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 #15 Ma porte te sera toujours ouverte... (Adam)

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MessageSujet: #15 Ma porte te sera toujours ouverte... (Adam)   Mer 29 Aoû 2012 - 21:42


“Un ami, c'est celui qui voit clair en vous, et qui continue à apprécier le spectacle.”


Quatorze heures mon réveil sonne dans un bruit sourd. J'ouvre un œil puis l'autre laissant une main lourde s'écraser sur le petit objet qui s'écrase bruyamment sur le sol. La "nuit" a était trop courte. J'ai fini ma garde à six heures plus épuisé que jamais. Il me faut des vacances mon corps commence à les réclamer, de plus revoir Adam ce matin même m'a fait un choc. J'ai l'impression qu'un fantôme et revenu du passé. Ça me fait du bien autant que ça a ravivé en moi de mauvais souvenirs. Il a était là pour moi à chaque instant sur le front et notamment lorsque le décès d'Ezraël m'a était annoncé, jamais je ne pourrai lui rendre tout ce qu'il a pu me donner. Je me secoue la tête comme pour chasser toutes ses pensées puis je me dirige tant bien que mal jusqu'à la fenêtre j'entrouvre doucement le volet, on ne peut pas dire que le soleil me brûle les pupilles, bien au contraire ! Un gros nuage noir annonce une grosse averse d'ici peu. Un frisson me parcours j'attrape négligemment un gilet qui traînait sur le dossier d'une chaise. Un café, une cigarette et une bonne douche c'est tout ce qu'il me faut ! Je descends sachant pertinemment qu'Adam s'était absenté pour aller voir ses proches, m'a-t-il dit.

    Shilo' je ne passerai pas aujourd'hui. Un imprévu je t'expliquerai.

Mon téléphone m'indique que le message est bien envoyé. J'expliquerai tout cela à Shiloé demain, elle comprendra bien. J'ai envie d'être là lorsqu'Adam rentrera, j'ai besoin et envie de lui parler. Ce matin j'étais trop fatiguer pour entretenir une vraie conversation, lui promettant que l'on rattrapera ça un peu plus tard dans la journée. Ca fait si longtemps ! Ma douche prise et mon café en main je prends place sur le fauteuil emmitouflé dans mon gilet. Un courant d'air s'immisce dans le salon, la porte d'entrée claque. "Adam ?"

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MessageSujet: Re: #15 Ma porte te sera toujours ouverte... (Adam)   Jeu 30 Aoû 2012 - 0:08

Ma porte te sera toujours ouverte...

