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 You're a sky full of stars + Léanche

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Léo Emerson
Léo Emerson
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Mister Bowen
MessageSujet: You're a sky full of stars + Léanche   You're a sky full of stars + Léanche EmptyLun 7 Jan 2019 - 17:37

Il s’était longtemps dit que Blanche était une fille trop accessible, trop facile à avoir. Il la savait amoureuse de lui depuis presque toujours et malgré ses quelques aventures, il avait toujours suffit d’un claquement de doigts de la part du beau Léo pour qu’elle se retrouve dans ses bras. Elle était attirée par lui comme un aimant. Et elle n’en avait rien à faire de son nom, de son job, de celui qu’il était devenu, de sa réputation avec les filles ou des nombreuses conquêtes qu’il avait eu. Visiblement elle se moquait aussi qu’il ait un fils ou bien que d’autres filles aient plus compté que d’autres, plus qu’elle, même, elle l’aimait envers et contre tout. Cet amour lui avait longtemps fait peur, au garçon qui fuyait face à l’engagement, parce qu’il croyait qu’elle l’étoufferait avec ses sentiments trop forts. Il pensait qu’elle n’était plus un défi puisqu’elle s’offrait à lui sur un plateau d’argent. Il avait peur de s’ennuyer avec cette fille qu’il connaissait par coeur. Voilà tout ce qu’il s’était dit, au fil des années, il pensait, finalement qu’il trouverait toujours mieux, qu’il lui préférerait toujours d’autres filles plus attirantes. Mais depuis quelques mois il devait bien se rendre à l’évidence qu’elle hantait ses pensées. Depuis leur dispute, chez lui, quand il l’avait mise à la porte en prenant grand soin de la mettre plus bas que terre pour qu’elle ne revienne plus jamais vers lui, Léo n’avait cessé de penser à Blanche, à ces mots trop durs qu’il ne pensait pas, à ses mensonges. Il s’en voulait et, plus que tout, elle lui manquait. Emerson avait alors attendu le plus longtemps possible le moment de la confronter par rapport à cette histoire d’avortement, pesant régulièrement le pour et le contre concernant l’utilité d’une discussion à ce sujet sachant que, de toute façon, ils ne pourraient rien y faire, cette histoire faisait parti de leur passé. Néanmoins c’était finalement l’excuse parfaite pour la revoir, même dans des circonstances aussi particulières, ce fut l’occasion de renouer le dialogue. Et quel dialogue. Des flots de paroles, bien plus qu’il n’en fallait et des mots qui n’auraient pas dû être prononcés. Une déclaration d’amour presque crachée au visage de Blanche de la part d’un Léo qui ne l’assumait pas du tout et à la fin, un trou béant laissé entre eux, une tranché de guerre creusée par celui qui prenait toujours la fuite au moment le plus critique. Voilà ce qu’il en était de leur histoire, si histoire il y avait. De leur relation bancale, de cette amour mal assumé qu’ils déguisaient en amitié quand ça les arrangeait. Bien qu’à présent ni l’un ni l’autre ne pouvait plus jouer la carte de l’ami, amis ils ne l’étaient pas, ils ne l’avaient peut-être jamais été et il était grand temps qu’ils s’en rendent compte. Alors tant pis si Blanche était déjà totalement éprise de Léo, tant pis si les jeux étaient faits. Peut-être que son défi, la concernant, serait d’accepter enfin, après tant d’années, qu’il était tout autant épris d’elle. Qu’elle lui faisait tourner la tête, autant qu’elle lui faisait peur, qu’elle chamboulait son coeur et ses plans. Il avait beau partir à l’autre bout du monde, y emmener des filles toutes plus belles les unes que les autres. Bowen était sa maison et Blanche était son phare, son ancre, depuis toujours.
Dans cette voiture qui n’avait encore que quelques petits kilomètres à parcourir pour gagner la falaise, la blonde pestait et son conducteur semblait s’amuser à la faire mariner pour la faire enrager davantage. Elle jouait la fille jalouse, il lui donnait matière à l’être, après tout, cette soirée il l’avait prévue depuis des mois et c’était Blanche qui venait contrecarrer tous ses plans. Alors oui, Léo aurait pu simplement lui dire qu’il avait mieux à faire. Mais la vérité était qu’il n’avait, pour une fois, pas voulu laisser passer sa chance, peut-être la dernière, de faire les choses bien avec elle. Bien qu’il ne voulait pas renoncer à sa nuit avec les étoiles. Etait-ce vraiment trop égoïste de tout vouloir, sans concession ? Léo avait cette fâcheuse manie, ce défaut là, il ne faisait jamais de concessions. Et oui, en bon fils unique de bonne famille, il était totalement égoïste. Tout ça, Blanche le savait parfaitement. Il roula des yeux une nouvelle fois en regardant la route. Tu n’as pas idée.  Son attitude l’agaçait un peu, elle aurait pu ne pas monter si elle ne voulait pas l’accompagner. Et puisqu’il était agacé, il s’obstina dans ses réponses énigmatiques et ambiguë, comme il pouvait en avoir le secret. Si Blanche le pensait coureur, il la confortait presque dans son idée en prétendant qu’il avait rendez-vous avec une blonde et ses copines. Ce n’était pas malin de sa part, ou peut-être trop malin, parce que la belle Cambridge marchait totalement, incapable de comprendre que les paroles de Léo avaient un double sens. Il sentit un changement dans son attitude. Elle était piquée, outrée, presque triste, du coin de l’oeil il la voyait tendue et ses mots confirmèrent qu’il avait touché assez pour lui faire mal. Il laissa alors tomber le masque, lui souriant doucement et acceptant enfin de lui dévoiler sa si mystérieuse destination. Toute pression redescendit enfin et Blanche compris les mots du photographe dont le sourire s’élargit un peu plus. C’est bien trouvé, non ?! Il se montrait taquin jusqu’au bout. Puis il lui expliqua pourquoi il l’avait repoussé au départ, persuadé qu’elle n’aimait pas les étoiles. Il omit juste d’ajouter qu’il était également effrayé à l’idée de se retrouver seul avec elle et de ce qu’il pourrait advenir de cette proximité. Tu es toujours si sûre de toi me concernant. Tu penses toujours que je ne fais que ça, courir après les filles. A tes yeux il semble que ce soit ce qui me définit le plus. Pourtant j'ose croire qu'il y a tellement plus, tellement de choses que tu ne sais pas, que tu ne connais pas. J’aimerais, je ne sais pas… que tu changes d’opinion, que tu rencontres le vrai Léo. Il baissa les yeux avant de se concentrer sur sa conduite, ils arrivaient au parking. Non, c’est toi qui es piégée avec moi. Tu vas devoir me supporter toute la nuit. Mais il est encore temps de reculer, Blanche. D’ici tu en as pour une bonne heure de marche. Il sourit, la défiant du regard avant de se garer. J’ai prévu une couverture pour que tu n’ais pas froid.


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bowenien
MessageSujet: Re: You're a sky full of stars + Léanche   You're a sky full of stars + Léanche EmptyMer 9 Jan 2019 - 4:00

Le Léo romantique, amoureux, attentionné, Blanche le connaissait. Elle l'avait vu. Elle avait souvent pu percevoir la lueur dans ses yeux alors qu'il était sous le charme d'une nouvelle flamme. Mais pour elle, pour la petite Blanche qu'il connaissait depuis toujours, il n'avait pas ces yeux. Il ne la regardait pas avec admiration. Il ne la dévorait plus du regard, parce qu'elle n'était plus nouvelle. Parce qu'il connaissait tous les recoins de son corps du bout de ses doigts. Il savait où appuyer pour lui donner des frissons comme pour l'irriter. Et il pouvait certainement s'en lasser, de ne plus être surpris par ses réactions, de toujours tout prévoir au quart de tour parce qu'ils connaissaient leurs limites. C'était le danger de se connaitre si bien. C'était ce qui les avait tenus si longtemps éloignés l'un de l'autre. Ça, et la peur. Léo l'avait manifesté en la blessant, en lui disant exactement ce qu'il fallait pour la faire partir, comme il la connaissait si bien, juste pour que ce soit plus facile de s'oublier. Mais ils en étaient incapables, tous les deux. Et dès la première occasion, il lui avait lancé des aveux, une déclaration d'amour maladroite. Et puis, rien.
Blanche était habituée de le perdre, de devoir partager son coeur et de souffrir en silence. Mais, à l'habitude, elle le faisait de façon solitaire, dans la solitude de son appartement à présent vide, Anae ayant quitté la ville. Pas devant celles qui lui donnaient l'impression de perdre sa place. Alors oui, elle était jalouse, moue triste sur son visage, forcée d'être appuyée au pied du mur. Cela ne ressemblait pas à Léo de la mettre dans une telle position, mais depuis sa déclaration à demi-mot rien ne pouvait être impossible. Peut-être que son attitude l'agaçait, mais Léo, lui, ne se mettait pas à la place de la blonde. De son côté, il n'avait jamais eu de soucis à se faire. Elle était célibataire depuis très longtemps, sa dernière relation remontait à plusieurs années. Quant à ses conquêtes, elle se montrait discrète. On ne pouvait pas savoir si la blonde en avait ou non. Dans tous les cas, personne ne pouvait remplacer le photographe à ses yeux. Personne n'était à la hauteur de cette place dans son coeur. Personne n'avait su lui faire oublier son amour de jeunesse. Léo était égoïste, depuis tout petit, et il ne pensait qu'à ses sentiments qui étaient ébréchés par les réactions de son ex, mais quand allait-il se demander dans quelle position la blonde se trouvait ? Quand allait-il voir plus loin que les paraître, plus loin que les apparences, et quand allait-il comprendre que Blanche l'aimait réellement ? Pas pour faire semblant, pas qu'un peu, elle était follement amoureuse de lui. Et pour être amoureuse de lui, elle devait les connaitre tous ces beaux côtés, ces moments de tendresse. Elle les avait vus pour les autres, rêvant secrètement qu'un jour ce soit son tour. C'est bien trouvé, oui. Répondit-elle gênée d'avoir penser qu'il lui tendait un piège. Mais ses prochaines paroles confirmèrent sa façon de pensée, derrière les apparences de son sourire. Blanche, offusquée, soupira lourdement. Tu penses que je serais autant attachée à toi si je ne voyais pas plus loin que le Léo croqueur de femmes ? Tu penses que je ne me serais pas lassé de te partager après tout ce temps si tu n'étais qu'un coureur de jupons ? Tu ne m'as jamais donné la chance de te montrer ce que je pensais réellement de toi... Je n'ai pas besoin de changer d'opinion, tu es plus que ça. La blonde secoua la tête, découragée. Je pourrais te dire la même chose de moi... J'aimerais que tu ne me vois pas seulement comme la bonne amante, celle qui est si docile et avec qui tu peux tout faire, j'aimerais que tu rencontres la véritable Blanche, pas la petite fille que tu connais, mais la femme qu'elle est devenue... Elle leva les yeux au ciel. Mais ce n'est pas ce soir que cela va se produire, il faut croire.
Le reste du trajet se fit en silence, Blanche marinait les paroles qui avaient été dites des deux côtés. Ils se faisaient du mal, volontairement, comme s'ils tentaient de se protéger l'un et l'autre. Mais fidèle à ses habitudes, Blanche trahit son silence, brisant la glace en lui balançant qu'elle n'était pas la meilleure comparse pour observer les météores. Elle qui ne faisait pas la différence entre les étoiles filantes et les satellites. Ne me met pas au défi, Emerson. Tu sais très bien que je peux marcher cette distance sans problème ! Mais la vérité c'est qu'elle mourrait d'envie de se retrouver enfin avec lui, même si la proximité de leur solitude était effrayante. C'est gentil, merci. Lui dit-elle en cachant sa déception surprenante à l'idée de créer, dès lors, une distance entre eux. Finalement, c'était peut-être mieux ainsi. Prévenir plutôt que guérir. La voiture garée, les deux compatriotes sortirent du véhicule. Blanche s'immisçant dans la préparation de la soirée en déchargeant le coffre de tout l'équipement qu'il contenait. Ça prend tout ça pour observer des météores ? Dit-elle, surprise de la quantité de matériel qu'il avait emporté avec lui. Léo riait, surement un peu d'elle et de ses questions stupides. Il devait déjà lui avoir mentionné deux ou trois trucs sur ce phénomène, dont le matériel nécessaire pour ce genre de soirée, mais Blanche avait tout oublié.

