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 manwë - On s'fout de la mise-en-page, ensemble on vit dans la marge

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Elijah Bishop
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MESSAGE : 482
ICI DEPUIS : 10/01/2023
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STATUT : oh bah, j'arrive déjà pas à m'occuper de moi, comment je pourrais envisager apporter quoi que ce soit de positif à quelqu'un d'autre. J'suis tout seul et j'cherche pas nécessairement à m'embarquer dans une histoire. Même si ma mère me tâne pour que j'lui ramène une nana. Nan mais, on vit où là? Elle est coincée au Moyen-âge ma daronne, c'est dingue.
MessageSujet: manwë - On s'fout de la mise-en-page, ensemble on vit dans la marge   manwë - On s'fout de la mise-en-page, ensemble on vit dans la marge EmptyMar 24 Jan 2023 - 20:53

23h. J'suis pas un type méchant, loin de là. J'suis juste un espèce de gamin coincé dans un corps d'adulte, qui connait pas trop d'limites et parfois, j'peux être un véritable petit con. C'est comme ça, c'est établi et j'vis avec. Mais je sais que j'm'attire les foudres, j'les provoque même.

Ce soir là, j'avais un peu trop bu. Pas suffisamment au point d'être un zombie, mais j'suis pas net. J'ai l'esprit embrumé, mon équilibre vacille et mes réflexes sont pas des plus instantanés. Mais j'suis toujours debout (petit réf à Renaud qui fait plaisir!) et j'suis même planté sur mon skate. Mon unique moyen de locomotion. J'dois avoué qu'habituellement, j'ai un peu plus de flow, là j'suis un peu chancelant et j'peine à éviter les trottoirs. Parfois j'trébuche et j'manque de me viander mais j'm'en sors. J'passe par Grays bay, le genre de parc vraiment sympa très animé en journée, beaucoup moins à la nuit tombée. Ca traîne pas mal par là, des gens pas très fréquentables à ce qu'on dit. Très sincèrement, ça m'fait pas peur et j'suis pas du genre à baisser les yeux. Même si j'suis pas bagarreur, j'me laisse pas faire. Bon, pour être tout à fait honnête, j'me rapproche plus du petit chiot qui aboie très fort mais qui s'enfuit en courant quand ça tourne mal. Et ce soir là, j'échappe pas à la règle. Tandis que j'passe près d'un groupe de mecs en train d'jouer au foot, la balle leur échappe et vient percuter mon skate. J'ai pas d'réflexes j'vous dis. J'manque de tomber et ni une ni deux, j'deviens agressif, comme si j'pouvais affronter sans vergogne ce groupe de mecs. "Hé putain, faites gaffe bordel, bande de trous d'balle! Vous êtes des gamins à jouer au ballon sérieux, retournez chez vos mères!" Hé voilà, du grand Elijah qui en fait des caisses et qui s'rend pas compte qu'il va s'en prendre une. En moins de trente seconde, les mecs se sont ramenés et commencent à me bousculer l'épaule. "Tu veux quoi p'tit con? Dégage de là!" J'lève les mains comme pour montrer que j'ai compris et j'fais demi tour. J'empoigne mon téléphone, et j'envoie un vocal à Manwë. Ah ce type, j'vous en ai pas parlé. C'est mon superman personnel. Classe nan? "Mec, c'est la merde, j'suis à grays bay, ils sont quatre, et j'compte pas faire demi-tour." J'fourre mon téléphone dans la poche de mon jean et j'me retourne. L'alcool me fait faire des dingueries, j'aurais pu rentrer chez moi et m'endormir peinard, mais non, piqué au vif, j'me retourne pour leur faire face à nouveau. J'espère juste que Manwë est pas en train de dormir, sinon c'est dans un lit d'hôpital que je vais finir. Ma voix claque dans le silence. "Par qui j'commence?" Mais putain, Eli, arrête, tu sais pas te battre!

