routes différentes. L'un sur les pavés de Paris qu'ils avaient tous les deux franchis, main dans la main. L'autre dans les rues familières de Bowen où tout avait commencé. Un second message avertissant les passagers du vol en destination de Sydney retentit en écho alors que Blanche, yeux brillants, fixait pour une dernière fois Léo. Il n'ajouta rien, pas d'au revoir, pas de sentiments. Elle ramassa donc ce qui lui appartenait sur la petite table à café avant de se diriger vers le comptoir d'enregistrement, sans oser se retourner vers lui. À partir de maintenant, Blanche gardait la tête droite, regard figé sur la ligne d'arrivée, sans quoi son coeur flancherait. Il ne fallait plus le regarder, plus s'autoriser à se perdre dans ses yeux ombragés, plus fondre devant son sourire ou avoir envie de retrouver ses lèvres. Parce que pour eux, les deux amants déchus, l'histoire était belle et bien terminée. Tout aurait pu être différent, si seulement ils avaient été moins obstinés, s'ils s'étaient donné une chance, tous les deux. Têtue, elle s'était résignée à attendre les aveux ultimes, à ce qu'il lui dise qu'il l'aimait. Et si seulement il l'avait fait, elle serait restée. Mais il avait choisi de se taire, de garder pour lui ce que ses yeux tentaient de confier. Trop souvent brisée, trop souvent prise à attendre un Léo trop indécis, pas assez courageux, la tatoueuse avait choisi de protéger son coeur à défaut de tenter l'incertain, trop souvent déçu. Et si elle avait voulu éviter les adieux déchirants, Blanche avait finalement été bien servie en matière de destruction. Ce ne fut qu'en regagnant son siège dans l'avion qu'elle se permit, finalement, de vivre ses émotions. La blonde sanglota silencieusement jusqu'à ce que Paris ne soit qu'un petit point imperceptible de là-haut, jusqu'à ce qu'elle ne soit plus en mesure de reconnaître la cime de la tour Eiffel ou le toit impressionnant de Notre-Dame-de-Paris, jusqu'à ce que son coeur ne soit plus en mesure de produire la moindre larme, fatiguée, épuisée. Elle tomba dans un sommeil profond et ne se réveilla qu'une fois arrivée en Australie. Les jours suivants furent difficiles. Il ne lui semblait plus avoir de raison de se lever le matin. Elle avait prétexté devoir revenir pour son shop, son entreprise qu'elle avait mise sur pause le temps de son exile dans les contrées Européennes, mais Blanche se rendait bien compte qu'elle s'était plutôt menti à elle-même, se trouvant des excuses pour éviter de jouer avec l'amour. Elle se rendait, chaque jour, au travail, le coeur froid, la tête remplie de leurs souvenirs. Puis, elle rentrait, chaque soir, la boule au ventre, les regrets plein les pensées. Les semaines passèrent, Blanche ne reçut aucune nouvelle de Léo. À croire qu'il avait tourné la page, son beau brun, qu'il s'était fait à l'idée, lui aussi, d'un avenir sans elle. Blanche n'était pas à admirer, elle n'avait, elle non plus, pas trouver le courage de lui envoyer ne serait-ce qu'un courriel, peut-être même une lettre écrite à la main, comme ils faisaient avant l'arrivée des technologies, quelque chose qui parlerait pour son coeur meurtri, détruit, complètement étouffé par la solitude. Elle s'était résignée à cet amour. Il lui arrivait même d'espérer qu'il ait rencontré une fille, qu'il ait ouvert son coeur à nouveau à une autre, qu'il soit heureux, à l'aube de la quarantaine, prêt à créer de nouveaux souvenirs.
