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 please don't let me down (violence)

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adm h
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MessageSujet: Re: please don't let me down (violence)   Lun 10 Déc 2018 - 16:51

Si Terrence n’avait jamais nourrit de grands espoirs quand à son avenir amoureux c’était probablement parce qu’il n’avait jamais réellement cru en l’amour, celui avec un grand A, celui qui soit disant emportait tout sur son passage, la raison et les doutes. Il n’avait jamais eu de grand modèle dans ce domaine, ses parents ayant vécu l’un à côté de l’autre jusqu’à ce que son père succombe à un mal qui était arrivé sans prévenir, il n’avait jamais vu ses parents se tenir la main ou se regarder amoureusement, c’était peut-être leur façon de s’aimer ou peut-être s’étaient-ils éloignés avec le temps, se contentant de rester ensemble pour leurs fils. Terrence n’avait jamais eu le rêve de rencontrer la femme de sa vie, se disant de façon très pragmatique que le monde était très grand et que s’il ne bougeait pas de Bowen il n’aurait pas grande chance de tomber dessus en faisant ses courses au supermarché ou son sport sur la plage. Il était de ceux qui n’avaient pas réellement de rêve, de toute façon, il se laissait porter, parfois par la chance, parfois son contraire, il ne se posait pas de question, ne cherchait pas à forcer le destin, à quoi bon. Il avait rencontré quelques filles qui avaient fait battre son coeur un peu plus fort, quelques temps, mais jamais assez pour qu’il les retienne, pourquoi les retenir si elles voulaient partir ? Il n’avait jamais eu peur d’avancer seul dans l’âge, de finir peut-être en vieil homme solitaire, ça faisait parti de lui, il était habitué au silence. Et puis Violet était arrivé, telle un ouragan, une tempête sans précédent. Elle avait tout emporté sur son passage, sa raison et ses doutes, elle l’avait chamboulé, remué dans tous les sens. Elle lui faisait croire en l’amour alors qu’il ne pensait jamais tomber dedans. Au départ il l’avait maudite de le rendre si dépendant de sa personne, à présent il l’acceptait, docilement, il se laissait glisser dans cet état qu’il connaissait si mal, celui d’un homme amoureux, qui souriait quand elle était là, qui s’inquiétait souvent, qui vivait pour lui mais aussi pour elle, parce qu’il n’était plus seul dans le tableau. Il n’allait pas tout changer parce que l’américaine avait mis un pied dans sa vie et marqué son coeur au fer rouge, il n’était plus un gamin adolescent, à l’approche de ses quarante ans, quarante années de vie solitaire, il ne pouvait pas tout laisser derrière lui et son caractère, son mode de vie, étaient comme de vieilles habitudes qui avaient la vie dure. Mais pour Violet il se montrait plus doux, plus coopératif, il apprenait à mettre des mots sur ses sentiments et à les exprimer, il sortait de sa carapace, petit à petit. Peut-être parce que finalement, celui qui ne croyait pas en l’amour, s’était fait avoir de la plus belle des façons en rencontrant la plus belle des personnes. Il haussa les sourcils en affichant un sourire entendu. Pour ses beaux yeux à elle, il ferait bien des choses, mais ça, il ne le dirait pas, il était bien trop fier. Sûr que si tu continues à me regarder avec ces yeux là… Il voyait bien qu’elle voulait plus, Violet voulait toujours plus, elle avait cette impatience qui lui tapait souvent sur les nerfs, tellement éloignée de son flegme à lui, mais il n’allait pas tout lui céder, ce serait bien mal le connaître. Les mains posées sur ses joues piquées de barbe, elle semblait chercher à lire en lui. Elle y trouverait aisément toute la douceur avec laquelle il la regardait, preuve de toute l’affection qu’il lui portait, mais aussi cette flamme qui dansait dans ses yeux, celle, brûlante, qui menaçait de tout embraser tellement il avait envie d’elle. Elle osa pourtant lui demander de quoi il avait peur, jouant en même temps avec cette proximité encore trop chaste qui rendait le surfer impatient. C’est là qu’il bascula la tête en arrière en la traitant de monstre, non pas qu’elle en soit un, ou bien un monstre bien trop séduisant en bas de soie, elle était tentante, si belle, mais elle jouait l’inaccessible pour le faire languir, elle repoussait ses ardeurs sans qu’il comprenne pourquoi. Elle voulait des réponses à ses grandes questions et lui ne voulait pas y penser, pas à ce moment là. Il voulait qu’ils s’oublient, qu’ils oublient leurs querelles et les quelques barrières qui se dressaient encore entre eux, pour entrer sur un terrain sur lequel ils étaient tous les deux d’accord, sans conflit puisqu’ils y trouvaient leur compte l’un comme l’autre. Mais peut-être trouvait-elle cette envie trop futile, peut-être pensait-elle, à tort, qu’il ne la voyait que comme un objet de désir ? Si tel était le cas elle se trompait, disons qu’il cherchait à repousser le moment des grandes discussions avec un rapprochement plus agréable, disons qu’il en avait marre de leurs querelles légendaires, disons qu’il ne résistait pas, tout simplement, à l’envie de l’avoir contre lui, à lui, totalement. Alors il posa ses lèvres brûlantes contre son corps et tenta de la faire plier à sa façon, parce qu’il savait qu’elle ne résisterait pas bien longtemps s’il s’y prenait de cette manière là. Violet ne fut pas longue à répondre aux assauts de son amant, elle ressera enfin son étreinte et ils se laissèrent enfin emporter par ce tourbillon d’envies qui planait sur eux depuis quelques minutes, ce genre de petit jeu ne durait qu’un temps et ils y avaient cédé. A pleine bouche, Terrence répondit à la demande de la belle, il l’embrassait tout en la délestant de ses vêtements. Puis il lui fit l’amour, en mettant toute son énergie à lui prouver qu’elle ne trouverait pas meilleur amant, qu’elle pouvait oublier les anciens et que lui ne pensait pas à ces autres femmes qui étaient passé dans sa vie, surtout pas cette Anna qu’elle semblait tant jalouser, à ses yeux il n’y avait qu’elle, qu’elle pour qui battait son coeur et gonflait son désir. Ensemble ils explorèrent tous les recoins de sa minuscules caravane pour finir dans son lit, épuisés et repus. Après quelques minutes d’un silence nécessaire, Terrence pris la paroles, de sa voix grave et roque. J’ai peur de ça… Il parlait de cette envie d’elle, déraisonnée, de cet amour qui emportait tout, qui prenait trop de place, de son inaptitude à savoir quoi faire et comment être celui qui la ferait rester auprès de lui, comment être à la hauteur de sentiments si forts qu’il n’avait encore jamais connu.


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MessageSujet: Re: please don't let me down (violence)   Lun 10 Déc 2018 - 21:20

