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 the family that you never chose (brookcha)

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Brooke Oxley
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Brooke Oxley
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grand kangou
MessageSujet: the family that you never chose (brookcha)   the family that you never chose (brookcha) EmptyVen 25 Oct 2019 - 1:38

Tu sais pas quoi mettre. Tu te regardes dans le miroir depuis la dernière heure. Enfiles et retires les morceaux de vêtements que tu possèdes, tous plus ridicules les uns que les autres. T'as rien de convenable, rien d'assez bien pour faire une bonne impression, pour ne pas laisser croire à celle que tu pourrais peut-être appeler un jour maman que tu n'es, en fait, qu'une traîner. Lui laisser comprendre que t'es bien, pour son fils et pour la vie que vous tentes de bâtir. Mais t'as rien. T'as rien de ça dans ton placard. Tout ce que tu as c'est des morceaux de vêtements déchirés, quelques vestes de cuir et des jupes trop courtes. Ça et des talons à te casser les chevilles. C'est mal barré, pour une première rencontre avec la mère de Sacha. Et même s'il te dit que tu es jolie, qu'elle t'appréciera peu importe ce que tu choisis de porter, t'angoisses. T'es presque en crise de larmes, recroquevillée contre votre lit, le coeur qui débat, qui s'affole. T'as jamais fait ça. T'as jamais eu à plaire à personne. Tu couchais, tu te satisfaisais des hommes sans te soucier de leur vie, de leur famille. T'es jamais entré dans la famille de quelqu'un. Avec Sacha, c'est que des premières. Première fois que tu tombes amoureuse comme ça, première fois que tu es fidèle, première fois que tu partages ton toit avec un homme. Première fois que tu rencontres la belle-famille. T'as déjà rencontré Alek, mais ça ne s'est pas bien passé. Qu'est-ce qui te dit que le reste de la famille ne suivra pas les pas de l'enfant du milieu ? Tu attrapes la première tenue qui règne sur le sommet de la pile de vêtements froissés, une robe porte-feuille noire où tu y enfonces dans les poches ton briquet avant de sortir prendre l'air. Tu regardes ta caravane, que penserait-elle d'elle ? Ne serait-elle pas plus heureuse si elle savait son fils dans une grande maison, un logis convenable ? Pas une vulgaire Airstream stationnée dans un caravaning park en attendant de trouver mieux. Trouver mieux, trouver quoi ? Cette vie-là, au fond, n'était-ce pas ce que tu connaissais ? Tu connais rien d'autre, tu connais pas le bonheur. Tu le frôles que depuis que Sacha t'entoure, mais le connais-tu réellement ? T'es dans un autre monde, tu remets tout en question. Parce que ça t'angoisse. Parce que t'as la peur au ventre. Parce que tu voudrais qu'elle t'aime. Et tout le temps que tu regardais cette caravane, ta maison, ton chez-toi, t'as fumé deux ou trois clopes comme une cheminée. Tu craches sur le sol, rien de féminin, t'éviteras de le faire quand tu seras devant belle-maman, mais ça te permet d'enlever le goût de la nicotine de ta bouche. Et tu retournes à l'intérieur où tu vaporises deux ou trois pulsations de parfum. Pas plus, tu ne cherches quand même pas à étouffer la femme ou à embaumer la caravane jusqu'à votre retour. Une grande inspiration. J'suis prête.
T'as pensé à tout. Une bouteille de vin hors de prix dans les mains, pour faire bonne impression. Sacha a insisté pour que tu la laisses à la maison, te précisant que sa mère n'était pas comme ça. Mais, toi, t'écoutes qui d'autre que ta propre personne ? Ne fais-tu toujours pas qu'à ta tête ? Alors, tu l'as emporté, la bouteille. Et maintenant que tu arrives devant la résidence russe, peut-être que tu le regrettes un peu. Tu feras pimbêche. Tu feras au-dessus des autres. Tu feras petit doigt levé. T'as fais un trou dans ton budget pour ce vin. S'il ne sert pas à te faire gagner des points, t'espères au moins qu'il sera bon. Sans parler qu'il y aura certainement que toi et la mère de Sacha qui en prendra. Ton lanceur de couteau, il ne fait plus dans ce genre de boisson. C'était pas bien joué, encore une fois, t'aurais pu être plus attentive à ses besoins, à ses tentations. Maintenant, qu'est-ce qu'elle pensera de toi ? Que tu es égoïste ? Elle n'aurait pas complètement tort, au fond. Tu l'es. T'as toujours pensé qu'à toi. Cette thérapie, n'était-elle pas un prétexte pour te faire sentir bien ? Toi et toi seule ? Tu secoues la tête, t'aimes pas quand tu penses comme ça, quand tu laisses tes craintes dominer tes pensées et envoyer valser tout le travail que tu as fait sur toi. Sacha te prend la main, tu te sens déjà mieux. Tu le laisses te guider sur le porche et, finalement, alors que tu maintenais le silence depuis votre départ, que tu ne t'es contenté que de le suivre sur sa moto, sans poser de questions, tu oses enfin le regarder, livrer ton coeur. Et si je faisais tout foirer ? Si elle ne m'aimait pas ? C'est dit. Enfin. Tu brises l'abcès. Tu lui montres ta vulnérabilité, lui avoue tes craintes, sur le porche de la maison de sa mère, devant la porte qui vous sépare à elle et toute la culture russe qu'elle pourrait t'apprendre si seulement tu arrêtais un peu d'avoir peur.

@Sacha kheinov


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Sacha Kheinov
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MessageSujet: Re: the family that you never chose (brookcha)   the family that you never chose (brookcha) EmptyLun 28 Oct 2019 - 8:36

