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 it's positive, what's next (brookson)

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Brooke Oxley
Brooke Oxley
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grand kangou
MessageSujet: it's positive, what's next (brookson)   it's positive, what's next (brookson) EmptyVen 16 Aoû 2019 - 3:14

juin 2015, mi pueblo samaray hotel, bolivie
La clope entre les doigts, l'air frais de fin de soirée qui assaille ta peau presque nue, tes cheveux mouillés qui laissent des gouttelettes pleuvoir contre ton dos, le peignoir de l'hôtel contre ta peau, tu trembles. Tu pleures et tu trembles. T'arrives à rien. Même fumer ne te vient pas. Sur le balcon de votre chambre d'hôtel, tu fixes le vide dans l'espoir qu'il te donne des réponses à tes questions, mais, surtout, le courage qu'il te manque. Tes seins te font mal, de ta main libre, celle qui ne tient pas cette cigarette qui ne fait que brûler, trop lâche pour la porter à tes lèvres, trop coupable pour t'intoxiquer à cet instant, tu viens les masser en grimaçant. Putain que ça fait mal. Puis, ta main gravite vers ton estomac, ton coeur que tu sens au bord de tes lèvres en permanence depuis deux ou trois jours. Tu penses au tissu et le haut-le-coeur te revient sans crier gare. Et tu portes cette clope à tes lèvres, enfin, tu respires une grande bouffée, tant pis pour tes poumons, tant pis pour les siens, tes perdue et t'as besoin de retrouver ton centre d'attraction, de retrouver ton équilibre, celui qui t'appartient, qui est propre à toi, putain, et pas cette vie dont tu ne veux pas. Ta vie, cette vie, elle est gâchée. Ton règne l'est, aussi. Tout est terminé. Le tissu, tu dois lui faire tes adieux. Du moins, jusqu'à ce que tu aies fait l'opération fatidique. T'façon, y'a aucune chance que tes patrons te laissent continuer ainsi, s'ils viennent à savoir la vérité. Déjà que ce soir, t'étais à la limite de ta forme, beaucoup moins souriante dans tes vrilles, beaucoup moins stable dans tes déroulés. C'est que le mal de coeur, il revient vite, quand tu fais aller ton corps comme ça dans les airs, même si Jackson le tient solidement, même si t'as confiance, t'as la nausée. La putain de nausée qui ne te lâche pas une seule seconde, qui ne veut pas te redonner ta liberté. Tu peux pas l'avoir, ta liberté, quand au fond de toi y'a quelque chose qui pousse, quelque chose qui naît. Quelque chose dont tes la seule à savoir. Après le show, on avait suggéré un verre, ou deux. T'as refusé. C'est tellement pas ton genre. Mais, tu peux pas le cacher, t'as pas le coeur à ça. T'es blême, complètement sans couleur. Mais t'as pas interdit à Jackson d'y aller. Vous partagez la même chambre, il se sent fort probablement responsable de rentrer avec toi, mais toi, tu veux qu'il profite. Puis, ça te donnera l'occasion de vérifier tes petits trucs, de t'assurer que ton impression, elle est fausse. Alors, il est allé. Il est sorti. Et toi, t'es rentrée, en passant par la pharmacie. En laissant quelques bolivianos derrière ton passage pour un test que tu as fait dès que tes pieds regagneront la chambre. Positif. C'était positif. Alors, sur le balcon, tu paniques un peu, la fumée qui t'enveloppe comme doux réconfort, jusqu'à ce que tu entendes la porte de la chambre, la clé qui bip et qui le laisse entrer, Jackson, vers les trois ou quatre heures du matin. Tu dors pas, incapable, t'attendais qu'il arrive, qu'il te sert dans ses bras, même s'il en avait embrassé un autre ce soir. Tu t'en fiches, c'est pas comme ça avec lui, puis si vous partagez la même chambre, c'est parce que le budget est limité et que, inévitablement, vous vous retrouvez trop souvent dans les draps de l'autre, ça vaut la peine de sauver des dépenses. Tu lances le bout de cigarette restant par terre, le laisses s'éteindre et entres dans la chambre, les yeux rougis, le coeur serré. C'était bien, la soirée ?, lui demandes-tu, un sourire forcé. J'suis désolée, c'était pas ma meilleure performance. Demain ça ira mieux. Je te ferai briller. Parce que quand l'un échoue, dans votre duo, c'est sur les deux que cela a des répercussions. Tu t'assois sur le lit king de la chambre, laisses tes jambes retrouver les draps, formant une position de tailleurs, puis tu poses de doux yeux sur ton partenaire. Raconte-moi tout, Jacks. Alors, qui t'as pécho ce soir ?, parce que c'était ça, votre relation. Tantôt vous baisiez, tantôt vous parliez des conquêtes de l'autre, sans accros, sans jalousie. Tant que vous reveniez l'un vers l'autre, dans les draps et sur scène.



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i won't let them break me down to dust, i know that there's a place for us, for we are glorious. when the sharpest words wanna cut me down gonna send a flood, gonna drown them out. i am brave, i am bruised, i am who i'm meant to be, this is me. look out 'cause here i come and i'm marching on to the beat i drum. i'm not scared to be seen, i make no apologies, this is me
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Jackson Lewis-Reyes
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Feuille de personnage
» anecdotes: c'est un piètre conducteur, il a été recalé quatre fois lors de ses examens de conduite mais à la cinquième tentative, grâce à des circonstances miraculeuses, il a enfin réussi à obtenir son permis ; il n'en demeure pas moins qu'il est un danger sur la route ‹ il n'a pas bu d'alcool depuis des années, sa forme physique étant centrale pour sa carrière d'acrobate ‹ c'est un véritable cat lover, il n'en a actuellement que deux, Pebble et Apricat, mais il en accueillerait bien plus s'il le pouvait, malheureusement la vie sur la route ne lui permettait jusqu'alors pas d'avoir plus que ces deux compagnons ‹ s'il est un acrobate hors-pair, certaines autres disciplines du cirque lui échappent totalement ; par exemple, il est tout simplement incapable de jongler ‹ il adore jouer aux mannequins et si vous avez le malheur de vous trouver avec lui dans un bel endroit, il vous demandera certainement de prendre des photos de lui - et il ne sera satisfait qu'au bout d'une vingtaine de minutes et d'une centaine de clichés ‹ ayant rejoint le monde du cirque à ses quinze ans, il n'a pas le souvenir de quoi que ce soit d'autre que la vie sur la route, ce qui occasionne chez lui quelques difficultés d'attachement ‹ il a beaucoup de mal à gérer son budget, il dépense beaucoup trop et mène un mode de vie au-dessus de ses moyens ‹ il déteste lire, sauf pour ce qui est des bandes-dessinées ; il en avait d'ailleurs une collection lorsqu'il était jeune, mais il l'a laissée chez ses parents ‹ il est arrivé à Bowen avec ses chats et une seule boîte contenant sa vie, soit quelques souvenirs sentimentaux ‹ il a des accès de colère, il a du mal à gérer cette violence qui se crée parfois en lui et qu'il extériorise avec brutalité par moments, même contre ceux qu'il aime ‹ il est obsessif-compulsif dès qu'il est question de propreté, si quelque chose traîne il le ramassera même si ce n'est pas à lui ‹ il rêve secrètement de fonder son propre cirque mais il sait que c'est de la folie relevant de l'impossible
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MessageSujet: Re: it's positive, what's next (brookson)   it's positive, what's next (brookson) EmptyDim 1 Sep 2019 - 1:44

