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 sur la buée des fenêtres, le vestige de tes lèvres (judas)

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Noa Blackwell
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adm f
MessageSujet: sur la buée des fenêtres, le vestige de tes lèvres (judas)   sur la buée des fenêtres, le vestige de tes lèvres (judas) EmptyMar 30 Juil 2019 - 15:26

Les mains dans les poches de ce pull trop large pour toi, volé à la dernière personne chez qui tu as dormi, tu marches sans savoir où aller, la capuche cachant une partie de ton visage. Il est déjà tard alors tu erres à la recherche d’un endroit où dormir. En ce moment, tu ne parviens pas à trouver un emploi fixe. A chaque fois, ils se servent de toi l’espace de quelques jours pour te remercier une fois le travail terminé. Cette irrégularité dans ta vie t’empêche de prendre à nouveau un appartement et à cause des températures qui diminuent, tu commences à en avoir marre de cette vie. Heureusement que tu vis en Australie et pas au Canada sinon, tu serais sans doute déjà morte couchée sur un banc, complètement gelée, en pleine nuit. Perdue dans tes pensées, tu percutes de plein fouet quelqu’un et manques de te retrouver les fesses clouées au sol. Tu te rattrapes de justesse au bras de l’homme en question, sentant déjà une multitude d’insultes prêtes à s’échapper de tes lèvres. « Tu peux pas faire attention ? » Demandes-tu en relevant la tête vers lui, ta capuche ne cachant plus du tout ton visage à cause de l’impact. Quand tes yeux se posent sur les siens, ils s’écarquillent légèrement de surprise. Il ne te faut pas plus de quelques secondes pour comprendre qui se trouve en face de toi. Tu te détournes rapidement, prenant tes jambes à ton cou, décidée d’ignorer ce fantôme de ton passé. Sûrement aussi surpris que toi, Judas ne te suit pas immédiatement mais rapidement, tu entends ses pas rejoindre les tiens. Tu soupires, ne prenant même pas la peine de te retourner avant de crier : « Casse-toi, Judas, fous-moi la paix. » Tu continues ta route mais tu sais qu’il ne t’écoutera probablement pas. Alors après un moment, quand ses pas, derrière toi, ne s’arrêtent pas, tu te retournes, le visage crispé par la colère. « Quoi ?! » Demandes-tu sèchement. Toute cette colère que tu retiens depuis des années maintenant dirige tes mots, tes gestes et ton attitude. S’il s’attendait à ce que tu lui sautes dans les bras, c’est raté.

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Judas Kirke
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bowenien
MessageSujet: Re: sur la buée des fenêtres, le vestige de tes lèvres (judas)   sur la buée des fenêtres, le vestige de tes lèvres (judas) EmptyMar 30 Juil 2019 - 16:22

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Tête baissée, regard rivé sur son téléphone alors qu'une cigarette se consume au bout de ses lèvres, il marche. Halsey l'attend à la maison, Edgar refuse de s'endormir sans que son père lui ait servi son verre de lait et lu son histoire. Sa mère a fait de son mieux pour le coucher, mais le petit avait du mal à calmer ses caprices. Alors, malgré le fait qu'il s'amuse avec ses potes, Judas a accepté de rentrer aussi tôt que possible, pour que tout le monde puisse dormir tranquillement. Au pire, il retournera en ville après. En attendant, il marche vite, le dos de sa veste sur laquelle des tas de motifs anarchistes sont accrochés brille sous la lumière des lampadaires avant de se retrouver dans le noir la seconde d'après et ce, sur un schéma à l'infini. Sauf qu'il finit par percuter quelqu'un, à force de pas regarder où il marche, et ce quelqu'un est si petit à côté de lui qu'il se jurerait de l'avoir fait tomber. Au départ, il fait pas attention, il lui jette juste un œil alors qu'elle s'accroche à lui pour se retenir, avant de jurer. « Désolé, j't'avais pas vu. » qu'il lâche, avant que sa mémoire ne s'active et que cette voix lui rappelle quelque chose. Il range son téléphone, la regarde d'un peu plus près alors qu'elle a plus sa capuche pour se cacher. Mais elle l'a reconnu aussi, et comme s'il était un psychopathe, elle se retourne pour s'enfuir. Judas pousse un soupir, il sait que ça sert à rien de gueuler. Alors il se met à la suivre, il sait pas pourquoi mais il le fait. Il lève les yeux au ciel, un petit sourire amusé au coin des lippes en l'entendant crier. Au moins une chose qui a pas changé. « J'prends la même route que toi pour rentrer. » Il répond calmement, comme le pauvre con qu'il est, usant une fois de plus du mensonge. Et elle finit par s'arrêter et lui faire face, alors il fait pareil pour éviter de lui foncer dedans une seconde fois. Et c'est que là, quand il croise vraiment son regard furieux qu'il se souvient. Il avait gâché leur histoire pour si peu, elle avait mille et une raisons d'avoir envie de le taper. Et y'a cette allure chez elle, et ce sweat qui est certainement pas à elle qu'il remarque aussitôt. Elle a pas l'air de s'en être sorti comme lui, et ça lui fait de la peine. Laissant tomber sa cigarette par terre avant de l'écraser du bout du pied, Judas hausse les épaules d'un air nonchalant. « Tu vas ameuter tous les chiens du quartier, calme-toi. » ça remue quand même quelque chose au fond de lui de la revoir. Il l'aimait bien, au fond, il avait aimé lui faire découvrir ce qu'était vraiment la vie. « T'as pas changé, Noa. J'veux juste m'assurer que ça va, toi. » Et puis, y'avait cet instinct protecteur à la con qui lui disait de rester avec elle, parce qu'on sait pas ce qu'il peut arriver en pleine nuit, alors que dans le fond, ça fait plus longtemps qu'elle semble perdue, contrairement à lui.

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MessageSujet: Re: sur la buée des fenêtres, le vestige de tes lèvres (judas)   sur la buée des fenêtres, le vestige de tes lèvres (judas) EmptyMer 31 Juil 2019 - 18:08