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Mister Bowen
MessageSujet: Re: You're a sky full of stars + Léanche   You're a sky full of stars + Léanche EmptyVen 11 Jan 2019 - 22:26

Difficile de comprendre pourquoi Blanche était tellement amourachée de son amant terrible. Lui qui ne lui avait jamais réellement montré le meilleur de lui-même. Il s'était comporté comme un ami convenable, surtout lorsqu'elle avait besoin d'argent, il était d'un soutien sans faille sur ce point là, mais cette générosité ne faisait pas tout. Il n'était pas non plus avare de douceur et de tendresse, mais seulement quand ça l'arrangerait bien, quand il n'avait pas d'autres bras pour le réchauffer. En d'autres termes, elle n'était qu'un substitut lorsqu'il en avait besoin. L'homme charmant, amoureux, romantique, il le gardait pour les autres, pour celles qui faisaient s'accélérer son pouls. Jamais Léo ne s'était rendu compte du comportement qu'il avait envers Blanche avant qu'elle le lui apprenne de façon fracassante. Et ce soir là il s'était reconnu comme l'un de ces hommes qu'il détestait, dans l'image de son père surtout. Et de tant d'autres qu'il condamnait pourtant si sévèrement. Mais il était toujours plus simple de juger les autres avant de réaliser que l'on n'était pas meilleur alors il est évident qu'il avait exercé celui que la blonde dépeignait. Cependant cette claque dans la figure avait été nécessaire, en définitive c’était même un mal pour un bien puisqu’Emerson s'était remis en question et, les mois passants, il s’était surtout rendu compte des sentiments qui l'animaient pour cette fille depuis bien longtemps sans qu'il en soit conscient. Le chemin était encore long pour qu'il accepte de se laisser totalement aller la concernant, il était incapable d'expliquer cette retenue et cette peur qu'il éprouvait en pensant à un éventuel avenir avec Blanche. Le Léo amoureux était pourtant du genre aveugle, à se glisser totalement dans une histoire, sans retenue, sans se poser de questions, sans penser aux conséquences qu'il pourrait y avoir. Mais Blanche il n'en était pas juste amoureux. Blanche il l'aimait, profondément, d'un amour bien trop particulier pour pouvoir l'expliquer aisément, d'une affection qui le dépassait depuis toujours. Blanche il n'avait jamais eu peur de la perdre, parce qu'il était doué pour se la garder bien au chaud en jouant la carte de l'amitié. Mais à présent qu'il ne pouvait plus jouer sur ce tableau là, tout changeait. Et s’il était à peu près sur qu’elle lui tomberait facilement dans les bras, sans trop de résistance, il était dans l’inconnu total concernant la suite des choses, parce qu’il ne s’agissait plus de jouer avec elle, ni d’une simple nuit d’amour, il s’agissait de se jeter dans le grand bassin sans savoir s’il pourrait nager correctement. Il s’agissait surtout de s’ouvrir à elle de façon bien différente, de lui avouer des sentiments qu’elle ignorait, de lui montrer quel homme il était vraiment et peut-être de la perdre, si elle n’aimait pas celui-là, si elle s’en lassait avec le temps.
Avant de tomber l’un pour l’autre il semblait pourtant que les deux amants aient besoin de mettre certaines choses à plat, ce soir la tendresse n’était pas de mise et s’il était évident qu’ils ne voulaient pas se passer de l’autre, ils étaient tous les deux tendus, presque mal à l’aise et plein de ressentiments qui devaient sortir avant toute chose, avant de pouvoir avancer. Léo en avait assez de la jalousie de Blanche, pourtant elle était toute légitime, puisqu’il avait toujours finit par lui tourner le dos pour d’autres filles, elle avait raison de se méfier. Pourtant le photographe voulait croire qu’il avait changé, qu’il n’était plus le même depuis quelques temps et puis il voulait surtout qu’elle ait confiance en lui sinon tous ces efforts qu’ils faisaient tous les deux ne serviraient à rien. Il voulait, pour une fois, qu’elle voit au delà du séducteur, qu’elle se souvienne qu’il était avant tout sensible et doux, prévenant et parfois fragile, tendre et même drôle, quand il voulait. Il voulait qu’elle soit charmée par cet homme qu’elle avait l’occasion de découvrir sous un nouveau jour. Plus que ça ? Il hésita à soutenir son regard, se demandant ce que Blanche pensait réellement de lui. Mais toujours aussi effrayé de découvrir ce qu’elle pourrait dire et penser. Alors la route était une bonne excuse, il se retourna pour observer devant lui, attentif à sa conduite. Et Cambridge continua, elle ne lui donna pas plus de détails concernant le fond de sa pensée, par contre elle lui retourna le compliment, si lui pensait qu’elle ne le connaissait pas bien, qu’elle avait une mauvaise opinion de lui, Blanche avait exactement le même problème. Ses mots n’étaient pas tendre, concernant ce que Léo pensait d’elle et le pire c’est qu’au fond elle avait raison. Des années durant il l’avait vue comme ça, comme une maîtresse facile à mettre dans son lit, trop attirante pour qu’il résiste lorsqu’elle lui offrait ses faveurs, trop jolie pour le laisser indifférent. Mais au delà de ce physique qui lui correspondait en tout point -et quand on connaissait le garçon, on savait qu’elle entrait totalement dans ses critères de prédilection, blonde, toute en jambe, avec un regard électrisant, belle, surtout au naturel- au delà de tout ça, il oubliait souvent qu’elle était bien plus, qu’il y était attaché pour des raisons bien moins futiles que son physique à tomber. Il aimait son mauvais caractère et sa tête des mauvais jours, il aimait sa curiosité et son esprit vif et libre. Il admirait son courage et son intelligence d’être parti de ce milieu qu’elle détestait. Mais tout ça, Blanche, elle, ne le savait pas. Il fronça les sourcils, piqué en se comprenant que Blanche se braquait encore. C’est une soirée pleine de surprises, alors ne parles pas trop vite. Léo, éternel rêveur, éternel optimiste. Chacun dans leurs pensées, ils laissèrent le temps du trajet se faire en silence, comme une pause au milieu de leur querelle d’enfants bornés.
Tu n’es pas montée avec moi, jusque là, pour repartir à pieds, ce serait stupide… Probablement qu’il ne la laisserait pas faire, tout simplement,parce qu'à présentqu'elle était là, il voulait qu'elle partage ce moment avec lui. De toute façon Blanche ne semblait pas résolue à le quitter, même si elle n’en avait rien à faire du ciel. Il descendit de la voiture et commença à décharger. Esquissant un demi-sourire en la regardant à la dérobée. La couverture c’est juste pour que tu n’ais pas froid, on va passer un peu de temps ici. Mais si tu préfères tu pourras te serrer contre moi ! Enfin… Ce genre de sorties, il en faisait beaucoup, avant, sans jamais être gêné de lui montrer qu’elle l’attirait, mais ce soir il se trouva déplacé, comme s’il n’avait plus le droit à ce genre de rentre dedans. Se raclant la gorge, il fut content qu’elle change de sujet. Il lui tendit son sac qui contenait tout le matériel photo. Prends ça, c’est le moins lourd. Non, tu as juste besoin de tes yeux pour observer. Mais le télescope permet de voir plus prêt, plus précis. Et le matériel photo me permet de gagner ma vie. J’ai un contrat pour vendre quelques clichés à un éditeur. Blanche et Léo savaient tous les deux qu’il n’avait pas réellement besoin de gagner sa vie. Qu’il avait cette chance de posséder un compte en banque déjà bien rempli depuis sa naissance et que son héritage familiale lui permettrait de vivre plus que convenablement pour le restant de ses jours. Parce que le fils Emerson, contrairement à la fille Cambridge, avait accepté de vivre avec le fait qu’il était bien né et d’en profiter sans trop de complexes. Malgré tout il lui était nécessaire de se prouver qu’il était capable de subvenir à ses besoins, d’avoir une vie active, un minimum normale, pour garder les pieds sur terre. Ils commencèrent à marcher jusqu’à l’endroit où Léo voulait s’installer. Une fois que tout sera mis en place et calé, l’appareil photo fera pratiquement tout le travail. Je vais essayer de faire en sorte que ça ne soit pas trop ennuyeux pour toi. Tu vas voir, c’est un spectacle magnifique, tu ne seras pas déçue d’avoir perdu ton temps ici cette nuit. Enfin il l’espérait.

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bowenien
MessageSujet: Re: You're a sky full of stars + Léanche   You're a sky full of stars + Léanche EmptyMer 16 Jan 2019 - 3:37