the family that you never chose
Il noue cette cravate à carreaux sur sa chemise noire, puis finit par la retirer, ne parvenant pas à être convaincu de sa tenue. Brooke avait choisi une tenue élégante, il ne pouvait pas se permettre d’arriver avec son look habituel. Mais plus il se regarde dans le miroir, plus il se sent con. Même s’il le cache, même s’il essaie de faire croire que tout va bien, dans le fond, il panique. Il n’a jamais présenté officiellement qui que ce soit à sa mère. Même s’il l’appréciait, leur relation avait toujours été particulière à cause de son père. Il entendait déjà ses mauvais commentaires d’ici, quand elle verrait Brooke. Il avait envie qu’elle soit appréciée de sa famille, mais le russe savait que le tempérament de la Thikhonov reprendrait rapidement le dessus. Quelle idée de merde il avait eu, il aurait mieux fait de dire non, c’était trop tôt, trop tout. Sa mère venait d’apprendre la grossesse de Nastya et désormais, elle rencontrait sa belle-fille, tout ça dans un laps de temps beaucoup trop court. Mais il avait aussi cette hâte au fond de lui. Il voulait que les choses soient officielles avant qu’ils ne se décident à acheter une maison ensemble pour construire leur avenir. Soupir aux lèvres, il finit par lâcher son regard, jette sa chemise noire pour en prendre une blanche, rajoute ses bretelles à son pantalon noir, ses chaussures, un peu de laque sur les cheveux et il s’empare de sa veste en cuir, qu’il va cacher sous son blouson de moto. Lorsqu’il revient dans l’espace commun, le parfum de Brooke l’enivre, et dans cette étrange atmosphère, ils finissent par prendre la route pour ce dîner chez sa mère. Sur le trajet, la boule au ventre se fait plus grande, il regrette de ne pas simplement avoir dit « non » à sa mère. Il sentait l’angoisse de ce rendez-vous depuis la fin d’après-midi, les visages plus sombres et moins calmes que d’habitude, tellement silencieux qu’on aurait pu croire qu’ils se préparaient à un enterrement. Mais maintenant, c’est trop tard. Il n’a pas pris conscience de ce que tout cela impliquait, du fait qu’un enterrement aurait été définitivement plus simple que ce rendez-vous. Alors qu’ils sont main dans la main face à la maison, prêts à pousser la porte, le doute les envahit, Sacha soudain pris par les mêmes émotions qui habitaient Brooke depuis toujours. Il l’observe sous le luminaire d’entrée, lâche un petit sourire néanmoins crispé avant de se rapprocher d’elle, main nerveuse venant caresser sa chevelure rousse toujours aussi belle. Lui aussi, il se demande si sa mère va l’aimer. « Tu feras rien foirer. » Il tente de la rassurer, jette un œil à la porte. Il a été clair avec sa mère : elle n’ouvrirait pas la porte, c’est lui qui s’en chargerait quand ils seront prêts. Elle a compris, elle n’a jamais eu de belle-fille, et elle est aussi nerveuse que le couple d’artistes. « Et je m’en fous si elle t’aime pas. Elle changera pas ce qu’il y a entre nous. Je l’ai jamais écoutée, je t’aimerais toujours même si c’est pas son cas. » Il est sincère, peut-être un peu trop. Il tente pas de lui dire qu’elle l’aimerait forcément, ça, il en sait rien, il en est pas sûr. Il sait aussi que Brooke ne veut pas entendre de telles conneries de sa bouche. Il dit juste la vérité, aucun secret l’un pour l’autre, c’est comme ça qu’ils fonctionnent au mieux depuis qu’ils ont été voir la thérapeute. Même s’il a mis de l’eau dans le gaz en voulant lui préparer une surprise pour son anniversaire, ils étaient là, toujours aussi soudé. « On est pas obligés d’y aller, on peut repartir. » Comme toujours, il ressent le besoin de se défiler quand il a peur. C’est pas la meilleure solution, mais c’est plus fort que lui. Il secoue finalement la tête, soupire à nouveau, puis vient lui embrasser les lèvres, la serrant doucement contre lui pour que leurs peurs s’en aillent. « Si jamais elle dit quelque chose qui te plaît pas, te laisse pas faire. Je veux que tu sois toi, et je m’en fous si ça lui plaît pas. Et si t’as envie qu’on parte au milieu du repas, on partira. Je te promets. » Il la regarde à nouveau, amoureux, puis finit par passer une langue sur ses lèvres alors que son regard se pose sur la porte d’entrée. Finalement, il regrette presque que Nastya et Theo ne soient pas là eux non plus. A quatre, ça aurait peut-être été plus agréable, il y aurait eu moins de chance de tomber dans le silence. Mais ça se passerait bien, n’est-ce pas ? Il l’espérait.

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MessageSujet: Re: the family that you never chose (brookcha)   the family that you never chose (brookcha) EmptyJeu 28 Nov 2019 - 15:03

L'angoisse au ventre, la boule dans la gorge, vous avancez à toute allure sur les routes menant vers la maison de l'hôte de la soirée, la moto qui glisse, qui tourne, accélère au même rythme que ton coeur, vent dans tes cheveux roux qui sortent du casque passager et qui risquent d'être emmêlés à votre arrivée. Le trajet est plutôt court, la ville n'est pas très grande, mais il te semble une éternité. C'est long. Long avant de fracasser l'inconnue et de te planter. Parce que t'es convaincu que le contraire n'arrivera pas, t'es là pour te planter, sans aucun doute. C'est tout ce que tu sais faire. Même quand tu veux bien le faire, tu échoues, tu tombes dans cette facette de ta personne que tu détestes, celle qui sabote, celle qui fait tout en son pouvoir pour tout faire rater comme s'il existait deux versions de toi. Et cette version, elle sort quand t'es anxieuse, quand t'es pas à l'aise. À l'aise, là, dans cette situation, c'est un mot qui n'existe pas, il a disparu du vocabulaire, s'est effacé du dictionnaire et impossible de le définir à nouveau. La moto s'arrête, Sacha pose son pied sur le sol rocailleux de l'entrée de la maison, vient t'aider à descendre de l'engin après l'avoir stabilisé à l'aide de la béquille centrale. Sa main n'a pas quitté la tienne, pas même alors que vous êtes sur le porche de la maison, l'un face à l'autre, le regard plein d'intimidation. Tu oses la vérité, la thérapie a fait effet, il te semble maintenant tellement plus léger de simplement avouer ce que tu ressens, pas plus facile, pas encore, mais plus léger. Et il tente de te rassurer, de ses mots qui sonnent comme une mélodie à tes oreilles, même si t'es complètement en désaccord avec lui. C'est faux. Et tu le sais bien. Tu soupires, regarde le sol, tes chaussures noires comme ton âme, tu lèves les yeux vers lui, patiente quelques instants avant de répondre, d'oser prendre la parole. Dis pas n'importe quoi ! Tu oses le défier du regard. J'sais bien que tu m'aimeras quand même. Mais l'opinion de ta mère, c'est important. Tu soupires fortement. Et j'voudrais pas te mettre dans une position où tu devras faire un choix.. Encore un aveu, encore une acquisition de votre visite chez le psy. Et comme si ton dernier aveu fait son bout de chemin dans la tête du lanceur de couteaux, il montre ses peurs, te jette au visage que votre présence n'est pas si nécessaire, au final, il t'invite à retourner à la maison. Tu fais l'autruche ?, lances-tu en riant. On peut partir, je m'en fiche. Mais je sais que tu veux pas vraiment. J'sais que t'avais envie de me présenter ta famille. Je le vois, dans tes yeux. Tu souris. J'pourrai pas me retenir, de toute façon... Ta langue, tu ne l'as pas dans ta poche. Tu sens une présence dans la fenêtre, les rideaux bougent. On devrait entrer, non ? Tu sens l'impatience de sa mère, sans même l'avoir déjà rencontrée.


