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 Tian&Anae + No, not gonna die tonight

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bowenien
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MessageSujet: Tian&Anae + No, not gonna die tonight   Mer 30 Mai 2018 - 1:51

no, not gonna die tonight
feat Anae Khan
Tu reçus un appel en pleine nuit. Le numéro figurait dans ton répertoire, mais jamais tu ne te serais attendu à le voir appeler un jour. C’était celui des urgences de Bowen. Tu redressas tes lunettes, laissas sonner. Si c’était important et non pas une erreur, ils rappelleront. Ils rappelaient toujours.

Ru n’était pas rentré, hier soir. Avant-hier soir, le voisinage avait probablement à nouveau entendu hurler. Pas toi, lui. Toi, tu ne criais jamais. La haine qui tu déversais, elle était prononcée calmement. Tu ne savais pas dire si c’était ton naturel ou si c’était juste les anxiolytiques un peu trop fort qui te rendaient ainsi. Pourquoi hausser le ton lorsque les choses pouvaient être dites calmement. C’était le propre des adultes : discuter en laissant l’autre parler, sans élever la voix. Les adolescents, eux, aimaient crier. Ils se prenaient pour les rois du monde, pensaient mieux savoir que tout le monde, surtout lorsque ce tout le monde était leurs parents.

Tu ne te souvenais plus trop de ce qu’il s’était dit ; il avait sûrement dit qu’il se sentait mal, tu lui avais probablement rétorqué qu’il n’avait qu’à se suicider, dans ce cas. Rien de bien inhabituel, tout compte fait. Un connard ? Oui, c’était ce que tu étais. Tu en avais conscience, mais peu t’importait. Tu ne tenais pas à Ru. Tu ne tenais plus à Ru. Sa mort ne te ferait ni chaud ni froid, tu te doutais.

Le téléphone sonna à nouveau vingt minutes plus tard. Il était désormais cinq heures du matin, tu n’avais toujours pas trouvé le sommeil. Troisième sonnerie. Tu décrochas. Monsieur Qian ? Votre fils est aux urgences de Bowen. Une amie l’a trouvé devant chez elle alcoolisé et se plaignant d’importantes douleurs à l’estomac et à la tête. Tu laissas échapper un soupir discret. Tu savais que ça allait arriver. Tu attendis confirmation. Il a fait une tentative de suicide par overdose médicamenteuse, il est conscient mais son pronostic vital est possiblement engagé. Nous aimerions que vous veniez au plus vite pour signer l’autorisation de soin. J’arrive. Il n’avait pas même réussi à trouver une méthode plus radicale. Il n’y avait que dans les films que les médicaments au hasard marchaient.

Tu posas ton livre et quittas le salon. Il fallait que tu essaies de dormir un peu. A travers les rideaux, tu vis les premiers rayons de soleil illuminer la pièce. Bras croisés derrière la tête, tu fixais le plafond, l’esprit vide. Bientôt, tu finis enfin par fermer les yeux. Lorsque tu les ouvris à nouveau, trois heures avaient filées. Il était dix heures. Douche, café, antipsychotique, anxiolytique, antidépresseur. L’appel de la nuit te revint à l’esprit. Il allait falloir que tu y ailles.

Tu arrivas vers midi aux urgences. Tu te présentas à l’accueil, on te donna les papiers. On t’emmena à la chambre de ton fils, bien que tu n’avais pas envie de le voir. Tu soupiras, ouvris la porte. Alors connard, tu n’as même pas été capable de ne pas te louper ?, lanças-tu, sans remarquer que vous n’étiez pas seuls.
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MessageSujet: Re: Tian&Anae + No, not gonna die tonight   Mar 5 Juin 2018 - 0:04