Tu soupires quand Judas t’affirme qu’il prend la même route que toi pour rentrer. Tu peines à y croire mais tu te dis qu’à un moment, il va bien finir par se lasser de cette petite course poursuite. Malheureusement, c’est toi qui t’en lasses la première et t’arrêtes net, te retournant pour lui faire face. Tes yeux traduisent ta colère et tu sais que ça n’échappera pas à Judas. Tu lui en veux d’être parti comme ça, pour construire une autre vie où tu n’as pas ta place. Il a été le premier mec à te faire connaître les plaisirs du sexe et pour ça, tu ne peux pas l’effacer de ta tête. Il a compté et tu sais qu’il comptera toujours mais aujourd’hui, alors qu’il est devant toi, figé, tu te sens trop en colère pour l’admettre. Tu t’en moques de réveiller toute la ville, même, tu n’es plus totalement maître de tes paroles à présent. C’est comme ça quand tu vrilles complètement et surtout quand tu te rends compte que tu as accordé ta confiance à n’importe qui. « Je vais bien. Tu peux repartir d’où tu viens et me reposer la question dans dix ans, ça va ? » Demandes-tu en soupirant, ta voix éprise de sarcasme. « De toute façon qu’est-ce que ça peut bien te foutre ? Ca fait bien longtemps que tu ne te soucies plus de moi. » Tu tentes de prendre un air détaché mais tu sais que ça sonne faux. Tout comme quand tu affirmes que tu vas bien. A ton apparence, on peut facilement comprendre que ça ne va pas si bien dans ta vie. Depuis que ton meilleur ami est mort, tout ton monde s’est écroulé et tu t’es laissée emporter par les ténèbres. Tu n’as plus rien pour te raccrocher à la vie, sauf ton art. Alors, tu laisses ta trace un peu partout en ville et c’est la seule chose capable de te mettre encore un peu de baume au cœur. Mais à part ça, non, ça ne va pas. Tu laisses ton regard se perdre dans celui de Judas l’espace d’une seconde et tu es forcée d’admettre que sa présence te fait quand même du bien. D’aussi loin que tu te souviennes, il a toujours eu une présence rassurante à tes yeux et ces quelques années passées loin de lui n’ont pas effacé ce sentiment… malheureusement ou heureusement, tu ne sais pas encore.

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MessageSujet: Re: sur la buée des fenêtres, le vestige de tes lèvres (judas)   sur la buée des fenêtres, le vestige de tes lèvres (judas) EmptyMer 31 Juil 2019 - 19:16

sur la buée des fenêtres, le vestige de tes lèvres
Dix ans. Ce détail le frappe d'un coup, comme si l'espace de quelques secondes, il ne l'avait retrouvé que quelques jours après être parti. C'était comme si on lui avait effacé la mémoire pour pas qu'il se souvienne de Noa. Sauf que cette amnésie, il l'avait provoquée lui-même, parce qu'il avait eu des regrets après être parti. Quand il avait vu les parents d'Halsey, et leur visage se décomposer en voyant un chien des rues débarquer chez eux, que sa fille connaissait depuis quelques mois à peine. Fille qui venait d'arriver à Bowen, qui plus est, et qui n'avait pas terminé ses études. Parfois, il se demande pourquoi ils l'ont pas foutu à la porte, puis il s'est rappelé qu'à eux aussi, il avait menti. Il avait dit que ses parents étaient morts, qu'il avait chopé un contrat au MacDo du coin alors que c'était faux. Il leur avait dit aussi qu'il aimait leur fille et qu'il se verrait pas vivre avec une autre. Dans le fond, il savait que c'était faux, qu'il avait d'autres envies, d'autres rêves, mais qu'il avait été un putain d'égoïste. Il avait préféré vivre sous un nid de mensonges, dans une fausse famille mais sous un toit, nourri et logé, plutôt que de rester à la rue et d'avoir peut-être la chance d'aimer une fille, cette fille même en face de lui. Juste un désolé, un au revoir et des explications bateau avant de tourner le dos et de jamais revenir. Il aurait pu mille fois revenir la voir, lui demander des nouvelles, mais il avait été lâche, et avait refermé son cœur sous prétexte que l'avenir serait plus radieux. « Si j'suis encore là dans dix ans, j'le ferais. » assure-t-il, ignorant s'il tiendrait assez longtemps. Parfois, il se dit que c'est un miracle que le poumon de Jonas continue à tenir alors qu'il fume comme un pompier et qu'il le ménage pas côté sport et bouffe. Et ce qu'elle dit après, ça lui fout un coup supplémentaire à son ego. Il lève les yeux au ciel, se mord la joue pour rester calme. Il aurait envoyé chier n'importe qui pour avoir osé lui dire une chose pareille. « Noa, s'il te plaît, me mens pas. » lance-t-il seulement, les sourcils froncés d'inquiétude face à la crise d'hystérie qu'elle est en train de lui faire. Dans un mouvement probablement un peu suicidaire, il s'approche d'un pas, tend la main vers elle. Il veut pas de conflits, il en a jamais voulu. « T'es encore à la rue ? T'as mangé ce soir ? » Ses inquiétudes sont sincères. Dans un élan de gentillesse, il sort son portefeuille, pour en sortir un billet, range le portefeuille dans sa poche arrière et s'avance vers elle pour prendre sa main dans la sienne, pour y glisser le billet. Il est pas riche, c'est sûrement le fond de ses économies à cause du chômage, mais il a envie de se racheter. Il a pas envie de la voir pourrir dans ces rues affreuses. Il a un peu grandi, dans sa tête, il voit les choses différemment. « J'te paie l'hôtel ou j'te laisse le canapé, si t'as besoin. » Il doit faire pitié comme ça, mais il s'en fout. Il a pas peur de s'attirer les foudres de la jeune femme, de s'en prendre une, ou qu'elle le repousse pour avoir osé toucher sa main comme si le temps n'avait pas coulé depuis. « J'ai été con de partir, mais j'veux t'aider. J'veux que tu t'en sortes. Et quand j'te vois dans cet état, j'ai l'impression que t'y arriveras pas. J'ferais pas la même erreur deux fois. » C'est pas forcément très agréable à entendre, mais il pose juste ce qu'il pense être les faits. Il a l'impression que cet échange ranime celui qu'il était quand il était plus jeune. Plus fou, plus inconscient, cet ado même qui ne se remettait pas du décès de son frère, et qui voulait prendre soin de Noa. Celui qui lui a franchir des étapes, mais pas inutilement puisqu'elle aussi, elle l'aidait malgré tout à surmonter les obstacles.

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MessageSujet: Re: sur la buée des fenêtres, le vestige de tes lèvres (judas)   sur la buée des fenêtres, le vestige de tes lèvres (judas) EmptyMer 31 Juil 2019 - 19:50