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MessageSujet: Re: the family that you never chose (brookcha)   the family that you never chose (brookcha) EmptyLun 2 Déc 2019 - 9:37

the family that you never chose
Il craignait l’avis de sa famille, et surtout celui de sa mère, qui n’avait jamais cru en lui. Dès l’instant où il était né, il avait été aperçu comme un fauteur de troubles, comme le petit merdeux qui n’aurait jamais dû mettre un pied ici. A peine né, on avait tenté de le mettre dans les bras de son père et il avait hurlé jusqu’à ce qu’il retrouve les bras de sa mère. S’ils avaient su que ce serait un signe avant-coureur de son comportement futur, ils auraient tenté une autre forme d’éduction, ou l’auraient mis à l’orphelinat plutôt que de se faire chier à élever un enfant comme lui. Mais ils l’avaient gardé, et son père avait vu en lui un moyen de se défouler après avoir violenté sa mère pendant trop longtemps. Toute son enfance avait été baignée dans un climat de terreur, et chaque fois qu’il passait la porte, il avait la hantise qu’en le voyant, sa mère verrait son père et le mettrait à la porte. Et le pire, c’était si jamais son père était derrière la porte, à l’attendre, prêt à lui casser la gueule pour avoir réussi à l’envoyer en taule. Tout ça, ça n’allait pas durer. Même s’il avait réussi à prolonger la peine de son père, il savait que viendrait un jour où il sortirait, et plus le temps passait, plus Sacha pensait que ce n’était qu’une question de mois. Qui sait ce qu’il se passera quand le père et le fils se retrouveront enfin, seuls sans personne pour les sauver. Quelques mois en arrière, Sacha aurait été capable de le tuer à mains nus, la rage au ventre, l’alcool dans le sang. Maintenant, il en serait incapable. Il regarderait son père droit dans les yeux, lui cracherait son venin à la figure et tenterait de se défendre face aux coups qui lui seraient projetés, mais il n’irait pas jusqu’à le tuer, parce que ce serait se faire envoyer en taule, et bon dieu que Brooke le détesterait de l’abandonner de cette manière. Ce soir pourtant, la maison était à nouveau calme, et sa mère semblait aussi seule que ces dernières années. Sourcils froncés, il observe sa partenaire, se permet de se remémorer la façon dont ils en étaient arrivés là. Leurs corps avaient appris à se connaître avant leurs esprits, pas le temps de penser que quelques mois plus tard, il la présenterait à sa mère de manière aussi formelle. « Je ferais pas de choix. » Et il a pour idée de partir, de fuir, comme il avait pris l’habitude de le faire depuis si longtemps. Un sourire éclaira son visage quand il l’entendit rire, et il détourna le regard, faussement vexé. « Je sais que ma mère peut être un peu chiante sur les bords, parfois… » Simple commentaire qui lui sert d’excuse. C’est parce que sa mère veut le meilleur pour lui qu’elle est chiante. Quoi que, ces derniers temps, elle s’était faite plus discrète, comme si la vie qu’il menait aujourd’hui était enfin acceptée par sa famille. En même temps, il n’avait pas été très tendre la dernière fois, s’étant ramené avec le visage tuméfié à cause de son père. « Oui, on y va. » Il se penche pour venir l’embrasser une dernière fois, avant qu’il ne s’approche de la porte d’entrée. Naturellement, il l’ouvre avant d’entrer, et la referme derrière eux, un peu nerveux. « Bonsoir maman. » lâche-t-il dans sa langue natale alors que sa mère abandonne le salon pour venir les rejoindre, petite femme toute menue à la chevelure brune qui les fixe, sourire au bord des lèvres. Elle s’approche pour prendre son fils dans ses bras, puis se tourne vers Brooke, qu’elle regarde d’un œil admiratif bien que méfiant. « Brooke, c’est ça ? Eh bien, si je m’attendais à cela. Quelle chevelure, je comprends pourquoi mon fils vous a choisi. Ne vous embarrassez pas de vos formules de politesse et appelez-moi par mon prénom, Evgeniya, il n’y a pas de madame qui tienne, ici. » Finalement, elle vient la serrer dans ses bras également en la saluant sans faire de différenciation avec son fils, avant de s’écarter pour ouvrir le placard de l’entrée pour commencer à y accrocher les vestes de ses deux invités. « Vous en avez mis du temps à arriver. Et je t’avais dit que ce n’était pas la peine de sortir les grandes tenues, Sacha, tu sais que je déteste ça. » Son anglais est teinté de cet accent russe qui lui est propre, et ses sourcils se froncent sévèrement, parce qu’elle a opté pour une tenue plus confortable que classe, une petite robe bleu à motifs vintage, reflet de l’époque dans laquelle elle avait vécu, sans compter cette épaisse fourrure sur ses épaules car elle était nostalgique de sa Russie natale. « Maman… » grommelle Sacha, ne supportant pas le comportement actuel de sa mère. Il n’avait même pas fait les présentations qu’elle s’enfuyait déjà vers la cuisine en leur lâchant des propos en russe, elle qui détestait tant parler anglais. « Elle veut qu’on la suive dans la salle à manger. Est-ce que ça va aller ? » Il s’inquiétait de la façon dont sa mère avait pu effrayer Brooke à l’instant. Il faut dire qu’il avait senti sa génitrice tout aussi nerveuse que le jeune couple, et il savait aussi combien sa mère était dans tous ses états quand il s’agissait de recevoir les petites copines de ses fils.