Ce matin-là, alors que le soleil ne s'était pas encore levé sur Bowen, Blanche se fit réveiller par une alerte sur son téléphone portable. Depuis la mort de sa grand-mère, elle avait pris la mauvaise habitude de ne pas éteindre la sonnerie avant d'aller au lit de peur qu'une nouvelle tragédie se rabatte sur elle, sans qu'elle puisse en avoir conscience. En attrapant l'appareil, elle y aperçut l'heure, 5h30. Qui d'autre que l'autre bout de l'océan, à 10h de décalage horaire, pour lui envoyer un message aussi matinal ? Les yeux qui s'habituaient lentement à la lumière de son téléphone, elle commença à lire les premières phrases, mots écrits par son Grand-père. Appartement, vente, signature. Blanche ne prit pas la peine de terminer sa lecture. Elle attrapa un peignoir et composa le numéro du concerné. « Blanche ? Que fais-tu debout à cette heure ? », l'interrogea son Grand-père. Je ne pouvais pas me rendormir après avoir lu ton courriel., confia-t-elle. Alors, c'est fait ? C'est vendu ?, ajouta-t-elle, une panique dans la voix. Tout son corps tremblait. C'était si vrai, à présent, ils allaient se départir de cet appartement qu'elle aimait tant. Si seulement elle en avait eu les moyens, Blanche l'aurait acheté. Un pied à Paris, un pied à Bowen. Mais même si ses affaires allaient mieux qu'à une certaine époque, elle n'avait pas les économies nécessaires pour une telle folie. Il fallait donc se résigner à léguer la beauté de ce logement à un autre.  « Pas encore. Nous devons signer officiellement la vente la semaine prochaine... » Il n'eut pas le temps de terminer sa phrase, que Blanche s'écria : Attendez-moi ! Hors de question que la vente soit officialisée sans elle. Si seulement elle avait attendu un mois encore, elle ne se serait pas envolée une seconde fois pour Paris. Ce qu'elle était loin de se douter, cependant, était que son grand-père avait tout manigancé pour la faire revenir, prétextant à l'acheteur des contretemps lui empêchant d'officialiser la vente de l'appartement avant une semaine. Juste assez pour laisser Blanche revenir. Quand elle eut à nouveau les pieds sur le territoire Français, une nostalgie s'empara d'elle. Les souvenirs de ses derniers instants à Charles-de-Gaule la frappèrent de plein fouet, la figeant presque sur place. Léo, qu'elle pensait heureux sans elle, lui manquait. Bien plus qu'il ne l'aurait fallu. L'idée folle de passer chez lui, avant de retourner à la maison, pour lui offrir un plus bel au revoir que le dernier, lui passa par l'esprit. Elle ne pouvait tout de même pas être en visite exprès à Paris, sans même le mettre au courant !
Le lendemain, toujours affectée par le décalage horaire qui frappait deux fois plutôt qu'une, elle s'était réveillée dans sa chambre d'hôtel, dévastée. Blanche avait rendez-vous à 14h devant l'ancien appartement de ses grands-parents, juste un peu avant l'acheteur, ce qui lui laissait le temps d'apprécier ses derniers instants sur place. Vers 14h30, la sonnette de la porte retentit, donnant une nouvelle fois l'occasion au coeur de la blonde de s'affoler. Et s'il s'était mis à s'énerver en entendant le bruit de la porte d'entrée, il s'arrêta complètement lorsque Léo fit son apparition dans le séjour. Un regard vers le vieil homme, un autre sur Emerson. Léo...., souffla-t-elle avec espoir, l'envie de courir rejoindre ses bras. Juste avant de comprendre l'équation, juste avant de réaliser les raisons de sa présence. Non, lâcha-t-elle avec fermeté. Non, c'est pas possible ! Elle planta son regard dans celui du vieil homme, coupable. C'est non ! Blanche était catégorique. Et elle avait bien compris la présence de Léo ici. Il n'avait aucun droit d'acheter l'appartement de ses grands-parents. Elle se retourna vers lui, aussi froide qu'elle le pouvait. De toutes les propriétés à vendre, il faut que tu t'arrêtes sur celle-ci !? Elle soupira longuement avant de secouer la tête frénétiquement. Tu peux pas t'en empêcher, Léo ?