On ne pouvait pas expliquer les raisons pour lesquelles le coeur choisit comme il le fait. Il choisit, c'est tout. Et il était difficile d'y résister. Blanche en était d'ailleurs la preuve vivante. Elle avait lutté, elle avait tenté de se sortir le brun de la tête, parce qu'elle voyait bien qu'elle ne pourrait jamais le rendre heureux, qu'avec elle, il ne se comportait pas comme le Léo romantique qu'il était vraiment. Et même s'il ne lui avait pas montré toute la douceur dont il était capable, même s'il s'était montré parfois froid, distant, mauvais à son égard, c'était de ses moments où il était lui-même, qu'il lui parlait de ses passions les yeux brillants, qu'il lui présentait ses photos de voyage avec engouement que Blanche était tombée amoureuse. Et parce qu'elle le savait capable d'aimer au point de s'oublier un peu, lui le grand égoïste qui voulait tout, tout de suite et en même temps, il faisait plaisir à l'autre, portait des attentions de tendresses. Son coeur l'avait choisi lui, et personne d'autre. Malgré les efforts, malgré les rencontres, malgré les tentations de le donner à un autre. Il était entêté, comme sa propriétaire. Et cela la menait dans la situation actuelle, le coeur déchiré entre les déclarations de l'homme et l'envie de préserver ce qui lui restait de son organe contrôlant l'amour. Dans le règne animal, certains animaux étaient imprégnés de leur partenaire au point d'en mourir de solitude dans le cas où l'un d'eux mourait. Blanche se sentait comme ça. Son coeur était imprégné du photographe et quand il était loin, elle se sentait seule, même bien entourée.
Dans la voiture, la tension était palpable. Des non-dits, des irritants, confinés dans la bagnole qui prenait la route vers le lieu d'observation. Il voulait qu'elle ne le perçoive pas seulement comme un Don Juan, elle voulait qu'il trouve en elle plus qu'une amante. Au final, ils voulaient la même chose l'un de l'autre, mais incapable de communiquer ensemble, ils n'avaient jamais été en mesure de mettre des mots clairs et précis sur leurs attentes. Par peur, par paresse, par envie de ne pas perdre la routine. Maintenant que leur routine n'était plus, maintenant que les barrières étaient tombées, ils parlaient. Et ils se froissaient, parfois. Mais ils pourraient en grandir, apprendre à comprendre l'autre et ses besoins. Puisqu'au final, la communication était la clé. Sans elle, impossible de savoir à quoi s'en tenir. Ils n'étaient cependant pas prêts à tout entendre, la preuve étant que Léo arrêta sa réflexion, ne cherchant plus à décrypter ce dont il s'agissait réellement. Blanche, qui aurait pu alimenter la discussion plus encore, fit de même, continuant son idée tout simplement, sans tricoter à l'entour. Tous deux encore trop frigide quant à la discussion. On verra... Se contenta-t-elle d'ajouter alors qu'il lui assurait que la soirée serait remplie de surprise. Elle n'en doutait pas, des surprises, mais elle doutait que son opinion envers elle puisse changer aussi rapidement. Ils leur faudraient du temps, beaucoup d'efforts, mais surtout l'envie d'y arriver. L'envie de la faire passer avant les autres blondes, l'envie de se consacrer sur sa découverte, sans ça, il ne pourrait l'avoir. Même si cela voulait dire faire une croix sur l'ex-copine d'Emerson, celle qu'il avait choisie au détriment de la tatoueuse quelques mois auparavant. Le reste du trajet se fit dans un silence total. Blanche dans ses pensées, Léo concentré sur la route. Arrivés sur les lieux, le brun lui fit part des kilomètres les séparant de la maison. Blanche, joueuse, était prête à la narguer au passage, ce à quoi Léo répondit sur un ton qui semblait teinté de déception. La belle sourit doucement, la vérité la rattrapant. Elle avait envie de découvrir son monde, d'en apprendre plus sur le Léo qu'il voulait lui présenter, cette soirée était un bon moyen de le réaliser. Ce serait stupide, tu as raison... Confirma-t-elle en fermant la portière de la voiture et en la contournant pour rejoindre l'homme de l'autre côté. Sa tête et son coeur, pour une fois en accord, avaient envie de rester. Et tout son être s'apaisa en réalisant cette affirmation. Blanche attrapa ce que le photographe lui tendit, un sac présumé moins lourd alors qu'il enfourchait tout le reste du matériel. Faussement offusquée, Blanche revendiqua ses droits. Franchement, tu penses que je ne suis pas en mesure de transporter ton équipement ? Elle lui sourit. Je ne sais pas comment me servir d'un télescope, j'aurais sans doute dû plus écouter dans nos cours de sciences, mais j'ai deux yeux et ils fonctionnent à merveille. Elle marqua une pause avant de poursuivre, balayant au passage le contrat de Léo, ils savaient aussi bien l'un que l'autre qu'il le faisait parce qu'il aimait son travail, pas par besoin d'argent. Il avait ce luxe, Emerson. Tu sais comment je peux en être certaine ? Demanda-t-elle en référence à ses deux yeux qui fonctionnaient. Elle attendit un instant que l'homme puisse réfléchir, puis avec le sourire le plus niais qu'elle pouvait avoir, elle lui répondit : Parce que je regarde la plus belle étoile juste en ce moment. Blanche éclata de rire, son rire angélique qui avait autrefois charmé l'homme. Elle se moquait de lui de ces répliques faussement romantiques, même si elles étaient véridiques. À ses yeux, Léo était magnifique, tant à l'intérieur qu'à l'extérieur, et elle espérait lui faire comprendre qu'il représentait réellement plus que ça pour elle. Pardonne-moi, c'était trop tentant de faire un jeu de mots cliché sur les étoiles! Ils se mirent donc en route vers l'endroit parfois, déniché par Léo, sur la falaise, pour observer les météores. Assez dégagé pour faire de beaux clichés, mais assez isolé pour se sentir sensiblement intime. La vue était belle, même si le spectacle n'avait pas commencé. Il était rare pour la blonde d'observer cette toile de fond, elle qui ne venait pas vraiment dans cette partie de la ville. Elle en appréciait la découverte qu'il lui offrait. Et il avait raison, la soirée était nettement parsemée de belles surprises. Ne t'en fais pas Léo, je comprends que tu aies besoin de travailler. Tu avais tes plans. Ne t'occupes pas de moi, je me ferai discrète avec ma couverture. Elle lui lança un doux regard avant de poursuivre. J'apprécie déjà le moment, sans jeux de mots ringards cette fois. Puis elle s'avança, désignant les sacs. Je peux t'aider à installer quelque chose ?

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MessageSujet: Re: You're a sky full of stars + Léanche   You're a sky full of stars + Léanche EmptyMer 16 Jan 2019 - 23:57

Ils furent vite arrivés tout en haut de la falaise, celle qui surplombait la baie de Bowen, offrant un point de vu imprenable sur la mer, l’eau à perte de vue, mais à cette heure-ci on ne pouvait pas admirer le spectacle, on ne pouvait que le deviner en écoutant le bruit des vagues qui se brisaient sur la pierre. C’était un lieu unique, que Léo affectionnait particulièrement, petit garçon il aimait s’y échapper pour y dessiner le phare ou les vagues. Adulte il lui servait de havre de paix, éloigné de la frénésie de la ville, à ses portes mais pourtant hermétique à ses bruits et à son rythme. Ici on avait l’impression d’être seul au monde, du moins c’était ce que ressentait Emerson. La falaise offrait aussi une vue dégagée sur le ciel, à condition de ne pas se laisser polluer par la lumière du phare qui pouvait tout gâcher, il avait donc prévu de s’installer à son exact opposé, à cet endroit là il pourrait être en tête à tête avec ses précieuses étoiles sans aucune gêne. Une fois la voiture garée, il semblait que l’atmosphère soit un peu plus respirable entre les deux, la soirée ne partait pas vraiment bien, mais ils laissaient derrière eux leurs querelles pour des taquineries plus légères. Non, ce n’est pas ce que je voulais dire. Tu veux me servir du féminisme ce soir, vraiment ? Tu ne m’épargnes rien je vois. Blanche ne laissait rien passer et sous ses airs de fille qui le prenait avec le sourire, elle lançait volontiers des piques à son amant juste histoire de lui montrer qu’elle n’était plus la fille docile qu’il avait connu, comme si elle avait une vengeance à prendre. Et peut-être, en effet, en avait-elle une à prendre. Deux yeux c’est déjà un bon début. Il sourit doucement en attrapant le reste des affaire dans la voiture. Comment… non, je n’en sais rien. Il se demandait bien où la blonde voulait en venir. Il la fixa, interrogateur, observant ces grands yeux océans qu’il découvrait rieurs et espiègles à nouveau. Surpris par sa réponse, il resta interdit un instant, la fixant avec des yeux de merlan frit. La plus belle ? Enfin il finit par comprendre, dans l’obscurité il en aurait presque piqué un fard mais surtout, il  se demandait bien ce qu’il prenait à Blanche, ce genre de discours ne lui ressemblait pas du tout Tu te fous de moi Blanche, t’es bête ! Il rit, en réponse à son rire à elle qui brisait le silence de la nuit, mais sans être convaincu, presque gêné même, sans trop savoir pourquoi. Pourtant retrouver leur complicité d'antan, c’était bien tout ce qu’il espérait à terme, être à nouveau à l’aise en sa présence, rire sans arrière pensée, profiter des bons moments qui lui manquaient tellement. Et puis surtout entendre le rire de Cambridge, celui qui le faisait craquer, ce rire de gamine qui n’en était plus une mais qui restait insouciante à ses côtés, ce rire qui lui faisait tout oublier. C’est bon, je l’ai bien mérité, c’est bien moi qui ais commencé en te proposant de te serrer contre moi. Il s’approcha d’elle passa la anse de son sac autour du cou de la tatoueuse. Tiens, prends ça aussi, Wonderwoman. Il lui tendit un autre sac, assez lourd également. Lui porterait le plus encombrant. Et ensemble ils parcoururent les quelques mètres qui les séparaient de leur point de chute. Léo avait choisi un endroit au calme, près d’un arbre où Blanche pourrait s’adosser si elle en avait marre. Alors qu’il commençait déjà à installer le télescope, il sourit distraitement en écoutant Blanche. Lui aussi appréciait de partager ce moment avec elle. C’était bien beau d’avoir une passion, cet amour véritable pour le ciel et ses astres, mais pouvoir le partager avec quelqu’un plutôt que de vivre tout ça seul, ça n’avait pas de prix. Et puis il avait la chance, ce soir, de montrer à Blanche qu’il était différent de celui qu’elle pensait connaître. C’était l’occasion d’enterrer la hache de guerre. J’ai quelques bières dans le sac hysotherme, si ça te tente. Il avait tout prévu pour sa soirée, dans les moindres détails, presque prédit qu’il ne serait pas seul ! Moi j’en veux bien une s’il te plait. Tu peux sortir l’appareil photo de son sac si tu veux. Et l’objectif 50mm si tu le trouves. Il essayait d’occuper Blanche qui jouait volontiers l’assistante, mais il ne savait pas bien quoi lui faire faire, il était probable qu’elle soit perdue entre ses différents boîtiers et les objectifs qui allaient avec. Ca n’avait pas d’importance, il n’était pas loin si elle avait besoin d’aide. Equipé de sa lampe frontale, il n’était pas dans son état le plus sexy mais ça il s’en moquait totalement, comme Blanche l’avait souligné, il avait prévu sa soirée depuis longtemps et il ne comptait pas la gâcher pour ses beaux yeux. Ceux-là ne feraient que la rendre plus belle, point non négligeable. Même si ça, il ne le lui dirait pas, Léo était incapable de faire dans les mièvreries faciles. Une fois qu’il eut terminé avec le télescope, il s’occupa d’installer son trépied, le plus important, il devait être stable, c’était la clé pour avoir de bonnes photos. Tu me passes l’appareil s’il te plait ? Normalement il avait fait le plus gros des réglages en amont, ce n’était pas sa première expérience avec le ciel, mais il devait faire quelques essais pour vérifier que tout était bien en place.

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bowenien
MessageSujet: Re: You're a sky full of stars + Léanche   You're a sky full of stars + Léanche EmptyDim 20 Jan 2019 - 6:03

