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 Être parisien, ce n’est pas être né à Paris, c’est y renaître + Léanche

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Léo Emerson
me, myself & i

Feuille de personnage
» anecdotes: Il a un fils, Jonah, de 4 ans, il s'est séparé de sa mère avant sa naissance. Mère et fils vivent actuellement à Brisbane ‹ il part régulièrement aux quatre coins du monde pour son travail ‹ il est passionné par le dessin, la peinture et la photo depuis tout petit, c'est la photo qui l'a emporté et qui es devenu son métier ‹ il aime les gens, profondément, le contact humain, les rencontres ‹ il a déjà pris par à plusieurs projets humanitaires et tente de faire un voyage par an dans ce but ‹ il voyage un peu moins depuis qu'il a son fils, ça lui manque mais c'est un choix pour rester proche de lui ‹ il aime quitter Bowen mais aussi y revenir, il y trouve ses racines, ses plus proches amis, sa famille et ses repères ‹ il a horreur des soirées de galas et autre mondanités mais y assiste par correction envers sa famille, il a une vraie dent contre le Maire ‹ il est cinéphile ‹ il ne connait pas le rasoir et prend grand soin de sa barbe ‹ il est mauvais dans ses relations avec les filles, doué pour les séduire, il a un don pour tout gâcher et perdre les seules qui pourraient compter‹ il n'est pas matérialiste, il pourrait vivre dans le luxe, l'oppulence, il pourrait tout avoir, mais ça ne l'intéresse pas, il aime consommer de façon raisonnée ‹ il est plus ou moins sportif, ça dépend des moments mais il a un abonnement à la salle de sport, il lui arrive de courir sur la plage et il a pratiqué quelques sports de combat ‹ il est gourmand et aime goûter les plats de différents pays ‹ il ne se considère pas comme fumeur mais il ne refuse jamais une clope surtout en soirée ‹ il est amateur de bons whiskys
Léo Emerson
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adm h
MessageSujet: Re: Être parisien, ce n’est pas être né à Paris, c’est y renaître + Léanche   Être parisien, ce n’est pas être né à Paris, c’est y renaître + Léanche - Page 7 EmptyDim 22 Mar 2020 - 23:38

Au tout départ Léo avait commencé l’écriture pour lui, comme un journal de bord, un journal intime qui qui lui avait fait du bien et permis de ne rien oublier de toute cette expérience lors de son tour du monde, ces quelques lignes couchées tous les jours lui avait aussi éviter d’oublier les endroits qu’il avait découvert, le nom des villes, le prénom des personnes qui l’avaient touché ou même le nom des plats locaux, des lieux qu’il avait découvert, ... Et puis le hasard avait voulu qu’il croise la route d’un éditeur qui s’était intéressé à son histoire et l’avait poussé à écrire, vraiment, à raconter son périple, ses émotions. Il avait tenté d'y donner une dimension particulière, pour faire prendre conscience aux lecteurs de l'urgence de certaines situations ou de l'importance de profiter de la chance qui nous était donné parfois. Jamais il n’aurait pensé être publié, ni même être lu par des milliers de personnes. Jamais il n’avait anticipé les retombés du succès, celui sur les réseaux sociaux au départ et du livre aujourd’hui. Il était heureux, le photographe, il était reconnaissant aussi, de toute cette chance. Mais pour une fois il aurait voulu que les choses aillent moins vite, en quelques semaines c’était presque devenu incontrôlable, alors qu’à côté il avait toute une nouvelle vie qui se dessinait avec Blanche. Ce tour du monde, cette histoire, c’était du passé pour lui, à présent, il avait posé ses valises depuis quasiment deux ans et il était prêt à écrire une nouvelle page de son histoire, en