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 i'll never love again (violence)

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grand kangou
Violet Cox
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MessageSujet: i'll never love again (violence)   Mar 12 Fév 2019 - 0:20

Les jours avaient passé, sans vraiment que la peine ne puisse s'effacer. Elle était constamment présente, parfois cachée derrière de faux sourires pour éviter d'alarmer ses proches. Violet allait mal. Si on la connaissait, on pouvait le déceler. Cette étincelle dans les yeux, cette joie de vivre qui lui était commune, elle n'y était plus. Les jours avaient passé, mais elle n'avait pas oublier, rien des gestes ou des paroles qu'on lui avaient crachés au visage. La commerçante s'était seulement contentée d'apprendre à vivre avec l'humiliation qu'elle ressentait, chaque fois que son esprit osait penser à l'homme qui ne la méritait plus. Maintenant, elle n'avait plus de larmes. Elles étaient inexistantes, disparues de son système, ses yeux ne pouvant plus en produire. Violet était laissée avec ce vide froid en elle, ce vide qui ne laissait plus rien y entrer de peur d'être à nouveau brisé. Les jours avaient passé, la police l'avait appelé. On lui avait décrit le dénouement de cette histoire qui ne menait à rien. Les pistes qu'ils avaient eues s'avéraient fausses, les voilà de retour à la case départ. Par lâcheté, la surfeuse avait retiré sa plainte. Elle n'avait plus l'énergie de se battre, plus d'énergie pour trouver le coupable qui, au final, ne règlerait pas sa situation. Alors elle avait été dédommagée par sa compagnie d'assurance, elle avait encaissé un bon montant d'argent lui permettant d'entamer la réparation des lieux. Elle avait aussi reçu, dans sa boite aux lettres, une enveloppe sans adresse, remplie d'argent. Un montant assez important, liquide, sans note, sans explication. Ce montant, la belle l'avait balancé aux ordures, après l’avoir déchiqueté, sachant qui pouvait bien se cacher sous cette tombée d'argent. Les travaux avaient été lancés, c'était le moment de passer au prochain chapitre, d'enterrer les évènements du dernier mois et de laisser l'avenir guider sa vie. Et elle le méritait, Violet avait eu son lot de catastrophe. À présent, elle ne se souhaitait que du bon. Une année deux-mille-dis-neuf qui poursuivrait en positif, laissant derrière elle les drames des semaines qui avaient marqué le début de l'année.
Il était à peine 6h du matin quand l'Américaine fut sorti de ses rêveries, une attaque de baisers mouillés au visage. Frankie! Gloussa-t-elle en son nouvel ami vers elle pour lui gratter le ventre. Un chien, un petit chiot, un caniche miniature brun, frisé comme jamais, l'air beaucoup trop espiègle, qu'elle s'était procurés dans le simple but de combler le vide que les derniers mois avaient créé. Depuis qu'il était entré dans sa vie, cette petite boule de bonheur lui changeait les idées. Maintenant, elle pensait à autre chose que ruminer les déceptions des derniers mois. Elle devait s'occuper de lui, le dresser et lui donner tout l'amour qu'elle pouvait contenir. Frankie était un petit chiot abandonné qu'un organisme avait trouvé dans une maison vide, une maison qui servait d'élevage peu sécuritaire pour les chiens. Il était en sous-poids et cruellement en carence affective, mais Violet s'était donné comme défi de lui offrir la meilleure maison possible. Et elle l'aimait déjà comme une folle. Depuis, Léo, son poussin de compagnie, la brune avait rêvé de secourir une nouvelle bête. Voilà que son rêve avait été exaucé.
Pour le dresser, la commerçante emmenait Frankie, tous les matins, faire une longue balade sur la plage. Elle en profitait pour faire un détour à la boutique, histoire d'observer l'avancement des travaux, et de se redonner la passion qui lui manquait. Ce matin, alors qu'elle faisait sa balade habituelle avec l'animal, Violet décida de tenter une nouvelle expérience. Alors qu'elle se trouvait près de la frontière entre Horseshoe Bay et Grays Bay, frontière qu'elle ne se donnait pas le droit de franchir, elle retira la laisse de l'animal. Lui faire pratiquer l'écoute, c'était tout ce qu'elle voulait. Jamais elle n’aurait pu s'imaginer que la bête, aussi petite qu'elle l'était, se serait mit à courir à la vitesse de la lumière, en flèche, vers quelque chose qui l'intéressait. Frankie! Au pied! Cria-t-elle avant de le poursuivre. Elle finit par rattraper le chiot qui s'était fait un nouvel ami, un ami trois fois sa taille, bien trop grand pour lui. Un autre chien qu'elle connaissait bien, trop bien. Stan. L'animal, lorsqu'il reconnut Violet, fit la fête, content de la voir. La brune lui sourit, grattant sa tête. Bonjour, Stan. Dit-elle doucement avant de remettre la laisse à son animal.

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Terrence Kelly
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MessageSujet: Re: i'll never love again (violence)   Mar 12 Fév 2019 - 15:57

Un article était paru dans la presse locale, le cambriolage de la boutique de surf sur Horsehoe Bay allait être classé sans suite. Il n’y avait pas assez d’éléments pour trouver qui avait pu faire ça, rien n’avait été volé, c’était un simple acte de vandalisme, sûrement des gamins qui avaient frappé au hasard. Et concernant la marque laissée en rouge sur le mur du fond, probablement un graffiti, rien de plus. Cox serait dédommagée et elle pourrait reprendre le cours de sa vie, rouvrir son magasin sans craindre quoi que ce soit. Terrence avait refermé son journal avec un air satisfait après la lecture de l’article. Evidemment il savait que rien de ce qui était écrit n’était vrai, que ce n’était pas une simple mise à sac pour le plaisir de casser et que cette marque signifiait bien plus qu’un tag. D’ailleurs la police devait le savoir aussi, mais certaines choses méritaient d’être étouffées plutôt que de rendre justice, de toute façon ça ne rendrait pas son matériel cassé à la surfeuse ni rien d’autre, elle avait tout à reconstruire, pierre par pierre, seule. Elle avait perdu beaucoup dans cet incident et plus que tout le matériel, elle l’avait perdu lui. Si elle avait tenté de s’accrocher au départ, il avait réussi à la pousser assez dans ses retranchements pour qu’elle n’ait plus jamais envie de croiser la route de son amant. Terrence s’était perdu également dans cette histoire, en plus de se couper d’elle, il ne s’était plus reconnu dans cet ultime geste pour mettre des barrières entre eux. Il y repensait, souvent, cette ultime scène le hantait parce qu’il ne se serait jamais cru capable d’avoir un comportement pareil. Et même si tout était calculé, fait pour qu’elle le repousse comme elle l’avait fait, Terrence ne supportait pas de réentendre ces mots, les siens à lui, si durs et si crus et ceux de Violet, furieux et choqués. Sans parler de ce baiser arraché sans aucun sentiment, cette étreinte forcée digne d’une agression, avait-elle pensé qu’il serait capable de la contraindre à ce moment là ? Et lui, serait-il allé au bout de sa démarche si elle ne l’avait pas repoussé. Il en avait la nausée en revivant la scène, qu’il n’arrivait définitivement pas à oublier. Les semaines s’étaient pourtant écoulées depuis cette triste nuit et la vie avait repris son court. Il avait déposé son enveloppe dans la boîte aux lettres de son ex, sans grande certitude qu’elle accepterait cet argent tombé de nulle part. Et puis il avait continué à ouvrir son magasin, comme si rien ne s’était jamais passé. Ce matin il était levé aux aurores, comme toujours, aidé par Stan qui ne loupait jamais son réveil interne. Il aimait regarder le levé du soleil avec sa tasse de café dans une main et une clope dans l’autre, c’était son rituel quotidien alors que son chien se dégourdissait les pattes dans l’herbe fraîche. Ce matin pourtant il était déjà à sa boutique, une livraison très matinale l’avait fait venir plus tôt, mais ça ne lui posait pas de soucis, la saison battait son plein et comme il avait la seule boutique de surf de la ville à présent, les clients affluaient dans son magasin. Le livreur venait de partir et il avait encore quelques cartons à faire entrer dans sa réserve, ces derniers reposaient devant son porche en attendant, Stan jouait joyeusement dans le sable, pas perturbé le moins du monde par ce changement de programme. Kelly ne faisait pas attention à lui, il n’y avait personne sur la plage aussi tôt et puis on connaissait bien l’animal dans le coin, il n’avait aucune raison de s’inquiéter. Pourtant, de loin, il l’entendit japper d’une drôle de façon et juste à côté de lui il remarqua une toute petite boule de poiles qui cherchait à sympathiser. Le golden paraissait géant à côté de ce qui semblait être un chiot et Terrence pris peur qu’il arrive quelque chose, il avait toute confiance en son chien mais ils jouaient tous les deux près de l’eau et il savait que Stan avait bien plus de force et d’élan qu’un tout petit. Il se précipita alors vers les deux animaux, à son allure à lui, c’est à dire bien moins vite que ce qu’il aurait voulu, à cause de sa jambe boiteuse. Au loin il vit courire une jeune femme qui se rapprochait, une silhouette qu’il connaissait trop bien et instinctivement, il stoppa sa course, observant la scène de sa hauteur. Violet, qui rattrapait Frankie, depuis quand avait-elle un chien ? Son coeur faisait des bonds, menaçant de le faire vaciller. Bowen était une bien petite ville et ils étaient tous les deux des habitués du bord de plage alors il était logique qu’ils se recroisent rapidement, mais Terrence n’était pas prêt. Pas après tout ce qu’ils avaient vécu, c’était encore trop frais. Il l’observa caresser son chien avec douceur et il ne put retenir un sourire en coin, elle était belle, dans les premiers rayons du jour, avec les vagues en toile de fond. Il aurait tout donné pour venir à sa hauteur et l’embrasser. Mais les choses n’allaient pas se passer de cette façon, il le savait bien. Sans bouger, il interpella son animal. Stan, viens là mon vieux, on rentre. Il comptait bien retourner à son magasin et la laisser vaquer à ses occupations, c’était ce qu’il y avait de mieux à faire. Violet releva la tête vers lui. Il hocha le menton, l'air grave. Bonjour Violet.