Son cerveau s'était renversé, ses émotions bataillaient pour avoir la place d'honneur et entre la tristesse, l'angoisse, le soulagement, elle ne savait pas se placer. Elle se détestait de ne pas avoir vu les appels à l'aide, les signes que ce jeune lui montrait depuis le début, avec les confidences qu'il lui faisait, elle s'était simplement dit qu'il était dans une crise d'adolescence avec un père qui n'était pas compréhensif ou qui avait un humour douteux, sans jamais se soucier que le problème était bien réel et qui lui donnait des idées aussi noires. Vouloir mourir à cause d'une pression familiale, ce n'était pas rien et elle était dégoûtée d'entendre ça, de savoir qu'il ne pouvait pas s'éloigner de lui étant sa seule famille. Anae était reconnaissante envers son père qui l'avait sortie des ennuis, qui l'avait toujours protégé et choyer pour qu'elle ne ressente jamais le manque de sa mère et elle s'était faite cette image ; la famille se basait principalement sur l'amour, or dans cette scène il n'y en avait pas. Elle ne s'était pas autorisée à fermer les yeux pour se reposer, préférant attendre un diagnostique qu'elle n'avait même pas le droit de connaître n'étant pas de la famille de Ru. La brune comptait s'enfuir avant que son père n'arrive pour ne pas avoir à le confronter, comme si elle vivait une relation secrète avec son fils. Mais ce n'était pas le cas, elle était simplement l'oreille qu'il lui manquait dans son foyer et elle trouvait ça déprimante qu'une presque-inconnue prenne cette place. « Votre père va arriver au plus vite. » Qu'ils avaient dit au plus jeune, mais les heures défilaient sur l'horloge et il n'y avait pas d'autres présences dans la chambre immaculé. Elle restait lui faire de la conversation pour ne pas qu'il s'ennuie, qu'il puisse penser à autre chose qu'à ses problèmes. Et enfin, après des minutes interminables, la poignée de la porte se tournait, laissant apparaître un homme qui n'avait rien d'un médecin. « Pardon ? » Rétorquait-elle sèchement. Son regard se retournait vers le fils alors que la colère prenait le trône. Elle n'osait pas se lâcher, balancer une tonne d'insultes devant lui, même si visiblement, il n'était pas à protéger des mots dures puisque son surnom était 'connard'. « Heureusement qu'il s'est loupé, tu veux dire. » Elle restait s'en foutre des formalités, du respect puisque l'homme qu'elle avait devant ses pupilles avaient réussi à la crisper en quelques secondes. « C'est comme ça que tu parles à ton fils ? T'es quel genre d'abruti toi ? » Parce que clairement, si c'était du second degrés, il était très mauvais pour l'humour.

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MessageSujet: Re: Tian&Anae + No, not gonna die tonight   Mar 5 Juin 2018 - 21:14

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Et merde. Il n’était pas seul. Tu aurais pu t’en douter, tu aurais t’en douter. Cette nuit, l’infirmier avait dit que c’était une amie qui l’avait amenée. C’était évident qu’elle allait encore être là. C’est ce que n’importe qui aurait fait en voyant le temps que tu mettais à arriver. Tu aurais mieux fait d’attendre encore. Elle avait l’air en rage. Rien de si surprenant que ça. Tu eus comme l’impression que tu n’étais pas près de pouvoir rentrer chez toi. Tu le laissas parler, avec ton habituelle expression blasée. Derrière elle, Ru pâlissait de plus en plus.

On toqua à la porte. Une infirmière entra changer la perfusion de glucose. Tout va bien ? Tu hochas la tête, elle repartit. Tu soupiras longuement. Ca y est, tu as fini chérie ? Tu enfonças tes mains dans tes poche, adossé au mur à côté de la table où était posée une bouteille d’eau, probablement à l’inconnue vu que Ru ne devait pas encore avoir le droit de boire. Tu sortis ton antipsychotique et ton anxiolytique du midi et pris une gorgée de la bouteille pour les avaler. Une soudaine envie de vodka vint te chatouiller le palais. Malheureusement, tu te voyais mal t’absenter pour revenir avec une bouteille d’alcool.

Bon, plus sérieusement, repris-tu à t’adressant à Ru, Tu as cru que tu allais y passer avec quoi ? Et t’as déjà commencé à boire ? Tout était raison de déception chez lui. Chaque nouvelle découverte te donnait de nouvelles raisons de le penser. Les médicaments ça marche que dans les films, si tu veux pas te rater le plus efficace c’est la précipitation ou s’ouvrir les veine. Enfin, ça t’as sûrement déjà essayé. Sauf si t’es trop trouillard. L’espace de quelques secondes, tu te demandas s’il avait déjà accidentellement vu tes bras.
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MessageSujet: Re: Tian&Anae + No, not gonna die tonight   Ven 8 Juin 2018 - 0:06

Anae n'était pas la plus excitée à rencontrer le père de Ru, poser une image sur la personne mauvaise qu'il décrivait dans ses malheurs. Il avait l'air d'une personne à esquiver, une dont elle s'éloignait le plus possible pour son moral, parce qu'elle était parfois trop dépendante des autres, comme une éponge, elle prenait les émotions et n'arrivait pas à se contrôler. Même si elle avait programmé de s'échapper avant son arrivée, elle n'arrivait pas à se résoudre de se lever de sa chaise, de laisser cet adolescent seul avec cette personne, la brune n'était pas d'un énorme soutien moral, mais si ça pouvait éviter que ça explose entre eux-deux, elle pouvait rester en tant que spectatrice, jusqu'à ce qu'elle se fasse virer de la chambre. La porte finissait par s'ouvrir, laissant apparaître le père du jeune et sa première phrase fût cinglante, la première impression qu'il offrait était des plus sales, des plus immondes et c'était que bien trop difficile de nettoyer cette image auprès de la serveuse après ça. Peut-être qu'il n'essayerait même pas et ses paroles à elle n'allaient pas aider à ce qu'il se pardonne, même si elle retenait ses mots. Lorsqu'elle voyait une infirmière passer sa tête dans l'angle de la porte qu'elle venait d'ouvrir, elle écarquillait des yeux. Non, rien n'allait. Comment est-ce qu'un père pouvait avoir ce genre de paroles pour son enfant ? « Je suis tout sauf ta chérie. » Elle bouillait à ses manières, ses paroles, mais elle ne voulait vraiment pas faire une scène, même si ça en avait tout l'air. L'homme finissait une bouteille dans la main, dans l'autre des médicaments et les pensées de la brune s'affolaient. « T'aurais pu t'envoyer tes médocs ailleurs, ton fils a essayé de se suicider avec ça y'à quelques heures. » Mais ça ne semblait pas l'affecter, pas le toucher une seconde parce qu'il le rabaissait encore une fois sur le fait qu'il n'avait pas réussi. Si pour l'alcool, il avait raison, que c'était bien trop tôt pour commencer, elle restait croire que ce n'avait été que dans le but d'en finir, qu'il ne buvait pas autrement. « Tu ne penses pas qu'il a peut-être pas essayé de se suicider, mais que c'était qu'un appel à l'aide ? Vu le comportement du père, moi j'peux comprendre. Tu le rabaisse sans même savoir ce qu’il se passe. » Ce n'était pas possible d'être aussi inhumain. Et même si elle pensait réellement que Ru aurait préféré ne plus se réveiller, elle ne pouvait pas lui donner raison. « C'est pas ton rôle de lui donner des conseils sur comment se donner la mort, c'est le job de personne. »