restant ici, en continuant sa route avec la blonde. Ça ne voulait pas dire qu’il ne voulait plus voyager ni qu’il rejetait le succès tout neuf de son livre, mais sans savoir pourquoi il avait cette peur sourde qui grondait en lui, celle de perdre Cambridge alors qu’il la retrouvait à peine. Les retrouvailles furent alors bien plus froides qu’espérées, l’australienne trouvant son amant dans ses pensées, silencieux, peu enclin aux effusions de joie. Non pas qu’il n’était pas heureux de la retrouver, mais trop de choses dans sa tête l’empêchaient de profiter de sa présence chaleureuse. Ils restèrent muets jusqu’à la voiture et même après, il fallut quelques longues minutes pour que le barbu se déride, quelques minutes et un soupire qui ne plut pas à sa compagne qui tournait déjà la tête vers la fenêtre. Il comprit son geste, sûrement qu’elle n’avait pas fait une vingtaine d’heures de vole pour le voir faire la gueule. Il tenta de faire un effort, lui proposant de manger italien, le traiteur du bout de leur rue était excellent. Un mince sourire se dessina sur son visage tandis qu’il s’intéressait à nouveau à la route, il pensa à son petit appartement sous les toits, à son lit minuscule comparé au king-size qu’il avait laissé à Bowen. Je l’ai changé, le lit. Le nôtre sera plus grand, on a une plus grande chambre, autant en profiter… et puis on saura exploiter toute la place… Allusion non déguisée à leurs nuits à s’aimer dans ces draps, comme ils savaient si bien le faire. Même s’il se demandait encore quand ils pourraient profiter de cet espace alors que quelques jours plus tard il s’envolerait pour Londres. Il ne fit pas attention quand Blanche se retourna pour fouiller dans le sac sur la banquette arrière, ni quand elle en ressortit le livre qu’elle disait avoir lu. Un simple Hmm s’échappa de sa gorge. Le nom, Emerson, lui fit froncer les sourcils brièvement, il regardait furtivement ce qu’elle lui tendait et hocha la tête en s’esclaffant doucement. J’en ai entendu parler, oui. Léopold, c’est pompeux à souhait comme prénom si tu veux mon avis. Il se moquait volontairement, ce prénom, le sien, il l’avait longtemps haï, détestant le côté presque aristocratique qui s’entendait dans la prononciation. Et puis comme avec le temps on s’assagissait il avait fini par s’y faire, par ne plus tant le détester que ça et même l’utiliser pour son nom d’auteur alors que personne ne l’appelait ainsi dans la vie. Ça avait sûrement fait sourire la blonde qui s’amusait depuis toujours à l’appeler par son prénom complet pour mieux le faire rager. Il soupira, puisqu’elle mettait les pieds dans le plat, autant aborder toute de suite le sujet sensible. Demande-le-lui vite, avant qu’il ne parte signer des exemplaires à travers toute l’Europe… Léo reposa rapidement son regard sur le livre puis sur Blanche, il était à nouveau mal à l’aise. Je pars à la fin du week-end pour une tournée de dédicaces. Je n’savais pas comment te le dire. Il aurait tant voulu passer plus de temps avec elle plutôt que de la laisser dans cet appartement encore vide de tout souvenirs ensemble, mais tristement hanté par le fantôme de sa grand-mère, il aurait voulu qu’ils ouvrent leurs cartons ensemble et se disputer avec elle sur l’emplacement de tel cadre ou l’éclairage de telle pièce. Tout allait trop vite et il se sentait dépassé.

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Tu nous entends l'Amour ? Si tu nous entends, il faut que tu reviennes parce qu'on est prêts maintenant, ça y est, on a déconné c'est vrai mais depuis on a compris. Et là on a les paumes ouvertes avec notre cœur dedans, il faut que tu le prennes et que tu l'emmènes.


