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 Histoire de Morgan

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Morgan Johnson
Morgan Johnson

Feuille de personnage
» anecdotes: Bien que ton prénom et ton nom de famille soit américain tu as aussi des origines allemandes bien qu'on ne dirait pas. Tu ne parles pas un mot d'allemand par contre. Tu parles quelques mots de français. Tu as déjà été en France à Paris. Tu es né à Sydney mais tu vis maintenant à Bowen. Tu ne bois pas de café le matin préférant le thé sinon tu serais ingérable. Tu ne manges rien chez toi le matin préfèrant prendre un petit déjeuné avec tes collègues. Devant eux tu bois un café ou deux dans la journée. Tu fumes des cigarettes depuis tes 16 ans. Tu bois du whisky et tu apprécies boire de temps en temps un verre de vin. Aucun de tes collègues ne sait que tu prends de la cocaïne une fois par semaine. C'est la seule drogue que tu prends. Depuis que ta femme est morte tu ne souhaites pas te mettre en couple. Tu as trop peur que la personne reçoive le même sort que ta femme. Tu ne veux pas te mettre en couple mais cela ne te déranges pas de partager le lit d'une femme. Tu as le sang chaud heureusement que tes collègues te connaissent bien et savent te calmer. Tu ne conduit pas de voiture préférant les moto. Tu es un couche tard et un lève tôt. Tu dors quatre heures par nuit. Il t'arrive de faire des nuits blanches et d'être appelé en plein milieu de la nuit pour le boulot. Tu es assez familier dans tes paroles bien que tu essayes de te retenir dans ton boulot. Tu dis ce que tu penses même si tes paroles blessent les gens. Tu ne reviens jamais sur tes paroles. Tu adores la nourriture asiatique. Tu ne manges que très rarement de la malbouffe. Tu n'as pas le temps de faire la cuisine chez toi bien que tu adores ça, tu regardes des émissions de cuisine quand tu as le temps ou des vidéos de recettes sur les sites de cuisine. Tu fais assez attention à ta ligne. Tu vas une fois par semaine à la salle de sport. Il t'arrive de faire de la boxe mais c'est plus rare. A l'adolescence tu as fais du judo mais t'es pas résté bien longtemps. A l'école, t'étais le genre de mec qui foutait pas grand chose, préférant draguer les filles plutôt que t'intéresser aux cours. T'aimes bien les chemises hawaiennes, t'en porte souvent en été. Sinon c'est chemise noire ou t-shirt noir basique et jean.
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statut : Célibataire toujours traumatisé depuis la mort de sa femme
baby kangou
MessageSujet: Histoire de Morgan   Histoire de Morgan EmptyLun 30 Mar 2020 - 0:18

(alors c'est pas un journal intime mais j'avais écris une histoire avec plus de détail, je vous la partage ici :3)


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“ Histoire de Morgan ”
2h30 du matin.
Cela fait plus de 24 heures que la jeune femme d'une trentaine d'années aux longs cheveux blonds et aux yeux bleus clairs maintenant fermés accouche. Elle en a marre. Elle pensait que l'accouchement allait durer moins de vingt quatre heures. Elle avait passé des heures sur les forums pour poser des questions. A trente deux ans. On aurait dit une jeune femme d'une vingtaine d'années qui accouchait pour la première fois. Elle voyait que des femmes du même âge qu'elle voir même plus vieille se posaient les mêmes questions. Elle était de nature stressée. Anxieuse. Pourquoi avait-elle été sur des forums de discussions. Pourquoi n'avait-elle juste pas discuté avec ses amies ayant maintenant des enfants d'une dizaine d'années. Elle avait lu des réponses d'inconnus. Des accouchements s'étant mal passés. Des fausses couches. Elle avait même lu que des femmes pouvaient mourir pendant leur accouchement. Elle ne voulait pas mourir. Elle était encore jeune. Elle ne voulait pas perdre son enfant qu'elle avait mit autant de temps à créer. Lire tous ces témoignages l'avait encore plus stressée. Lorsque la rupture des eaux était arrivée elle se demandait si cela était normal. Si ce n'était pas trop tôt. Elle avait peur d'accoucher chez elle. Elle ne voulait pas accoucher chez elle mais dans un hôpital. Même si elle avait lu qu'un accouchement à domicile pouvait très bien se dérouler. Elle s'en foutait. Elle voulait être en compagnie de sage femmes. Etre sur un lit d'hôpital. Même si elle a toujours détesté ces lieux. Nosocomephobie. Ce jour là lorsqu'elle a vu la poche des eaux se rompre elle a mit de côté sa phobie. Son mari est arrivé en moins de vingt minute à l'hôpital le plus proche en voiture. Il a réussi à ne faire aucun accident. Il aurait pu vu à la vitesse à laquelle il conduisait. Mais il n'y eut aucun carambolage. En arrivant à l'hôpital on l'emmena tout de suite en salle d'accouchement. Son mari âgé de quelques années de plus qu'elle n'est pas resté dans la salle. Elle ne lui en veut pas. Elle sait qu'il ne supporte pas la vue du sang. Qu'il pourrait tomber dans les pommes avant d'avoir vu son fils. Elle va avoir un fils. Elle qui pensait avoir une fille lorsqu'elle a fait l’échographie à cinq mois. On lui avait dit qu'elle avait la forme d'un ventre qui faisait qu'elle était sûr d'avoir une fille. Que des conneries. Elle avait toujours été une personne naïve. Elle détestait les personnes naïves. Elle espérait que son fils héritera du caractère de son mari. Il était d'un caractère diamétralement opposé. Elle ne voulait pas que son fils se laisse faire dès ses premières années à l'école comme elle l'avait vécue. Elle ne voulait pas que son fils soit une personne faible comme elle.

