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Fête de la mangue
La traditionnelle fête de la Mangue bat encore son plein ! Il s'agit d'une compétition fruitée entre quatre équipes créées aléatoirement parmi les habitants participants de Bowen.
La météo
En ce moment à Bowen, les températures sont plus douces et avoisinent entre les 20 et 30°C.


daniella ortiz & charlie keynes
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 if all we see are the ruins of our past, we can take the rubble and rebuild (léo)

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adm h
Woody Rutkowski
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MessageSujet: if all we see are the ruins of our past, we can take the rubble and rebuild (léo)   if all we see are the ruins of our past, we can take the rubble and rebuild (léo) EmptyVen 19 Fév 2021 - 23:32

Il était tôt le matin, avant que le soleil ne soit trop haut dans le ciel et réchauffe davantage l’air. Pourtant, Woody avait l’impression qu’il faisait déjà chaud, bien trop chaud. Son neurologue lui avait bel et bien conseillé de rester le plus souvent à l’intérieur, à l’air frais, pour éviter que son corps ne surchauffe et se fatigue. Parce que dès qu’il avait trop chaud, le corps de Woody voyait ses symptômes décuplés. C’était le cas pour la majorité des malades de la sclérose en plaques. Mais entêté, le trentenaire avait refusé de passer la semaine enfermé chez lui. Il avait déjà peur des chaînes qu’il aurait quand il serait plus vieux, il n’allait pas laisser une stupide canicule le freiner pendant plusieurs jours. Il avait encore besoin de se sentir vivant, de se sentir capable de faire quelque chose de son corps, alors il était sorti marcher. Rien d’extrême, rien d’insouciant, juste une promenade alors que le soleil était encore si bas à l’horizon. Tout allait bien, pour la première heure. Mais il était allé trop loin de chez lui et maintenant que la chaleur était déjà insupportable, il avait encore quelques kilomètres à marcher avant d’arriver chez lui. Et tout commença à se dégrader. Ses pas se faisaient plus lents, plus lourds. Il était fatigué comme s’il n’avait pas dormi depuis deux jours. Il avait du mal à regarder autour de lui, sa vision était embrouillée, comme si un filtre flou s’était glissé devant ses yeux. Il cligna rapidement des yeux mais n’arriva pas à en chasser les effets. Une dizaine de minutes plus tard, il s’arrêta, désorienté. Il ne savait même plus comment il était arrivé jusqu’à ce coin de rue, comme si le dernier kilomètre avait été effacé de sa mémoire. « What the fuck. » Murmura-t-il en se frottant le front, regardant autour de lui, déboussolé. Il essayait de voir les noms de rue au loin mais sa vision était trop floue, lui qui n’avait jamais eu besoin de lunettes. Demander de l’aide, Woody ne savait pas vraiment faire. Il resta immobile, tentant d’emprisonner la panique en lui. Mais il avait chaud, il était fatigué et ses jambes tremblaient sous le poids de son désarroi. Il plongea la main dans la poche de son pantalon et en sortit son téléphone qu’il approcha de ses yeux. Il composa le numéro de sa sœur, mais après son attitude auprès de Juliann, il renonça. Il composa le numéro de Freja, le cœur serré, et effaça à nouveau, tout comme celui de Charlie. Il alla dans ses contacts, en défila la liste et, sur un coup de tête, appuya sur le nom de Léo. Il décrocha au bout de quelques sonneries. « Léo, c’est Woody. J’ai besoin de ton aide. »

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Léo Emerson

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: Il a un fils, Jonah, de 4 ans, il s'est séparé de sa mère, Alba, avant sa naissance. ‹ il part régulièrement aux quatre coins du monde pour son travail ‹ il est passionné par le dessin, la peinture et la photo depuis tout petit, c'est la photo qui es devenu son métier ‹ il aime les gens, profondément, le contact humain, les rencontres ‹ il a déjà pris part à plusieurs projets humanitaires et tente de faire un voyage par an dans ce but ‹ il voyage un peu moins depuis qu'il a son fils, ça lui manque mais c'est un choix pour rester proche de lui ‹ il aime quitter Bowen mais aussi y revenir, il y trouve ses racines, ses plus proches amis, sa famille et ses repères ‹ il a horreur des soirées de galas et autre mondanités mais y assiste par correction envers sa famille, il a une vraie dent contre le Maire ‹ il est cinéphile ‹ il ne connait pas le rasoir et prend grand soin de sa barbe ‹ il est mauvais dans ses relations avec les filles, doué pour les séduire, il a un don pour tout gâcher et perdre les seules qui pourraient compter ‹ il n'est pas matérialiste, il pourrait vivre dans le luxe, il pourrait tout avoir, mais ça ne l'intéresse pas, il aime consommer de façon raisonnée ‹ il est plus ou moins sportif, ça dépend des moments mais il a un abonnement à la salle de sport, il lui arrive de courir sur la plage et il se débrouille en surf, il est fan de rugby, supporter de l’équipe locale ‹ il cuisine, il est gourmand et aime goûter les plats de différents pays ‹ il ne se considère pas comme fumeur mais il ne refuse jamais une clope surtout en soirée ‹ il est amateur de bons whiskys
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MessageSujet: Re: if all we see are the ruins of our past, we can take the rubble and rebuild (léo)   if all we see are the ruins of our past, we can take the rubble and rebuild (léo) EmptyMar 23 Fév 2021 - 18:18