Retrouver la légèreté d'avant, c'était la quête de la soirée finalement. Éviter de se sentir pris dans une cage qui empêchait les deux ex-amants de bien vouloir dire ou faire ce qui leur chantait. Parce qu'ils en étaient à présent incapables. Comme si la discussion qu'ils avaient eue, dans l'endroit le plus impersonnel qui pouvait exister à Bowen, avait eu raison d'eux et de leur aisance naturelle l'un envers l'autre. Ils n'étaient plus tactiles comme ils en avaient l'habitude, maintenant peureux de simplement frôler la peau de l'autre et des conséquences que cela pouvait bien avoir sur leur destin. Ils n'étaient plus spontanés, maintenant craintifs de la lourdeur de leurs paroles sur leur histoire. Ils étaient un peu comme des prisonniers, imposés de dire et faire ce qui entrait dans un moule avec l'impossibilité d'en déborder sous peine de mort. Et la mort de leur semi-relation, aucun d'eux n'en était totalement prêt. Même s'ils tâchaient de s'éloigner, même s'ils tentaient de couper les ponts, inévitablement ils échouaient. C'était plus fort qu'eux, c'était leur destin de se retrouver, d'encore se perdre dans le néant de leurs regards, de craquer, de regretter, de tenter de s'oublier à nouveau et de recommencer toutes ces étapes du début. Ils étaient pathétiques à tenter de lutter contre l'inévitable, à fuir le bonheur qu'ils pourraient avoir pour des si et des peut-être qu'ils n'avaient pas encore essayés. Mais la peur, la sacrée peur d'échouer, était bien plus forte que tout le reste. Mais après cette conversation, celle qu'ils avaient eu au café, après avoir adressé les démons de leur passé, l'atrocité de son secret, la perte qu'elle avait ressentie quand cet enfant qui n'avait même pas vu le jour encore l'avait quitté et qu'elle s'était retrouvée seule, complètement seule, sans personne qui pouvait comprendre sa détresse, et après qu'il lui ait lancé l'aveu de ses sentiments déguisés, Blanche avait changé. Elle n'était plus la Blanche qui acceptait tout docilement, sans rien rétorquer. Si Léo voulait vraiment lui laisser une place dans sa vie, alors il devra le lui prouver. Ce n'était pas une vengeance, ce n'était pas pour mal faire, mais plutôt une façon de prouver au photographe qu'elle n'était pas un objet que l'on pouvait prendre et laisser de côté comme bon lui semble. Elle avait des sentiments, elle avait des émotions, et il fallait désormais les respecter. Malgré cette envie de lui démontrer qu'on ne pouvait la contrôler et l'amadouer aussi facilement, Blanche demeurait Blanche : l'éternelle amoureuse de ce photographe français qui avait touché son coeur. Et, fidèle à ses habitudes, elle retrouva le chemin vers les dragueries, cette fois moins discrètes. Elle se jouait de la réaction de l'homme, intrigué, qui la fixait sans vraiment comprendre ce qu'elle cherchait à lui dire et la surprise dans ses yeux alors qu'il comprit qu'elle parlait de lui. Il était malaisé, non pas habitué à ce genre de réplique par la blonde, mais il rit tout de même, brisant la rigidité laissée dans l'air. Blanche roula des yeux, faussement vexée, en réponse au commentaire du brun. Il était vrai que la blonde ne s'était jamais permis d'être complètement elle-même, surtout les dernières années, alors qu'elle savait nettement que leur relation était impossible. À présent qu'elle n'avait plus vraiment rien à perdre, qu'ils s'étaient déjà avoué quelques parcelles de sentiments et qu'à présent ils n'étaient plus trop amis, ni trop amants, la belle se permettait ces phrases lancées à la légère qui n'auraient pas été possibles avant. Et à vrai dire, cela lui faisait le plus grand bien. Impossible de te faire un compliment, Emerson! Ajouta-t-elle en prenant un sac assez lourd qu'il lui tendait en la surnommant affectueusement Wonderwoman. Elle rit à sa réplique, soulevant les affaires comme si elles n'étaient pas encombrantes et ils se dirigèrent vers l'endroit sélectionné par l'homme.
Arrivés à bon port, ils posèrent les sacs et Léo se mit en action pour installer ses affaires avant que le spectacle commence. Sa soirée était planifiée au quart de tour, il avait sans doute déjà pris un peu de retard sur son planning, mais il avait été assez généreux pour offrir un peu de son temps et de sa passion à la blonde qui, elle, ne savait pas vraiment comment l'aider. Entre les équipements de photos et ceux pour observer le ciel, elle ne s'y retrouvait pas. Autant elle appréciait les clichés que l'homme lui présentait à l'occasion, Blanche n'avait aucune idée du fonctionnement des appareils et des objectifs. Elle ne faisait pas partie de ce monde, elle qui prenait des photos un peu floues avec le viseur de son téléphone cellulaire et qui détestait jouer les modèles devant la caméra. Elle était moins cartésienne, Cambridge, elle était plus bohème préférant nettement exprimer ses couleurs au travers de ses pastilles d'aquarelle et de la souplesse de ses pinceaux. Sa passion pour l'art qu'elle avait depuis toujours s'était transposée dans son métier, les peintures se transformant en encre permanente pour apposer son talent sur le corps de ceux qui en voulaient bien. Si elle avait eu plus de facilité avec la technologie, et surtout plus d'argent, elle aurait pu être graphiste ou illustratrice, mais elle ne savait pas le faire. C'était d'ailleurs l'un de ses rêves dont elle avait dû se départir, par manque de fonds, le métier de tatoueuse était plus facile pour la belle blonde que de trouver l'argent pour se payer des études laborieuses. Elle ne savait pas si Léo s'était déjà intéressé à cet aspect de sa vie, elle avait du mal à se souvenir s'il lui avait posé des questions sur ses rêves, peut-être que cette soirée serait une occasion d'aborder de nouvelles avenues.
La blonde fit sortie de ses rêveries alors qu'en plus d'accepter l'aide qu'elle lui proposait, Léo lui réclamait une bière se trouvant dans le sac thermique qu'il avait pensé à apporter. Il avait décidément tout planifié, jusqu'aux rafraîchissement. Et il en avait prévu assez pour de la compagnie, comme s'il savait qu'il ne serait pas seul. Cette remarque fit sourire la blonde qui attrapa deux bières belges au passage et en tendit une au photographe qui travaillait. Autres choses ? Dit-elle sur le même ton qu'elle utilisait alors qu'elle faisait le service au Woojna, un sourire narquois au coin des lèvres. Elle se moquait de lui et ça lui faisait du bien, son coeur se sentait moins lourd. Sans vraiment attendre la réponse de l'homme, sa lumière frontale qui éclairait tout l'espace qu'il s'était délimité pour ce soir, Blanche se retourna à la recherche de l'appareil et de l'objectif qu'on lui avait demandé. J'ai l'appareil.... mais.... J'ai pas l'objectif. Blanche releva la tête. Bordel, Léo, il y en a une vingtaine. J'suis censée savoir comment que c'est un 50mm celui-là ? Elle avait brandi une lentille en l'air, un peu au hasard, affichant un visage quelque peu brouiller, des points d'interrogation pleins les yeux. L'homme s'approcha d'elle pour mieux voir, sa lumière frontale éclairant maintenant tout le corps de la blonde tant il en était près. Sa main frôla celle de Cambridge alors qu'il fouillait dans le sac pour trouver le bon objectif. La belle recula d'un pas. Son toucher avait créé une décharge électrique dans tout son corps et pour le bien de tout le monde il avait fallu reculer. Les yeux fermés, elle se retourna pour prendre une longue gorgée de la bière qu'elle s'était ouverte. Tu serais vraiment venu ici tout seul si je n'avais pas chamboulé tes plans ? S'enquit la blonde d'un ton tout à coup moins blagueur, les yeux quémandant la vérité bien que l'obscurité ne pouvait le laisser l'apercevoir.

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Mister Bowen
MessageSujet: Re: You're a sky full of stars + Léanche   You're a sky full of stars + Léanche EmptyMer 23 Jan 2019 - 23:00

Il y avait quelque chose dans l’air, un je ne sais quoi qui rendait l’atmosphère électrique. C’était probablement cette nuit comparable à nulle autre que le ciel préparait presque en secret, ce spectacle donné pour le plus grand plaisir des amateurs de magie, voir l’obscurité s’habiller de lumière, en milles étoiles transperçant la nuit. C’était aussi ce lien si particulier entre deux amis de toujours, deux amoureux secrets, qui se tissait à nouveau, timidement, si fragile, presque invisible, mais bien là pourtant. Cette complicité qu’ils pensaient perdue, interdite, alors qu’ils avaient juste à arrêter de se poser des questions inutiles. Ce soir ils étaient comme enfin libérés d’un poids qui pesait depuis bien trop longtemps sur leurs épaules et sur cette relation qu’ils gâchaient à force de se fuir ou de s'abîmer dans des mensonges et des non-dits. Blanche semblait si à l’aise, comme si elle attendait depuis longtemps qu’ils se lâchent enfin. Léo, lui était encore timide, hésitant puisqu’il avait encore l’impression d’avoir trop à perdre. En vérité il avait déjà tout perdu, son amie, sa maîtresse, sa complice de toujours et sa confidente. Depuis des mois qu’il l’évitait, il se rendait malheureux, se confortant dans l’illusion qu’il avait fait un sacrifice pour elle, pour qu’elle puisse enfin être libre d’aimer n’importe qui sauf lui. Mais au fond il ne voulait pas qu’elle ait un autre homme dans sa vie et encore moins dans la peau. Il aimait le fait que ce soit lui et personne d’autre, c’était peut-être égoïste, mais il l’assumait, après tout il connaissait ce défaut qu’il traînait depuis toujours. Il avait pourtant encore un peu de mal avec les compliments comme celui que la blonde venait de lui faire, incapable de savoir comment réagir, quoi dire sans être gêné ou sans avoir l’air crétin. Le simple fait qu’elle s’autorisait ce genre de légèreté prouvait qu’ils avançaient néanmoins, le chemin était encore long mais peut-être finalement qu’ils allaient réussir à trouver leur propre équilibre dans tout le bordel qu’ils avaient foutu, ils avaient bien trop d’affection à partager, ils devaient apprendre à connaître ce que chacun cachait à l’autre par peur de tout foutre en l’air. Alors Léo lâcha à son tour une taquinerie de son cru, encore timide et hésitante, la qualifiant de Wonderwoman, ce qui, en soi, n’était pas une telle blague, cette fille était tellement surprenante, pleine de ressources et pétillante, elle était une héroïne à elle toute seule et le plus beau c’était qu’elle l’ignorait sûrement.
Alors qu’ils commençaient à installer tout le matériel pour cette nuit, Léo était dans son monde, dans son élément, il savait parfaitement ce qu’il voulait faire et comment il voulait que ce soir se déroule, il voulait être efficace, productif et en prendre plein les yeux en même temps. Comme toujours il voulait tout, profiter totalement et travailler en même temps, c’était tout l’avantage de son job, qui était également sa passion. Il devait être minutieux, il n’y avait pas de place pour l’à peu près où la fantaisie, la photographie, bien qu’artistique, nécessitait une technique parfaite pour mériter d’être vendue et éditée sur le papier glacé d’un magazine à travers le monde. Et c’était son ambition à lui, être reconnu par ses paires et émerveiller les amateurs, confirmés ou non. Puis comme ça ne suffisait pas il voulait rafler le coeur de la jolie blonde qui avait choisi de débarquer à l’improviste, c’était un défi de plus, de taille, mais rien n’était jamais impossible pour cet homme qui aimait les challenges. Il savait que Blanche ne comprenait rien à son univers, elle ne s’y intéressait pas en vérité. Mais ça n’avait pas d’importance, tant qu’elle restait pendue à ses lèvres et qu’il ne la perdait pas en route. Et puis il savait qu’elle était sensible à son art, il la savait artiste elle aussi, à sa façon, avec ses tatouages et ses croquis. D’ailleurs elle pourrait dessiner si l’envie la prenait, elle n’aurait qu’à emprunter sa lampe et le carnet qu’il gardait toujours dans son sac. Concernant les bières, Léo n’était pas idiot, il savait qu’il ne serait pas seul sur cette falaise ce soir, il s’attendait bien à croiser quelques autres passionnés comme lui qui ne rateraient cette nuit pour rien au monde, ils étaient rares à Bowen et ils se connaissaient tous, de près ou de loin. Il s’attendait à voir le vieux Louis, celui qui lui avait donné les premiers conseils avisés sur comment observer le ciel quand il était gamin, cet homme devait avoir une soixantaine d’années aujourd’hui, mais s’il venait à sa rencontre Léo avait tout intérêt à ne pas l’accueillir les mains vides, d’où les bouteilles. Il la remercia alors qu’elle lui tendit sa bière, il était absorbé par le réglage de son télescope et ce fut presque machinalement qu’il lui proposa de sortir le boitier et l’objectif. La réflexion de Blanche le fit lever la tête, il la vit fouiller dans le sac, avec un air affolé. Souriant, il se dit qu’elle exagérait, il n’avait pris que cinq ou six objectifs, le reste c’était du matériel en plus, sa télécommande, quelques câbles ou batteries de secours, bref, tout un monde qu’elle ne connaissait pas en fait. Il s’approcha de celle qui brandissait une lentille d’une main et sa bière de l’autre avec un air ahuri, menaçant de tout déverser dans son sac et de détremper tout son précieux matériel. Elle était pourtant craquante, avec sa moue boudeuse, terriblement attirante, à la lumière de la lampe que Léo braquait involontairement sur elle. Il redressa la bière avant qu’elle ne se déverse et attrapa l’objectif. C’est écrit dessus… Il sourit, doucement moqueur à son tour. Sûr que si elle l’ignorait, elle n’aurait jamais pu trouver. Mais non, ce n’est pas celui-là. Le photographe se pencha alors pour chercher l’objet qu’il souhaitait, frôlant Blanche qui recula instinctivement alors qu’un frisson les parcourut tous les deux. Evidemment que Léo l’avait senti également, mais il ne le montra pas, à l’inverse de Cambridge, il était capable de rester imperturbable, alors qu’il était à deux doigts de lui sauter dessus. Dans son dos il entendit la question presque accusatrice de la belle jalouse. Dos à elle il soupira doucement alors qu’il se dirigea vers le trépied pour y installer son équipement. C’est mon boulot, Blanche, c’est pas un truc pour en mettre plein les yeux aux filles. Pourquoi tu es si méfiante ? C'est quoi, de la jalousie ? De quoi tu as peur ? Ou de qui ? Il se retourna pour lui faire face, la fixant d’un oeil brillant dans l’obscurité. Avant même qu’ils puissent parler d’une relation amoureuse, avant même qu’ils signifient réellement quelque chose l’un pour l’autre, Blanche mettait déjà des barrières entre eux, c’était probablement sa façon à elle de se protéger de tout le mal qu’il avait fait, pour toutes les fois où il l’avait mise de côté au profit d’autres filles. Mais ce soir il se montrait tel qu’il était sans artifice, sans idée derrière la tête, ce soir il était en roue libre face à celle qui s’était imposée à lui au pied de sa maison, celle qui avait accepté de le suivre aveuglément, mais qui ne lui accordait pourtant pas sa confiance. Pourquoi tu es venue Blanche ? Pourquoi être venue jusque chez moi ce soir ? Pourquoi m’avoir suivi jusqu’ici si c’est pour me faire des reproches déguisés ? T’as aucune confiance en moi. Et ce constat l’agaçait sérieusement alors qu’il avait simplement l’impression de perdre son temps à devoir toujours se justifier.

