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en ce moment à bowen
Ce jeudi 31 octobre à 18h, venez embarquer dans un merveilleux bateau de croisière pour une soirée inoubliable ! Une soirée qui s'annonce amusante, frissonnante et même ... terrifiiaaante ! » rendez-vous ici pour plus d'infos.
Notre blog The Writers cartonne et fait couler presque plus de larmes que d'encre. Mais, même si c'est un succès, nous aimons également quand c'est VOUS qui contribuez à sa réussite. Alors n'hésitez pas à nous envoyer vos rumeurs juste ici.

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Grace Darwin
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MessageSujet: you don't own me (léace)   you don't own me (léace) EmptySam 27 Juil 2019 - 10:25

Poser ses pieds sur le sol australien, quelques mois plus tôt, avait fait renaître une partie d'elle qui s'était fait entraîner dans les abysses. Au Bénin, elle s'était relevée, les vices de son passé avaient cessé de hanter son âme, ils l'avaient permise d'oublier les démons qui la rongeaient. Elle avait retrouvé sa lumière, celle qui la guidait dans ses choix depuis des années, elle avait laissé les joies des autres rejaillir dans son être pour ne plus être celle qui broyait du noir. Mais quelques minutes avaient suffit pour qu'elle succombe aux vices. Sa rencontre avec Léo avait laissé une blessure traverser son cœur et elle s'était laissée empoissonner par la jalousie, sans faire attention, elle avait laissé la colère l'habiter. Deux péchés pour un homme. Homme pour qui elle avait déjà cédé à tous les péchés auparavant. Il était sa seule faiblesse. Elle était tombée amoureuse de lui mais sa chute n'était que douloureuse. Elle avait revu les premiers jours, les premiers gestes et le commencement de leur cauchemar et ça tournait dans sa tête depuis des jours, laissant enfler ses maux. Une autre avait pris son cœur, mais que pouvait-elle y faire ? Rien et l'acceptation était longue. Grace n'arrivait pas à faire devenir l'unique homme qui avait pris son cœur un simple souvenir. Cette tâche avait été une réussite il y a quelques années parce qu'ils ne s'étaient pas battis un empire ensemble et on l'avait écarté de son rôle de Reine. Elle s’était abattue au travail pour que ses pensées ne tournent pas autour de lui, mais quand elle se retrouvait seule, ça la frappait. Elle était seule. Pour balayer ses peines, lorsqu’elle devait sortir pour des clients, s’ils l’invitaient à rester, elle ne brochait pas. Elle oubliait sa vie en écoutant les leurs sans dire un mot. Comme ce soir, où les verres s’étaient enchaînés plus que d’habitude, laissant un nouveau poison en remplacer un autre. Elle avait laissé son âme ivre se reposer auprès d’une autre pendant plusieurs heures, avant que sa main se glisse dans la sienne pour se laisser guider en dehors du bar. Son esprit s’était évadé dès le deuxième verre et sa tête tournait depuis. Cet état, elle ne l’avait connu qu’une seule autre fois et dans ses souvenirs de femme enivrée, elle avait l’impression d’avoir toujours été bien, voir mieux dedans. Au moins, à ses yeux. Un instant de doute venait gratter son être lorsque les rues ne lui étaient plus familières, qu’elle se rendait à moitié, compte qu’elle avait laissé ses pas se faire entraîner n’importe où. Et de femme consentante, elle en devenait une difficile, essayant de tirer son poignet des mains de l’homme qui n’avait aucune intention d’abandonner sa proie.

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MessageSujet: Re: you don't own me (léace)   you don't own me (léace) EmptyDim 28 Juil 2019 - 22:30

La nuit était tombée sur Bowen, on pouvait entendre le chant presque étourdissant de la fête, la ville, si calme en journée, se transformait une fois le soleil couché, les bars et autres restaurants se remplissaient et les lumières tamisées étaient propices à toutes les folies. On n’était pas dans une grande ville surpeuplée, la petite bourgade australienne n’était pas reine de la fête, ici se côtoyaient touristes et locaux dans une joyeuse cacophonie et en générale on croisait toujours une connaissance au détour des ruelles et à la sortie des bars, il régnait donc une joyeuse ambiance qui invitait à discuter, à s’amuser et à boire un peu trop. Léo aimait cette atmosphère, il était toujours heureux de retrouver un ami d’enfance qu’il n’avait pas vu depuis longtemps ou un voisin avec qui il prenait un verre en commentant les résultats du dernier match de rugby ou les quelques ragots de la ville. Ce soir Mia était de retour à la maison alors il avait profité de son amie pour les quelques heures où il ne pouvait l’avoir que pour lui, ils avaient parlé du bon vieux temps, de sa nouvelle vie avec son Josh, que Léo n’appréciait toujours pas, des histoires de coeur du photographe, toujours un peu tumultueuses. Et de tout, de rien, ils avaient ri, beaucoup et Emerson avait promis que la prochaine fois ce serait lui qui viendrait la voir. Puis ils s’étaient quitté en décrétant l’alcool commençait doucement à leur tourner la tête et qu’il ne serait pas raisonnable de prendre un verre de plus. Parce que oui, ils devenaient raisonnables avec les années. La soirée avait été bonne, sa meilleure amie lui manquait et Léo était heureux de passer un moment avec elle, il rentrait chez lui à pieds, la tête un peu ailleurs à penser au temps perdu, en songeant aussi à Grace alors qu’il rentrait auprès de Blanche. C’était la faute de Mia, elle lui avait fait penser à cette situation alors que lui tentait de l’éviter depuis des jours. Après leurs retrouvailles, sur ce bout de trottoir, Léo avait essayé de continuer comme si de rien n’était, sauf que quelque chose s’était brisé chez lui, il aurait voulu se perdre dans les bras de la blonde pour oublier le visage aussi doux que sévère de son ex et ses mots douloureux, oublier cette bague qu’elle lui avait presque jeté au visage également. Mais il avait lamentablement échoué et probablement que Blanche l’avait remarqué, il avait prétexté de la fatigue et aussi un soucis de santé chez son fils, lui permettant de s’échapper deux jours à Brisbane auprès de lui, pour profiter, pour ne plus penser à tout ça. Et il était revenu à Bowen, en meilleur état. Pourtant il savait qu’il se jouerait de peux de choses pour qu’il replonge. Comme la voix de la fleuriste qui percerait la nuit. Et cette voix le fit tressaillir, elle était basse, presque étouffée, derrière lui, ombre dans l’obscurité qui marchait sans un bruit. Il se retourna, n’apercevant que deux silhouettes au fond de la ruelle qui semblait déserte. L’éclairage était mauvais par ici mais il remarqua que l’une des deux personnes luttait pour se détacher de l’autre et après un second éclat de voix qui ne lui laissa plus aucun doute sur l’identité de la personne, il n’hésita pas un instant pour se jeter sur le couple. Lâche-là, t’as entendu ? Tu lui fais mal ! Dégage de là, ou j’t’en fous une. Léo n’était pas forcément violent, mais aussi sanguin qu’il était, il ne réfléchirait pas pour mettre son poing dans la figure de cet homme s’il ne laissait pas sa proie sur le champ, surtout que ce n’était pas n’importe quelle proie. Ce à quoi il n’avait pas pensé c’est que l’autre ne se démonterait pas et ce fut lui qui envoya un coup dans le ventre du brun, lui coupant la respiration. Emerson se redressa tant bien que mal pour envoyer son poing dans le visage de l’homme mais manqua sa cible, l’autre ne le manqua pas, il se faisait battre à plate couture, fin de soirée merdique. Alors il puisa dans son amour propre pour se relever, il se rua sur l’inconnu pour le plaquer contre le mur et lui asséner un coup dans la mâchoire qui le laissa finalement sonné, heureusement qu’il lui restait un ou deux réflexes de ses cours de combats. L’arcade sourcilière douloureuse, il aurait assurément un cocard le lendemain, Léo se retourna vers Grace. J’te raccompagne chez toi ? Ce n'était pas un élan de romantisme en vérité, mais Grace devait être un peu choquée, enfin à ce que son ex supposait.