Il avait déjà fait chaud à Bowen, le climat australien n'épargnait pas ses habitants. Mais Léo avait bien l'impression que c'était pire d'année en année, on commençait à ressentir vraiment les effets du réchauffement climatique et ça l'effrayait, parce qu'il se trouvait impuissant. Il avait beau essayer de changer son mode de vie au quotidien, des petits gestes qui, il l'espérait, si tout le monde en faisait autant, pourraient avoir leur impact. Mais il aimait l'avion, les voyages, l'aventure et il était bien au fait que tout ça n'était pas bien écologique, pour autant il n'était pas prêt pour sacrifier sa passion, qui, soit dit en passant, était son job, son gagne pain, un peu toute sa vie, en soi. Depuis quelques jours les températures ne baissaient plus, même la nuit il n'y avait aucun répit et la chaleur était difficilement supportable, même pour un homme en pleine santé comme lui. Aujourd'hui il avait tout de même un rendez vous professionnel en ville, la vie continuait malgré la canicule. Il s'était arrangé pour que ça se fasse aux premières heures de la journée et il était déjà dehors quand il sentit son téléphone vibrer dans sa poche. A cette heure ce pouvait être Alba qui avait un problème avec Jon, ou même Blanche, qu'il savait fragile depuis la tentative de cambriolage qu'elle avait vécu quelques semaines plus tôt. Alors même s'il était attendu, il regarda qui l'appelait. En voyant le nom qui s'affichait il marqua une pause, surpris, Woody. Ça faisait bien des mois qu'il n'avait pas eu de nouvelles directes de son ami, fut un temps où ils s'appelaient pourtant presque toutes les semaines, où bien ils s'envoyaient des messages, mais c'était une autre époque. Il cru que Rutkowski s'était trompé de destinataire, hésita donc, puis décrocha, dans le doute. Woody ? L'autre ne le fit pas attendre longtemps, rien que dans sa voix on pouvait entendre qu'il y avait un problème. Je t'écoute. Et là, le temps se figea, Emerson qui marchait toujours en direction de son rendez-vous remarqua une forme au loin, un homme chancelant, téléphone à l'oreille. Ne bouge pas, je te vois. Dans sa tête c'était le bordel, il ne comprenait pas ce qu'il arrivait à celui qu'il considérerait toujours comme son pote, malgré les conneries qui les avaient éloignés. Il était de ceux qui, même au courant de sa maladie, ne pouvaient pas admettre qu'un jour il ne serait plus le Woody qu'on connaissait, il ne l'acceptait pas. Et le voir ainsi lui fit très mal, ça le plaçait face à la réalité. Il arriva à sa hauteur. Dis-moi comment t'aider.


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MessageSujet: Re: if all we see are the ruins of our past, we can take the rubble and rebuild (léo)   if all we see are the ruins of our past, we can take the rubble and rebuild (léo) EmptyVen 5 Mar 2021 - 22:43

À l’autre bout du fil, Léo attendait, sans doute dans une incompréhension des plus totales après avoir vu son nom s’afficher. S’il avait toujours son nom dans ses contacts, d’ailleurs. Disons que depuis que Mia n’était plus là pour les rabibocher à chaque fois que l’un ou l’autre faisait un faux-pas, ils étaient partis à la dérive. Woody avait fait plusieurs erreurs, comme toujours, mais Léo en avait également commis et toutes ces gouttes de trop avaient fait en sorte que les deux amis d’enfance ne se parlaient plus, ne connaissaient plus rien de la vie de l’un et de l’autre. Léo était devenu presque un étranger aux yeux de Woody, puisque seuls les souvenirs les unissaient désormais. Ce matin cependant, le trentenaire appelait à l’aide ce vieil ami en espérant que leur naufrage ne les ait pas éloignés au point où il le laisserait tomber, réellement tomber, lui qui n’avait plus la force de soutenir son poids de ses jambes tremblantes. Il releva la tête quand Léo répondit, à l’autre bout du fil, de ne pas bouger, qu’il le voyait. « Quoi ? Comment ça ? » Demanda-t-il confus, mais Léo avait déjà raccroché. Il fronça les sourcils, la respiration courte et difficile, avant de regarder autour de lui. Il posa une main sur le mur de briques du commerce devant lequel il s’était arrêté, avant de voir une silhouette au loin s’approcher de plus en plus vite. Il arriva à reconnaître Léo malgré ses yeux qui lui faisaient défaut, comme tout le reste de son corps engourdi par la chaleur accablante. Aussitôt arrivé à sa hauteur, aussitôt il lui demanda quoi faire pour l’aider. « C’est la chaleur. J’aurais pas dû sortir de chez moi. J’sais même pas où j’suis, Léo. J’sais même pas comment j’suis arrivé jusqu’ici. » Lâcha-t-il d’une voix brisée. Et pour ajouter à sa confusion, il ne comprenait pas quel hasard étrange avait pu faire en sorte que son ami se trouve là, si près de lui, à ce moment exact, alors qu’il s’était décidé à l’appeler lui plutôt que n’importe qui d’autre de ses proches. « Et qu’est-ce que tu fais là, toi ? Comment toi tu savais que j’étais là ? » Alors que lui-même n’avait aucune idée de ce qu’il fichait ici, à un coin de rue qu’il ne reconnaissait pas juste parce que la panique avait raison de lui. Woody était natif de Bowen, il errait dans ce même quartier depuis son plus jeune âge, il connaissait par cœur les anciens commerces et ceux qui les avaient remplacés. Mais tout de lui était trop exténué pour y voir clair.