Des yeux se posent sur elle. La femme d'une trentaine d'années est allongée sur un lit blanc. Elle ne veut pas qu'ils la regardent. Elle veut que son mari soit présent avec elle. Pour qu'il la rassure. Mais il n'est pas là. Elle n'est qu'avec des inconnus. Et s'ils faisaient mal leur travail. Et si l'accouchement se passait mal. Elle avait vu une sage femme tous les mois avant l'accouchement. Aucun problème au niveau du bébé. Elle était en parfaite santé. Elle avait toujours fait attention à ce qu'elle mangeait. Depuis l'adolescence. Elle avait fait attention. Ne pas manger de charcuterie. Elle n'avait jamais ça de toute façon. Ne manger que certains fromages. Ne pas boire d'alcool et encore moins de fumer. Elle avait toujours été une femme sérieuse. C'était impossible que l'accouchement se passe mal.

Cela fait plus de vingt quatre heures qu'elle est en train d'accoucher. Elle n'avait pas prévu que l'accouchement allait durer aussi longtemps. L'odeur du sang la dégoûte. La jeune femme ressent une envie de vomir. Mais elle ne veut pas arrêter. Elle veut continuer. Quand est ce que son putain de gosse allait arriver. Elle veut que tout s'arrête. Qu'elle soit là à tenir son fils dans ses bras. Et qu'elle parte de ce foutu hôpital. Elle jure depuis des heures. Elle a mal malgré la péridurale. Pourtant elle avait lu sur les forums que d'après des inconnus elle n'aurait pas mal. Qu'elle ne sentirai rien. Rien mon cul ! C'était les pires vingt quatre heures de sa vie. Elle comprenait les femmes qui racontaient que la douleur qu'elles avaient subis pendant leur accouchement n'était comparable à aucune autre douleur qu'elles avaient subies dans leur vie auparavant. Elle veut que tout s’arrête. Pendant quelques secondes elle se demande si elle ferait une bonne mère. Si elle saurait bien s’occuper de son fils. Elle n’a jamais voulu prendre dans ses bras un nouveau-né. Elle avait toujours peur de le faire tomber. Arrivera-t-elle a garder son fils dans ses bras ? Elle sait que les bébés sont très fragiles. Elle a entendu parler du syndrome de mort inattendue pouvant arriver à un mois. Elle a peur que cela lui arrive à elle. A son fils. Pendant un moment elle ne souhaite plus accoucher. Elle ne souhaite plus devenir mère. Elle entend enfin le médecin lui dire que l’accouchement se terminera bientôt. Elle n’a pas le temps de voir son fils sortir qu’elle tombe dans les pommes…