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MessageSujet: Re: the family that you never chose (brookcha)   the family that you never chose (brookcha) EmptyDim 15 Déc 2019 - 15:02

Il n'aura pas à faire des choix, de toute façon. Tu ne le laisseras pas faire. Entre son frère qui ne peut pas te voir en portrait et sa soeur qui suivra sans doute les traces de sa famille, t'as pas envie de rajouter un des membres de son sang à la longue liste des gens qui ne peuvent pas te supporter. Et si sa mère venait à te détester, et bien... qu'elle te déteste. C'est tout. Qu'est-ce que ça peut bien te faire, au final ? Une de plus, une de moins. T'en es pas aux nombres près de gens qui ne te portent pas dans leur coeur. Et puis, ça ne fera que vous donner une bonne raison de vous cloitrer à deux dans la caravane, de vous isoler. Et ne ne plus avoir à la revoir. Mais jamais Sacha en serait prisonnier, jamais tu lui imposerais de choisir entre son sang et son coeur. Y'a de la place pour les deux, pas vrai ? Du moins, c'est ce que tu tentes de te convaincre en posant un doux regard sur lui, au travers de tes longs cils peints en noir, le mascara leur donnant un effet papillon qui lui plaît, tu sais, tu sais parce qu'il ne cesse de regarder tes crins battre et voler en sa direction. On voit de qui tu retiens, lances-tu avec un rire quand il désigne sa mère d'une caractéristique qui peut lui coller à la peau, à lui aussi. Chiant, il l'est. Il le sait. Ça rebute des gens, mais toi, t'aimes ça. Tu l'aimes lui, en fait. Avec ses défauts et ses qualités, bien que les défauts soient en partie plus nombreux. C'était une blague, en vue de détendre l'atmosphère entre vous, avant d'entrer dans la gueule du dragon, parce qu'il te semble aussi nerveux que toi, alors que, pourtant, c'est lui qui a insisté à te faire rencontrer sa mère. Toi, tu t'en serais bien passé. La famille, c'est pas réellement ton fort. Ton fort, c'est baiser. Avec lui. Faire l'amour, aussi, mais surtout baiser. Sauvagement, comme des bêtes, jusqu'à tomber endormis. Tu t'empresses alors de serrer son bras, geste ferme qui se veut rassurant, alors qu'il voit peut-être dans ta blague un double sens. Il ressemble à son père, ton lanceur de couteaux. C'est ce qu'il te dit depuis le début, depuis qu'il a commencé à se confier à toi, depuis qu'il t'a fait juré de fuir s'il te réservait le même sort qu'à ta mère, s'il te frappait, comme il en a eu le modèle. Et au-delà de ça, physiquement, à en croire les photos des albums que tu as épiés le jour où tu emballais ses cartons, il ressemble à son paternel. Même bouche, même mâchoire, même regard, mêmes cheveux foncés. Et toi, tu t'en vas lui dire qu'il ressemble à sa mère. T'es tarée. Une stupide conne sans cervelle. Tu chasses ta gourde en lui proposant d'entrer, maman Thikhonov qui épie vos gestes derrière la baie du séjour, impatiente de vous recevoir. Il se penche sur toi, tend ses lèvres pour t'embrasser. Timide, soudainement pudique, tu réponds chastement à son baiser, posant ta main contre sa joue froide pour la réchauffer. Rien de plus. Un seul baiser. Chaste, doux, plein de réconfort. Et vous passez le pas de la porte qui se referme derrière toi, la maison est sombre, pas un pan de rideaux n’est ouvert, la lumière n'y entre pas, à croire qu'elle était allergique au soleil, belle-maman, ou même pire, un vampire. Des mots en russe que tu sembles reconnaître, des formules de politesse. T'es pas sûre, parce que ton russe, il est pas super au point. T'essaies d'apprendre des mots, ici et là, surtout des phrases pour échauder ton homme, mais rien de plus. T'aurais peut-être pu faire un effort pour belle-maman, apprendre au moins bonjour ou merci. Une toute petite femme se dirige vers vous, enlace son fils d'une tendresse qui n'est propre qu'à une mère. Et, soudain, t'es émue. Toi, personne ne t'a jamais pris ainsi dans ses bras. Pas d'amour maternel, pas de tendresse familiale. Toi, tu te fais prendre, là où ils le veulent, dans des gestes vraiment moins chaste qu'une simple étreinte. Puis, elle se retourne vers toi, utilise un anglais boiteux pour t'accueillir. Tu souris à l'effort. Elle, au moins, elle en fait, des efforts. Elle regarde tes cheveux, les touche du bout des doigts, les effleure comme s'ils étaient rares, comme s'ils étaient un trésor. Et quand elle dit comprendre pourquoi il t'a choisi, tu pinces les lèvres. Pia. Pia était rousse, elle aussi. Merci, lâches-tu simplement. Quoi répondre d'autre. Enchantée, Evgenia, peut-être que c'est bien, non, d'être enchantée ? Oui, ça le fait. Du moins, c'est ce que tu penses, puisqu'elle ne dénote pas d'erreur dans ton approche, attrapant ton corps pour le serrer dans une étreinte qui te rend malaisée. Tu restes tout de même silencieuse, jusqu'à ce qu'elle attrape ta veste. T'as pas envie qu'elle l'accroche, tu veux l'avoir près de toi au cas où tu devrais prendre tes jambes à ton cou. Ne la rangez pas trop loin, la préviens-tu, je ne voudrais pas avoir à vous dérangez si j'en ai besoin pour sortir fumer. L'excuse parfaite. Et belle-maman se met à juger vos vêtements, trop classe pour venir la rencontrer. Et si t'étais arrivée avec ton jean troué, elle aurait eu bonne impression ? Tu ne penses pas, remontant les manches de ta robe sur tes avant-bras pour laisser tes tatouages s'exposer. Tant pis si elle aime pas. Au moins, elle voit pas les piercings que t'as aux mamelons. C'est ma faute. Sacha a tenté de me dire que j'en faisais trop, tentes-tu de justifier. C'est pas vrai, mais c'est pas faux non plus. Puis, t'arrives pas à supporter que ton Sacha se fasse attaquer alors que tu le trouves séduisant dans ses vêtements classes qui détonnent avec ses tatouages. Mais avant de pouvoir répondre, elle disparaît, grommelant des mots en russe que tu n'arrives pas à déchiffrer, pas ceux-là du moins. Ça va, t'en fais pas, le rassures-tu. Elle t'aime, ça se voit. Tu lui souris, même si l'échange était court, t'avais pu le voir, le ressentir. Tu le laisses te guider dans la maison. Des photos de la Russie y sont affichées, de Sacha, d'Alek, de Nastya. Mais aucune de monsieur Kheinov. Elle, qu'est-ce qu'elle en pense, après toutes ces années, de cette histoire ?, penses-tu. A-t-elle fini pas accepter les gestes de son mari, par les percevoir comme l'affreuse triste vérité ? Ou croit-elle encore que Sacha était un trouble-fête, un enfant difficile à corriger ?