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bowenien
MessageSujet: Re: You're a sky full of stars + Léanche   You're a sky full of stars + Léanche EmptyJeu 24 Jan 2019 - 23:39

La pression était lourde. À force de s'empêcher d'être elle-même Blanche s'était perdue dans cette relation. Elle voulait lui plaire, le satisfaire, alors elle s'était éteinte de longues années croyant que c'était mieux ainsi. Croyant que parler de ses envies à elle, l'envie d'être aimé, le ferait fuir. Et à force de s'éteindre, à force de s'effacer, Léo avait fini par se faner de cette relation qui n'allait nulle part et de la monotonie qu'elle en dégageait. Et à en préférer une autre. Leur relation s'était éteinte jusqu'à ne laisser plus aucune trace de leur passé. Et d'un coup, tout était revenu, sans vraiment s’annoncer à l'avance. Dans cette soirée pleine de douceur, ils retrouvaient la légèreté qu'ils avaient déjà eue, celle qui faisait bon d'habiter. C'était sans doute les étoiles qui leur avaient jeté ce sort, qui les hypnotisaient à se comporter plus aisément l'un avec l'autre. De la retenue, il en avait encore, c'était évident, mais ils semblaient s'apprivoiser au travers des minutes qu'ils passaient ensemble. Ils se redécouvraient. Pour Blanche, il n'y avait rien à perdre. Léo, elle l'avait déjà perdu une fois et bien que l'envie de rebâtir avec lui caressait ses pensées, elle restait méfiante. Elle l'avait perdu, il ne pouvait plus la blesser comme il l'avait déjà fait. Et pour cela, il fallait tout de même maintenir une distance entre eux. Elle plaisantait, peut-être même qu'elle tentait de le charmer par l'humour qu'elle avait toujours eu dans leur passé, qu'elle tentait de le séduire en se montrant détacher à son égard, mais au fond elle protégeait son coeur posant des barrières invisibles entre l'organe et l'homme. Blanche était difficile à comprendre ce soir, tantôt joviale, tantôt froide et distante. Et c'était sa façon de se protéger d'éventuelles blessures qui pourraient la hanter. Sa tête et son coeur envoyaient des messages contradictoires qui ne faisaient plus de sens. Elle était prise au piège entre la liberté et la retenue. Chaque fois que son regard se posait sur Léo, aussi simplement qu'il était ce soir, sans artifice, sans séduction, son coeur s'emballait. Tout son corps était en éveil, guettant les moments de douceurs qu'ils pourraient laisser arriver. L'envie de le serrer contre elle, que sa chaleur ne vienne qu'apaiser les maux de son coeur et de sa tête qui se disputaient sans cesse, était forte. La tentation était au rendez-vous. Mais elle résistait. S'ils avaient à se rapprocher, ce ne serait pas elle qui initierait les pas. Des boulettes, elle en avait assez fait comme ça. Même sous les étoiles filantes, même sur la falaise pour le moment presque déserte qui criait au romantisme. La blonde protégeait ce qu'il lui restait de son coeur. Alors elle chérissait les moments qu'ils allaient partager ce soir, ceux qu'elle n'allait pas gâcher de ses questions stupides ou de son braquage d'émotions, ces doux rires alors qu'elle ne différenciait même pas les différentes lentilles posées dans le sac, l'exagération dans la voix et la panique de l'homme à l'idée que la bière de son ex ne se déverse sur ses précieux objectifs, sa lumière frontale aveuglant la tatoueuse. D'un geste rapide, mais agile, il redressa la bière de la blonde, prenant place pour fouiller lui-même dans son sac à trésors sans même sourciller alors que leur peau s'était finalement touchée involontairement. Blanche, elle, recula, calant une longue gorgée de la boisson qui aurait pu faire des malheurs ce soir, canalisant son énergie. Elle n'allait pas succomber. Elle devait apprendre à passer outre cette envie folle de tout envoyer en l'air, de tout balancer, et de l'embrasser, là, maintenant, tout de suite, sous l'obscurité du ciel et les yeux curieux des étoiles. Et elle se recula encore d'un pas alors qu'il la confrontait, alors qu'il répondait à la question qu'elle s'était permis de laisser planer et de son manque de confiance en lui, en elle, en eux. Il l'a fixait, elle fuyait son regard oppressant d'obtenir une réponse, mais elle demeurait muette. On lui avait volé la voix, incapable de mettre des mots sur ce qu'elle pensait. Elle se refermait, complètement, se trouvant stupide de le faire sentir ainsi. C'est sans vraiment savoir pourquoi qu'elle s'était rendue chez le photographe et alors qu'il lui demandait des raisons, qu'il cherchait à faire les comptes, la Française ne savait pas quoi lui dire. Des excuses, elle n'en avait pas. Ses pas l'avaient conduite jusque là. Et c'est encore moins sans savoir pourquoi qu'elle l'avait suivi jusqu'ici. Il avait trop de questions Léo, trop de questions auxquelles elle ne savait pas répondre. Et son coeur battait vite, trop vite pour réfléchir. J'suis pas jalouse. Finit-elle par avouer après de longues minutes de silence à fuir le regard du photographe, mais aussi à planifier son échappatoire. Mais les mots ne virent toujours pas, seulement un soupire de détresse. Tu devrais finir d'installer ton équipement... Je ne fais que te retarder dans tes plans. À force de tout vouloir, tu vas tout perdre... Et je n'en serai pas la raison. Je ne serai pas celle qui t'empêchera d'observer les perséides, les météores ou même les étoiles filantes. Ses piètres connaissances en astronomie parlaient pour elle, elle qui ne savait pas différencier les différents évènements. Pourtant, c'était le dernier de ses soucis, à la blonde. Pour le rassurer, et pour lui faire comprendre que cette conversation se poursuivrait s'il le voulait vraiment, elle afficha un mince sourire sur ses lèvres en se reculant encore plus. Je reste ici, pas trop loin... Quand ce sera le bon moment, on pourra discuter. Mais pas maintenant. J'ai l'impression que ce sera trop long et... Et je m'en voudrais de nuire à ta passion. Puis elle le lassa installer ses affaires, avant que la nuit ne tombe complètement et que le spectacle commence. La belle se posa contre un arbre, un peu à l'écart, son cardigan pour la réchauffer, sa bière dans les mains, le regard juché sur le ciel tentant de trouver des réponses aux questions que son premier amour lui avait lancées.

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Mister Bowen
MessageSujet: Re: You're a sky full of stars + Léanche   You're a sky full of stars + Léanche EmptyVen 25 Jan 2019 - 21:58

Blanche était jalouse, elle l’avait toujours été. Possessive aussi, à sa façon. Sous bien des aspects, elle était identique à Léo. Cela venait peut-être de leur éducation, de ce milieu privilégié dans lequel ils avaient grandi tous les deux. Ils avaient eu la chance de ne jamais manquer de rien, de tout avoir, tout de suite, sans effort, dès le plus jeune âge. Cet avantage en avait fait des impatients, des exigeants. Notre homme assumait ces défauts là, il faisait en sorte qu’ils ne le desservent pas totalement, ça faisait parti de son caractère, de son charme peut-être. C’était ce qui lui donnait cet air toujours sûr de lui alors qu’en vérité il ne l’était jamais vraiment. Parce que son pire défaut, à lui, c’était la peur, celle qui pourrait le paralyser, l’empêcher d’avancer dans la vie, la peur de ne pas réussir, de perdre, quelqu’un ou quelque chose, la peur de ne pas être à la hauteur, la peur d’être déçu aussi. Cette peur faisait de lui un homme en fuite, souvent, on le pensait libre, toujours dans un avion ou avec son sac sur le dos, prêt à partir. Mais c’était bien au delà de ça, ses premiers voyages avaient été une façon de prendre le large, de s’échapper des responsabilités que son père voulait mettre sur ses maigres épaules de jeune garçon, pas encore vraiment homme, mais avec des rêves bien différents de ce qu’on lui proposait comme avenir. Il se défilait, à sa façon, sous ses airs de voyageur, il s’échappait juste. Et ces voyages là l’avaient libéré de ses chaînes, lui permettant de prendre le courage nécessaire pour se décider à suivre sa propre voie que celle de la finance imposée par son père. Et puis par la suite chaque séjour à l’étranger était une façon d’éviter une fille, une perte, un quotidien qui l’ennuyait ou de quelconques problèmes. Ils avaient fait de lui l’homme qu’il était à présent, généreux de son temps, plutôt idéaliste que matérialiste, ouvert d’esprit et curieux. Il était un peu moins impatient que dans sa jeunesse, mais ses défauts de gamin bien né n’étaient jamais très loin et c’était surtout avec ses proches ou les femmes qu’il fréquentait qu’ils se réveillaient. S’il était exigeant envers lui-même, il l’était aussi envers les autres, un poil égocentrique, il aimait qu’on ne regarde que lui, qu’on s’y intéresse. Il voulait que les femmes de sa vie s’abandonnent à lui et pour ça il savait mettre les moyens, les petits plats dans les grands pour en mettre plein la vue en se montrant prévenant, sensible et plutôt généreux. Parce qu’il n’y avait pas de secret, avec des défauts comme les siens, il fallait savoir être charmant sinon ça ne fonctionnait pas bien longtemps. Mais là n’était pas la question, il ne s’agissait pas de Léo mais bien de Blanche et du fait que, même sans qu’on s’en rende vraiment compte, elle n’était pas si différente de lui, même si elle refusait tout ce qui venait de sa famille, de l’héritage aux avantages qu’elle avait d’être née Cambridge, elle avait tout de même reçu la même éducation que Léo, celle des enfants d’une certaine classe sociale et cela ressortait parfois dans son caractère. Elle aurait voulu que le fils Emerson ne regarde qu’elle, elle était secrètement jalouse de toutes les autre qui avaient partagé sa vie et à qui elle avait dû laisser cet homme qu’elle ne voulait que pour elle depuis des années. Et cette nuit ça la rendait farouche, méfiante quant aux attentions de Léo. A nouveau, après que Léo ait montré une pointe d’agacement face aux réflexions de Blanche, on sentit les tensions revenir entre les deux, le silence se fit, seul un j’suis pas jalouse totalement hypocrite sortit de la bouche de la blonde. Léo leva les yeux au ciel sans même la regarder, trop absorbé par les derniers réglages de son appareil. Il regarda sa montre, le spectacle allait commencer sous peu. Ca suffit, Blanche. C’est en continuant à lâcher ce genre de phrase énigmatique que tu nuis à ma passion, et que tu me tapes sur les nerfs. T’as plein de choses à dire on dirait alors vas-y, il n’y a que nous ce soir, pas de commérages dans un café bondé, tu peux parler. Ca ne m’empêchera pas de prendre mes photos. Il était cassant, peux aimable, ce n’était pas dans ses habitudes, mais si Blanche continuait à se montrer désagréable, il ne comptait pas faire d’efforts. Si elle avait tant de choses que ça à lui reprocher il pouvait écouter. Et même s'il avait horreur de se prendre des reproches dans la figure, ce soir ils ne s'épargnaient rien alors autant tout se dire, tout mettre sur table.
Côté ciel, une première étoile traversa la nuit, signe que le phénomène allait commencer. Léo était à l'affût même s'il n'avait plus totalement la tête à ses météores, la faute à cette blonde volcanique qui le rendait fou de plein de façons différentes. Blanche qui boudait contre son arbre comme une gamine capricieuse.