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MessageSujet: Re: Tian&Anae + No, not gonna die tonight   Ven 8 Juin 2018 - 10:37

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La fille semblait choquée, juste car tu avais dit à l’infirmière que tout allait bien ? Pourtant c’était la vérité. Les constantes de Ru étaient normales, il ne se plaignait pas d’une douleur ou d’une autre, alors elle n’avait rien à savoir de plus. Surtout aux urgences, elle avait autre chose à faire que se soucier d’affaires purement familiales. Encore heureux. Enfant, tu aurais sûrement essayé de la draguer, aimant trop les filles. Mais depuis la mort de Shen, tu n’étais plus jamais tombé amoureux alors qu’avant ça t’arrivait tout le temps, trop souvent.

Ca y est, elle recommençait déjà à “gueuler”. Tu levas les yeux au ciel avec un soupir. Il en prend pour mourir, j’en prends pour vivre. C’est ce pourquoi les médicaments ont été créés. Mais Ru était con. L’espace d’une fraction de seconde, tu te demandas si tu ne devrais pas commencer à le mettre son antidépresseur. A l’époque de la disparition de sa soeur, il était trop jeune pour en prendre. Rapidement, tu revins à la réalité, réalisant soudain ce qu’elle venait de dire. Attends, quoi ?! Il a pris les miens ? Mais…!je vais le buter ! Tu réalisas à temps ce que tu t’apprêtais à dire et t’arrêtas. Tu t’approchas de Ru. Qu’est-ce que tu as pris ? Ce n’est qu’un malentendu, j’espère. Assis genoux contre la poitrine, il détourna le regard. Une boîte de chaque… Pardon ?? Malentendu. Tu voulais t’en persuader. Propranolol, clozapine, lithium, fluni-je sais plus le nom. C’était pas vrai. Tu t’éloignais, tournas en rond, frappa la table de ton poing pour tenter de te calmer. Flunitrazépam, terminas-tu. Délivrable que par sept jours. Tu n’avais pas même pu tester le somnifères qu’ils étaient tous partis.

Je sais très bien ce qu’il se passe, chérie. Il a tué sa soeur car incapable de tenir ses responsabilités, répondis-tu froidement. J’en ai rien à foutre de son appel à l’aide. Il aurait mieux fait de crever à la place de sa mère, la coupas-tu. T’étais sur le point de péter un câble. Tu sortis un second propranolol. Rien à foutre des limites de posologie, de toutes façons tu en avalais déjà tellement que tu n’étais plus à un près. Tu le pris sans quitter l’inconnue des yeux, pour bien lui montrer que tu n’en n’avais rien à foutre de ce qu’elle disait.
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MessageSujet: Re: Tian&Anae + No, not gonna die tonight   Dim 17 Juin 2018 - 23:53