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Why I wanna stay when they all leave? Should I smoke your alcohol or drink some weed? Shit, I'm confused, what the fuck am I sayin'? Should I stay sober until the end? Should I get wasted until my mind's erased? Even though reality gon' slap me straight. It's hand might break got too many things in my head, my head
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: Manwë est né achromatopsique, c’est une maladie rétinienne rare, autosomique récessive caractérisée par une cécité des couleurs (ne voit qu’en noir et blanc), un nystagmus (pour ceux qui savent ce que c’est, lire cette parenthèse n’est pas utile : un nystagmus est une atteinte de l'équilibre entre les différentes structures responsables de la stabilité de l'œil engendrant des mouvements involontaires, saccadés et rythmiques du globe oculaire) et une photophobie (T’as compris le principe des parenthèses pas vrai ? Photophobie : sensibilité accrue à la lumière voire une intolérance complète à celle-ci)
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MessageSujet: Re: manwë - On s'fout de la mise-en-page, ensemble on vit dans la marge   manwë - On s'fout de la mise-en-page, ensemble on vit dans la marge EmptyMer 25 Jan 2023 - 20:46

tw : violence, bagarre.


L’heure n’était guère tardive lorsque le luthier quitta son magasin situé à Western District. Habitué au travail nocturne, il sentait néanmoins une certaine lassitude le gagner. Après une énième clope consumée, il dut se résigner face à l’évidence : son organisme lui réclamait de l’alcool. Le brun avait passé une bonne partie de sa vie à lutter contre cette molécule héréditairement nocive pour lui. Mais désormais, à quoi bon ? Oui… L’envie de baisser les bras était de plus en plus pesante depuis qu'il avait pu constater avec quelle facilité l’on peut renoncer à faire le bien.

Ses pas le dirigeaient vers le centre ville, puisque désormais il vivait dans une caravane dans le sud de celle-ci. Depuis qu’il s’était débarrassé de sa voiture, le plus court pour rentrer chez lui était de traverser la ville. C’était pour cette raison qu’il ne rentrait que tard dans la nuit, en temps normal. Mais il n’était qu’onze heure du soir quand le paria de Bowen s’aventurait dans les rues les plus bondées de cette petite cité australienne. Parfois, il se demandait si les gens ne l’avaient pas apprécié à l’idée qu’il puisse être mort, mais qu’à son retour après trois mois de cavale, il les avait déçus et conforté dans l’idée qu’ils avaient de lui. Un assassin, un monstre. Un monstre en liberté.

Son téléphone vibra dans sa poche, d’habitude, il ne le regarde pas. Mais cette fois cela lui donnait une bonne excuse pour ne pas regarder les gens autour de lui. “ C’est quoi cette saloperie encore ? “ Boomer un jour, boomer toujours. Cela lui prit quelques instants pour comprendre ce qu’Elijah venait de lui envoyer. Lorsqu’il put ouïr le vocal en question, il soupira en levant les yeux au ciel. Putain de môme…

Manwë était un homme plutôt fin et léger, il courrait assez vite. C’était donc au pas de course qu’il traversait Bowen. Les gens s’écartaient en le voyant arriver, l’on parlait après son passage, puis l’on guettait, comme si l’on s’attendait à voir débouler des flics ou des mecs louches à sa poursuite. Ils ont dû être bien déçu...

Lorsqu’il arriva à destination, il n’eut aucune difficulté à trouver Elijah. Vraisemblablement au sol en train de se prendre des coups par une bande de jeunes pas très costauds. Man' ralentit sa course, personne ne le remarqua. Des tocards, pensa le luthier. L’avantage d’être en groupe c’était d’avoir un guetteur… L’homme attrapa le skate qui trainait au sol et s’en servit pour frapper directement sur l’épaule et la boite crânienne du type qui s’apprêtait à assener un coup de poing à son protégé. Le gars tomba lourdement et les autres sursautèrent comme des lapins apeurés, quant au skate… Le skate fut brisé en deux.

- Putain, t’es qui espèce de taré ?!