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» anecdotes: La rage au bord des lèvres. Les cris qui en sortent ne sont que des poussées de jouissance, de colère, d'agonie aussi. Gare à ceux qui espèrent voir de la joie sur son visage. Reflet d'une âme diabolique, l'homme ne pense qu'à lui, égoïste. Plaisir intense ne peut être que plaisir solitaire, veut-il croire. Comportement endossé pour protéger son âme et son passé. Main féminine caressant avec douceur son occiput, le tatoué ne vit que pour la chair humaine. Les contacts charnels sont des puits de vie interminables. Pourquoi le sexe serait-il un tabou ? Et tandis que vous admirez, la vipère vous a déjà ensorcelé. Les simagrées sont les seuls sorts prononcés par son chant.
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MessageSujet: Re: the family that you never chose (brookcha)   the family that you never chose (brookcha) EmptySam 21 Déc 2019 - 13:33

the family that you never chose
De sa haute taille, Sacha observe les deux femmes faire connaissance dans cette scène presque surréaliste. Il n'y croit pas, à cette scène qui se déroule pourtant sous ses yeux. Son amour, Brooke, qu'il appelle sa femme par instinct, et sa mère, cette russe qui ne tient pas en place une seconde. Il les regarde, détaille leurs visages, tente de savoir ce qu'elles pensent l'une de l'autre après ce premier échange, mais il est incapable de dire de quoi il retourne. Sa mère vole au dessus des propos que lance Brooke, et il le prend comme une agression envers lui-même, ses muscles se contractent alors qu'il s'imagine déjà que maman ne l'aime pas, ou ne croit pas que ça puisse durer. Parce que maman, de toute façon, elle a fini par arrêter de croire que ses enfants auront une femme un jour. Maman, elle a jamais vraiment connu ce genre d'amour, à part celui des enfants, elle avait rien. Et puis, elle a pas été habituée à ça, à ce que ses enfants lui présentent leurs petits-amis. Sacha, il reste silence, y'a du mouvement devant lui, mais il est comme absent, il sourit, il tire sur ses manches, trop serré dans ces vêtements qui ne lui ressemblent pas. Il espère que les pauses cigarettes seront nombreuses, qu'ils auront l'occasion de sortir prendre l'air, car il sait qu'il ne tiendra pas, à table. Il aura besoin de bouger, de pas rester là s'il veut pas péter un câble. Mais il vient juste d'arriver, alors il fait un effort, il sourit, et il avance avec Brooke, proche d'elle de peur qu'ils ne soient séparés. Il regarde autour de lui quand ils longent le couloir. A gauche, la double-porte en verre qui mène sur un salon spacieux, à droite, l'escalier qui monte à l'étage, et sous celui-ci, la porte du cagibi. Tout au bout, il y a la cuisine, ouverte sur le salon, et à leur droite, l'accès au bureau puis au garage. Partout, des éléments de décoration qui rappellent la Russie, des photos de famille où les enfants semblent à peu près heureux. A Moscou, mais à Bowen aussi, mais papa est absent. Sacha entre dans la cuisine, ça sent bon les spécialités russes, la cuisine de son enfance et ça le fait sourire alors qu'il passe un bras autour de la taille de Brooke pour la guider vers la table où les assiettes sont déjà dressées, avec les verres à vin, le pain et tout ce qu'il faut pour ne pas manquer. « Qu'est-ce que tu as cuisiné ? » demande le fils à sa mère alors qu'il tire les chaises pour leur laisser la place. La maman, souriant, se tourne vers son fils avec sa louche. « Du Bortsch. J'ai préparé une portion sans viande pour Brooke. » Le russe était soulagé d'apprendre que sa mère avait préparé un repas spécialement pour Brooke, il avait insisté autant de fois que nécessaire pour ne pas qu'elle soit confrontée à un repas constitué uniquement de pain. « Et puis un pot-au-feu avec du kacha. Nous, on aura du rumsteck. » Le lanceur de couteaux était satisfait de ce menu, même s'il se doutait qu'elle avait dû préparer aussi un dessert pour clore ce repas comme il se le doit, et elle avait dû aussi préparer son pain maison. Madame Thikhonov avait toujours été très nostalgique de son pays, si bien qu'elle ne mangeait que des plats de sa nation, bien qu'elle accepte de temps à autre de dîner un repas australien, même si ce n'était pas son préféré. S'installant, Sacha attrapa un morceau de pain frais qu'il mis dans sa bouche, habitude qu'il avait prise il y a déjà trop longtemps et que sa mère détestait. D'ailleurs, elle lui lança un regard noir en le voyant faire. « Sacha ! » grogna-t-elle alors qu'il soupirait, jetant un coup d'oeil à Brooke, gêné de son propre comportement. « Fais pas attention, tu peux te servir. » Il lui offrit un bout de pain qu'il lui mit à côté de l'assiette, tandis que sa mère recommençait à discuter. « Mon fils n'est pas trop insupportable ? Il ne faut pas hésiter à le remettre à sa place. Ils faut que ce soit nous, les femmes, qui décidons. Sinon, sans nous, nos hommes redeviennent de parfaits enfants. » Elle se remet à touiller sa soupe, tandis que Sacha pousse un nouveau soupir, roulant des yeux, craignant que cette soirée ne soit qu'un prétexte pour que maman lâche des informations sur son enfance qui avait été ma foi, plutôt compliquée. « Comment as-tu rencontré mon fils ? » demande-t-elle finalement, désireuse d'en savoir plus, et sûrement aussi pour que le silence ne retombe pas dans la pièce.

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MessageSujet: Re: the family that you never chose (brookcha)   the family that you never chose (brookcha) EmptyVen 27 Déc 2019 - 22:01