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"Hypnose"
C'est drolement dangereux de s'attacher à quelqu'un, c'est incroyable ce que ça peut faire mal. rRien que la peur de perdre l'autre est douloureuse. C'est moche de guetter un signe de quelqu'un pour se sentir heureux.
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Violet Cox
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MessageSujet: Re: i'll never love again (violence)   Mar 12 Fév 2019 - 23:21

Il ne fallait pas voiler la vérité, tenter de mettre une croix sur les évènements qui s'étaient produits dans les dernières semaines. L'idée de fermer boutique avait frôlé l'esprit de la commerçante, à quoi bon ouvrir à nouveau les portes d'un endroit qu'elle pensait à présent maudit ? Et à quoi bon s'entêter de refaire sa vie quand la moitié de celle-ci était irrécupérable, son coeur qui ne voulait plus battre comme avant et ses matins qui manquaient de sens. Elle y avait songé, recommencer tout à zéro, ailleurs, faire à nouveau le tour du monde, laisser ses pas guider son esprit jusqu'à un endroit où elle pourrait enfin poser ses pieds et tout rebâtir, trouver un nouveau travail et s'y tenir comme elle l'avait fait la première fois qu'elle était partie de New York. Elle n'avait pas d'attache, ici, Violet. Plus de boutique, plus personne qui lui fasse douter de son départ. La question se posait alors réellement, pas seulement pour ajouter un mélodrame dans sa vie, mais parce qu'elle était légitime. Avait-elle envie de subir tout cela ? De rebâtir, de reconstruire, de refaire ce qu'elle avait perdu ? Elle y avait réellement songé, Violet, elle avait même appelé sa soeur, en direct de la grosse pomme, pour tenter de faire de l'ordre dans ses pensées, pour tenter d'apaiser ce qui saignait en elle. Sa soeur lui manquait, elle s'en rendait à présent compte, plus que jamais. Et ses paroles résonnaient encore dans l'esprit de la brune : Mets toute ton énergie ailleurs, sur du beau. Saisis l'occasion pour te donner de nouveaux défis, trouve-toi un nouveau projet, mais ne baisse pas les bras. Bowen, c'est chez toi. Vraiment chez toi. Et si tu as peur de la solitude, achète-toi un chien. Elle n'avait pas tord, Bowen c'était chez elle, elle n'avait pas vraiment envie de tout recommencer ailleurs. Puis, ce n'était pas vraiment Violet de lâcher-prise aussi facilement, obstinée comme elle l'était. De l'amour, elle en avait à revendre, et à défaut de ne pas pouvoir l'offrir à un homme, elle l'offrirait à un animal. Frankie était apparu dans sa vie, exactement au bon moment, comme le destin l'avait prédit. La commerçante avait saisi sa chance, l'opportunité qui s'offrait à elle. Du temps, elle en avait presque qu'autant que de l'amour, il fallait attendre que les travaux soient finalement terminés pour ouvrir à nouveau boutique. Ça laissait largement le temps à la brune de dresser son nouveau compagnon, de s'apprivoiser à leur vie à deux et, surtout, de rebondir sur ses deux pieds et d'être en forme pour la réouverture. Quand elle avait parlé de réouverture, sa soeur avait bondi de joie. Une fête, il faut organiser une fête! S'était-elle enthousiasmée alors que Violet, elle grimaçait à l'autre bout du combiner. Elle semblait nettement oublier que sa soeur, plutôt discrète, n'appartenait pas au même monde qu'elle. Maintenant dans ses trente années sages, elle tentait de ne pas attirer les foules. Et faire de cette r.ouverture un évènement circonstanciel mettrait beaucoup trop d'accent sur le drame qui s'était produit. On avait déjà fait un article sur le cambriolage dans le journal local, ainsi qu'une annonce devant tous les invités des Bowards, c'était bien suffisant pour l'Américaine.
Ce matin, Violet s'était affairée à sa nouvelle routine : promener Frankie, tenter de travailler la consigne au pied, qu'il ne maîtrisait visiblement pas assez, et contempler l'avancement des travaux à la boutique. Mais alors qu'elle pensait faire son tour matinal comme à son habitude, et retourner ensuite à ses la planification de sa réouverture, son paisible train de vie fit bousculer, à nouveau, par la tempête Terrence, vers qui son chien l'avait mené. Du moins, par l'intermédiaire de son meilleur ami, son chien, Stan, qui avait attiré le petit caniche par l'envie de jouer et qui ne demandait à présent que les caresses de celle qui lui manquait. On disait qu'ils étaient le meilleur ami de l'homme, mais à l'instant, Violet se sentait trahi par sa bête à quatre pâtes. Il était beau, le golden, son poil doré qui scintillait sous le soleil levant, la queue qui s'agitait de son bonheur. Elle aurait pu passer des heures à lui gratter la tête, mais son maître sortit les deux complices de leur bulle d'apaisement de sa voix grave et sévère. Elle n'avait pas osé le regardé, elle ne s'était même pas aperçu qu'il était si peu loin d'eux, mais la commerçante savaient très bien qu'elle se trouvait en terrain ennemi, sur ce bout de plage qui n'était pas le sien, mais bien celui du militaire. Tu devrais écouter ton maître, Stan, avant qu'il ne se fâche contre moi. Chuchota Violet à l'animal, avant de se relever, tenant à présent fermement la laisse de Frankie entre ses mains, l'animal qui cherchait encore à jouer avec le gros Golden. Ses croisèrent alors ceux de Terrence et son coeur fût trois tours, la douleur qu'elle semblait contrôler depuis les derniers jours rattrapa la belle de plein fouet. Elle était loin d'être guérie. Mais elle tenta de ne pas le laisser paraitre, il ne fallait pas lui laisser croire qu'il pouvait encore l'atteindre. Ses actions, ses gestes la dernière fois qu'ils s'étaient retrouvés l'un en face de l'autre, n'avaient pas été pardonnés. Et elle ressentait encore, jusqu'à ce jour, le pincement de la peau de l'homme contre sa paume, la gifle qu'elle lui avait balancée par moyen de défense. Pardon ? On se connait ? Dit-elle en fronça les sourcils, l'air incrédule, feintant d'ignorer qui était l'homme devant elle. Mais ils le savaient tous les deux qu'elle mentait, la belle brune, elle savait très bien qui était le bel homme qui lui faisait face ce matin, c'était bien ça le problème. Cependant, elle avait été claire avec lui : il n'était rien de moins que mort à ses yeux. Mort et enterré.