Je suis qui ? “ Demanda avec calme le quadragénaire en posant ses yeux verts sur les protagonistes échaudés qui ravalaient leur fierté en reconnaissant le visage qui avait défrayé la presse Bowennienne l’été dernier. “ Alors ? Je suis qui ? “ Redemanda-t-il en se plaçant nettement entre Elijah et le petit groupe. Man avait l’expérience du combat, il se faisait mettre sur la gueule depuis son plus jeune âge par son père, ce même homme qu’il avait récemment tué à mains nues bien qu’il fut innocenté. Personne ne croyait en son innocence. Presque personne… Tout le monde savait ce qu'il avait fait, de quoi il était capable. “ Ramassez votre pote et tirez vous. “ Face à leur hésitation, le luthier lâcha un rire froid. “ Sérieusement, vous hésitez à l’abandonner là pour sauver votre cul ? Hé… Mais toi, j’te reconnais. “ Il désigna l’un des gars avec le demi skate qui lui restait en main.  

- Moi ?

Se ragaillardit le désigné, un poil tendu.

“ Kenny c’est ça, non ? J’ai vu ta sale tronche sur des photos dans la piaule de ta mère… Ça a failli me déconcentrer… “ Il sourit, provocateur. Assez pour que Kenny se jette sur lui et se prenne un bon revers de skate dans la face suivit d’un uppercut dans le bide qui le fit vomir, littéralement sur son pote au sol. Manwë ne pu contenir une moue écœurée. Les jeunes n’ont vraiment plus rien dans le bide, enfin… Si… Du vomi en quantité de toutes évidences. “ Vous allez vous barrer ou on continue ? “ Parce qu’il n’allait pas se contenter de leur casser la gueule, mais il comptait bien les humilier, un par un.

Oui, il aurait pu prendre des nouvelles d’Elijah, mais il l’entendait respirer, alors il se disait que ça allait… Ils ne s'étaient pas revu depuis cette histoire de meurtre et Eli’ ne connaissait pas encore ce Manwë plus en marge que jamais, plus sombre et cruel envers ceux qui le méritent à ses yeux. C’était comme ça désormais, puisqu’il était traité tel un monstre, autant l’être vraiment.

@Elijah Bishop ohh

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Le noir est une couleur en soi, celle qui résume et consume toutes les autres.
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STATUT : oh bah, j'arrive déjà pas à m'occuper de moi, comment je pourrais envisager apporter quoi que ce soit de positif à quelqu'un d'autre. J'suis tout seul et j'cherche pas nécessairement à m'embarquer dans une histoire. Même si ma mère me tâne pour que j'lui ramène une nana. Nan mais, on vit où là? Elle est coincée au Moyen-âge ma daronne, c'est dingue.
MessageSujet: Re: manwë - On s'fout de la mise-en-page, ensemble on vit dans la marge   manwë - On s'fout de la mise-en-page, ensemble on vit dans la marge EmptyJeu 26 Jan 2023 - 22:08