Nills. Plus grand, plus vieux, plus souriant. Lucy, belle comme le jour, les cheveux court et le sourire heureux. Et cette gamine. Une petite fille. Six, sept ans. Un grand sourire. Blonde. Les yeux marrons, presque noirs. Un air espiègle. Une figure ronde, reconnaissable entre milles. C'était impossible. Il n'avait pas d'enfant. Il avait eu quelques copines, rien de bien sérieux. Il n'avait couché qu'une fois avec Lucy, nuit qui était resté dans son esprit pendant sept ans. Sept longues années. À peu près l'âge de l'enfant. Cet enfant qui lui ressemblait... Adam marchait sous la pluie. Il avait été chez ses parents, ils avaient parlés, comme au bon vieux temps. Il n'avait pas vu sa soeur mais leur avait promit d'aller la voir. Ils avaient parlés de tout et rien. Et puis était venu cette question, fatidique. "Et... Lucy? Que devient-elle? Et Nills? Ils sont encore dans le coin?" "Oh et bien... Oui, ils vivent près d'ici. Ils sont mariée Adam et... ils ont une petite fille." "Ils ont? Enfin arrêtes tout le monde sait que ce n'est pas la fille de Nills!" "Attendez.. Comment ça pas sa fille?" Adam avait regardé ses parents, interdit, perplexe. Lucy n'aurait jamais trompé Nills. Elle n'était pas comme ça. Il devait y avoir une explication. Oui c'était ça. Peu être.. Peu être Nills ne pouvait pas avoir d'enfant? Peu être que ses parents étaient idiots et que la petite ressemblait à son père? Il se décida à passer chez le couple après sa visite. Il pleuvait, tant pis. Il passa encore un moment avec ses parents puis sorti, direction la maison qu'on lui avait indiqué. De la lumière aux fenêtre. La femme qu'il aimait, son meilleur ami, et l'enfant. Cet enfant qui lui ressemblait tant. Adam marcha toute la nuit, tentant de comprendre. Il passa la nuit sous la pluie, plus perdu que jamais. Était-il père alors? Avait-il perdu sept ans de sa vie à tuer des hommes au lieu de s'occuper de sa fille? Non, impossible... Autre chose le tourmentait. Lucy et Nills étaient mariés. Ils étaient mariés, depuis quelques temps en plus. Et Nills élevait son.. Son enfant. le sien. Il avait raté tout ça. Il avait raté sa chance. Il se souvenait encore des mots de Lucy. "Je t'aime Adam". Était-ce du vent? Elle avait épousé Nills. Par dépit? Par amour? Parce qu'elle n'an avait rien à foutre de lui? Il fallait qu'il sache, il fallait qu'il le découvre. Il fallait qu'ils leurs parlent, vite. Et qu'il sache. Était-il père, ou tout simplement idiot? C'est en croisant un chien qui se mit à aboyer méchamment qu'Adam retourna à la réalité, au soleil déjà levé et à ses vêtements trempés. Il abandonna sa promenade et rentra chez Solweig. Son amie avait accepté de le loger un moment, et il lui en était très reconnaissant. Ils avaient un passé commun douloureux, mais le moins qu'ils puissent dire, c'était qu'ils se ressemblaient. "Adam?" Il claqua la porte et retira sa veste, la mettant sur le premier radiateur libre. Il devrait surement changé de haut. Il passa une main sur son visage, tentant par ce geste de se réveiller, au moins un peu. Puis il entra dans la pièce. Solweig était la, le regardant. Il lui fit un sourire et s'étira tout en parlant. "Salut So... Bien dormi? Je vais bien, pas de panique. Juste... paumé, mais ça ira" Son sourire s'était vite fané. Aller bien? Il était papa, et il ne savait même pas le nom de sa fille. Il était chamboulé, il n'allait pas bien.


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MessageSujet: Re: #15 Ma porte te sera toujours ouverte... (Adam)   Jeu 30 Aoû 2012 - 12:04


“Un ami, c'est celui qui voit clair en vous, et qui continue à apprécier le spectacle.”


