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 middle of somewhere (rosemary)

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Karl Mikkelsen
Karl Mikkelsen

Feuille de personnage
» anecdotes: était très proche de sa famille, et a toujours voulu avoir une grande famille avec plusieurs gamins. ce désir n'est plus d'actualité. ‹ anciennement architecte et professeur d'architecture à l'université, il a été renvoyé lorsqu'une plainte a été déposée contre lui pour viol. si cette plainte était fausse et a été retirée, karl n'a jamais pu récupérer son travail, ni sa vie d'avant. ‹ marié depuis plusieurs années, il n'était pourtant plus amoureux de sa femme et l'a trompée. l'accusation de viol qui a suivi a mis fin à jamais à ce mariage, qui a tout de même brisé karl. ‹ passionné d'architecture, de design, et aussi de dessin. ‹ ayant la double nationalité, il a décidé de quitter le danemark pour l'australie il y a trois ans, préférant ruminer sa peine dans un endroit où tout était à refaire pour lui. ‹ sérieusement dépressif après son divorce, il a mis plusieurs années à se sentir mieux, mais est toujours quelque peu accro aux anti-dépresseurs. ‹ il s'est reconverti en tant qu'agent immobilier, et s'il n'a pas la passion de son métier d'enseignement, ça lui correspond tout de même bien. ‹ n'a pas eu de relation amoureuse ou charnelle depuis son divorce. un sacré bout de temps, mais il ne s'en sent tout simplement incapable. ‹ karl a beaucoup de mal à parler de lui, de sa vie. sachant pertinemment qu'elle ne fait que couler un peu plus d'années en années. ‹ d'un naturel passionné, sociable, extraverti, et drôle, avec le temps, il est devenu plutôt froid et bourru. sauf dans son job, où il sait jouer la comédie. ‹ se rend très souvent au cinéma, au théâtre, à l'opéra et dans des musées. un accro à l'art et à la culture. ‹ il s'entend très bien avec les enfants, mieux qu'avec les adultes. ‹ a quitté brisbane depuis quelques mois maintenant pour s'installer à bowen. ‹ malgré son mal-être profond et sa dépression encore présente, karl a une lumière au fond de lui, cette lueur d'espoir que sa vie ira mieux, et lui avec. ‹ fan inconditionnel de musique rock, il a un carton plein de vinyles de groupes et artistes des années 50 à aujourd'hui. ‹ adore passer ses week-ends à faire des petits road-trips. prendre la voiture, rouler là où la route l'emmènera, se ressourcer dans la nature. c'est dans ces moments qu'il redevient joyeux. ‹ parle danois, anglais, et allemand. ‹ n'a plus de contact avec sa famille ou ses amis du danemark, ou très rarement. et a énormément de mal à se créer un nouveau cercle amical. ce qui a tendance à le peiner.
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bowenien
MessageSujet: middle of somewhere (rosemary)   middle of somewhere (rosemary) EmptyJeu 5 Nov 2020 - 14:54

ce sont ces cheveux fins et noirs, d'une intensité étrange, qui ont retenus ton attention. coupés en carré, sans reflets visibles de ta place, et bougeant avec délicatesse pour caresser sa nuque à chaque fois qu'elle bougeait un peu la tête. le regard fixé sur elle, pour ne pas louper le moment fatidique où son visage apparaîtra, et où l'horreur d'une rencontre hasardeuse ressurgira de plein fouet. n'écoutant même plus la personne qui avait pris la parole, osant s'avancer au pupitre qui régnait sur la pièce, et racontant son histoire, son récis, et son tourment. tu n'avais pas encore pris la parole dans ce groupe de soutien aux personnes atteintes de dépression, ayant déjà eu tout le mal du monde à oser y aller, ne serait-ce que pour t'asseoir sur une des nombreuses chaises. c'était un aveu. un aveu que ça n'allait pas, que tu avais laissé un souci devenir un tout, devenir ta vie. mais comprenant bien qu'au bout de temps d'années d'efforts quasi surhumain, et une folie passagère d'il y a quelques jours seulement, si tu ne prenais pas le dessus sur elle, sur la maladie, il n'y aurait plus d'issues pour toi. pas envie de voir le "trop tard" se produire et prendre le contrôle de ta vie, de la liberté qu'il te reste encore un peu.