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MessageSujet: Re: if all we see are the ruins of our past, we can take the rubble and rebuild (léo)   if all we see are the ruins of our past, we can take the rubble and rebuild (léo) EmptyLun 15 Mar 2021 - 14:55

La belle époque, celle des copains, des soirées match et bières, de l’insouciance tout simplement. Celle où Léo ne marchait pas sur les plates-bandes de Woody et vice-versa. Elle était loin cette époque-là, si loin que Léo se demandait comment tout avait basculé. De la joyeuse bande Woody et Léo étaient les plus sanguins, ceux qui s’emportaient le plus vite, alors les prises de bec n’étaient pas inconnues aux deux amis, mais ils trouvaient toujours une bonne issue, un moyen d’en rire, souvent Mia aidait, c’était bien vrai, mais généralement ça ne durait jamais longtemps. On pourrait croire que ça datait de Freja, mais en vérité c’était bien plus ancien, bien plus profond que ça, à bien y réfléchir ça faisait bien des années que quelque chose déconnait entre eux. Peut-être que c’était parti de la maladie de Woody, de la façon dont Léo l’avait appris, sans jamais comprendre pourquoi son ami de toujours lui avait caché, sans accepter qu’il puisse un jour ne plus être le Woody qu’il avait connu. Elle était donc loin, cette belle époque, pourtant ce matin-là, quand le téléphone de Léo sonna, il n’hésita pas bien longtemps à décrocher, parce que c’était Woody et qu’il garderait toujours cette affection pour lui, quoi qu’il arrive. C’était un pur hasard qu’il se trouve au même endroit à ce moment précis, quelques minutes plus tard il n’aurait sûrement pas répondu, absorbé par son rendez-vous il aurait rangé son téléphone sans y penser. Et s’il n’avait pas été si proche alors il serait peut-être arrivé trop tard. Il n’entendit pas la question de Woody, il raccrochait déjà, se précipitant pour l’aider, lui demandant comment il pouvait lui être utile, parce qu’il se sentait un peu gauche face à ce colosse qui vacillait. Il prenait déjà son ami sur son épaule pour lui servir de béquille et avisa le voisinage, le mur sur lequel ils étaient était celui d’une entreprise d’électricité, ça ne les aiderait pas. Mais il remarqua un café un peu plus loin, le genre de lieu un peu hors d’âge, un peu miteux, où Léo ne mettait jamais les pieds, mais ça ferait l’affaire pour cette fois. Ok, appuie-toi sur moi. Tu peux marcher, au moins quelques pas ? On va se mettre à l’abri. Il allait devoir l’aider, Rutkowski, parce qu’il pesait lourd pour Léo. Sa question arracha un sourire au photographe alors qu’il commençait à suer en supportant le poids et la chaleur de son ami, il semblait fiévreux, mais ça venait peut-être de la canicule aussi. Appelle-moi Clark Kent ! T’as juste de la chance, j’avais un rendez-vous dans le coin ce matin, c’est le hasard. Ils arrivaient presque, Léo sentait que Woody peinait de plus en plus. Allez Woody, courage, on y est presque. Et il poussa la porte de l’établissement qui, heureusement, était climatisé. Une femme les regarda entrer, elle leur signifia que c’était fermé, Léo ne l’entendait pas de cette oreille. Mon ami est mal en point, je crois que ça se voit. On veut juste un endroit où s’asseoir cinq minutes et un verre d’eau, c’est possible ? Clairement, au son de sa voix, on pouvait bien entendre que ça ne méritait aucune objection la femme descendit deux chaises qui étaient retournées sur une table et les autorisa à s’installer. Qu’est ce qu’il t’a pris de sortir par cette chaleur aussi ? Maintenant qu’ils étaient en lieu sûr Léo pouvait sermonner son pote plus sereinement.

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Woody Rutkowski
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MessageSujet: Re: if all we see are the ruins of our past, we can take the rubble and rebuild (léo)   if all we see are the ruins of our past, we can take the rubble and rebuild (léo) EmptyLun 5 Avr 2021 - 22:22