Ça fait quatre ans de tout ça. Quatre ans que vous étiez allés en Bolivie, avec Cirkaös, pour offrir des merveilles époustouflantes aux habitants d’Amérique du Sud. C’était la première fois que vous alliez sur ce continent, vous y seriez pendant plusieurs mois encore, le temps de traverser ses nombreux pays. La chaleur était ton nouvel environnement, après des mois passés en Europe. Des mois qui se transformaient bien souvent en années, tu ne comptais même plus. Ce soir-là, après un spectacle grandiose dans la ville de Sucre, ton chemin s’était séparé de celui de ta partenaire de tissu. T’avais aucune idée que ça deviendrait une habitude, dans quelques années. En ce moment, Brooke et toi, vous étiez inséparables. Autant dans les airs que sur la terre ferme, d’ailleurs. Les seules fois où tu la laissais aller, c’était pour lui donner cet élan qu’il lui manquait pour tournoyer autour de la scène ovale, avant de la retrouver, de l’enlacer comme vous enlaciez vos tissus. Mais ce soir, Brooke avait décidé de rentrer à la chambre d’hôtel que vous partagiez pour quelques semaines plutôt que de venir avec le reste de la troupe pour prendre un verre. Toi, tu ne buvais pas, jamais, pas quand t’étais en tournée et t’étais en tournée depuis que t’étais tellement jeune. Mais t’aimais l’ambiance des bars, t’aimais les rires incontrôlés des autres, t’aimais le bruit du liquide versé dans les verres. Normalement, tu ne rentrais jamais bien tard, mais cette nuit tu avais eu l’étrange impression que Brooke avait eu besoin d’un peu de temps seule. Tu le sentais depuis un moment, faut dire. Elle était différente, dans ses mouvements comme dans ses regards. Alors si ce soir, elle avait décidé de ne pas vous suivre, c’était sans doute pour se retrouver avec elle-même. Tu pouvais au moins lui offrir ces quelques heures de répit. Avec Cirkaös, c’était plutôt difficile d’avoir des moments seuls. Tu pouvais comprendre. Alors, très tard, ou plutôt très tôt, tu glissas ta carte dans la fente électronique de la porte de votre chambre et tu tournas la poignée, dans un essai de silence. Brooke était dehors, perchée sur le balcon, les cheveux mouillés et toujours en peignoir. Tu ouvris la lampe de la table de chevet, pour que vous soyez autre chose que deux silhouettes perdues dans le noir. « C’était bien. Y’avait plus grand monde, là. Juste Gio’ et Al’ qui philosophaient avec trois boliviens. Il était temps de rentrer. » T’esquissas un sourire, mais celui-ci se fana rapidement aux paroles de Brooke, mais aussi lorsque tu plongeas ton regard dans le sien. « C’est pas là-haut qu’tu brilles pas, c’est plutôt là, en ce moment. » Tu fronças les sourcils en t’approchant d’elle. « What’s wrong, B ? » Mais elle s’éloignait déjà pour aller s’asseoir sur votre lit king. Elle te questionna sur tes conquêtes de la nuit. T’eus un léger rire. « Étonnamment, personne. J’me rattraperai. » Tu allas t’asseoir à côté d’elle. « Et toi alors ? C’était pour accueillir un autre homme que moi dans nos draps, que t’es rentrée aussi tôt ? Ça expliquerait que t’aies pris ta douche sans moi et que les draps soient déjà défaits. » Dis-tu en arquant un sourcil, malicieux, cherchant à tout prix à faire naître un véritable sourire sur ses lèvres.

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MessageSujet: Re: it's positive, what's next (brookson)   it's positive, what's next (brookson) EmptyJeu 5 Sep 2019 - 3:06

Y'a la panique qui te prend à la gorge, parce que t'as jamais eu à prendre de décision aussi sérieuse que ça. Non. Toi, tu mènes ta vie au gré du vent. Mais, là, le vent, il a tourné. Il a tourné et il est contre toi, rien à faire de ce que tu veux ou de ce que tu ressens. Alors, la panique monte, l'angoisse se fait ressentir, t'as pas envie de tout arrêter, t'as pas envie de confronter Jackson, t'as pas envie de changer ton mode de vie. C'est pas le fait d'arrêter de fumer ou de boire, ça, c'est secondaire. C'est d'arrêter de voler. D'arrêter de miroiter dans les airs. D'arrêter de sentir le regard de ton partenaire se poser sur toi, les yeux pétillants d'admiration. C'est de sentir que les autres te percevront autrement et pas que, Jackson aussi. Vous êtes forts, vous êtes solides, tous les deux, inséparables, mais pas à ce point, pas au point d'élever un enfant ensemble. Et juste à y penser, juste à prononcer ce mot, l'émotion de monte aux yeux. T'es pas prête à ça, pas prête à l'appeler « votre enfant ». Ça te fou la trouille, un frisson transperce toutes les couches de ton épiderme, ton poil qui se hérisse à l'entente d'une famille qui se créer. Peut-être qu'un jour, tu voudras d'un enfant. Peut-être qu'un jour tu voudras bâtir avec quelqu'un, que ce soit Jackson ou un autre. Mais pas maintenant. Pas aujourd'hui. Pas à l'aube de tes vingt-trois années de vie, encore fraîche et frêle, encore bien trop brisée pour donner de l'amour à un fruit de tes entrailles. T'es même pas sûre d'être un jour réparé, d'être un jour assez forte mentalement et d'avoir assez d'amour dans ton coeur pour offrir toute ta vie à un autre être. La clé sonne dans la porte, tu entends le verrou électronique annoncer l'entrée de ton partenaire, ton duo infernal, ta cigarette toujours perchée à tes lèvres. Tant pis pour les réflexions, il faut affronter la réalité. Il est tard, mais le sommeil ne vient pas. T'as envie de l'entendre te parler, te posant sur le grand lit blanc de la chambre alors qu'il enlève ses chaussures pour t'y rejoindre, toi qui serres ton peignoir autour de ta taille, convaincue qu'il peut déjà voir ton ventre arrondi. C'est dans ta tête, Brooke, putain. C'est pas là-haut que tu brilles pas, qu'il te répond. Toi aussi, tu perds ton sourire. La grossesse, ce n'est pas censé donner bonne mine, ce n'est pas ce que racontent tous les magazines ? Tu secoues la tête. Rien, demain ça ira mieux. Pas maintenant. Pas tout de suite. T'as pas envie de balancer ça alors qu'il vient à peine de rentrer, Jacks. Qu'il te parle de sa soirée, ça, t'en as envie. T'as envie de te sentir à vingt-trois ans encore une fois dans ta vie avant d'affronter le reste. Tu te rattraperas certainement, dis-tu en lui accordant un clin d'oeil suggestif. Jacks, c'est le plus beau à tes yeux. Et le plus drôle. Mais, t'es pas vraiment objective envers ton binôme. Et il suppose que toi aussi, t'as voulu en choper un autre que lui. Tu souris, un sourire fatigué, mais tout de même léger d'en venir à l'humour en cette lourde nuit. Mais il n'était pas à ta hauteur, je regrette d'ailleurs déjà de l'avoir reçu. Tu laisses courir tes doigts jusqu'aux siens, c'est plus facile de parler le langage du corps que d'annoncer ce que tu as à lui dire. Ton sourire devient plus joueur, à présent. Si t'as envie d'aller te doucher, je peux toujours d'accompagner. J'dis pas non à être collé à toi. Tu pourras pas. Tu sais que tu pourras pas. Mais t'essaies. Parce que ça te semble être la meilleure option plutôt que de lui balancer comme ça, sans s'annoncer : « ouais, au passage, j'suis enceinte de toi ». Ça se dit comment, ça ?