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Terrence Kelly
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MessageSujet: Re: i'll never love again (violence)   Mar 19 Fév 2019 - 15:22

Son ex, jamais Terrence aurait pu penser que Violet soit un jour affublée de cet adjectif le concernant. Jamais il n’aurait cru former un couple avec elle et encore moi que les choses se terminent avec tant de pertes et fracas. Ils avaient joué une mauvaise partition, dès le départ Terrence savait que les choses ne pourraient pas fonctionner pourtant il avait foncé dans le mur malgré tout, entraînant la brune dans sa perte. Ç'aurait pu ne pas être si grave, s’il n’avait rien ressenti, si cette fille n’avait été qu’une parmi tant d’autres. Mais il avait su dès le départ, dès leur première nuit qu’elle ne serait pas comme les autres et c’est à ce moment là qu’il aurait dû arrêter. C’était juste trop bon de se glisser dans ce bonheur qu’il avait longtemps cru inaccessible, il avait cru qu’il y avait droit lui aussi, au moins un peu, mais il fallait croire que c’était déjà trop puisque la réalité l’avait bien vite rattrapé, lui rappelait ses erreurs et ses engagements. Et quand c’était arrivé, tout arrêter avait été la meilleure des solutions, il aurait pu expliquer les choses à Violet, sûrement qu’elle aurait eu du mal à avaler la pilule mais elle aurait fini par comprendre, par pardonner et par tenter de le faire rester alors que Terrence=) était persuader que s’éloigner d’elle était le moyen le plus sûr pour qu’il ne lui arrive rien, si Violet l’avait retenu il aurait flanché, il le savait, elle était sa faiblesse. Tout arrêter, tout quitter, l’américaine l’avait déjà fait, elle lui avait raconté son histoire et Terrence n’aurait pas été surpris de la voir faire ses valises, tout plaquer pour recommencer ailleurs, loin de cette maudite plage, loin de lui. Il avait redouté cette option et ce fut un soulagement lorsqu’il avait eu vent des travaux qui commençaient dans sa boutique, signe qu’elle ne baissait pas totalement les bras. Il se tenait pourtant loin de tout ça, loin d’elle, surtout depuis cette triste nuit où il s’était montré si misérable et si détestable face à elle.
Les plages de Bowen n’appartenaient à personne d’autre que la ville elle-même. Grays bay n’était pas une exception, Horsehoe non plus. Pourtant depuis des années, depuis que Terrence avait ouvert son magasin, on partait du principe que les deux plages appartenaient respectivement aux propriétaires des boutiques qui les habitaient, c’était stupide, digne d’une guerre de clans des plus puériles, mais ça permettait au moins de délimiter un territoire. Pourtant depuis le rapprochement entre les deux commerçants, les temps n’avaient jamais été aussi doux sur le sable de la ville, ils se baladaient tous les deux allègrement, de plage en plage, découvrant des coins qui leur étaient presque défendus. Il n’avait néanmoins pas fallu longtemps pour que les vieilles habitudes reprennent le dessus et chacun s’interdisait à présent de retourner sur le bout de terrain de l’autre. Ce matin fut alors l’exception à la règle et Terrence, bien que surpris, ne fut pas mécontent de trouver Violet sur son sable. Stan non plus visiblement, puisque l’animal s’était précipité vers celle qu’il avait si facilement adopté. Une fois à leur hauteur, il observa la scène avec une infinie douceur, si Violet avait levé la tête au lieu de l’ignorer elle aurait vu qu’aucune animosité n’habitait son regard. Il l’aimait, c’était aussi simple que ça, même s’il avait tout compliqué, et certains de ses regards le trahissaient encore, lorsqu’il baissait sa garde, ce qu’il faisait à présent. Pourtant ses réflexes de protection n’étaient jamais loin et quand la brune releva la tête vers lui il l'accueillit avec un air sévère, son expression avait changé. Il secouait déjà la tête après avoir entendu sa réflexion, comme s’il allait se fâcher pour si peu. Et alors qu’il tentait de se montrer au moins aimable, de bon matin, elle faisait des enfantillages, avec une vraie attitude puérile. Il réprima un juron, cherchant alors son paquet de clopes dans la poche arrière de son jean pour se donner une contenance. Non, rien, laisse tomber. Allez Stan, on s’en va ! Son chien le rejoignit la queue entre les pattes, lui non plus ne comprenait pas ce qu’il se passait entre ses deux humains favoris. Terrence se retourna en portant sa cigarette à ses lèvres. Il l’alluma avant de reprendre sa marche mais se stoppa rapidement. En ne se retournant qu’à demi il apostropha Violet. Cette plage ne m’appartient pas, tu peux venir autant que tu veux, j’vais pas te chasser. Il était fatigué d'avance en pensant qu'ils allaient reprendre cette guerre passé, il n'avait plus la force de se battre contre elle, ayant compris depuis longtemps qu'ils n'étaient pas concurents mais complémentaires. Et puis ça lui faisait trop de mal de voir qu'elle l'ignorait comme s'il n'avait jamais existé dans sa vie alors qu'il avait compté, il avait été, ils avaient été tous les deux, ce n'était pas effaçable, c'était gravé en lui. Et cette vérité hurlait dans tout son être, elle voulait sortir.

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MessageSujet: Re: i'll never love again (violence)   Mer 20 Fév 2019 - 3:19