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MessageSujet: Re: you don't own me (léace)   you don't own me (léace) EmptyLun 29 Juil 2019 - 23:46

Le silence ne se brisait que lorsque les pas des deux âmes s'abattaient sur le sol. Ses yeux se perdaient dans cette ruelle malfamée aux lampadaires défaillants. Ses jambes vacillaient dans ses foulées pour suivre celles de l'homme qui lui tenait le bras. Le pourquoi elle suivait l'inconnu lui était échappé. Ils ne s'étaient jamais entendus sur un lieu, ils n'avaient pas décidé de ce qu'ils allaient faire et parmi les deux, seule une personne avait une idée. Cette personne n'était pas Grace. En s'enfonçant dans la pénombre, elle venait à réaliser qu'il ne l'emmenait pas dans un lieu féerique que l'on pourrait compter dans les livres et la peur venait s'accrocher à ses jambes, la paralysant presque. Elle se doutait que la suite de son histoire n'était pas celle qu'elle voulait vivre. Ses neurones s'étaient noyés dans l'alcool, mais certains d'entre-eux arrivaient à la raisonner. La fleuriste essayait, doucement, de tirer son bras de son emprise, en vain. Elle était restée silencieuse, pour ne pas qu'il s'énerve, pour ne pas attirer l'attention. Une douleur au poignet annonçait son échec. Son cœur se serrait quand l'angoisse venait l'habiter. La châtaine regrettait de ne pas savoir tourner la page, d'avoir toujours l'ombre de son ancien amant dans son quotidien qui venait la hanter. Parce que si elle avait su l’effacer, elle n'aurait pas été dans cet état. C'était de sa faute. Quelque part, elle arrivait presque à s'en convaincre. S'il l'avait attendu, s'ils s'étaient aimés plutôt que se reprocher le passé lors de leur retrouvailles. Elle n'aurait pas eu à essayer de boire pour l'oublier. Pendant quelques minutes, ça avait fonctionné, mais l'euphorie passée, il ne lui restait qu’un mélange de manque et de vide. Pourtant, la voix de celui qu'elle prenait pour responsable de son malheur venait lui redonner de l'espoir. Il était là. Léo. Dans ses mots, dans ses gestes, le souvenir de son agression passée lui revenue en tête. Et elle assistait à la scène, sans pouvoir bouger, les yeux perdus dans la dispute jusqu'à ce qu'un ne réponde plus. Elle ne réagissait plus. Ses larmes ne pouvaient couler à cause de ce qu’elle venait de voir, dans l’état que ça la mettait. À la question de son ex, elle restait interdite, son souffle prenait toute son énergie. Pourquoi fallait-il toujours que les gens en viennent aux poings pour elle ? Elle haïssait l'idée de devoir porter la culpabilité, elle détestait le fait que pendant des mois, cette histoire allait la hanter. « Pourquoi t'as fait ça ? Pourquoi tu t'es fait du mal pour moi ? Ce n'était pas la meilleure manière de le remercier, loin de là. Je n'avais pas besoin de toi pour me défendre, Léo.  Ses yeux venaient se plonger dans l'océan qu'étaient les siens. Comment je suis censée t'oublier si tu es toujours là pour moi ? » Poursuivait-elle rapidement. Et ses pensées divaguaient dans son esprit sans qu'elle n'ait le temps de saisir les émotions de celles-ci, la seconde d'après, elle glissait sa main dans celle de son sauveur, sans réellement s’en rendre compte. « Oui, emmène-moi loin, s'il te plaît. » Grace ne voulait pas risquer une nouvelle dispute, en restant traîner de trop dans le coin. Elle espérait que l'alcool dans le corps de son assaillant avait déformé les traits de son visage, pour qu'il n'ait jamais à se rappeler d'elle, pour qu'elle évite les ennuis dans le futur.