Pour Woody le point de rupture avait effectivement été la relation de Léo et de Freja, qu’il avait toujours vécue comme une trahison et que même une petite bagarre au bar du quartier n’avait pas su régler. Il avait eu beau en mettre une à Léo, bien placée, ça n’effaçait pas ce sentiment qu’il avait, ce sentiment d’humiliation qu’il ne savait pas mettre de côté face à son ami qui, à ses yeux, avait touché à l’une des seules personnes qu’il savait pourtant chasse gardée pour son meilleur ami. Woody ignorait que pour Léo, cette distance entre eux s’était créée bien avant cela, quand il avait appris pour la maladie du trentenaire sans que ce soit lui qui la lui confie. La vérité était que l’aîné des Rutkowski aurait préféré que personne ne le sache, qu’il souffrait de la sclérose en plaques. Il aurait voulu l’encaisser seul, cette nouvelle, et la mettre dans un coin de sa tête pour l’oublier. Malheureusement, sa maladie n’en était pas une qu’on peut balayer du revers la main en espérant qu’elle ne s’aggrave pas. Lentement mais sûrement, elle avalait des parties de l’homme et lui arrivait de moins en moins à se relever. Aujourd’hui, pire que toutes les autres journées, Woody avait l’impression qu’il allait s’effondrer d’une seconde à l’autre. Dans la panique, il avait alors téléphoné à Léo non sans avoir hésité auprès de quelques autres personnes avant. Étonnamment, il n’y avait présentement que le regard soucieux de son meilleur ami qu’il pensait être capable de supporter. Pour le coup, c’est surtout Léo qui supporta Woody dès son arrivée. Il avait rapidement capté que le trentenaire avait du mal à se garder debout et l’épaule de son ami lui servit rapidement de béquille. « Oui, oui, … je devrais pouvoir marcher. Pas trop vite, s’te-plaît … » Il était vraiment mal en point, Woody, pour admettre qu’il ne serait pas capable de suivre la cadence d’une personne à la santé physique normale. Il avait toujours voulu prouver, aux autres mais surtout à lui-même, qu’il était encore capable de se battre. Pas aujourd’hui. Sa maladie s’était trouvée une alliée en la chaleur et Woody payait le gros prix. Plongé dans sa confusion, le trentenaire questionna le photographe sur son arrivée aussi rapide. Il ne comprenait pas comment il avait pu être à un coin de rue de lui. « Pour une fois que le hasard est de mon côté … » Arriva-t-il à articuler malgré son essoufflement. Voyant que son ami peinait à mettre un pied devant l’autre, Léo l’encouragea. « J’en peux plus … » Mais rapidement, la porte d’un établissement quelconque fut ouverte et un vent de fraîcheur réveilla un peu les esprits du trentenaire. Woody se laissa tomber sur la chaise que la serveuse venait à peine de poser au sol. Il écouta distraitement le sermon de son ami. « Tu sais bien, j’ai toujours aimé prendre des risques … » Il esquissa un sourire. C’était vrai, mais ce n’était pas le moment. Il secoua doucement la tête. « J’suis parti tôt, j’pensais que j’aurais le temps de revenir … j’ai mal calculé. J’vais pas arrêter de vivre pour une fichue canicule, Léo. » La serveuse posa un verre d’eau devant lui et Woody le cala en quelques gorgées. Son corps se refroidissait peu à peu, c’était étonnant de voir le lien direct entre ses symptômes et la température alors qu’il retrouvait lentement le contrôle.

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MessageSujet: Re: if all we see are the ruins of our past, we can take the rubble and rebuild (léo)   if all we see are the ruins of our past, we can take the rubble and rebuild (léo) EmptyLun 12 Avr 2021 - 16:40

Quand Léo avait touché à Freja il ne savait pas que Woody la connaissait, pire, qu’il l’aimait, sinon il était évident qu’il n’aurait jamais rien fait, le bro code ça signifiait quelque chose quand même. Pour cette première fois, pour lui, il y avait donc une excuse. Le problème étant la deuxième et les suivantes, quand il savait et qu’il avait pourtant succombé à cette attraction pour la brune. C’était toujours là que ça se jouait pour Léo, quand il savait qu’il allait déconner mais qu’il fonçait quand même droit dans le mur. Le coup de poing de Woody était totalement justifié donc, il l’avait mérité. Pourtant Léo croyait que ça aurait suffit à ce qu’ils fassent table rase, qu’ils oublient tout et qu’ils finissent par en rire. Mais non, ça n’avait pas changé grand-chose, ils s’évitaient toujours, du moins Woody l’évitait et Léo s’était fait à l’idée qu’avec ses conneries il avait perdu l’un de ses meilleurs amis. Ça lui foutait les boules, quand il y pensait, parce qu’entre eux ce n’était pas qu’une amitié superficielle, ils connaissaient chacun les épreuves qu’avaient connu l’autre, ils s’étaient soutenus, ils s’étaient aimés comme des frères, à une époque ! Ouais, ça le foutait en rogne, cependant la vie continuait, ils étaient adultes, ils avaient des obligations, les journées qui s’enchaînaient et finalement cet éloignement c’était secondaire par rapport au temps qui passait, Léo savait qu’il pourrait faire un effort, proposer à Woody d’aller boire un verre, un soir, de passer chez lui, de faire quelque chose pour recoller les morceaux, quitte à ramer au départ, mais il remettait ça à plus tard, comme une lessive, comme la vaisselle, il procrastinait. Il avait déjà ses amours foireuses à gérer, il ne pouvait pas tout faire. Quel idiot. Et ce fut quand il pensait que tout était foutu, que Rutkowski ne pensait plus à lui, que son téléphone sonna et le rappela à son bon souvenir. Ce fut là qu’il comprit que peu importe leurs différents, il ne manquerait jamais un de ses appels, surtout si c’était un appel à l’aide. Une fois qu’il eut pris les choses en main, portant le poids de Woody sur le sien, il se dit que tout irait bien, il ne pouvait pas lui claquer dans les doigts, pas comme ça, pas aujourd’hui. Il lui demanda de ne pas aller vite, alors il marcha le plus lentement possible, il faisait à son rythme. Et il taisait son malaise, parce que ça le foutait en l’air de le voir aussi diminué, mais ça, il n’avait pas à le savoir, Woody. J’irais presque jusqu’à dire que c’est ton jour de chance, oui ! Mais ce serait malvenu de ma part. Un peu d’humour, pour mieux faire passer les choses, parce qu’ils finiraient par en rire, une fois que son ami serait remis d’aplomb. Il l’encourageait du mieux qu’il pouvait, il avait déjà repéré ce bar, il ne restait plus beaucoup à marcher. Mais à chaque pas Léo sentait bien que Woody était sur le point de flancher, il avait chaud lui aussi, la sueur perlait sur son front. Une fois installés, ils accueillirent chacun leur verre d’eau avec soulagement. Léo écoutait les justifications de Woody, ça ne le surprenait pas de sa part, il avait toujours aimé se surpasser. Sauf qu’il fallait se rendre à l’évidence, il n’avait plus vingt ans et sa santé lui faisait défaut. Cette fichue canicule elle cueille tout le monde, même les plus forts. On ne te demande pas de faire le concours de celui qui a la plus grosse, Woody ! Faut être un peu raisonnable. Il avait l’impression d’entendre sa propre mère le sermonner. Ou bien d’être face à son fils, dix ans dans le futur, quand il fera ce genre de connerie. C’est de pire en pire, ta maladie ? Tu es suivi au moins, tu as un traitement ? Ils n’en parlaient jamais, Léo évitait le sujet, Woody ne l’abordait pas non plus, pourtant aujourd’hui c’était bien ça, l’éléphant dans la pièce.