Morgan 7 ans

Tu es à la grande école. Enfin c’est pas encore la grande école, tu sais que tu es encore très loin d’avoir terminé. Mais tu as passé la maternelle. Alors pour toi tu es chez les grands. Bien que tu sois petit en taille. Après tout tu n’as que sept ans. Mais tu sais lire. Alors pour toi tu es déjà un grand. Tu sais aussi écrire. Tu n’écris pas encore comme les adultes, ça ne fait qu’un an que tu as appris à écrire. Mais les enfants de trois ans ne savent pas écrire. Ils sont trop petits. Toi tu es plus grand qu'eux tu sais maintenant lire et écrire. Pas de grands livres, des petits avec des images. T'aimes pas toutes les histoires qu'il y a dans la bibliothèque au fond de la classe. T'aimes pas trop les histoires d'amour. Tu préfères les histoires de pirates. De princes et de dragons. Tu préfères les moments d'actions. Les histoires d'amour c'est pour les filles. Dans les histoires tu t'arrêtes au moment où le prince a sauvé la princesse. Tu veux pas connaître la suite.

A l'école tu as que des A. Même en mathématiques. C'est facile pour toi. Tu aimerais que l'école soit tout le temps facile. Mais tu sais que quand tu seras plus grand tout ne sera pas aussi facile. Il faut bien qu'il y ait des difficultés dans la vie. Bien que tu n'ai des A partout tu n'es pas considéré comme un "surdoué". On ne ta pas demandé de sauter une classe. Tu as vu un jeune de ton âge partir au bout de quelques mois. Tu as appris qu'il avait été dans une classe supérieure. Ta été jaloux de lui quand tu l'as appris. Tu voulais avancer rapidement. Apprendre vite de nouvelles choses. Apprendre des choses compliquées. Ne plus apprendre de choses simples. Alors toi de ton côté tu restes en Year 2. Tu t'es fait quelques potes. Tu les connais depuis un an. C'est pas beaucoup. Tu aimerais qu'ils soient amis avec toi toute ta vie. Mais tu sais que tu n'as pas de super pouvoirs pour prédire l'avenir. Tu ne peux rien prévoir du futur. Cela ne fait que 7 ans que tu es au monde. Tu es encore loin d'avoir découvert le monde. Ils sont sympa tes deux copains. Ils ont le même âge que toi. Yen a un il a de moins bonnes notes que toi mais tu t'en fiches c'est pas ça qui t'intéresses. À la récréation vous jouez aux ballons. Vous embêtez pas encore les filles.

Morgan 10 ans

Dans un an tu vas aller à la grande école. Tu sais que ce n'est pas la plus grande école mais pour toi tu grandis alors tu vas dans des écoles encore plus grandes. Au collège il y a des grands. Ils sont plus grands que les primaires. Tu sais que tu vas avoir beaucoup de matières. Plus qu'en primaire. Ça te fait un peu peur. Mais en même temps tu as hâte. Cela voudra dire que ça sera plus compliqué que la primaire. Tu en avais marre de la facilité. Tes deux amis t'ont apprit qu'ils allaient déménager. Pas en Australie mais à l'autre bout du monde. En Europe. Tu vas rester tout seul. Il faudra que tu te fasses de nouveaux amis. Sa te saoule. Ta pas envie. T'avais envie de rester avec eux toute ta vie. Ils t'ont dit que tu pouvais les appeler tous les jours. Qu'il y avait Skype. Mais tu étais encore trop petit. Tes parents ne voulaient pas que tu ais un réseau social. Tu n'avais même pas de téléphone portable. Tu en auras peut être un quand tu entreras au collège. De toute façon t'en a pas besoin. Tu allais perdre tes deux potes.

Morgan 14 ans

Dans un an tu vas aller au senior secondary school. Bientôt la fin de ta scolarité. Tu sais qu'au lycée il faudrait que tu choisisses si tu veux aller à la faculté ou dans des écoles spécialisées. Ou tout simplement chercher un travail. Tu vas bientôt passer le brevet. T'es prêt. T'as pas des bonnes notes partout mais tu sais que tu vas l'avoir. Après tout tu as entendu qu'il était très simple. Tu as hâte de passer au lycée. Tu penses faire un lycée général. De toute façon tu n'as pas trop d'idées de métier encore. Tu n'as que 14 ans. Mais tu dois réfléchir rapidement sur ce que tu veux faire plus tard. Après tout trois ans ça passait vite.
Tu as fumé ta première cigarette. C'est un pote qui t'a proposé. Tu voyais les grands lycéens fumer. Tu te disais alors que c'était bon. T'étais jeune et con. Tu voulais faire comme les grands. Alors tu as testé. Bien sûr que tu n'as pas du tout aimé. T'aimais pas du tout le goût. Et sa te faisait mal à la poitrine. Tu t'étais juré de ne pas recommencer. Tu comprenais pas pourquoi les adultes fumaient cette merde...