Ses parents s'étaient rencontrés à l'époque de l'université. On aurait pu croire à une idylle romantique de deux jeunes âmes qui depuis toujours s'étaient aimées jusqu'à en vieillir, ensemble, devenir vieux et forger autour de cet amour leur vie à deux. Et pourtant, non. Leur histoire n'avait rien de simpliste, rien d'ordinaire, à croire que Violet avait hérité d'eux sur ce côté-là. L'un était le professeur, l'histoire de l'art le passionnant, l'autre était l'étudiante, amourachée d'un homme bien trop inaccessible. Pour cause de légalité, le rapport d'autorité primant toujours, et ce même à l'université, ils avaient vécu un amour platonique à se parler au travers des yeux, à chercher leur regard dans les foules remplies d'étudiants jusqu'à l'obtention du diplôme de sa douce mère qui marqua le début charnel de leur histoire à deux. Et, très rapidement, à trois alors que la surprise de la présence de Violet les rattrapa peu de temps après leur union. L'Américaine les avait vus amoureux, ses parents, toujours doux l'un avec l'autre, toujours attentionnés. Ils avaient cette façon, toujours un peu mielleuse, de se parler, un peu comme s'ils chantaient une chanson. Et ça avait contribué Violet à alimenter son désir d'un jour vivre cette belle histoire, elle aussi. Plus elle avait grandi, plus elle s'était rendu compte que les histoires comme celles-là étaient rares. Elles existaient, la belle blonde n'en perdait pas espoir, mais elles n'arrivaient pas à tout le monde. Elles choisissaient leurs destinataires, les frappant de cette malédiction forçant deux âmes à se sentir attirer comme des aimants. Et le destin, il ne fallait jamais le forcer. Or, elle s'était mise dans des relations, sans trop se faire d'attente, sans non plus noyer sa solitude et son envie d'être aimé avec la première personne venue. Elle avait fait son bout de chemin amoureux, ici et là, parfois seule, parfois accompagnée jusqu'à tomber sur Terrence. Jusqu'à ce qu'elle fit marquée de cette malédiction qu'elle essayait tant bien que de mal de combattre. Et plus elle s'en débattait, plus la fatalité devenait puissante, plus elle prenait d'ampleur, plus elle s'emparait d'elle, d'eux. Il leur avait fallu des années pour se permettre de comprendre enfin ce qui leur était tombé sur la tête, pour quelles raisons deux personnes pouvaient se détester autant pour des faits aussi futiles que les leurs. Aujourd'hui, confrontées à leurs réponses, encore tant de barrières devaient être tombées avant de pouvoir en profiter sans restrictions. Les restrictions, Violet n'en connaissaient pas les termes. Esprit libre, esprit voyageur, elle ne s'était jamais vraiment confinée aux règles et aux marches à suivre. Elle allait là où elle le voulait, comme elle le pouvait, et tant pis pour ceux qui tenteraient de l'en empêcher. Ils ne connaissaient pas sa ténacité, évidemment. Face aux freins de son homme, elle était perdue, semblant vouloir avoir tout, tout de suite et maintenant, alors qu'en réalité elle était aussi maladroite que lui dans ce monde de sentiments. Et pour que leur histoire fonctionne, pour que leurs sentiments puissent enfin voir le jour sans se blesser mutuellement, ils devaient, tous deux, accepter leurs natures. Désespérément romantique dans l'âme, Violet pouvait paraitre insistante, impatiente. La belle espérait qu'un jour il puisse comprendre les raisons derrière ses questions et ses gestes parfois brusques aux yeux du militaire. Loin d'elle l'idée de lui déplaire, d'entretenir encore et encore ces millièmes querelles qui ne menaient à rien, sauf peut-être les monter un peu plus l'un contre l'autre, les tourmenter davantage. Elle aussi, elle en avait assez de ces disputes. Elle aussi, elle mettait un peu d'eau dans son vin, s'efforçant d'être à ses yeux la personne qu'il aimait tout en tâchant de rester elle-même. Et son naturel, c'était ça, son insistance, son impatience, qui parfois prenait le dessus. Son besoin de ses tendresses corporelles, fusionnant leurs corps dans une danse de douceur et de chaleur. Ses envies de mots honnêtes, de description de ses pensées et ses ressentiments. Toutes ces choses qui semblaient tant irritées l'homme, tête envoyée vers l'arrière, un soupire de désespoir et les paroles familières à monstrueuse qui s'étaient échappées de sa bouche. Si être un monstre était d'être terriblement, complètement, amoureuse de lui, alors Violet acceptait le descripteur. Elle était un monstre. Un terrible monstre dont le coeur battait trop fort quand Terrence était dans la même pièce, mais aussi dont le coeur ne battait plus, avide, alors qu'ils étaient séparés.
Je t'aime, des mots qui ne faisaient aucuns sens pour les deux commerçants. Jamais on ne les avait encore entendus prononcer de telles douceurs l'un à l'autre. Bien trop loin de leurs affronts habituels. Ce temps était loin, il n'existait plus. Maintenant la belle ne vivait que pour ces belles paroles prononcées, par trop souvent, juste assez pour qu'elles aient encore l'effet de la nouveauté et des paillons qui s'emballaient dans son ventre alors qu'il caressait sa peau. Elle les lui avait dits, ces beaux mots, des étoiles dans les yeux et du feu sur les lèvres, juste avant qu'il ne fasse d'elle sa propriété. Il s'était départi de leurs vêtements, trouvant leurs places sur le sol, avant de s'abandonner à leurs corps à vif de cette envie. Langoureusement, sensuellement, ils s'étaient réconciliés, ne formant qu'un, oubliant le reste du monde. Violet se fichait de Liam, d'Anna, des rumeurs qui pouvaient circuler sur leur couple, de ce que les voisins penseraient, elle l'aimait. Inlassablement, elle l'aimait. Tout son corps l'aimait. Et ils avaient toute la nuit pour se le prouver. Il la faisait vibrer, lui accrochant des soupirs de plaisir, des gémissements, lui faisant l'amour partout où il était possible de le faire, sa petite caravane qui semblait à présent si grande. La peau de la surfeuse accrochée à celle de celui qu'elle aimait, ils ne formaient qu'un. Il lui fit l'amour durant de longues minutes, des heures, jusqu'à ce qu'ils se retrouvent, tous deux, vidés d'énergie, allongés sur le lit de l'homme, corps à demi entremêlés, la respiration haletante.
Les yeux fermés, collée contre la poitrine de Terrence, Violet était bien. Elle somnolait, entre les rêves et la réalité qui en ce moment ne semblait faire qu'un. Son corps était exténué et pourtant, elle ne pouvait dire ce qui l'avait fatigué le plus entre son vol, leurs disputes ou leurs réconciliations. Elle le sentait respirer, le torse découpé de l'homme bougeant harmonieusement avec ses inspirations, ce qui maintenait la belle éveillée. Doucement, du bout des lèvres, les yeux toujours fermés, elle déposa un timide baiser, chaste, doux, presque qu'imperceptible, sur le torse de Terrence. L'homme, lui, jouait dans ses cheveux, leurs corps encore entremêlés l'un à l'autre. Violet était bien. Purement bien. Elle aurait souhaité que ce moment ne cesse jamais, le silence réconfortant de la pièce et la chaleur des bras du commerçant. Et puis, comme pris d'un élan de courage, Terrence brisa le silence, prononçant quatre petits mots simples qui firent accélérer le coeur de sa belle, sa voix douce et grave à la fois teintant toute la caravane. Violet ouvrit enfin les yeux, les posant sur l'homme. Peur de quoi ? s'enquit-elle, un peu tremblante. N'aimait-il pas ce qu'ils bâtissaient ensemble, n'était-ce pas ce qu'il voulait, lui aussi, étant le premier à lui avoir avouer ses sentiments ? Revenait-il sur sa décision ? Violet se percha au-dessus de lui, Terrence semblant vouloir fuir son regard, encore nue de leurs ébats. Soudainement, elle ne se sentait plus à l'aise dans sa peau, l'absence de vêtements fragilisant sa carapace. Elle était vulnérable. Je ne comprends pas Terrence... qu'est-ce que j'ai fait pour te donner envie de reculer ? Violet croisa ses bras sur le torse de l'homme, la tête appuyée contre ces derniers, les yeux toujours posés sur son visage. Aide-moi à comprendre...