Dès qu'elle avait mis les pieds sur ce bout de plage, l'interdit incarné, forcée par son nouvel ami canin, son coeur s'était instinctivement serré, les souvenirs de ce bout de la ville enveloppant son coeur d'une tristesse sans mots. Dans l'histoire de Bowen, tous connaissaient les termes de ces plages. Horseshoe Bay avait toujours été considéré, dans la loi non écrite des commerçants et des surfeurs, la partie qui était réservée à la belle Américaine, alors que Grays Bay, elle, était le reflet du militaire. Horseshoe était calme, paisible, le portrait qui collait à la brune. Grays Bay était agitée, turbulente, tout comme l'Australien. Et tous savaient que les deux trentenaires ne s'aventuraient jamais en terrain ennemi, demeurant sur leurs bouts de plages respectifs, jusqu'à tout récemment. Jusqu'à ce que Terrence décide de se balader sur Horseshoe Bay par un jour de tempête, qu'il avait été prit d'un élan de gentillesse, aidant la commerçante concurrente avec le mat d'un drapeau qui menaçait de s'envoler avec les bourrasques de castine. Tout avait changé alors qu'il avait joué à l'obstiné, trop fier pour accepter l'aide de Violet, trop fier pour rester à l'intérieur, dans la boutique assez grande pour les abriter sans qu'ils s'entretuent, et qu'il avait repris le cours de son chemin, trébuchant dans le sable de sa jambe infirme qui avait défaut de lui. Tout avait changé alors que Violet s'était lancée sur lui, qu'elle l'avait aidé et qu'ils avaient finalement passé toute une nuit cloitrer ensemble, dans une intimité qui s'étaient montrée joueuse d'eux, dans une tendresse qui ne leur ressemblait pas naturellement. Et après cette nuit, Violet avait su que c'était foutu, que même s’ils s'étaient promis d'éviter de se poser des questions, de laisser les choses aller comme elles l'entendaient, qu'ils assouvissaient simplement les désirs charnels qu'ils ressentaient à cet instant présent, elle avait été touchée de la tornade Terrence, il l'avait marqué au fer rouge et il était maintenant impossible de s'en défaire. Rien ne pouvait être plus vrai que cette affirmation, la belle qui luttait contre son coeur, qui tentait de l'ignorer, de l'oublier, de refaire sa vie sans lui et qui n'y arrivait pas, malgré tous ses efforts, malgré sa bonne volonté. Elle ne pouvait pas l'oublier. Elle ne pouvait pas l'ignorer. Elle l'aimait comme jamais elle avait aimé. Et maintenant on lui demander de cracher sur ce qu'elle ressentait, parce qu'il en avait choisi ainsi. Parce qu'il s'était lassé d'elle, lassé de devoir des comptes à quelqu'un alors qu'il était un adepte du célibat et de la solitude.
Frankie, la pauvre bête, ne se rendait pas compte du mal qu'il avait fait en courant jusqu'à la frontière d'une plage qui n'était pas la leur, d'un territoire que Violet avait chassé de son esprit pour se protéger, pour éviter de replonger dans ses souvenirs. Violet ne pouvait lui en vouloir, même si elle affichait une expression froide, hostile et sévère, un bouclier contre son coeur qui battait la chamade alors que son regard avait croisé celui de son ancien amant. Il était beau, le vent qui faisait virevolter ses mèches rebelles qui avaient poussé, devenues maintenant mi-longues. Qu'est-ce qu'elle aurait tout donné pour passer ses doigts fins entre les mèches brunes de l'homme, pour sentir l'odeur de sa cologne l'envelopper alors qu'il entourerait son corps de ses grands bras réconfortants, protecteurs. Tout ce dont elle avait besoin pour retrouver la force et la passion de vendre, de tenir sa boutique, c'était le support de celui qu'elle aimait. Mais il ne lui laisserait pas ce privilège, alors il fallait se protéger, il fallait protéger son coeur et sa tête. Elle était cruelle, puérile, Violet, de ses paroles qui faisaient mal, mais elle n'avait pas oublié celles du militaire, ni même ses actions, ce baiser vide de sens, vide de sentiments, et cette invitation infantile à partager, pour une dernière fois, les mêmes draps. Terrence semblait avoir compris le jeu de la brune, mais il avait décidé de le balayer, de passer outre ses mots cruels et de retourner à ses petites affaires, dans le calme de sa boutique juché sur sa plage agitée. Alors qu'elle le pensait parti, qu'il rebroussait chemin et que la belle s'apprêtait, elle aussi, à retrouver son train de vie pour la journée, l'ex-surfeur s'arrête, lui faisant volteface, adressant les droits de la ville. Il pouvait bien se promener où il voulait, quand il le voulait, il pouvait bien venir planté sa caravane devant la maison de son ex, elle ne l'empêcherait point, mais il devait respecter que cette barrière de territoire était tout ce qui restait à la belle pour contrôler son coeur. Violet leva les yeux au ciel, exaspéré en tournant les talons, prête à partir, l'odeur de la cigarette de l'homme étouffant sa respiration. Elle était déterminée à le laisser vaquer à sa vie de célibataire endurcie, mais ses pieds, eux, ne semblaient pas vouloir bouger. Laisse moi un peu de temps Terrence. Elle avait finalement osé l'interpelée de son prénom, signe qu'elle ne l'avait pas totalement oublié, ce nom impossible à se départir qu'elle avait tant murmuré tendrement entre ses lèvres. Ce nom qui rimait avec violence, avec imprudence et avec turbulence, qui faisait des ravages dans sa vie. Terrence s'était arrêté de marcher, Stan à ses côtés, docile comme pas deux, il écoutait vaguement ce qu'elle avait à déblatérer. La brune soupira avant de reprendre. Il faut que je parvienne à éliminer toute la colère que je contiens et après ça sera mieux. Sa voix était douce, rassurante, ses paroles sonnaient comme une promesse de sincérité qu'elle lui livrait aujourd'hui de son coeur ébréché par le mal que l'homme lui avait infligé. Elle tira sur la laisse de Frankie, engageant le pas de l'animal et ils avancèrent finalement de quelques pas, un mètre tout au plus, avant que la commerçante décide à nouveau de s'arrêter, toujours dos à son ancien amant. Elle regardait la mer cherchant le courage de lui dire tout ce que sa tête et son coeur criaient, à la fois. Il fallait y aller, il fallait prendre son courage à deux mains et oser le lui dire. Violet la sensible, celle qui était près de ses émotions, l'impulsive, était vraisemblablement de retour, la seule qui croyait réellement en leur relation. Alors elle ferma les yeux, laissant les mots s'aligner dans son esprit avant de se retourner brusquement vers le militaire qui s'apprêtait à reprendre son chemin, fatigué de leurs disputes réfractaires. Je ne veux pas ressentir un toucher nouveau, je ne veux pas allumer un nouveau feu, je ne veux pas connaître de nouveaux baisers, pas laisser échapper un autre nom de mes lèvres. Je ne veux pas offrir mon coeur à un autre, étranger de mon coeur, je serai incapable d'aimer à nouveau... Confia-t-elle baissant presque les yeux par honte d'encore une fois échouer à l'oublier. Alors comprends moi, laisse-moi du temps pour chasser l'animosité que j'entretiens par la peine de t'avoir perdu, mais aussi celle que j'ai depuis que j'ai découvert qui tu étais vraiment. Violet haussa les épaules, sans réponse supplémentaire à adresser, sans raison justifiant la déverse de son coeur. Frankie s'agitait près de la brune, le chiot manifestait l'envie de retrouver son nouvel ami, Stan, et de vider son énergie avec lui, fatigué que leur maître discute sans vraiment arriver à un résultat quelconque. Violet lança un regard à son chien, un sourire se dessina sur son visage avant qu'elle ne repose ses yeux sur Terrence, un dernier au revoir dans le vert de ses yeux. Bonne journée, Terrence...

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MessageSujet: Re: i'll never love again (violence)   Mer 20 Fév 2019 - 23:26

Tout ce que Terrence réclamait ce matin, c’était un drapeau blanc, même pas une réconciliation, parce que c’était impossible après ce qu’il avait fait. Mais il espérait qu’ils pourraient se montrer adultes, être capables de se supporter au lieu de retomber dans leurs anciens travers. Il n’avait plus aucune envie de se battre contre Violet alors que son coeur cognait dans sa poitrine qu’il l’aimait à en crever. Il ne voulait pas se voiler la face en glissant vers une amitié qui n’en serait pas une, mais il espérait juste un peu de tolérance. Qu’ils s’acceptent, chacun chez soi mais pas ostils à l’autre. Parce que lui ne l’était pas. Sûrement qu’il faudrait du temps à la surfeuse pour accepter cette idée, mais c’était stupide qu’elle s’interdise de fouler ce sable qui n’appartenait à personne en vérité. Et lui ne voulait pas avoir peur qu’elle lui tombe dessus si d’aventure il se retrouver sur sa plage à elle. Les deux animaux avaient eu le don de les faire se retrouver, bien malgré eux, mais ils sentaient ce genre de choses, même inconsciement. Et si Violet avait adopté ce tout petit bout de chien, ce devait être pour une raison, parce qu’elle voulait retrouver ce que Stan lui avait laissé entrevoir, parce qu’elle avait besoin de reporter son affection sur autre chose que son ex perdu, ou bien autre chose, Kelly pouvait-il vraiment le savoir ? Mais elle était là, à quelques mètres de lui, demandant du temps, sûrement pour encaisser encore.  Il le lui donnait bien volontiers, le temps, c’était tout ce qu’il lui restait à offrir. Je sais. Et il baissa les yeux vers ses pieds nus qui s’enfonçaient dans le sable alors qu’il tirait vigoureusement sur sa cigarette. Terrence n’était pas bavard de bon matin. Mais Violet parlait pour deux, elle était incapable de se taire, elle avait besoin de lui dire les choses, même celles qui faisaient mal, quelque part il admirait cette honnêteté, quelque part il lui en voulait de ne pas l’épargner. Evidemment elle ne savait rien de sa douleur à lui, celle qu’il tentait d’étouffer, d’oublier, alors qu’elle ne faisait que la raviver de plus belle avec ses mots si tristes. Au dessus d’eux le ciel se chargeait de nuages et le vent se levait doucement, ce fut d’abord une brise légère qui les fit frissonner mais qui s’intensifiait petit à petit et qui faisait rouler les vagues et s’échouer avec toujours plus de fracas sur le sable. Tout ça ils ne le remarquaient pas, trop occupé à écouter pleurer leurs coeurs. Terrence serra le poing de sa main libre, résistant à l’envie d’avouer à Violet que ce n’était pas si facile pour lui non plus, de l’oublier, de faire semblant, mais il n’en avait aucun droit. Tu as toujours su qui j’étais vraiment, celui qui te poussait dans tes retranchements par le passé. Je n’ai jamais été personne d’autre que celui-là. Celui qu’elle avait si facilement détesté.
La mer était un élément bien capricieux et tellement instable, parfois d’huile, chauffée par le soleil, parfois déchaînée par le vent et les marées. Ce matin elle était changeante, instable, à l’image de ce couple qui se déchirait face à elle. Et comme pour les faire taire elle se rapprochait dangereusement. Les deux animaux avaient vu le vent tourner et s’étaient dirigés plus haut sur le sable, Terrence et Violet restaient figés dans leurs expressions de douleur. L’écume leur envoyait des goutes au visage, comme pour les prévenir. Mais ils n’écoutaient pas. Et ce fut une vague, plus haute plus forte que les autres, qui emporta Violet avec elle. La jeune femme, visiblement sonnée, s’échoua sur le sable mouillé, une seconde on aurait pu penser que c’était terminé. Terrence, interdit, avait vu l’effroyable spectacle se dérouler sous ses yeux sans bouger, avant qu’une seconde vague ne s’abatte sur la surfeuse, l’entraînant dans le courant pour de bon sans qu’elle ne puisse rien faire. Le militaire s’anima enfin, pourvu d’un courage qu’il pensait ne plus posséder depuis longtemps et d’une force qu’il ne soupçonnait plus, surtout venant de sa jambe invalide, il se précipita dans l’eau. Bravant la houle et la peur qui lui broyait la poitrine, il nageait vers Violet. L’effort était démesuré mais l’adrénaline faisait bien son travail. Violet ! Violet accroche-toi. Il fut frappé par une vague qui le fit reculer. Cette claque lui donna le courage de redoubler d’hardiesse. Et il réussit à l’atteindre. L’agrippant comme si leurs vies en dépendaient, ce qui était le cas finalement, il l’attira contre lui. Le courant finit par l’aider, le rejetant vers le rivage pour mieux les laisser s’échouer dans l’écume mousseuse. A bout de souffle, sans aucune forces, Terrence toussa pour rejeter l’eau qu’il avait avalé, reprenant sa respiration, il se leva à la hauteur de Violet qui demeurait à côté de lui sans bouger et la tira vers le sable sec pour se mettre à l'abris, à présent de grosses gouttes de pluie leur tombaient dessus, mais il s'en moquait totalement. Cox ! Cox ouvre les yeux ! Il appuya sur sa poitrine pour l’aider à respirer, elle aussi devait recracher l’eau qu’elle avait ingurgité. Violet reviens ! Merde tu peux pas m’faire ça, Violet ouvre les yeux ! Au bord des larmes, oubliant tout de leur dispute, cet insensible se trouvait démuni face au corps inerte de celle qu’il aimait, s’en voulant de ne pas avoir anticipé, de ne rien avoir fait que la regarder se faire emporter par cet élément qu’ils aimaient pourtant tellement mais qui les avait trahi ce matin. Il s'en était fallu de peu, quelques minutes à peine, pour que tout bascule.