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MessageSujet: Re: it's positive, what's next (brookson)   it's positive, what's next (brookson) EmptyDim 15 Sep 2019 - 0:49


C’est à coup de demain ça ira mieux que t’avais l’impression que Brooke s’éloignait de plus en plus, perdant le fil, perdant le Nord, oubliant de compter ce nombre de jours repoussés. Chaque lendemain ne lui rendait pas son sourire et plus ce temps s’allongeait, plus elle semblait s’éteindre. T’avais peur, t’avais peur d’être en train de la voir filer entre tes doigts et ça avait toujours été ta plus grande peur, ça. Parce que si vos mains glissaient, si vos doigts se démêlaient, alors elle tombait et toi, tu la regardais partir. T’étais son pilier, du moins c’est bien le rôle que tu te donnais auprès d’elle, voulant la soutenir, voulant l’épauler. Elle était tout pour toi alors tu te berçais de douces illusions en te disant que toi aussi, t’étais tout pour elle. Et pour cette raison, quand Brooke souffrait, tu souffrais aussi. T’avais le cœur sur la même longueur d’ondes que le sien. « Tu sais que tu peux tout me dire, right ? Y’a jamais eu de secret entre nous deux. » Tu ne voulais pas la faire culpabiliser, si elle retenait quelque chose. Elle avait le droit à son jardin secret. Mais t’aimais pas ça. Parce que c’était vrai que vous vous étiez toujours tout dit, et si ça changeait aujourd’hui, c’était certainement pour une raison. Une raison que tu ne voulais peut-être pas savoir, pas entendre. Brooke, elle avait été ta première vraie confidente. Parce qu’elle était la première personne avec laquelle tu t’étais autorisé à vivre une relation aussi intense, aussi intime. Tu n’avais jamais voulu t’attacher auparavant parce que tu savais que tout était éphémère. Mais Brooke, elle n’était pas éphémère, elle n’était pas qu’une étoile qui file d’un bout à l’autre de ton ciel. Elle était ton étoile du Nord. La rouquine garda pourtant ses lèvres scellées, du moins quant à ce qui la tracassait. Elle préférait te parler de tes conquêtes, celles qui ne seraient jamais à sa hauteur. Tu l’avais toujours mise sur un piédestal, Brooke. Ce serait encore comme ça dans quatre ans. « J’peux te faire oublier bien vite tes regrets, si tu veux. » Dis-tu en esquissant un sourire, le regard brillant alors que vos doigts se retrouvaient enfin. Puis, à sa proposition, tu te levas du lit et tu retiras tes vêtements. « J’dirai jamais non à ça non plus. Viens. » Tu tendis ta main vers elle. Et pas qu’une main pour la tirer avec toi vers la douche. Une main qui voulait la sortir de ce trou dans lequel elle semblait être tombée. Une main qui voulait lui montrer que t’étais là, que tu serais toujours là, peu importe ce que la vie foutait sur vos chemins. Tu te dirigeas vers la salle de bain de votre chambre d’hôtel et tu tournas le robinet de la douche, laissant l’eau chaude couler, révélant sa vapeur qui s’éleva tout en haut de la pièce, enveloppant vos corps déjà brûlants. Tu tiras complètement le rideau et tu tournas la tête vers Brooke, qui semblait hésitante, réticente. « Tu viens ? Qu'est-ce que t'attends ? » Demandas-tu, restant là, les pieds sur la serviette étendue au sol, l’attendant. Tu l’attendrais toujours, Brooke.

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MessageSujet: Re: it's positive, what's next (brookson)   it's positive, what's next (brookson) EmptyLun 16 Sep 2019 - 1:12

Je sais..., réponds-tu simplement, rien d'autre à ajouter quand il te rappelle que tu peux tout lui dire. Non, tu ne peux tout lui dire. Gauche, t'arrives même plus à le convaincre de quoi que ce soit. Il sait bien que quelque chose cloche, quelque chose de bien plus gros que t'essaies de le laisser paraître. Et pourtant, au fond, tu sais que ce qu'il doit s'imaginer est sans doute moins lourd à porter ce que tu caches. Y'a rien de pire que la grossesse que tu lui caches. T'aurais presque même espéré lui annoncer que t'as le cancer. Drastique, peut-être oui, mais ça t'effraies encore moins que l'idée d'avoir été enfanté. S'il s'agit du rêve de bien de femmes, de se visualiser bébé dans les bras, resplandissantes, comblées par l'amour, toi t'es loin de ça. T'en as jamais voulu. Pas avant, pas maintenant, pas plus tard. Et même enfant, t'aimais pas jouer à la maman, tu griffonnais sur tes poupées des dessins au marqueur indéliblile plutôt que d'en prendre soin. Ton coeur noir ne peut donner assez d'amour. Et les enfants, ciel qu'ils en veulent, de l'amour. Tu te rappelles le petit bout de jeune fille que tu étais, avant tes trois ans, quémandant la moindre attention à celle qui te servait de maman, en vin, parce qu'elle n'en avait rien à faire de ce que tu étais, t'étais pas aussi importante que sa dépendance, seringues qui passaient avant ton biberon, joints qui passaient avant tes bras tendus en sa direction, larmes sur les joues, l'envie de te sentir apprécier dans ce monde que tu n'avais pas choisi. De l'amour, t'en as plus à donner. Pas comme ça. T'as essayé, tu le jures, t'as tout donné pour que ta maman ne t'aime. Maintenant, c'est peine perdue. Non seulement tu ne seras pas en mesure de l'aimer, mais cet embryon qui grandit sans scrupule en toi, sans te l'avoir demandé au préalable, il s'apprête à te gâcher, à te détruire, à te forcer à arrêter de t'envoyer dans les airs, de te laisser guider par les pas de Jackson et la danse que vous produisez à deux. Jacks, ton préféré, le seul qui agrémente tes journées, le seul à te redonner le sourire, le seul à te comprendre, le seul à qui tu te confies. Il surestime ta personne, il la surélève bien plus que ce que tu mérites, mais t'aimes ça. T'es la seule, à ses yeux, au même titre qu'il est le seul, aux tiens, complices intimes et sur scène. Il sourit, ton coeur fond et se serre à la fois entre l'envie et la trahison, te dit qu'il peut te faire oublier tous tes regrets. Et t'as envie, qu'est-ce que tu as envie qu'il te fasse sentir bien, avec le sexe ou avec ses mots. T'en as besoin, t'as besoin qu'il te rassure. Seulement, t'es incapable de le lui dire. Assise sur le lit, tu le regardes se lever, ses vêtements qui disparaissent, son corps qui se dépeint devant toi comme un fantasme que tu te permets de regarder presque d'un oeil voyeur, comme si t'avais pas la permission de le faire tant que t'étais pas honnête avec lui. Viens, la main tendue en ta direction que tu prends, tu sens toute son inquiétude qu'il refoule mal, tu te sens coupable de le faire sentir de cette façon, lui que tu n'as jamais voulu mêler à tes angoisses. T'aurais préféré le protéger, le garder dans las tour d'ivoire que tu lui réserves dans ton coeur et l'épargner de tes foutues conneries. Putain de corps qui peut enfanter. Putain d'ovaires qui fonctionnent. Putain de cycle qui ne sait pas faire défaillance. T'aurais pas pu plutôt être détraquée aussi sur ce point-là ? Il quitte la chambre, la salle de bain d'embuante de la chaleur de la douche, tu avances vers lui, prêt à y entrer, il s'inquiète, à nouveau. Tu soupires. Tu trembles. T'as les yeux rougis. Putain de sentiments que tu voudrais bloquer. Ça ne va pas. C'est déjà un bon début. Au moins, cette fois, t'oses avouer que t'as un problème. Jacks... Soupire qui teinte la fin de ta phrase, la tête qui se secoue, larmes qui montent. Tu resserres le peignoir contre ton corps, incapable de le retirer, incapable de t'en départir, ton corps que tu détestes déjà, que tu maudis. Je suis enceinte.