Si j'suis encore là dans dix ans, j'le ferais. Tu lèves les yeux au ciel, exaspérée. Même après tout ce temps et en colère, tu détestes entendre Judas parler de lui comme ça. Déjà à l'époque il ne faisait pas très attention à sa santé, tout comme toi d'ailleurs. Mais quand on vit dans la rue, ce n'est pas simple d'avoir une bonne hygiène de vie. C'est même presque impossible. D'ailleurs, c'est ce qui doit te trahir alors que tu affirmes à l'australien que tout va bien. Tout va bien... Tu ne sais pas depuis combien de temps tu n'as plus pu prononcer cette phrase, du moins, en la pensant. Cela fait un an, maintenant, que tout part en vrille. Un an que tu as perdu la seule personne qui comptait plus que tout, plus que le monde entier, à tes yeux. Un an que tu erres à travers la ville à la recherche de quelqu'un, de quelque chose, pour te maintenir debout. A quoi ça sert de dire la vérité à Judas ? De lui dire à quel point tu es perdue ? A rien, puisqu'aujourd'hui, il ne fait plus partie de ta vie. Alors c'est plus simple de lui mentir en prétendant que tout va bien mais ça ne fonctionne pas, il te connait encore trop bien malgré les années. Tu as un mouvement de recul quand il s'avance vers toi, tendant la main. « Ouais mais c'est provisoire, j'ai perdu mon appartement y'a une semaine parce que j'avais plus de boulot. » Tu passes une main dans tes cheveux en détournant les yeux, un peu honteuse de réapparaitre dans la vie de Judas de cette façon. A l'époque où vous vous êtes connus, tu n'étais pas à la rue enfin, pas totalement. Tu fuyais une maison qui n'était pas la tienne et il n'y avait que les bras de Judas pour te réconforter, pour apaiser ta colère. Alors quand il a disparu, quand il est parti pour une autre vie, tout t'est revenu en pleine face ; ta colère, ton sentiment d'abandon, ton sentiment de n'avoir ta place nul part. Tu omets volontairement de lui répondre à propos de la nourriture, n'ayant plus mangé depuis ce matin. Tu sais que ça va le mettre en rogne et tout ce que tu veux, là, tout de suite, c'est trouver un endroit où dormir et retrouver ta solitude. Enfin, c'est ce dont tu tentes de te convaincre. Tu fronces les sourcils en voyant le billet qu'il pose dans ta main. Tu secoues la tête, refusant d'accepter de l'argent de sa part. « J'veux pas de ton fric, t'auras qu'à l'utiliser pour faire un cadeau à ta copine. » Dis-tu avec un rictus aux lèvres. « Le canapé ? J'pense pas être la bienvenue chez toi. » Parce que tu crois savoir qu'il vit avec sa copine et leur enfant. C'est ce qu'un ami commun t'a raconté alors tu n'as aucune envie de mettre les pieds dans cette maison. « Pourquoi maintenant Judas ? Pourquoi tout d'un coup tu te prends pour un bon samaritain ? J'vais m'en sortir, ça va aller. » Dis-tu comme si tu essayais de te convaincre, toi aussi, que t'allais sortir de ce merdier dans lequel tu vis depuis des mois maintenant.

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MessageSujet: Re: sur la buée des fenêtres, le vestige de tes lèvres (judas)   sur la buée des fenêtres, le vestige de tes lèvres (judas) EmptyJeu 1 Aoû 2019 - 9:42

sur la buée des fenêtres, le vestige de tes lèvres
Quand il entendait ce genre d'histoires, Judas se disait que les propriétaires des appartements pourraient être plus cléments. Une semaine de plus ou de moins, qu'est-ce que ça changeait pour eux ? Ils n'étaient pas à plaindre, ils avaient du fric plein les poches parce qu'ils possédaient parfois plusieurs maisons, et donc, une entrée d'argent plus importante que certains, comme Noa et lui. Il aurait voulu qu'elle ait une situation stable, et il était certain qu'elle pouvait y arriver, même si cela prendrait du temps. Lui filer un coup de main, il voyait pas de mal à ça. Il veut donc faire le geste de lui donner de l'argent, de quoi manger, mais est particulièrement déçu de son comportement. Malgré tout, il dit rien, range le billet dans sa poche, se jurant de le lui faire accepter un peu plus tard. Parce que quand on est à la rue, on crache pas sur le fric, si quelqu'un nous tend la main, on accepte, parce qu'on est dans la merde et désespéré. Pas étonnant que certains perdent la tête, et se retrouvent schizo après seulement quelques mois, à agir comme ça. « J'lui fais des cadeaux tout l'année, un billet de plus ou de moins... » Oui, un billet ça changeait tout, comme le montant des courses par exemple, mais qu'est-ce que ça pouvait faire ? Il s'était fixé un petit quota pour éviter de foutre sa famille dans la merde, tout de même. Quota qu'il avait pas envie de respecter ce soir. En tout cas, il comprend Noa, même si ses mots le blessent profondément. Cette fois, il sait pas s'il va garder son calme très longtemps face à autant d'hostilité. Pour une fois qu'il voulait bien faire, bien agir et se faire pardonner, il comprenait que ça servait à rien. « Et pourquoi tu serais pas la bienvenue chez moi ? » demande-t-il, abandonnant l'idée d'avoir une réponse sincère. La jeune femme semblait avoir tellement de rancœur envers lui, et dès lors qu'elle évoquait Halsey, il comprenait d'où tout ça venait. Seulement, il ne pensait pas qu'après toutes ces années elle puisse encore lui en vouloir de l'avoir quittée. Est-ce que finalement elle avait fini par tomber amoureuse ? Il osait pas y croire. Poussant un soupir, il sortit une nouvelle cigarette de sa poche, l'allumant avant de la porter à ses lèvres, simple geste pour se détendre et pour trouver le courage qu'il n'avait pas. Difficile de porter ses couilles en toute circonstance, visiblement. « J'sais même pas pourquoi j'suis venu te parler. » ronchonne-t-il, vexé. « J'imagine que j'avais peut-être des explications à te donner, mais comme tu le dis, j'ai ma copine qui m'attend. » Il fait le geste des guillemets sur le mot "copine" avant de checker son téléphone portable. Elle s'inquiétait qu'il ne soit pas déjà rentré, alors il s'excusa et expliqua qu'il avait croisé quelqu'un sur la route, une vieille connaissance. « J'pourrais déjà être chez moi à border mon fils, tu vois, mais j'me suis arrêté pour te parler. Mais vu que tu veux pas m'écouter, j'te retiens pas. Puis si t'avais pas eu envie de me parler, tu serais déjà partie, non ? » Il redresse la tête pour la regarder, alors qu'il consume lentement sa clope, sourcil relevé. C'est vrai quoi, si elle avait pas envie de le voir, elle avait mille raisons de dégager de là en courant, et elle ne l'avait pas fait. Y'avait peut-être encore un peu d'espoir, finalement. « Si t'as envie de partir, vas-y, mais fais-moi au moins le plaisir d'accepter mon fric. » rajoute-t-il, fourrant à nouveau la main dans sa poche pour attraper ce billet qui fait débat, lui tendant à nouveau.