Toi aussi, t'espères que les pauses cigarettes seront nombreuses. Parce que ta respiration se serre déjà, se fait difficile, à peine vos vestes retirées, à peine les casques de moto posés sur le petit ottoman près de l'entrée. Il fait sombre, c'est pas très bien décoré chez belle-maman. C'est même plutôt très moche et vieillot. Tu sens les inspirations russes un peu dans le choix des cadres et des bibelots sur les tablettes. Tu sens aussi l'odeur de la nourriture, les épices qui caractérisent les plats traditionnels. Mais, surtout, tu sens le regard de belle-maman sur toi, sur ton piercing au nez et sur tes mille-et-un trous aux oreilles. Sur toi, sur ta gorge tatouée que tu n'arriverais qu'à dissimuler qu'avec un col roulé. Et même, encore, le bout de ces oeuvres serait toujours un peu à découvert. Celui qui se cache sous ton menton, lui, est impossible à tenir secret. Dès que tu tournes la tête, on le voit apparaitre. Et tu sens le regard de belle-maman qui ne peut s'empêcher de les dévisager. Eux et ceux de tes mains. Encore heureux que tu aies mis une robe dont les manches sont assez longues pour recouvrir ta manche tatouée. Tu la sens te juger. Mais, au fond, peux-tu réellement lui en vouloir? Fais-tu totalement différent qu'elle? Toi aussi, tu juges. Tu juges la maison, la façon qu'elle a eue d'agencer le canapé au tapis du séjour, le choix de la tapisserie dans le couloir menant jusqu'à la cuisine. Tu juges son apparence un peu trop coincée, ses cheveux presque noirs, courts et négligés. Tu juges ses gestes, interprète qu'au fond elle en a rien à faire de toi. Et, pourtant, à la cuisine, quand Sacha demande ce qui les attend pour le repas, c'est avec surprise qu'elle prend la peine de préciser qu'il y a une version d'un repas traditionnel fait pour toi, sans une trace de viande. Émue, tu regardes le petit bout de femme qui se dresse devant toi. Et si c'était ça, au fond, avoir une famille? Merci, souffles-tu alors que Sacha, lui, fouille déjà dans la corbeille d'un pain visiblement fait maison et en arrache un morceau. Le regard de sa mère se transforme, devient plus noir, plus agressif, comme s'il avait péché. Et elle jappe son nom, le réprimande avec ce que tu penses être les yeux que seule une maman est en mesure de faire. Tu prends place derrière une assiette déjà servie sur la table, encore vide, où Sacha y pose un morceau de pain pour toi, se justifiant au passage. Tu les laisses faire, trouvant leur dynamique familiale à la fois intrigante, dramatique et rigolote. Parce que toi, t'as jamais connu ça, les repas de famille. Même dans cette famille d'accueil qui t'as servi de maison, c'était pas comme ça. Tu t'assois, laisse belle-maman faire le service des portions, de toute façon elle n'a pas l'air de vouloir de laisser l'aider. Petite, menue, elle te donne tout de même l'impression de vouloir prouver son indépendance, comme si à force de se l'être fait voler par monsieur Kheinov, elle avait besoin de rappeler à tout le monde autour d'elle que ce temps était révolu, jusqu'à ce qu'il sorte de prison. Juste assez, glousses-tu quand elle te demande si Sacha est insupportable. Tu souris, serres la cuisse de ton homme affectueusement avant de poursuivre ta réponse. Vous avez raison. Il faut leur faire comprendre qu'ils ne peuvent pas être les seuls à dominer. Tu jettes un regard curieux à Sacha, tente de sonder sa réaction. Et tu ris, parce qu'au fond, tu sais que dans votre couple, c'est pas comme ça que ça fonctionne. Mais ça fait plaisir à belle-maman. Et si ça peut te la mettre en poche, t'hésiteras pas à dire comme elle. Sauf si elle se met à rabaisser ton homme. Une question en suit une autre. À peine répondu à la première que belle-maman en lance une seconde, la peur du vide, du malaise, qui se lit au travers de son expression, même si elle se cache derrière sa grande louche qui sert à faire le service du repas. En baisant sur la scène du cabaret pour lequel on travaille tous les deux ne te semble pas la réponse adéquate à donner à madame Thinkhonov. On bosse au même endroit, commences-tu, frileuse à l'idée qu'elle déteste le cabaret. Sacha avait besoin d'une assistante. Et je pense que je faisais assez bien le truc pour lui, il a opté pour la rousse à l'entretient. C'est la vérité. La baise en moins.

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MessageSujet: Re: the family that you never chose (brookcha)   the family that you never chose (brookcha) EmptyLun 20 Jan 2020 - 5:39

the family that you never chose
Lèvres pincées, Sacha ne dit rien mais n'en pense pas moins. Il roule des yeux, faussement député face au comportement de sa mère alors qu'elle continue de s'agiter, indifférente aux mimiques de son fils. Il sait qu'elle est nerveuse, curieuse, qu'elle rêve qu'enfin ce soit la bonne personne pour lui, pour avoir peut-être des petits enfants de ce côté-ci également. Elle a envie de voir que son fils est sain d'esprit malgré tout ce que tout le monde dit, de voir qu'il a laissé l'enfant de côté pour devenir un homme responsable. Même si son métier n'a pas toujours plu, ce serait déjà ça, que de le voir avec une femme, la même pendant des années. Et plus il observe sa mère et Brooke faire la conversation, plus il se dit que ce pouvait être possible, une belle vie. Pas forcément d'enfants, il a compris le message, mais une famille, unie. Ça, c'est possible. Il s'imagine non sans mal aux repas de famille, avec sa mère, son frère, sa sœur et chacun apportent sa moitié pour le repas. Brooke ferait partie de la famille, et ça le rendrait heureux de la voir sourire en venant aider sa mère à préparer le repas. Il s'imaginait quitter la conversation du salon pour venir épier, comme un enfant, ce qu'il se passerait aux fourneaux et il se glisserait dans son dos, l'entourant de ses bras pour l'empêcher de mener à bien sa mission alors que sa mère se mettrait à râler et Brooke à rire. Il rêve que ce jour arrive, espère que ce sera possible. « Je suis pas insupportable. » lâche-t-il en soupirant, rendant à Brooke un regard amusé. Il pose sa main sur la sienne, n'osant pas regarder sa mère alors qu'elle sert le premier plat dans les assiettes. Il avait presque oublié que sa mère était devenue féministe sur les bords depuis qu'il n'y avait plus leur père à la maison, mais ce n'était qu'une carapace car dans le fond, elle avait toujours aimé quand c'était lui qui contrôlait les journées de A à Z. Et puis vient la question de leur rencontre, et Sacha pouffe de rire, se calant aussitôt face au regard de sa maman. Si elle savait. Elle savait certainement, de toute façon. Sacha ne s'était jamais caché de son amour pour les femmes, et se foutait bien de choquer ou non sa famille. Au départ, c'était surtout pour provoquer, pour montrer que son père n'aurait jamais le dessus sur ses actions, mais après, il s'était calmé. Parfois, une ou deux filles franchissaient le pas de la maison, mais il évitait de les faire venir quand sa fratrie était ici aussi. « La rousse ? Non, non. » Sacha lève à nouveau les yeux au ciel, tend la main pour ouvrir une bouteille de vin rouge pour ne plus entendre la suite, soudainement embarrassé. « Maman, tu devrais pas finir cette phrase, s'il te plaît, c'est entre nous. » Mais elle est déjà sur sa lancée, alors il continue de servir les verres, un peu crispé. « Mon fils a toujours eu un don pour choisir les bonnes personnes. » Oh ça, non, il ne l'avait pas ce don. « Tu nous as toujours ramené des blondes, Sacha. Tu n's eu que des assistantes qui se ressemblaient. » Ça sonnait comme un reproche, et il en renversait une goutte de vin sur la nappe blanche, avant de reposer la bouteille. Tout ça tenait d'une conversation privée. « Toutes des empotées. Elles ne brillaient pas. C'est toi qui l'a toujours dit. Toutes des petites filles ingrates, qui obéissaient mais qui n'avaient pas l'art du spectacle, et qu'on oubliait une fois le spectacle passé. Non, non. Il te fallait mieux. Une femme qui sait prend les Rennes, une femme qu'on n'oublie pas. D'ailleurs, tu m'as dis toi-même qu'après l'entretien de Brooke tu les as toutes jetées ? Toutes ces qui attendaient dans les vestiaires ? Je me souviens que ce jour-là, j'étais fâchée. Ils m'ont appelé pour me dire que mon fils nous refaisait une crise et que son état empirait. Moi, quand je l'ai vu, j'ai compris. » Sacha ne savait plus où se mettre. Sa mère ne pouvait plus s'arrêter de parler et il ne voulait pas où elle voulait en venir. « Je vous ai vus sur scène, une fois ou deux. Moi, je crois aux âmes-soeurs. Et c'est ce que j'ai vu en vous. » Cette fois, Sacha pousse un soupir dépité, même si le coin de ses lèvres s'étire en un soupir. Il n'avait jamais cru à l'astrologie et aux âmes-soeurs, et n'y croyait pas plus aujourd'hui. « Ma mère croit en ces réincarnations et tous ces trucs philosophiques. T'es pas obligée de répondre. » lance-t-il a Brooke alors qu'il rattrape sa main. Le truc, c'est que c'était lui-même qui avait dit tout ça à sa mère un soir alors qu'il était rentré complètement saoul d'une soirée. Ça avait été plus fort que lui, il s'était mis à avouer tout ce qu'il avait sur le cœur, mais il n'avait pas imaginé une seule seconde que sa mère puisse enregistrer autant d'informations. Il était terriblement gêné aujourd'hui, parce qu'il était encore certain qu'il avait eu raison, ce soir-là. Brooke, il l'avait choisie parce qu'il avait eu le sentiment qu'elle aurait pu changer sa vie. Et il avait eu raison.