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MessageSujet: Re: it's positive, what's next (brookson)   it's positive, what's next (brookson) EmptySam 28 Sep 2019 - 4:59

Flambant nu, t’étais là à la regarder, la gueule à terre alors qu’elle venait de t’annoncer qu’elle était enceinte. Tu ne t’étais jamais senti aussi con, aussi déplacé, aussi perdu qu’en ce moment alors que t’avais la queue pendue entre tes jambes comme un chien qui a fait un mauvais coup et le mauvais coup, c’était d’avoir été aussi insouciant bien trop de fois, avec Brooke. La question de savoir si c’était ton gosse ou pas ne te traversa même pas l’esprit, parce qu’à tes yeux c’était une évidence. Ça se lisait dans son regard. Et surtout tu savais trop bien qu’il vous était arrivé à plusieurs reprises de ne pas vous protéger, parce que là-haut comme en bas vous vous sentiez tout-puissants, Brooke et toi. Dès que vous étiez ensemble, c’est comme si les limites n’existaient plus. Les lignes droites d’un cadre trop restreint disparaissaient complètement et vous aviez le monde à vos pieds. Vous vous pensiez au-dessus de tout et cette nuit, ça vous rattrapait, tous les deux. T’étais jamais tombé en bas de tes tissus mais si tu devais t’imaginer le sentiment de t’écraser au sol, ce serait ça. De ton petit nuage, t’étais tombé. Et t’étais toujours complètement nu, prêt à te faufiler sous le jet d’eau brûlante qui coulait encore derrière toi. Tu n’entendais même plus le bruit. Tu ne remarquais même plus la vapeur qui enveloppait vos corps terrifiés. Pas complètement sortis de ta transe, tu allongeas le bras pour attraper le peignoir accroché derrière la porte et tu l’enfilas, comme Brooke, le resserrant contre ton corps vulnérable. Tu déglutis difficilement, ta panique prenant toute la place dans ta gorge. « B … » Tu t’approchas d’elle. Tu savais que ce n’était pas une bonne nouvelle. C’était pas le moment. C’était pas les bonnes personnes. Vous vous aimiez mais pas comme il le fallait, tu le savais. Et surtout, pour deux artistes comme vous, un enfant était synonyme de la fin de votre heure de gloire. « Je suis désolé, B. » Désolé, parce que t’avais l’impression de lui avoir volé ses rêves en créant la vie en elle. T’avais la gorgée nouée et le cœur qui battait la chamade. T’avais du mal à respirer correctement. « Qu’est-ce que tu veux faire ? » Demandas-tu, même si tu te doutais bien qu’elle ne le savait pas, elle non plus. « I’m with you. No matter what. » Ajoutas-tu même si t’avais l’impression que non, t’étais pas là. T’étais tellement loin, perdu dans une confusion des plus intenses. Le sol se dérobait sous tes pieds et tu lévitais, juste parce que t’étais même pas assez mentalement présent pour tomber.

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MessageSujet: Re: it's positive, what's next (brookson)   it's positive, what's next (brookson) EmptyMer 2 Oct 2019 - 21:15

Y'a la buée qui enveloppe ton corps, qui te fait presque suffoquer, t'arrives plus à respirer quand il te demande ce que tu attends, le regard complice, comprenant qu'il y a bien quelque chose qui cloche. Parce que Jackson, il te connait par coeur. Il te connait comme s'il t'avait inventé. Et rien de ton comportement, depuis qu'il a franchi le pas de cette porte de chambre d'hôtel bolivienne, ne ressemble à la Brooke qu'il connait si bien. Intruse. Mauvaise copie. T'es pas toi-même. Tu ne seras plus jamais toi-même. Le haut-le-coeur te prend quand enfin tu prononces ces trois mots, trois simples mots qui, pourtant, font que tout ton monde s'écroule, l'emportant lui avec toi : je suis enceinte, que tu lances, le regard vitreux, les larmes qui luttent entre sortir ou se cacher. Jamais plus ce ne sera pareil. Parce qu'en toi, y'a la vie. La vie que tu ne sens pas, la vie que tu rejettes, la vie que tu fuis. T'en veux pas, d'enfants. Non, t'en veux pas. Tu veux pas lui faire vivre le mal que toi t'as vécu, pauvre Brooke laissée à elle-même. Si ta mère a pu le faire, c'est que ça coule dans vos veines, convaincue que l'abandon soit héréditaire. Comme la dépendance. Certes, t'es pas une junkie comme elle, mais pas si loin, besoin de ta drogue pour apaiser tes maux comme les accrochés. Je suis enceinte et t'as l'impression que le temps se fige autour de vous, Jackson qui te regarde sans savoir comment agir, là, t'as pas le sentiment qu'il te met sur un piédestal. Je suis désolé, première phrase complète qui heurte tes oreilles. Lèvres pincées, tu inspires profondément : au moins, il ne t'a pas demandé de qui tu l'étais, il ne s'est pas voilé derrière des questions le déresponsabilisant. Aucun doute sur la provenance de cet enfant, entre toi et lui, c'est assez clair, y'a rien à nier. Son corps se fait plus près du tien, seconde phrase qui se transpose en questionnement, question qui irrite tes oreilles, sans méchanceté envers lui, sans mépris. C'est que t'en sais rien. T'es aussi perdu que lui. Fumer, lâches-tu en haussant les épaules, démontrant ton nébulisme. Tes pas te conduisent à ton paquet de cigarettes dont l'une s'introduit entre tes lèvres avant même d'avoir passé la porte menant à la balustrade avec vu sur toute la ville, élevés dans le ciel alors que vous avez tous les deux l'impression d'être en enfer. Tu laisses la porte ouverte pour vous permettre de discuter dans une quelconque proximité, même si la distance, bien malgré vous, s'est cruellement imposée. J'ai jamais voulu d'enfants. Aujourd'hui non plus, mais, ça, t'as pas le coeur à le dire. Tu maudis ce ventre qui ne cessera de grossir si vous ne l'empêchez pas, mais tu t'arrêtes, sèche, réalisant que de ça, malgré toutes les choses intimes qui ont animé vos discussions, jamais vous n'en avez parlé. T'en veux ? Et si jamais, lui, il en voulait ?