Dernière édition par Léo Emerson le Lun 23 Mar 2020 - 9:58, édité 1 fois
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» anecdotes: elle fait de l'aquarelle, partout et n'importe comment. en fait, quand elle peint, elle ne se pose pas vraiment de questions. elle laisse ses mains se guider par ses pensées ‹ quand il pleut, elle aime t'assoir devant la fenêtre et regarder les gouttes tomber. le bruit du tonnerre l'apaise ‹ les gens se laissent trop souvent berner par son apparence angélique; ses cheveux blonds et son sourire la trahissent. ce qu'ils ignorent, c'est la bête qui gronde en elle quand elle est en colère. ils ne la pensent pas capable de s'énerver ‹ depuis sa plus tendre enfance, elle sait ce qu’elle veut faire dans la vie, vivre de ses passions, au désarroi de ses parents qui n'avaient pas la même vision pour son avenir. la peinture ce n'est pas un vrai métier, encore moins celle sur le corps, c'est ce qu'ils aimaient lui répéter avant qu’elle quitte le nid familial ‹ elle ne démontre jamais ses émotions, ça ne fait pas parti de ta personnalité. elle aime se décrire comme une introvertie. et ses peurs... alors là, encore moins. ‹ elle a peur de mourir, car ce qui se passe après la vie n'est pas bien défini d'avance. pire encore, elle a peur de mourir seule parce que l'amour, elle ne semble pas vraiment connaître ça ‹ elle n'aimait pas vraiment l'école, en fait elle détestait ça. comment les gens font pour passer de longues heures assis sur des bancs à écouter des maitres parler et raconter leur vision des choses tout en prenant, le plus rapidement possible, des notes à l'aide d’un crayon de plomb ? en fait, elle ne veut pas se l'avouer, mais elle admire ceux qui peuvent le faire, car elle et son énergie, elles sont incapables de demeurer en place trop longtemps ‹ la seule façon de la maintenir concentrer c'est de mettre de la musique classique dans la boutique, ainsi elle peut colorier le corps de ses clients sans avoir l'envie de sauter partout comme une sauterelle. et pour ceux que ça embête... elle les emmerde ‹ lorsqu’elle aime, elle aime d'amour. difficile de s'échapper de son coeur. par contre, lorsqu’elle déteste.. elle déteste avec passion. c'est un couteau à double tranchant ‹ elle ne comprend pas les gens qui aiment les serpents. ouverte d'esprit, elle essaie toujours de t'adapter aux nouveautés.. mais les serpents ne font pas partie des choses pour lesquelles elle peut faire un compromis
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MessageSujet: Re: Être parisien, ce n’est pas être né à Paris, c’est y renaître + Léanche   Être parisien, ce n’est pas être né à Paris, c’est y renaître + Léanche - Page 7 EmptyLun 23 Mar 2020 - 5:45

Si on lui avait dit, cinq ans plus tôt, qu'elle finirait par s'installer à Paris, par rejoindre son amour de jeunesse perdu dans la ville de l'amour, ville qui lui était sentimentalement importante, Blanche ne l'aurait sans doute jamais cru. Elle avait mis une croix sur lui, la dernière fois qu'il l'avait quitté, respectant que leur destin n'était sans doute pas fait pour se croiser, respectant qu'une autre était bien plus présente dans son coeur. Cela ne voulait pas dire qu'elle n'avait pas été blessée, que l'oublier n'avait pas été difficile. Et elle ne cachait tout de même pas que le départ d'Emerson de Bowen avait contribué à lui faire reprendre du mieux. Ainsi, elle ne risquerait plus de le croiser dans les rues de la ville, de le voir heureux avec sa rivale, de le voir évoluer dans une vie qu'elle aurait aimé partager avec lui. Et aujourd'hui, c'était ce qu'ils s'apprêtaient à faire, à leur manière, vivre une vie où ils étaient réunis. Elle n'aurait pu y croire, croire que leur première rencontre au café du Monde les aurait menés, un an plus tard, à emménager ensemble, dans un appartement qui lui était cher. Léo avait fait tout ça pour elle, comme un gage