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MessageSujet: Re: the family that you never chose (brookcha)   the family that you never chose (brookcha) EmptyMer 4 Mar 2020 - 13:43

Sa famille est bizarre. Mais t'es pas en mesure de juger, parce qu'au fond c'est peut-être le standard dans toutes les familles, sauf que toi tu peux pas le savoir, t'en as pas eu. T'as été abandonné, arraché à la chance de grandir avec des gens qui, aussi bizarres peuvent être, t'auraient aimé et auraient voulu prendre soin de toi. Au final, t'as été mise dans une maison d'accueil, avec une famille qui se fichait un peu de toi, t'étais qu'une façon de leur rapporter un peu de revenus supplémentaires, parce que le gouvernement il est plus généreux avec les gens qui font ce genre de chose. Ils étaient pas mauvais, ils étaient pas méchants, mais c'était pas une famille. Et tu l'as senti au moment où on t'a retiré de ton foyer de groupe et qu'on t'as mis dans cette maison-là. C'est sans doute pour ça que tu t'es jamais vraiment forcée pour apprendre à les connaître, que tu t'es comporté comme une conne dès que tu as pu, dès que tu as été assez consciente pour contrôler tes actions. Fuites, fugues, insultes, vols, prise de drogue dans la maison, ramener des mecs en douce, t'as tout fait. Et quand t'étais dans la merde, bah fallait te débrouiller. Étaient-ils vraiment à blâmer, au fond, de pas vouloir t'aider plus qu'il ne le fallait ? Si t'avais été plus douce avec eux, ils auraient sans doute été, eux aussi, plus aimant. La mère de Sacha en fait trop. Mais, au fond, tu sais que c'est parce qu'elle tient à lui, parce qu'elle l'aime, parce qu'elle s'inquiète, parce qu'elle veut le meilleur pour son fils. Tu peux comrpendre, t'es pareille avec lui. C'est comme ça que tu lui démontres ton amour, un peu mal, ouais, mais au moins tu le fais. Tu le traques, tu l'harcèles, tu lui fais des crises de jalousie, tu le possèdes. C'est tordu, c'est complètement tordu, mais putain que tu sais pas faire autrement. Tu le veux à toi, complètement à toi, de peur que quelqu'un cherche à te l'enlever, de peur qu'il cherche à partir comme ta mère a fait, elle. Elle t'aimait pas assez, ou toi tu ne lui démontrais pas assez du haut de tes trois putains d'années. Un peu quand même, répliques-tu en souriant quand il dit ne pas être insupportable. Il l'est. Il l'est à t'en faire perdre la tête. Parfois, t'as envie de frapper un mur tellement il peut l'être. Mais putain que tu l'aimes pour ça, putain que tu aimes tous ces défauts. Il pose une main sur la tienne, tu le regardes de tes yeux bleus qui s'embrasent. S'il dévie sa trajectoire, s'il ose toucher plus que ta main, tu ne réponds plus de toi, t'auras besoin que vous vous éclipsiez vers les toilettes pour lui montrer à quel point il te fait de l'effet quand il sourit comme ça. C'est insupportable. Il est insupportable, voilà. Puis, sa mère vous interroge, demande comment vous vous êtes rencontré, et la voilà qui déblatère sur celles qu'il a rapportées à la maison, celles qui ont jadis été ses assistantes. T'es pas sûre de tout capter, ça va un peu vite. Et y'a beaucoup d'informations. Ce qui te chavire le plus, c'est la fin des aveux de madame Thikhonov, c'est la partie sur la crise que t'ignorais jusqu'à maintenant et l'attitude de la bonne femme quant à cette dernière. Fâchée ? Pourquoi serait-elle fâchée que son fils soit en détresse. Ça ne fait aucun sens, tu fronces les sourcils. Mais t'n’interromps pas, parce que c'est pas poli, parce qu'elle continue sur sa lancée disant qu'elle est venue vous voir au cabaret, malaise, vos shows sentent la tension sexuelle et frôle l'indécence par moment, et t'es jamais vraiment habillée su scène. Et elle parle d'âme soeur. Et là tu ris. C'est sans doute la mauvaise réaction à avoir, parce qu'elle est dead serious. Mais putain, des âmes soeurs, y'a encore des gens qui croient à ça, mis à part les chroniques horoscopes des journaux à deux-cents ? J'crois à rien de tout ça, finis-tu par dire en lâchant la main de Sacha. C'est malaisant, t'as pas envie de montrer à sa mère votre intimité, surtout quand t'oses lui répondre alors que tu ne partages pas le même avis. C'est pas que tu crois pas qu'il est fait pour toi. Non, ça, tu y crois. C'est bien le seul, même. T'as envie de l'épouser, ce con. T'as envie de faire ta vie avec lui. C'est juste que ta tête est en vadrouille après toutes les informations qu'elle a dites, celles concernant les filles qu'il a eues dans sa vie et celles concernant ses assistantes. Tu soupires. J'suis pas blonde, vous m'dites que si je me teins pas c'est vouer à l'échec ?, demandes-tu sur un ton qui menace. Puis, qu'est-ce que vous connaissez de Sacha, hein ? Mis à part que vous le prenez pour un fou et que vous ne puissiez pas accepter qu'il ait des problèmes, qu'il ait besoin d'aide ? Tu rages, c'est mauvais, tu devrais aller fumer, ça te ferait du bien. Non, parce que lorsqu'il racontait tout ce qu'il a eu à endurer en Russie, personne ne l'a cru, pas même vous. Et vous êtes là à me dire que vous le connaissez bien, que vous savez ce qui est bon pour lui.... La blague. Tu te lèves, regardes la dame encore un instant. J'ai besoin d'une putain de cigarette, lâches-tu en cherchant la sortie et ta veste dans l'entrée.