« Heureusement pour moi, oui. » Quelques courtes minutes passées et déjà elle le qualifiait d'homme sans cœur avec une tête complètement vide d'esprit. Alors, elle ne pouvait pas imaginer une seconde avoir quelque chose à voir avec lui. Sûrement qu'il devait être chanceux de son côté, de ne pas être avec une personne qui ne savait pas s'attachait parce qu'elle était trop méfiante, qu'elle avait toujours l'impression qu'on lui planterait un couteau dans le dos si elle se donnait complètement. Jamais elle n'avait réussie à avoir une relation sérieuse dans le temps et elle ne pensait jamais en vivre une. La brune fronçait des sourcils lorsqu'il décrivait sa manière de voir les médicaments, elle ne voulait pas lui donner raison. « Les médicaments sont là pour se soigner, pas pour ‘vivre'. » Certains survivaient grâce à eux, mais ils n'étaient sûrement pas en état de rabaisser leurs fils comme lui le faisait. Elle ne voulait pas même savoir pourquoi il en prenait, ça ne la regardait pas tout comme ça ne l'intéressait pas. La japonaise s'effaçait encore, quand le père parlait à son fils des médicaments, comme un drogué reprocherait à son dealer d'être à court. La liste se faisait longue et elle se sentait juste mal-à-l'aise bien qu'elle ne laissait rien transparaître sur les traits de son visage. « Vous avez vraiment besoin de tout ça chez vous ? » Lorsqu'elle avait souffert de sa dépression, elle avait refusé de prendre un traitement et si elle se l'était traînée un certain temps, elle avait réussi à s'en sortir. Elle n'arrivait pas à concevoir qu'une personne avait besoin d'autant de médicaments, enfin. Le mal ne se voyait pas toujours physiquement. « Laisse la question précédente, j’m’en fous. Mets juste tes médocs dans un endroit où toi seul peut atteindre si tu veux pas les perdre. » De peu qu’une personne ait un mal de crâne et qu’il se trompe de boîte, quel effet il allait avoir ? Lorsqu’elle lui disait que c’était le rôle de personne de dire comment une personne devait mourir et l’encourager à la faire — ce qu’elle penserait toujours — il répliquait que c’était lui qui avait tué sa sœur, qu’il aurait dû y passer à la place de sa mère et ça la fâchait encore une fois un peu plus. « T’étais où toi ? Tu faisais quoi ? Pourquoi est-ce que c’était plus le rôle de Ru de surveiller sa sœur que le tien de surveiller ta fille ? Tu peux pas lui reprocher de ne pas savoir tenir ses responsabilités si toi-même tu sais pas tenir les tiennes. » Elle ne savait pas où il se trouvait, qu’est-ce qu’il faisait, si c’était important ou non. Peut-être qu'elle s'emballait pour rien, mais c'était tellement fort et cruel ce qu'il disait qu'elle ne pouvait pas rester dans le silence, le laisser balancer ces conneries à son fils. Elle ne le laissait pas le temps de parler avant de reprendre. « Si ton fils avait tué quelqu’un, il serait en prison et pas dans un lit d’hôpital, ouvre tes yeux, merde. Si tu souffres des pertes ? J'en suis désolée pour toi, mais ton fils aussi doit en souffrir et c'est pas avec un putain d'père qui rabâche des conneries à longueur de temps qu'il va aller mieux et que toi aussi tu vas aller mieux. Trouve-toi un vrai coupable au lieu de traumatiser ton gamin. » Lançait-elle d’un air exaspéré sans pour autant hausser le ton, blasé de voir que Ru avait un père aussi peu compréhensif et quelque part, heureuse de ne pas avoir eu la même relation avec son père à elle.

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MessageSujet: Re: Tian&Anae + No, not gonna die tonight   Ven 29 Juin 2018 - 15:13

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Un rictus moqueur se dessina sur tes lèvres à sa remarque sur les médicaments. Tu n’as jamais entendu parler des maladies incurables ? Pour les concernés, ce n’était pas pour se guérir qu’ils prenaient des médicaments, vu qu’aucun n’avait été trouvé pour effacer entièrement la maladie. C’était pour vivre. Pour survivre. Comme toi, même si dans ton cas, tu savais qu’il y avait une possibilité de guérison. Aux dernières nouvelles, tu n’étais pas schizophrène, donc il y avait de l’espoir. Même si honnêtement, tu n’en n’avais pas beaucoup. A chaque fois que les choses commençaient à s’améliorer, l’équilibre se rompait à nouveau et ton état était pire qu’avant.

Tu reposas ton regard, lassé, sur la fille. Qu’elle était drôle. Ironie. Oui, j’ai vraiment besoin de tout ça, et j’en ai déjà eu beaucoup plus. Genre, les compléments alimentaires et comprimés de fer dans les périodes où tu n’arrivais pas à manger régulièrement et finissait anémié. C’est pas tant que ça, y en a qui en ont beaucoup plus. Et merci Captain Obvious, je n’avais jamais pensé à les ranger dans ma chambre. Sauf si tu veux dire, quelque part comme sur une armoire. Auquel cas… Ru fait dix centimètres de plus que moi, donc ça risque de servir un peu à rien. Même s’il était assis et toi debout, elle avait forcément l’habitude de le voir et connaissait donc sa taille. Même elle, était plus grande que toi.