Le café me brûle les lèvres, mais je dois avouer que cela me fait un bien fou. La caféine est tout ce qui me tient éveillée ses derniers temps. Il faut dire que les journées sont longues et épuisantes, mais c'est le seul moyen que j'ai trouvé pour tromper l'ennui et m'éviter de penser. Depuis mon retour du front il y a un peu plus d'un an maintenant la solitude m'est tout bonnement insupportable. Elle est synonyme de "flash", de manque, de tristesse, de questions laissées sans réponses... Il faut laisser le temps au temps, certains vous le diront. D'un geste nonchalant j'attrape la télécommande de la chaîne hifi, me laissant doucement bercer par la voix mélodieuse qui s'en échappe. Je commençais à moins penser à Ezraël, au front, à ce qui avait pu se produire durant l'année passée là-bas. Mais je dois dire que revoir Adam m'a replongé brusquement dans ce passé que je tentais d'enfouir. Ezraël me manque un peu plus chaque jour, l'impression étrange qu'il y a des failles dans tout cela, que l'on m'a menti sans que j'arrive à définir vraiment pourquoi... La porte finie par s'ouvrir et me sortir de mes songes. Adam ! Moi qui pensais ne jamais le revoir. Même si je savais qu'il avait vécu à Bowen j'avais une chance sur combien de le recroiser un jour ? Bien trop peu. Lorsqu'il apparut sur le pas de la porte un sourire pris place sur mes lèvres. "Salut So... Bien dormi? Je vais bien, pas de panique. Juste... paumé, mais ça ira " Je hoche rapidement la tête pour signifier que oui j'avais bien dormie, même si cela fait bien trop longtemps que je n'ai pas "bien dormie". Trop d'image en tête pour cela, mais Adam est bien placer pour savoir de quoi je parle. " Vu ta tête tu n'es pas juste paumé 'Dam !" Je repose mon café sur la table basse me redressant un peu par la même occasion, avant de me lever en direction de la buanderie afin d'attraper une serviette. "Sèche-toi avant d'attraper quelque chose, parce que j'ai plus l'habitude de couper les jambes que de soigner les rhume !" Je lui fais un petit sourire complice, sachant pourtant que ce n'était surement pas le bon moment pour faire de l'humour. Je prends de nouveau place sur le canapé tout en tapotant légèrement la place libre à côté de moi signifiant au jeune homme de venir prendre place. C'est quand même un peu plus facile pour ouvrir une discussion. "Tout ne s’est pas passé comme tu le voulais c'est ça ?" J'avais assez entendu parler d'une certaine "Lucy" lors de notre "séjour", pour comprendre que la première chose qu'il avait dû faire en arrivant c'est aller la voir. Cette fille aurait rendu toutes les filles de la terre jalouse lorsque vous écoutiez Adam dire combien il l'aimait. Cette fille je ne l’ai jamais rencontré pourtant je pourrai avec beaucoup de facilité vous la décrire à la perfection de la tête aux pieds ! D'un geste hâtif j'attrape mon paquet de cigarette posé non loin de moi, ma drogue, tout en le tendant en direction du jeune homme. "Tu veux un café ou un chocolat ? Ca te réchauffera un peu !" Je suppose que c’est loin d’être sa préoccupation première d’avoir chaud ou froid, mais au moins il sera dans de meilleures dispositions pour me raconter ce qui ne va pas. Parce que quoi qu’il en dise, il est anciennement militaire, pas acteur, son regard seul le trahie !

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MessageSujet: Re: #15 Ma porte te sera toujours ouverte... (Adam)   Jeu 30 Aoû 2012 - 14:06

Ma porte te sera toujours ouverte...

Il allait foutre de l'eau partout chez Solweig. Tant pis il ferait le ménage. Après tout il vivait la, il voulait aider. Et puis Solweig avait été vraiment adorable de l'accepter chez elle. Il comprenait à quel point c'était compliqué et ne souhaitais pas rester trop longtemps. Il savait parfaitement que sa présence rappelait à son amie l'absence de son mari. Ils avaient combattu ensembles, ils avaient étés très proche. Puis plus rien. Adam avait du mal à se figurer que cela faisait déjà un an. Solweig semblait assez mal. Et lui se permettait de revenir et d'enfoncer le couteau dans la plaie. Un véritable abruti. Mais il n'avait toujours pas vu sa soeur, et n'avait pas pu rester chez ses parents. C'était bien trop douloureux. Il avait raté sept ans de sa vie, il le voyait désormais. Il avait été trop con. Pendant longtemps il s'était dit qu'il mourrait au combat. Pas besoin de refaire sa vie si on mourrait. Mais il était revenu vivant. Amoché, assez traumatisé, mais vivant. Sur le chemin du retour il n'avait pas réfléchit. Dans son esprit Lucy et Nills l'attendaient à l'aéroport, lui marié et père de familles, heureux. Elle amoureuse jusqu'au bous des ongles, l'attendant, prête à se jeter dans ses bras. Jamais il n'aurait pu imaginer que les deux seraient mariés et l'auraient oubliés. Ses parents lui avaient dit que les deux amoureux avaient cessé de demander de ses nouvelles assez vite. Plus vite qu'il n'avait arrêté d'en donner. Et comme tout les autre,s ils l'avaient oubliés. C'était l'idée qui avait prit place en son coeur durant la nuit. Nuit qui n'avait pas été si bonne pour Solweig. Elle semblait épuisée. " Vu ta tête tu n'es pas juste paumé 'Dam !" Il ne pu s'empêcher de sourire, même si ses lèvres ne s’étirèrent pas longuement. Il se devait de la rassurer, il lui devait beaucoup. "Ne t'inquiètes pas pour moi So, je n'ai pas à te démoraliser avec mes histoires..." Il avait besoin de parler, son coeur débordait, il allait exploser. Il était désemparé. Mais parler à Solweig n'était peu être pas la meilleure chose à faire. Elle allait déjà pas vraiment bien, inutile de lui tourner la tête avec des problèmes de couples inexistant. Elle savait déjà pas mal de choses, il avait raconté sa vie à son unité plus d'une fois. Les pauvres avaient été inondés de Lucy par tout. "Lucy faisait ci, Lucy disait ça." Une obsession débile. Sept ans étaient passés, elle avait surement changé, fait sa vie. Elle l'avait fait. Et lui, il ne lui restait plus qu'à tout recommencer.