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MessageSujet: Re: you don't own me (léace)   you don't own me (léace) EmptyMar 30 Juil 2019 - 22:33

Timing de merde ! Léo avait passé des mois à attendre Grace, un signe, un message, un appel ou que ce soit elle qui sonne à la porte quand il n’attendait personne. Mais elle n’était jamais venue, elle l’avait laissé partir en lui faisant comprendre que tout était fini entre eux, elle n’avait donné aucune nouvelle, rien qui puisse faire penser au barbu qu’elle ne l’oubliait pas. Pour lui plus le temps passait plus il était clair qu’elle ne reviendrait pas, qu’elle l’avait remplacé, pas forcément par un autre mais par une autre passion. Et s’il l’avait attendu des mois, il n’avait pas planifié de croiser le chemin de Blanche à nouveau ni de succomber pour elle comme lorsqu’ils étaient gamins. Mais c’était arrivé et pour une fois il n’y était pour rien, il ne l’avait pas cherché, il a même tenté de la faire fuir au départ et il avait fallu que son ex revienne au moment où tout semblait aller bien. Alors que Grace lui reproche de l’avoir oublié, elle ne savait rien. Elle ne savait rien de ce que ça lui avait fait qu’elle le quitte à nouveau, qu’elle piétine, même sans le vouloir, son palpitant déjà bien assez échaudé par leur histoire tumultueuse pour vivre une vie qu’ils auraient pu partager, là-bas. Il en avait gros sur le cœur, Léo, depuis longtemps, mais il n’avait jamais vraiment rien dit, il avait attendu patiemment, il avait laissé son temps à celle qui découvrait tout pour qu’elle se rende compte qu’il ne voulait que son bien et pas seulement son corps, il l’avait laissé tomber doucement amoureuse de lui sans la brusquer. Il avait accepté la drogue, même difficilement, parce qu’il n’était pas dupe, il avait toujours su qu’elle gardait contact avec Jeremy, il avait accepté l’enfant non attendu et aussi ses silences et son rejet quand elle l’avait perdu. Il avait pris sur lui, le Léo impatient, le gamin trop gâté qui aimait tout avoir tout de suite. Il avait appris beaucoup avec Grace mais elle lui avait surtout enseigné les peines d’amour et ce que c’était que d’être rejeté par la seule personne avec laquelle on se voyait avoir un avenir. C’était pourtant elle qui lui avait fait tant de reproches lorsqu’ils s’étaient retrouvés, simplement parce qu’il avait osé ne pas penser qu’à elle mais penser un peu à lui. Alors Emerson était parti sans rien lui dire de plus pour ne pas aggraver la situation et il avait essayé de ne plus penser à cette fille qui finalement ne lui faisait que du mal. Parce qu’il avait bon dos, le séducteur, le briseur de cœurs, on disait beaucoup de choses sur Léo, à plus ou moins juste titre, mais celle qui avait fait le plus de mal dans cette histoire, c’était Grace et il s’en était rendu compte à la terrasse du café. Pourtant… pourtant, quand elle était en détresse il ne réfléchissait pas un instant pour venir à son secours, ça avait toujours été le cas et ça le serait toujours, parce que c’était elle et pas une autre, parce que malgré la douleur il était incapable de rester indifférent face à cette fille. Après avoir failli manquer à son rôle de chevalier blanc, il avait finalement eu l’avantage face à cet homme qu’il ne voyait qu’à demi dans l’obscurité de la petite ruelle. Il se massa la tempe en grimaçant alors que Grace le rejoignait. J’aurais préféré éviter si tu veux la vérité. Je ne m’attendais pas à ce qu’il soit si… nerveux. Alors techniquement c’est lui qui m’a fait mal… pour toi. Quoi le photographe avait été le premier à menacer l’autre et que s’il avait fallu il aurait donné le premier coup sans se poser de question. Le regard de Grace accrocha le sien et Léo sourit à demi après sa question. Je rentrais chez moi tu sais. C’est toi qui me suivais, techniquement, n’importe qui aurait fait la même chose, j’imagine. Il se trompait peut-être mais il ne voulait pas se donner le beau rôle du sauveur. Le brun passa une main dans ses cheveux, incapable de détourner le regard ni de garder toute colère envers elle, pas alors qu’il venait d’avoir peur qu’il lui arrive quoi que ce soit. T’es saoule Grace, pour me dire ça. Ce n’était pas un reproche, juste un constat. Et son geste confirma l’affirmation de Léo sans qu’elle ait à dire quoi que ce soit, cette main qui se glissait dans la sienne, comme le plus naturellement du monde. Il la prit contre lui pour qu’elle arrête de trembler et ce fut serrés l’un contre l’autre qu’ils fendirent la nuit. Tu es capable de me dire où on va j’espère ?! Il ne pouvait pas la ramener chez lui, c’était impossible alors que Blanche devait déjà être endormie dans son lit. Et vu l’état de Grace il ne rejoindrait probablement pas la blonde pour cette nuit.

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MessageSujet: Re: you don't own me (léace)   you don't own me (léace) EmptyJeu 1 Aoû 2019 - 23:12

Comment s'était-elle convaincue qu'elle finirait indemne ? Elle s'était empoisonnée, se pensant plus forte que le mal, se persuadant que ça ne l'aiderait qu'à oublier. Grace n'aurait jamais dû rester. Ses habitudes auraient dû la rappeler, son livre à la main, elle aurait ignoré les bruits extérieurs qui lui rappellerait que cette ville ne s'était pas construite autour que de bonnes personnes. Bien qu'aujourd'hui, elle était incapable de se placer. Ses ailes s'étaient salies en contact des démons qui peuplaient Bowen, mais elle ne s'en libérait pas. Elle n'en avait pas l'envie. Son monde s'effondrait, mais elle restait droite, déniant le désordre qu'elle créait. Son âme se retrouvait aussi sale que ses mains, mais ses activités vidaient sa tête. Chaque seconde où ses pensées pouvaient divaguer, elle revoyait ce visage, ces sourires, ces paroles et ces moments qui n'étaient plus siens. Elle ressentait cette douleur qui l'habitait depuis qu'elle avait appris et ce sentiment éprouvé quand il n'avait pas cherché à nié qu'il y en avait une autre. La solitude la faisait souffrir, mais elle la portait à chaque jour. Était-elle plus heureuse avant que tout commence ? Sûrement. S'expulser de la seule manière de vivre qu'elle connaissait avait le goût d'un suicide à ses lèvres. Ses derniers jours avaient entaché ses pensées, son monde avait basculé dans l'obscurité et la lumière semblait si loin d'elle. Sa main venait serrer son bras libéré alors que ses yeux se perdaient dans la triste scène à laquelle, elle devait assister. Aucun mot ne parvenait à sortir de sa gorge, ses yeux venaient à trembler, mais quelque part au fond d'elle, une voix venait à la convaincre qu'il n'avait que ce qu'il méritait. Et elle ne se reconnaissait pas. Ses pupilles se reposaient sur son ancien amant qui avait l'aura d'un héros. Pourtant, ses paroles ne sonnaient pas comme des remerciements. Peut-être que des simples mots n’auraient pas suffit à arrêter l’homme. Peut-être que la foi de Grace non plus.  « Tu l’avais provoqué, un peu qu’il était nerveux.  La châtaine ivre haussait des épaules. Je ne pense pas que tout le monde aurait fait la même chose. Elle plissait des yeux, essayant de se remémorer les secondes précédentes la bataille. Il me semble n’avoir rien dit, seul quelqu’un qui me connaît vraiment aurait deviné que j’étais en détresse. Et peu de personnes me connaissent vraiment. » Qui était-elle, de toute manière ? Grace ne le savait même plus, elle s’était perdue ces dernières semaines. Un rictus venait déranger son visage. Elle aurait aimé confirmer que c’était l’ivresse qui lui faisait dire ça. « Est-ce que je dois être obligatoirement sobre pour te dire que tu me manques ? » Sa main venait se perdre dans la sienne et ses gestes venaient toucher son cœur. Pourquoi est-ce qu’il lui infligeait ça ? Toutes les pensées qui fusaient dans son esprit essoufflaient un espoir dans son cœur éméché. « Bah … On va chez-moi. Tu viens de le dire, en plus. Lançait-elle, sans réellement comprendre qu’il souhaitait qu’elle le guide. Et c’est moi qu’on traite d’ivre ? » Un soufflement rieur s’échappait d’entre ses lèvres. Son corps se libérait de ses bras et sa main tirait celle de Léo, l’emportant avec lui dans sa marche. Grace ne savait pas où ils se trouvaient, mais à ses côtés, même saoule, elle pourrait marcher des heures sans se lasser. Qu’importe si quelqu’un l’attendait chez-lui. Si elle pouvait le garder à ses côtés, ça ne pouvait que lui aller.