ce soir faisait plus mal que les autres soirs. et ce soir en particulier, tu ne voulais pas être vu. ayant hésité à quitter la pièce en découvrant la présence de la babysitter que tu avais menacé au couteau -dans un acte désespéré de trouver des réponses, et ton identité avec- et le fait certain que si elle te voyait, les choses pouvaient que mal tourner, tu avais finalement fait le choix de te taire et de ne plus bouger, pour ne pas attirer l'attention. quand viendra la fin de cette séance, tu t'éclipseras en premier, sachant que ta silhouette plutôt commune ne devrait pas sauter à l'oeil de la jeune femme. c'était ça le plan. mais ensuite ? tu venais de t'installer à bowen, de trouver un emploi, la présence rassurante de ta cousine et de son fils, et maintenant aussi la possibilité de laisser le passé dans le passé et d'ouvrir les yeux sur ton avenir. faudrait-il balayer tout ces bienfaits du revers de la main ? faudrait-il dire adieu au peu d'espoir qui rejaillirait bientôt en toi ?

la réunion se terminait. elle avait était interminable, et d'une rapidité folle à la fois. ne décollant pas de ton siège, tes yeux se dirigèrent vers la place qu'occupait cette inconnue que tu craignais tant, et ton coeur manqua un battement en ne la voyant plus. éclipsée de son siège, tu sautais presque du tien. tu ne l'avais pas vu partir. regardant tout autour de toi, tu marchas d'un pas plus que rapide vers la porte, et là tu la vis. seule, dans le couloir, en marche pour quitter le bâtiment. "attendez !" tu criais, dans un désespoir à faire frémir les vivants. et tu courais, pour la rejoindre, pour arriver à sa hauteur, pour pouvoir lui dire quelques mots.

mais lesquels ?

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and if i only could i'd make a deal with god, and i'd get him to swap our places. be running up that road, be running up that hill.

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Rosemary Russo
Rosemary Russo