Tu sentis la colère te monter au nez lorsqu’elle rétorqua qu’il n’était pas responsable, insinuant que c’était de ta seule faute. Vas-y Ru, je t’en prie, raconte à ta chère amie ce qu’il s’est passé. Je vais fumer. Comme s’il allait lui raconter. Ca t’étonnerait fort. Sur le pas de la porte, tu te retournas. D’ailleurs, puisqu’on parle de mes enfants… Tu savais que tu étais un accident ? Un oubli de pilule, assuras-tu. Tu vis le visage de Ru se décomposer, évidemment qu’il ne pouvait pas se douter que tu allais sortir ça. Je sais que c’est pas vrai, s’exclama-t-il, précédant quelques insultes en chinois. Tu soupiras longuement. Pourtant, t’es même pas la pire erreur de ma vie. Tu sortis de la pièce pour de bon. Des bruits de pas pressés vinrent à tes oreilles. Soit c’était Ru qui te courait après, soit c’était son amie qui avait décidé de continuer de te soûler. Peu importe, tu continuas ton chemin vers l’extérieur.
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MessageSujet: Re: Tian&Anae + No, not gonna die tonight   Lun 27 Aoû 2018 - 1:11

Lui la seule maladie incurable qu'il avait était la connerie. Se retenait-elle de dire tout haut. C'était donnant-donnant, après quelques secondes en sa présence, elle le prenait pour un connard et elle la prenait pour une abrutie. Il faut dire qu'il n'avait pas fait l'effort de se donner une belle image et elle n'arrivait pas à garder son calme intérieur longtemps, bien que l'extérieur ne reflétait rien de ce qui se passait dans son crâne. Anae n'en avait rien à faire qu'il en ait pris bien plus, elle ne cherchait pas à faire une battle contre lui pour savoir qui avait eu la vie la plus pourrie, lequel des deux avaient eu le plus besoin de médicaments pour se sentir un minimum bien. Et s'il jouait à ça, il avait clairement gagné, mais uniquement parce que la brune avait toujours estimé que s'abandonner aux médicaments était un signe de faiblesse. « Wow, bah j'suis contente pour vous. Mais ça ne change pas que se droguer devant son gamin c'est dégueulasse. » Parce qu'à ce stade, elle ne voulait même pas croire qu'il avait quelque chose. Il y avait forcément une raison qui faisait qu'il avait besoin d'autant de médicament et l'unique réponse qu'elle acceptait était : la dépendance. Un souffle las s'échappait d'entre ses lèvres alors elle détournait ses yeux vers Ru. Comment pouvait-il supporter de vivre avec ça ? Il ne pouvait pas. Il avait voulu s'échapper une vie qui avait l'air chaotique et ce n'était même pas de sa faute, c'était à cause de ce type. « Vous voulez vraiment me faire croire que avez vraiment zéro cachette dans votre maison ? » Elle n'attendait pas de réponse à sa question, cette personne n'essayerait même pas de faire un effort pour mettre un médicament de côté. Il n'exposeraient pas non plus ses précieux médicaments devant son fils parce qu'il y tenait plus. D'ailleurs, il tenait plus à sa médication qu'à son propre enfant. Ses yeux s'écarquillaient lorsqu'il blâmait son fils pour la mort de sa soeur, elle sentait son coeur palpiter de colère, ses joues s'empourpraient doucement alors qu'elle perdait patiance. « J'attends pas la réponse de ton fils, j'attends la tienne, l'eunuque. » Mais il rabâchait encore à son fils des insanités et elle se retenait au mieux pour ne pas éclater. Ça serait inutile de lui parler, il n'écoutait rien, il restait dans sa bulle à juger comme vérité des choses qu'il pensait simplement. La seule chose de positive qu'il disait était que Ru n'était pas la pire chose, qu'il y avait quelque chose au-dessus. Lorsqu'il passait l'encadrement de la porte pour s'enfuir, le regard désolé de la brune se posait sur Ru. « ... Tu ne crois pas tout ce qu'il dit, hein ? » Pourquoi s'il ne tenait que si peu à son fils, il ne le rendait pas service en le mettant aux services sociaux, histoire qu'il ait une vie familiale un peu plus heureuse ? Elle soufflait. « Je reviens. » Quelques secondes seulement séparait le père d'elle, une porte et quelques pas qu'elle enjambait facilement. Assez rapide pour retrouver sa trace et le suivre même s'il ne faisait visiblement attention à rien qui l'entourait puisqu'il ne se retournait pas une seconde. « Il s'est passé quoi dans ta vie pour que tu sois aussi con ? Et qui t'as donné le droit d'avoir des enfants, bordel ! Tu n'sais pas t'y faire avec, t'es juste qu'un enfoiré. »

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MessageSujet: Re: Tian&Anae + No, not gonna die tonight   Lun 27 Aoû 2018 - 14:59

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Tu soupiras, levant les yeux au ciel. Je ne me drogue pas. Et t’inquiète, on se croise à peine donc il me voit pas les prendre. Enfin, plus, vu que je les prends depuis avant sa naissance. Tu ne savais même plus depuis combien d’années tu les prenais. Tu veux pas non plus que je les enterre dans un pot de fleurs ? Et sache que quelqu’un qui veut mourir, il trouve toujours ce qu’il cherche. Je sais de quoi je parle. Tu n’avais hésité qu’un instant à ajouter la dernière phrase. Ru se doutait forcément de tes tendances suicidaires. En presque dix ans de vie commune, c’était impossible qu’il n’ait pas vu à plusieurs reprises tes cicatrices.