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MessageSujet: Re: i'll never love again (violence)   Ven 22 Fév 2019 - 0:15

Parler ne servait pas à grand-chose dans leur situation, tout ce qu'ils disaient alimentait le feu, la rage, la frustration de ne pas être unis alors que les astres ne souhaitaient rien de moins. Ils étaient partis de loin, du chemin ils en avaient fait pour finalement s'apprivoiser, pour apprendre à cohabiter sur le sable et soudainement, après cette nuit tendre éclairée par la tempête de l'année, tout s'était adouci sur les plages. Et c'était mieux, beaucoup mieux. Pourtant, c'était trop lui demander, à la belle déchue, de retourner aussi rapidement dans cette accalmie, alors que son coeur saignait la perte de l'homme avec qui elle voulait faire sa vie. Et ce qui lui crevait le coeur, encore plus à cet instant présent, c'était qu'il avait raison, plus que jamais. Terrence disait vrai : il n'avait jamais menti sur sa personne, jamais embellit la vérité, il lui avait fait part de sa vraie nature, il lui avait demandé de faire attention, qu'il ne savait pas aimer et la réalité avait eu raison de lui, raison d'eux. C'était elle qui n'avait pas voulu le croire, qui s'était dit qu'elle était différente des autres, qu'elle pourrait le changer, le rendre plus doux, plus à son image à elle. Il avait fallu qu'elle s'écorche pour comprendre que cet homme qu'elle avait idolâtré, de qui elle s'était amourachée, n'était rien d'autre que l'ombre de sa propre personne, qu'il en était dénaturé.
Le temps s'était ombragé au-dessus de leurs têtes, mais aucun d'eux ne s'en était rendu compte. Seules les deux bêtes de poils avaient senti ce que la mer leur réservait et si vous voulez mon avis, cela ne présageait rien de bon. Les nuages bougeaient rapidement dans le ciel devenu un bleu plus foncé, dessinant derrière eux des traces qui auraient pu fasciner les rêveurs. Violet et Terrence étaient beaucoup trop impliqués émotionnellement pour remarquer le spectacle des comunolimbus et des vagues qui montaient dangereusement sur la baie. Elle leur lançait un avertissement qu'ils n'étaient pas en mesure de déchiffrer. Les deux bêtes, elles, avaient lu entre les lignes de la nature, ils s'étaient retirés sur le sable sec, celui qui n'était pas encore touché par les hautes marrées. Rapidement, la mer s'agita plus fortement, Frankie, qui n'avait jamais été conscient de ce genre de spectacle, aboyait avec acharnement contre ce phénomène que personne ne contrôlait. Du moins, c'est ce que la brune se disait. Mais la pauvre bête tenter de toute ses forces d'avertir sa maîtresse contre le déchainement des vagues qui approchait vers elle. La belle, trop absorbée par son amant qui la repoussait une nouvelle fois, n'avait rien vu venir. La dernière chose dont elle eut conscience fit le bleu des yeux de Terrence qui la regardaient avec une tristesse qu'elle n'avait jamais connue avant.
La première vague cogna, emportant l'Américaine avec elle, la laissant inanimée sur le sol. Elle avait avalé beaucoup d'eau, sans avoir le temps de retenir sa respiration, la pression avait été si forte qu'elle avait été sonnée. La deuxième ravagea, emportant le corps inerte de la brune avec elle, dans la mer qui était à présent leur ennemie. Elle essayait de leur envoyer un message, de faire taire leur dispute, dame nature avait parlé et il fallait maintenant l'écouter.
Violet n'eut pas conscience de la suite, elle n'eut pas conscience de Terrence qui avait bravé la marrée pour voler à sa rescousse. Elle n'avait pas pu sentir ses bras l'atteindre, la serrer contre lui et la ramener sur la plage. Elle n'avait pas senti ses mains contre sa poitrine qui pressaient pour aider son corps à respirer, lui qui n'en était plus capable automatiquement, ni même sa voix l'implorer de rester avec lui, d'ouvrir les yeux. Dans un monde parallèle, elle ne se rendait compte de rien, jusqu'à ce que des bruits sourds parviennent à ses oreilles, des bruits qui ressemblaient à des aboiements sous l'eau, à des voix qu'elle ne reconnaissait pas tant ses oreilles étaient pleines d'eau.
Il lui fallut quelques minutes avant de finalement sentir les mains de Terrence qui appuyaient de plus en plus fortes contre sa cage thoracique en espérance que sa comparse ne daigne ouvrir les yeux. Et c'est lorsqu'elle sentit cette pression, et le découragement dans les soupirs de son homme, elle se mit à tousser toute l'eau qu'elle avait ingurgitée. Lentement, elle ouvrit les yeux, le visage happé par les vagues et couvert de sable, les cheveux emmêlés sur sa tête, le visage de Terrence comme première vision. Toussant à nouveau, la gorge irritée, elle lui sourit faiblement.T'as plongé ? Elle se souvenait de tout, de la dispute futile qu'ils entretenaient depuis des semaines maintenant, de la première vague qui l'avait sonnée et de la seconde qui l'avait achevée. Elle n'avait rien oublié. Mer-merci.... Dit-elle avec un peu de mal, toujours allongée sur le sable. Frankie se précipita sur elle, léchant le visage de son maître avec passion, content de la voir animée. Violet gloussa parsemé d'étouffement, ses poumons n'ayant pas encore repris leur plein potentiel. Frankie!