Feuille de personnage
» anecdotes: rosemary est née à bowen le 11 février 1998 et y a vécu jusqu’à ce qu’elle parte à sydney pour ses études en littérature. malheureusement pour elle, le milieu universitaire s’est révélé trop anxiogène pour elle, alors pour préserver sa santé mentale, elle a baissé les bras et est revenue vivre dans sa ville natale, où elle a occupé de petits jobs à droite et à gauche. ‹ depuis son entrée dans le monde des adultes, elle souffre de dépression majeure, à cause d’une amitié toxique qui a complètement ruiné sa confiance en elle et de l’abandon de ses études, qu’elle a vécu comme un échec personnel. elle prend des antidépresseurs depuis un an maintenant et s’ils l’ont aidée pendant quelques mois, elle a l’impression que leur effet s’est estompé peu à peu et qu’elle rechute vers le gouffre tant redouté. elle n’ose en parler à personne, de peur d’inquiéter ses proches. comme si ce n’était pas suffisant, elle souffre également d’insomnies à cause desquelles elle se sent constamment irritable et fatiguée. il n’est pas rare que sur le coup de l’émotion, elle prononce des paroles qu’elle regrette ensuite. ‹ elle n’a encore jamais été dans une relation sérieuse, tout simplement parce qu’elle attend de trouver quelqu’un qui, à défaut de la comprendre, la respectera comme elle est. elle est consciente que ses attentes vis-à-vis d’un couple sont très différentes de celles de la majorité des gens, alors elle préfère ne pas s’engager avant d’être certaine que cela ne dérangera pas, voire ne blessera pas, l’autre personne. ‹ rosemary vit pour lire et lit pour vivre, elle a toujours un livre à la main et si vous la cherchez, vous la trouverez très certainement en train d’explorer les rangées de la bibliothèque de son quartier à la recherche de son prochain coup de cœur littéraire. avec son travail, elle n’a pas les moyens de s’acheter des bouquins, mais ça ne la dérange pas de devoir en emprunter, même si elle doit parfois attendre que tel ou tel titre soit disponible. ‹ bilingue, elle parle l’anglais et l’italien sans aucun problème. à la fac, elle a suivi des cours de français par pure curiosité intellectuelle, mais elle est loin de pouvoir converser dans cette langue. disons qu’elle en a simplement une bonne base. ‹ elle n’a pas le permis et n’éprouve aucune envie de l’obtenir; pour se déplacer, elle marche, fait du vélo ou roule sur son pennyboard. ‹ introvertie, elle préfère de loin rester chez elle le soir plutôt que de faire la fête jusqu’aux petites heures du matin. rencontrer de nouvelles personnes l’épuise rapidement et sa santé mentale fragile ne l’aide pas sur ce point. ‹ elle aimerait bien qu’il en soit autrement, mais elle a l’habitude de voir le verre à moitié vide plutôt qu’à moitié plein et à craindre le pire en toutes circonstances.
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statut : en couple avec le célibat jusqu’à ce que la mort les sépare. blague à part, ça ne la dérange pas plus que ça, elle se sent bien sans personne à ses côtés, si ce n’est de ses amis qu’elle considère comme sa propre famille et pour qui elle ferait n’importe quoi.
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MessageSujet: Re: middle of somewhere (rosemary)   middle of somewhere (rosemary) EmptyVen 6 Nov 2020 - 17:48


Cet endroit puait la tristesse, voilà ce que se répétait Rosemary tandis que les fantômes, un à un, s’avançaient à l’avant de la scène pour leur cracher leur mal de vivre à la figure. Une pièce de théâtre longuement réfléchie et répétée, songeait-elle non sans sarcasme. Autour d’elle, un cortège de visages gris et de sourires bleus. Pas de couleurs chaudes pour eux, les laissés-de-côté, les bras cassés de la société. Elle aurait dû se sentir à sa place parmi eux, mais au contraire, elle sentait qu’une partie d’elle-même s’effaçait peu à peu à leur contact, la partie qui s’accrochait encore et contre tout espoir à la vie. Prostrée sur elle-même comme un animal blessé, la jeune femme serra les bras dans le fol espoir de se protéger et peut-être d’oublier les mots qui coulaient des bouches funèbres à la manière d’un torrent sans répit. Les secondes s’égrainèrent, terribles et pesantes à la fois. La réunion s’acheva dans un concerto de soupirs et de chaises qui grincèrent sur le plancher. Aussitôt, Rosemary imita ses semblables; elle prit la fuite. La tête basse, si basse que ses cheveux noirs, presque bleutés sous la lumière artificielle, masquaient son visage de poupée vivante, elle se faufila parmi les silhouettes entassées en direction de la sortie. Encore une soirée gâchée à écouter les palabres des uns et des autres. Peut-être que ça en aidait certains, mais pas elle. Pas Rosemary. Jamais Rosemary. Elle se sentait coincée dans un cul-de-sac sans issue aucune, condamnée à répéter les mêmes gestes encore et encore jusqu’à ce que son corps s’écroule sous l’effort. Une mécanique déréglée que nulle main ne pourrait réparer. Un sourire funeste apparut sur ses lèvres pâles et exsangues à ces pensées.