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bowenien
MessageSujet: Re: You're a sky full of stars + Léanche   You're a sky full of stars + Léanche EmptyLun 28 Jan 2019 - 1:01

Avec eux, tout était explosif. Une minute, ils filaient le parfait bonheur ; l’autre, ils s'arrachaient les cheveux. Et c'était bien ça le problème de cette soirée qui avait commencé avec une douceur qui ne les appartenait pas et qui se poursuivait, à présent, avec une tension qu'ils avaient l'habitude de caresser. La blonde bouillait sur place contre les affronts qu'on lui faisait. Elle prenait tout personnel. Et pourtant, pourtant, tout ce que Léo lui déversait était vrai, pointé de faits tangibles et de situations vécues. Il avait raison, sur toute la ligne, elle était puérilement jalouse, extrêmement possession, radicalement impatiente. Elle aussi elle voulait tout, tout de suite et maintenant. Elle aussi, elle était égoïste. Elle aussi, elle ne voulait pas le partager. Il avait lu dans son jeu, trouvant la stratégie pour la déjouer, mais la tatoueuse n'avait pas qu'un tout dans son sac. Le silence, elle savait le garder et c'était son meilleur allié. Longtemps elle avait du le pratiquer, chaque fois qu'on lui avait arraché Léo de son coeur, chaque fois qu'elle avait du le partager. Docile, on aurait pu croire qu'elle ne faisait qu'appliquer les demandes de l'homme. Et même si c'était un peu vrai, elle avait aussi appris avec le temps qu'il valait mieux attendre silencieusement son retour que de le presser et de risquer de le perdre. Si cette tactique avait fonctionné toute sa vie, elle n'était toujours pas déchue. Cette partie d'elle, Blanche la détestait. Et bien qu'elle tentait de s'en débarrasser, elle revenait au galop pour la rattraper. Jamais bien loin, sa réalité résonnait. Ce n'était pas vraiment de sa faute, c'était sa nature, fille Cambridge elle avait été élevée impatiente, habituée d'être sous les projecteurs. Venant d’un monde où tout leur était dû, ou tout leur était destiné dans un claquement oppressant de doigts. Et c’était d’ailleurs pour cela qu’elle avait tenté de se discosier le plus possible de ces racines qui ne représentaient pas la personne qu’elle voulait être. Mais même loin de sa famille et de ses origines, loin de ce milieu qui pourrissait sa vie, elle se trouvait à appliquer ces vieilles habitudes d’enfant gâtée. Il allait sans dire qu’avec Léo, ce genre de comportement n’était pas accepté. Il en était d’ailleurs visiblement irrité, lui qui tournait ses yeux vers le ciel et qui la poignardaient de ses soupirs accusateurs. Il avait raison, mais il semblait oublier qu’envers et contre tous ils étaient bien plus similaires qu’il le pensait à tout vouloir sans faire de compromis. Il était désagréable, il ne faisait plus d’efforts, Blanche non plus d’ailleurs, tous deux fatigués de devoir défendre leurs propres opinions devant des murs fermés par la peur d’échouer. Mais la peur, il faudrait apprendre à la vaincre pour avancer, sans quoi ils seraient camdaner à se détruire mutuellement sans même avoir eu la chance de voir ou leur histoire pouvait bien les mener. Léo lui avait craché des mots ignobles dans le visage puis il s’était affairé à ses affaires, terminant de tout mettre en place pour la soirée. Blanche, elle, s’était assise, boudeuse, contre le grand chêne qui trônait sur la falaise, les mains occupées à tracer dans la terre des dessins du bout d’un bâton trouvé près d’elle. Elle était gamine, elle voulait gagner, mais elle savait pertinemment qu’elle ne le pourrait pas seule. Il fallait qu’elle y mette du sien et qu’elle apprivoise Léo. Il fallait regagner son cœur. Il fallait apprendre à voir plus loin que la protection qu’elle s’infligeait elle-même. Nuire à la passion du photographe la rendait phobique, mais pas autant que l’aveu qu’il venait de lui faire. Elle lui tapait sur les nerfs. Elle qui pourtant ne voulait que son cœur, ne savait rien faire d’autres que l’énervé. Des choses, elle en avait à lui dire, ça oui, mais elles étaient terrifiantes. Elles lui fichaient la trouille, même. Ce n’était point des reproches, ce n’était point des bêtises. Elle aurait aimé lui dire que son cœur avait peur de se laisser aller parce que ce qu’elle ressentait pour lui était bien plus fort que ce qu’il pouvait penser et que rien qu’à l’idée de tout gâcher la tatoueuse se trouvait anxieuse. Qu’elle voulait tant bien faire qu’elle finissait par maladroitement tout faire foirer.
Le ciel affichait sa première étoile à la dérobée, du coin de l’œil la blonde observait Emerson qui se montrait attentif au spectacle spatial. Et pas à elle. À nouveau, elle s’accorda un soupir suivi d’un mouvement exaspéré de ses yeux qui parlaient trop souvent pour elle. Leur premier défi serait d’accepter que la terre ne tournait pas qu’autour d’eux. Et c’était difficile pour Cambridge qui avait dû partager son homme aussi longtemps croyant qu’à présent il serait plus simple d’être à ses côtés. Mais quand il ne s’agissait pas d’une fille, Emerson avait autre chose dans la peau. Un contrat, un projet, un voyage, rien n’était à son épreuve. Blanche finit par tourner la tête vers lui. Nonchalamment, elle désigna l’équipement du photographe. Tout est prêt ? S’enquit-elle afin de tâter le terrain d’une éventuelle discussion. Elle ne savait comment s’y prendre parce qu’avec lui, elle n’avait jamais eu à parler aussi ouvertement de ce qu’elle ressentait croyant qu’il était mieux de garder pour elle ces détails futiles. Mais des mensonges et des non-dits, elle n’en voulait plus entre eux.M’en veux pas, je t’en pris… j’essaie de faire de mon mieux, mais c’est plus fort que moi. J’ai ce bouclier sur mon cœur qui ne veut pas partir, qui ne cherche qu’à me protéger contre tout le mal qu’il a eu. Elle soupira, prenant une pause en espérant qu’il daigne la rejoindre. Mais il resta où il était. Comprends-moi et je tâcherai de te comprendre. On part de loin, Léo, mais si seulement tu penses que ça en vaut la peine, si seulement tu penses que j’en vaux la peine, alors dis-le-moi, je t’en pris, et je ferai les efforts nécessaires pour que cette barrière de protection disparaisse et que l’on redevienne les amis naïfs que nous étions. À présent, la balle était dans son camp. Emerson était maître de leur destin.


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Mister Bowen
MessageSujet: Re: You're a sky full of stars + Léanche   You're a sky full of stars + Léanche EmptyVen 1 Fév 2019 - 14:14

Léo avait un drôle de fonctionnement, carrément tordu sur les bords. Même s’il avait toujours été attiré par Blanche, il se refusait à tenter une relation sérieuse avec elle avec la simple excuse qu’elle était bien trop facile à avoir, qu’elle ne représentait plus un défi pour lui, il l’avait déjà dans son lit quand il voulait alors, au fond, elle ne l’intéressait pas au delà de ça. Voilà ce qu’il s’était bêtement dit durant des années, une raison pitoyable, une excuse plus qu’autre chose, pour peut-être se protéger d’un amour trop lourd à porter qu’il avait peur de ne pas assumer correctement. Et à présent qu’il n’y avait plus personne dans sa vie, plus aucune fille qui lui donnait goût à courir après. A présent qu’il avait subi assez désillusions pour calmer sa fougue, maintenant qu’il se disait presque trop vieux pour ces conneries, il aspirait à plus de calme. Depuis qu’il était revenu d’Afrique sans Grace à son bras, il avait décidé de se poser, d’arrêter les frais et de se laisser le temps. Lui qui avait rarement été seul dans toute sa vie d’adulte, il s’essayait au célibat, à s’endormir chaque soir dans son grand lit froid sans personne dans ses bras. A quoi bon s’étourdir avec mille conquêtes si c’était pour se sentir aussi seul à la fin ? Il s’assagissait le garçon, le temps avait raison de lui. Mais c’était sans compter sur la présence de Blanche, son aura qui planait toujours sur lui, il avait suffit de peu pour qu’il retombe dans ses vieux travers. A la différence près qu’il ne voulait plus faire les mêmes erreurs avec elle et qu’il avait compris qu’au delà de l’attirance physique il y avait bien plus, beaucoup trop pour continuer à l’ignorer plus longtemps. Puis aujourd’hui Blanche aussi avait changé, elle n’était plus aussi docile face à lui, elle demandait des comptes, elle était exigeante, elle se méfiait et elle avait raison. Elle se protégeait de lui ce qui avait le don d’exaspérer Léo. Et par conséquent de la rendre bien plus attirante à ses yeux. Pour une fois elle représentait un défi de taille, il devait la conquérir, il devait lui prouver qu’il avait changer. Il allait devoir lui courir après, comme après ces autres qui avaient vraiment compté et qui la rendaient jalouse ce soir, il devrait montrer patte blanche et c’était tout ce qui suffisant à attiser la curiosité de cet homme compliqué.
Ce soir pourtant ils paraissaient bien loin d’un rapprochement, on était plus prêt de la guerre ouverte et du règlement de comptes que d’autre chose. Mais la nuit ne faisait que commencer et maintenant ils étaient coincé ensemble pour quelques heures. A présent, Léo ne faisait plus tellement attention à la blonde, son spectacle avait commencé, celui qu’il attendait depuis des semaines et en effet, la terre ne tournait pas autour de leur amourette. Emerson, en tant que vrai passionné, vivait les choses en se donnant totalement, lorsqu’il était absorbé par une activité ou une idée nouvelle de voyage ou d’autre chose, il pouvait facilement délaisser tout le reste, cet aspect là pouvait être déroutant. Si Blanche pouvait avoir l’impression qu’il ne regardait qu’elle, comme la huitième merveille du monde, durant un instant, celui d’après ne lui appartenait déjà plus, avec toujours trop de choses en tête, il avait toujours un pas dans le futur, dans un nouveau projet, il y avait sûrement trop d’impatience ou de lassitude facile en Léo mais il était de ceux qui pensaient qu’en une vie entière on avait bien trop peu de temps et qu’il fallait en profiter totalement pour ne jamais avoir de regrets. Et pourtant des regrets il en avait parfois, en se disant qu’il ne prenait pas assez de temps pour apprécier il était malheureusement incapable de se poser très longtemps. Les météores qui perçaient le ciel offraient un contraste fascinant avec la nuit noire et ça ne faisait que commencer. Le photographe sentit la présence de Blanche se rapprocher timidement dans son dos, restant tout de même à une distance raisonnable étant donné le climat tendu entre eux deux. Hmm oui, c’est prêt. Ca commence. Il ne fit pas trop d’efforts, c’était elle qui avait des reproches à lui faire il attendait patiemment que le volcan Cambridge se réveille. Et petit à petit elle se mit à table, il baissa les yeux un instant. Contre tout le mal qu’il a eu. En effet, son coeur avait bien trop subi, sans rien avoir demandé, simplement parce que Léo était trop égoïste pour se rendre compte du mal qu’il faisait. Néanmoins il ne bougea pas de sa position, pour la simple raison que s’il rejoignait Blanche, il devrait lâcher sa télécommande et il ne pourrait plus prendre de photos. Il l’écouta encore parler pour finir par se tourner vers elle, fixant son ombre dans la nuit. Il tendit un bras vers elle, pour lui permettre de venir se caler contre lui si elle en avait le cran. Ce que la tatoueuse fit, au grand soulagement de Léo. Il serra son bras autour de ses épaules silencieusement et tout en fixant le ciel il profita de sa chaleur contre lui. Naïf on l’était, assez pour penser qu’on pouvait être amis. Parce qu’amis on ne l’a jamais été. Il ferma les yeux après ce constat qui lui servait d’aveux timide et énigmatique sur les sentiments qui l’habitaient. Puis il piqua un bisou dans ses cheveux dorés. A défaut d’embrasser ses lèvres, ultime barrière qu’il gardait entre eux. A peine eut-il relevé les yeux que la pluie d’étoiles se fit plus intense. C’est la constellation du gémeau qu’il y a juste au dessus de nous là, c’est pour ça qu’on appelle cette pluie celle des Géminides. Qui sur cette terre, amateur d’étoiles ou non, pourrait rester insensible à ce spectacle ? Lui, à ce moment précis, visiblement émerveillé, redevenait le gamin qui était tombé amoureux du ciel. En même temps qu’il retombait amoureux de la fille lovée contre lui.