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MessageSujet: Re: sur la buée des fenêtres, le vestige de tes lèvres (judas)   sur la buée des fenêtres, le vestige de tes lèvres (judas) EmptyJeu 1 Aoû 2019 - 11:18

Sauf que les retards de paiement, tu les enchaines depuis des mois. Cela fait trop longtemps que tu jongles entre les petits boulots et parfois, tu dois choisir entre manger ou payer ton loyer. Te retrouver à la rue ne te fait pas peur mais c'était plus facile quand tu étais accompagnée, comme à l'époque où Judas t'offrait ses bras. Tu ne réponds rien quand il affirme faire des cadeaux toute l'année à sa copine, détournant simplement le regard. Tu n'es pas vraiment d'humeur à entendre à quel point c'est le parfait petit-ami. Un rire s'échappe de tes lèvres quand Judas te demande pourquoi tu ne serais pas la bienvenue chez lui. Cela te semble logique, tu n'y as tout simplement pas ta place. « C'est évident, Judas. » Réponds-tu en levant les yeux au ciel, croisant les bras contre ta poitrine. Tu es sur la défensive continuellement et davantage encore avec Judas. Il y a quelques moments d'accalmie mais la plupart du temps, tu en veux au monde entier. Tu as cette colère en toi qui te ronge et en ce moment, elle est littéralement dirigée sur l'australien même si ce n'est pas juste. Oui, il t'a blessée, oui, il t'a abandonnée mais ce n'est pas une raison pour passer tes nerfs sur lui. Pourtant, même si tu en prends conscience, c'est plus fort que toi. « Des explications ? » Demandes-tu en haussant un sourcil. « Et pourquoi tu mets des guillemets au mot copine, tu préfères petite-amie, meuf, femme ? » T'as un rictus au coin des lèvres parce que pour toi, c'est la seule explication possible. Quand Judas parle de son fils, tu ne peux pas t'empêcher de ressentir une légère culpabilité. Ton but, ce n'est pas de priver son fils de son père, au contraire. Tu ne jugeras jamais sa paternité parce que tu sais qu'il fait de son mieux pour être un bon père, tu le connais assez pour ça. « J'veux pas priver ton fils de son père. » Dis-tu, la voix un peu plus douce. En réalité, tu n'as pas envie de partir parce que la compagnie de Judas met un peu de couleurs dans ton monde bien trop sombre, bien trop noir. Son argent, tu t'en moques complètement, ce qui compte, là, c'est sa présence. « Si je prends ton argent, je veux qu'on partage. Viens manger avec moi enfin, si t'as le temps. » Il n'y a plus grand chose d'ouvert à cette heure-ci mais puisque tu n'as plus mangé depuis des heures, tu prendras tout ce qui vient. « J'ai envie d'entendre tes explications. » Ajoutes-tu en soupirant. En fait, t'en as plus qu'envie, tu en as besoin. Tu n'as accordé ta confiance qu'à peu de personnes dans ta vie, peut-être trois ou quatre maximum et Judas en fait partie. Tu veux comprendre pourquoi il l'a balayée d'une revers de la main en se tirant comme si ce que vous aviez partagé à l'époque n'avait pas d'importance.

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MessageSujet: Re: sur la buée des fenêtres, le vestige de tes lèvres (judas)   sur la buée des fenêtres, le vestige de tes lèvres (judas) EmptyJeu 1 Aoû 2019 - 14:59

sur la buée des fenêtres, le vestige de tes lèvres
Il s'étonne que Noa ne l'ait pas encore frappé, mais peut-être que ça viendra. Pour l'instant, elle tient ses distances, et c'est probablement mieux pour tous les deux, car il ignore ce qu'il se passerait si elle se décidait à franchir un pas elle aussi. « J'aurais plutôt dit compagne, par respect pour elle. » répond-t-il avec sarcasme, s'en voulant aussitôt car en insistant sur ce détail, il lui semble signer son arrêt de mort. Pauv' con, s'insurge-t-il lui-même dans ses pensées. Au moins une chose qui n'avait pas changé, il parlait avant de réfléchir. « Sa mère est avec lui, il se passera de son père encore un peu. » réplique-t-il, sur la défensive. Edgar ne dormira pas avant un bon moment, mais ce n'est pas grave, il comprendra. A presque dix ans, il est temps qu'il s'endorme seul. Et comme le dit Judas, il a envie de rester, de discuter avec Noa. Il refuse de quitter cette entrevue tant qu'il n'aura pas pris le temps de s'excuser correctement, et tant qu'ils n'auront pas mis les choses à plat. Parce qu'au fond, y'a les souvenirs qui reviennent, et il se rend compte que la présence de Noa a manqué à sa vie. Il avait beau avoir un toit, du boulot, une famille, il lui manquait son essentiel. Et quelques secondes plus tard, il semble avoir trouvé les bons mots, puisque Noa propose de partager, qu'ils passent un peu de temps ensemble. Même s'il ne le montre pas, le tatoué se sent soulagé, et lâche un petit sourire ravi. Partager la monnaie, comme au bon vieux temps. Il s'en souvenait comme si c'était hier. Tout ce qu'il pouvait gagner à la rue, ce qu'on pouvait lui donner, il n'avait jamais hésité une seconde à le partager avec elle, pour essayer de la voir sourire et qu'elle puisse manger à sa faim. Et puisqu'elle refusait qu'il se prive pour lui, faire moitié moitié avait été le parfait compris. L'idée d'aller manger quelque part avec elle, c'était avoir la possibilité de revivre ce genre de moments complices, de retrouver l'histoire qu'ils avaient commencé où elle s'était arrêtée. Mais en arrière plan, il ne peut pas oublié ce qu'il a fait, toutes les raisons qui l'ont poussé à aller de l'avant sans elle. Un mot de travers, et il sait qu'il se condamne immédiatement, provoquant tout sauf l'effet escompté. « Ouais, j'ai tout mon temps. » Il a pas faim, mais il s'en fout. Il a envie de passer du temps avec elle, de s'assurer qu'elle gâchera pas sa soirée on ne sait où, qu'il ne lui arrivera rien. S'il la laissait, il s'en voudrait de tout ce qu'il pourrait lui arriver. Il range alors tout ça, plus détendu désormais. Il a pas encore passé la plus grosse étape qui est celle des explications, mais c'est en bonne voie, il a encore de l'espoir. « J'ai vu un truc d'ouvert par là-bas. » dit-il en désignant du pouce la direction d'où il vient. Les rues encore éclairées s'alignent, quelques passants sont encore en train de tracer leur route, et quelques SDF traînent comme dans tous les quartiers de la ville. C'est pas le coin le plus sophistiqué de Bowen, mais c'est mieux que rien. Alors, lentement, il se remet en marche, cigarette au bout des lèvres. Il en tire une latte, puis tend la clope à Noa. « Tu fumes ? » demande-t-il, l'observant longuement. Ça lui faisait encore bizarre de la voir maintenant qu'elle était devenue une femme. « T'es toujours aussi petite, je t'avais dit que tu grandirais plus, t'as pas voulu me croire. » rajoute-t-il pour la taquiner, souriant comme un gamin avant de se mettre à rire. C'est nerveux surtout, et il sait qu'il risquerait de l'énerver à dire ça. Toutes les filles s'énervent quand on leur dit qu'elles sont petites.