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MessageSujet: Re: Être parisien, ce n’est pas être né à Paris, c’est y renaître + Léanche   Être parisien, ce n’est pas être né à Paris, c’est y renaître + Léanche - Page 5 EmptyLun 4 Nov 2019 - 23:08

L’appartement n’appartiendrait pas à Léo avant le début du mois de septembre, s’il n’avait aucun soucis niveau financement pour acquérir ce bien, il devait tout de même composer avec l’administration, les dossiers, les délais de rétractations et tout autre chose qui prenait deux fois plus de temps durant les deux mois d’été à cause des vacances. Mais il n’était pas pressé pour autant, Mr Aubé lui avait assuré que la vente serait pour lui, il n’avait pas fait d’autres visites depuis qu’ils avaient conclu leur accord tacite, il aurait pu le vendre facilement, vu sa localisation, sa taille, ou son charme, grâce aussi à son patronyme qui était plutôt réputé à Paris, la famille Aubé possédait plusieurs biens immobiliers à Paris. Cependant il lui avait demandé d’attendre quelques semaines pour signer un compromis, prétextant un contretemps ou quelque chose que Léo n’avait pas compris, en vérité ça ne l’avait pas plus dérangé que ça, ils avaient donc conclu leur rendez-vous pour ce mardi et ça lui allait très bien. Il était loin de se douter que la véritable raison était qu’ils attendaient le retour de Blanche sur le sol français. Le vieil homme avait de la suite dans les idées mais savait-il vraiment ce qui était le meilleur pour sa petite fille ? C’était assurément une preuve qu’il appréciait l’australien qui lui servait d’ex, qu’il le pensait suffisamment bien pour elle, mais il ignorait tout de leur histoire, il ne savait pas combien de fois ils s’étaient déjà déchiré ni à quel point Emerson était lâche. Il semblait fier de lui, le français, d’avoir réuni les deux amants et à en voir leurs mines déconfites il avait au moins réussi son effet, mais étaient-ils si heureux que ça de se voir ? On ne pouvait pas dire que Léo n’avait pas pensé à ce qu’elle  revienne, dans un espoir fou. Blanche qui tenait tant à s’occuper de la vente de l’appartement familial, qu’elle aide son grand-père dans les démarches, qu’elle s’assure que quelqu’un de bien se saisisse de ce lieu gardien de tant de souvenirs. On ne pouvait pas dire qu’il n’avait pas pensé à elle, depuis qu’elle était partie, qu’il n’avait pas attendu un message pour lui assurer qu’elle était bien arrivée sur le sol australien, pour lui donner des nouvelles. Mais la jeune femme était blessée alors elle l’avait laissé dans le silence. Et lui n’avait pas non plus donné signe de vie, si honteux qu’il était de l’avoir laissé partir sans un mot, après leurs adieux ridicules à l’aéroport. Sans qu’ils s’en rendent compte ni l’un ni l’autre, durant les deux petits mois où ils s’étaient retrouvés dans la ville lumière, l’histoire de Blanche, celle de sa grand-mère, de cette famille attachante, cette histoire était devenue un peu la sienne, à l’australien déraciné. Il avait été touché par la détresse de celle qu’il aimait, il avait tout fait pour qu’elle y échappe au maximum, mais il ne pouvait pas empêcher le malheur de s’abattre, il l’avait soutenue et ils avaient pleuré ensemble cette femme si douce qui avait rendu l’âme. Et puis elle avait décidé de mettre l’appartement en vente, à contrecœur, il le savait. Alors cette petite folie Léo la faisait pour lui, parce qu’il avait envie d’un logement plus grand et que celui-ci lui conviendrait parfaitement. Mais soyons honnête, des appartements il pourrait en trouver d’autres, peut-être mieux que celui-là. Cette petite folie il la faisait pour elle, parce qu’il l’aimait, parce que ces deux mois à ses côtés avaient un goût d’inachevé et qu’il avait cet espoir fou qu’elle revienne un jour. Pas forcément de la trouver dans le salon ce jour-là, mais un autre jour, dans six mois, un an, dix ans peut-être. Ils s’étaient manqué mais aussi attendu toute leur vie, jusqu’à ce jour, en gardant le même désir, la même attirance, alors le romantique qu’il était se disait que ça ne pouvait pas être fini, ils méritaient une meilleure fin, en apothéose,pour mieux écrire la suite. Ils méritaient de se revoir, ici ou ailleurs. Mais si un jour Blanche revenait à Paris, elle pourrait au moins avoir la chance de retrouver cet appartement auquel elle tenait tant. Emerson ne se voyait pas l’épouser et avoir trois gamins ensemble qui courraient sur le vieux plancher, non, il n’avait pas ce genre d’aspiration. Juste celle de faire quelque chose qui laisserait la chance à Cambridge de retrouver ce lieu dans d’autres circonstances que le deuil de Claire. Alors sa réaction lui fit l’effet d’un coup de poing dans le ventre, comme si elle pensait que c’était un énième caprice de gosse de riche, comme s’il avait fait ça pour l’embêter. Il ouvrit la bouche, consterné, puis la referma, à l’image d’un poisson rouge qui manquait d’air. En fait il ne savait pas quoi répondre, déjà sa présence le décontenançait, il n’y était pas préparé, elle le troublait, par sa beauté, par cet espoir qu’il avait lu dans ses yeux quand elle les avait plongé dans les siens, la première seconde, puis cette colère froide qui s’était emparée d’elle aussi rapidement que la surprise était passée, quand elle avait compris. Face au silence gênant qui s’installait, Jean-Paul s’avança entre eux. Blanche, ma chérie, ce serait une folie de refuser, j’ai confiance en Léo, nous en avons discuté plusieurs fois lui et moi, il est tout ce qu’il y a de plus sérieux et tu sais à quel point ça me pèse de vivre encore ici, de sentir la présence de ta grand-mère… Le vieil homme semblait abattu par la réaction de sa petite-fille et Léo soupira. Pardonnez-moi, j’ai besoin d’air. Il fit volte face et sortit en claquant la porte, délaissant le minuscule ascenseur sous peine de suffoquer dans cet espace réduit, il descendit l’escalier quatre à quatre et sortit sur la rue. Pour la première fois il se dit que son idée était la pire qu’il avait eu, il avait voulu faire quelque chose de bien, lui qui avait voulu penser à quelqu’un d’autre que lui pour une fois, à Blanche, en l'occurrence, celle avec laquelle il avait été l’homme le plus égoïste au monde. Pourtant elle ne semblait voir que l’égocentrique en lui, ou pire, celui qui voudrait la garder sous son joug.