Morgan 16 ans

Tu te trouves chez un gars. Tu le connais pas trop, tu sais juste que c'est l'ami d'un ami. Que tu ne connaissais pas non plus. Mais tes potes le connaissaient bien. Ils t'ont dit qu'il était sympa. Et qu'il avait une grande maison. Que ses parents n'étaient pas présents et qu'il y aurait pas mal de monde. Pourquoi pas. Tu sais pas du tout combien il y aura de personne en tout. Tu penses aux séries et films américains. Pas mal de personnes. Tu penses que rien ne se passera. C'était ta première soirée. Si tes potes connaissaient le mec c'était qu'il était fiable. Non ? Non. Mais tu ne le savais pas encore. Il est trois heures du matin. La fête a déjà commencé depuis que le soleil s'est couché. Tu ne dors pas, bien entendu. Comment pouvais-tu dormir avec cette musique electro qui te tapais sur les nerds. C'est qu'le propriétaire de la maison avait aucun goût en matière de musique. Qui pouvait écouter ce genre de musique. Tu savais pas que les riches écoutaient cette musique de dingue. Elle te donnait plus mal à la tête qu'autre chose. C'était pas du tout à cause des nombreux verres d'alcool mélangés que tu avais bu. C'était la première fois que tu buvais autant d'alcool. T'avais aussi fumé des trucs, tu savais pas trop ce que c'était, tu prenais ce qu'on te tendais. Tu te sent pas très bien mais t'as pas envie de vomir. De toute façon t'avais pas trop envie de dégueuler sur les corps sans dessus dessous endormis et à moitié à poil. T'avais couché avec une jeune de ton âge ce soir. Bon vous étiez consentants tous les deux. Et c'était tout. De toute façon tu voulais juste boire. Tu sais pas où étaient tes deux potes. Y'a pratiquement tout le monde en train de dormir par terre si y'en a pas qui s'envolaient en l'air dans l'une des nombreuses pièces de la maison. Tu sais pas trop si t'allais dormir ce soir. Heureusement que c'était les vacances. T'entends des pleurs provenant d'une des pièces de la maison. Une voix masculine. Tu es a peu près sur à 90% que la fille est en mauvaise posture. Tu sais pas pourquoi, tu peux pas t'empêcher d'ouvrir la porte. Tu vois une jeune aux cheveux noirs, ses vêtements étant pratiquement tous retirés à l'exception de ses sous vêtements. Tu ne la connais pas. Tu penses même qu'elle est plus vieille que toi. Elle paraît pas avoir ton âge. Elle fait plus vieille avec son maquillage. Les femmes paraissent tellement plus vieilles que leur âge lorsqu'elles en mettent. Peut-être qu'elle a ton âge en fait. Mais tu t'en fous actuellement. T'as pas réfléchi et tu t'es dirigé rapidement vers le mec qui la tenait pour l'empêcher de bouger. C'était le gosse de riche chez qui tout le monde avait été invité à la fête. Tu lui avais pas parlé de la soirée. Il avait été trop occupé avec la gente féminine. De toute façon il t'intéressais pas. T'avais jamais été proche des riches. Le jeune n'a pas le temps de réagir que tu empoignes la chevelure mi-longue du gosse de riche et le balance sur le sol. Tu le vois porter sa main à l'arrière de son crâne. Il risque d'avoir une belle bosse. Mais t'en a rien a foutre. Tu t'en fous de la fille actuellement. Tu as les yeux rivés sur ce connard. Il te regarde sans comprendre. "C'est quoi ton problème mec ? Tu vois pas que tu nous déranges ? L'intimité tu connais ?" sans comprendre. L'intimité ? Mon cul ouais. Bien sur que tu savais ce que intimité voulait dire. Tu savais pas que les riches étaient aussi débiles. C'était la coke qui les rendaient aussi cons ? Sûrement. Ou alors ils étaient tous nés comme ça. Vraiment pas d'chance. "Tu t'fous d'ma gueule connard ? Et toi tu connais le principe du consentement ?! Tu crois qu'elle était d'accord pour coucher avec toi ? Tu crois que des pleurs veulent dire oui ?! T'as un putain d'problème !" Mais ce que tu lui dit ne le fait pas réagir le moins du monde. Tu vois même un sourire narquois apparaître sur ses lèvres. Il lève tes yeux vers toi. "J'en ai baisé des chialeuses, j'peux t'dire qu'elle aurait pas été la première. De toute les filles qui sont passées dans mon lit, c'est les meilleures"