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MessageSujet: Re: sur la buée des fenêtres, le vestige de tes lèvres (judas)   sur la buée des fenêtres, le vestige de tes lèvres (judas) EmptyJeu 1 Aoû 2019 - 17:00

« Ouais, appelle-la comme tu veux. » Tu lèves à nouveau les yeux au ciel comme tu l'as déjà trop fait depuis que Judas a fait son grand retour dans ta vie. Un retour que tu n'espérais plus vraiment, après toutes ces années. « Quel âge il a ? » Demandes-tu à propos de son fils, par curiosité. Tu veux savoir depuis combien de temps Judas a une vie bien rangée alors que la tienne s'écroule et tombe en miettes. Tu veux savoir depuis combien de temps il a tiré un trait sur toi parce que tu sais que les deux sont liés. C'est quand il a quitté ta vie qu'il a intégré son rôle de père. Alors tu peux aisément deviner quel âge a son fils mais tu veux l'entendre de sa bouche. Et peut-être que comme ça, l'australien prendra conscience de tout ce temps passé loin de toi. Tout ce temps perdu, gâché. Tout n'a pas été noir, pour toi, durant cette période, au contraire. Tu as eu des moments de bonheur à la fin du lycée et au début de l'université. Si tu n'avais pas perdu ton meilleur ami, tu aurais déjà terminé tes études de traduction et tu travaillerais sans doute dans une entreprise. Un emploi fixe, un appartement fixe, une vie plus stable. Mais non, la mort de ton meilleur ami a tout emporté, ta vie avec. Depuis, c'est un enchainement de galères et tu ne peux que te demander si avoir croisé Judas sur ta route est une bonne chose. Néanmoins, curieuse d'entendre ses explications, tu le suis jusqu'à un endroit où manger et alors que vous marchez, la tension devient... bizarre entre vous. Tu secoues la tête quand il te demande si tu fumes. C'est quelque chose qui ne t'a jamais vraiment attiré, la cigarette. Et de toute façon, tu n'as pas assez d'argent pour t'en acheter. « Mais toi tu ferais bien d'arrêter si dans dix ans tu veux encore être là pour m'emmerder. » Dis-tu en retenant un sourire. Tu lui donnes un coup de coude quand il te charrie sur ta taille et fait allusion au passé. C'est bon d'entendre ces souvenirs et en même temps, c'est douloureux. Douloureux de voir tout ce que vous avez perdu. Tout ce qui a disparu en même temps que Judas. « J'préfère être petite qu'être une grande perche dans ton genre. » Rétorques-tu en levant à nouveau les yeux au ciel. « C'est là ? » Demandes-tu quand vous arrivez devant un établissement encore ouvert à cette heure-ci. Une fois que Judas te le confirme, tu entres et t'installes à une table, juste en face de l'australien. T'es bien décidée à entendre ses explications et tu ne vas pas le lâcher jusqu'à ce que tu les aies.

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MessageSujet: Re: sur la buée des fenêtres, le vestige de tes lèvres (judas)   sur la buée des fenêtres, le vestige de tes lèvres (judas) EmptyJeu 1 Aoû 2019 - 17:39

sur la buée des fenêtres, le vestige de tes lèvres
« Neuf ans. » Ça lui fout une claque de dire l'âge d'Edgar à voix haute. Parce que ça fait douze ans qu'il ment à tout le monde, douze ans qu'il vit sans son frère jumeau et avec cette putain de greffe alors qu'il aurait préféré être celui décédé dans l'accident. Douze ans qu'il se fait aussi passer pour son frère quand ça lui chante, et dix ans qu'il s'appelle Judas. Neuf ans qu'il a abandonné Noa. Neuf ans qu'il vit avec Halsey et qu'il élève un fils qui n'est pas le sien. Mais tout ça, Noa n'en sait rien. Bizarrement elle est l'une des rares personnes à qui il a pas envie de mentir. Il veut sa seconde chance, parce qu'il se dit qu'il a gâché assez de temps à courir à droite à gauche pour rien. Sauf que s'il avait pas fait tout ça, il sait pas si Noa aurait eu la même vie. Avec lui, ça aurait été certainement la merde, il aurait fini par déconner, c'est clair. Il avait pas pu prendre le risque qu'elle rencontre ces personnes qu'il appelle ses parents, parce qu'elle aurait su pourquoi. Oui, il a dit avoir des soucis de santé, surtout en ce qui concerne les poumons, sans jamais en dire plus. C'était son seul secret, qu'il avait muré dans son cœur et son esprit. « J'arrêterai plus tard. » C'était dans ses plans d'arrêter de fumer, c'est juste qu'il avait pas encore trouvé le moteur pour le faire. Lui fallait une raison fixe qui puisse le rendre sûr de lui et le forcer à se stopper. P't'être que ce qu'il attendait, c'est qu'un médecin lui dise que c'est trop tard, et encore, on avait tenté de le raisonner. Aujourd'hui, il sent qu'il est proche du but, il se sent un peu mieux quand il oublie une cigarette dans la journée. Faut juste y aller doucement, compenser par autre chose. Pourtant, il veut pas se focaliser sur tout ça. Lui, il se concentre sur le présent, et sur le passé aussi. Il se remémore les moments qu'ils ont passé ensemble, quand ils étaient à deux au fond du même trou. « La grande perche est plutôt pratique pour servir de coupe-vent en hiver. » Rétorque-t-il, souvenir de leurs corps enroulés sous les couvertures gracieusement offertes par les passants pour essayer de survivre aux plus rudes nuits. « Ici-même. » lance-t-il quand ils arrivent, jetant sa cigarette pour éviter de mettre le feu à la bâtisse. Il la laisse s'installer et se dirige vers le petit cuistot rivé sur sa télé. Il commande les sandwichs chauds, comme à l'époque, puis revient s'asseoir à la même table que la jeune femme, s'efforçant à ranger ses jambes pour ne pas la gêner. Être grand était chiant au possible, parfois, même si ça provoquait les rencontres et les rapprochements involontaires. Quelques secondes, son regard se pose sur elle, la dévisage dans cette lumière nouvelle qui révèle des angles de son visage qu'il connaissait déjà. Il aurait presque envie de tendre la main pour la passer sur sa joue pour la réconforter de son air contrarié. Ils avaient le temps de discuter un peu avant que leur repas soit prêt. Coudes posés sur la table, il finit par se remettre à parler. « Tu avais trouvé du boulot dans quoi ? » demande-t-il, profitant de ces quelques instants de répit pour noyer le poisson, et essayer d'en savoir plus sur elle, curieux de reconnaître la Noa qu'il avait connu plus jeune. Même s'il le disait pas, il était nostalgique de cette époque lointaine.