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MessageSujet: Re: Être parisien, ce n’est pas être né à Paris, c’est y renaître + Léanche   Être parisien, ce n’est pas être né à Paris, c’est y renaître + Léanche - Page 5 EmptyMar 5 Nov 2019 - 16:19

Situation aux apparences de film d'amour, retrouvailles provoquées, les choses auraient sans doute dû se passer autrement. C'était sans équivoque ce que le vieil homme avait eu en tête en manigançant leur rendez-vous imprévu. Mais, au contraire, il avait lancer les foudres, il avait ouvert les portes de la colère. Prise dans un tourbillon d'émotions, déjà mal-en-point de devoir se séparer de l'appartement qu'elle aurait tant voulu garder pour elle, égoïstement, Blanche s'était détachée  de la fenêtre pour se retourner vers la vision flouée de l'amour de ses rêves. D'abord le coeur qui s'emballait, les yeux remplit d'espoirs qu'ils puissent enfin se retrouver de la plus douce des façons, elle pose un doux regard sur lui jusqu'à ce qu'elle remarque ce dossier sous son bras et qu'elle comprenne, sans aucunes paroles, les raisons de sa visite. Son coeur s'arrêta, froidement, sèchement, comme si on lui avait arraché. Et dans un élan de panique, elle s'y opposa tant devant Léo que son grand-père. Le photographe savait bien tout ce que cet appartement représentait pour elle, combien il lui était difficile de voir une autre personne en prendre possession. Mais, à nouveau, caprice de gamin, il avait eu envie de se le procurer, de faire l'interdit. Et Blanche n'était pas d'accord. Elle aurait nettement préféré attendre encore quelques mois, repousser la vente, accepter d'autres visites. L'appartement était grand, spacieux, lumineux. Il avait le charme de Paris, des plafonds hauts ornés de grandes moulures et de gravures. Les planchers de bois étaient en bon état, nouvellement revernies et la cuisine avait été entièrement rénovée à la demande de Claire, quelques années plus tôt, elle qui adorait cuisiner pour le plaisir ou pour les autres. Il était situé sur une rue passante, à proximité de tout : cafés,  boutiques, train sous-terrain. Quelques semaines de plus et il se serait vendu, c'était d'une évidence. Et il n'aurait plus hanté la brune, il aurait été la propriété d'un autre, d'une personne qu'elle ne connaissait pas, qu'elle ne reverrait plus pour le reste de ses jours. Quant à Léo, même si leur avenir était incertain, le fait qu'il achète cet appartement était une affront à la blonde. Ils ne seraient jamais complètement inconnus. Et, à présent, il lui volait ses désirs. Jean-Paul tenta de raisonner sa petite fille, mais rien n'y faisait. La rage au coeur, elle s'obstinait, si opposait devant un vieil homme dépourvu et un Léo décomposé. Le brun s'excusa avant de sortir de l'appartement presque à la course alors que son grand-père lui lança un regard de mécontentement. « Il faudra bien vendre, un jour ou l'autre. Tu le sais bien pourtant... », lança le vieillard à court d'arguments. On vendra, promis. Blancha s'avança pour prendre les mains de son grand-père, toujours opposée à le vendre à son ex. Jean-Paul secouait à son tour la tête. « je n'ai pas l'impression que l'enjeu, aujourd'hui, ce ne soit que la vente. Blanche, ma chérie, tu sais que tu comptes beaucoup pour moi, que je ne veux que ton bonheur, mais je pense que tu fais une grande erreur. Qu'est-ce que tu fais encore ici, alors que Léo est sorti ? Je ne veux pas me mêler de votre histoire, mais ne laisse pas ta chance s'envoler. Pas alors que la vie t'en a donné une seconde. » Elle se faisait mettre à la porte, par le regard doux de son grand-père. Et il avait raison. La blonde s'engagea dans l'ascenseur et quand elle arriva à l'extérieur, quand la chaleur du mois d'août la frappa au visage et qu'elle ne voyait pas Léo, une nouvelle panique s'empara d'elle. Et si elle avait réellement tout gâché ? Et si il s'était éclipsé, que leurs derniers souvenirs auraient le goût de rancoeur ? Au moment où elle perdait espoir, elle l'aperçu, sur le coin de la rue, dos à elle. Et c'est sans se poser de questions qu'elle s'avança vers lui. Elle posa une douce main sur son épaule avant de prendre la parole. Pourquoi ?, demanda-t-elle, sans reproche dans la voix. Pourquoi lui ? Pourquoi ne pas m'en avoir parlé ? Elle était redevenu la douce Blanche qu'il connaissait, celle qui n'avait qu'à poser ses yeux sur lui pour tomber amoureuse.