d'amour. Et ça voulait dire bien plus aux yeux de Blanche que n'importe quelle demande en mariage, que n'importe quelle déclaration à l'eau de rose, que n'importe quel présent hors de prix. Il lui avait offert la possibilité de toujours garder la trace de sa grand-mère, de toujours vivre avec sa présence en gardant cet appartement, mais en transformant les mauvais souvenirs en de beaux moments qu'ils bâtiraient tous les deux. De Bowen, elle s'était imaginé leurs retrouvailles de milliards de fois jusqu'à mettre les pieds dans cet avion, seule étape qui le séparait de lui. Elle s'était tout imaginé, sauf ce qui l'attentait à Charles de Gaulle. Elle n'avait pas imaginé un Léo distant, silencieux. Un Léo qui portait sa valise, sans même lui prendre la main. Un Léo beaucoup trop éloigné d'elle alors qu'ils devraient avoir envie se retrouver. Ils avaient été séparés de longues semaines, le temps de finalement toute la vente des biens capitaux de Blanche à Bowen, des semaines à ne se voir que par le biais de la caméra de leurs téléphones, à s'envoyer des messages témoignant de leur hâte de se retrouver ou, plutôt, des projets qui les attendait une fois qu'ils seraient tous les deux réunis. Et tout ça, c'était comme si ça n'avait été que dans ses rêves, alors que la réalité était bien différente. Blanche l'imita, silencieuse à son tour, distante elle aussi. Le vol l'avait réellement épuisé et à ce rythme, en voiture, elle trouverait le sommeil sans plus tarder. Heureusement qu'Emerson engagea une semi-discussion, sortant Blanche de sa transe. Au lieu de l'italien, elle réclama leur lit. « Oui, c'est vrai que tu prends beaucoup de place quand tu dors », lança-t-elle alors que le photographe, lui faisait allusion aux échanges intimes qu'il pourrait recevoir, ce nouveau lit. Elle sourit à son reflet dans la fenêtre, incapable de se montrer totalement chaleureuse avec lui alors qu'elle voyait bien qu'un truc clochait. Pourtant, cette main posée sur la sienne, alors qu'il conduisait pour leur faire retrouver ce nid qu'ils allaient s'apprêter à faire leur, elle ne voulait pas qu'il la retire, elle voulait garder ce contact, simplement parce qu'il la rassurait. Blanche brisa tout de même le silence qui s'installa à nouveau entre eux, incapable de supporter une telle distance entre eux. Léo l'écoutait à moitié, elle le voyait bien, de toute façon il portait son attention sur la route, ça pouvait lui servir d'excuse, seulement quand elle mentionna son nom, il porta toute son attention sur elle. Léopold, nom qu'il avait toujours détesté. Et elle, elle l'avait appelé ainsi, toute leur vie, pour le faire réagir, mais aussi parce qu'elle aimait sentir qu'elle était différente de ceux qui n'utilisaient que son diminutif. « C'est mignon, Léopold », le reprit-elle en riant. « Dommage que tu n'aimes pas, je comptais appeler notre premier fils comme ça. » Elle pensait qu'ils avaient retrouvé leur bonne humeur, qu'il répondrait avec humour à ses blagues. Mais il lui proposa plutôt de se dépêcher à lui demander une signature sur un ton qui ne lui plaisait pas du tout. Léo détourna son attention de la route pour la poser rapidement sur Blanche alors qu'il lui avouait ses plans pour les prochains jours. Blanche perdit son sourire. « Oh », se contenta-t-elle de dire. Elle était déçue, avec raison. Et elle aurait voulu le lui empêcher, mais elle savait combien c'était important pour lui, pour son livre, et elle ne voulait pas être le genre de petite-amie à imposer des normes, à faire des scènes. Alors elle hocha la tête simplement. « C'est cool, vraiment. Ça sera super pour les lecteurs d'avoir la chance de te rencontrer, d'échanger sur les voyages, les endroits que tu as si bien décrits.. » Blanche se força à sourire, mais, pourtant, elle n'en avait pas le coeur. À peine revenu, il ne leur restait que deux jours ensemble avant d'être à nouveau séparé.