C’est alors qu’une voix rauque et jupitérienne l’interpella. Attendez. Alors elle attendit, petit soldat soumis qu’elle était. Dans son angle mort, l’inconnu s’avançait. Quand il apparut enfin devant elle, elle ne put retenir un mouvement de recul. Ses yeux sombres croisèrent les siens dans l’attente d’un coup qui ne vint jamais. Elle n’avait pas oublié ce visage, encore moins ce fameux soir. Elle avait agi de la façon qui lui paraissait la plus juste : elle avait appelé la police sitôt libérée du joug de ce fou. Mais en vérité, était-il plus fou qu’elle ne l’était, elle? Elle ne pouvait nier qu’à plusieurs reprises elle avait fantasmé de commettre un acte désespéré et irréparable de ce genre, juste pour se prouver à elle-même qu’elle était capable de ressentir autre chose que ce vide existentiel qui la rongeait lentement mais sûrement. Une fois le choc passé, elle soutint sans fléchir le regard de l’homme devant elle, bien que ses mains, traîtres, continuèrent de trembler. À tout moment, il pouvait plonger la main dans sa poche et la menacer de son arme à nouveau. Devant tous ces témoins? Peut-être pas. Mais à cet instant précis, la rationalité s’était effacée du cerveau de Rosemary. « Vous… Que faites-vous ici? Vous me suivez? » Elle réalisa toute la stupidité de ses questions au moment où elles franchirent ses lèvres; de toute évidence, tout comme elle, il avait dû assister à la réunion du groupe de soutien. Un rire nerveux s’échappa de ses lèvres. « Qu’est-ce que vous me voulez? » Car enfin, il devait avoir une bonne raison de l’aborder comme ça.

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Karl Mikkelsen
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» anecdotes: était très proche de sa famille, et a toujours voulu avoir une grande famille avec plusieurs gamins. ce désir n'est plus d'actualité. ‹ anciennement architecte et professeur d'architecture à l'université, il a été renvoyé lorsqu'une plainte a été déposée contre lui pour viol. si cette plainte était fausse et a été retirée, karl n'a jamais pu récupérer son travail, ni sa vie d'avant. ‹ marié depuis plusieurs années, il n'était pourtant plus amoureux de sa femme et l'a trompée. l'accusation de viol qui a suivi a mis fin à jamais à ce mariage, qui a tout de même brisé karl. ‹ passionné d'architecture, de design, et aussi de dessin. ‹ ayant la double nationalité, il a décidé de quitter le danemark pour l'australie il y a trois ans, préférant ruminer sa peine dans un endroit où tout était à refaire pour lui. ‹ sérieusement dépressif après son divorce, il a mis plusieurs années à se sentir mieux, mais est toujours quelque peu accro aux anti-dépresseurs. ‹ il s'est reconverti en tant qu'agent immobilier, et s'il n'a pas la passion de son métier d'enseignement, ça lui correspond tout de même bien. ‹ n'a pas eu de relation amoureuse ou charnelle depuis son divorce. un sacré bout de temps, mais il ne s'en sent tout simplement incapable. ‹ karl a beaucoup de mal à parler de lui, de sa vie. sachant pertinemment qu'elle ne fait que couler un peu plus d'années en années. ‹ d'un naturel passionné, sociable, extraverti, et drôle, avec le temps, il est devenu plutôt froid et bourru. sauf dans son job, où il sait jouer la comédie. ‹ se rend très souvent au cinéma, au théâtre, à l'opéra et dans des musées. un accro à l'art et à la culture. ‹ il s'entend très bien avec les enfants, mieux qu'avec les adultes. ‹ a quitté brisbane depuis quelques mois maintenant pour s'installer à bowen. ‹ malgré son mal-être profond et sa dépression encore présente, karl a une lumière au fond de lui, cette lueur d'espoir que sa vie ira mieux, et lui avec. ‹ fan inconditionnel de musique rock, il a un carton plein de vinyles de groupes et artistes des années 50 à aujourd'hui. ‹ adore passer ses week-ends à faire des petits road-trips. prendre la voiture, rouler là où la route l'emmènera, se ressourcer dans la nature. c'est dans ces moments qu'il redevient joyeux. ‹ parle danois, anglais, et allemand. ‹ n'a plus de contact avec sa famille ou ses amis du danemark, ou très rarement. et a énormément de mal à se créer un nouveau cercle amical. ce qui a tendance à le peiner.
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MessageSujet: Re: middle of somewhere (rosemary)   middle of somewhere (rosemary) EmptyJeu 19 Nov 2020 - 17:20