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❝ i will be right by your side❞ if i can't find the cure, i'll fix you with my love. no matter what you know, i'll fix you with my love. and if you say you're okay, i'm gonna heal you anyway. promise I'll always be there, promise i'll be the cure
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MessageSujet: Re: please don't let me down (violence)   Mar 11 Déc 2018 - 23:28

Ce que Terrence possédait c’était cette seule caravane, quelques livres anciens qui avaient de la valeur, des planches de surf et son chien, bien que sur ce dernier point on n’était jamais trop sûr de qui possédait l’autre. Il n’était pas matérialiste, il n’avait pas beaucoup d’argent, même s’il ne se plaignait pas, il avait assez pour vivre et ça lui suffisait, il ne claquait pas tout dans les nouveaux téléphones tendances, ni dans les vêtements, sa caravane demandait peu d’entretien, ce n’était pas le cas de sa voiture mais celle-ci ne roulait pas très souvent et la plupart du temps il la bricolait lui-même, même sa passion pour le surf ne lui coûtait beaucoup puisqu’il avait raccroché les planches après ses multiples opérations à la jambe. On pouvait dire que le plus gros de ses dépenses allait dans la nourriture finalement ! Il aimait manger, bien manger, cuisiner lui-même, il faisait pousser son potager, ses plantes et il ne lésinait pas sur les dépenses à ce niveau là, mais comme il vivait seul ce n’était pas un budget conséquent. Vous l’aurez compris, Terrence n’était pas dépensier, il vivait une vie simple qui lui convenait parfaitement, elle était réglée, il dérogeait peu à son programme quotidien, avec ses habitudes et ses manies. Alors l’arrivée de Violet avait un peu tout chamboulé, dans son grand projet de se la couler douce après ses années de galère, de prison et tout le reste, il pensait qu’il avait assez donné, qu’on ne l’y reprendrait plus à compliquer les choses. Mais la belle américaine n’en avait rien à faire de tout ça, pire, elle n’en savait rien, en fait. Et lui s’était laissé prendre au jeu d’une séduction qui l'électrisait. A force de la fréquenter il se sentait à nouveau vivant, il vibrait pour quelque chose, mieux pour quelqu’un. Les choses n’allaient pourtant pas changer du tout au tout en un claquement de doigts, il allait falloir quelques ajustements, entre sa routine et l’ouragan Cox, il faisait le grand écart alors ça lui causait quelques soucis de conscience. Ca et le fait que ses affaires de trafic d’arme n’étaient toujours pas réglées et qu’il devait faire attention à garder son commerce secret, une fois qu’il aurait tiré un trait sur cet aspect là de sa vie, il serait peut-être plus serein. En attendant même si leurs retrouvailles étaient plus qu’agréables, une fois qu’ils eurent épuisé leurs corps et empli leurs coeurs d’une chaleur bienfaitrice, il y avait toujours cette question qui trottait dans la tête de Terrence, telle une ritournelle “De quoi as-tu peur, Kelly ?” L’ex militaire était un homme fort et sans craintes, un homme qui vivait comme bon lui semblait, il avait pris la liberté de rester quelqu’un de simple, affranchi de tout ou presque, il était son propre maître. Evidemment lorsque sa voix raisonna enfin, brisant de façon trop grave la quiétude qui régnait alors, Violet pris peur, elle posa ses yeux inquiets sur le visage de son amant, cherchant les réponses dans l’absence d’expression de son visage. Seul un rictus, comme un sourire furtif, vint le dérider enfin. Il attrapa le drap qu’il remonta sur le dos nu de Violet qui frissonnait sans sembler s’en rendre compte. Je ne recule pas. Dit-il en caressant avec tendresse son épaule découverte. C’est juste que je n’ai rien à t’offrir d’autre que moi. Je n’ai rien d’autre que cette caravane, je paye généralement mes factures en retard, pas par manque d’argent mais parce que je n’y pense pas. Je parle à mon chien qui est probablement mon meilleur ami à l’heure actuelle. Je ne suis pas drôle, je bougonne toujours dans mon coin. Et puis je n’ai aucun plan d’avenir, pas parce que j’ai peur, juste parce que j’m’en fou. J’suis un ex taulard qui doit encore se racheter auprès de la société et j’ai vu que ça te faisait peur, je le sais. Il s’imposa une pause pour se redresser, prenant soin de ne pas déranger Violet qui l’écoutait attentivement. Elle n'avait pas demandé tout ça, quand elle avait succombé pour lui la première fois, elle ne s'attendait sûrement pas à un homme si complexe, pas à un repris de justice qui, quoi qu'il fasse, peu importe combien et combien de temps il payerait pour ce qu'il avait fait, serait toujours un pariat aux yeux de certains et à ses yeux à lui surtout. Je n’ai jamais aimé personne d’autre que moi. Alors j’ai peur que cet homme là n’ait rien de bon à t’apporter. Il lui sourit maladroitement en attrapant le paquet de cigarettes qui traînait sur sa table de chevet. Et je fume trop, j’adore fumer après l’amour même si je déteste que ma caravane sente la clope. Il accompagnait ses mots en coinçant une cigarette entre ses lèvres, l’allumant dans la foulée avec le briquet qui accompagnait le paquet.


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MessageSujet: Re: please don't let me down (violence)   Mer 12 Déc 2018 - 1:56