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» anecdotes: c'est un piètre conducteur, il a été recalé quatre fois lors de ses examens de conduite mais à la cinquième tentative, grâce à des circonstances miraculeuses, il a enfin réussi à obtenir son permis ; il n'en demeure pas moins qu'il est un danger sur la route ‹ il n'a pas bu d'alcool depuis des années, sa forme physique étant centrale pour sa carrière d'acrobate ‹ c'est un véritable cat lover, il n'en a actuellement que deux, Pebble et Apricat, mais il en accueillerait bien plus s'il le pouvait, malheureusement la vie sur la route ne lui permettait jusqu'alors pas d'avoir plus que ces deux compagnons ‹ s'il est un acrobate hors-pair, certaines autres disciplines du cirque lui échappent totalement ; par exemple, il est tout simplement incapable de jongler ‹ il adore jouer aux mannequins et si vous avez le malheur de vous trouver avec lui dans un bel endroit, il vous demandera certainement de prendre des photos de lui - et il ne sera satisfait qu'au bout d'une vingtaine de minutes et d'une centaine de clichés ‹ ayant rejoint le monde du cirque à ses quinze ans, il n'a pas le souvenir de quoi que ce soit d'autre que la vie sur la route, ce qui occasionne chez lui quelques difficultés d'attachement ‹ il a beaucoup de mal à gérer son budget, il dépense beaucoup trop et mène un mode de vie au-dessus de ses moyens ‹ il déteste lire, sauf pour ce qui est des bandes-dessinées ; il en avait d'ailleurs une collection lorsqu'il était jeune, mais il l'a laissée chez ses parents ‹ il est arrivé à Bowen avec ses chats et une seule boîte contenant sa vie, soit quelques souvenirs sentimentaux ‹ il a des accès de colère, il a du mal à gérer cette violence qui se crée parfois en lui et qu'il extériorise avec brutalité par moments, même contre ceux qu'il aime ‹ il est obsessif-compulsif dès qu'il est question de propreté, si quelque chose traîne il le ramassera même si ce n'est pas à lui ‹ il rêve secrètement de fonder son propre cirque mais il sait que c'est de la folie relevant de l'impossible
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MessageSujet: Re: it's positive, what's next (brookson)   it's positive, what's next (brookson) EmptyVen 11 Oct 2019 - 22:57

Sa rhétorique n’était pas en symbiose avec la réelle question posée. Fumer fut la réponse qu’elle te donna alors que toi, tu t’attendais à ce qu’elle te confie ce que la petite voix au creux de son oreille lui disait de faire. Le garder. Ne pas le garder. Cet enfant que vous aviez conçu ensemble dans un moment d’ivresse ou d’égarement. Cette poussière d’étoile en elle était certes le résultat d’un amour unique et fort, mais également le résultat de l’insouciance qui avait depuis toujours guidé chacun de vos gestes. Vous n’en aviez que faire, des règles et des limites. Vous vous pensiez au-dessus de tout, surtout de vous-mêmes, mais ce soir vous aviez la preuve que vous étiez exactement comme les autres : des êtres humains. Tu ne pouvais plus te voiler la face en pensant que Brooke et toi pourriez continuer à vivre cette vie dont vous seuls connaissiez le secret. Parce que cette vie était peut-être bien unique à vos yeux mais au fond vous n’aviez rien de différent des autres lorsque vos corps s’unissaient. Vous faisiez face aux mêmes risques et il y avait eu la fois de trop. La fois qui faisait tout basculer. « Ok. » Tu suivis Brooke jusqu’à l’extérieur de la salle de bains, jusqu’à son paquet de cigarette. T’aurais pu lui dire que ce n’était pas une bonne idée, pas avec l’annonce qu’elle venait de larguer entre vous deux. N’importe qui de sensé aurait allumé. Pas toi. De un parce que t’étais trop paumé, de deux parce que t’avais pas ton mot à dire dans ses choix. Il y avait peut-être une partie de toi en elle mais elle demeurait maître de son corps. C’était quelque chose que personne ne pourrait arracher à Brooke. Jamais. Le corps tremblant de peur, tu préféras ne pas la suivre à l’extérieur, parce que rien que le doux vent chatouillant ta peau te donnait l’impression que toute chaleur s’était envolée. T’étais blanc comme un drap et la vie fuyait ton être. Tu t’accotas simplement contre le cadre de la grande porte du balcon, resserrant la robe de chambre contre ton corps. Tu écoutas Brooke te dire qu’elle n’avait jamais voulu d’enfants. Toi qui pensais la connaître par cœur, c’était bien une chose que tu apprenais – de la pire manière possible. Quand elle te renvoya la question, tu laissas ton regard se perdre sur toutes les lumières de la ville. Tellement de possibilités. « Je ne me suis jamais posé la question. » Avouas-tu. « Probablement parce que c’était une évidence que je n’en aurais jamais. » Mais ne pas en avoir et ne pas en vouloir, étaient deux choses bien différentes. Et l’évidence n’en était tout d’un coup plus une. Plus du tout. « J’suis tout aussi perdu que toi, B. J’sais pas quoi penser. Et j’sais pas quoi te dire pour qu’on se sorte de là … » , cet espace d’incertitude, de peur, de doutes. Ce néant du cœur.

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MessageSujet: Re: it's positive, what's next (brookson)   it's positive, what's next (brookson) EmptyDim 13 Oct 2019 - 5:29

Fumer. C'est tout ce qui peut te calmer. Ça et le sexe. Mais là, maintenant, le sexe ne peut pas faire des miracles. Il est, d'ailleurs, le responsable de tes problèmes, de cet être qui n'a pas demandé à se loger au fond de son ventre, mais qui y est, quand même. Fumer, ce n'est sans doute pas la meilleure idée. Aujourd'hui, on sait ce que cette drogue peut faire aux enfants. Syndrome de mort subite du nourrisson, prématuration, faible poids sans compté tous les troubles psychiques et psychologiques susceptibles d'apparaitre et tout ça à cause d'une drogue dont tu ne peux te passer. Tout ça, tu le sais. Comme tous les autres, d'ailleurs. Mais ça ne t'arrête pas, parce que t'as pas la fibre maternelle, parce que t'as pas ça en toi. Tu ne penses qu'à toi, toi. Égoïste, t'es pas en mesure d'élever un enfant, de le laisser grandir au fond de toi. Jackson ne semble pas approuvé ta façon de gérer la situation. Ok presque sèche, il te suit tout de même jusqu'à la porte du balcon, reste à l'intérieur. Toi, t'as chaud, beaucoup trop chaud, tu ne respires plus, tu manques d'air, t'as besoin de sentir le vent bolivien entrer dans tes poumons chaque fois que tu tires sur ta clope. Ironiquement, c'est sans doute elle qui te coupe la respiration, qui massacre tes poumons, qui te rend faible, bien plus que tu ne l'es déjà. Tu te rassois sur cette chaise, chaise sur laquelle tu fumais, plutôt, en te demandant comment annoncer à Jacks le sort de vos conneries, cette chaise où tu t'es mise à pleurer de peur, de rage, d'incertitude. La nicotine fait son effet, tu sembles plus calme, nervosité qui est toujours tout de même présente en toi, tes mains qui tremblent, tes doigts qui tiennent la cigarette et qui la font trembler contre tes tatouages. Enfin, tu lui dis ce que tu penses dans le fond de ton esprit : t'en veux pas d'enfants. Tu lui dis plutôt que t'en as jamais voulu. Mais c'est pareil, pour toi. Sauf qu'en vouloir, ce n'est pas en avoir. C'est toute une nuance. Maintenant qu'il est là, qu'est-ce qu'il vous reste à faire ? Avant de prendre une décision, tu le questionnes. Et, lui, il en pense quoi ? Il est perdu, d'accord, ça tu le vois bien, mais en veut-il ? Non. Vous êtes sur la même longueur d'onde. Mais en veux-tu un avec moi ?, oses-tu tout de même demander, parce que le discours de ton partenaire se mêle et t'es pas certaine de comprendre où il va. Et t'as besoin de lui. T'as besoin qu'il guide ta décision. Si on le garde, j'pourrai plus continuer, avises-tu en baissant les yeux. Fini les spectacles, fini la tournée, fini le cirque. Et tu soupires. On va me renvoyer à Bowen, j'pourrai pas rester avec toi. Ils ne pourront pas se permettre de garder avec eux une artiste qui ne leur rapportera pas d'argent. Tu feras comment, toi ? Parce toi sans lui, ça n'existe pas et tu oses espérer que lui sans toi non plus. Puis je vais grossir. Tu tires à nouveau sur ta clope, laisses la fumée se dissiper dans l'air frais de la nuit. J'vais sans doute avoir des marques sur le corps, j'serai plus jamais comme je suis maintenant. Moins attirante, moins belle. J'deviendrai insupportable.. Parce que plus personne ne le regardera comme avant, la belle rousse qui faisait tourner toutes les têtes du cirque. Là, elle serait la grosse de service, l'artiste en cloque, l'insouciante qui a joué avec le feu.