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MessageSujet: Re: i'll never love again (violence)   Lun 25 Fév 2019 - 15:11

Ironiquement, la dernière fois que Terrence avait sauté à l’eau de cette façon, sans hésiter, quitte à risquer sa vie, c’était quelques années plus tôt, lorsqu’il avait vu un pauvre chien se faire happer par la houle, hurlant à la mort alors qu’il n’y avait pas âme qui vive sur cette plage. Il n’avait pas réfléchit longtemps, il avait plongé, sans se poser aucune question, l’animal était en danger, s’il ne faisait rien alors la mer aurait rejeté son corps inerte un peu plus tard, lorsqu’elle en aurait eu fini avec lui. Depuis le golden avait un nom, Stan et il le suivait partout où Kelly allait, son fidèle compagnon, probablement son meilleur ami. Aujourd’hui, s’agissant de Violet, il n’avait pas non plus à se poser de questions, même s’il était resté interdit une seconde, le temps que son état de stupeur s’estompe, il avait vite rejoint son élément favori et celui qu’il craignait également le plus, pour la sauver de lui avant qu’il ne soit trop tard. Les vague ce matin là étaient fortes, violentes, elle était comme un écho à toutes leurs disputes, à la détresse ou à la colère qui grondaient en eux depuis des jours. Mais Terrence se battait contre cette marée, il mettait toutes ses forces à avancer vers Violet qui parfois disparaissait dans l’eau, alors il redoublait d’efforts, faisant fi de sa jambe qui ne lui permettait pas de se mouvoir comme il l’aurait voulu, il ne voulait pas faiblir. Perdre cette femme, sans rien faire, devant ses yeux, serait insoutenable, il ne voulait pas y penser. Et finalement ses efforts réussirent à payer, il s’était dépassé, dépassé la force de de ce corps qui lui faisait défaut et dépassé la peur qui habituellement le tétanisait face à cette étendue d’eau qui le fascinait pourtant tellement. Une fois de retour sur la terre ferme et après avoir repris son souffle, un autre combat attendait le surfeur, celui, effrayant, qui l’oposait au corps inerte de Violet. Il n’avait pas encore dit son dernier mot, il ne comptait toujours pas la perdre, elle devait vivre, elle n’avait pas le droit d’abandonner si facilement, elle qui, habituellement, se battait toujours comme une lionne. Les minutes s'égrènaient si lentement que Terrence croyait voir le temps s’étirer douloureusement face à lui, il connaissait les premiers gestes de secours et les appliquait avec toute la force qu’il possédait encore, il se servait de sa rage pour tout donner, pour que Violet respire à nouveau alors qu’il retenait sa respiration sans s’en rendre compte. Et quand enfin elle toussa pour la première fois, qu’elle recracha l’eau contenue dans ses poumons, enfin il s’autorisa à respirer à nouveau, il souffla, s'affaissant sur lui-même dans le sable alors que Cox reprenait son souffle difficilement. T’as plongé ? Cette question face à laquelle il resta sans voix lui fit enfin réaliser ce qu’il venait réellement de se passer, sous le coup de l’adrénaline, il n’avait pas réfléchit, pourtant oui, il avait plongé, il s’était battu contre les vagues qui emportaient celle qu’il aimait et il avait gagné ce combat, puis il avait tenu tête à la mort, la mettant au défi de lui enlever cette femme en appliquant les gestes qui sauvaient et il avait encore gagné. Epuisé, à bout de force, il ne sentit pas qu’une larme roula sur sa joue, se mêlant aux gouttes de pluie auxquelles ils ne faisaient pas attention, preuve du soulagement qui s’emparait de lui alors qu’il la regardait lui sourire à nouveau. Un mince sourire déforma le coin de ses lèvres furtivement. Il hocha la tête alors qu’elle le remerciait et puis les animaux qui les avaient laissé tranquille jusque là s’approchèrent d’eux en aboyant. Frankie vint s’assurer que sa maîtresse allait bien et le rire léger de Violet s’éleva dans le vent. Terrence se leva difficilement. Il ne faut pas rester là, l’orage ne va pas durer mais on doit se mettre à l’abri. J’ai des couvertures à l’intérieur. Il lui tendit la main. Viens, je vais t’aider, appuie-toi sur moi. Et ensemble ils remontèrent vers la boutique. C’était le monde à l’envers, l’infirme qui soutenait Violet pour marcher, d’une démarche peu assurée ils arrivèrent néanmoins sous son porche, protégés de la pluie et du vent. Terrence s’assura que son ex était bien assise, elle reprenait déjà des couleurs. Et puis il disparu dans le magasin. Pour revenir avec une couverture sous le bras et deux tasses de café chaud. Il lui tendit sa tasse et déposa la couverture sur les épaules de Cox pour qu’elle puisse se réchauffer. Assis tous les deux face aux éléments qui s’animaient, ils restèrent quelques minutes silencieux. Je suis désolé Violet. J’ai pas vu la vague arriver pourtant… Pourtant à ce moment là il faisait face à la mer, il aurait dû le voir, il aurait pu la prévenir du danger, au lieu de ça il n’avait été que spectateur du rouleau compresseur qui s’était abattu sur elle.


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MessageSujet: Re: i'll never love again (violence)   Mar 5 Mar 2019 - 17:30

Un tourbillon s'était déclenché, emportant avec sa colère bondissante la dispute qui éclatait sans cesse, habitués de se faire du mal mutuellement, incapable de panser les blessures d'un simple sourire réparateur. Ils étaient trop épris l'un de l'autre, il fallait être aveugle pour l'ignorer. Et même si leurs sentiments sautaient aux yeux, même si leur histoire d'amour était prédestinée, eux, le parfait contraire qui s'attirait merveilleusement, la vie en décidait autrement mettant dans leurs roues des bâtons trop lourds pour les faire disparaître en un claquement de doigts. L'élément qui les avait rassemblés, celui qui avait d'abord établi les barrières de la concurrence entre eux et qui, cet après-midi de mai, avait finalement eu raison de leur amour, les enfermant sans un mot à dire dans la même pièce jusqu'au petit matin, parlait à nouveau. Il leur ordonnait de faire la paix, il leur ordonnait de reconnaître leurs fautes, chacun, et de passer par dessus les embûches de la vie, sans quoi il se révolterait. Et c'était bien ce qu'il venait de faire, ce matin-là, alors que de leurs yeux, Terrence et elle ne faisaient que se défier, adressant encore une fois les difficultés de leur couple, qui n'en était plus un à présent, ces difficultés qu'ils semblaient penser jamais être en mesure de surpasser. La vague avait frappé, avertissement qu'il était nécessaire pour eux d'enfin arrêter de luter contre leur destin. Et Violet fut emportée.
C'était le monde à l'envers. Si leur rapprochement avait pris naissance alors que la brune avait volé au secours de l'homme, aujourd'hui, ce qui était la porte d'entrée à leur réconciliation, naissait du militaire sortant toute la force qu'il contenait dans son corps découpé et entraîné pour ce genre de tâche. Il l'avait sauvé. Il l'avait fait revenir, elle qui semblait bien prête à joindre l'autre monde, elle qui ne respirait plus. Il l'avait sauvé. Et il ne répondit pas, du moins pas avec des mots, alors que la commerçante s'était enquise de son questionnement. Évidemment qu'il avait plongé, sans quoi Violet n'aurait pas été là, allongée sur le sable, Frankie au pied de sa tête, lui léchant tout le visage de gratitude. Évidemment qu'il avait sauté, il était trempé de la tête au pied, autant qu'elle. La question était simplement posée, mais elle cachait bien plus que le sens propre. Il fallait y voir le sens figuré. Il avait sauté, il avait plongé, alors qu'il entretenait cette haine envers les eaux, cette guerre envers la mer, depuis qu'il avait été blessé et qu'il avait dû renoncer à sa passion, la faute de sa jambe défaillante. Longtemps, Violet lui avait demandé de retenter, de le faire avec elle, de simplement se laisser aller, elle qui serait là pour l'aider en cas de danger, mais il avait toujours refusé. La mer, ce n'était plus pour lui. Et aujourd'hui, il avait confronté son pire ennemi, le démon de son ancienne vie, pour celle qu'il avait quittée.
La pluie s'était mise à tomber, signe qu'il fallait retrouver la sécurité d'un toit. Terrence se leva en titubant, sa jambe faisant maintenant défaut, l'adrénaline étant redescendue, et aida son ex à se remettre sur pied. Violet avait mal à la tête, la pression des vagues avait été forte et il fallait avouer qu'elle avait été sacrément sonnée par la marrée. Elle s'appuya silencieusement sur l'homme qui l'aida à retrouver le porche de sa boutique. Il s'éclipsa un instant, prenant soin de ramener du café et des couvertures. Violet fixait la mer avec cette étrange sensation mélangeant la colère et la reconnaissance. Autant elle en voulait à l'élément qui guidait toute sa vie entière, autant elle le remerciait d'avoir amené de la douceur entre elle et l'homme pour qui son coeur allait toujours battre. L'accident n'avait rien recollé, ils étaient encore déchus et complexes, mais elle était maintenant plus douce, plus calme, face à l'homme, reconnaissant de son soutien. Elle était si prise dans ses pensées qu'elle ne l'entendit pas faire surface et déposer la couverture sur ses épaules dénudées, son t-shirt blanc devenu bien trop grand par la pression des eaux. Violet remonta ses jambes près d'elle sur son assise et appuya son menton sur ses genoux, fixant toujours la mer, les yeux vitreux de larmes fébriles. Et elle l'entendit se fondre en excuse, sans même le regarder, Terrence qui avait cette boule de culpabilité dans la gorge. Violet ne lâcha pas l'océan des yeux, mais elle posa doucement sa main sur celle de l'homme. Son coeur arrêta de battre un instant, elle n'avait pas touché à sa peau depuis longtemps, mis à part la gifle qu'elle lui avait sévèrement servie. Ne sois pas désolé. Dit-elle simplement, sans bouger sa main de l'emplacement qu'elle avait choisi. J'aurais dû lâcher prise, j'aurais dû quitter la plage, j'aurais dû éviter de te parler ce matin.... La brune secoua la tête. Rien arrive pour rien. La mer s'est fâchée contre nous, je pense qu'il y a quelque chose à comprendre de tout ça.. Peut-être qu'elle disait n'importe quoi, peut-être que son discours était décousu, sa tête lui faisait atrocement mal. La belle toussa quelque peu, sa gorge étant encore irritée par le sel qu'elle avait ingéré, avant de poser une main, celle qui reposait sur la peau de son ex, sur sa tête, Frankie, protecteur, allongé près d'elle. Je ne t'ai pas présenté Frankie! Changer de sujet drastiquement, ce n'était pas elle, c'était plutôt le genre de son grand ami Léo. Avait-elle peut-être appris de lui.