Le soir de son anniversaire, Terrence avait fait apparition à un moment inattendu alors que la belle avait perdu espoir en sa présence. Elle lui avait lancé l'invitation, ayant réellement envie qu'il s'y présente, sans réellement croire qu'il prendrait son courage à deux mains. À ce moment, leur relation était éphémère. Mais il s'était présenté, fleurs à la main, son sourire malaisé jamais bien loin au plaisir de la trentenaire. Bien avant que son arrivée ne fasse éclater la fête, bien avant que leurs disputes ne se mettent de la partie à nouveau, leur naturel n'était jamais bien loin, Violet avait été touchée de sa délicate attention. Le bouquet qu'il lui avait offert était sublime et même si la soirée n'avait pas été des plus merveilleuses, la surfeuse avait tout de même conservé le souvenir de sa délicatesse, séchant le bouquet pour le préserver un peu toujours près d'elle. Il lui avait également offert deux bracelets qu'elle portait toujours, depuis, fièrement à son poignet. Deux petits et délicats bijoux ornés de petites billes, simples et élégants, sans trop de flafla, qui reflétaient tant sa personnalité que celle du militaire. Ces attentions, ces douces petites gâteries, elle ne les avait pas demandées, il les lui avait faits de bon coeur. Et s'il s'était présenté les mains vides, Violet aurait été tout aussi heureuse d'apercevoir son regard azur percer la pénombre de la plage. Ce n'était pas les présents qui l'avaient charmé, cette soirée-là, avant même que les tempêtes Cox-Turner-Kelly n'éclatent, c'était lui et toute sa présence. Elle n'avait que faire de toutes les attentions matérielles du monde, des bijoux et des choses qui coûtaient chers. Elle n'avait que faire des cadeaux et qu'on lui décroche la lune. Ce qui primait, avant tout, c'était l'être, la personne. Et même si Liam lui avait offert un cadeau extravagant, même s'il lui offrait l'ultime retour en enfance possible pour une personne comme elle qui avait tant peur de vieillir, son présent favori restait tout de même le sourire de Terrence alors qu'il s'était avancé vers elle pour lui souhaiter joyeux anniversaire. Qu'il ne soit pas le plus riche de la ville, qu'il ne soit pas le plus romantique, qu'il ne soit pas le plus expressif lui importait peu. Elle n'était pas tombée amoureuse d'un homme comme cela. Elle était tombée amoureuse de Terrence Kelly, ex-militaire, ex-prisonnier, propriétaire d'une boutique de surf sur Grays Bay, meilleur ami d'un chien appelé Stan, vivant dans une petite caravane sur la plage, blessé à la jambe, mal commode sur les bords, mais au combien adorable. Alors oui, peut-être que la belle était imposante avec ses idéologies sur l'amour, sa façon de vivre sa vie sans vraiment réfléchir, ses opinions marquées et son caractère obstiné, mais elle n'avait jamais voulu transformer l'homme en quelque chose qu'il n'était pas pour mieux le faire entrer dans le moule de la majorité. La majorité, ce n'était pas amusant. Violet ne s'était même pas rendue compte qu'elle frissonnait, absorbée par le visage inexpressif de son amant, tentant de lire entre les lignes de sa peau un signe marquant le fond de ses pensées. Il prit soin de la couvrir d'un drap, toujours bienveillant à son égard, avant de répondre à ses questions. Appuyée contre sa poitrine, Violet écoutait l'ex-militaire déblatérer contre sa propre personne. Irritée, elle roula sur le dos, le regard rivé sur le plafond de la caravane. Un soupir s'échappa alors que ses yeux se fermèrent. Violet pressa deux doigts contre les coins internes de ses yeux, à la fois exaspérés qu'il pense qu'il ne valait pas la peine d'être aimé, mais aussi sans indice de comment le rassurer. La belle finit par ouvrir les yeux et se retourner vers lui. D'abord, saches que que toi me suffit amplement. Violet tendit la main vers son torse où elle lui dessina des petits coeurs du bout des doigts, chatouillant sa peau au passage. Cette caravane, elle est parfaite. Je me fiche que tes payements soient en retard, je serai là pour te les rappeler. Si j'étais la propriétaire de Stan, je lui parlerais autant que toi, ce chien est une perle, tu lui as sauvé la vie. Tu es hilarant, jamais je ne m'ennuie à tes côtés, même lorsque tu bougonnes. L'avenir, on peut le construire à deux, un jour à la fois si le coeur t'en dit. Je n'en ai rien à foutre que tu as fait de la prison, je t'ai choisi toi pour ce que tu es. Et même si tu te rabaisses ainsi pendant des heures, Kelly, tu ne te débarrasseras pas de moi aussi facilement. J'ai repoussé trop longtemps pour lâcher-prise maintenant. L'homme se redressa, ce qui marqua une pause dans leur échange. Je suis partie de New York avec rien du tout. Pas un sous un poche. Mes économies m'ont servi à prendre l'avion. J'ai fait plusieurs pays, sac sur mon dos, sans avoir de biens matériels superflus. Ma guitare comme seule alliée. Puis, je suis arrivée à Hawaï. Avec un peu de chance, j'ai trouvé du travail. Je chantais dans les bars et j'avais de bons pourboires, et je me suis acheté ma première planche. Quand je suis débarquée à Bowen, j'avais l'air d'une sans-abri avec ma planche et ma guitare sur mon dos. J'ai pris le reste de mes économies pour acheter ma boutique. Au départ, je n'avais pas les moyens de m'offrir une maison... Violet confronta le regard de Terrence avant de poursuivre. Ce que je te dis ce soir, peu de gens le savent. Je n'avais tellement pas les moyens de me payer un logement que je dormais dans l'arrière-boutique. Puis, j'ai pu faire du profit, j'ai pu renflouer mon compte de banque et j'ai pu acheter cette petite villa minuscule sur le bord de la place, celle qui fait chiche à côté des autres belles maisons sur le bord de l'eau. À cette remarque, la belle brune éclata de rire. Mais tu sais, je m'en fiche de ça. Si je devais retourner dormir dans l'arrière-boutique, je le ferais. Je n'ai pas besoin de ce luxe. Et s'il faut que je vende ma maison et que je vienne m'installer dans ta petite caravane pour te le prouver, je le ferai. Violet sourit timidement, baissant les yeux au passage. Ce n'était pas une demande à m'installer ici, Kelly, ne t'enfle pas trop la tête quand même ! La belle rattrapa ses paroles rapidement teintées de cet humour qui les distinguait. Terrence évoqua ensuite son incapacité à aimer, ce à quoi la commerçante répliqua sans plus attendre. Ne lui avait-elle pas assez dit ô combien il était capable de tels sentiments ? Ne s'était-elle pas assez abandonnée à ses gestes charnels ? Ne lui avait-elle pas encore assez démontrer que son amour, par les gestes qu'il lui apportait, elle le consommait ? C'est faux! Violet se redressa, s'assoyant dans le lit, la couverture sur ses épaules pour couvrir son corps encore nu. Tu aimes, Terrence. Lena, Stan... moi... La dernière partie de son énumération était presque silencieuse, un peu encore timide de prononcer son nom dans l'équation des gens qu'il avait pu aimer. Il y a eu la mère de Lena, aussi, tu l'as aimé à ta manière, ajouta-t-elle à la liste, sans aucune once de reproche dans la voix. Pour une fois, elle n'avait pas exprimé de jalousie en évoquant son passé. Je le sais parce que tu es attentionné à ta manière. Tu prends soin des gens, tu t'inquiètes pour eux. Regarde comment tu te comportes avec moi : j'arrive ici comme un cheveu sur la soupe, tu prends soin de me demander si j'ai mangé ce que personne d'autre n'aurait fait. Et là, parce que mon corps crie qu'il a froid, tu me couvres de cette couverture pour me réchauffer, sans même te l'avoir demandé. Tu vois que tu peux aimer ? Ne pouvons-nous pas seulement nous aimer, sans nous poser des millions de questions ? La vie est déjà bien assez complexe ainsi. Dit-elle, un sourire en coin tracé sur ses lèvres. Cette réflexion la faisait rire, elle qui était la première à se poser un tas de questions concernant leur relation. L'homme attrapa un paquet de cigarettes juché sur le coin de sa table de nuit, l'allumant au passage dans un râlement encore de sa personne. Violet pouffa de rire, se laissant tomber vers l'arrière, dos contre le matelas. T'as raison Kelly, tu fumes trop. Et ça pue. Comme ça, tu es certain que je ne viendrai jamais m'installer dans ta caravane !
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MessageSujet: Re: please don't let me down (violence)   Ven 28 Déc 2018 - 0:22

Sous ses airs d’homme sûr de lui, de pilier, fort et inébranlable, Terrence ne maîtrisait rien. En vérité il avait passé sa vie à se donner l’impression qu’il courrait après un train. Quand il voyait les autres avancer, se stabiliser dans leurs relations, dans leurs professions, lui faisait connerie sur connerie, comme pour se donner une excuse pour n’avoir aucun plan. A quoi bon en avoir, si c’est pour passer quelques années derrière des barreaux. Et puis par la suite, à quoi bon garder espoir puisque la société était contre lui, même sa propre famille. Des excuses, seulement des excuses toutes aussi stupides les unes que les autres pour éviter de se dire qu’il était le seul à se mettre des bâtons dans les roues. Comme pour le surf et sa blessure. En effet sa jambe était un handicap au quotidien, tous les jours elle lui rappelait ses erreurs, tous les jours elle le faisait souffrir, même durant ses moments d’abandon avec Violet. Mais il pourrait essayer, de pratiquer sa passion, de retourner à l’eau avec une planche, de dompter les vagues comme il avait toujours aimé le faire. Mais il était trop borné pour accepter que même diminué il pouvait continuer à mener une vie convenable et normale. Ses seules raisons de vivre depuis quelques années étaient sa boutique et son chien. A plus de trente ans il avait enfin trouvé quelque chose qui lui donne envie de se lever le matin, ouvrir son magasin et de vivre pour quelque chose d’autre que lui-même, son Stan qui avait besoin de lui. Mais à côté de ça il continuait à survoler son existence comme l’éternel adolescent qu’il était. Incapable de s’acheter une maison simplement parce qu’il était effrayé à l’idée de posséder quelque chose d’aussi important. Alors il passait pour un adulte, un homme responsable, mais en vérité il restait un gamin. Et se voir dans une relation sérieuse avec une fille, une qui en valait vraiment le coup, c’était beaucoup pour lui. Se dire qu’il devrait faire les choses bien à présent, c’était compliqué. Ca voulait dire penser à l’avenir, mais il n’avait jamais vu plus loin que le lendemain. Pourtant elle en valait la peine, cette fille, cette américaine débarquée sur son bout de plage voilà quelques années pour lui pourrir la vie, pour bousculer tout son quotidien, ses habitudes, pour le chambouler, le bouleverser au plus profond de lui, de la pire et de la meilleure des façons. Elle contrait tous ses arguments avec une facilité déconcertante, à tel point que Terrence finit par se redresser pour se donner une contenance parce que ses mots le touchaient plus profond qu’il ne voulait l’admettre. Il leva les yeux au ciel. Tu es amoureuse, Cox, ça te rend aveugle. Un jour tu seras à l’étroit dans cette caravane. Un jour tu te lasseras de me rappeler qu’il faut payer mes factures… Mais elle était tenace, elle ne lâchait rien et de sa voix qui imposait le silence au commerçant, elle lui raconta son bout d’histoire. Il s’appuya contre le bois de la tête de lit pour l’écouter. Son parcours était impressionnant, il fonçait le respect. Tu mérites tout ce que tu possèdes Violet, tu as travaillé si dur pour le gagner, ta maison t’appartient et c’est une bonne chose. Si j’en avais voulu une je ne vivrais plus ici depuis longtemps. Mais je l’aime cette vieille caravane, j’aime la simplicité de cette vie. Mais c’est une vie de célibataire. Une vie d’homme sans attaches et sans projet, ce qu’il était, très clairement. Un jour tu voudras plus, que ce tout petit espace et ce sera compréhensible. Même s'il le redoutait, ce jour là, il savait qu'il arriverait tôt ou tard, c’était la suite logique des choses, il n’allait pas lui imposer de vivre cette vie là, à l’étroit dans ce si petit espace, un jour elle voudra une famille, elle voudra se sentir chez elle. Et c’est à ce moment là qu’il lui continua en disant ne jamais avoir aimé personne d’autre que lui. La réponse de la belle était pleine de bon sens, pleine de bons sentiments et il la remerciait intérieurement d’être si douce, si compréhensive envers lui. Espérant que les choses demeureraient ainsi encore longtemps, qu’elle ne comprenne jamais quel homme fourbe il pouvait être, en cachant des choses, en déguisant la vérité, en s’y dérobant pour lui offrir la plus belle version de lui-même. Il lui sourit doucement, en attrapant son paquet de cigarette. Oui, arrêtons de compliquer les choses… Il resta pensif un instant, chassant cette histoire d’armes illégales en tirant sur sa clope. Il rit en recrachant la fumée au dessus de sa tête. Ca tombe bien, Violet, je ne compte pa te le proposer. Je tiens à mon indépendence. J’veux qu’on reste insouciants, amants. Que tu continues longtemps d’être amoureuse de moi, avant d’en avoir vraiment marre. Il se pencha sur elle et l’embrassa.