"Sèche-toi avant d'attraper quelque chose, parce que j'ai plus l'habitude de couper les jambes que de soigner les rhume !" "Remarques, sa ferait une jambe en moins à sécher" Il sourit à son amie. C'était une très bonne infirmière, passionnée et attentionnée avec ses patients. Elle s'était occupé de lui après qu'il ai eu l'épaule perforé par une balle. Une sale blessure qui le faisait souffrir de temps en temps. Elle lui donna une serviette alors qu'il retirait et chaussures et chaussettes, avant de se sécher le visage et les cheveux. Ils étaient encore court, obligatoire à l'armée. Elle lui fit ensuite une place sur le canapé, il préféra rester debout histoire de ne rien tremper. "Tout ne s’est pas passé comme tu le voulais c'est ça ?" Adam tenta de sourire mais échoua, soupira et baissa les yeux. Comment expliquer la situation dans laquelle il se trouvait? Même lui n'y comprenait rien. "oh bin.. Si si dans un sens. Je suis allée chez mes parents, ils vont bien. Apparemment ma soeur aussi. Et puis... Je suis passé chez Lucy, mais je n'ai pas osé frapper. Elle est mariée maintenant..." Il grimaça. Lui qui n'aimait pas se montrer vulnérable, il était gâté. Solweig lui tendit une cigarette qu'il accepta en la remerciant, puis elle lui proposa un café. "Oh... Je ne vais pas abuser Solweig, tu m’héberges c'est déjà très gentil, tu aurais pu me laisser à la rue. J'vais pas t'embêter plus que sa, merci" Un faible sourire. Il commençait à se réchauffer. Il regarda la jeune femme, souhaitant s'occuper un peu d'elle. Elle semblait si seule. Peu être n'était-ce pas une si mauvaise chose finalement qu'il lui tienne compagnie. "Tu as mangé ce matin? Tu veux un petit déjeuner?"

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Dernière édition par Adam C. O'Meara le Ven 31 Aoû 2012 - 11:35, édité 1 fois
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MessageSujet: Re: #15 Ma porte te sera toujours ouverte... (Adam)   Jeu 30 Aoû 2012 - 20:00


“Un ami, c'est celui qui voit clair en vous, et qui continue à apprécier le spectacle.”