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MessageSujet: Re: it's positive, what's next (brookson)   it's positive, what's next (brookson) EmptyDim 20 Oct 2019 - 14:48

Toi non plus, t’as aucune idée d’où tu vas. T’as l’impression que ton esprit va dans tous les sens, que tes idées se perdent dans le labyrinthe sinueux de tes pensées. Y’a comme un brouillard qui s’empare de ta raison et te laisse seul face à cette épaisse brume. Tu vois rien d’autre que ce voile grisâtre, et les cheveux flamboyants de Brooke qui sont là, à peine visibles, juste pour te rappeler que t’es encore dans votre chambre d’hôtel bolivienne. Brooke, c’est toujours à elle que tu t’accroches, autant qu’elle elle s’accroche à toi. Vous dépendiez l’un de l’autre, et maintenant plus que jamais dans cette décision qui serait lourde de conséquences, peu importe l’avenue que vous emprunteriez. Tu soupiras lorsqu’elle te demanda si t’en voulais avec elle, des enfants. Pas si tu en voulais en général, de manière abstraite, non. Si tu en voulais avec elle, et maintenant. Pris de panique, ton regard se figea sur le sien. Tu n’arrivais plus à ouvrir la bouche, tu étais comme paralysé par cette peur de tout perdre, alors que vous auriez au contraire pu tout gagner. Sauf que t’étais pas rendu là dans ta tête, t’en étais pas au point de croire qu’avoir une famille pourrait t’apporter quelque chose de plus fort que ce que tu vivais en ce moment avec le cirque. Cirkaös, c’était ta famille. T’avais rien besoin de plus. Même que, si t’acceptait ce plus, tu risquais de perdre tout le reste. Brooke et toi étiez vous prêts à tracer une telle croix sur la vie telle que vous la connaissiez ? « Je ne sais pas. Je ne sais pas si je suis prêt. » Tu répondais à ta propre question, tout en répondant à la sienne sans trop t’en rendre compte. Tu repris tes esprits et croisa son regard aussi choqué que le sien alors qu’elle te disait toutes les conséquences découlant d’une grossesse, d’un enfant. Quand elle parla de devenir grosse, marquée, insupportable, tu t’avanças vers elle, doucement. « Ça, c’est pas ce qui influencerait ma décision, B. Ton corps pourrait changer que je te verrai toujours de la même manière. Et t’es déjà insupportable, j’m’y suis fait depuis le temps. » Tu esquissas un sourire. Il fallait qu’un de vous deux essaie de détendre l’atmosphère. C’était lourd, beaucoup trop lourd, vous qui aviez l’habitude d’être si légers. Des oiseaux au poids plume. « Mais de tout quitter … Le cirque, la famille, les spectateurs … On a travaillé si fort, on a travaillé depuis si longtemps. B, on est encore au meilleur de notre forme, on est à l’âge de la gloire … On ne pourra pas tout reprendre après avoir eu un enfant. Ce sera fini, pour toujours. Autant pour toi que pour moi. » Tu soupiras, posant une main sur la sienne. « Parce que j’les laisserais jamais t’renvoyer sans moi. We’re in this together. » Mais plus tu parlais, plus tu réalisais que t’aurais préféré ne pas y être at all.

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Putain, t'es pas prête toi non plus. Tu le seras sans doute jamais, prête. Mais t'as besoin qu'il décide. Parce que t'es pas capable de le faire toi. Toi, si tu décidais, tu t'en débarrasserais. T'en veux pas, d'enfants, merde. T'en veux pas. Et penser que ton corps va changer, penser que ton ventre va grossir, que des marques et des vergetures y apparaitront, ça te donne la nausée. Qu'est-ce que tu as fait à la vie, putain, pour que ça arrive. Vous étiez bien, pourtant, non ? Dans ce cirque, à vous envoyer en l'air quand vous le vouliez, à vivre des applaudissements des spectateurs et de l'alcool à ingérer le soir venu. À vivre des voyages, des déplacements, et de s'envoler dans les airs, enroulés dans le tissu, avec lui. Le seul homme de ta vie. Pas l'amour de ta vie, non, mais l'homme qui te comprend, l'homme qui partage tout. Tu fumes, tu fumes pour oublier. Et si t'avais pu boire, tu l'aurais fait. Mais un péché à la fois. Parce que t'es pas certaine de l'avenir de ce bébé, autant éviter de le gâcher au complet, autant éviter de le rendre malade plus qu'il ne l'est peut-être déjà. Imagine comment je serai pire alors, lances-tu quand il tente de détendre l'atmosphère. Mais le mal cogne, et toi tu vois noir. Et t'arrives pas à rire. La clope goûte mauvais. Tu craches la fumée dans les airs, regarde le nuage de dissoudre alors que le papier de la cigarette continu de brûler. Tu l'écrases, la balances par-dessus le muret de sécurité du balconnet et la regardes disparaître dans la pénombre de la soirée. Il a raison, c'est l'âge de gloire. C'est maintenant ou jamais. T'as raison, finis-tu par dire à haute voix, alors que sa main se joint à la tienne. Tu enlaces ses doigts, joues avec sa peau qui te manque. Et j'peux pas te faire ça. Tu ne le regardes pas. C'est pas une décision pour toi, au fond. C'est pour lui. À vingt-deux ans, c'est pas l'âge d'avoir des enfants. C'est pas l'âge de gâcher sa carrière. C'est pas l'âge de tout faire foirer. C'est l'âge de briller. Et il le veut, briller. Si toi tu sais pas ce que tu veux, tu comprends ce que lui désire. Et ça te tue de penser que tu seras celle à lui empêcher d'être heureux. On va s'en débarrasser. Comme s'il s'agissait d'un vulgaire objet, comme si c'était si facile. Mais demain... pas ce soir. Même s'il est trop tard, ce soir, pour s'en occuper de toute façon. C'est plus symbolique qu'autre chose. Viens, colle-moi Jacks... Ton corps a froid, le vent se lève sur ta chair à moitié à découvert. Et au-delà de tout ça, t'as surtout besoin de sentir son coeur qui bat. De le sentir près de toi.

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MessageSujet: Re: it's positive, what's next (brookson)   it's positive, what's next (brookson) EmptySam 28 Déc 2019 - 5:14