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MessageSujet: Re: please don't let me down (violence)   Ven 28 Déc 2018 - 5:20

Son enfance n'était pas martelée de traces de souffrances, de dures épreuves, de bâtons dans les roues. Violet était née dans une maison où on lui donnait la place dont elle avait besoin, la laissant s'exprimer, avoir ses opinions, bâtir ses rêves et ses projets. Une maison où l'ouverture d'esprit semblait primer au travers du respect et de la simplicité, ce qu'elle tenait en héritage de ses parents qui ne se prenaient pas la tête avec quoi que ce soit. Cette enfance, douce et sans embûche, avait fait d'elle la femme qu'elle était aujourd'hui, fraîchement entrée dans la trentaine : conciliante, ouverte, tenace, obstinée, têtue, rêveuse, persévérante, ambitieuse. Mais au-delà des apparences, des fausses ouvertures d'esprit derrière lesquelles ses parents se masquaient, se cachaient finalement une profonde fermeture qui marqua la séparation entre elle et sa famille, quand elle fut forcée de choisir entre sa soeur ou ses propres parents pour une décision qui n'en était pas la leur, finalement. Ils tentaient de s'interposer dans la vie de leurs enfants, dissimulés derrière les ultimatums, choisissant comment il serait bon de vivre dans leur peau. Et Violet n'était pas d'accord avec leur façon de faire. Cette rupture, cette décision de vivre sa vie comme elle l'entendait, loin des obligations des gens qui tentaient de s'interposer dans ses opinions, alimentées par son entêtement de trouver sa voix, l'avait poussé à quitter sa ville natale, sans rien en poche, pas un sou, pas un plan, à peine âgée de vingt-deux ans, pour trouver l'endroit qu'elle aurait envie d'appeler : sa maison. Cet endroit qu'elle avait transformé, année après année, la boutique, sa maison, ses relations, tout ça lui étaient dus parce qu'elle avait tenu à demeurer elle-même, fidèle à ses convictions. Et sans ça, sans ces disputes et querelles sur la plage, six ans plus tôt, ce soir, elle et Terrence ne seraient pas l'un dans les bras de l'autre, partageant les douceurs de leur relation naissante. Définitivement, elle était amoureuse, Cox. Et surement un peu aveugle. Parce que c'était ça, l'amour, c'était de voiler certains aspects de sa vie, ou de la vie de l'être aimé, et d'accepter d'y passer par dessus. Elle était tenace, elle ne lâchait rien. Violet le regardait, le regard gris, triste et entêté à la fois qu'il continu de repousser ce que le destin tentait de leur donner après leurs multiples difficultés. Ses yeux partirent seuls, roulant vers le ciel, alors qu'un nouveau soupir s'échappait de sa bouche, droit venant du coeur, profondément exaspéré, ne sachant plus quoi lui dire pour faire comprendre au militaire, aussi têtu qu'elle, que tout le flafla, elle s'en contrefichait. Si la seule chose que j'ai à te reprocher, c'est de payer tes factures en retard, Terrence, crois-moi, je ne me lasserai pas.... Son regard s'était assombri. Elle lui avait partagé un petit bout de sa personne, une partie qu'elle ne confiait jamais, qu'elle ne laissait jamais paraitre de peur qu'on l'accuse de jouer à la victime, mais ce n'était pas assez pour lui faire comprendre qu'à présent qu'il était entré dans sa vie, elle pourrait faire terre et mer pour lui. Et il ne tarda pas, encore une fois, à repousser la belle de ses mots qui témoignaient la peur de s'engager, précisant que sa vie, sa simplicité, il l'aimait, et ce n'était pas une vie faite pour être deux. La brune détourna le regard, incapable de le regarder dans les yeux sans lui démontrer sa déception. Que tentait-il de lui dire à nouveau ? Chaque fois qu'ils semblaient avancer en symbiose, chaque fois qu'ils travaillaient en équipe, Terrence tâchait de lui rappeler sa triste réalité : l'indépendance qui primait sur tout, même sur les beaux yeux de celles qui faisaient battre, par moment, son coeur. Il avait raison. Un jour, elle voudrait plus. Pas plus grand, pas plus luxueux, mais plus d'implication. Plus de sérieux, des enfants, peut-être, mais surtout la certitude que leur relation n'était plus qu'amante, mais plutôt un couple solide à leur façon. Mais elle sentait que Terrence voulait se dissocier de ce qu'ils bâtissaient, ensemble. Elle ne l'empêcherait pas d'être qui il est, lui, l'éternel célibataire, sans obligations, ne devant rien à personne. Elle ne l'avait pas forcé à tomber amoureux d'elle. Alors elle lâcha prise. Tu as sans doute raison, un jour je voudrai plus... lâcha-t-elle tristement, secouant la tête avant se laisser sombrer dans ses pensées. Pensées bousculées par un baiser et la tendresse des mains de Terrence qui s'emparaient de son corps suivant son discours éparpillé lui laissant croire en la possibilité d'un futur ensemble, à présent. Violet ne comprenait rien à l'être complexe qu'il était, disant blanc et noir dans l'espace de quelques minutes. L'Américaine esquissa un léger sourire au coin de ses lèvres, le regard toujours un peu teinté de ce gris orageux, mais acceptant que Terrence était comme il était : complexe, difficile à percer. Un jour, c'est toi qui me supplieras de ne plus te quitter, Kelly, tu verras. Elle déposa un baiser sur sa joue avant de se levée, exposant son corps nu à la pièce vide. Elle attrapa son sac à main et en sortie une toute petite boite rouge surplombée d'une boucle, un tout petit cadeau pour une personne occupant une bien grande place dans sa tête. J'ai pensé à toi tout mon voyage, ça ne fait pas trop indépendant, mais je m'assume, avoua-t-elle en affichant une moue désolée et en lui tendant la boite qui contenait un affreux porte-clé en forme de tête de Mickey orné du prénom du militaire en lettre dorée. C'est pas très beau, mais il y avait ton nom et ça m'a fait penser à toi... C'est un peu comme notre relation, tu vois, c'était pas très joli au départ, mais plus on s'y laisse tenter, plus on l'apprécie!