Elle continuait de s’entêter, cherchant à te faire avouer ta version des faits comme si tu étais le coupable d’un crime. Tu finis par céder, soûlé. Il y a des gens qui ont du travail et qui font confiance à leur fils aîné pour aller chercher leur fille à la fin de l’école, à la classe juste à côté. Tu sais, ce que font des millions de parents. Tu te tournas ensuite vers ton fils, lui balançant sans pincette la vérité sur sa naissance. En réponse, il t’adressa ses premiers mots depuis ton arrivée. Pitoyable. Tu ne t’attardas pas plus longtemps, lassé. Et puis, tu avais besoin d’aller fumer. Tu n’étais pas dépendant aux médicaments, cependant tu ne pouvais nier que tu l’étais au tabac. Difficile de le faire en étant à deux paquets et demis par jour.

Tu sortis, laissant les deux idiots en tête à tête.Tu n’avais même pas quitté le couloir qu’une voix féminine retrouva le chemin de tes tympans. Tu soupiras, l’ignorant, et continuas ta marche, prenant la sortie la plus proche. Elle te suivait à la trace, comme un brave petit chien. Tu sais que tu me soûles ?, lanças-tu en passant la porte menant à l’extérieur. Tu t’adossas au mur, sortis une clope, ton briquet et l’allumas. Ca faisait un bien fou, un peu de détente. Parfois, quand tu fumais, tu ouvrais les paris avec toi-même pour savoir quand est-ce que tu aurais ton cancer du poumon. Désolé de ne pas être fait pour être père célibataire, ironisas-tu. Quand sa mère était encore là, je réussissais à mieux gérer. J’ai parfaitement conscience d’être un connard. Mais j’ai pas le temps de travailler sur mon comportement avec Ru. Tu terminas ta cigarette, en commenças une autre aussitôt après.

Je t’assure que t’as pas envie que je réponde à ta question, mais puisque tu me fais chier je vais le faire, mais si tu veux un conseil, ferme-là après. Surtout avec Ru. J’suis un enfoiré comme tu dis mais je veux pas le traumatiser encore plus en lui apprenant pourquoi son père a tourné en taré psychotique. Tu te surprenais toi-même, dans ces moments où tu pensais à la santé mentale de ton fils. Tu l’avais aimé, tout autant que Jiao, mais désormais, les choses étaient bien plus compliquées. Tu tiras plusieurs fois sur ta cigarette, laissant plusieurs longs instants passer avant de reprendre la parole, regard baissé, fixant la fumée du poison avec lequel tu prenais plaisir à t’intoxiquer. Sans l’avoir toi-même vécu, tu peux pas comprendre à quel point un gosse d’une famille catholique kidnappé par une secte satanique et emprisonné là-bas pendant presque trois ans peut finir traumatisé. Les meurtres forcés, viols, privations de nourriture et toutes les putains de connerie que tu entends sur les dérives sataniques sectaires c’est justement pas des putains de connerie. Imagine, même une fois libéré, tes parents retrouvés, continuer sans t’en rendre compte les tentatives de suicides violentes et reprendre conscience d’où tu es après que ton père se soit réveillé à temps pour éviter que tu ne le tues. Troisième cigarette. Un mal de crâne commença à s’installer, augmentant rapidement, mais tu n’y prêtas pas attention, pas plus qu’à ton rythme cardiaque s’accélérant.

Imagine la peur de te faire retrouver par tes tortionnaires, de retrouver ta vie passé le temps de quelques jours, le temps qu’ils reprennent les bonnes habitudes de viol et de torture avant qu’ils ne te crèvent. Tu avais l’impression d’étouffer et le sol commençait à valser sous tes pieds. Tu te retins au mur derrière toi. Tu as assez de réponses à ta question ou tu veux aussi que je te fasse un récit détaillé du déroulement d’un baptême satanique ?, demandas-tu d’un ton sarcastique en levant le regard, voix haletante. Tu ne serais pas tant habitué aux crises d’angoisses, tu serais convaincu que tu étouffais réellement et que ta mort était proche. Quatrième cigarette ? Tu la sortis et tentas de l’allumer, mais tes mains tremblant trop, elle tomba par terre et ton briquet avec. Tu te baissas pour les ramasser mais ton mal de crâne te rappela à l’ordre. Tu posas ta main sur ta tempe en grimaçant. Qu’est-ce que t’attends pour partir, tu veux vraiment le récit d’un baptême satanique pour juger que je suis inapte à m’occuper d’un gosse ? Tu te sentais faiblir de plus en plus, les souvenirs refusant de te quitter. Tu te bouchas les oreilles, mais rien n’y fit, tu entendais au contraire avec davantage de claireté ces cris que tu avais entendu à longueur de journée. Putain de propranolol de merde, ils m’avaient jurés qu’avec ça j’allais être tranquille, faut qu’ils revoient le nom de pilule de l’oubli, murmuras-tu pour toi-même.