pendant l'intégralité de la réunion, tu t'étais demandé ce que tu allais lui dire, à cette silhouette inconnue qui n'était pas encore une personne à tes yeux, mais qu'un dommage collatéral d'un moment de colère ou de folie. elle avait été la victime étrangère d'un moment où tu étais déchaîné. tous tes sentiments exacerbés, la raison avait fui et tu t'étais retrouvée à la braquer d'un couteau, dans le délire de pouvoir toucher la propriétaire de la maison, la démone qui avait appuyé sur la gâchettes de ton malheur. cette jeune femme, dont tu te souvenais à peine de la réaction sous le coup de l'émotion, te paraissait plus frêle et fragile que jamais. alors les mots que tu avais pensé lui dire, ne venaient pas. tout était à nouveau chamboulé. tu compris bien vite qu'une nouvelle fois, tu lui faisais peur, même sans la menacer d'une quelconque arme. ta présence suffisait. elle recula d'un pas, et soutint ton regard,  et tu ne savais pas bien si tu y distinguais de la fureur, de la peur, ou de la rébellion. comme si ça ce geste banale, elle te confrontait à son tour. ne tenant plus le coup, tu reculas à ton tour, et baissas le regard le temps d'un instant, le temps de reprendre tes esprits. "non non, j'étais aussi à la réunion." ce n'est pas ici que tu avais imaginé la retrouver. tu n'étais même jamais allé jusqu'à cette pensée, comme si bowen était assez grand pour que les mondes ne se confrontent pas. grossière erreur. mais tu avais d'autres choses à réparer, à remettre en ordre, que ce genre de détails. regardant une nouvelle fois au-dessus de ton épaule - pour ne pas être dérangé, pour ne pas avoir à confier à un autre être vivant ton acte affreux- tes yeux se penchèrent à nouveau sur la jeune femme. elle semblait bien jeune. trop jeune pour être ici -toi, tu n'avais connu le malheur, le vrai, que tard dans ta vie, et tu ne comprenais pas encore qu'on pouvait le vivre à tout moment- et trop jeune pour avoir assisté à ta pathétique scène de thriller du dimanche. "je ne m'attendais pas à vous revoir. je n'y avais pas réfléchi, pour être honnête. mais je ne pouvais pas vous laisser partir après vous avoir revu." tu choisissais mal tes mots. la laisser partir, pour en faire une prisonnière, une seconde fois ? toi qui avais eu une maîtrise de toi-même et du langage incroyable il y a quelques années, tu comprenais que même ça, tu ne l'avais plus. "je suis désolé que vous ayez été témoin de ce moment." tu lâches finalement, comme un aveu qui ne demandait qu'à sortir. pas méchant pour un sou, tu lui avais pourtant montré l'inverse, et il était temps de réparer cette erreur. de tenter, tout du moins.

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MessageSujet: Re: middle of somewhere (rosemary)   middle of somewhere (rosemary) EmptyVen 20 Nov 2020 - 2:47