"Ne t'inquiètes pas pour moi So, je n'ai pas à te démoraliser avec mes histoires..." Je lève les yeux au ciel secouant la tête en signe de négation. «Venez poser vos fesses ici et racontez moi tout monsieur O'meara et pas de discussion !"Je lui fais un petit clin d'œil tout en tapotant le canapé. Des histoires démoralisantes j'en entends tous les jours à l'hôpital et je dois dire que ça m'aide à prendre du recul sur moi-même. Même si j'ai eu des périodes très douloureuses certains vivent bien pires. Puis j'ai eu la chance d'être entouré contrairement à d'autre ! Là-bas il y a eu Adam, qui fut à la fois mon soutient, des oreilles attentives, il a su trouver les mots justes à chaque instant, il était tout simplement mon ange gardien. Puis ici il y a eu ma sœur, qui part son amour inconditionnel m'a redonné l'envie d'avancer. Oui j'ai eu de la chance, contrairement à d'autre. Je secoue brièvement la tête comme pour me remettre les pieds sur terre puis attrape rapidement mon café pour en boire une gorgée. "Remarques, sa ferait une jambe en moins à sécher" Un rictus amusé s'affiche malgré moi sur mes lèvres. "Ne me tente pas !" Non je n'ai jamais coupé de jambe ni quoi que ce soit d'autre d'ailleurs ! Heureusement je ne sais pas si je l'aurais encaissé si facilement que ça. Déjà voir des hommes que vous côtoyez au quotidien rentrer au camp avec une balle dans le corps c'est pas toujours facile, mais alors savoir que vous devez les amputer doit être une pure horreur ! "oh bin.. Si si dans un sens. Je suis allée chez mes parents, ils vont bien. Apparemment ma sœur aussi. Et puis... Je suis passé chez Lucy, mais je n'ai pas osé frapper. Elle est mariée maintenant..." Je le regarde interloqué et désolé pour lui. C'est donc ça l'air perdu qu'il affichait en rentrant. "Mais comment tu peux savoir qu'elle est mariée si tu ne lui as pas parlé ?" Loin de moi l'idée de remuer le couteau dans la plaie, mais peut-être s’est-il juste imaginé des choses en la croisant. Je ne veux pas remettre ses dires en doutes, mais tout est possible... "Oh... Je ne vais pas abuser Solweig, tu m’héberges c'est déjà très gentil, tu aurais pu me laisser à la rue. J'vais pas t'embêter plus que sa, merci" Je fais la moue faussement vexée, comme si j'allais le laisser à la rue... "Tu as dû oublier tout ce que tu as fait pour moi ! Ce n'est pas de la gentillesse c'est le juste retour des choses 'Dam ! Sans toi je ne serais très certainement pas là où je suis aujourd'hui ! Alors si je peux t'aider de n'importe quelle façon qui soit crois moi que je le ferais... et avec plaisir même. Donc pas de merci !" Je lui sourie, avant d'allumer ma cigarette. Un peu de nicotine Dieu que cela fait du bien à mes poumons. Oui bon d'accord, ce n'est pas le discours que je suis censé tenir en tant qu'infirmière mais au diable les conventions ! Je suis une droguée qui s'assume ! "Tu as mangé ce matin? Tu veux un petit déjeuner?" Je secoue la tête, telle une enfant, pour lui signifier que non je n'avais pas mangé. Il faut dire que même pour ça je suis en complet décalage. Il y a des jours comme aujourd'hui ou je déjeune sous les coups de 15 heures, d'autre moments ou se sera vers 22 heures. C'est aussi pour cela que plus jeune je refusais catégoriquement d'être infirmière dans le public, les horaires sont tout bonnement impossibles ! Sur le front c'était du 24/24h, mais au moins on avait tous le même rythme sur le camp. "Si tu arrives à préparer quelque chose avec ce qui se trouve dans les placards tu es mon Dieu vivant !" Je le regarde en riant légèrement. Je me nourrie de tout et de rien, enfin surtout de rien ! Les courses c'est vraiment pas ma tasse de thé et puis de toute façon je ne sais pas les faire, il me manque toujours quelque chose en revenant, même en faisant une liste et tout ce qui va avec. Ca a le don de vraiment m'énerver, donc j'ai tout bonnement abandonné l'idée... l'hôpital fait de très bon repas...

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MessageSujet: Re: #15 Ma porte te sera toujours ouverte... (Adam)   Ven 31 Aoû 2012 - 14:56

Ma porte te sera toujours ouverte...