La provocation, ce mal insidieux qui coulait dans mes veines. Elle allait me mener à ma perte. Il n'y avait pas d'autres issues possibles. J'étais animé par une impertinence et une immaturité. J'avais aussi une certaine impunité mal placée. Parce que j'avais Manwë dans mon cercle d'entourage, je me sentais intouchable. Je pouvais tranquillement déclencher des bagarres, être agressif, malintentionné, remuer le couteau dans la plaie, être grossier, je me permettais tout. C'était totalement imbécile de ma part, un jour, Manwë ne serait peut-être pas là. Mais ça, je ne l'avais pas intégré. Et les quelques fois où j'avais du l'appeler à l'aide, il avait été présent. Je ne sais même plus comment on s'était rencontré et je ne saurais pas expliquer pourquoi il accourait toujours à mon secours, mais c'était comme ça, et ça m'allait très bien. J'avais donc, un peu éméché, provoquer impunément cette bande de jeunes. Ils étaient quatre. Mathématiquement, je n'avais aucune chance. Déjà que, contre un seul adversaire je ne fais pas de miracle, là, c'était clairement du suicide. Mais j'avais envoyé un vocal à Manwë en priant pour qu'il le voit et je m'étais jeté dans le gouffre de la violence. J'avais provoqué et j'allais être servi. Les quatre protagonistes qui n'étaient pas en reste pour se battre, réagirent très rapidement à mon interpellation. L'un d'eux se jeta sur moi et me décrocha une immense patate dans la mâchoire. J'reculais sous la puissance du coup asséné. J'fonçais sur lui, tentant de lui rendre sa droite mais il fut plus rapide. L'alcool ralentissait mes gestes et troublait mon équilibre. J'tombais au sol et sentis un second coup exploser mon estomac. A partir de ce moment là, tout s'accéléra et mon cerveau, comme pour me protéger, m'empêcha de ressentir la douleur. J'prenais des coups. Quel bande de lâches, j'étais au sol et ils continuait. J'l'avais peut-être bien cherché. Je n'avais pas la force d'me relever, les sons aux alentours devenait de plus en plus sourds, j'distinguais mal les silhouettes. Mon heure était venue. Ils allaient me défoncer. Alors que j'attendais un énième coup dans les côtes, j'entendais un immense bruit de craquement. J'ouvrais les yeux et il était là. Manwë, un bout de ma planche de skate brisé en deux dans la main. Je ne sais pas si c'était le bois ou les os de la victime qui avait craqué aussi violemment, mais le mec était à terre. J'tentais de me relever, mon épaule me faisait souffrir, ainsi que toutes mes côtes. J'étais dans un sale état et pourtant, je ne pouvais m'empêcher de sourire presque malicieusement en assistant à la scène qui se déroulait devant mes yeux. Manwë était définitivement un habile mélange de héros et de méchant. L'humiliation qu'il infligeait à ces quatre types étaient incroyablement jubilatoire. J'étais toujours à terre mais je ne pouvais m'empêcher de lâcher un rire douloureux lorsqu'il s'adressa à un certain Kenny. Putain, quel génie. Le Kenny en question voulu se frotter à Manwë. Mauvaise idée. Il en avait déjà mis deux à terre. Il se tenait entre moi et les types, protecteur. J'me sentais invincible. J'allais sûrement me faire engueuler mais c'était pour plus tard. J'me rendais compte à quel point Manwë était dans un rôle de méchant. Il prenait un plaisir certain à humilier les gars. Je savais ce qu'il avait fait, de quoi il avait été accusé, mais on ne s'était pas revu depuis. Je savais qu'il était craint à Bowen. Il valait mieux être de son côté. C'est certain.

Alors qu'il venait de provoquer une énième fois les deux types restants, je parvenais à me relever. Mon ventre me faisait souffrir le martyre. J'essuyais d'un revers de manche le sang qui avait coulé de ma lèvre inférieure. J'essayais de reprendre mon souffle et toujours dans un sale état, j'arrivais à dire quelques mots. "J'crois qu'ils ont envie d'gouter à ton poing mec, regarde les. Bande de cons!" Oui oui, je provoque alors que j'me suis pris une raclée. L'impertinence incarnée. L'imbécilité en personne.

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MessageSujet: Re: manwë - On s'fout de la mise-en-page, ensemble on vit dans la marge   manwë - On s'fout de la mise-en-page, ensemble on vit dans la marge EmptyDim 29 Jan 2023 - 11:41

Il détestait donner raison à ses détracteurs, mais c’était un fait : il aimait la violence. Il avait appris à l’aimer, parce qu’il avait dû l’encaisser très jeune. Les coups n’étaient qu’une partie misérable de ce qu’il avait subit. L’humiliation de son père, l’humiliation des autres enfants parce qu’il était pauvre et n’avait pas les mêmes choses qu’eux, parce que sa mère ressemblait à un zombie, parce qu’il était bizarre avec sa maladie. Il avait connue diverses maltraitances psychologiques : la faim quand personne ne pense à vous préparer un repas chaud, les moqueries, l’abandon d’une mère qui s’enfuyait plusieurs jours dans des squattes. Une mère qui avait déjà, ivre morte, supplié des personnes au supermarché d’emmener avec eux cet affreux gamin parce qu’elle n’en voulait plus. Toutes ces choses avaient forgé un être calciné qui avait absorbé la violence comme étant une chose banale, normale à son égard. Puis, il y avait eut le jour où il a appris à contrer la violence, à fuir, à se protéger. Plus tard même à se défendre et finalement s’en servir pour faire peur aux petits monstres de l’école, puis aux plus grands… Puis à tout le monde. Être détesté et craint de tous… Voilà l’unique chemin qu’il avait trouvé pour se sentir un jour, enfin en sécurité face au monde où il était bien seul.