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MessageSujet: Re: please don't let me down (violence)   Ven 28 Déc 2018 - 22:54

Terrence n’était pas doué, il mettait les deux pieds dans le plat avec Violet. S’il avait envie de la rassurer avec ses mots, il empirait plus la situation qu’autre chose. Il voyait bien que son discours l’effrayait ou l'attristait, alors que ce n’était pas le but. Il voulait lui dire combien il tenait à elle, combien il avait envie d’essayer, même s’il y avait beaucoup de chemin à parcourir, essayer de construire quelque chose avec elle, malgré le peu de temps que durait leur relation. Il savait qu’il n’avait jamais eu autant envie d’être avec quelqu’un qu’il en avait envie avec elle, même s’il n’arrivait pas à l’expliquer. Il voulait la rassurer, lui faire comprendre qu’il ferait des efforts. Mais il faisait tout le contraire. Il lisait la peine dans ses yeux alors qu’il aurait vu y lire la joie, l’espoir. Il était juste totalement mauvais pour s’ouvrir de la bonne façon et il communiquait à la blonde toute la somme de ses doutes et de ses craintes. Il l’aimait, sa vie de célibataire, sans attaches, sans timing, seulement l’ouverture de sa boutique et les horaires de marées. Mais cette vie n’était pas une fin en soi, il n’était pas totalement fermé à l’idée de bousculer un peu ses plans. De faire entrer un peu de féminité et de douceur dans ce quotidien monotone. Une tempête Cox c’était tout le mal que l’on pouvait souhaiter au vieux garçon qu’il était et à ses habitudes un peu trop millimétrées. Alors en effet ce serait compliqué pour lui de s’impliquer totalement, il ferait encore un tas d’erreurs, ils se disputeraient probablement longtemps sur le fonctionnement de ce couple si dysfonctionnel. Mais ensemble ils étaient fusionnels, ils avaient besoin de la chaleur de l’autre. Terrence avait besoin de la lumière de Violet et elle… bien elle semblait avoir besoin de lui, pour des raisons qui échappaient encore au beau ténébreux. Sa réponse lui fit baisser la tête, non pas parce qu’elle confirmait qu’un jour elle aurait en effet besoin de plus. Non, simplement parce qu’elle avait employé un ton triste, comme si Violet n’avait aucune confiance en la réussite de leur histoire. Elle était pourtant le pilier de celle-ci, celle qui croyait à tout, même au lapin de Pâque, celle qui ne perdait jamais espoir, même en cet homme borné et mal luné qu’elle avait choisi comme compagnon. Seulement si elle-même doutait de lui, d’eux, comment pourraient-ils réussir ? Comme pour mettre fin à ce nuage noir qui semblait planer au dessus d’eux, gâchant la beauté de leurs retrouvailles nocturnes, Terrence pris la tangente, embrassant la douce américaine en taisant tous leurs doutes inutiles, pas pour ce soir, ils y repenseraient une autre fois. Ses mains caressaient ce corps qu’il aimait tant redécouvrir et il eut envie de plus, bien plus. Je n’ai aucun doute là-dessus. Tu me rends déjà bien trop fou. Il ne niait rien de la faiblesse qu’il ressentait pour elle et du fait qu’elle faisait ce qu’elle voulait de lui, il l’aimait, envers et contre lui-même, il le savait bien. Lorsqu’il l’observa s’éloigner de lui, il prenait toute conscience de la chance qu’il avait d’avoir cette fille-là dans sa vie, dans son lit, ici, chez lui. Il sourit en comprenant qu’elle avait un cadeau pour lui, cette attention le touchait. Il ouvrit la boite pour y découvrir ce porte-clés hideux, moche, un vrai produit commercial comme il les détestait. Pourtant il su que cette tête de Mickey allait le suivre longtemps, partout où il irait, il allait s’y attacher et y faire attention, parce qu’elle lui venait de Violet. D’autant plus avec l’explication, certes douteuse, qu’elle lui fit. Ce cadeau c’était tout un symbole. Tu veux dire que pendant que tu prenais du bon temps avec ton ex, tu as réussi à penser me trouver le cadeau le plus moche du parc. C’est vraiment adorable. Mais il rit de coeur, preuve qu’il n’était pas sérieux même s'il venait de caser à nouveau combien il détestait Liam, juste comme ça, au passage. Merci, je doute que cette tête de souris devienne vraiment belle un jour. Mais je sais que tu as raison nous concernant. Et c’est la seule chose qui compte. Il la serra contre lui.


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MessageSujet: Re: please don't let me down (violence)   Mer 2 Jan 2019 - 5:09

Il était dur à suivre. Un pas devant, deux pas derrières, il disait non alors que son coeur criait oui. Il aurait pu tout gâcher, à force de faire des erreurs, d'être maladroit, mais Violet demeurait là, obstinée, à le confronter. Parce que si elle ne le faisait pas, qui le ferait pour eux ? Il n'était pas du genre à lui courir derrière, pas du genre à se battre pour ses beaux yeux, il avait besoin qu'on lui montre comment se comporter parce qu'il avait choisi, Terrence, de vivre dans la solitude absolue. Les relations, des amourettes, il ne s'en amourachait point, croyant que cela n'était pas pour lui, l'homme au coeur de pierre. Et pourtant, pourtant, il était là, à caresser son amante, à la combler de baiser, à lui faire des tendresses comme seuls les amoureux pouvaient l'être en l’enterrant de peur et de phrases qui marquaient son recul. Violet voulait y croire en leur histoire, mais, à présent, il lui fallait un peu de matière à s'y accrocher, il fallait qu'elle sente qu'elle ne pagayait pas seule, qu'il faisait partie de son équipe, qu'il, fièrement, était derrière elle, rames à la main, et qu'ils avançaient dans le même sens. Sa caravane de célibataire, sa vie de solitaire, ses enfants de ne pas perdre son indépendance comme des excuses pour que la brune prenne ses jambes à son cou n'aidait en rien sa cause. Il parlait avec sa peur et non avec coeur. Ses lèvres avouaient sa peur, ses mains, elles, imploraient la belle de rester.Digne de l'asile, même ! Violet ne faisait pas ce qu'elle voulait de Terrence. Du moins, elle n'en avait pas l'impression. Il était caractériel, bien trop fier pour laisser une femme lui dicter comment se conduire, même si cette femme était la belle brune. Il lui en avait d'ailleurs fait suffisamment preuve par leurs frictions passées sur leurs désaccords. Elle ne pourrait le changer. Comme personne, d'ailleurs. Le seul étant capable de s'octroyer cette réussite, c'était lui. Lui, et lui seul. Et s'il n'en avait pas le désir, Violet n'y parviendrait pas. Même avec ses beaux yeux, ses sourires séduisants et ses avances peu catholiques.
Cadeau empoisonné, elle avait reçu deux billets d'avion pour la Floride et un séjour de quelques jours pour l'endroit le plus commercial au monde, mais aussi celui qui préservait la jeunesse éternelle, exactement ce qu'il fallait à la belle pour figer sa peur de vieillir. Empoisonné, il l'était, parce que tant il l'avait rendu heureuse, à s'amuser comme une gamine dans les parcs d'attractions et à prendre des photos plus ridicules les unes que les autres, il avait aussi eu don de créer plus de conflits entre les deux amants. Conflits marqués par l'auteur de cedit cadeau, celui qui était au coeur de leurs tourmentes. Elle avait eu du plaisir, oui, elle s'y était amusée, mais elle avait aussi pensé chaque seconde à celui qu'elle avait laissé derrière et les paroles qu'il lui avait lancées avant son départ, des mots qu'elle ne l'avait jamais entendu dire auparavant, juste assez pour la déconcertée. Et c'est en se promenant dans les allées des boutiques souvenirs, en se moquant des tasses ridicules et des chapeaux affreusement trop dispendieux que tous les touristes achetaient dans l'espoir de prendre une photo pour leur compte instagram, qu'elle avait aperçu l'horrible présentoir à porte-clés. Jamais elle n'aurait pensé tomber sur le prénom de Terrence, peu commun, mais comme un signe lancé dans l'univers, il était fièrement là, devant ses yeux, n'attendant que de retrouver son propriétaire, celui qui portait le même nom que lui. Et elle le lui avait offert ce soir, suivie d'une explication mélo-romantique suivie des piques de Terrence, jamais bien loin de son naturel. Violet roula des yeux, retrouvant enfin ses vêtements qui prenaient une pause sur le parquet de la chambre de Terrence. Tu n'as pas voulu que je te raconte mon voyage, Terrence, alors n'insinues pas que j'ai passé du bon temps alors que tu n'en sais rien. Ces conflits mineurs commençaient à lasser l'Américaine. Elle et Liam seraient toujours amis, quoi que Terrence pouvait dire et il fallait qu'il l'accepte, au même titre qu'elle acceptait son passé incluant la fille qu'il lui avait cachée. Le début de son voyage avait été teinté de disputes avec son meilleur ami au sujet de sa relation intime avec l'ex-militaire. D'un côté comme d'un autre, elle se faisait fusiller. Et ça en était trop. Tu es exécrable, j'aurais dû te trouver un cadeau encore plus horrible que celui-ci ! Ajouta la brune pour le menacer. Les paroles qui suivirent effacèrent les précédentes, Terrence avait trouvé le chemin pour l'apaiser, serrant sa belle dans ses bras. Violet échappa un bâillement trahissant son état physique, les heures de vol et le décalage horaire se faisait sentir de plus en plus. Elle jeta un oeil rapide sur l'horloge du séjour qui affichait peu fièrement près de une heure du matin. La belle se blottit dans les bras de son amant, retrouvant la chaleur et le calme. Je n'en peux plus. Dit-elle en fermant les yeux et en enfouissant son nez dans l'oreiller du côté qu'elle s'était approprié, se fichant carrément du célibat endurci de la pièce. Ce soir, elle devrait accepter d'accueillir deux coeurs s'apprêtant à ne plus de séparer.
Il ne lui fallut pas longtemps avant de trouver le sommeil. Violet était inconsciente de tout ce qui pouvait se passer dans la caravane. Elle n'avait aucune conscience des faits et gestes de Terrence, ni même s'il était toujours à ses côtés. Ce fut l'agitation de Stan, au petit matin, quémandant l'attention de son maitre pour sortir faire ses besoins qui réveilla la commerçante. La bête, peu habituée de devoir partager son maitre de façon si matinale, faisait la fête à Violet, léchant son visage jusqu'à ce qu'elle se réveille en grognant. Stan! Lança-t-elle en grattant la tête à l'animal avant de se tourner vers Terrence, allongé à ses côtés. Bon matin. Sourire aux lèvres, elle déposa un baiser sur la joue de l'homme, heureuse de se réveiller à ses côtés. Stan, quant à lui, s'agitait de plus belle, demandant la porte en extrême urgence. L'heure avait sonné, il réclamait son habituelle promenade sur la plage. Vas-y! Je vais prendre une douche et je vais aller jeter un oeil à ma boutique, histoire de voir si mon employé s'en est sorti durant mon absence et quels dégâts je devrai essuyer. Accompagné de son rire mélodieux, elle déroba un dernier baiser à l'homme avant de s'éclipser dans la salle de bain où elle ouvrit l'eau avant de se diriger vers sa boutique.
Quelques pas la séparaient de son magasin, quelques pas qu'elle faisait rapidement, pressés de reprendre son train de vie. Les vacances, c'était terminé. Quelques pas avant de s'arrêter sèchement, devant ce qui devait être sa boutique. Mais elle ne la reconnaissait plus. Elle ne la reconnaissait plus, parce qu'elle n'y était plus. Violet s'avança vers la porte d'entré, il y avait des débris partout. Les fenêtres avaient été éclatés, le verre s'était répandu partout sur le sol, les murs avaient été victimes de grabuge, des graffitis y trônait sous les allures de menaces, tous les articles des présentoirs et des tablettes étaient sur le sol, impossible de dire s'il manquait des items ou si les auteurs de ce crime n'avaient que mis le chaos dans tout le magasin. Violet parcourrait les allées, paralysée des pensées. Qui lui en voulait à ce point ? Qui avait voulu saccager tous les efforts qu'elle avait dû faire pour se rendre où elle était ? Les larmes montaient à ses yeux, la colère elle à son coeur. La brune, tremblante, attrapa son téléphone et, instinctivement, elle composa le premier numéro qui lui vient à l'esprit. Terrence ? Sa voix était fragile, brisée, elle trahissait la raison de son appel alors qu'ils venaient à peine de se quitter. Ça ne va pas du tout... Tu peux passer à la boutique ? Maintenant ?