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MessageSujet: Re: if all we see are the ruins of our past, we can take the rubble and rebuild (léo)   if all we see are the ruins of our past, we can take the rubble and rebuild (léo) EmptyLun 19 Avr 2021 - 1:59

Ça n’arriverait sans doute jamais, que Léo et Woody puissent rire d’avoir été de passage dans le lit de la même femme, si cette femme était Freja. N’importe qui d’autre, sans doute les deux hommes auraient-ils trinqué à ce partage d’expérience. Pas quand il était question d’elle. Elle était la plus grande tragédie de sa vie, Freja. Pire encore que de savoir qu’il finirait ses jours comme un malade dépendant des autres, réaliser que ce serait sans la norvégienne était le coup de grâce. Pourtant, c’est ce qu’il avait cherché. C’est lui qui avait causé leur dérive, au tout début. Il ne pouvait en vouloir à Freja d’avoir bâti des fondations ailleurs qu’en-dessous de leurs pieds. C’était à lui qu’il s’en prenait, Woody. De l’avoir laissée aller alors qu’elle ne demandait qu’à lui prouver qu’elle resterait auprès de lui à jamais. Aujourd’hui, le jeune homme tentait de tourner la page en écrivant de belles poésies avec Charlie, mais il avait la malheureuse impression que ce serait toujours avec, dans un coin de sa tête, le doute quant à la trajectoire qu’il aurait pu prendre avec Freja. Les relations raccourcies par la tête dure de Woody, elles ne se comptaient plus. Léo aussi avait passé par ce jugement irrévocable de son ami d’enfance. Two peas in a pod, jusqu’à ce que l’un des deux petits pois orgueilleux se fasse gifler sa fierté. Woody n’avait jamais su regarder Léo dans le blanc des yeux, après leur débandade. Quelque chose s’était brisé, et Woody ne se rendait compte qu’aujourd’hui qu’il restait encore des morceaux de leur amitié à ramasser. Il était triste de constater qu’il avait fallu à Woody de se sentir dans l’urgence avant de passer un coup de fil à Léo. Ils auraient eu mille et une occasions de tenter de se rabibocher mais non, ni l’un ni l’autre n’avait mis les efforts, la priorité là-dessus. Des dizaines d’années soufflées par le vent. « Fuck you. » Avait juste répliqué Woody alors que Léo évoqua ce jour de chance. Il avait un léger sourire au coin des lèvres, le trentenaire, mais il aurait été trop facile de le laisser paraître davantage. Cette brèche dans laquelle un peu de lumière rentrait, Woody la faisait discrète, mais elle était bel et bien là. Le physiothérapeute s’assit avec un soupir de soulagement, sur cette chaise de bar crade dans lequel il n’avait sûrement pas mis les pieds depuis sa première tournée de bar à dix-huit ans. « J’en suis même plus au stade où j’veux prouver quoi que ce soit à qui que ce soit, pas même à moi, Léo. J’veux juste pouvoir continuer de vivre un peu, ok ? J’ai passé la dernière année enfermé chez moi à n’plus vouloir faire quoi que ce soit. J’ai pas envie de retomber là-dedans. » Il avait vécu une dépression sévère, Woody, peu de gens était au courant au final puisqu’il avait vécu à rideaux fermés pendant les derniers mois. Il avait peur qu’en retombant dans un confinement de ce genre, il ne s’en sorte pas cette fois. Le trentenaire soupira doucement à la question de Léo. « Oui, je suis suivi. J’ai arrêté de fuir mon neuro comme la peste. » Il ne vivait plus dans le déni, surtout. Difficile de nier quoi que ce soit quand il y avait effectivement, tout le temps, un éléphant dans la pièce. Peu importe avec qui il se trouvait. « J’ai des poussées plus fréquentes, plus sévères, aussi … Mon médecin essaie un nouveau traitement depuis quelques semaines. » Avec des effets secondaires terribles, comme ses dysfonctions érectiles qui lui avaient fait rater ce qui aurait pu être sa première fois avec Charlie.