Elle essayait de se calmer. Elle essayait vraiment. L’exercice de respiration que son psychologue lui avait appris voilà des mois se révélait plus utile qu’elle ne l’avait cru de prime abord. Elle ne le quittait pas du regard, ce drôle de zigoto. Oubliés, les vieux fantômes en train de quitter le bâtiment gris. Oubliée, sa soirée gâchée à écouter les uns et les autres avec une politesse feinte. Tout ce qui comptait, c’était cet homme sorti de nulle part qui semblait la traquer où qu’elle aille, tel un Nazgûl à la poursuite d’un Hobbit. Il la hantait. Et elle ne comprenait pas pourquoi. Soit, il avait lui aussi assisté à la réunion. Fort bien. Tout de même, ça demeurait une sacrée coïncidence. Comme si le destin, si tant est qu’on accepte l’existence d’une telle entité, les forçait l’un vers l’autre dans un dessein encore nébuleux. Elle hocha la tête, encore méfiante. Elle était persuadée qu’il n’avait pas pris la parole devant le groupe ce soir, autrement elle l’aurait tout de suite reconnu. Comme elle, il était resté dans l’ombre. Muet, mais à l’écoute. En proie à une souffrance que nul mot ne saurait réellement exprimer. Si ça se trouvait, elle avait plus de points en commun avec l’homme au couteau qu’elle ne le pensait. Son rythme cardiaque revint peu à peu à la normale alors qu’il reculait à son tour. Il ne cherchait pas à entrer dans son espace vital ou à l’attaquer de sitôt. Peut-être avait-elle sauté trop vite aux conclusions? Mais comment aurait-elle pu faire autrement, après ce qui s’était passé l’autre soir? Elle ne pouvait oublier ni son regard possédé, ni l’arme dans sa main crispée. Il était dangereux. Et ce n’étaient pas ses nouvelles paroles qui allaient la faire changer d’avis. Elle comprenait le sens de ses mots, mais elle ne pouvait nier que leur emploi était plus que maladroit. Les excuses qui suivirent la laissèrent quelque peu dubitative. Ce n’était pas qu’elle ne le croyait pas. Elle ne comprenait tout simplement pas comment on pouvait en venir à menacer d’un couteau trois personnes innocentes. Enfin, deux personnes au moins. Elle ne pouvait pas certifier de l’innocence de Freja; elle ne la connaissait pas assez pour ça. Mais Rosemary et l’enfant n’avaient certainement rien à voir avec leur affaire. Les sourcils froncés, elle se croisa les bras. « La police vous a laissé en liberté après ce... moment, comme vous dites? » demanda-t-elle à brûle-pourpoint, non sans incrédulité. Elle enchaîna, poussée par sa curiosité : « Et pourquoi avez-vous fait cela? Vous avez menacé un enfant, monsieur. Ça ne me regarde peut-être pas, je le sais, mais vous m’avez impliquée dans cette histoire sans que je le veuille. Je ne comprends pas. Et je veux comprendre. » Comprendre ce qui se passait. Comme si ce faisant, son léger traumatisme serait guéri par elle ne savait quel miracle divin. Que de vaines affabulations.

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MessageSujet: Re: middle of somewhere (rosemary)   middle of somewhere (rosemary) EmptySam 21 Nov 2020 - 23:03