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MessageSujet: Re: Être parisien, ce n’est pas être né à Paris, c’est y renaître + Léanche   Être parisien, ce n’est pas être né à Paris, c’est y renaître + Léanche - Page 7 EmptyJeu 26 Mar 2020 - 23:38

Léo ne se considérait pas comme un saint, il était conscient que ce qu’il faisait, même si c’était parfois beaucoup, résultait souvent d’une intention égoïste, comme pour mieux garder ses proches auprès de lui, comme s’il avait peur de ne pas être aimé sinon. Ainsi, cet appartement qu’il avait acheté c’était la solution pour ne jamais perdre le contact avec Blanche, si au moment où il avait pris sa décision et commencé les négociations avec le grand-père il ne savait pas comment toute cette histoire allait finir, ni si elle remettrait les pieds en France avant longtemps, il savait qu’un jour où l’autre elle finirait par savoir et qu’à ce moment là elle reprendrait contact avec lui. En bien, en mal, peu lui importait, à ce moment-là il aurait avisé. Il ne s’attendait pas à ce que ce filou d’Aubé se joue d’eux et les réunisse aussi rapidement à Paris, ni à cette proposition lancée à la volée qui l’avait surpris au moins autant qu’elle lorsqu’il avait avancé qu’elle pouvait tout quitter pour venir s’installer avec lui. Ça paraissait chevaleresque, qu’il achète ce logement pour Blanche, quelque part ça l’était, romantique également, mais il y avait toujours cette forme d’égocentrisme avec lui, même infime. Il avait appris par son père que l’argent pouvait tout acheter, même une certaine forme de bonheur ou d’amour. Et bien qu’il n’y croit pas, qu’il rejette cette façon de voir les choses, dans son comportement on pouvait néanmoins retrouver un peu de son éducation dans son ADN et dans son comportement. Et ce qu’il aimait le plus avec Blanche c’est qu’elle connaissait cette faille, ce défaut et pourtant elle l’aimait quand même, elle l’acceptait ainsi, elle faisait avec et composait avec tout ça pour n’en sortir que le positif. Il n’avait donc pas à se justifier ni à s’en excuser, elle l’avait quand même suivi à l’autre bout du monde. Malheureusement ce qui allait les sépare cette fois-ci ce n’était pas son égoïsme, mais bien cette liberté qu’il avait chéri et entretenu jalousement durant des années, celle qui lui avait permis de découvrir le monde tout en l’éloignant des priorités et de ses proches. Il en était revenu de cette vie, à présent il aspirait à plus de normalité mais il payait le prix de ses années de voyage et celle qui allait subir une nouvelle fois c’était Blanche, comme toujours. Il n’osait pas soutenir son regard alors qu’ils roulaient en direction de leur nid. Il sourit en regardant la route. J’aime dormir de biais en faisant l'étoile de mer, nu. C’est un crime ?! Il avait espéré ces retrouvailles intimes, il s’était langui de son corps et de son parfum, de la façon dont ses mains savaient le faire flancher en quelques secondes, pourtant il doutait qu’ils aient ce genre d’échange cette nuit et ça l’attristait. Elle finit par lui tendre son livre, ce fameux livre qui était l’objet de tous les tourments du photographe en ce moment, il en était fier et pourtant il lui donnait des insomnies. Ils plaisantèrent un instant sur le nom qu’il avait utilisé pour l’écrire, c’était plus simple de commencer ainsi. Tu comptes constituer une armée entière de minis-moi ? Tu vois que ce grand lit sera utile. Et pour ton information, j’espère une fille. Un demi sourire pas tellement heureux se dessina, il y avait pensé, évidemment, à l’éventualité qu’ils aient un enfant, pourquoi pas finalement, pourquoi pas… tant qu’ils pouvaient encore, tant qu’ils avaient encore l’illusion d’être jeunes. Finalement il déposa sa bombe, sans plus de suspense ou de grand cérémonial, il quittait Paris, pas définitivement, c’était évident, mais il ne savait pas quand il reviendrait, il la laissait seule alors qu’ils n’avaient pas encore eu l’occasion de vivre ensemble ou de planifier quoi que ce soit. Et même si ça ne changeait rien aux sentiments ou à l’envie de construire sa vie avec elle, c’était tout de même quelque chose que de faire venir une fille d’Australie juste pour soi et de la planter là à la sortie de l’avion. Son Oh valu toutes les réponses du monde, Léo baissa les yeux une seconde, il n’en pouvait plus de la décevoir. Et elle faisait l’effort, cet effort surhumain de le féliciter, de donner l’impression qu’elle était contente pour lui, de l’encourager même si ça sonnait faux. Il grimaça alors qu’ils arrivaient dans la ville, encore quelques courtes minutes et ils seraient chez eux. Génial pour eux oui, peut-être. Mais pour toi ? J’me sens mal Blanche. J’avais jamais pensé que ça irait aussi loin. En vérité il ne savait pas quoi dire de plus parce qu’il ne pouvait pas refuser, il était juste coincé entre sa passion pour les voyages et son amour pour elle, il aurait voulu avoir les deux en même temps et c’était impossible.