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MessageSujet: Re: you don't own me (léace)   you don't own me (léace) EmptySam 3 Aoû 2019 - 23:45

L’histoire éternelle. Léo et Grace, envers et contre tout, contre les autres et contre eux-même. On devrait un jour leur dire qu’il ne servait à rien de s’entêter, qu’ils se faisaient trop de mal et qu’à force ça abîmait les deux être qu’ils étaient séparément, ça gâchait aussi leurs autres relations, ne laissant aucune chance à ceux qui voulaient approcher leur coeur parce que celui-ci était déjà bien trop pris. Emerson ne savait rien des histoires de son ex, mais lui était bien conscient que la revoir reléguait Blanche au rang d’éternelle seconde, quand bien même les sentiments qu’il avait pour elle, l’amour, même, celui-ci était bien différent de celui qu’il éprouvait pour Grace. Le premier le prenait comme une vague lente et douce, comme une valse agréable, qui avait atteint son apogée à Bali, le second était comme une drogue dure, un poison auquel il lui était impossible de résister, un tango endiablé qui lui donnait le tourni et le rendait démuni sans elle. Et puis en un sens serait-il utile de leur donner des conseils, autant têtus l'un que l'autre, ils n'écouteraient probablement rien d'autre que le besoin qu'ils avaient de se retrouver,  toujours. Comme ce soir où Léo n'avait écouté que son instinct en se ruant sur cet inconnu qui semblait vouloir du mal à son ex. Peut-être bien que tout le monde ne réagirait pas comme ça, en usant des coups pour venir à bout d'un autre, sans raison apparente. Mais le barbu avait sentit, c'était un pressentiment, quelque chose d'inexplicable, il avait su que Grace avait besoin d'aide. Il était fort probable que le simple fait de la savoir avec un autre homme avait aidé à ce qu'il voit le mal, il aurait tout autant pu simplement faire tomber à l'eau un parfait rendez-vous, mais la façon dont la fleuriste le regardait lui prouvait qu'il n'avait pas totalement eu tort. Il esquissa un sourire las, sachant qu'il était l'un de ceux qui la connaissaient trop bien. J'voudrais pas qu'il t'arrive du mal Elle avait l'air perdue, avec son regard qui cherchait à éviter le sien tout en s'y accrochant si fort et cette faiblesse, comparée aux mots si durs qu'elle avait  craché l'autre fois, la rendait bien trop irrésistible pour qu'il la plante là. Et puis il y avait toujours le risque que son mec de la soirée se relève et se venge sur elle. Et puis il y avait cette main qu'elle glissa dans la sienne, totalement désarmante. Et puis avait-il besoin d'une raison pour la raccompagner… A part peut-être se chercher mille excuses pour l'éviter alors qu'il n'en avait aucune envie malgré leur récente dispute. Mais visiblement la belle ne semblait plus tellement lui en vouloir non plus… Merci l'alcool sans aucun doute. Sobre tu ne le dirais pas si facilement, j'imagine. Il esquissa un sourire alors qu'ils avançaient dans la nuit après qu'il ait passé un bras un peu trop protecteur autour des épaules de Grace. Il était sûrement un peu ivre lui aussi, moins qu'elle mais ils avaient enchaîné quelques verres avec Mia. Et c'est où chez toi ? Sans répondre quoi que ce soit l'australienne se dégagea de son étreinte pour mieux le tirer par la main. Léo n'avait aucune idée d'où ils allaient mais il était prêt à la suivre n'importe où, aveuglément.



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MessageSujet: Re: you don't own me (léace)   you don't own me (léace) EmptyMer 7 Aoû 2019 - 21:29