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MessageSujet: Re: Tian&Anae + No, not gonna die tonight   Jeu 30 Aoû 2018 - 15:30

La surface sombre qu'il renvoyait ne lui donnait pas envie de découvrir ce qu'il y avait en profondeur, la noirceur le hantait sûrement et sa présence devait empoissonner Ru. Toutes ses paroles, tout son être, elle n'arrivait pas à s'imaginer vivre à ses côtés pendant plus d'une seconde, son fils, lui, devait supporter et il ne semblait plus y arriver. Il l'avait poussé à bout, mais son absence ne le rendrait pas triste à cet homme, il serait sûrement heureux d'enterrer son enfant. Et ça la tuait, ça créait un vide dans son coeur, laissant assez de place pour que la peine s'installe. « Il n'a besoin de le voir qu'une fois pour retenir. L'adolescent n'était pas un abruti. J'ne pensais pas que vous seriez capable de trouver, mais oui, un pot de fleurs est une idée. » Anae ne voulait pas s'imaginer l'intérieur de sa maison, mais elle savait que même toutes les affaires qui pouvaient se trouver dans ce logement, il n'était pas en sécurité. Le seul danger pour lui dans ce logement était son père. « Sérieusement, vous savez de quoi vous parlez ? Pourquoi vous êtes toujours là, alors ? » Peut-être qu'il parlait d'une autre de ses connaissances, mais elle ne voulait pas savoir, elle était persuadée que cet homme était si égoïste qu'il n'en avait rien à faire des pensées des autres. Ru avait oublié de prendre sa soeur après l'école. Il avait sûrement oublié de l'attendre. « Qui vous dit qu'elle n'était pas disparue avant la fin de sa classe ? »  La brune ne pouvait s'empêcher de défendre ce garçon parce qu'il traversait des moments assez difficiles et qu'en plus, on lui mettait dans la conscience que c'était de sa faute que sa soeur avait quittée ce monde. « Je vous l'ai déjà dit, cherchez un vrai coupable. » Il mettait toute son énergie à en vouloir à son fils alors qu'il aurait pu faire avancer les choses. À ses yeux, l'enfant n'avait tué personne et il restait innocent, seul son père était coupable d'être un connard en plus d'être entêté.

Le père de Ru finissait par quitter les lieux, laissant les deux dans un silence gênant alors que son coeur s'alourdissait par la colère. Comment l'homme pouvait supporter l'idée de savoir que son fils voulait mourir de sa faute, pourquoi il ne se remettait pas en question ? Quelques secondes suffisait à sa réflexion, elle tournait la poignée, sortant de la pièce à son tour. Son pas s'accélérait pour arriver à ses côtés, si elle n'était pas aussi soucieuse de l'image que les autres pouvaient lui donner, si elle n'appréciait pas autant être dans l'ombre, elle l'aurait sûrement frappé. C'était la seule chose qu'il méritait. Anae se contentait de mots, la dernière chose que cet homme comprenait. Il n'écoutait rien, trouvait simplement des réponses à toutes les questions, même ce qu'elle ne posait pas. « T'es pas fait pour être un père tout court. Célibataire ou pas, ça ne change rien. » Les gens ne pouvaient pas changer leurs manières d'agir après le départ de quelqu'un. Il ne pouvait pas oublier comment être père, c'était clair dans sa tête. Elle se retenait de sortir une tonne de choses parce qu'elle ne voulait pas l'entendre piaffer. Elle voulait simplement qu'il se la ferme, qu'il accepte d'aider son fils un minimum pour qu'il ne se retrouve plus dans ce lit d'hôpital à se faire vider l'estomac de tout ce qu'il avait avalé. Sa question n'en était pas une vraie. Elle n'avait aucune envie de connaître la vie de ce connard, elle ne voulait pas le connaître tout court. « Mais ferme ta gueule putain, c'était pas une vraie question, j'en ai rien à foutre de tout ça moi. Des histoires sataniques, des sectes, ça ne faisait que remonter en elle des souvenirs qu'elle essayait d'enfouir en vain. Ça lui remuait les entrailles et réveillait des émotions qu'elle refoulait. Et arrête de croire que t'es le seul à avoir vécu des merdes dans ta vie. Parce que, surprise, t'es pas le seul à avoir été dans une secte et t'es pas le premier gars au monde à avoir eu envie de te foutre en l'air, y'en a eu pleins avant toi et y'en aura encore pleins après. » Elle n'avait pas besoin de s'imaginer la peur de se faire retrouver, parce qu'elle le vivait déjà, changer son prénom et changer de ville ne l'aidait pas à calmer ses peurs. Elles restaient, elles hantaient ses journées. Jamais elle ne lui dirait que c'était elle qui avait vécu cette envie et cette vie, ce n'était peut-être pas aussi sombre que ce qu'il avait vécu, mais il y avait sûrement des ressemblances. « Je n'ai pas besoin de ça pour juger que t'es inapte. » Soufflait-elle, roulant des yeux pour se concentrer sur autre chose. La brune finissait par tourner les talons pour ne plus entendre sa voix, pour oublier son visage qu'elle haïssait tant. Ça faisait un moment que ses émotions ne s'étaient pas autant remués, qu'elle n'avait pas fait sortir ce masque qui la rendait étrangère à elle-même.