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bowenien
MessageSujet: Re: You're a sky full of stars + Léanche   You're a sky full of stars + Léanche EmptySam 9 Fév 2019 - 21:09

Blanche était une enfant. Une vraie gamine à qui on lui avait arraché son doudou favoris et qu'on avait forcé à vivre sans, séparé de ce qui lui servait de protection durant toutes ces années. Un enfant à qui on avait dit non, constamment, jusqu'à ce qu'elle finisse par perdre l'espoir qu'une réponse positive puisse lui arriver. On l'avait martelé des interdictions, des contraintes, sans cesse jusqu'à ce qu'elle ne devienne que l'ombre d'elle. Cette Blanche docile qui ne refusait rien et qui s'effaçait lorsque l'on lui demandait. Cette Blanche qui ne partageait pas vraiment ces sentiments de peur qu'on le lui reproche. Cette Blanche qui n'avait eu qu'une seule envie : crier au bel Emerson combien son coeur faisait de tours lorsqu'il était présent, lorsqu'il ne se tenait que près d'elle. Et combien, malgré les interdictions d'en tomber amoureuse, elle avait lamentablement échoué à la dernière chose qu'il lui avait demandé : l'oublier. Maintenant qu'on lui avait redonné ses ailes, maintenant qu'on lui avait donné la permission d'être enfin elle-même, elle se montrait prudente, presque craintive et incrédule. Léo en était surement irrité, lui qui était de nature impatiente et pour qui l'attente n'était pas dans son vocabulaire. Mais Blanche était comme une enfant à qui on avait tout arraché, il ne fallait pas s'attendre à ce qu'elle change son fusil d'épaule aussi rapidement. Et la meilleure façon de se protéger, quand tous les moyens de protections déjà connus avaient disparu, quand il n'y avait plus de repères possibles, c'était de se rétracter. Toute sa vie, elle n'avait voulu que lui. Maintenant qu'elle l'avait sous les yeux, son coeur qui commençait à s'ouvrir, elle figeait. Il lui fallait du temps pour réévaluer la situation, parce que cette soirée sous les étoiles n'avait rien d'anodin, ni même de similaire aux moments qu'ils avaient passés ensemble. Il y avait cette électricité, ces sous-entendus qu'entre eux quelque chose de spécial, malgré la peur et les restrictions, commençait déjà à prendre place. Il n'y avait plus aucun doute qu'à présent aucun retour en arrière n'était possible pour les deux amants. Et de le réaliser, c'était plutôt effrayant.
Les minutes avaient fini par passer, Léo s'occupait de ses choses, dans son coin, bien loin du regard de la blonde qui, en bougonnant, s'était installée au pied d'un arbre, dessinant dans la terre du bout de ses doigts. Il lui fallut de longues minutes avant qu'elle ne daigne ravaler sa fierté et s'approcher doucement, presque honteusement, de l'homme qui regardait le ciel au travers de son objectif. Assez loin pour maintenant la fraicheur entre eux, mais assez près pour laisser la blonde se souvenir de la chaleur de ses bras. Par politesse, elle s'intéressa au spectacle qu'ils étaient venus voir, mais elle n'en avait peu à faire présentement des étoiles qui commençaient à filer dans la toile noire qui surplombait la falaise. Elle n'en avait que faire des Géminides. Tout ce qu'elle voulait, c'est qu'ils retrouvent cette légèreté qu'ils avaient effleuré il y avait à peine quelques heures, avant même que les explosifs viennent se mettre de la partie. Mais sans ces éclats, sans ces bombes nécessaires à leur futur, Blanche ne pourrait avoir ce qu'elle désirait. Il fallait briser l'abcès. Alors elle osa parler avec son coeur, elle osa se confier, pendant que Léo regardait le ciel et sa beauté. Je continu à croire que l'on a déjà été amis... Quand on passait des heures à se courir après autour de la piscine parce que tu voulais titrer mes cheveux. On l'a été, amis, et peut-être qu'à quelque part l'amitié c'est transformé, mais je refuse de croire que toutes ces années n'étaient rien. Elle était ferme et si elle avait voulu, elle aurait pu ajouter la tristesse qu'elle ressentait à l'idée que l'homme ne les voyait pas de la même façon qu'elle. Mais elle finit par sw taire, choix judicieux, acceptant que dans les paroles de Léo se cachait, encore maladroitement, une partie d'une déclaration inavouée. Blanche avait fini par trouver place près de l'homme, calée dans ses bras, la tête logée contre son épaule, humant son parfum qui lui avait manqué. Volontairement, elle maintenu le silence tout en se calant nettement plus dans l'espace qu'il avait préservé pour elle, un doux baiser se déposant dans ses cheveux la fit frissonner. Il avait le don de canaliser ses émotions. Il lui parlait du spectacle qui se déroulait devant leurs yeux et bien qu'il était l'une des plus belles choses que la blonde avait vues de sa vie, il lui devenait difficile de détourner le regard de l'homme, la lueur des étoiles comme seule lumière.

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Mister Bowen
MessageSujet: Re: You're a sky full of stars + Léanche   You're a sky full of stars + Léanche EmptyDim 10 Fév 2019 - 18:23

Le ciel pour seule limite, ce pourrait être la devise de Léo. Toujours plus loin, toujours plus. Il n’avait pas pour habitude de se restraindre dans quelque domaine que ce soit. L’éternel insatisfait qu’il était n’arrivait pas à se contenter d’une vie simple comme la plupart des gens. il avait besoin de vivre fort, le plus qu’il pouvait. Il avait besoin de nouveaux défis, de nouvelles perspectives, toujours. Ses voyages arrivaient à canaliser cet éternel besoin de découverte. C’est pourquoi il avait besoin de partir aux quatre coins du monde. Au moins, quand il revenait à Bowen, il était rassasié pour un moment, il profitait de ses proches, de ses amis, jusqu’à ce que l’envie de repartir le chatouille à nouveau. En ce moment il avait un projet sur le feu, une future mission humanitaire pour laquelle il avait déjà hâte de s’envoler, un nouveau défi, une population à aider. Comme s’il avait besoin de rendre, à sa façon, tout ce qu’il avait en trop dans sa vie, l’argent, la reconnaissance, le fait d’avoir un toit douillet sur la tête et la possibilité de s’offrir tout ce dont il avait besoin ou envie en un claquement de doigt. Il ne se sentait pas toujours à l’aise avec cette vie qui lui offrait tout alors que d’autres n’avaient pas sa chance, alors les voyages humanitaires lui donnaient au moins cette possibilité de se rendre utile, de donner un sens à tout cet argent qu’il possédait en le rendant et en donnant de sa personne. Ce comportement agaçait certaines personnes, pensant que c’était un simple problème de conscience de gosse de riche, pourtant il ne faisait pas étalage de ces activités et quand bien même, finalement ça le regardait lui et personne d’autre. Toujours est-il que tous ces voyages, la contemplations de toutes les merveilles que la terre nous offrait, il avait souvent envie de les partager avec quelqu’un, quelqu’un avec qui il pourrait se créer des souvenirs pour l’avenir. Il lui arrivait fréquemment d’inviter d’autres personnes à venir avec lui dans ses échappées belles et c’était toujours agréable. Souvent il avait pensé à entraîner Blanche avec lui, parce qu’elle aimait l’écouter en parler et qu’il voyait à quel point elle avait envie de partir à son tour. Mais elle avait toujours refusé de l’accompagner, pour des raisons qu’il trouvait irrecevables, malgré tout elle était la seule à pouvoir décider de le suivre ou non et jusque là sa réponse était non. Peut-être qu’il finirait par se lasser de ses pérégrinations, ou peut-être qu’un jour elle finirait par craquer et venir avec lui pour qu’elle découvre de ses yeux ce Léo voyageur qu’elle ne connaissait qu’à travers des photos.
Pour l’instant elle redécouvrait le froid de cette relation qu’ils avaient tant de mal à définir et de la place qu’ils n’arrivaient pas à lui trouver dans leurs vie. L’incertitude de leurs mots, la timidité des déclarations et la colère qui découlait de ces vérités qu’ils se cachaient depuis longtemps. Aucun d’eux n’était satisfait de ce qu’ils représentaient pour l’autre ou de la place qu’ils avaient dans la vie de l’autre. Le plus indéci étant toujours le bel Emerson qui dansait toujours entre amitié et attirance mal assumée. Et, comme ses étoiles qui brillaient dans le ciel, ils faisaient des étincelles. A cette époque là on avait quoi ? Huit ans ? On était encore bien loin de savoir ce que représentait l’amitié et tout le reste. Alors que Léo était ébloui par le spectacle qui se déroulait au dessus de leurs têtes, Blanche, elle le fixait dans la nuit, elle le mangeait du regard. Il en était conscient, il en souriait même, parce que c’était agréable de se sentir admiré de la sorte. Mais il préférait détourner l’attention de la blonde en lui parlant de sa passion, en essayant de l’y intéresser. C’était peine perdue, définitivement, ils ne partageraient jamais cet amour du ciel. Ce n’était pas bien grave, chacun ses centres d'intérêt après tout et puis c’était rassurant de voir qu’elle ne perdait pas toute personnalité à tenter de s’intéresser à ce qu’il aimait pour qu’il la remarque. Une nouvelle fois, le fait qu’elle soit moins docile qu’avant, plus affirmée, était d’autant plus attirant pour Léo. Il sourit un peu plus et finit par détourner son regard de la pluie de météores. Tu es dissipée. Il ressera son étreinte sur l’épaule de Cambridge. Et ça me distrait. Léger soupire, il releva les yeux au ciel avant de plonger son regard dans le sien, une idée derrière la tête qui, s'ils n'avaient pas été plongé dans l'obscurité, se serait vue comme le nez au milieu de la figure. Si je te dis que j’ai très envie de t’embrasser. Ca me ferait probablement louper de belles photos. Et puis entre nous rien n’est arrangé, tu es en colère contre moi et il y a tellement de choses qu’on ne s’est pas dites. Mais… Mais il en mourrait d’envie, il en oubliait à quel point ça foutrait encore plus le bordel.