Elle savait leur amour condamné après les nombreuses guerres qu'ils s'étaient déclarés. Les gestes, les mots et les promesses s'étaient effacés aux dépits des souvenirs malheureux dans sa mémoire, ceux qui devaient la permettre d'oublier, de se guérir. Pourtant, quand son regard croisait ses yeux, sa blessure devenait indolore. L'alcool faisait renaître des espoirs qui s'étaient assoupis. Le fait qu'il était à ses côtés plutôt qu'à ceux d'une autre femme, ne l'aidait pas et sa jalousie se satisfaisait de cette pensée. Cette nuit, il serait sien aussi longtemps qu'elle le souhaitait, mais elle savait que lorsqu'ils se quitteraient, sa plaie ne serait que plus grande. Elle aimerait croire que l'alcool pouvait faire tourner des têtes et faire oublier des moments. Elle voudrait que ces instants aux côtés de son ex soient éradiqués de sa mémoire à son réveil, parce qu'elle ne voulait pas se passer de lui cette nuit, mais elle ne voulait pas souffrir à sa disparition. « Sobre, je ne serais pas à tes côtés. » Sobre, elle l'esquivait, elle fuyait les destinations où il pouvait se rendre pour ne pas avoir à poser ses yeux sur lui et se blesser. C'était sa manière de le mettre de côté, pour que son premier et unique amour s'efface. Le temps la préparerait à la solitude. Parce qu'elle savait Léo comme étant l'unique, le seul à pouvoir l'enivrer d'un sentiment aussi intense. Ses iris n'avaient jamais contemplé d'autres hommes, sa tête ne s'était jamais imaginée des histoires qu'avec lui, malgré le nombre d'années où elle l'avait attendue. Il avait fallu d'un hasard, d'une chance pour qu'ils se retrouvent et qu'elle lui cède son amour après avoir tant lutté contre ses sentiments. « Quelque part. Disait-elle amusée de son ignorance. Je suppose que toutes les rues mènent jusqu’à chez-moi. Si on est assez chanceux, on y arrivera du premier coup. » Une vie qu’elle parcourrait cette ville, ses pieds s’étaient traînés dans tous les passages et elle restait incapable de se repérer une fois l’obscurité abattue sur le centre. « J’espère que personne ne t’attend, parce que tu as interdiction de t’enfuir. » Ses doigts s’entrecroisaient aux siens, comme pour l’emprisonner à sa personne. Elle savait, qu’il ne la laisserait pas se débrouiller seule dans son état. Dans le silence de leur pas, ses pensées se battaient. Est-ce qu’ils devaient se taire sur leur dernière rencontre et faire comme si rien ne s’était passé ? Qu’est-ce qu’ils avaient à se dire, maintenant qu’ils étaient en froid ? « Je n’arrête pas de repenser à ce que tu m’as dit la dernière fois … Tu  crois vraiment qu’on n’a jamais été heureux, ensemble ? La châtaine s’immobilisait, tournant sa tête vers son partenaire.  Tu m’as rendue heureuse pendant ces deux années et je pensais que tu l’avais été, un peu au moins. Ses yeux contemplaient le sol, alors que de ses lèvres s’enfuyait un léger rire. Désolée de ne t’avoir jamais donné ce que tu voulais. Sans attendre sa réponse, elle reprenait sa marche. On ne peut pas faire tout bien dès le premier essai, j’imagine. » Et à ses mots, même s’il avait voulu de faire d’elle sa femme, elle n’avait pas été celle qui lui donnerait le bonheur.

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MessageSujet: Re: you don't own me (léace)   you don't own me (léace) EmptyJeu 8 Aoû 2019 - 19:23

Léo n'avais jamais caché son amour pour les femmes. Depuis qu’il avait découvert le plaisir que lui procuraient leurs formes à l’adolescence, il n’avait eu de cesse de tomber amoureux, parfois pour une nuit parfois plus longtemps, il était passionné et même s’il n’aimait que quelques heures il donnait toujours l’impression que la belle dans ses bras pouvait obtenir le Monde grâce à lui. Jusqu’à ce qu’il craque pour une autre. Il s’était assagi avec l’âge, il cherchait aujourd’hui quelque chose de plus fort qu’une attirance physique, il comprenait mieux ce que c’était que d’aimer vraiment. Mais Léo était un amoureux et il le resterait sûrement toute sa vie. S’il était fidèle aux femmes avec qui il s’engageait, il n’hésitait pas à papillonner quand il était célibataire, il avait besoin de présence féminine pour vibrer. C’était tout l’inverse de Grace qui attendait l’amour, le vrai, qui l’attendrait toute sa vie s’il le fallait ou qui se contenterait de l'amour qu'elle avait pour le Tout puissant, celui-ci dépassant l'entendement pour Léo. Elle ne concevait pas les choses de la même façon que lui, ils étaient tellement différents tous les deux. Cette différence que Léo avait pris pour une force était aussi ce qui avait fragilisé leur couple pour finir par les éloigner définitivement presque un an plus tôt. Ne restaient que les cendres de leur histoire, une braise presque éteinte, qui se rallumait pourtant toujours lorsque leurs regards se croisaient. Et ça ne datait pas d’hier, il avait suffit que les yeux du jeune Emerson se posent sur cette fille un peu étrange dix ans plus tôt lors d’une mission humanitaire pour qu’il ressente ce frisson qu’il n’avait encore jamais ressenti, quelque chose de dérangeant et de fort en même temps, suffisamment fort pour qu’il lui court après… et qu'elle se fasse désirer. Ces mêmes yeux l’avaient retrouvé paumée dans un bar devant son verre d’alcool quelques années plus tard. Et puis dans la rue, désemparée face à un tristesse qu’elle n’arrivait pas à contenir. Puis ce soir, elle lui avouait une vérité qu’il connaissait déjà, si elle avait été sobre elle l’aurait simplement évité, mais auraient-ils pu se fuir encore longtemps ? Dans une ville aussi petite que Bowen et pour deux personnes qui ne pouvaient que se retrouver, même inconsciemment, il fallait que ça arrive, ils seraient fous de penser le contraire. Quelque part le photographe avait toujours aimé la Grace ivre, elle était joyeuse, euphorique, elle était rigolote même malgré elle, sans être ridicule, elle était craquante, elle oubliait leurs querelles et se révélait même amoureuse, sans filtre. Il se dérida un peu en l'écoutant parler, le rire de la fleuriste fendait la nuit et lui se mit à sourire. On a toute la nuit pour trouver le chemin. Il se rappelait qu'elle n'avait jamais vraiment eu le sens de l'orientation une fois la nuit tombée, tout l'inverse de lui, encore une fois. Léo sentit les doigts de Darwin s'agripper encore plus aux siens et sa question le laissa hésitant une seconde, avant qu'il ne lâche un mince sourire. Si j'ai l'interdiction alors… Comme si son choix n'avait pas déjà été fait depuis le départ. On l'attendait chez lui, la blonde dans son lit allait l'attendre toute la nuit et probablement s'endormir soucieuse, mais il lui avait dit passer la soirée avec sa meilleure amie, il avait suggéré qu'elle ne l'attende pas, il l'avait rassuré sur le fait que Mia n'était qu'une amie. Sauf que Grace n'était pas Mia. Dans le silence de la nuit la réflexion de la belle claqua comme un coup de tonner, pourtant elle l'avait sortie timidement, comme en s'excusant de se poser ces questions. Emerson resta muet, il n'était définitivement pas assez ivre pour le prendre à la légère. Elle s'immobilisa, se tournant vers lui en quête de réponses même en lisant sur son visage. Dans la pénombre elle ne pouvait que déceler la brillance de ses yeux qui la fixaient avec peine et douceur. Tu doutes vraiment de m'avoir rendu heureux ? Il laissa s'échapper un rire jaune. Moi j'ai cru ne jamais être à la hauteur de tes attentes, j'ai cru t'étouffer toutes ces années. Darwin fuit son regard et il s'approcha alors pour oser tendre une main vers son visage et poser doucement sa paume sur la joue, la forçant à relever la tête vers lui pour croiser son regard dans lequel elle pouvait lire tout ce qu'il n'osait pas dire. Ce soir il était si près d'elle et pourtant tellement éloigné que ça le rendait malheureux. Il avait été heureux, fou amoureux, au point de croire au mariage, lui qui avait si peur de l'engagement. Mais il resta silencieux, ça ne lui ressemblait pas, il se taisait et elle reprit sa marche non sans une réflexion légère, comme si elle se souvenait qu'elle était trop saoule pour aborder des sujets difficiles. Il rit presque aussi légèrement qu'elle… Auraient-ils au moins droit à un second essai ? Quelques pas plus tard Léo attrapa cette main qui l'avait lâché et la força à ralentir la cadence de sa marche. Grace ? Tu es heureuse ? Aujourd'hui j'veux dire, ici ? Il était prêt à parier que non et ça le foutait en vrac.