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MessageSujet: Re: the family that you never chose (brookcha)   the family that you never chose (brookcha) EmptyMar 24 Mar 2020 - 6:40

the family that you never chose
Y'a que de la honte qu'il ressent dans l'instant présent. La honte, putain, la honte. Tout ce que sa mère dit, ça lui fait bourdonner les oreilles, ça lui donne envie de taper du poing sur la table pour lui dire de la fermer. D'un œil, il observe Brooke, et il se dit que putain ça va partir en couilles. Son cœur il manque un battement et il a envie de vomir toutes ses tripes sur la table. Sauf qu'il peut rien faire, il sait que c'est trop tard. Brooke, elle va exploser. Brooke, elle va pas se retenir, et il pourra rien faire pour l'en empêcher. C'est foutu, et rien que d'imaginer la tempête qui va soudainement s'abattre, il en a la migraine. C'est foutu, cette soirée commençait si bien mais tout est foutu. Il serre les dents, pince les lèvres, serre son poing sous la table, alors que son regard fuit vers les assiettes. Il fait pas le malin, il s'interpose pas, mais il sait comment ça va se finir tout ça. Brooke elle a grillé ses chances d'être bien vu par sa mère. Ce monologue, même s'il l'aime bien, même s'il la représente elle, il est persuadé que sa mère va péter un câble. A la limite, il s'en fout totalement de ce que sa mère va penser. Il sourit, lui, même s'il a la tête baissée. Sa mère va pas aimer, sa mère va les détester, et putain, Brooke elle a les couilles de dire face à sa mère tout ce qui n'est jamais allé. Lui, il était juste muet, incapable d'avouer le fond de sa pensée. Il est fier que sa rousse ait eu le cœur de dire ça. Il est fier de voir qu'elle s'en fout de pas être bien vue de sa mère. Il est fier parce qu'elle est juste elle-même, et c'est ça qu'il veut, c'est ça qu'il aime. Et tant pis si ça plait pas aux autres. Il s'est jamais soucié de ce détail, et c'est pas aujourd'hui que ça changera. Et ce sourire qu'il a sur la face, forcément, sa mère le voit. Fusillant son fils du regard, elle se lève de sa chaise en même temps que Brooke, la regarde partir. Sacha, il tient plus en place non plus. Il se redresse, la chaise glisse et grince sur le carrelage.  Il s'apprête à sortir aussi, mais sa mère le retient, jusqu'à ce que Brooke disparaisse derrière la porte. Là, elle se retient plus. La petite maman, gentille, conne, elle se réveille, elle devient pire que son père, comme toujours, et c'est en russe qu'elle se met à gueuler. Il aime pas, il se laisse pas faire, il se laisse plus faire. Ça explose là-dedans, y'a que des mots de russes qui ressortent de cette conversation. L'envie de dire tout ce qu'il lui passe par la tête, et ils se réconcilieront plus tard, ils sont comme ça les Kheinov. Il tape du poing sur la table, il hurle. Il l'épousera, Brooke. Elle sera sa femme et il s'en fout que ça plaise pas à sa mère. Il l'aimera, et tant pis pour les autres. Il va s'octroyer le droit d'être heureux. Et quand le souffle lui manque, que sa mère lui en fout une, c'est la fin pour ce soir. Y'a que la violence qui règne entre ses murs. Il peste, il grogne, et il fait demi-tour. Il attrape sa veste, claque la porte d'entrée, les pupilles dilatées par la colère alors qu'il passe le perron, qu'il passe devant Brooke, pour s'arrêter et faire les cent pas dans la cour pour se calmer.   « J'la déteste. J'la hais, putain ! » Il gueule un coup, pousse un juron russe, comme toujours, tâte le couteau qu'il garde toujours dans la poche de sa veste. « Si elle passe la porte, j'la tue. J'te jure, j'la tuerai ! Putain, j'en peux plus, Brooke, je deviens fou, j'vais la tuer pour ses conneries. » L'amour d'une mère pour son fils, il l'a pas vu ce soir. Il donne un coup de pied dans le poteau du perron, avant de s'appuyer dessus avec les mains, tremblant comme une feuille. Il sait pas comment retrouver son calme. C'est une tornade qu'il est devenu. « On se casse. » Il grogne, naseaux tentant d'aspirer l'air extérieur qu'il ne parvient pas à trouver. Et il revient vers Brooke, comme un aimant il est attiré par elle, et il s'approche pour la serrer dans ses bras. Parce qu'il n'y a que ça qui peut le faire rester sur Terre. Il veut pas voir rouge comme un lion en cage, parce qu'il a l'impression qu'il a le cœur qui va exploser, que ses poumons vont éclater. « Pardon. » qu'il souffle entre ses lèvres, complètement dépité, déchu. Il n'y a plus que Brooke qui soit bonne pour lui. Y'a que Brooke qui sait ce qu'il a besoin pour se sentir mieux. Il a besoin d'elle.

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