est-ce que c'était véritablement une bonne idée de l'arrêter, et de lui parler ? est-ce que ce désir ardant de te réparer aux yeux d'une inconnue, valait le coup ? dans le doute, comme toujours, ton existence n'était fait que de ça. cela faisait des années que ton envie la plus profonde était que le monde sache que tu n'étais pas un mauvais type, qu'ils savent tous autant qu'ils ont, que tu n'avais fait de mal, du moins jamais celui dont on t'accuse. t'as été orgueilleux, vicieux, et trompeur, mais jamais malveillant. tu as pourtant l'impression que t'as cette étiquette collée sur le front, et que même en grattant de toutes tes forces, elle ne s'en ira pas. c'est donc ce besoin qui t'a amené à ne pas t'enfuir de la réunion, et à la rattraper avant qu'elle disparaisse pour de bon. mais maintenant, tu doutais de ce choix. pour elle, tu seras toujours le type fou qui l'a menacée d'une arme, elle et un enfant. pour elle, tu seras toujours fautif et malveillant, comment pourrait-il en être autrement ? tu ne te voyais pas ainsi, mais c'est pourtant bien ce que le miroir te reflétait. courant tellement derrière le désir d'être un bon type, t'avais fini par renverser la bascule, et te retrouver de l'autre côté. et après ça, comment tu pouvais redevenir celui que tu croyais être ? "je ... je suis parti avant qu'elle arrive, et freja a réglé le reste." c'est du moins ce que tu crois, sinon tu ne marcherais pas en liberté aujourd'hui. la gêne s'emparait de toi, aussi vivifiante que la honte, alors que l'inconnue à la chevelure noire t'énonçait tes crimes. pour elle le verdict était clair : tu étais coupable. et elle ne comprenait sûrement pas comment tu pouvais te matérialiser devant elle comme si rien ne s'était passé. à vrai dire, tu ne comprenais pas non plus. "je ne vous aurais rien fait, ni à vous, ni à l'enfant, jamais." mais elle ne te croira pas. ta parole n'a aucune valeur, aucune consistance. tu enchaînes directement, préférant en terminer au plus vite, bien que tu sois le déclencheur de la situation. "freja et moi on se connait depuis des années. un jour ... un drame est arrivé. un drame auquel je n'ai jamais eu de réponse, et à cause duquel ma vie s'est effondrée." tu ne rentres pas dans les détails, à quoi bon ? de plus, tu n'as pas envie d'incriminer freja pour ses erreurs passées, tu n'es pas là pour ça. plus là, en tout cas. "je ne pensais jamais la revoir et quand j'ai su qu'elle était ici ... je n'ai pas su comment l'aborder. je voulais lui faire peur oui, mais du mal, jamais." tu hausses les épaules. tu t'es une nouvelle fois embarqué dans une situation trop grande pour toi, et qui maintenant te dépasse. tu n'as pas envie de continuer cet étalage. déposant tes deux mains froides sur ton visage, tu pousses un souffle de désespoir avant de tout relâcher et regarder la jeune femme. "je sais que vous n'allez pas comprendre, et c'est normal, moi-même je ne comprends pas pourquoi j'ai fait ça." une fois que freja est arrivée, tu as compris l'erreur gravissime que tu venais de commettre. et tu le comprenais une fois encore, à présent.

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Rosemary Russo

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» anecdotes: rosemary est née à bowen le 11 février 1998 et y a vécu jusqu’à ce qu’elle parte à sydney pour ses études en littérature. malheureusement pour elle, le milieu universitaire s’est révélé trop anxiogène pour elle, alors pour préserver sa santé mentale, elle a baissé les bras et est revenue vivre dans sa ville natale, où elle a occupé de petits jobs à droite et à gauche. ‹ depuis son entrée dans le monde des adultes, elle souffre de dépression majeure, à cause d’une amitié toxique qui a complètement ruiné sa confiance en elle et de l’abandon de ses études, qu’elle a vécu comme un échec personnel. elle prend des antidépresseurs depuis un an maintenant et s’ils l’ont aidée pendant quelques mois, elle a l’impression que leur effet s’est estompé peu à peu et qu’elle rechute vers le gouffre tant redouté. elle n’ose en parler à personne, de peur d’inquiéter ses proches. comme si ce n’était pas suffisant, elle souffre également d’insomnies à cause desquelles elle se sent constamment irritable et fatiguée. il n’est pas rare que sur le coup de l’émotion, elle prononce des paroles qu’elle regrette ensuite. ‹ elle n’a encore jamais été dans une relation sérieuse, tout simplement parce qu’elle attend de trouver quelqu’un qui, à défaut de la comprendre, la respectera comme elle est. elle est consciente que ses attentes vis-à-vis d’un couple sont très différentes de celles de la majorité des gens, alors elle préfère ne pas s’engager avant d’être certaine que cela ne dérangera pas, voire ne blessera pas, l’autre personne. ‹ rosemary vit pour lire et lit pour vivre, elle a toujours un livre à la main et si vous la cherchez, vous la trouverez très certainement en train d’explorer les rangées de la bibliothèque de son quartier à la recherche de son prochain coup de cœur littéraire. avec son travail, elle n’a pas les moyens de s’acheter des bouquins, mais ça ne la dérange pas de devoir en emprunter, même si elle doit parfois attendre que tel ou tel titre soit disponible. ‹ bilingue, elle parle l’anglais et l’italien sans aucun problème. à la fac, elle a suivi des cours de français par pure curiosité intellectuelle, mais elle est loin de pouvoir converser dans cette langue. disons qu’elle en a simplement une bonne base. ‹ elle n’a pas le permis et n’éprouve aucune envie de l’obtenir; pour se déplacer, elle marche, fait du vélo ou roule sur son pennyboard. ‹ introvertie, elle préfère de loin rester chez elle le soir plutôt que de faire la fête jusqu’aux petites heures du matin. rencontrer de nouvelles personnes l’épuise rapidement et sa santé mentale fragile ne l’aide pas sur ce point. ‹ elle aimerait bien qu’il en soit autrement, mais elle a l’habitude de voir le verre à moitié vide plutôt qu’à moitié plein et à craindre le pire en toutes circonstances.
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crédits : aftermath.
statut : en couple avec le célibat jusqu’à ce que la mort les sépare. blague à part, ça ne la dérange pas plus que ça, elle se sent bien sans personne à ses côtés, si ce n’est de ses amis qu’elle considère comme sa propre famille et pour qui elle ferait n’importe quoi.
bowenien
MessageSujet: Re: middle of somewhere (rosemary)   middle of somewhere (rosemary) EmptyMar 24 Nov 2020 - 3:35