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MessageSujet: Re: you don't own me (léace)   you don't own me (léace) EmptyDim 11 Aoû 2019 - 15:36

Son cœur ne battait plus au rythme du sien, brisé par le seul être pour qui il vibrait, effrayé de ne plus être ranimé. Coupable de son malheur, plutôt que dénouer les problèmes qui s'étaient immiscer dans leur relation, elle avait préféré couper le fil, mettant un terme à leur histoire. Elle avait laissé son âme s'évanouir dans la nuit et il s'était enfuit. Dans son regret, la fleuriste s'était imaginée un avenir qui ne vivrait que dans ses pensées. Grace maudissait son âme de s'être enivré de lui, d'en avoir fait l'unique personne qui réussissait à l'enflammer. Elle haïssait Léo d'avoir encré son cœur d'un amour qui ne s'effaçait pas, d'avoir fait que les autres n'étaient que fades comparé à lui. Son quotidien se résumait à apprendre à vivre avec le manque qu'il avait laissé. Grace savait que ça aurait été plus simple s'ils étaient rentrés ensemble, mais ils ne s'étaient pas promis la vie et son moral aurait sûrement entaché leur aventure avant de la détruite. Être là-bas l'avait fait renaître, être ici ne l'aurait qu'abattue. Peut-être n'étaient-ils pas destiné à être ensemble. Pourtant, s’ils ne leur restaient qu'une dernière nuit, elle espérait celle-ci éternelle. Ses rancœurs s'éclipsaient dans son état et ne restait de lui que l'homme qu'elle idolâtrait. Ses doigts harponnaient la main de son prisonnier qui acceptait le chemin qu'elle lui dictait plutôt que devenir son fugitif. Les pas des deux anciens amants brisaient le silence de la nuit qui s'était engouffré dans les ruelles qu'ils parcourraient. Elle cassait leur cadence, exposant la gêne qui travaillait son esprit depuis qu'il l'avait lancé comme une bombe détruisant sa confiance au passage. « Tu m'as dit que tu aurais voulu qu'on soit enfin heureux et tu me demandes si je doute ? Son rire teinté d'amertume s'opposait à la légèreté dont elle abordait le sujet. Grace était toujours blessée par ses paroles, mais l'alcool anesthésiait son mal lui permettant d'affronter la cause sans s'effondrer. Je n'ai toujours eu qu'une unique attente et c'était de t'avoir à mes côtés. » Il avait été sa lumière dans ce monde trop sombre et elle n'avait eu besoin que de ses yeux sur sa personne pour se sentir précieuse. Il avait excellé dans ce rôle, alors qu'elle avait contribué que si peu. La paume de sa main venait effleurer sa joue et ses yeux scintillants se noyaient dans l'océan qu'étaient ceux de Léo, mais le message qu'il souhaitait le transmettre s'anéantissait dans l'ivresse de Grace, qui ne voyait qu'une situation dans laquelle ils s'étaient trouvés, cédé à la tentation ferait d'elle une personne qu'elle ne voulait pas devenir. Elle se libéra de son emprise, reprenant une marche sans dire un mot de plus. Ils savaient tous deux, ce que l'autre pensait, ils se connaissaient trop pour faire semblant. Les réponses qu'ils attendaient étaient trop effrayantes. Grace n'était pas capable de déceler son propre bonheur, préférant cultiver ceux des autres, comme si sa vie ne comptait pas. « Léo ... Soufflait-elle, suppliant presque qu’il retire ce qu’il venait de balancer.  Tu es la seule raison qui me pousse à être malheureuse. Avouait-elle honteusement. J’ai un toit et une famille, c'est tout ce dont j'ai besoin pour l'être. J’ai juste toujours pensé que tu en ferais partie et … ce n’est pas le cas. Au fond de moi, je me dis que l'amour ne devrait pas prendre une grande place dans mon bonheur, mais pourquoi je n'arrive pas à te dire que je suis heureuse si je n'en ai pas besoin ? » La honte venait la prendre à la gorge, pour ne pas avoir à la confronter, elle continuait de claquer ses pieds sur le pavé de Bowen, cherchant du regard des indications qui pourraient l’approcher de chez-elle. Leur conversation prenait une tournure trop sérieuse et elle avait peur qu’il finisse par partir, une fois de plus. « On n’est plus très loin. »

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MessageSujet: Re: you don't own me (léace)   you don't own me (léace) EmptyMar 13 Aoû 2019 - 9:37