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MessageSujet: Re: Être parisien, ce n’est pas être né à Paris, c’est y renaître + Léanche   Être parisien, ce n’est pas être né à Paris, c’est y renaître + Léanche - Page 7 EmptyVen 27 Mar 2020 - 6:13

Il y avait de l'égoïsme dans son geste, oui. Du contrôle aussi, Léo qui aimait ce sentiment par moment, bien qu'il savait se montrer aussi si à l'aise à l'imprévu. Seulement, quand il était question de grandes décisions, il prenait les devants. Ça avait toujours été le cas, même entre eux, chaque rupture, chaque retrouvailles avaient été teintées de ses soins. Mais il n'y avait pas que ça, dans ce geste. Il y avait aussi la détresse de la retrouver, de vouloir leur donner une chance, peu importe le moment, même si ça devait être dix ans plus tard. Il avait joué gros, Léo. Et, par chance, il avait eu un allié, sans le savoir, Jean-Paul qui lui aussi aspirait aux mêmes retrouvailles que Emerson. Seulement, le vieil homme, lui, n'avait pas dix ans à attendre, il savait bien que la vie était trop courte pour ça, elle qui lui avait arraché sa femme sans qu'il n'ait pu avoir un mot à dire. Alors, il avait usé de sa sagesse pour les forcer à se retrouver, bien plus rapidement que le photographe ne l'avait rêvé. Le geste était beau, en soit, les deux hommes de sa vie qui s'alliaient pour la même guerre, pour faire réaliser à Blanche que sa vie, au fond, elle n'était plus à Bowen. Mise à part son entreprise, mis à part son appartement et ses biens personnels, Bowen n'était plus chez elle. Elle s'était bien trop plu dans les rues de Paris, même si elle s'y était perdue par moment, elle s'était surprise à aimer découvrir cette ville qu'on lui avait cachée durant toute sa vie, par orgueil. Et, maintenant, elle pouvait être sienne. Elle allait la découvrir avec Léo, et les environs, se perdre dans les grands boulevards, comme s'aventurer à la campagne. C'était le début d'une nouvelle vie. Seulement, tout ça commençait bizarrement avec un goût amer dans sa bouche, comme si elle était de trop dans la vie qu'ils avaient prévu de se construire à deux, comme si elle arrivait trop tôt, ou trop tard, alors qu'ils avaient des mois durant planifié son arrivée à Charles de Gaule. Qu'avait-elle fait ? Pourquoi ne semblait-il pas aussi heureux de la retrouver qu'elle l'avait rêvé dans l'avion ? Regrettait-il ses choix ? Blanche l'avait pourtant tellement questionné à ce sujet, avant d'accepter, quelle était la marge d'erreur possible. Ils avaient convenus qu'ils ne pouvaient pas l'évaluer, cette marge, et qu'il fallait tester pour le savoir. Alors, aveuglément, elle avait tout vendu pour venir le rejoindre, elle y avait cru, encore, toujours. Se rendait-il compte, déjà, alors qu'ils n'avaient toujours pas passé une nuit ensemble dans leur nouveau chez eux, qu'elle était là, la marge d'erreur ? Il n'en parla pas, préférant sous-entendre ce qu'ils pourraient faire dans leur nouveau lit king, bien plus grand que celui qu'ils avaient partagé dans la garçonnière de Léo, ou celui dans lequel la blonde avait dormi toute sa trentaine à Bowen. « Pas à ce que je sache », fit-elle en hochant la tête, « seulement, tu devrais faire attention, on pourrait t'accuser d'exhibitionnisme à toujours être nu comme ça », l'avertie-t-elle faussement sérieuse avant de lui présenter le bouquin qui l'avait accompagné durant ses vingt-heures d'avion, son livre. Il commença par se moquer de lui-même, ce qui donna à Blanche l'occasion de lui rappeler combien, elle, elle aimait son nom complet, sans pour autant utiliser l'humour pour teinter son discours, parlant d'enfants, ce qu'ils n'avaient jamais fait avant cette balade en voiture, non pas qu'elle en voulait assurément, il leur faudrait en discuter, mais elle y avait pensé, un peu, quand elle était à Bowen, toute seule, et qu'elle n'avait rien d'autre à faire que d'imaginer à quoi ressemblerait leur quotidien. « Ne pars pas en peur, Emerson. Je n'en veux pas des dizaines comme toi, un c'est suffisant. », fit-elle en réfutant l'idée que le lit leur était si utile, elle, elle ne se déplaisait pas dans un lit plus petit qui les forçait à dormir collé l'un à l'autre. « Une