5h du matin. T'as pas dormi d'la nuit. T'as la gueule de bois. T'as bu des trucs dégueulasses. Tu comprends pas pourquoi on pouvait faire des mélanges d'alcool. Tout ça juste pour s'arracher la gueule. T'as mal au crâne. T'as défoncé un mec. Un gosse de riche. Tu sais même pas comment il s'appelle, quel est son nom d'famille et son âge. T'espères juste qu'il soit pas mort. Non tu penses pas. Tu l'as entendu respirer. Par contre, il était pas très reconnaissable. Tu sent que tu vas avoir des problèmes. Tu diras que c'était de la légitime défense. T'allais pas la laisser se faire violer par ce connard. C'était quoi ce fantasme de gosse de riches. Tu lui a dit de porter plainte. Elle a accepté mais elle veut pas y aller toute seule. Elle veut aller voir les flics avec toi. Elle était là dans la pièce alors que tu tabassais le mec. T'avais même pas fait attention à elle, tu pensais qu'elle était partie. Maintenant elle veut plus t'lacher.

Quelques jours plus tard t'as été avec elle voir les flics. Tu prends le rôle de son meilleur ami. Même si tu la connais pas. Elle a dix huit ans. Sans son maquillage elle parait avoir ton âge. Tu comprendras jamais l'attirance des femmes pour ce genre de produits. T'as été avec elle pendant qu'elle parlait aux flics de la soirée. Toi tu disais rien. Tu la laissait parler. Tu n'intervenais pas. C'était elle qui devait parler. Elle le savait très bien. Tu voyais bien qu'elle peinait à raconter ce qu'il s'était passé. Toi, tu avais les yeux rivés sur le flic qui était assit de l'autre côté du bureau. Il réagissait pas. Tu penses que c'est normal pour pas l'interrompre. Mais il devrait quand même dire des trucs. Mais non il parle pas. Tu sais pas depuis combien de temps t'es assis sur cette chaise. Tu sais pas au bout de combien de temps elle à terminé de parler. Quelques secondes de silence. Vous attendiez que le flic parle. Puis une voix interrompt enfin ce silence pesant. "Vous étiez à une fête remplie d'une centaine de personnes où l'alcool coulait à flot. Vous vous attendiez à quoi ? Une pyjama party ?" Ton sang ne fit qu'un tour quand tu entendis ce commentaire terminant l'interrogatoire. Tu ne penserai jamais qu'un flic réagirait comme ça en entendant une victime. Pourquoi avait-il réagit de la sorte ? Les flics étaient pas là pour faire la loi normalement ? Pour arrêter les tueurs en séries ? Les sales violeurs ? Apparemment non. Ils n'existaient qu'à la télévision. Tu pensais que les flics les arrêtaient. Tous sans exception. Qu'ils restaient à pourrir toute leur vie en prison. Mais tu t'étais trompé. Tu découvrais la partie sombre de ce métier. Ils protégeaient la population ? Mon cul ! Quatre mots sortent enfin. "Allez vous faire foutre". Le flic ne réagit pas. Tu pourrais te lever et réagir de la même façon que tu avais réagi cette nuit là. Mais tu ne l'as pas fait. Tu aurais plus des problèmes qu'autre chose. Tu ne veux pas avoir plus de problèmes que ce que tu auras avec la famille de riche. Tu sais même pas comment ils s'appellent. Tu t'en fous. Tu as appris plus tard que les parents du jeune riche avaient payés la police pour éviter les embrouilles. Les riches utilisaient leur argent aussi facilement. Les flics acceptaient avec joie. Ils ne se posaient pas de question. Du moment qu'ils pouvaient être payés un peu plus. Ils s'en foutaient d'être corrompus. D'être hors la loi. Heureusement pour toi tu ne mettais pas les flics dans le même panier. Tu sais qu'il existait des flics non corrompus.
C'est en sortant du commissariat que tu savais quel métier tu allais faire à la fin de tes études au SENIOR SECONDARY SCHOOL