Doucement mais sûrement l’euphorie de ces retrouvailles inattendues retombait pour charger l’atmosphère d’une tension malsaine. Comme la dernière fois. Comme si à présent Grace et Léo étaient simplement incapables de se retrouver sans retomber dans leurs mauvais travers, comme s’il y avait tant de non-dits qu’ils n’arrivaient pas à avancer et enterrer le passé. Sûrement qu’il y avait un peu de ça, beaucoup de choses encore non avouées, de frustrations refoulées au cour de leur relation, qu’il leur était impossible de ne pas les ranimer aujourd’hui alors qu’ils avaient déjà commencé à tire sur le fil des aveux. Mais on pouvait surtout percevoir, dans ces deux amoureux trahis, dans la façon dont ils se regardaient, tout ce qu’ils n’arrivaient pas à ce dire. Tout le manque qu’ils avaient l’un de l’autre. Sans Grace, Emerson était un roc fragile qui faisait bonne figure, il avait appris à vivre avec ce manque, parce qu’en la laissant en Afrique il avait vraiment cru l’avoir perdue à jamais. Et maintenant qu’elle était de retour il devait se faire à l’idée qu’elle partageait à nouveau son air, que s’il voulait il pourrait la retrouver n’importe quand, Bowen n’était pas si grande, mais il se l’interdisait, pour tout un tas de raison, à cause de sa nouvelle amoureuse, à cause de sa fierté, à cause de la peur terrible qu’il avait de se retrouver face à elle et de perdre ses moyens, des conséquences que ça pourrait avoir. Ce soir c’était plus simple, l’alcool coulait dans ses veines, le rendant plus aventureux, plus bavard, moins craintif. Il osait soutenir son regard, se noyer dedans même, il osait apprécier le contact de sa main dans la sienne et même caresser l’envie de toucher davantage de sa peau. Néanmoins ils se faisaient du mal, même si heureux de s’être retrouvé au hasard de la pénombre des rues, ils rappelaient la douleur à leur bon souvenir. Grace était la plus forte à ce jeu, même ivre elle se rappelait les mots crachés avec rage d’un Léo en colère quelques jours plus tôt. Des mots qu’il ne pensait pas, du moins qu’elle avait mal interprété. C’était pas dans ce sens... Il lâcha un soupir las, encore devoir se justifier, tout mot était pris au pied de la lettre, c’était bien une femme, pas de doute sur ce point. C’était… on aurait juste pu rendre les choses plus simples, s’aimer enfin sans aucune ombre au tableau, j’avais envie d’y croire moi à ce moment là, au Bénin, quand je voyais ton sourire. Mais il n’était pas pour moi. Et faut croire qu’on n’est pas doués pour les choses simples. Comme ce soir en était la preuve, ils réglaient leurs compte mais étaient incapable de se passer de la présence de l’autre, de ce contact physique dont ils avaient besoin maintenant qu’ils l’avaient retrouvé. Léo l’écouta à son tour et ses mots lui firent mal, parce qu’elle n’avait toujours aimé que lui et même à ça, il avait échoué, à la garder près de lui malgré tout. C’est terrible de se rendre compte qu’on voulait la même chose et qu’on a été incapable de faire que ça marche. J’comprends pas où on a pu merder au point de se perdre autant. Ce fut là qu’elle conclut en s’excusant de ne jamais lui avoir donné ce qu’il voulait, ce à quoi Léo ne répondit pas, pas par la parole en tout cas, il se contenta de caresser sa joue, de plonger son regard dans le sien comme si les gestes pouvaient avoir plus de poids que les mots, pour qu’elle comprenne qu’elle se trompait. Ils reprirent rapidement leur course folle quand Grace choisi de fuir ce contact, avait-elle peur qu’il aille trop loin ? Léo ne comptait pourtant pas la toucher ce soir, c’était bien trop loin de son état d’esprit à ce moment là. On pensait leur discussion close mais il revint à la charge en lui demandant si elle était heureuse, aujourd’hui. Et l’aveux de la belle le brisa un peu plus. Si elle était malheureuse c’était parce qu’il n’était pas dans sa vie. Et lui, était-il heureux ? Il clamait que oui, il disait être amoureux, il osait depuis peu s’afficher avec Blanche et pourtant, était-il heureux ? Parce que là il aurait voulu prendre Darwin dans ses bras, pas pour l’embrasser, pas pour profiter d’elle, mais juste pour la serrer contre lui et qu’elle se sente bien, même quelques secondes, pour s’oublier, pour faire taire cette peine qu’il avait fait naître en elle et ça lui semblait être l'envie la plus naturelle. Mais une nouvelle fois elle s’échappait. Avant de lâcher qu’ils n’étaient plus très loin. T’es toujours sûre que j’ai interdiction de m’enfuir ? Sous entendu, était-elle vraiment certaine d’avoir envie qu’il la suive chez elle ? Lui n’avait aucune envie de la laisser filer pour cette nuit, au moins cette nuit, juste celle-là. Et puis il se rendait bien compte que plus ils avançaient plus les rues semblaient lugubres, mais où vivait-elle ? Il ne reconnaissait plus sa ville, c’était tellement éloigné des quartiers qu’il affectionnait habituellement.

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MessageSujet: Re: you don't own me (léace)   you don't own me (léace) EmptyVen 6 Sep 2019 - 23:31