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MessageSujet: Re: please don't let me down (violence)   Jeu 3 Jan 2019 - 13:45

C’était presque trop simple de pousser Violet dans ses retranchements. Depuis les année qu’ils passaient à se chamailler tous les deux, Terrence avait appris par coeur les rouages de cette fille, les mots qui la faisaient démarrer au quart de tour, les piques qui appuyaient exactement où il fallait pour l’énerver. Il était devenu expert pour la faire sortir de ses gonds et lui faire perdre ce sourire qu’elle avait pourtant continuellement vissé aux lèvres. Mais depuis quelques mois déjà, il préférait nettement l’entendre rire que lui hurler dessus. Pourtant les vieilles habitudes avaient la vie dure et à peine avait-il mentionné Liam que Violet s’enflammait déjà. Il devrait s’y faire, à cette amitié qui n’arrangeait pas ses affaires, il devrait accepter que son ancien meilleur ami, celui qu’il croyait ne plus jamais revoir, était réapparu d’une façon qui ne lui plaisait pas. Mais surtout qu’il était ami avec la blonde, qu’il la rendait heureuse, d’une certaine façon et qu’il faisait parti de son entourage, tout simplement. Terrence devrait probablement mettre son sale caractère de côté, ainsi que sa jalousie, pour ne pas trop envenimer les choses. Il grogna en roulant des yeux, la mine chiffonnée. Dans ce temple de la consommation, je suis certain que tu aurais pu trouver, ouais. Mais il sera néanmoins le porte-clés dans sa main. Ce cadeau était à présent sien et il ne s’en séparerait pas si facilement. Leur querelle ne dura pas longtemps, peut-être parce qu’ils avaient appris à vite mettre leurs différends de côté, sûrement aussi parce que ce n’était pas une vraie dispute. Et puis Violet était épuisée alors elle n’avait plus vraiment de forces pour se battre contre la tête de mule qui lui faisait face. Se calant dans ses bras, elle lui signifiait qu’elle passerait la nuit avec ici et Terrence ne trouva rien à en redire, de toute façon il ne comptait pas la laisser partir. Pourtant il ne trouva pas le sommeil aussi facilement qu’elle et au bout de quelques minutes il se leva pour faire la vaisselle et ranger un peu son intérieur. Il offrit à Stan une dernière balade nocturne tout en s’allumant sa dernière clope de la nuit et puis enfin, après une bonne demi-heure à s’affairer, le surfeur retrouva le chemin de son lit. Il resta un instant à l’entrée de sa chambre, à observer celle qui dormait paisiblement dans ses draps. C’était une vision surprenante mais réellement agréable, apaisante même. Jamais il n’aurait pensé que cette fille-là puisse un jour lui faire tourner la tête à ce point, le rendre si heureux. Jamais il n’aurait cru qu’elle tomberait pour lui, qui ne lui faisait pas de cadeaux. Mais il fallait croire que la vie était pleine de surprises. En silence il s’allongea près d’elle et il ne fallut pas longtemps à Violet pour retrouver le chemin de ses bras.
Le jour se levait à peine lorsque Stan commença son raffut matinal habituel. Terrence ne mettait jamais de réveil, avec son chien ce n’était pas utile. L’animal ne manquait jamais de signifier à son maître qu’il avait déjà trop profité de son lit, quand bien même il aurait fait une courte nuit ou que c’était un jour de repos, c’était tous les matins la même chose. Mais ça ne dérangeait pas le commerçant qui avait toujours eu pour habitude de se lever tôt, il aimait profiter de sa journée dès les premières heures, il aimait regarder le soleil se lever avec sa tasse de café à la main. Pourtant ce matin là était un peu différent, il aurait aimé en profiter d’une autre façon, surtout lorsqu’il entendit la voix de Violet râler sur le chien. Elle se retourna et lui adressa un sourire auquel Terrence répondit. Salut. Il la laissa l’embrasser sur la joue, lui arrachant un sourire en coin. Tu prends toujours toute la place dans le lit ? Il exagérait à peine, l’américaine s’était étalée, ne laissait même pas à son amant le loisir de se retourner sous peine de finir au sol. Mais il ne lui en voulait pas cette nuit était loin d’être désagréable. Je dois aller sortir Stan. Violet sembla rapidement comprendre, ils avaient leurs habitudes tous les deux. Elle était déjà debout, prête à sauter dans la douche. Kelly se leva en s’étirant. Tu n’es partie que quelques jours, tu sais. Il s’approcha d’elle et la serra contre lui de façon rassurante avant de piquer un bisou dans ses cheveux. Cox l’embrassa furtivement sur les lèvres et puis s’éclipsait déjà. Terrence quant à lui s’habilla et sortit pour sa promenade avec Stan. D’humeur légère, il se dit que ce genre de quotidien pouvait être agréable, se lever avec Violet à ses côtés, puis s’affairer, chacun à son travail, sans s’étouffer, sans grands au revoir. De façon simple, en se disant qu’ils se retrouveraient plus tard, le soir-même ou bien un autre jour, sans pression. Cette idée là lui plaisait bien. Il l’observa lorsqu’elle quitta la caravane, le sourire aux lèvres. Et puis lui se prépara également, il voulait être tôt à sa propre boutique, une grosse livraison devrait arriver le matin-même. Il n’eut pourtant pas le temps de faire ce qu’il prévoyait, déjà son téléphone sonnait. Violet au bout du fil, bouleversée, lui demandait de venir la rejoindre. Terrence ne lui connaissait pas ce genre de voix, il ne chercha donc pas à tergiverser. J’arrive. Et deux minutes plus tard il montait en voiture, son chien à côté de lui, pour retrouver sa concurrente à son magasin. Ou du moins ce qu’il en restait. L’intérieur était méconnaissable. Sur le pas de la porte, le surfeur ne pouvait que constater les dégâts, médusé. Pour sur, l’américaine avait été cambriolée, tout était retourné, des débris partout sur le sol, des vitres brisées, c’était un carnage. Fais attention à toi, il y a du verre au sol. Il remarqua quelques curieux qui s’approchaient déjà. Il leur lança un regard mauvais. Dégagez d’ici, il n’y a rien à voir. Puis il se retourna vers Violet. Il faut appeler la police, déposer plainte. Ne touche à rien, il y a peut-être des empreintes. On t’a pris la caisse ? Mais au moment même où il posait la question, son regard fut attiré par un graffiti sur le mur du fond, couleur rouge sang. Un signe qu’il connaissait trop bien et qui lui glaça le sang. Ca n’avait rien à voir avec du simple vandalisme, ce n’était même pas un cambriolage. Et surtout, ça n’avait rien à voir avec Violet, celui qui était visé c’était lui, Terrence. On s’était attaqué à sa copine pour mieux l’atteindre lui, des menaces en bonne et due forme et il savait parfaitement pourquoi. Il s’était renseigné pour arrêter son trafic d’armes, il avait parlé de tout rendre. Mais ses fournisseurs semblaient ne pas l’entendre de cett oreille. Ne fais rien Violet, je m’en charge. Et puis il s’éclipsa remontant en voiture sans rien lui dire de plus. A quoi bon ? La colère brouillait presque sa vision, il devait régler cette affaire lui-même, lui qui pensait être presque sorti d’affaire, il comprenait qu’on ne le laisserait pas tranquille si facilement. Pire, Violet était en danger et elle allait finir par tout savoir.


