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 god is drunk (esras)

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Esras McCoy
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MessageSujet: Re: god is drunk (esras)   god is drunk (esras) - Page 2 EmptyDim 14 Fév 2021 - 10:30

Elle était drôle Leo, surtout quand elle prenait cet air offusqué. Evidemment qu’elle devait avoir un certain talent à gérer ces australiens qui se prenaient pour des irlandais le temps d’une soirée. Pour Esras, il n’y avait rien de pire que de fêter la Saint-Patrick loin de l’Irlande parce que tout était faux. « L’accent irlandais ? Y’a un accent irlandais ? » Forcément il devait y en avoir un, mais pour Esras ça n’existait pas. Les autres avaient un accent pas lui. Puis parler anglais n’était pas signe d’être un véritable australien. « Más mian leo bainistíocht a dhéanamh, caithfidh tú Gàidhlig a labhairt » (trad : S’ils veulent gérer il faut parler le gaëlique) Disait-il avec un large sourire. Il n’avait pas perdu, il savait encore parfaitement bien le parler le gaëlique. En même temps c’était autant sa langue maternelle que l’anglais. Petit, il était dans l’obligation de suivre des leçons sur cette langue pour perpétuer l’héritage irlandais comme disait son père. « Je n’ai aucun doute par contre de vos compétences pour gérer ces ivrognes d’Australien. » Disait-il en plaisantant légèrement, même si dans le fond il le pensait un peu. Il connaissait ce fameux vin blanc dégueu qui se vendait très bien. Le moyen parfait pour se prendre une cuite pas trop chère. En parlant de cuite, Leo lui conseillait de boire beaucoup avant le servir, ce serait plus facile de supporter la soirée. Et supporter les chapeaux pourris et les danses folkloriques ? Esras la regardait faussement choqué par ses propos. « Ne vous a-t-on jamais dis de ne pas dire du mal des coutumes irlandaises à un irlandais ? » Il ne pouvait s’empêcher de rire. Il y a bien longtemps qu’il n’avait pas parlé de son pays. Il avait toujours pensé qu’il serait triste ou mélancolique, mais au final c’était plutôt plaisant et même drôle. Cette jolie brune était une bouffée de chaleur dans la morosité d’Esras, celle qui était venue s’incruster sans consentement et qui pourtant lui faisait du bien. Il riait au mot andouille, surtout que jamais il n’aurait comparé Leo à une andouille. D’autres oui mais pas elle. « Mouai peut-être, si j’ai le droit de virer les mecs qui chantent faux l’hymne et les chansons. » Autant dire tout le monde. Il râlait un peu par principe Esras, mais s’il devait passer la Saint-Patrick dans un bar il choisirait celui-là, juste pour rire avec la serveuse. Il devait arrêter de boire pour la soirée, sinon demain tenir les cours seraient difficiles. Il n’aimait pas son travail l’irlandais mais il avait une conscience professionnelle ce qu’il fit comprendre à sa compagne d’alcool. Beaucoup trop de règle de déontologie mais qui était nécessaire. Evidemment ça en faisait partie l’alcool et draguer les élèves. Il recracha sa gorgée en riant. Elle était remplie de préjugée qu’elle disait sur un ton détaché. « Il y en a de très belles et puis y’a aussi des étudiants très beaux. » Il ne cachait pas se sexualité Esras. « Mais bon comme ils sont stupides, il y a aucun risque pour ça. » Disait-il en riant. Le professeur trouvait ses élèves stupides et insipides. Ils n’avaient jamais rien d’intéressant à lui montrer, toujours studieux, toujours propres sur eux et toujours aussi médiocre dans leur question et leur réponse. Pour Esras, l’intelligence était une qualité rare mais qu’il ne notait pas qu’à la seule prouesse académique. L’intelligence de vie était importante, presque plus que l’intelligence académique. Il ne savait pas pourquoi, mais c’était facile de parler avec cette jeune femme. Pourtant, au départ il était plutôt renfermé mais l’alcool aidant, il arrivait à rire et à parler. Seul Tobias avait réussi à le faire parler et encore il avait dû user et fatigué Esras. Elle c’était naturel et cela fit presque peur Esras. Elle voulait en savoir plus mais lui aussi voulait en savoir davantage sur elle. Il n’allait pas la laisser gagner, pas du tout. S’il se confiant, elle devrait le faire. Alors il mit sa condition mais elle surenchérissait. Elle allait l’épuisé à force pensait-il en riant. Il soufflait presque de soulagement à son ultime condition, très facile à exécuter. « Oh oui bien sûr. » Ils étaient passés au stade du tutoiement. Puis Esras avait besoin de parler et ce qu’il apprêtait  à dire rendait plus facile le tutoiement. « Ma famille est noble. » Disait-il en grimaçant.  « L’image qu’on donne aux gens doit être irréprochable et j’crois que c’est le seul cours que j’ai manqué. J’ai fait la connerie de trop il y a sept ans qui ne pouvait pas être racheté par l’argent de mon père. Donc il m’a obligé à quitter le pays et je suis déshérité. » En parler faisait au final du bien et balancer les mots fit rendre compte à Esras l’absurdité d’une telle mesure.