Ta toute légère touche d’humour fut rapidement enveloppée dans la fumée noire que rejeta Brooke, autant celle provenant de sa cigarette que celle de ses mots. Tu soupiras doucement, t’approchant encore un peu plus d’elle, allant t’adosser à la balustrade blanche pour être tout près d’elle. « T’inquiète pas pour moi, j’saurai gérer. Et les autres, ils ont déjà peur de t’parler, par moments. Ça ne changera pas grand-chose. » T’esquissas un faible sourire, encore, même si au fond tu savais que ça ne servait à rien de parler des autres. Si vous vous lanciez là-dedans, les autres, il n’y en aurait plus. Il n’y aurait que vous deux. Vous trois. Tu baissas les yeux vers le ventre de Brooke et ton cœur se serra. Y avait-il réellement un petit être en devenir, là-dedans, créé par une moitié de toi, et une moitié d’elle ? La panique te gagnait. Ton regard suivi la cigarette que la rousse venait de lancer par-dessus le balcon, à quelques centimètres de toi. Le visage tourné par-dessus ton épaule, tu la regardas tomber jusqu’en bas, et ça te donna le vertige. Tu t’agrippas même à la balustrade. Toi, avoir le vertige ? La belle blague. T’étais juste plus toi-même, tu ne savais plus quoi et comment penser. « C’est pas quelque chose que tu me ferais, Brooke. C’est quelque chose qu’on a fait ensemble. Je te le ferais à toi aussi. » Tu ne voulais pas qu’elle prenne le blâme de la décision, parce que c’était elle qui portait le bébé. C’était peut-être son corps mais vous aviez été deux cette nuit-là, cette nuit où vous aviez commis une erreur peut-être irréparable. Une erreur qui n’en serait peut-être plus une si vous décidiez d’aller de l’avant. Quand Brooke affirma que vous alliez vous en débarrasser, tu grimaças. « Parle pas comme ça. » Lui reprochas-tu, et tu réalisas que si ce mot avait été reçu avant autant de violence, c’était peut-être parce que tu portais plus d’importance à ce fœtus que ce que tu aurais voulu. À la demande de Brooke, tu allas t’asseoir à côté d’elle et tu la pris dans tes bras, la serra contre toi. « We’ll figure this out. Together. Tomorrow. » Tu continuas à caresser doucement son bras, les yeux rivés sur l’horizon noir de la nuit.

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MessageSujet: Re: it's positive, what's next (brookson)   it's positive, what's next (brookson) EmptyMar 31 Déc 2019 - 3:46

T'arrivais pas à rire. Et tu savais pas comment Jackson faisait pour trouver son sens de l'humour au travers de toute cette situation. Mais putain que tu l'aimais pour ça. Parce qu'il était tout ce que toi t'étais pas. Tout ce que tu ne pourrais jamais être. Jackson, il était parfait. Parfait à tes yeux. Et toi t'étais en train de le foutre en l'air pour une putain histoire de contraception qui n'a pas fonctionné. T'aurais pas pu te taire. T'aurais pas pu lui faire croire qu'il n'y avait rien, que tu allais bien, que t'avais juste besoin de voir le médecin, t'aurais pas pu aller t'en débarrasser sans le lui dire. Même si ça avait été plus simple, t'aurais pas pu. T'aurais jamais été capable de lui faire une telle chose. Il avait le droit d'être au courant. Et t'as beau être une sale conne, tu sais ce qui est bien ou mal à faire dans ce genre de situation-là. Aller se faire avorter sans le dire au père de l'enfant, c'est mal, t'as pas besoin d'un livre pour le savoir. Jackson tente à nouveau l'humour, il ne lâche pas, il esquisse un faible sourire qui te fait, à ton tour, sourire. T'es une terreur, c'est pas faux. T'as raison, j'fous la chienne aux autres, répètes-tu en laissant ce faible sourire se faner alors que tu te mets à penser à ce que ça impliquerait de le garder. Ça voudrait dire, terminer les tournées, terminer les shows. Terminé la vie de cirque pour toi. Pour lui. Parce qu'il ne cesse de te dire, Jackson, qu'il ne te laisserait pas toute seule là-dedans. Mais tu le vois comme une prison pour lui. Ton ventre est les barreaux, il y est retenu, maitrisé, incapable de s'en sortir. Et c'est ta faute. Quoi qu'il en dise, c'est ta faute. T'es pas handicapé, toi, craches-tu entre deux bouffées de cigarette qui font mal. Tu pourrais briller encore, seul ou avec une autre. Tu pourrais laisser ta passion mener ta vie, comme on le faisait ensemble. Mais, moi, ça m'handicape. Et les gens se comportaient différemment en présence d'une femme enceinte. Différemment, dans le genre que toi tu ne veux pas vivre. Pitié, empathie, t'as pas besoin de tout ça. T'as pas envie de tout ça. Et plus Jackson parle, plus ça te semble clair. C'est pas la bonne solution. Il faut mettre fin à cette souffrance. Tu oses dire la vérité, qu'il faut s'en débarrasser, mais Jackson rugit, l'instinct paternel pas trop loin. Tu le regardes, y'a l'émotion dans tes yeux. Et dans les siens, alors que sa voix t'a semblé comme des reproches coupants. Tu l'aimes, l'accuses-tu. Il l'aime, sans le connaître. Il l'aime déjà. Et c'est la preuve que Jackson est parfait. Et putain que tu l'aimes encore plus, à présent. Il aime un petit bout de chair, moitié toi, moitié lui, alors qu'il ne l'a jamais vu, qu'il ne l'a jamais senti, qu'il n'est pas physiquement là. T'as besoin de lui, de lui contre toi, de sa chaleur pour remettre tes idées en place, remettre les pendules à l'heure. Et il vient, il se glisse dans tes bras, te serre contre son torse qui te semble chaud, qui te fait sentir comme à la maison. Tu cherches ses lèvres alors qu'il te promet que vous allez trouver une solution. Mais demain. Pas ce soir. Tu trouves enfin ses lèvres, y poses un long baiser trop lourd d'émotion, un baiser qui témoigne tout ce que tu ressens pour lui, tout votre amour spécial, le seul que vous puisiez partager sans que personne ne puisse le comprendre. Et il te guide vers le lit. Il défait la ceinture de ta robe de chambre, dévoile ton corps nu à la pièce dont la lumière est tamisée. Tu sens son regard se poser sur ton ventre. Tu l'imites, tu regardes cet endroit qui lui sert de maison à cette moitié de toi, moitié de lui. Et tu trembles. Il te couvre des draps, vient se loger contre toi, vos corps nus qui, pour une fois, ne s'emboitent pas, mais ne font que se frôler avant de tomber dans un sommeil profond. Un sommeil agité, pour ta part. Un sommeil qui te réveille avec un tiraillement dans le ventre. Un sommeil qui te tord de douleur. Tu pleures, repliée contre toi, t'as tellement mal que t'as même pas remarqué la marre de sang qui s'est peint sur les draps blancs de la chambre d'hôtel. T'as juste mal. Trop mal. Et tu pleures. Et tu pleures dans l'espoir que Jackson se réveille. Parce que t'as trop mal pour le lui demander.

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Jackson Lewis-Reyes
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Feuille de personnage
» anecdotes: c'est un piètre conducteur, il a été recalé quatre fois lors de ses examens de conduite mais à la cinquième tentative, grâce à des circonstances miraculeuses, il a enfin réussi à obtenir son permis ; il n'en demeure pas moins qu'il est un danger sur la route ‹ il n'a pas bu d'alcool depuis des années, sa forme physique étant centrale pour sa carrière d'acrobate ‹ c'est un véritable cat lover, il n'en a actuellement que deux, Pebble et Apricat, mais il en accueillerait bien plus s'il le pouvait, malheureusement la vie sur la route ne lui permettait jusqu'alors pas d'avoir plus que ces deux compagnons ‹ s'il est un acrobate hors-pair, certaines autres disciplines du cirque lui échappent totalement ; par exemple, il est tout simplement incapable de jongler ‹ il adore jouer aux mannequins et si vous avez le malheur de vous trouver avec lui dans un bel endroit, il vous demandera certainement de prendre des photos de lui - et il ne sera satisfait qu'au bout d'une vingtaine de minutes et d'une centaine de clichés ‹ ayant rejoint le monde du cirque à ses quinze ans, il n'a pas le souvenir de quoi que ce soit d'autre que la vie sur la route, ce qui occasionne chez lui quelques difficultés d'attachement ‹ il a beaucoup de mal à gérer son budget, il dépense beaucoup trop et mène un mode de vie au-dessus de ses moyens ‹ il déteste lire, sauf pour ce qui est des bandes-dessinées ; il en avait d'ailleurs une collection lorsqu'il était jeune, mais il l'a laissée chez ses parents ‹ il est arrivé à Bowen avec ses chats et une seule boîte contenant sa vie, soit quelques souvenirs sentimentaux ‹ il a des accès de colère, il a du mal à gérer cette violence qui se crée parfois en lui et qu'il extériorise avec brutalité par moments, même contre ceux qu'il aime ‹ il est obsessif-compulsif dès qu'il est question de propreté, si quelque chose traîne il le ramassera même si ce n'est pas à lui ‹ il rêve secrètement de fonder son propre cirque mais il sait que c'est de la folie relevant de l'impossible
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MessageSujet: Re: it's positive, what's next (brookson)   it's positive, what's next (brookson) EmptyLun 20 Jan 2020 - 2:51