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Tu me comprends, tu avais compris, peut-être pas tous les mots, mais assez de mots pour savoir combien, combien je t'aimais. Et s'ils ne t'avaient pas apporté l'oubli et la paix, ils t'avaient donné, apporté, posé sur toi assez de chaleur pour te permettre de pleurer. Barjavel
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MessageSujet: Re: please don't let me down (violence)   Ven 4 Jan 2019 - 1:38

Elle n'avait eu conscience de rien, bien logée dans un sommeil profond, fatigué de son voyage et de leurs querelles qui n'étaient à présent pas bien importantes à ses yeux. Au chaud dans le lit du militaire, Violet était à l'abri de tout, dans une carapace de protection, bien jusqu'à en perdre sa méfiance. Elle ne remarqua pas le vide qu'il avait laissé dans la pièce, la laissant seule dans les couvertures, ni même le bruit qu'il faisait malgré lui en rangeant la vaisselle. Elle ne remarqua pas la porte qui s'était fermée derrière lui alors qu'il emmenait Stan pour sa dernière balade, ni même le regard insistant qu'il posait sur elle en l'observant dormir. Mais elle remarqua son apparition dans le lit, de son inconscience qui l'a fit s'attirer à lui tel un aimant est attiré par le métal. Elle s'était lovée contre lui, bien à sa place, et la nuit se passa dans une douceur absolue. Jusqu'au petit matin venu et à la fête que Stan lui faisait, heureux de voir un visage familier qu'il n'avait pas l'habitude de retrouver au petit matin, mais aussi en demande de ses habitudes à deux. Ils s'étaient permis de se rapprocher, de passer une nuit en assemblant leurs corps, mais la réalité n'était pas bien loin, prête à reprendre du service. Violet s'était retourner vers l'homme qui l'a fixait déjà, ses yeux océans remplis de douceur. Ils étaient bien, logés l'un contre l'autre, à la lueur du matin. Violet eu la vision de leur avenir ensemble, qu'elle ne trouvait pas désagréable, et son sourire s'agrandit. Il s'élargit d'autant plus lorsque son amant taquina la brune gentiment. Seulement lorsque je dors avec toi ! Répondit-elle du tac au tac. La belle avait été tant dans un coma qu'elle n'avait pas remarqué le peu d'espace qu'elle avait laissé au propriétaire des lieux.
Rapidement, la réalité frappa. Stan pour Terrence et la hantise de retourner à la boutique pour Violet. L'homme avait raison, elle n'était partie que quelques jours, mais ils lui avaient semblé une éternité.
Arrivée à la boutique, elle fut prise de panique. Avait-elle lancé un mauvais sort en l'air en insinuant qu'elle aurait des dégâts à éponger ? La belle était dans tous ses états, ne sachant pas par où commencer. La police aurait été un bon début, mais au contraire elle contacta la seule personne en qui elle avait réellement confiance : Terrence. Aussitôt séparés, aussitôt ils étaient réunis. Violet tremblait de tout son corps entre les débris de verres et les étalages renversés. Il gérait la situation comme s'il avait eu à le faire souvent dans le passé, alors que la belle était paralysée tant elle voyait ses efforts des six dernières années réduites en poussières. Je... je sais pas, je n'ai pas remarqué.... Répondait-elle à la question de l'homme alors qu'elle tentait de regarder autour et de contenter ses émotions à la fois. Elle s'avançait en douceur dans la boutique tâchant de ne rien déplacer et de ne pas se blesser, sous les bons conseils du militaire qui, lui, fixait le mur du fond d'un œil mauvais. Des menaces, c'était bien ça, et il les avait saisies. Si bien qu'il décréta devoir régler les choses à sa façon. Violet le regardait perplexe, sans tellement comprendre de quoi il était question. Mais à peine elle eu le temps de réagir qu'il avait déjà la main sur la poignée de sa portière, prêt à s'éclipser laissant l'Américaine seule avec ses craintes et ce chaos. Terrence !? TERRENCE !? Cria-t-elle en s'avançant vers le véhicule qui démarrait, mais il eut temps de quitter son champ de vision avant de réaliser qu'elle le poursuivait. Ou alors, il avait fait abstraction de la belle. En plein milieu de la route, Violet regardait la voiture s'éloigner, les larmes brûlant ses yeux, le corps tremblant. Et c'est comme ça qu'il l'abandonna, à nouveau, au moment où elle avait le plus besoin de lui, de son réconfort et de son apaisement. Il l'avait laissé tombé, bêtement, alors qu'elle lui avait accordé toute sa confiance. Et à présent, Violet était en miette devant les restes de son accomplissement personnel.


FIN

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❝ i will be right by your side❞ if i can't find the cure, i'll fix you with my love. no matter what you know, i'll fix you with my love. and if you say you're okay, i'm gonna heal you anyway. promise I'll always be there, promise i'll be the cure
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