"Venez poser vos fesses ici et racontez moi tout monsieur O'meara et pas de discussion !" Adam ne pu que sourire. Solweig avait le don de le mettre à l'aise. Surement parce qu'ils se connaissaient bien. Au front on apprenait à faire confiance aux autres. La confiance était même le maître mot. Avoir confiance en ce médecin qui vous trifouille la chair en plein désert et sans instruments, en ce tireur d'élite charger de vous couvrir, en cet expert déminage qui doit arrêter le mécanisme avant que la bombe ne vous déchire en milliers de petits morceaux. Aussi, il avait en la petite brune une confiance des plus total. Si elle le faisait parler, c'était pour l'aider, rien de plus. "Très bien très bien, tu nettoieras si je fous de la flotte" Tout en souriant Adam s'assit à coté de son amie. Il était quasi sec de toute façon. Il la regarda boire son café en souriant. Lui couper la jambe, quel blague. Il en avait tellement vu des hommes qui perdaient des membres au combat. Il n'avait plus peur de sa, il n'avait plus peur de grand chose. Il n'avait rien à perdre de toute façon. Il se contenta de sourire en écoutant son amie, regardant le moindre de ses gestes comme pour se changer les idées. Chose impossible alors qu'il se mettait à parler de Lucy. "Mais comment tu peux savoir qu'elle est mariée si tu ne lui as pas parlé ?" "Mes parents me l'ont dit. De toute façon la boite au lettre était au nom de monsieur et madame Johansen, pas compliqué de comprendre... Elle a épousé Nills, lui et moi on était les meilleurs amis du monde étant plus jeune... " Et il lui avait piqué son amour. Et il vivait avec elle, et une mini réplique d'Adam. Mini réplique... Adam ne savait pas quoi faire, pas quoi dire. Il ne savait pas après tout. Peu être que Nills avait de la famille lui ressemblant. Peu être que c'était pareil du coté de Lucy. Peu être qu'il n'avait pas bien vu et qu'il se faisait des idées. Peu être que ses parents n'avaient pas vraiment insinués qu'il était le père. Eux même avaient perdu contact avec Lucy. Ils ne savaient pas vraiment, lui non plus, et il avait peur de savoir. Si il se faisait des idées et que la fille était bien de Nills, il se sentirait con et aurait imaginé une vie de père pour rien, au risque de se perdre dans des illusions. Et si 'enfant était sa fille, qu'allait-il faire? Briser cette vie de famille ou fuir? Tout ça n'était qu'un puits de douleurs et emmerdes. Un bourbier dans lequel il s'enfonçait les pieds joins.

Adam regarda Solweig prendre la mouche à ses remerciements. Il lui devait beaucoup et voulait qu'elle sache à quel point il lui était reconnaissant. "Tu as dû oublier tout ce que tu as fait pour moi ! Ce n'est pas de la gentillesse c'est le juste retour des choses 'Dam ! Sans toi je ne serais très certainement pas là où je suis aujourd'hui ! Alors si je peux t'aider de n'importe quelle façon qui soit crois moi que je le ferais... et avec plaisir même. Donc pas de merci !" "Merci quand même So, tu avais besoin de moi et j'étais la, c'était normal..." Un sourire triste, il posa sa main sur la sienne, comme pour la rassurer. Il avait été la pour elle, ce qui lui avait semblé on ne peu plus normal après tout. Il profita de sa proximité pour lui chiper le briquet et allumer sa cigarette, la regardant en souriant. Puis il se leva, direction la cuisine. Après avoir ouvert tout les placards il s'arrêta sur des biscottes à peine ouvertes et un pot de Nutella. Sa plus du jus de fruit, il prépara un plateau et l'apporta à son ami. Il savait cuisiner mais elle ne lui avait pas menti, les placard étaient vide. Il irait les remplir plus tard, il lui devait bien ça. Prendre soin de son ami, doux programme. "Pas besoin de m’appeler Dieu, maître suffira" Un rire alors qu'il posait le plateau sur la table basse. Il se rassit et commença à buller, jetant de temps en temps un coup d'oeil à son amie. Elle mangeait, et lui nourrissait ses pensés de choses et d'autres. Surtout de remords. Beaucoup de remords. "Solweig tu sais.... Ce jour la j'étais pas la, j'aurais du mais j'étais pas la. J'aurais du le protéger j'aurais du... Il aurait mieux fallut que je sois à sa place. Il t'avait toi, épouse superbe et aimante, moi j'avais rien à perdre... Je m'en veux tu sais, j'aurais du prendre sa place So... Je n'aurais manqué à personne de toute façon." Il avait tout ça sur le coeur depuis trop longtemps. Ezraël avait une femme, un avenir éclatant, des amis. Adam lui était seul, sans espoir, bloqué par un amour trop douloureux. Il aurait préféré mourir au combat. Il aurait surement servit à quelque chose.
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MessageSujet: Re: #15 Ma porte te sera toujours ouverte... (Adam)   Lun 3 Sep 2012 - 19:33