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MessageSujet: Re: Être parisien, ce n’est pas être né à Paris, c’est y renaître + Léanche   Être parisien, ce n’est pas être né à Paris, c’est y renaître + Léanche - Page 5 EmptyMer 6 Nov 2019 - 13:37

Une fois dans la rue Léo fut écrasé par la chaleur étouffante et agressé par la lumière du soleil, comme si tout lui faisait mal, comme s’il sortait d’une pièce trop sombre sans transition. Il lui fallut quelques secondes pour s’y faire, main en visière devant les yeux, il regardait, hagard, la circulation qui lui cassait les oreilles, pourtant il n’y avait pas tant de monde ni tant de voitures que ça, l’heure était calme, comme le quartier. Il était tout simplement sous le choc de cette rencontre à laquelle il n’était pas préparé et à la réaction presque haineuse de Blanche. Avait-il si mal fait que ça ? A trop vouloir en faire était-il allé trop loin cette fois. En proie au doute et à une colère grondait de plus en plus en lui, il commença à marcher sur le trottoir, tant pis pour le compromis aujourd’hui, de toute façon grand-père et petite fille avaient des choses à régler avant qu’il se décide quoi que ce soit. Et puis à quoi bon acheter ce maudit appartement si elle ne voulait pas, après tout il faisait ça pour elle, rien que pour elle au fond. Il allait rentrer chez lui, peut-être appeler des amis pour savoir si quelqu’un serait disponible pour aller prendre un verre. Au beau milieu de l’après-midi, pourquoi pas, il avait besoin de se noyer dans quelque chose mais pas le courage de le faire seul, il n’était plus aussi pathétique ou mélodramatique. Si Léo avait espéré des retrouvailles avec Blanche, il les avait voulu douces, il avait rêvé de pardons et d’espoir, d’enfin être capable de lui parler. Tout sauf ça, tout sauf ses yeux qui lançaient des éclairs comme s’il lui avait mis un coup de poignard dans le dos. Enfin arrivé au coin de la rue il allait tourner pour entrer dans la sienne, il allait monter chez lui et passer ses coups de fil. Mais il sentit une pression sur son épaules, un geste qui le surpris et l’arrêta net dans son élan. Il se retourna sur ce pourquoi ? qui le fit soupirer. Puis il posa un regard dur sur Cambridge qui elle le fixait sans aucune colère, si elle s’était apaisée, au contraire tout tempêtait chez Léo. Pourquoi pas ? Il la défiait presque du regard. T’étais déjà partie de toute façon… Puis t’aurais refusé si je te l’avais dit alors je l’ai fait dans ton dos. Comme j’ai toujours fait, parce que j’suis trop égoïste pour oser penser à toi avant ma petite personne. C’est c’que tu penses non ? Trouve quelqu’un d’autre Blanche, quelqu’un qui t’enlèvera tous tes souvenirs, qui te claquera la porte au nez quand l’accord sera signé. Comme ça t’auras plus aucune raison de revenir à Paris. Il était blessé, alors il était mauvais. Il aurait pu lui donner toutes les bonnes raisons qui l’avait poussé à vouloir ce logement plutôt qu’un autre, mais au lieu de ça il énonçait tout ce qu’il avait l’impression que Blanche pensait. Et ça lui faisait mal, de se dire qu’ils se querellaient encore au beau milieu d’une rue, dans cette ville où chaque retrouvaille entre eux semblait être synonyme de règlement de compte, avant que les cœurs ne s’apaisent. Mais pourraient-ils s’apaiser cette fois encore ? Léo fixa Blanche en serrant les mâchoires, totalement fermé mais si proche d’elle qu’il pouvait sentir son souffle et se noyer dans ses yeux, le seul véritable endroit où il était bon de se noyer, mieux que l’alcool et les potes.


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