fille ? Non... non, crois-moi, tu ne veux pas une fille », gloussa-t-elle se rappelant comme elle avait été enfant et en vieillissant, elle en avait fait voir de toutes les couleurs à ses parents. Et, connaissant Léo, il serait bien trop protecteur envers elle, il s'en rendrait malade. Et bien que cette conversation semblait légère, que Blanche arrivait à rire ici et là et que des sourires se posaient sur les lèvres d'Emerson, rien de tout ça n'était réellement heureux. Ils ne l'étaient pas, alors qu'un truc clochait entre eux. Truc qu'il aborda, adressant l'éléphant dans la pièce. Le problème entre eux, c'était ce bouquin, celui qu'elle venait de brandir hors de son sac et tout ce qui venait avec. Déçue de ce qu'il lui annonça, Blanche tâcha de ne pas trop le laisser paraitre, de dissimuler ses sentiments derrière des encouragements auxquels elle croyait, elle était sincèrement fière et contente pour lui. Seulement, elle aurait espéré que tout ça ne concorde pas avec son retour à Paris à elle. Égoïste, c'était elle qui l'était maintenant. « T'en fais pas pour moi », le rassura-t-elle en haussant les épaules. « J'aurai e temps de.. de défaire des boîtes et de ranger la vaisselle et... » Elle se tue, soupirant, démontrant bien plus sa déception qu'elle aurait voulu. « C'est quoi... une semaine ? On a vécu éloignés bien plus longtemps qu'une semaine, on peut survivre à ça, non ? » Elle s'encourageait. Seulement, il n'avait pas parlé de durée.

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wise men say only fools rush in, but i can't help falling in love with you. shall i stay, would it be a sin if i can't help falling in love with you
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Léo Emerson
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Feuille de personnage
» anecdotes: Il a un fils, Jonah, de 4 ans, il s'est séparé de sa mère avant sa naissance. Mère et fils vivent actuellement à Brisbane ‹ il part régulièrement aux quatre coins du monde pour son travail ‹ il est passionné par le dessin, la peinture et la photo depuis tout petit, c'est la photo qui l'a emporté et qui es devenu son métier ‹ il aime les gens, profondément, le contact humain, les rencontres ‹ il a déjà pris par à plusieurs projets humanitaires et tente de faire un voyage par an dans ce but ‹ il voyage un peu moins depuis qu'il a son fils, ça lui manque mais c'est un choix pour rester proche de lui ‹ il aime quitter Bowen mais aussi y revenir, il y trouve ses racines, ses plus proches amis, sa famille et ses repères ‹ il a horreur des soirées de galas et autre mondanités mais y assiste par correction envers sa famille, il a une vraie dent contre le Maire ‹ il est cinéphile ‹ il ne connait pas le rasoir et prend grand soin de sa barbe ‹ il est mauvais dans ses relations avec les filles, doué pour les séduire, il a un don pour tout gâcher et perdre les seules qui pourraient compter‹ il n'est pas matérialiste, il pourrait vivre dans le luxe, l'oppulence, il pourrait tout avoir, mais ça ne l'intéresse pas, il aime consommer de façon raisonnée ‹ il est plus ou moins sportif, ça dépend des moments mais il a un abonnement à la salle de sport, il lui arrive de courir sur la plage et il a pratiqué quelques sports de combat ‹ il est gourmand et aime goûter les plats de différents pays ‹ il ne se considère pas comme fumeur mais il ne refuse jamais une clope surtout en soirée ‹ il est amateur de bons whiskys
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MessageSujet: Re: Être parisien, ce n’est pas être né à Paris, c’est y renaître + Léanche   Être parisien, ce n’est pas être né à Paris, c’est y renaître + Léanche - Page 7 EmptyHier à 15:59