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bowenien
MessageSujet: Re: You're a sky full of stars + Léanche   You're a sky full of stars + Léanche EmptyDim 10 Fév 2019 - 22:45

Elle avait souvent jugé l'homme, dans ses pensées, sur sa façon de faire face aux réalités. Il fuyait, il n'y avait pas de doutes, par ses aventures, par ses voyages, et il rendait l'utile à l'agréable cambriolant des clichés tous aussi beaux les uns que les autres à la dérobé. Elle l'avait jugé, lui qui ne faisait pas face à ses émotions, lui qui cherchait toujours mieux ailleurs. Mais aujourd'hui, elle comprenait que c'était bien plus complexe que cela. Et, dans une autre vie, Peut-être que Blanche en aurait fait ainsi, elle aussi, si elle en avait eu les moyens. Ce qui retenait la blonde de traverser l'océan, d'aller visiter ses grands-parents à Paris, de découvrir les temples d'éléphants en Afrique, de se promener dans la jungle de la Thaïlande, de s'émerveiller devant le bleu de la mer d'Hawaï, c'était bien qu'elle n'en avait jamais eu les moyens. Bien évidemment, Léo s'était toujours porté volontaire pour lui faire vivre ces expériences, mais la belle refusait chaque fois que les discussions se dirigeaient vers cette avenue. Il en était hors de questions. Il y avait trop d'enjeux à partir loin d'ici, seule avec lui, trop d'enjeu qui autrefois étaient inconcevables. Aujourd'hui, alors qu'il voulait lui faire comprendre qu'il avait changé, qu'il n'était pas le Léo qu'elle croyait connaitre, celui qui butinait ici et là sans réellement se soucier des conséquences que cela pouvait laisser derrière lui, les enjeux ne seraient pas les mêmes. Et ils faisaient d'autant plus peur. Sans aucun doute, elle se montrerait toujours aussi réfractaire.
Elle soupira alors qu'il la contredisait, encore. Vexée, elle se résigna. Blanche préférait perdre cette bataille plutôt que de créer un nouveau précédent avec l'homme. Et des précédents, ils en avaient déjà bien assez ainsi. Nous n'avons jamais été amis, tu as raison. Qu'elle finit par lui dire alors qu'il était absorbé par le ciel. Il profitait du spectacle qui se dépeignait devant leurs yeux, alors que Blanche ne pouvait cesser de le regarder, attirée vers lui alors que le destin faisait tout pour les séparer. Et lui, il semblait regarder le ciel sans détourner les yeux, ce qui faisait fondre d'autant plus la blonde. Elle ne la regardait pas, cette toile de fond noire parsemée de ses petites lueurs, mais elle pouvait très bien imaginé au combien c'était joli. Seulement, ses yeux ne pouvaient que profiter d'une merveille à la fois, et pour l'instant, c'était Léo qu'ils avaient choisi. Ce n'était pas qu'elle se fichait des passions de Léo, c'était qu'on la confrontait à bien plus fort que ça. C'était qu'on la plongeait dans l'obscurité, bien trop seule avec le seul homme pour qui son coeur avait battu aussi fort, avec la tentation qui se tenait dangereusement près d'elle. Elle n'y pouvait rien, même si elle tentait de se convaincre d'admirer le spectacle, ses yeux ne dérogeaient pas de leur vision. Léo le dénota, ce qui culpabilisa la blonde qui baissait timidement les yeux vers le sol, alors que l'étreinte de ses bras s'était doucement resserrée sur elle. Pardon... Marmonna-t-elle comme une enfant prise en flagrant délit. Il ne fallut pas longtemps avant que Léo ne regarde en sa direction, faisait oublier à Blanche tous remords qu'elle pouvait ressentir. Un regard si perçant que même l'obscurité ne pouvait se mettre entre eux. Sa première phrase eut l'effet d'un incendie dans tout son corps, Blanche, surprise, respira fortement. Elle avait eu envie de l'entendre prononcer ces mots depuis trop longtemps. La suite plaisait moins à la blonde, qui s'était périlleusement approchée de lui. C'était mal, ce n'était pas le bon moment, il avait raison, il y avait tant de choses qui n'avaient pas encore été dites, tant de choses pas encore adressées. Son corps, comme un aimant, s'attirait vers lui. Je suis en colère contre toi... Répéta-t-elle, presque tristement. Et il y a tant de choses que nous n'avons pas réglées... Mais leur souffle s'entrecroisait presque déjà. Elle en avait envie, elle aussi, presque plus que le photographe lui-même. Mais ça te ferait louper des photos... et tout le spectacle du ciel... Elle tentait de se convaincre, ce baiser n'avait rien d'anodin, et il compliquerait sans doute les choses, mais le désir l'emportait sur la raison...
Ses lèvres s'étaient délicatement posées sur celles de Léo, sans presse, sans fougue, tout simplement comme une légèreté. Alors qu'elles avaient touché la chaleur de celles du globetrotteur, Blanche y posa une légère pression, juste assez pour qu'ils sachent que ceci n'avait rien d'un rêve. Et elle l'embrassa, de tout son coeur, de toute son âme, avec cette douceur palpable qu'elle ne pouvait que lui offrir. Sa respiration s'accéléra, son corps se pressa contre celui de l'homme, elle finit par glisser une main dans ses cheveux, les dépeignant au passage. La manche beaucoup trop large de son cardigan lui tombait des épaules, dénudant sa peau dans la fraîcheur de la nuit, tout en haut de la falaise, mais Blanche s'en fichait. Elle ne pensait plus aux étoiles, le spectacle qu'elle lui faisait rater, ni même à la température. Tout ce qui comptait, à présent, c'était lui. Lui et ce baiser qui avait tout enclenché. Leurs lèvres finirent par se dissiper. Blanche, timide, regarda Léo reprendre son souffle, mordillant sa propre lèvre inférieure et replaçant le cardigan qui menaçait de s'enfuir. C'est beau, les Gémininindes, non ? Dit-elle alors pour fuir ce qui venait de se passer, ne réalisant pas du tout qu'elle ne savait pas de quoi elle parlait.

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i'm way to good at goodbyes

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Léo Emerson
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Mister Bowen
MessageSujet: Re: You're a sky full of stars + Léanche   You're a sky full of stars + Léanche EmptyLun 11 Fév 2019 - 0:14

On sentait bien, dans le ton de Blanche, qu’elle se résignait à donner raison au fils Emerson. Elle, d’ordinaire têtue, le laissait gagner pour des raisons qu’il ne comprenait pas. Du moins qu’il n’aurait pas compris s’il l’écoutait d’une oreille attentive, parce qu’en vérité cette petite dispute au sujet de leur prétendue amitié ne l’intéressait pas plus que ça. Il lui avait fallu du temps mais Léo avait fini par comprendre que cette histoire d’amitié n’était qu’un écran de fumé. De la poudre aux yeux pour rester proche l’un de l’autre durant des années alors que ça ne fonctionnait pas du tout et qu’ils n’avaient pas du tout les mêmes attentes. Peut-être, dans leur enfance avaient-ils été copains sans arrière pensée, parce qu’à cette période il n’y avait pas encore d’histoire d’attirance ou de séduction. A l’époque où ils étaient encore en pleine innocence, que Léo court après Blanche autour de la piscine c’était drôle, mignon même. Ce soir, qu’il l’emmène en haut de la falaise pour tenter de lui en mettre plein les yeux avec ses étoiles ça prenait une toute autre dimension. Bien que les étoiles, Blanche n’en ait rien à faire. Et pour cause, elle ne regardait que lui, perturbant le beau photographe. Galvanisé par l’attention qu’elle lui portait, il délaissait peu à peu son but premier pour écouter un peu plus son coeur qui cognait dans sa poitrine, pour sentir la chaleur de la blonde contre lui qui le réchauffait et lui faisait du bien. De toutes les météores ce soir, les deux yeux qui le fixaient étaient bien les plus brillants, les plus hypnotisants. Rapidement, Blanche accrocha son regard de façon ravageuse pour ne plus le lâcher. Elle pivota légèrement dans ses bras, se rapprochant de lui, répétant les arguments de Léo, les rendant presque obsolètes dans sa bouche à elle. Je suis venu pour le ciel… j’attendais cette nuit depuis des mois. Il opposait une résistance inutile mais il était déjà vaincu, pendu aux lèvres de la blonde. Qu’attendait-il le plus ? Cette pluie de météores ou bien qu’elle se rapproche de lui ? Depuis combien de temps avait-il inconsciemment envie de l’embrasser à nouveau. Cette nuit pourtant c’était une envie bien différente des fois passées. Il n’était pas question d’une histoire de désir à assouvir, de l’envie de ce corps auquel il résistait mal. C’était bien au delà de tout ça. C’était le besoin de l’avoir contre lui, la chaleur qui réchauffait son coeur et son âme. C’était de savoir qu’elle l’aimait, lui et pas un autre et d’être conscient, pour une fois, qu’il l’aimait également. Les lèvres de Blanche se posèrent sur celles de Léo et il fondit totalement, bouleversé par la douceur de ce baiser, il se laissa faire sans opposer aucune résistance, seuls ses bras se refermèrent doucement sur la blonde. Puis petit à petit ce baiser, presque chaste, devint plus enflammé, ils retrouvaient ce qui leur allait le mieux, la passion qui ravagait tout. Les mains de Blanche qui s’agrippaient aux cheveux de son ex, celles de Léo qui enserraient sa taille et se perdaient dans son dos, leurs souffles courts et l’envie de plus. Sur ce bout de falaise qui avait des airs de bout du monde ils étaient seuls, si seul que personne n’aurait pu remarquer quoi que ce soit s’ils s’étaient laissé emporter par leur fougue, seul le ciel était témoin de ce rapprochement. Ils s’éloignèrent néanmoins, à regret. Léo avisa l’épaule dénudée de la blonde et il eut l’envie d’y déposer ses lèvres, de goutter à sa peau. Avant qu’elle ne lui rappelle ironiquement le but premier de leur venue. Il soupira en levant les yeux au ciel. C’est beau oui. Et la magie fut rompue, il savait qu’ils ne devaient pas aller plus loin, même s’ils en mourraient d’envie. Pas maintenant, pas encore. Et comme pour les encourager à se tenir tranquille, la pluie d’étoiles s’intensifia, arrachant un sourire au passionné. Dieu que c’est beau. Il parlait des Géminides et aussi d’elle, de ce qui venait de se passer, des bouleversement que leur geste avait créé en lui, du feu que ce baiser avait allumé dans tout son être, sans savoir si elle comprendrait, si elle avait aussi conscience de tout ça. Il ne manqua pas de prendre quelques clichés qui, il le savait, seraient magnifiques. Et puis la nuit passa doucement, les minutes, les heures, Léo donna à blanche de quoi dessiner si elle le voulait, il lui parla de sa passion, un peu et puis de tout et de rien. De rien d’important en tout cas, pas d’eux, pas de choses intimes. Ce serait pour plus tard mais pour ce soir ils avaient eu leur lot de sensations fortes. Il finit par regarder sa montre, deux heures du matin bien passées. Il commençait à faire froid, la fatigue se faisait sentir et les étoiles commençaient à se calmer. On va rentrer, il est tard, je te raccompagne chez toi ? il fallait encore qu’il range tout son matériel, mais il n’allait pas la laisser marcher jusque chez elle à une heure aussi tardive.

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