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Leo Buchanan
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MessageSujet: Re: god is drunk (esras)   god is drunk (esras) - Page 2 EmptyMer 17 Fév 2021 - 21:44




« Comment ça pas d’accent irlandais ? Tu t’es déjà entendu parler ? » fit elle en riant. Elle aimait bien son accent d’ailleurs, mais il était loin d’être invisible, surtout en terres australes. La prochaine phrase sortant de la bouche d’Esras la prit complètement à court. Elle n’avait rien compris. Elle était à la fois intriguée, mais surtout jalouse, elle qui ne parlait rien à part l’anglais et quelques mots d’espagnols datant du lycée. « J’ai absolument aucune idée de ce que tu viens de dire, mais encore 2 verres et je parlerais la même langue que toi. » fit elle avec un clin d’œil.  « C’est vrai que t’es sûrement l’irlandais le plus irlandais que j’ai jamais rencontré. Bon en même temps, t’as pas beaucoup de compétition, vu que t’es le seul irlandais que j’ai jamais rencontré. Mais ça me fait plaisir. Ca me fait voyager un peu. » fit elle avec un sourire mélancolique. Elle avait toujours regretté de ne pas avoir voyagé. Mais elle n’avait pas vraiment l’argent. Mais pour être honnête, c’était pas ça qui l’empêchait. C’était le fait qu’elle n’avait personne avec qui le faire. Et même si elle restait une solitaire dans l’âme, elle aimerait bien un jour avoir quelqu’un avec qui partager ce genre d’expériences.
« On a batte de baseball dans l’arrière-salle. Je te laisse carte libre pour faire respecter les lois irlandaises très cher. » Esras était quelqu’un de plus fun qu’il pouvait en avoir l’air. Ca faisait plaisir à Léo de le voir s’ouvrir ne serait-ce qu’un peu, lui qui semblait si morose et si sérieux. Elle s’amusait à parler de clichés, tout en sachant qu’ils étaient faux, mais ça lui faisait aussi plaisir d’en savoir plus sur la vie des autres, si différentes de la sienne. « Stupides ? » Léo leva un sourcil. « Les gens de la fac sont censés être plus réfléchis que nous autres vulgaires travailleurs pourtant. » Elle ne voulait pas le montrer, mais elle ne pouvait s’empêcher de se sentir blessée. Il ne parlait même pas d’elle, mais il fallait croire qu’elle était plus complexée qu’elle ne le pensait. Arrête de réfléchir, se dit elle. Il était là, à s’ouvrir et la voilà qui ne pensait qu’à sa petite personne. Mais elle ne pouvait s’empêcher d’être fière de voir à quel point l’homme était plus détendu qu’à son arrivée. D’un homme fermé et austère à quelqu’un qui avait une personnalité bien plus complexe. Et presque souriant dis donc. Noble. Elle leva le sourcil. Cela en expliquait beaucoup. Mais l’histoire était bien plus sombre que l’idée qu’elle se faisait de l’aristocratie. « Sans offense mais… il se prend pour qui ? » C’était peut être son innocence qui parlait, mais ça lui paraissait impossible. « On vire pas quelqu’un d’un pays comme ça. A moins que tu sois un serial killer. Dans ce cas là je vais gentiment de demander de quitter les lieux. » dit-elle en espérant tout de même qu’elle n’avait pas raison. Elle prit une gorgée de son verre. « Ecoute, je sais pas cque t’as fait mais… ça me parait un peu extrême quand même. Les gens font des erreurs. Mais c'est pas comme ça qu'on les répare. » C’était assez vague comme leçon de vie. Mais elle y croyait. Elle n’osait pas trop le pousser sur les détails, vu qu’il semblait déjà assez renfermé. Mais elle n’imaginait que l’homme qu’elle avait face à elle ce soit puisse mériter une telle punition. « Les gens méritent une deuxième chance j’imagine. C’est pas la même vie ici. C’est peut-être pour le mieux non ? Sans ça tu n’aurais jamais pu connaître ce bar 3 étoiles qu’est le Elm Street. Et ici, il en faut beaucoup pour se faire virer. Surtout quand la barman picole encore une heure après la fin de son service. » Avec un petit sourire, elle leva son verre, hésitante. « Aux deuxièmes chances ? »

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MessageSujet: Re: god is drunk (esras)   god is drunk (esras) - Page 2 EmptySam 20 Fév 2021 - 9:58