“Un ami, c'est celui qui voit clair en vous, et qui continue à apprécier le spectacle.”


"Très bien très bien, tu nettoieras si je fous de la flotte" Je hausse légèrement les épaules un sourire aux lèvres, comme pour lui dire que ça m’était égal que ce soit sale. Nettoyer cela n’a pas d’importance, tout ce que je veux pour le moment c’est l’écouter, passer un moment avec lui. Ca fait si longtemps. Et puis après tout c’est aussi à ça que servent les amis semble-t-il. Ma tasse de café me brûle les doigts, il faut dire que je suis assez frileuse et l’air extérieur ne doit guère être très chaud. Je repose ma tasse, m’emmitouflant un peu plus dans mon gilet tout en écoutant l’explication d’Adam. "Mes parents me l'ont dit. De toute façon la boite au lettre était au nom de monsieur et madame Johansen, pas compliqué de comprendre... Elle a épousé Nills, lui et moi on était les meilleurs amis du monde étant plus jeune... " Je le regarde un peu abasourdi, cela doit être pire que tout, savoir que la femme ou l’homme que vous aimez plus que tout au monde à épouser votre meilleur ami. Pour moi ce serais la pire des trahisons je pense… « Elle a fait une énorme erreur. Tu es quelqu’un de génial ‘Dam, elle ne sait pas ce qu’elle a perdu lorsqu’elle a fait ce choix ! ». Je le pense sincèrement. Adam est quelqu’un d’attentif et prévenant, je l’ai vu lorsque Ezraël est décédé, c’est le premier à être venu m’épauler. Je secoue légèrement la tête en remémorant mes dernières paroles. Je n’aurais surement pas dû, surtout que je ne la connais pas cette femme après tout. Mais Adam est mon ami et au vu de sa tête et même si il ne l’avoue pas je suis certaine que cela lui fait du mal. Après tout il a tellement attendu de revenir pour la retrouver. Même au bout du monde cette femme hantée ses pensées. Je pense qu’on aimerait tous être aimé de cette façon.