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Cela fait quelques années maintenant que tu as passé le concours pour entrer dans la police. Tu travailles maintenant à Sydney. Tu as fais tes études à plusieurs kilomètres de Sydney. Tu avais été obligé de prendre une chambre étudiante, tu ne pouvais pas faire d’aller retour de chez tes parents à l’école. Lorsque tu leur en avait parlé ils n’avaient pas du tout acceptés au début. Ils pensaient que tu allais te diriger vers un métier plus commercial. Mais tu étais sûr de toi et de toute façon tu étais majeur, ils ne pouvaient rien te refuser. Tu avais fais un choix. Et tu ne voulais pas revenir sur ta décision. Tu ne revenais jamais sur une décision ou des paroles. T'as eu quelques problèmes à cause de ça au lycée. T'as perdu des amis. Tu te dis que de toute façon tu t’en feras bien d’autre. Ils t’oublieront eux aussi. T’étais jamais doué pour garder des amis. Y’avai toujours quelque chose qui clochait chez toi. Et ils ne te le disaient jamais. T’aimais pas quand on te cachait des choses. Ça t’énervais plus qu’autre chose. Tu pouvais devenir violent si on te cachait des choses. Heureusement, pendant tes études pour rejoindre la police, tout le monde te disait s’il y avait quelque chose qui dérangeait. Et tu essayais alors de faire des efforts, de changer. Tu essayais de te calmer, d’être moins violent dans tes paroles. Tu sais que des fois tu ne réfléchis pas lorsque tu parles. Et que tu peux blesser des personnes sans forcement le savoir ou le vouloir. Tu réussis à te faire quelques amis pendant tes études. Certains étaient mutés à Sydney tout comme toi, d’autre dans d’autres villes, une fois les concours passé. Tu ne te retrouvas pas avec eux dans le commissariat où tu as été muté. Tu devais encore rencontrer de nouvelles personnes. Ça commençait à te saouler. Tu devais travailler avec de nouvelles personnes. Bien entendu au début tu n’allais jamais sur le terrain, restant à l’intérieur du commissariat pour t’occuper de la paperasse. Tu voulais pas être pris pour le stagiaire de service. Mais tu sais que tout le monde est obligé de passer par les tâches ennuyantes lorsque l’on débute, quelque soit le travail. Pendant bien deux années tu n’as jamais mit un pied à l’extérieur du commissariat. Tu n’as rien appris en faisant ça. Tu as perdu deux années de ta vie.

Tu as maintenant trente ans. Tu as réussi à entrer dans la section homicide. Une fois, tu pouvais tomber sur un taré qui avait décidé de tuer ses animaux de compagnie. Pour le fun. Pour essayer quelque chose. Parce qu’il s’ennuyait. Ou parce qu’il en avait marre d’entendre son chien aboyer. Des conneries. Pourquoi avait-il autant d’animaux chez lui alors si c’était pour tous les tuer un jour. Tu comprendrai jamais le cerveau de ces personnes. Heureusement que t’étais pas psychologue. Tu pouvais aussi tomber sur des cas beaucoup plus violents. Tu ne sais pas comment tu as réussi à ne pas péter un câble. T’en a vu des collègues complètement arrêter car ils n’en pouvaient plus. Toi, tu es resté. Parce que t’arrivais à venger les victimes. Même si cela ne servirai à rien. Mais tu prenais toujours du plaisir lorsque tu apprenais qu’un tueur en série allait rester la moitié de sa vie en prison à la fin d’un procès.

A tes trente deux ans tu as du t’occuper d’un cas de femme battue. Celle-ci était venue au commissariat pour porter plainte. Tu pensais qu’il s’agissait d’une femme se faisant battre par son mari comme tu entendais souvent mais tu t’étais trompé. La victime se faisait battre par son père. Sur le coup tu t’étais demandé pourquoi elle n’avait pas porté plainte plus tôt. Mais tu supprimas rapidement cette pensée. En gardant cette pensée dans un coin de ta tête tu deviendrai un connard et penserait comme pratiquement toute la population. Au lieu de lui venir en aide. Tu réussi rapidement à mettre en prison son père. Trois ans plus tard vous habitiez ensemble. Alors que tu t’étais juré de ne jamais ressentir de sentiments pour une victime.