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MessageSujet: Re: i'll never love again (violence)   Ven 8 Mar 2019 - 7:31

Terrence n’était pas le roi des métaphores, pragmatique, il ne croyait qu’en les choses réelles, concrètes. Il pensait qu’on ne devait rien à la chance ou au destin, il pensait qu’on devait assumer ses erreurs en en payant les conséquences et que le succès ou la réussite n’arrivait que parce qu’on avait donné toute sa sueur pour en arriver là. Il était acharné, têtu, il ne lâchait rien. Voilà pourquoi il s’en était sorti la tête haute avec une boutique qui tournait bien malgré toutes les épreuves que la vie lui avait imposé. Il avait travaillé, comme un acharné, pour prouver sa valeur aux autres et à lui-même. Et il était fier, d’être cet homme là aujourd’hui, celui qui avait été brisé et qui s’était reconstruit sans l’aide de personne. Pourtant Violet avait tout balayé sans même qu’il s’en rende compte, en quelques années elle s’était imposée dans son paysage, elle s’était rendue indispensable alors qu’elle ne s’en rendait même pas compte, elle avait séduit son concurrent, sournoisement, innocemment. Ca les avait pris comme une vague, comme un raz de marée emportant tout et lui n’avait plus pensé au conséquences d’un amour aussi dévastateur. Et pour être destructeur il l’avait été, aussi violent qu’inattendu, il les avait pris pour les broyer d’autant plus. Comme cette vague qui avait avalé le corps de Violet ce matin. Les métaphores ce n’était pas son truc, pourtant il en avait une vraie, une belle, juste devant ses yeux. Terrence ne croyait pas aux signes pourtant il écouta la brune et il la comprenait. Peut-être avait-elle raison au fond, peut-être que la mer toute entière, cette immense étendue d’eau qui n’attendait pas leur présence pour exister, qui était là bien avant eux et qui leur survivrait bien après, avait parlé à leur place ce matin. Elle leur avait imposé le silence de la pire des façons, menaçant d’emporter Violet pour toujours et de laisser Terrence seul face à son désespoir et sa culpabilité.  Il hocha la tête d’un air entendu, chacun d’eux retiendrait ce qu’il voulait de cette leçon donnée par les flots. Lui voulait croire, au plus profond de lui qu’elle les mettait en garde, que le temps filait vite et qu’on n’était à l’abri de rien. Il aurait aimé que ce soit si facile, que ce coup de pouce donné par son élément favori les aide à traverser les épreuves. Mais il s’était imposé le silence, un serment fait à lui-même qu’il ne pouvait briser, celui de  protéger Violet de ses mensonges et de ses erreurs pour l’épargner.  Il était allé trop loin, il s’était enfoncé trop profondément dans cette imposture pour revenir en arrière. Pour Terrence il n’y avait plus d’issue heureuse possible pour eux-deux. Surtout pas après son geste chez elle. Peut-être qu’un jour les choses finiraient par se tasser, peut-être pourront-ils s’apaiser et être capable de ne plus se mépriser, mais l’amour ce n’était plus pour eux, surtout pas pour lui. Il but une gorgée de café qui le réchauffa alors que lui aussi se blottissait dans une couverture chaude sous laquelle il ne portait plus que son short de bain. Qu’est-ce que tu comprends, toi ? Lui n’arrivait pas à trouver les signes, du moins pas à mettre de mots dessus, il était mauvais à ce jeu-là. La toute petite boule de poile ronfla doucement près de Violet et c’est à cet instant qu’il réalisa que l’américaine avait posé sa main sur la sienne. Ce contact ne l’avait pas apaisé, il était encore trop sous le choc de ce qu’ils venaient de vivre. Pourtant lorsqu’elle la retira il sentit le froid le prendre tout entier, il aurait tout donné pour qu’elle la repose où elle était, à cette place qui, finalement, semblait si naturelle, la sienne, tout simplement. Mais elle vint doucement caresser la tête de l’animal et Terrence lâcha un soupire furtif. Cox avait un nouveau compagnon, pas ce qu’il aurait pensé, mais elle l’avait remplacé, à sa façon et sans le vouloir, il en était presque jaloux. Sa sortie le désorienta un peu plus, lui qui était déjà totalement perdu. Il fixa Violet d’un regard plein d’incompréhension puis baissa la tête vers Frankie avec un sourire encore timide. Beau chien de garde. Il semble heureux à tes côtés. Terrence ne doutait pas qu’elle ait tout l’amour du monde à offrir à un chien même s’il ne savait pas que c’était dans ses projets d’en adopter un.

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MessageSujet: Re: i'll never love again (violence)   Dim 10 Mar 2019 - 19:30