"Merci quand même So, tu avais besoin de moi et j'étais la, c'était normal..." Un sourire se dessine doucement sur mes lèvres, je pose les mains sur les hanches secouant la tête d’un air faussement désespéré, je suis sûr que mon jeu d’actrice me vaudra un oscar… ou pas ! « Et moi c’est pas normal que je sois là pour toi ? » Je secoue la tête tout en levant les yeux au ciel « Vous me désespérez monsieur O’meara ! ». Je lui sourie, tout en attrapant ma cigarette qui se consume seule dans le cendrier. Si il y a bien une personne qui ne me doit rien c’est lui, alors les mercis… non merci ! Adam finit par se lever pour se diriger vers la cuisine, je n’ai qu’une chose à lui dire… bon courage. J’adore cuisiner, en étant jeune lorsque j’étais encore chez mes parents, j’adorais préparer des repas pour ma famille. Mais je dois dire que depuis que je suis rentrée du front je suis devenue très fainéante de ce côté-là. Quelques portes de placard s’ouvrent et se referment, quelques assiettes et verres s’entrechoquent et très vite je vois mon ami réapparaître de la cuisine. "Pas besoin de m’appeler Dieu, maître suffira" Un rire s’échappe de mes lèvres, que c’est bon de le retrouver. Retrouver la complicité que l’on avait construite et nourrie loin d’ici. Je crois que si l’on m’avait dit que je le retrouverais ici je ne l’aurais pas cru. Là-bas on était proche par « obligation », bien que pour moi c’est devenu une amitié très forte et très sincère. Mais tout le monde sait que dès que le contexte change, les personnes changent. Surtout que là-bas nous étions tous forcé de vivre en communauté, il était préférable de laisser toute rancœur de côté, sinon la vie loin de tout devenait d’un seul coup bien compliqué ! « Un petit déjeuné et voilà que vous exigez déjà bien trop, ah les hommes je vous jure ! » Je le regarde en riant avant d’attraper une biscotte couverte de nutella. « Merci tu n'aurais pas dû ! C’est bon de te revoir Adam, tu m’as manqué ! » Voilà que je la joue mélodramatique, mais il est vrai qu’il m’a manqué. Alors que je croque dans ma biscotte je regarde Adam pointant du doigt les biscottes, manière très personnelle de lui dire de se servir également. Même si je l’avoue c’est loin d’être une évidence. "Solweig tu sais.... Ce jour la j'étais pas la, j'aurais du mais j'étais pas la. J'aurais du le protéger j'aurais du... Il aurait mieux fallut que je sois à sa place. Il t'avait toi, épouse superbe et aimante, moi j'avais rien à perdre... Je m'en veux tu sais, j'aurais du prendre sa place So... Je n'aurais manqué à personne de toute façon." Je repose ce que j’ai dans les mains, mon regard s’éteint peu à peu. Je n’ai jamais cessé de penser à Ezraël, mais je dois avouer que je n’en ai jamais reparlé à personne depuis mon retour. C’est trop « frai » trop douloureux encore. J’en ai voulu à la terre entière après l’annonce de son décès, mais jamais une seule seconde je n’en ai voulu à Adam, jamais je n’ai même pensé que j’aurais préféré que ce soit lui à la place de mon mari. Je savais qu’il aurait tout fait pour l’aider, si il en avait eu l’occasion. « Oh non ne dit pas ça ‘Dam… Je te mentirais si je te disais que je n’aurais pas échangé n’importe quelle vie contre la sienne si j’en avais eu le choix, la mienne la première… Mais tu n’as pas le droit de t’en vouloir, ce n’est pas de ta faute ! Et puis sans toi je crois que jamais ô grand jamais je n’aurais pu remonter la pente. Ezraël t’adorait ‘Dam, jamais il t’aurait permis de prendre sa place. » J’attrape rapidement mon paquet de cigarette afin d’en allumer une énième. Je dois dire que la nicotine est, par moment, assez réconfortante. Je me frotte rapidement les yeux posant ma tête contre le dossier du canapé. Il est dur de se dire que les choses auraient pu être différentes… Puis si une personne est responsable de son décès c’est bien moi, je n’ai pas réussi à trouver les mots pour le retenir ce jour-là. Pourtant en tant qu’infirmière, même contre son grès j’aurais pu le retenir au camp. Il aurait suffi que j’aille voir le commandant, j’aurais pu trouver mille excuses pour le clouer à l’infirmerie pendant quelques jours. Je l’ai fait bon nombre de fois avec quelques soldats. Alors pourquoi je n’ai rien fait pour lui ? « Adam, je peux te poser une question ? » Mes yeux sont embués, c’est dur, mais j’ai juste besoin de savoir…


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