Cela fait pas mal d’années que tu es flic. Tu aimes ton métier et tu ne veux le quitter pour rien au monde ni changer de commissariat ni de secteur. Tu apprécies tes collègues même si tous ne t’apprécient pas. On ne peut pas apprécier tout le monde au boulot. Il faut dire aussi que certaines fois tes méthodes pour obtenir des réponses lors des interrogatoires ne plaît pas spécialement à tes collègues. Tu pars rapidement au cars de tour. Tu arrives à te calmer rapidement. Ou tu sors faire un tour de plusieurs heures. Tu bois quelques verres et tu arrives à te calmer. Ou tu fumes plusieurs cigarettes à la suite. Tes collègues n’arrivaient jamais à te calmer. Seule ta femme y arrivait. A sa manière. Bien que vous ne sortiez pas ensemble depuis une dizaine d’années, elle te connaissait par cœur. Elle seule connaissait tes faiblesses. Elle seule te disait de continuer lorsqu’il t’arrivai de ne plus supporter certaines affaires. Alors tu continuai pour elle et pour toi. Parce que malgré les horreurs que tu pouvais croiser tu aimais ton métier. Et tu ne voulais le changer pour rien au monde. Alors tu continuai. Tu ne voulais pas abandonner comme tes anciens collègues. T’en voyais souvent des nouveaux arriver. Des flics plus jeunes que toi. Beaucoup trop fragiles. On ne pouvait pas faire ce genre de métier en étant trop sensible. Heureusement que tu avais des collègues plus âgés que toi, certains proches de la retraite. Ils en avaient vus des choses horribles dans leur vie. Mais ils adoraient leur métier. Alors tu continuai…

Morgan 38 ans

Cela fait pas mal de temps maintenant que tu es à la brigade criminelle. Tu en as arrêté des gars. Tu en as eu des affaires non résolues. Tu en avais interrogé des victimes. Des témoins. Des meurtriers. Tu ne les comptaient plus sur les doigts de ta main. Certaines affaires t’avaient plus marqué que d’autre. Tu ne comptais plus le nombre de fois ou tes collègues étaient entrés dans la pièce pour t’empêcher d’envoyer au cimetière un meurtrier particulièrement violent et appréciant les détails. Malgré ces moments où il t’arrivai de péter un câble pendant les interrogatoires, tu aimais ton métier. Tu n’étais pas riche mais tu arrivais à bien vivre. Tu avais une femme, une ancienne victime d’une affaire de femme battue. Toi qui pensais vivre seul toute ta vie. Mourir seul chez toi sans personne. T’y avais pensé. Souvent. Avant de la rencontrer t’avais accepté cette fin de vie. Sans aucune famille. Tu as présenté ta femme à tes parents. Ils étaient contents pour toi. Ils te demandaient en plaisantant quand deviendraient-ils grand-père et grand-mère. Tu ne savais pas quoi leur répondre. Ta femme non plus. Tu ne voulais pas leur dire que vous aviez essayer de nombreuses fois mais qu’à chaque fois le test restait négatif. Tu ne voulais pas leur faire de la peine. Tu voyais bien que ta femme déprimai de plus en plus. Elle pensait que vous n’étiez pas compatibles. Que tu devais la laisser pour quelqu’un d’autre et que tout irait pour le mieux. Tu ne sais pas pourquoi elle te disait ce genre de choses. Tu sais que vous y arriverez un jour. Tu es positif. C’était peut être le temps. Ou la fatigue du travail. Cela faisait pas mal de temps que vous n’aviez pas prit de vacances ensemble. Tu étais beaucoup trop souvent au travail derrière des dossiers si ce n’était pas à l’extérieur. Et il t’arrivais souvent de rentrer tard le soir alors que ta femme dormai. Vous n’avez que très peu de moments pour vous retrouver tous les deux. C’était sûrement ça le blocage. Il n’y avait pas d’autre explications. Tu la rassurai mais la plupart du temps elle ne voulait rien savoir.
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(a éditer pour la mort de sa femme)
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