Terrence n'était pas bavard. Lorsqu'il daignait s'exprimer, il ne gaspillait pas ses mots. Ses interventions, réfléchies, avaient un sens et une finalité. Alors que Violet prononçait des pavés poétiques pour s'exprimer, l'homme, lui, balançait deux trois mots, voir une phrase courte, qui avait un effet-choc. Ils étaient le parfait opposé. Mais alors que la belle aurait souhaité passer à autre chose, que les paroles qu'elle venait de prononcer tombent aux oubliettes, le militaire, peu bavard, mais attentif, renchérit sur le sujet. Qu'est-ce qu'elle en comprenait ? C'était ce qu'il voulait savoir. Elle avait piqué sa curiosité à parler des éléments qui leur envoyaient des signaux gros comme l'univers et qu'il fallait comprendre le message. L'homme la regardait, perplexe, attendant sa réponse. Sa main, dénudée des bracelets que son amant lui avait offerts, toujours posée sur sa jambe, Violet racla sa gorge. C'est avec courage qu'elle l'avisa de son analyse de la situation, sa réflexion sur le message que la mer pouvait bien leur envoyer. Violet soupira un moment, s'octroyant l'instant d'un moment la permission de plonger ses yeux verts dans iris bleutée de ceux de celui qu'elle aimait encore beaucoup trop, se donnant le courage de dire à haute voix ce qu'elle pensait dans sa tête. Ce n'était pas facile, parce qu'après toutes les stupidités qu'elle lui avait balancées, après toute la colère qu'elle avait ressentie, il fallait avouer la fatigue de ces disputes, que l'énergie était manquante pour entretenir le feu de la rage plus longtemps, qu'elle n'était pas assez forte pour subir, à nouveau, les colères de Dame Nature. Son coeur résonnait dans sa tête, elle était lourde. Je crois simplement que tout autour de nous se met en place pour que les disputes cessent. Elle sonda son regard un instant avant de poursuivre. Et ce n'est pas une si mauvaise idée, si tu veux mon avis. Je te les déjà dis trop souvent, et c'est la dernière fois que je le répète, mais je ne serai jamais en mesure de t'oublier. Je ne peux pas t'en vouloir de ne plus m'aimer, je ne peux pas t'en vouloir d'avoir envie de ta liberté, alors il vaudrait mieux que j'accepte ce qui nous arrive et que j'apprenne à vivre avec toi, de cette façon là. C'est à ce moment que la commerçante retira sa main de la cuisse de son ex-amant. Parce qu'elle venait de lui redonner sa complète liberté. Elle n'essayait à présent plus de le convaincre de retourner vers elle, elle acceptait le sort qu'on leur avait choisi maintenant avec le coeur plus léger. Ils ne pouvaient s'oublier, ils ne pouvaient faire comme s'ils n'existaient pas. Il fallait être assez adulte, assez mature, pour avancer.
Frankie, allongé aux pieds de sa maîtresse, ronflait paisiblement en se remettant de ses émotions fortes. Le petit chiot qui apprivoisait sa nouvelle vie, sa nouvelle famille, venait de vivre un choc tout aussi marqué que les deux humains qui étaient logés sur leurs chaises. Devant ses petits yeux d'animal déjà fragile, on lui avait imposé des images d'horreur d'une vague emportant la seule personne dans la ville qui s'occupait de lui. Pauvre bête, il avait été secouru dans une vieille maison abandonnée, laissé pour mort, sans nourriture pour apaiser son ventre qui criait famine. Maintenant, il ne lâchait pas Violet d'une seconde. Depuis qu'ils étaient tous venus se mettre à l'abri sous le porche de la boutique, il n'avait pas regardé Stan une seule fois, se donnant presque comme mission de veiller sur celle qu'il aimait déjà beaucoup. La main de Violet vient caresser son crâne, le chien soupira de satisfaction dans son sommeil. Il est encore qu'un chiot, mais il n'a pas eu un début de vie facile. Il a été retrouvé dans une maison abandonnée, c'est un petit rescapé. Dit-elle en se penchant pour le prendre dans ses bras et le serrer contre elle. Si elle l'aimait autant, c'était bien parce qu'il avait des airs de Kelly. Comme elle n'avait pas eu la force de le sauver lui, elle pourrait au moins sauver la boule de poils. Terrence était différent, son regard cachait ce qu'il pensait réellement. La brune lui sourit doucement. T'es pas jaloux d'un chien tout de même ? Violet fronça les sourcils, resserrant la couverture autour d'elle. Le vent s'était levé à nouveau, la pluie tombait très finement, l'air était frais en ce matin mouvementé. Mais son regard n'avait pas vacillé de sa cible. Je ne t'embêterai pas plus longtemps, Kelly. Finit-elle par annoncer, dans un soupire d'incompréhension, laissant à peine le temps à l'homme de réfléchir à la question qu'elle lui avait posée. Violet déposa Frankie sur le sol, l'animal s'étira de tout son long avant de secouer son corps entier. Merci encore de m'avoir aidé. Je t'en dois une! Elle lui sourit avant de se lever et de poser un baiser plein de tendresse sur le front de son ancien amant, un baiser rempli de reconnaissance.

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❝ it's not like you to say sorry ❞ i was waiting on a different story. this time i'm mistaken for handing you a heart worth breaking. and I've been wrong, i've been down into the bottom of every bottle. these five words in my head, scream : are we having fun yet?
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Terrence Kelly
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MessageSujet: Re: i'll never love again (violence)   Jeu 14 Mar 2019 - 23:44

Avec toute l’ouverture d’esprit dont il pouvait faire preuve, Terrence écouta sagement Violet lui parler de son ressenti envers l’incident passé. Il n’était pas fort pour interpréter les signes, il ne cherchait pas à le faire en vérité. Mais l’explication prenait tout son sens, du point de vu de Violet. Il avait envie d’y croire, à ce cessez-le-feu entre eux, à cette trêve pour se laisser respirer. Il n’y avait plus de place pour les disputes, elles n’avaient plus aucun sens, pour lui en tout cas. Il ne lui en voulait pas, il ne la détestait pas, bien au contraire. Il cherchait à la protéger de la façon la plus maladroite et tordue qu’il soit, en s’éloignant d’elle. C’était néanmoins difficile de le lui faire comprendre sans lui raconter toute l’histoire. Mais il était incapable de lui dire la vérité, celle qui faisait encore de lui un criminel jusque là et un menteur de surcroît. Celle qui révélait toute sa malhonnêteté depuis des années alors qu’il vendait des armes en secret pour payer les factures et un semblant de stabilité à son commerce.  Il valait mieux qu’elle ne sache pas, qu’elle ne l’apprenne jamais, parce que Terrence n’était pas certain que son ex soit en mesure d’accepter cette nouvelle partie peu reluisante de son histoire. Il baissa la tête pour regarder ses pieds lorsqu’elle évoqua le fait qu’il ne l’aimait plus. Il était pourtant si fier, si heureux d’avoir pu s’ouvrir à quelqu’un comme il l’avait fait avec Violet, de lui avoir offert son coeur et elle n’avait pas conscience qu’il lui appartenait encore totalement. Quand Terrence aimait, il aimait corps et âme, complètement. Ca ne lui était que rarement arrivé, pour ainsi dire jamais avant elle. Et il ne pouvait pas tout retirer d’un coup, il ne pouvait pas empêcher son coeur de battre pour elle ni son esprit de s’inquiéter. Il l’avait quitté, comme un sacrifice mais ça n’enlevait rien aux sentiments qui l’animaient. Arrêtons de nous disputer alors, je ne demande que ça. Il esquissa un sourire furtif, enfin ils tombaient à peu près d’accord sur quelque chose, ça ne leur était pas arrivé depuis longtemps.
Stan avait ses habitudes à la boutique, il faisait sa vie tout simplement et alors que son maître et Cox étaient assis sur les marches, avec le chiot sur les talons, lui s’amusait dans le sable, se laissant volontiers approcher voir caresser par les surfeurs habitués à le trouver par ici. Il faisait partie de cette plage, il en était même la mascotte en quelque sorte. Difficile d’imaginer que la plage concurrente puisse à présent être occupée par un chien d’un tout autre gabarit, mais pourquoi pas finalement, c’était même drôle à visualiser ! C’est un battant. Il la regarda en biais alors qu’elle posait sa question. Fronçant les sourcils il réprima un sourire, presque amusé. Pour être jaloux il faudrait être amoureux. Non ?! Alors oui, effectivement, il était mort de jalousie, qu’elle sert cette boule de poils contre elle de cette façon, qu’elle le couvre d’amour comme s’il était la huitième merveille du monde alors que ce n’était qu’une mini crotte. Mais plutôt mourir plutôt que de l’avouer. Bien qu’elle ait toujours été beaucoup trop clairvoyante quant aux sentiments de Kelly à son égard. Aussi vite eut-elle posé sa question, elle se levait déjà. Elle n’était certainement pas réchauffée mais Violet décrétait qu’elle devait quitter la plage. Terry la fixa, décontenancé, il commençait à peine à se détendre, à apprécier la simplicité de leur échange, à remarquer que ça lui faisait du bien de partager un moment avec elle sans aucune animosité ni rancoeur et elle devait repartir. Mais il ne s’y opposa pas, cette décision était pleine d’une sagesse qu’il n’avait pas, elle partait avant que les choses ne deviennent gênantes. Non. Tu ne me dois rien. Pensait-elle vraiment qu’il l’aurait laissé se noyer sans bouger ? Elle devait vraiment le croire sans coeur si tel était le cas, en même temps il lui avait montré le pire de lui-même alors peut-être qu’elle avait raison de s’imaginer le pire. Bien qu’elle soit très loin de la vérité. Il aurait perdu la vie pour sauver la sienne s’il avait fallu, il se serait battu contre les flots jusqu’à l’épuisement mais il n’aurait pas renoncé à elle. Elle s’approcha de lui et déposa un baiser si doux sur son front qu’il s’affaissa sur lui-même, s’agrippant à la main de Violet qui pendait dans le vide. Il la fixa d’un regard empli de douleur et de ce désespoir qui l’avait envahi depuis qu’il s’était éloigné d’elle, empli de douceur également, de tout l’amour qu’il lui portait. Puis il lâcha sa main, la laissant s’éloigner sans rien dire, sans la retenir.

Fin


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"Hypnose"
C'est drolement dangereux de s'attacher à quelqu'un, c'est incroyable ce que ça peut faire mal. rRien que la peur de perdre l'autre est douloureuse. C'est moche de guetter un signe de quelqu'un pour se sentir heureux.
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