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MessageSujet: Re: if all we see are the ruins of our past, we can take the rubble and rebuild (léo)   if all we see are the ruins of our past, we can take the rubble and rebuild (léo) EmptyMer 28 Avr 2021 - 15:20

Léo avait sa fierté également. Et plutôt imposante, elle aussi, il fallait bien l’admettre, voilà pourquoi ils en étaient là tous les deux à présent. Mais pour être honnête, il n’avait jamais été dans la situation de Woody, il n’avait jamais ressenti la trahison comme celle que son ami avait vécu quand il avait su que son meilleur ami le poignardait dans le dos et plutôt deux fois qu’une. Quoi qu’il le vivait un peu en ce moment, sans que ce soit comparable, et Woody l’ignorait totalement, en effet, Rutkowski vivait une amourette avec Charlie, qui avait, quelques années plus tôt passé tout un été dans les bras du photographe. Mais il y avait prescription et surtout plus aucune attirance entre les deux français, seule une véritable amitié les liait à présent. Il viendrait sûrement à aborder le sujet, plus tard, quand Woody ne serait plus à l’article de la mort, parce que mine de rien, même s’il n’y avait pas trahison, Léo avait son mot à dire, il connaissait le numéro, il savait le mal qu’il pouvait faire aux femmes et il ne voulait pas que Charlie subisse quoi que ce soit à cause de lui. Enfin, pour l’heure il devait déjà le sortir d’ici, trouver un endroit où s’abriter parce que les minutes étaient comptées et si Woody finissait par tourner de l’œil, Léo n’aurait plus qu’à appeler une ambulance et il s’en voudrait. Il n’avait jamais vu son ami dans un état pareil, pourtant il se doutait que ça lui était déjà arrivé, en d’autres circonstances, mais ça, il avait toujours refusé de le savoir. La seule fois que Léo avait vu Woody avec un visage si déconfit c’était dans une situation tout à faite différente, bien des années plus tôt, quand il avait encore la santé mais qu’il avait regardé, impuissant, son amie qu’il aimait en secret, Sara, se marier avec l’un de ses pires ennemies. Ce jour-là, Léo, témoin du marié, s’était senti tellement mal, à se réjouir du bonheur de son pote tout en voyant Woody à deux doigts de se lever au fameux « si quelqu’un veut s’opposer à ce mariage, qu’il parle maintenant ou se taise à jamais ». Et il s’était tu. Léo s’était dit qu’il était bien con, de ne rien faire, ça aurait pimenté la journée et qui sait, ça aurait pu changer tout leur avenir. Enfin, on n’était clairement pas dans la même ambiance aujourd’hui, sous ce soleil de plomb. Ce qui rassurait un peu Emerson c’était que l’autre était encore capable de l’insulter, tout n’était pas perdu. Il sourit pour seule réponse, avant d’entrer dans le bar. C’était à présent le temps de la mise au point, s’il lui était venu en aide, Léo était maintenant prêt à entendre la vérité sur cette maladie qui bouffait Woody et il n’était pas au bout de ses surprises. A mi mot, sans trop en dire, il lui avoua s’être coupé du monde durant un an, Léo savait à peu près à quoi ça pouvait s’apparenter, la dépression, le fond du gouffre. Et c’était difficile à encaisser. Il déglutit difficilement, gêné de constater que ça faisait des mois que son ami allait de mal en pis. T’aurais dû m’appeler depuis un sacré moment… Il aurait pu, Léo serait venu, il ne l’aurait pas laissé s’enfoncer aussi bas. J’imagine qu’il ne te veut que du bien, ton neuro. C’est déjà un bon début. C’était très positif pour Léo d’apprendre que Woody se battait enfin, qu’il acceptait de se soigner, parce qu’à une époque il avait dit ne vouloir aucun traitement, du moins c’était ce qu’il avait compris. J’espère que ce traitement fonctionnera. Et tu te fais aider par des amis ? Tu sors un peu, tu vois des gens ? Evidemment qu’il savait pour Charlie, du moins pour le plus gros, pas dans les détails de leur vie intime défectueuse (!!), mais avait-il des amis, des gens à qui se raccrocher pour que le moral aille mieux ?