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MessageSujet: Re: sur la buée des fenêtres, le vestige de tes lèvres (judas)   sur la buée des fenêtres, le vestige de tes lèvres (judas) EmptyVen 2 Aoû 2019 - 11:51

Toi aussi, ça te fout une claque d'entendre l'âge de son fils mais certainement pas pour les mêmes raisons que Judas. De ton côté, tu ne peux t'empêcher de penser qu'il a évolué, qu'il a changé, qu'il a commencé à se bâtir un avenir quand toi, tu n'as absolument rien. Tu n'as même pas d'endroit où vivre alors toutes tes affaires sont éparpillées un peu partout chez des amis ce qui fait qu'elles ne t'appartiennent plus réellement. « Waw. » C'est tout ce que tu trouves à dire, ton regard perdu sur la rue qui se dessine derrière Judas. Si au début de votre rencontre, tu n'attendais qu'une chose, te barrer, maintenant les choses sont différentes. Maintenant, tu as envie d'entendre les explications de l'australien pour comprendre comment vous en êtes arrivés là tous les deux. « Tu fais ce que tu veux de toute façon, c'est toi qui te pourris la santé, pas moi. » Tu hausses les épaules comme si tu t'en moquais réellement. Comme si tu ne te souciais plus vraiment de ce qui pourrait lui arriver alors que c'est totalement faux. Quand Judas te taquine sur ta taille, tu ne peux t'empêcher de répliquer et de te moquer de lui, toi aussi. Ça a toujours été comme ça entre vous, dispute puis retrouvailles sur l'oreiller. Des moments qui resteront gravés dans ta mémoire à tout jamais, tu le sais. « C'est vrai. » Réponds-tu simplement parce que ça te fait mal de repenser à tous ces souvenirs. Surtout ceux où tu étais blottie dans les bras de l'australien. Arrivés devant le petit établissement, vous entrez et alors que tu prends une table, Judas se rend au comptoir pour commander à manger. Quand il revient, tu n'attends qu'une chose, qu'il t'explique pourquoi il est parti comme un lâche mais il ne le fait pas. Tu t'appuies contre le fond de ton siège comme si tu cherchais à mettre de la distance entre vous. Tu as besoin de cette distance pour avoir les idées claires parce que tu sais que, quand il pose le regard sur toi comme il le fait à cet instant précis, tu pourrais flancher à tout moment. « Un peu de tout. J'ai pris ce qui s'offrait à moi. La restauration rapide, le service dans un bar et même assistante chez une fleuriste. » Ce dernier boulot était plutôt sympa. Malheureusement, ton contrat n'a pas été prolongé. « Et toi ? » Demandes-tu. En prenant conscience de la banalité de votre échange, tu ne peux t'empêcher un sourire sarcastique d'apparaître sur tes lèvres. T'as envie de lui sortir une remarque bien piquante mais à la place, tu soupires, et demandes calmement : « Est-ce qu'on va échanger des banalités tout le temps ou tu vas te décider à me dire pourquoi t'es parti comme un connard et pourquoi tu veux réapparaitre dans ma vie ? » Parce que, s'il est là, tu imagines qu'il a peut-être envie de retrouver un semblant de place dans ton quotidien. Ce ne sera plus jamais comme avant, tu le sais, parce que la vie de Judas a radicalement changé. Pourtant, tu n'imagines pas une relation complètement platonique avec lui, tu détestes même cette idée même après toutes ces années.

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MessageSujet: Re: sur la buée des fenêtres, le vestige de tes lèvres (judas)   sur la buée des fenêtres, le vestige de tes lèvres (judas) EmptyVen 2 Aoû 2019 - 12:50

sur la buée des fenêtres, le vestige de tes lèvres
Au moins, elle ne disait pas avoir tenté la prostitution, ou alors, elle le cachait volontairement pour ne pas qu'il puisse s'offusquer. Il ne supporterait pas de savoir que de vendre son corps était la dernière chose qu'elle pouvait faire pour gagner un peu d'argent. Certes, lui aussi avait abusé de la gentillesse des gens et avait séduit juste pour avoir un toit pour la nuit, mais il n'avait jamais été jusqu'à se faire payer pour autant. Et puis le deal aussi, mais ça, il n'en était pas vraiment fier et avait tendance à le taire pour éviter les ennuis. Il avait failli se faire gauler une fois, mais par chance, c'est un de ses larbins qui avait fini au trou. « Oh, c'est cool, fleuriste. » commente-t-il, l'imaginant très bien dans ce genre d'environnement qui ne pourrait que sublimer davantage sa beauté naturelle. « J'ai fait un peu de service aussi, j'ai travaillé en supermarché et aussi dans les écoles. Maintenant je suis au chômage. » énonce-t-il, évitant soigneusement de parler des activités illégales qui l'avaient aidé à gagner un bonus quand c'était nécessaire. Et il fait l'erreur de plus rien dire après, ce qui permet à Noa de revenir sur la raison pour laquelle ils sont là. Nerveusement, il rit à l'appellation de "connard", car il avait jamais estimé en être un, mais ça, c'est sûrement pour se donner un peu plus de force face au regard des autres et ne pas avoir l'ego trop blessé. Parce qu'au fond, il en est un, à être parti sans rien dire, à coucher avec des cœurs vagabonds, à briser des couples aussi. « J'aurais jamais cru que je te laisserais me traiter de connard. » lance-t-il alors que le cuistot vient déposer le plateau et les sandwichs chauds devant eux, ainsi que les sodas qu'il avait commandé au passage. Judas attend que cet homme part pour ouvrir la boîte qui renferme les frites et déballer le plateau tranquillement. Toujours plus simple de fuir le regard de l'autre dans de telles circonstances. « Je t'ai jamais trompée avec Halsey. » se force-t-il à dire après une hésitation, comme si cette rumeur avait pu être lancée depuis longtemps. Parce qu'Hal était déjà enceinte quand il était partie avec elle, il s'était toujours senti coupable et savait que la courbe du temps pouvait porter à confusion. Lentement, il ose croiser le regard de Noa, commençant à grignoter une frite pour se donner du courage. « Y'a des trucs que je t'ai jamais dit. » soupire-t-il, alors qu'il sort quelque chose de la poche de son sweat : un petit porte-clés qui semble avoir bien vécu. Il y a les clés de sa maison accrochées depuis des années. Ce petit porte-clés, volé dans une boutique de chope-touristes à l'époque l'avait toujours suivi. Il savait pas si Noa se souvenait de ça. Il pose les clés sur la table, l'air songeur. « J'pensais qu'on s'en sortirait pas ensemble. » En fait, j'ai toujours pensé qu'on s'en sortirait ensemble et jamais chacun de notre côté, pense-t-il, en contradiction avec ses mots. Trop habitué à mentir, il arrive pas à s'en départir. « Et j'ai souvent entendu dire que le premier amour dure jamais. Et même si t'étais pas ma première, j'étais ton premier. Égoïstement, j'me suis dit que si j'te laissais un peu et que si tu te trouvais quelqu'un d'autre pour voir un peu si l'herbe est plus verte ailleurs... » Il a même pas la force de finir sa phrase, il se sent trop con. Soupirant, il décida de s'attaquer à son sandwich. « J'avais vraiment envie de revenir. Mais il s'est passé des trucs. » ajoute-t-il après avoir terminé sa bouchée, la regardant à nouveau pour essayer de déceler quelque chose au fond de ses yeux, quelque chose qui permettrait de le rassurer un minimum.