Elle arqua un sourcil, les bras toujours croisés contre sa poitrine. En toute honnêteté, ça l’étonnait à peine que ce type ait pris la fuite avant l’arrivée de la police, peut-être parce que la première fois qu’elle l’avait vu, il l’avait menacée d’un couteau. Ça n’augurait rien de bon, quelles que fussent les raisons qui le poussèrent à poser un tel geste. Car enfin, s’il était réellement innocent, pourquoi prendre la fuite comme un voleur? Ne valait-il pas mieux tenter de s’expliquer avec les autorités compétentes? Quoi qu’il en soit, sa présence ce soir prouvait que Freja n’avait rien intenté contre lui. Si son employeuse se sentait assez en sécurité pour laisser cet homme vagabonder en liberté, la jeune femme supposait que ça devrait la satisfaire. Et pourtant… « Contente de vous l’entendre dire, » répondit-elle, mi-figue mi-raisin. Mais elle devait admettre qu’au bout du compte, il y avait eu plus de peur que de mal pour l’enfant et elle. Même pour Freja. Personne n’avait été blessé. C’était un fait. Tout de même, Rosemary n’arrivait pas à lui faire confiance, à ce drôle d’oiseau. Elle doutait d’ailleurs que ça puisse changer dans un avenir proche. Enfin, l’homme lui raconta son histoire avec peu de mots, mais beaucoup de souffrance. Il avait gardé le silence lors de la réunion, et voilà qu’il se confiait librement à elle, à sa demande qui plus  est. L’opinion d’une simple baby-sitter lui importait donc à ce point? Une fois qu’il eut terminé, le silence revint dans le couloir qui menait à la sortie du bâtiment. Elle se frotta le front, grimaça un peu. Qu’était-elle censée répondre à cela? Mais elle avait demandé une explication et elle l’avait eue. « Non, c’est vrai, je ne comprends pas davantage. Ça m’a l’air très compliqué, comme situation. Mais je vous remercie de votre franchise. Je sens que vous m’avez raconté la vérité. » Elle n’aurait su lui dire pourquoi. Peut-être parce que cette histoire était par trop abracadabrante pour songer à lui accoler une explication inventée de toutes pièces. Peut-être aussi parce que le regard de cet homme ressemblait au sien, orageux et naufragé. Peut-être même un peu de tout ça. « En tout cas, vous avez réussi à me faire peur, à moi. » Un rire nerveux s’échappa de sa gorge, de nouveau. « Vous seriez capable de… recommencer? » Elle ne jugea pas nécessaire de préciser à quoi elle faisait référence.

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