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MessageSujet: Re: Tian&Anae + No, not gonna die tonight   Dim 28 Oct 2018 - 0:00

no, not gonna die tonight
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Tu levas les yeux au ciel. Cette fille était-elle complètement stupide, ou faisait-elle exprès ? Pourquoi ne pas accuser sa mère d’avoir pris devant lui durant beaucoup plus de temps que moi son traitement pour l’hypertension, plutôt ? Ah, oui, c’est vrai. Pour ce qui est psychiatrique, il suffit juste de faire un effort. Excuse-moi, j’avais oublié ! Remarque ironique que tu n’avais pas du tout prononcée sur un ton ironique. Tu ignoras sa question. Et voilà qu’elle recommençait à émettre ses hypothèses à la con. Si elle n’était pas journaliste, elle avait raté sa voie. Peut-être parce que son instit l’a fait attendre son frère plus d’une heure avant qu’elle n’échappe à sa surveillance, juste avant qu’elle ne déclare qu’elle allait la raccompagner chez elle. Tu vas peut-être accuser ma fille, maintenant ? Elle fait ça, tu pètes un câble. Au mieux, elle se retrouve avec ta main dans la figure. Au pire… bref. Elle te saoulait, il te saoulait, tu avais besoin d’aller fumer.

Tu quittas la pièce mais rapidement, tu entendis des pas te rattraper et recommencer à te gueuler dessus. Putain, que quelqu’un la fasse taire ! Il n’y avait pas une infirmière dans le coin disponible pour la sédater ?? Tu ignoras ses plaintes jusqu’à ce que tu aies commencé ta cigarette. Elle te demanda ce qu’il avait pu t’arriver pour que tu sois si con. Bien sûr que tu savais que ce n’était pas une vraie question. Mais si ça pouvait la faire enfin dégager, alors tu décidais que ça en était une. Tu avais sous estimé les conséquences de parler de tout ça. Bien sûr que ça ne valait pas le coup de le faire juste pour faire chier une inconnue. Tu fumais cigarette après cigarette, la crise d’angoisse s’installant de plus en plus. En tous cas, ça avait fonctionné. Tu avais eu ce que tu voulais, tu l’avais soûlée encore plus. T’en fais pas pour ça, je me souviens encore des gosses qui étaient avec moi, je revois leurs visages toutes les nuits. Tu n’avais surprenamment pas donné de détail supplémentaires. Sa réaction était trop étrange. Sa voix avait trop tremblé d’émotion. Tu finis enfin par réussir à te calmer, mais ça ne semblait pas être son cas. Tu te relevas, allumas une autre cigarette et, après un instant d’hésitation, tu attrapas sa main et y posa une clope, ton briquet et un de tes comprimés d’anxiolytique. Le propranolol est parfois utilisé dans les syndromes de stress post traumatique et symptômes physiques de l’anxiété, ça va te détendre. Regard baissé, voix incertaine. Tu levas les yeux vers l’horizon. Lent soupir. Si je meurs aujourd’hui, tu diras à Ru que je suis désolé, dis-tu avant de partir. Elle avait raison, Ru serait plus heureux si tu étais mort. Tu refusais de l’avouer, mais ça te choquait de l’avoir vu comme ça. Tu détestais devoir voir la réalité en face. Elle était bien trop souvent effrayante. C’était la réalité, qui t’avait rendu psychotique et suicidaire récidiviste.

Tu erras quelques temps avant de trouver un endroit sans trop de passage où te poser pour tenter de calmer la crise d’angoisse qui commençait à revenir ainsi que les pulsions un peu trop envahissantes qui recommençaient à venir te chatouiller le cerveau. Serais-tu réellement désolé pour Ru si tu mourais alors qu’il était aux urgences pour tentative de suicide ? Tu n’étais pas si sûr. Tu avais dit ça à son amie sans trop savoir pourquoi. Peut-être car tu pensais que comme ça, elle te foutrait la paix. Quand tu l’avais quittée, tu comptais vraiment aller tenter une nouvelle fois de te suicider. Tu t’étais refait saigner. Maintenant, tu n’étais plus tout à fait sûr. Tu avalas un autre anxiolytique pour tenter de t’éclaircir les idées, pour tenter de retrouver la raison, pour tenter de retrouver contact avec la réalité.Tu relevas le regard. Un visage bien trop familier était juste face au tien, avec un sourire sadique. Tu sentis ton rythme cardiaque s’accélérer à nouveau. Ce n’était qu’une hallucination. Pas pour toi. Tu t’étais relevé d’un bond, t’enfuyant en courant. Tu percutas quelqu’un. A travers tes larmes, tu la reconnue. C’était la fille qu’on t’avait accusé d’avoir tuée, au collège. Pourtant, dans tes souvenirs, elle était plus petite que toi… Ta tête se mis à tourner encore plus. Ta vision commença à se troubler. Tu respirais avec grande difficulté. Emily... Tu vis le visage flou de l’amie de ton fils à la place de ton ancienne camarade de classe avant de tomber en syncope dans ses bras, tes avant-bras tâchant son haut blanc.
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