Ça n’était pas facile d’utiliser l’humour dans de telles circonstances. Si t’avais été seul pour gérer la nouvelle, t’aurais pas réagi de la même façon, tu te serais refermé sur toi, t’aurais pleuré devant tous ces scénarios qui s’alignaient pour créer un portrait des plus alarmants. Mais t’étais pas seul. T’étais avec Brooke. Et Brooke avait besoin de toi, elle avait besoin que tu prennes un peu de son mal sur tes épaules, que tu lui enlèves un peu de ce poids qui ne deviendrait que de plus en plus lourd à porter, au fil des mois. Deviez-vous prendre la décision de l’enlever complètement, ce poids ? T’en savais rien, alors plutôt que de prendre une décision précipitée, tu tentais de détendre l’atmosphère. Juste pour voir un sourire renaître sur ses traits éreintés. Tu hochas vivement la tête quand elle acquiesça à tes propos. Elle foutait la chienne aux autres, ouais. Et t’adorais ça. Que personne n’ose lui tenir tête, à ta partenaire. Ça te rendait fou d’elle. Mais qu’est-ce que ce serait lorsque la grossesse la transformerait, lorsque la maternité changerait peut-être la femme qu’elle était ? « Tu l’as dit. On le faisait ensemble. J’veux pas briller seul ou avec une autre. J’veux briller avec toi. On trouvera d’autres manières de briller. » En tant que famille ? Tu ne savais même pas comment te comporter correctement toi-même, alors comment pouvais-tu envisager de devenir père ? Et, bordel, t’avais beau adorer le corps de la femme, t’avais toujours pensé que tu finirais tes jours dans les bras d’un homme. Accepterais-tu cette autre vie par défaut ? Juste parce que tu te sentais obligé de prendre tes responsabilités et d’élever cet enfant avec Brooke ? Ça te faisait paniquer, toi aussi. Et pourtant, quand la rousse parla de se débarrasser de ce que vous aviez créé ensemble, tu te sentis tout d’un coup sur la défensive. La jeune femme le sentit, et elle te le reprocha presque, affirmant que tu l’aimais. Votre enfant, qui n’était même pas encore un enfant. Tu l’aimais. Tu bredouillas quelques paroles incompréhensibles, dans un murmure, haussant les épaules et secouant la tête, lentement, doucement, perdu dans tes émotions contraires qui se battaient en ton for intérieur. « J’sais pas. Je ne l’aime pas pas. C’est pas sa faute. » On peut avoir son opinion sur l’avortement, sur le sens de vie attaché au fœtus, mais une fois confronté personnellement à la chose, le concept n’en est que plus complexe encore. Tu t’approchas de Brooke, parce que vous aviez besoin de vous serrer, de vous montrer que vous étiez là, que vous étiez proches peu importe vos pensées qui allaient dans toutes les directions, parfois contraires. Après que t’eus affirmé que vous trouveriez une solution demain, ou un autre jour, la rousse vint chercher tes lèvres qu’elle embrassa avec bien plus de lourdeur et de sens qu’à l’habitude. Quelque chose de plus unique encore que le tissu vous liait désormais. Suite à cette courte accolade, tu emmenas Brooke jusqu’à votre lit et tu blottis ton corps contre le sien, cherchant un sommeil qui ne vint qu’après un long moment d’incertitudes, de peurs. Les tiraillements n’étaient pas dans ton ventre, ils étaient dans ta tête, dans ton corps, dans cet avenir que tu pensais tout tracé pour toi. Et dont les traces changeaient drastiquement de trajectoire.

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C'est avec la conviction que demain t'aurais plus à te soucier de ça que t'es allée te coucher, que t'as accepté de mettre fin à cette journée. Sans quoi, t'aurais pas pu dormir, t'aurais fumé cigarette après cigarette, sans arrêter, jusqu'à ce que la bonne chose à faire te passe sous les yeux. D'ordinaire fonceuse, là, t'étais complètement paralysée. Sous le choc. Le choc, maintenant, il était passé, Et tu te reprends en main. T'as pris une décision, pour toi, mais surtout pour eux. Pour Jackson, qui ne mérite pas de souffrir de votre erreur en perdant sa seule passion. Pour l'embryon, qui ne mérite pas d'être élevé dans une famille aussi brisée que celle que vous formeriez. Faut pas se voiler la face, toi et Jacks, vous n'êtes pas le modèle familiale typique et idéal. Toi t'es incapable d'avouer ressentir ne serait-ce qu'un quart de ce qui s'approche à des sentiments. Jacks est parfait. Et sans doute qu'en père, il le serait encore plus. Mais t'as toujours su, au fond, que si ça avait à arriver, ça ne serait pas avec toi que ça se produirait. Ça serait avec un homme et un bébé issu de l'adoption, un enfant sauvé, un truc du genre. Pas un bébé accident dans le ventre d'une rousse un peu trop conne pour savoir reconnaître les limites de l'intouchable. Toi, t'es comme une ado. Tu te penses forte, surpuissante, inébranlable. Et là, t'as forcément la preuve que t'es loin de tout ça. La nuit n'est pas réparatrice. En réalité, elle fait même bien plus mal que l'état de réveil. Elle te sort de ton repos par ton ventre qui tire. T'oses pas bouger, t'oses pas pleurer. D'abord, parce que t'as tellement mal que ça te cloue sur place. Ensuite, parce que Jackson dort. Et t'as déjà brisé son monde en lui annonçant sa possible paternité, t'aurais quel droit de lui rebattre les oreilles sur les douleurs que ça fait de porter un enfant? À cet instant, tu sais pas que c'est anormal. T'en as jamais eu, un enfant. T'as pas eu de mère pour te dire qu'est-ce qui se produit quand ça arrive. Quand t'as commencé à coucher, y'a personne qui t'as appris à te protéger, à prendre la contraception, à penser à acheter de préservatifs au cas où le mec en avait pas sur lui. Bah, t'as pas eu d'éducation, pas surprenant, non? Tout ça, tu l'as déduit. Au même titre que tu commences à comprendre que cette douleur, elle n'est pas normale. Tu l'as jamais ressenti depuis que tu doutes être en cloque. Pourquoi ce soir? Et tu finis par remarquer le sang. C'est pas normal. Tu te lèves difficilement, tu trébuches, parce que tes jambes sont molles. Fuck, t'as pas le choix de le réveiller. Jacks... Jackson, finis-tu par lâcher, les larmes qui coulent enfin sur tes joues. Ça fait des heures que tu les retiens, depuis qu'il est entré dans la chambre, à dire vrai. Et là, t'arrives juste plus à les retenir. Jacks, réveille-toi, tu prends ton ventre, une nouvelle douleur qui t'élance se fait ressentir. Jacks, ça va pas... j'vais mourir

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