Il la regardait faussement outré. « C’est toi qui a un accent australien. » Disait-il en riant, se moquant de lui et d’elle. Il était difficile de parler comme un irlandais tout comme rouler les R à la façon écossaise. « Oui tous les jours et je t’avoue que c’est très agréable. » Disait-il en explosant de rire. Il le savait qu’il avait un accent pour toutes les personnes qu’il rencontrait en Australie. Mais il aimerait bien voir comment les Australiens imitait l’accent. Mais personne ne pouvait se prétendre irlandais sans connaître un minimum de gaëlique. Il balançait une phrase et riait à la réaction de Leo. « Vas-y j’en suis sûr que tu parles gaëlique, je te donnerais des cours. » il riait. En vrai plus il parlait de l’Irlande et plus il avait envie d’animer la Saint-Patrick dans cet endroit. « J’prends ça comme un compliment. Je te conseille d’y aller. » Il aurait pu lui faire la visite, mais il était devenu personne non grata dans son propre pays. « J’vais peut-être considérer ta proposition au final. » Disait-il en prenait son verre très sérieusement pour une fois. Mais il comptait mettre ses règles notamment l’interdiction de se moquer des coutumes avec lesquels il avait grandi. « Alors j’accepte ! Si j’peux frapper les faux irlandais, ça me va. » Il rigolait évidemment. Esras n’était pas du tout un violent, loin de là, il n’utiliserait sûrement jamais de la batte. Il ne savait pas vraiment comment Leo faisait pour détendre autant l’irlandais. Il parlait plus qu’habituellement, il se moquait d’elle et de lui-même. Et sans s’en rendre compte la conversation déviait sur des questions plus intimes. Il était presque de notoriété public qu’Esras détestait être prof, il disait souvent à ses étudiants à quel point ils étaient décevants. Alors il ne le cachait et disait à Leo qu’il trouvait ses étudiants stupides. « Ah non je ne suis pas d’accord avec toi. » Il prit une nouvelle gorgée de sa boisson avant de se lancer. « Regarde-moi, j’ai beau avoir des tonnes de diplômes, qu’est-ce que j’ai vu de la vie. J’ai passé ma vie à l’école et j’y suis encore. Ils n’ont pas d’intelligence de vie. On peut être surdoué en math et n’avoir aucun tact avec le monde. » Esras n’était pas le genre de personne à juger les personnes en fonction des résultats académique. C’était ce que faisait son père et s’il y avait bien une chose que l’irlandais ne voulait pas était de ressembler à son géniteur. Tout cette conversation l’incitait à parler de son père et des raisons de son départ de l’Irlande. Ça semblait illogique de l’extérieur, mais fort logique de l’intérieur. Il aurait pu rester en Irlande Esras, son père n’avait pas le pouvoir de virer les gens d’un pays. Mais il avait choisi l’argent Esras, parce que vivre dans son pays sans un sous et une réputation à refaire n’était pas la solution la plus facile pour recommencer. « Pour le gérant de la McCoy business. » Lâchait-il avec un rire. Son rire ne s’effaçait pas à la remarque de Leo. Non il n’était pas un serial killer, il avait juste été présent quand son mec était mort et il ne faisait que vandaliser et brûler des universités. Mais elle le faisait rire et pour une fois, il ne parlait pas de cette histoire avec tristesse, mais plutôt avec résignation et un peu d’humour. « En fait on ne les répare pas, on les fait disparaître. Pour mon père je suis une erreur. » Disait-il presque nonchalant. « Mais bon ça fait sept ans. » Au final c’était bien d’en parler avec quelqu’un. Sept foutus années qu’il gardait ça pour lui et au final le raconter l’apaisait presque. « Non mais heureusement ! Je ne m’en serais jamais remis de ne pas avoir connu le Elm Street et sa serveuse alcoolique. » Disait-il en lui faisant un clin d’œil. « Au deuxième chance. » Répétait-il avant de trinquer. « Bon alors dis-moi … pourquoi tu n’ouvres pas ton propre bar ? » Il n’avait pas oublié qu’il avait aussi le droit de tout savoir.