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MessageSujet: Re: if all we see are the ruins of our past, we can take the rubble and rebuild (léo)   if all we see are the ruins of our past, we can take the rubble and rebuild (léo) EmptyDim 9 Mai 2021 - 20:39

On aurait pu croire que Woody était une grande gueule, à insulter les autres parfois gratuitement, à se plaindre de tout et de rien lorsqu’il décidait de jouer aux bougons, à dire haut et fort son opinion même quand elle ne plaisait pas aux autres. Mais tout ça, c’était quand ce n’était pas important, quand il se foutait des répercussions. Dès que la situation devenait plus lourde, lourde de sens ou de conséquences, Woody se taisait. Ça avait été le cas lorsqu’il avait regardé Sara se marier à un homme qui n’était pas lui, alors qu’il avait pourtant l’impression qu’on lui arrachait le cœur devant l’autel. Ça avait été le cas quand était venu le temps d’apprendre sa maladie et de choisir de ne pas en parler à ses amis les plus proches alors qu’il aurait pu obtenir le soutien dont il avait cruellement eu besoin. Ça avait le cas quand il avait choisi de laisser aller Freja alors qu’il aurait dû lui crier qu’il l’aimait envers et contre tous. Woody fermait sa gueule quand ses paroles pouvaient avoir trop de pouvoir sur sa vie. Le simple fuck you qui s’échappa d’entre ses lèvres faiblement moqueuses, toutefois, n’avait rien de bien méchant et surtout, ne visait qu’à les détendre un peu tous les deux. Le trentenaire prit place à la chaise descendue rapidement de sa table. Ça ne donnait plus rien de mentir à Léo, maintenant. Il lui posait les questions directement et Woody n’avait plus la force de les éviter. « Pour te dire quoi, au juste ? Te supplier de me pardonner d’avoir été, certainement, la pire ordure en matière de pote ? Te demander de me tendre la main alors que j’l’ai toujours repoussée et que j’t’ai jamais tendue la mienne quand t’avais besoin ? » Il secoua la tête. « J’voulais voir personne, de toute façon. » Les seules personnes qui avaient réussi à rentrer chez lui étaient celles qui l’avaient fait de force. Sa famille, Freja, Jake. « Ou bien il veut juste tester ses nouveaux médicaments pour en voir les effets et s’en mettre plein les poches si ça fonctionne. » Bougonna-t-il, alors qu’il savait fort bien que c’était faux. Son neuro voulait évidemment qu’il aille mieux, et si ça lui rapportait quelque chose, c’était un bonus. Woody vivait dans une profonde négativité depuis plus d’un an et c’était difficile de s’en défaire. Si même la lumineuse Charlie n’arrivait pas à chasser complètement les nuages, c’était qu’il était une cause perdue. « Tu devrais savoir que je suis pas très doué pour garder des amis. » Avoua-t-il avec un léger rire. Il fallait au moins pouvoir en rire, même faussement, de cette attitude de merde qu’il avait. Il haussa les épaules en reprenant son sérieux. « J’vois régulièrement Annushka et Jake, mes sœurs et mon frère, aussi. » Il hésita, un moment, avant d’enfin ajouter : « Et j’ai commencé à fréquenter quelqu’un … » Commencer n’était pas vraiment le bon terme, cela faisait plusieurs mois maintenant, mais Woody n’était pas encore dans l’état d’esprit pour s’engager dans quoi que ce soit de plus concret que ce brouillard qui l’entourait avec Charlie.

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MessageSujet: Re: if all we see are the ruins of our past, we can take the rubble and rebuild (léo)   if all we see are the ruins of our past, we can take the rubble and rebuild (léo) EmptyMar 8 Juin 2021 - 14:24