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MessageSujet: Re: sur la buée des fenêtres, le vestige de tes lèvres (judas)   sur la buée des fenêtres, le vestige de tes lèvres (judas) EmptyVen 2 Aoû 2019 - 14:16

« Oui c'était sympa d'avoir un travail où je pouvais laisser parler ma créativité. » Parce que dans le fond, tu as toujours voulu travailler dans l'art. Tu t'en foutais totalement de tes études de traduction, tout ce qui importait, c'était d'être avec ton meilleur ami à l'époque. Alors tu as laissé l'art de côté, enfin, tu l'as gardé comme un loisir. « Toujours les mêmes galères à ce que je vois. » Dis-tu en soupirant. Les gens qui ont un emploi fixe n'ont pas conscience de la chance qu'ils ont parce que, sans travail, c'est difficile de se construire un avenir. Mais contrairement à toi, Judas n'est pas seul donc n'a plus à vivre à la rue. Le mot connard t'a échappé mais il résume bien la colère que tu éprouves à l'égard de l'australien. Tu laisses trop souvent ta colère parler pour toi mais parfois, c'est utile. Comme ce soir quand tu veux faire comprendre à Judas que tu lui en veux. Puisqu'il te connait bien, ton regard doit suffire mais pour toi, ça ne suffit pas. Tu as envie qu'il entende à quel point il t'a blessée. « J'aurais jamais cru que tu m'abandonnerais. Tu vois, on a tous des surprises dans la vie. » Dis-tu en feignant un air détaché. Toi aussi, tu évites de le regarder quand les plateaux arrivent. Tu portes immédiatement une frite à tes lèvres, puis une autre et encore une autre. Tu fermes les yeux l'espace d'une seconde, savourant ton repas et prenant conscience à quel point ton ventre réclamait de la nourriture. Tu lèves la tête vers l'australien quand il reprend la parole, affirmant qu'il ne t'a jamais trompée avec Halsey, sa copine actuelle. Tu plisses les yeux sans détacher ton regard de Judas, comme si tu étudiais ses mots. T'as envie de le croire parce que s'il y a bien une chose qu'il n'a jamais fait, c'est te mentir. Enfin, c'est ce que tu croyais jusqu'à ce qu'il t'avoue ne pas t'avoir tout dit. « C'est difficile à croire... parce que le timing pousse à penser l'inverse. » Tes yeux se portent sur ce porte-clés que Judas tient dans ses mains et il ne faut pas plus de quelques secondes pour que le souvenir remonte à la surface. Tu ne peux t'empêcher de sourire en le regardant, l'air nostalgique. Mais tu ne dis rien, pas maintenant, parce que tu as besoin d'entendre la suite. Qu'est-ce qu'il ne t'a pas dit ? « Alors dis-les maintenant. » Dis-tu en l'implorant du regard. Si l'australien désire t'avoir à nouveau dans sa vie, c'est la seule solution parce que tu ne toléreras plus le mensonge, même celui par omission. « Ce que t'es en train de dire, c'est qu'on était trop toxique l'un pour l'autre ? » Tu ne peux t'empêcher d'être blessée en l'entendant dire des choses pareilles. Toi, au contraire, tu étais persuadée qu'à deux vous étiez plus forts. « Spoiler alert: l'herbe n'était pas plus verte ailleurs. » Réponds-tu, ta voix remplie de sarcasmes. « J'ai été heureuse pendant quelques années. T'es juste revenu au pire moment de ma vie. » C'est maintenant, alors que tu es au plus bas, que Judas fait à nouveau irruption. Et tu ne peux t'empêcher de te demander si ce n'est pas un signe pour vous prouver qu'à deux, vous pouvez toujours vous relever. « Oui, t'as eu un enfant. Et je te le reproche pas... mais ce n'était pas une raison pour te tirer de ma vie comme ça. » Tu soupires, baissant la tête. « T'étais ma lumière, ce qu'il y avait de plus beau dans ma vie. » Tu prononces ces quelques mots plus bas parce que c'est difficile pour toi de l'admettre après toutes ces années quand, lui, ne semble pas tenir autant à toi.

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bowenien
MessageSujet: Re: sur la buée des fenêtres, le vestige de tes lèvres (judas)   sur la buée des fenêtres, le vestige de tes lèvres (judas) EmptyVen 2 Aoû 2019 - 14:58