C’aurait été sûrement trop beau de croire que tout allait fonctionner du premier coup pour une fois. Depuis des mois ils préparaient ce déménagement, ce changement de vie pour Blanche, des mois qu’ils se séparaient à regret dans le hall de l’aéroport et qu’ils se sautaient dans les bras au retour de la blonde comme deux gamins trop impatients et que la distance pesait. Léo aurait pu l’accompagner au moins une fois, histoire qu’elle ne voyage pas seule, pour revoir sa famille aussi, ses amis. Mais il n’était définitivement pas prêt à remettre les pieds en Australie, il avait tiré un trait sur ce pays et le seul lien qu’il gardait encore c’était celui avec Jonah, son fils l’avait d’ailleurs rejoint courant du mois de janvier, ils avaient fêté Noël un peu en décalé, tous les trois et avec des cousins qui s’étaient joints à eux, c’était la première fois que Blanche partageait une fête aussi importante avec les deux hommes et ce fut un moment agréable pour tout le monde bien que le jeune garçon se soit plaint qu’il faisait froid dans ce pays, en France à cette époque il faisait bien plus froid, ce n’était pas l’été comme à Bowen. Petit à petit les contours de cette nouvelle vie se dessinaient et ce qu’il entrevoyait plaisait au photographe. Mais c’était trop simple en effet, tout ne pouvait pas aller aussi bien, pourtant il n’aurait jamais cru que ce soit à nouveau lui qui brise ce nouvel équilibre. Il en avait fait des dégâts, il en avait gâché des prémices d’histoire avec Cambridge, cette fois il avait envie d’y croire, il y croyait même pour deux dans les moments où il la sentait vaciller, il se sentait l’âme d’un guerrier prêt à déjouer tous les mauvais tours que le destin leur jouerait. C’était pourtant son amour inconditionnel pour le voyage qui se profilait comme l’éternelle ombre au tableau. Ce livre il le portait fièrement, il était prêt à le défendre, mais pas comme ça, pas en restant ce globe-trotteur infatigable. C’était pourtant ce qu’il prônait dans ses lignes, la découverte, les départs au pied levé pour rencontrer les autres, pour parcourir le monde alors quel voyageur serait-il s’il refusait cette tournée de promotion à travers l’Europe. Alors bien que quelques milliers d’exemplaires vendus à travers la France sans autre promo que celle de son éditeur et de son compte Instagram lui aurait largement suffit, il allait jouer le jeu, reboucler sa valise et repartir encore. En d’autres circonstances c’aurait été un grand plaisir, une excuse parfaite pour être sur les routes, mais là le cœur n’y était pas. Et la blonde le vit tout de suite. Ils échangèrent quelques mots polis, un peu d’humour même si ça sonnait faux et dans l’habitacle du véhicule ils étaient autant mal à l’aise l’un que l’autre. Pour ça il faudrait que quelqu’un porte plainte et jusque là les voisins ne se sont jamais plaints de la vue ! Léo le modeste, en toute circonstance ! Et toujours sur ce même ton ils finirent par parler d’enfant, c’était un sujet complexe pour un couple, surtout comme le leur, qui s’aimait comme à vingt ans mais qui s’approchait des quarante. Léo avait Jonah, bien qu’il n’eût jamais rêvé de fonder une famille, même s’il savait que Blanche avait brièvement porter son enfant, dans une autre vie, avant de devoir avorter. Ils n’étaient pas sérieux, pourtant ils en parlaient et l’idée ne déplaisait pas à notre homme. Pourquoi je n’en voudrais pas ? Les filles adorent leur papa. Il avait entendu dire ça quelques fois. De toute façon pour faire un enfant encore faudrait-il être présent et vu la nouvelle qu’il lui annonça juste après, ça ne risquait pas d’arriver. Blanche se montra compréhensive, même s’il devinait aisément qu’elle était déçue. Elle se trouvait déjà des occupations, il était certain qu’elle serait occupée, ça il n’en doutait pas. Mais toutes ces choses là il avait envie de les faire avec elle au lieu de passer son temps de chambre d’hôtel en conférence. Au moins deux semaines, peut-être un mois, le planning n’est pas encore totalement fixé. Elle avait raison, ils avaient vu pire, ils avaient vu des années les séparer, les éloigner et pourtant ils arrivaient toujours à se retrouver malgré le temps qui passait. Elle était optimiste pour deux ce soir. Il retrouva sa main et la serra. Tu m’attendras ? Elle qui l’avait déjà espéré toute une vie.

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Tu nous entends l'Amour ? Si tu nous entends, il faut que tu reviennes parce qu'on est prêts maintenant, ça y est, on a déconné c'est vrai mais depuis on a compris. Et là on a les paumes ouvertes avec notre cœur dedans, il faut que tu le prennes et que tu l'emmènes.
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