Sa présence, sa tendresse et ses promesses avaient développé un sentiment brûlant, des émotions flamboyantes qu'elle avait laissées grandir. Pendant deux ans, son bonheur s'était résumé à lui, Léo. L'unique péché dont elle n'avait honte. Il avait sculpté son cœur à son image, gravé son nom sur chaque parcelle, son amour s'y était rependu ne laissant de place pour quelqu'un d'autre. Grace échappait à la solitude de ses soirs froids de son appartement vide pour sombrer dans une ivresse enflammait son corps dans les lieux où bouillonnaient des âmes qui s'empilaient qui lui faisait oublier les rires qui réchauffaient, autre fois, les pièces d'une maison qu'ils partageaient à deux. Apprendre qu'il n'avait pas été heureux à ses côtés l'avait détruite. Et s'il avait raison ? S'il y avait eu plus de batailles que d'amour dans leur relation ? Peut-être qu'elle s'était bercée d'une illusion qui la déculpabilisait. Peut-être qu'elle n'avait jamais su combler l'homme qu'elle aimait. Une phrase suffisait pour effacer ses craintes. Elle savait. Ses disputes étaient l'œuvre de ses caprices, de ses interrogations, son manque de confiance en elle. Ses actes, sa perte et sa douleur avaient brisés l'harmonie qu'ils avaient orchestrés, maintenant, seul le son de son cœur souffrant jouait d'une mélodie mélancolique. Spectacle qui se reflétait dans ses yeux vitreux posés sur son ancien amant, seul un sourire déchiré se dessinait sur son visage désolé. « Tu étais dans tous mes sourires. Ses regards la rendait forte, fière. Sans ses yeux, elle se sentait ignorante, impuissante. Et tu as cessé d'y croire ... » Concluait-elle. Un souffle s'échappait, proche d'être un reproche, il s'accordait un avenir où sa présence était prohibée. Il avait trouvé de l'amour dans le cœur d'une autre. Sa personne semblable à un rêve inaccessible, savoir qu'elle ne pourrait jamais regagner son âme la torturait. Des lunes que ses yeux étaient rougis par les pleurs et les liqueurs. « Tu es certain ? Tu ne sais pas à partir de quand ça à commencer ? » Un seul événement avait suffit à l'australienne pour s'offrir une descente dans les abysses, goûter aux saveurs de l'enfer. Plutôt que s'ouvrir aux autres, elle s'était enfermée dans une folie contre son Seigneur, le maudissait d'avoir accueilli à ses côtés, un être qu'elle aurait souhaité rencontrer, choyer. Elle avait pansé ses plaies dans les paysages sauvages de terre écrasées, où ses chagrins semblaient insignifiants. « Tu te dégonfles ? Tu dois remplacer la personne que tu as mis au sol, je te rappelle ! » Lançait-elle dans un rire qui balayait le climat dangereux dans lequel ils avaient accidentellement mis pieds. Quelques pas suffisait aux deux ex-amants pour rejoindre un immeuble aux murs tatoués de graffitis, de sa main, elle poussait une porte grinçante qui donnait sur un hall aux lumières grésillantes. Ils montaient les escaliers froids, avant de rejoindre son entrée où les traces de différentes tentatives d'effractions crânaient. Elle peinait à passer les clés dans sa serrure, avant d'ouvrir et offrir à Léo, la vue d'un appartement vide manquant de meubles. Un siège qui avait pris les formes de son corps frêle, une table où juchait un bouquin accompagnait une cuisine minimaliste. Grace ne manquait pas de moyens, elle manquait d'envie, de temps. La fleuriste se tournait vers le photographe. « Tu veux entrer ? Je crois qu'il me reste de quoi boire à l'intérieur ... » Elle retardait un départ qui débuterait une nuit d'angoisse résultant de ses derniers jours éprouvants et apeurants.

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MessageSujet: Re: you don't own me (léace)   you don't own me (léace) EmptyMar 10 Sep 2019 - 22:56

L'unique péché dont elle n'avait pas honte. Si Léo savait il serait sûrement fier qu'elle le voit ainsi. Parce qu'il pensait, à tort, être une aberration pour la sainte, une erreur dans son parcours sans fautes, ou presque. Même la drogue elle n'avait pas arrêté alors qu'elle semblait avoir eu tant honte d'eux, de leur histoire, de cet amour qui les avait dépassé. Emerson se trompait, mais ça il l'ignorais, tout comme elle se trompait sur lui en pensant qu'il était facilement passé à autre chose. Il semblait qu'ils n'arrivaient jamais à se comprendre, à se rejoindre tellement ils étaient différents. Seuls les sentiments restaient les mêmes, la sensation d'injustice, le manque, la peine qu’ils s’infligeaient, ensemble et encore plus lorsqu’ils étaient séparés. Et puis cette foutue attirance qui n’en finissait pas de les rapprocher même après des mois, des années, cette évidence, s’il fallait la définir. Léo, habituellement l’éternel optimiste, celui qui croyait en l’amour plus que beaucoup d’autres, il avait pourtant une vision assez clair et peu flatteuse de leur histoire. Il n’avait jamais cessé d’y croire, mais il était conscient qu’en la regardant dans sa globalité ils s’étaient fait plus de mal que de bien. Ce n’était pas pour ça que si une chance lui était donné de revenir en arrière il recommencerait tout, juste pour les bons moments, juste pour l’avoir dans ses bras au moins une fois et pour ses sourires dans lesquels elle assurait qu’il était, à l’époque. Il esquissa un sourire triste en comprenant la question de Grace. Alors pour elle tout avait changé à cause de la perte de leur bébé. Mais pour lui ce n’était pas aussi simple, leur couple était dysfonctionnel bien avant ça, ils s’étaient déjà quitté et retrouvé plusieurs fois, ils s’étaient déjà déchirés sur plusieurs sujets. Et même si ce bébé providentiel, un enfant de l’amour qui aurait voulu triompher envers et contre tout, avait réussi à les ressouder à nouveau, il avait surtout fait plus de mal que de bien lorsqu’elle l’avait perdu. Il avait donné un espoir à ces deux amoureux pour le leur arracher aussi violement que cruellement. Le coeur qui battait trop vite, qui se déchirait un peu plus, il préféra ne pas répondre, il passait son tour pour cette fois, de toute façon ils n’étaient jamais d’accord. Continuant leur chemin dans les ruelles sombres de la ville, Léo eut soudainement un doute sur sa légitimité à suivre son ex aveuglément, serait-ce vraiment une bonne idée qu’il continue la soirée avec elle alors qu’elle semblait si fragile en sa présence ? Mais une nouvelle fois Grace laissa s’échapper un rire presque enfantin et une phrase pleine de légèreté qui contrastait avec son discours bien plus triste d’avant. Et comme s’il se rappelait soudainement que trop d’alcool coulait dans ses veines, Léo la suivit en lui souriant. Et qu’est ce que tu comptais faire avec cet homme ? Il ne réalisa l’énormité de sa question qu’après l’avoir posée, en imaginant déjà les sales pattes de cet inconnu posé sur elle. Baissant les yeux pour ne pas qu’elle voit comme il était gêné, il ne les releva que lorsqu’il entendit une porte grincer. Fronçant les sourcils il comprit que ce n’était pas une blague, pas un raccourci ou autre, chose, Darwin vivait bien ici, dans ce quartier glauque au murs décrépits, dans un immeuble qui sentait l’humidité et dont l’état de dégradation le laissa songeur sur la sécurité de son ex même enfermée chez elle à double tours. Fort heureusement l’intérieur de son appartement était propre, la décoration semblait somme toute minimaliste, pour ne pas dire dépouillée mais il se dégageait une odeur douce qu’il reconnu lorsqu’elle ouvrit la porte. Il sourit alors qu’elle lui proposait maladroitement d’entrer. Se gardant de lui demander si c’était ainsi qu’elle pensait faire entrer l’autre homme chez elle, s’aurait été carrément déplacé voir même rustre. Mais il était jaloux, elle le savait. Je te suis. A quoi bon chercher de grandes phrases ou des excuses pour se faire désirer, il avait envie d’entrer et visiblement elle ne voulait pas finir la soirée seule.

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