sur la buée des fenêtres, le vestige de tes lèvres
Il répond pas, il la regarde juste engloutir les frites une à une comme si elle n'avait pas mangé depuis trois jours. Réflexe qui le fait froncer les sourcils et qui l'inquiète sincèrement sur la santé fragile qu'elle pourrait avoir à cause de cette vie. Ce sweat trop large en cache peut-être plus qu'il ne veut bien l'imaginer. Et il a un pincement au cœur à ces mots. Si elle cherche à le faire culpabiliser, elle a réussi. Oui, le timing y fait penser, et non, il ne voulait pas dire qu'ils étaient toxiques l'un pour l'autre, mais il se justifie pas pour autant sur ça, il a pas envie qu'ils se disputent pour une phrase mal interprétée. « Tu te souviens de la fois où... Un vieux pote m'a appelé Jonas ? J't'ai dit que c'était comme ça que j'm'appelais avant d'être à la rue. » Le souvenir lui tort les boyaux, il a envie de vomir rien qu'en y repensant. Il avait menti avec tant de facilité, ce jour-là. Annoncer à son pote que son frère Bartosz était mort, qu'il était à la porte pour retrouver les idées, et qu'il avait plaqué sa copine de l'époque. Et tout ça en présence de Noa, qui apprenait les choses en même temps que son pote. Cruelle idée. « Jonas, c'était mon jumeau. Bartosz, ça a toujours été moi. » Une pointe de colère se fait sentir dans sa voix. Il s'en est jamais remis, il n'a jamais réussi à se faire à l'idée de vivre sans lui. Avec le temps, la douleur part pas du tout, pas quand on a ce genre de liens. « Bartosz est mort en même temps que Jonas. Et Judas n'a pu vivre que quand t'es arrivée. J'me suis fait longtemps passer pour mon frère parce que c'était lui le meilleur des deux. J'avais l'impression qu'il vivait encore quand j'faisais ça. » En quelque sorte, elle avait été sa première petite-amie sous cette nouvelle identité. Elle aussi avait beaucoup compté pour lui, et s'il ne l'avait pas croisée, il ne saurait pas qui il est aujourd'hui. « J'peux te dire un secret ? » Après avoir vulgairement écrasé une pauvre frite dans le ketchup et l'avoir portée à sa bouche, luttant contre la rage qui lui colle au ventre, il relève son regard pour le poser sur Noa. « J'vis dans le mensonge, Noa. Toi aussi, t'étais ma lumière. Quand j'suis parti, j'retombais dans le noir le plus total, pour découvrir une autre part de moi. Et même si ça m'faisait du bien, de trouver un équilibre dans ma vie et d'oublier toutes les couilles du passé, j'ai regretté tous les jours de pas avoir le courage de revenir à toi. J'avais honte de ce que j'avais fait et de ce que j'étais devenu, un putain de menteur et d'ignorant. Et de connard aussi, parce que j't'aimais vraiment beaucoup. » Silence gêné, il boit une gorgée de soda car sa gorge le brûle soudainement. « J'avais peur du jour où j'devrais tout avouer, aux autres, et à moi-même, peur de faire la lumière sur ce que j'ai vécu. » Putain qu'il se sent con, il arrive pas à cracher le morceau, c'est trop dur. Il est à deux doigts d'envoyer la table valser, à deux doigts d'exploser après avoir passé plus de dix ans de sa vie à contrôler chacune de ses émotions. Il veut pas qu'elle lui en veuille plus qu'aujourd'hui, il l'apprécie trop pour ça. Alors, lentement, il sort de son portefeuille une petite photo qu'il pose devant eux sur la table. Sur cette photo, le visage de Halsey, et de son fils Edgar. Ce petit fils, aussi brun que sa maman, mais dont la couleur des yeux et la forme du visage ne ressemble ni à son père Judas ni à sa mère quand on le regarde de plus près, mais ce n'étaient que deux petits détails parmi le reste. Quand il était bébé, c'était facile de justifier qu'il ne ressemble pas à un Kirke, mais au fil du temps, dès qu'il grandissait pour prendre les traits d'un inconnu, les gens commençaient à se poser des questions. « Regarde-les et dis-moi c'que tu vois. » Il avait toujours laissé les gens parler, las de se défendre sans arrêt. Jamais il n'avait pu prononcer ces mots : « C'est pas le mien, Noa. J'fais semblant, mais j'sais très bien que c'est pas mon fils. Et Halsey le sait aussi. » Les avouer enfin, c'était comme se planter un propre couteau dans le cœur, pour mettre fin à ses propres souffrances. Brusquement, dans un mouvement qu'il contrôle pas, il range la photo, le portefeuille, mais garde le porte-clés dans la main quelques secondes, le reposant sur la table comme si c'était le seul objet qui pouvait encore compter à ses yeux, reflet de ses rêves coupés trop court. « J'suis désolé. » Ajoute-t-il, la voix brisée. Pas trop son genre de s'excuser, mais là, il sait qu'il peut pas faire autrement. Tant pis s'il a l'air de tout sauf viril mais plutôt d'un gamin au bord des larmes. Y'a plus grand chose qui comptait, ces derniers temps, dans sa vie.

Codage par Libella sur Graphiorum

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I got death in my pocket and nothing but time
All these bones in the closet, in the back of my
mind I just leave 'em there, I don't even care, no
Holding up the flare, I could use a prayer, oh
I got death in my pocket, but I feel so alive

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MessageSujet: Re: sur la buée des fenêtres, le vestige de tes lèvres (judas)   sur la buée des fenêtres, le vestige de tes lèvres (judas) EmptyVen 2 Aoû 2019 - 17:23

Tu fronces les sourcils, signe que tu réfléchis pour tenter de faire le tri dans tes souvenirs. Pour tenter de retrouver celui dont Judas te parle. Après quelques secondes, tu hoches la tête. Tu te souviens de l'émotion que tu avais vue dans son regard à l'époque même s'il tentait de s'en cacher. Tu laisses l'australien poursuivre, même quand il t'avoue avoir menti sur son identité parce que tu sais bien que si tu l'interromps maintenant, ça va le freiner dans sa lancée et surtout, tu risques de t'énerver et dire des choses que tu ne penses pas. Et Judas n'a pu vivre que quand t'es arrivée. Cette simple phrase apaise un peu ta colère et t'oblige à te radoucir un peu. Cela n'efface pas son mensonge mais tu te rends compte que tu as peut-être eu un peu d'impact dans sa vie. « Pourquoi tu ne m'as pas dit tout ça plus tôt ? J'aurais compris, je t'aurais jamais jugé sur ça... » Dis-tu, soupirant doucement. Même aujourd'hui, tu es incapable de le juger parce que ça démontre toute la peine que ressent Judas depuis que son jumeau est mort. Tout ce vide qui gravite en lui. « Vas-y. » Tu ne trahirais jamais un de ses secrets même en colère, comme c'est le cas aujourd'hui. Tu sais qu'il ne se confie pas beaucoup, comme toi, alors tu ne te permettrais pas de salir ces moments de confidence. Jamais. Tu continues à manger quelques frites bien que les explications de Judas te tiennent captive et tu sens tout ton corps se détendre petit à petit, sans doute heureux d'être enfin un peu rempli.   Toi aussi, t'étais ma lumière. Tu ne peux pas décrire ce que tu ressens à cet instant précis alors que tu entends enfin ces quelques mots. Quand vous étiez ensemble, tu n'as jamais douté de l'affection que Judas te portait mais lorsqu'il est parti, tu as été forcée de tout remettre en question. Alors, apprendre après autant d'années qu'il regrette cette époque où c'était vous deux contre le reste du monde, ça te fait beaucoup de bien. C'est égoïste parce que tu sais qu'après ça pour Judas ça n'a été qu'un enchaînement de choix compliqués et de mensonges, mais c'est plus fort que toi. « Moi aussi je t'aimais vraiment beaucoup. T'étais à toi seul la famille que je n'avais jamais eue. » Parce que même si tu as ton père, des frères et des soeurs, ils n'ont jamais compté comme Judas a compté, lui. « J'ai attendu ces explications pendant des années, si tu savais. » Dis-tu en baissant la tête, reposant le sandwich chaud pour jouer avec tes mains. Mais est-ce qu'avoir ces explications, aujourd'hui, change quelque chose entre vous ? Tu ne peux pas dire que non ce serait te mentir à toi-même mais tu ne sais pas non plus ce que ça veut dire. Tu t'avances légèrement pour observer la photo qu'il te tend, fronçant les sourcils quand tu vois la copine de Judas et son fils. Est-ce qu'il cherche à te faire du mal, là ? « J'vois un petit garçon heureux. » Qui n'a absolument pas les yeux de Judas ni ses cheveux, d'ailleurs. Très vite, tu comprends où l'australien désire en venir. Tu relèves la tête vers lui, lisant sans difficultés toute l'émotion qui transparait dans son regard. Il souffre, c'est évident. Quand il s'excuse, tu attrapes sa main sans réfléchir et l'entoure des tiennes pour le rassurer, pour le consoler. « Comment c'est possible ? Depuis quand tu sais que tu n'es pas le père ? » Demandes-tu, ayant besoin de plus d'explications pour comprendre s'il savait depuis le début que ce n'était pas son fils.

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