Il attendait la suite, le destin de ces garçons leur appartenait. Affronter le monstre ou fuir, c’était à eux d’absorber la violence, leur tour de se faire briser. Il sait qu’un jour, il sera plus faible, qu’un jour, il sera à nouveau vulnérable, qu’un jour, il devra faire un choix entre subir et en finir. Son choix était déjà tout tracé. Il ne se préparait en rien à la vie d’homme aveugle, une promesse des médecins, son achromatose allait l’engouffrer dans un monde entièrement noir ou entièrement blanc selon la luminosité. Sa vue décline de jour en jour, il ne sortait que la nuit pour ne pas être complètement aveuglé. Il sait que la fin est proche, alors il comptait bien vivre d’ici là. À sa manière.

C’est la voix d’Elijah qui le ramène à la réalité. Ce jeune assommé au sol qui peine à reprendre ses esprits, l’autre qui avait fini de vomir et les deux derniers en recul, prêts à s’enfuir. Le gamin amoché dans son dos, il prenait le rôle du petit diable sur l’épaule, mais hé, Man’ n’obéit à personne, pas même au diable. “ Ramassez vos petits potes et tirez-vous, c’est la dernière fois que je le dis. “ Dernière sommation. Elle n’était pas tombée dans l’oreille d’un sourd, les deux gars hésitent, c’est si difficile d’avaler sa fierté, mais personne n’avait envie de se frotter à Man’ alors il empoignent leurs amis, non sans guetter les réactions du luthier qui ne les quitte pas du regard.

Ce n’est qu’à bonne distance que l’un des deux derniers lance :

- Tu finira par payer, Keynes !

Qu’il détestait ce nom, le nom de son père.
Le nom d’un cadavre. Alors, il sourit.

Le brun soupire et pivote enfin vers Elijah et sa gueule cassée. Il lui rend ce qu’il reste du skate, du moins, la partie qu’il avait en main, l’autre avait dû rouler quelque part et il s’en fichait pas mal. “ Je te félicite, tu viens de me prouver que t’es bien plus con que je ne le pensais, je me demande comment tu vas encore pouvoir relever le niveau la prochaine fois. “ Cassant, mais la vérité c’est qu’il aurait souffert qu’il arrive quelque chose de grave à ce gamin, pourtant, on ne peut pas dire qu’ils passent de bons moments ensemble, c’est toujours la merde quand ils se rencontrent. “ Mais tu sais quoi ? On ne sait pas si j’serais là, la prochaine fois. “ Il était calme, différent de toutes les fois où il avait pu l’engueuler pour son comportement.

Jamais Man’ ne l’avait menacé de ne plus être là. Dans son regard, il ne signifiait pas au plus jeune que ça n’était pas une histoire d’abandonner l’autre, mais de ne tout simplement plus être en capacité de faire ce qu’il a accompli ce soir. Man’ avait déjà desserté Bowen tout l’été, les gens ont commencé à le croire mort, comme son père. Quand il est revenu, tout le monde l’a montré du doigt comme l’assassin qu’il était, la justice avait été de son côté, mais le temps lui n’est pas son allié. Il venait de prouver ce soir qu’il était encore très en forme, mais il ne montrait pas qu’il avait la tête qui tourne et que le visage du gamin était, après tous ces exercices, bien flou. “ Rentre chez toi soigner tout ça, j’suis pas infirmière. “

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