En vérité ils étaient à peu près pareil, Léo et Woody, quand il s’agissait d’avouer la vérité sur leurs sentiments, ils préféraient ne rien dire. Léo avait ainsi préféré quitter Alba et la laisser seule à Bangkok quand il avait enfin compris combien il l’aimait, il n’avait rien dit non plus durant des années sur ses sentiments pour Blanche, préférant ne lui donner que le rôle de la maîtresse. Et il y avait bien d’autres exemples. Sauf qu’en faisant ça il faisait bien plus de mal et lui n’était pas le plus heureux de l’histoire, il cherchait à préserver les autres, à se protéger lui aussi et il finissait juste par tout gâcher. Et en même temps, une fois ses sentiments dévoilés, ça ne finissait pas forcément bien non plus. Comme quoi, le concernant, le problème ce n’était peut-être pas de parler, c’était peut-être juste lui. Au moins, entre les deux hommes c’était plus simple, ils s’engueulaient, ils se tapaient dessus, c’était presque plus sain. Même s’ils ne s’étaient pas parlé depuis des mois et qu’un des premiers mots véritablement sincères de Woody c’était ce fuck you, on avait vu mieux, mais c’était presque affectueux, autant le voir ainsi ! Ouais ta raison, si c’était pour me cracher au visage ça ne valait sûrement pas la peine. Le ton de Léo était un peu amer, il avait un caractère de merde, Woody, mais ça le foutait en l’air de voir à quel point son pote était tombé bas. Peut-être qu’il aurait dû forcer sa porte, aller le voir, lui non plus n’avait rien fait, ce n’était pas totalement de la faute de Woody. Léo avait préféré fermer les yeux, se dire que s’il n’avait pas de nouvelles c’était que la situation n’était pas pire, sachant pertinemment qu’au fond elle pouvait toujours être pire. Peut-être… de toute façon on s’en fou, si jamais ça fonctionne, il s’en sera mis plein les poches et toi tu t’en sortiras un peu mieux, c’est gagnant gagnant dans ce cas. Il restait optimiste, lui, quant à la médecine, même s’il savait qu’on ne faisait pas de miracles, il l’avait bien vu avec Ana, parfois les choses étaient inéluctablement, mais d'autre fois il y avait aussi des progrès. Arrête tes conneries Woody, si t’étais si mauvais je ne serais pas là. Comme quoi, tout n’était pas totalement foutu. Il lui dressa la liste des personnes qu’il voyait, c’était plutôt positif, pour un mec qui repoussait tout le monde. Sûr que la famille Rutkowski ne laisserait pas son frère dans le silence, ça serait mal connaître ses sœurs et son frère. Léo se redressa sur ses coudes et un sourire en coin se dessina sur ses lèvres. Je sais. Et celle-là, t’as pas intérêt à faire le con avec. Sinon t’auras affaire à moi, tu m’entends Rutkowski ? Charlie c’est une fille bien, c’est la meilleure et t’as une chance folle qu’elle ait daigne te supporter. En même temps ça ne me surprend pas plus que ça, puisqu’elle me supporte depuis des années déjà. Et tu sais que je ne suis pas un cadeau. Sûrement que Woody serait surpris, mais Léo ne pouvait pas passer sous silence qu’il savait, ni qu’il était ami avec Charlie, très ami, même. Et s’il était prêt à tirer un trait sur sa brouille avec son pote, il n’hésiterait pas à lui rentrer dedans s’il faisait du mal à la blonde, là-dessus il pouvait lui faire confiance.

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MessageSujet: Re: if all we see are the ruins of our past, we can take the rubble and rebuild (léo)   if all we see are the ruins of our past, we can take the rubble and rebuild (léo) EmptyVen 11 Juin 2021 - 22:10

Un simple rire s’échappa des lèvres de Woody alors que Léo affirma préférer le silence plutôt que le crachat qu’il aurait peut-être pu recevoir en pleine face si ça avait été autrement. « Can’t argue with that. » Il n’avait pas tort. Enfin, Woody ne crachait pas au visage de qui que ce soit, s’il avait à en venir à quelque chose de physique il choisissait généralement ses poings et pas sa salive. Tant qu’à gaspiller cette dernière il utiliserait des mots tout aussi violents que ses mains. Ils parlèrent des traitements de Woody, de nouveaux médicaments qui selon son neurologue arriveraient à retarder l’avancement de sa maladie et à ralentir l’arrivée plus fréquente de ses poussées. Ses symptômes n’étaient pas moins forts lorsqu’ils se faisaient sentir mais au moins, les délais changeaient. Elles étaient davantage espacées. Léo tenta de ramener Woody du bon côté en lui faisant voir les avantages, autant pour lui que pour son médecin, si ce traitement s’avérait gagnant. « C’est sûr. » Lâcha-t-il presque en bougonnant. Son attitude ne s’améliora pas par après lorsqu’il sous-entendit que des amis, il n’en avait pas tant que ça puisqu’il n’arrivait pas à les garder. La preuve se trouvait même directement devant lui. Léo et lui, on ne pouvait pas vraiment dire qu’ils étaient encore de grands potes. Peut-être gardaient-ils ce respect l’un pour l’autre en raison de toutes ces années qui les liaient. Ils avaient appris à connaître l’autre assez bien pour savoir comment se parler, comment se comprendre, comment lire en l’autre. Mais ça ne faisait plus forcément d’eux des amis. Et cette pensée attristait Woody. « Ah ouais tu m’aurais laissé crever sur le trottoir ? » Demanda-t-il avec une lueur de malice dans le regard, et dans son sourire en coin. Ce n’était pas le genre de Léo. Il n’était pas un gros nounours mais il ne serait pas capable de laisser quelqu’un en mauvaise posture. Woody non plus, d’ailleurs – à moins d’avoir lui-même causé la chose, si on se rappelait CJ ou encore Landon. Le trentenaire dressa finalement la liste des gens qui arrivaient à se faire ouvrir la porte quand ils cognaient à celle de sa maison. Il ajouta qu’il fréquentait aussi une femme. Woody ne lut aucune surprise dans le regard de son ami d’enfance, et il lui confirma qu’il savait. Il savait même qui c’était. C’est dans les yeux de Woody que la surprise se fit lire, finalement. « Ne me dis pas que t’as couché avec elle aussi Léo parce que bordel, j’crois que je supporterais pas cette idée une autre fois encore. » Il fronça légèrement les sourcils. Après Freja, il ne pouvait plus supporter de voir Léo se mettre entre une de ses flammes et lui. Ce serait trop pour eux, ou plutôt pour lui et son égo démesuré. « C’est elle qui t’a parlé de moi ? » La tête qu’il avait dû faire, quand même, en apprenant qu’elle fréquentait l’aîné marabout des Rutkowski. C’était peut-être lui, au fond, qui avait mis en garde Charlie. Avec raison.  

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