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MessageSujet: Re: god is drunk (esras)   god is drunk (esras) - Page 2 EmptyMar 23 Fév 2021 - 23:34





« Oui, l’accent australien fait partie de mon charme tu vois. » fit Léo en riant. « Tu vois, le t-shirts tachés de bière, et l’odeur de transpiration, c’est ma technique de séduction à l’australienne. » fit-elle en éclatant de rire, car rien de cela n’était vrai. Mais elle n’avait que ça à faire, faire le pitre, puis le sourire sur le visage d’Esras en valait la peine. Elle avait vu sa mère et son père sombrer la griseur du quotidien. Et une partie d’elle pensait que c’était en partie sa faute. Alors si elle pouvait arracher un sourire à quelqu’un d’autre, ça voulait dire que peut être que son existence valait quelque chose. « J’irais peut-être. Un jour. »  fit-elle en rêvassant et en passant le doigt sur la bordure du verre. Elle aurait aimé que ça fasse le même bruit que le cristal. Mais ce n’était jamais le cas.
Sa tête se releva quand Esras sembla se réchauffer à son idée. Ce qui avait commencé par une simple plaisanterie semblait être un projet plutôt réalisable. Bon il allait falloir décoincer un peu Esras, mais Léo pensait que c'était faisable. « C’est un deal alors. Bon niveau violence, je suis pas sûre que ce soit véritablement accepté. Après tu peux toujours leur filer la bière la moins fraiche. C’est tout aussi vicieux. » fit elle en souriant. Sans mentir, c’était une technique qu’elle avait déjà utilisé avec les clients un peu insistants. Leur donner les fonds de fûts bien tièdes, et faire ses meilleurs yeux de biche quand ils venaient de plaindre.
Léo lâcha une moue étonnée à la réflexion d’Esras. « Oui je vois ce que tu veux dire. Mais je serais pas aussi dur avec moi-même si j’étais toi. T’as changé de pays, vécu des choses pas faciles, et t’es toujours debout. Et ça ça s’apprends pas à l’école. Moi je me contente de vivre au jour le jour. Et pas de la manière bohémienne ou romantique. C’est plus de la survie à ce stade. » Oups. C’était un peu sorti tout seul. Mais c’était la vérité, autant qu’elle soit dite. Léo avait passé la soirée à jauger Esras, et à essayer de déchiffrer un autre qui semblait si peu bavard. Au milieu de tout ça, elle avait oublié de se rendre que elle non plus, ne disait pas grand-chose à personne. Elle échangeait des banalités des plaisanteries, se plaignait du boulot. Mais jamais rien de véritablement concret en toute somme. Elle se sentait tout à coup mal de l’avoir jugé. Ils n’étaient pas si différents tout compte fait.
« Effectivement ça a l’air d’être un homme des plus aimants. C’est une drôle de manière de voir le monde je trouve. Faire semblant en permanence. A quoi bon au final ? » Quelles vies diamétralement opposées. « Pourquoi faire des gosses à ce stade. Dommage pour l’héritage cependant. »  fit-elle en souriant. Son père n’avait pas eu grand-chose à lui laisser, quelques centaines de dollars qu’elle avait récupéré à ses 18 ans, et qui lui avaient permis d’amortir les frais de sa voiture. Mais à part ça, il était juste parti. Sans explications, sans lettre, sans mots sans rien. Léo secoua la tête légèrement, comme pour chasser l’idée. « Je te ferais dire que le Elm Street est un bar légendaire de la ville. » fit elle en levant le sourcil. « Et il n’y a que moi qui a le droit de me traiter d’alcoolique. Aux autres, je dis que j’aime les bonnes choses. » C’était un mensonge gros comme un éléphant, mais Léo se plaisait à s’y croire.
La question d’Esras la pris de court. « Hum. Je sais pas. J’ai pas le temps j’imagine. Ni le fric. » C’tait uniquement la surface, et Léo prit une grande inspiration pour se forcer à sortir les mots qui restaient coincés en travers. « Puis je bois trop je crois. Je tiendrais pas le rythme. J’ai trop de merdes à gérer avec moi-même avant de me lancer dans ce genre de projets. » Elle prit une grande gorgée et regarda Esras droit dans les yeux. « En gros, j’ai peur. »




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MessageSujet: Re: god is drunk (esras)   god is drunk (esras) - Page 2 EmptyVen 26 Fév 2021 - 12:04

Cette petite serveuse était en vérité une petite douceur. Ils étaient chacun détruit par des événements de leur vie, mais elle le faisait sourire. Lui qui en avait marre d’être dans cet état. Seule April avait réussi il y a quelques années le faire sortir de sa dépression. Et ce soir. Leo arrivait à le faire sourire. Il en avait presque oublié l’anniversaire de son départ à force d’être concentrée sur cette petite brune. « Oooh mes oreilles. C’est le pire accent. » Disait-il en riant évidemment. « Ah mais ça doit marcher en plus, la transpiration ça excite les males. » Il avait sorti ça sans se poser de questions. Peut-être qu’au final elle ne s’intéressait pas aux hommes, mais sur le coup il s’en fichait. Il riait avec elle. Ils se moquaient à tour de rôle de l’autre. Et c’était si simple que ça faisait du bien à l’irlandais. Forcément, le sujet de la Saint-Patrick arrivait à force de parler de bière et de l’Irlande. Il détestait cette fête depuis qu’il avait quitté son pays. Personne ne savait la fêter dignement et c’était une honte de voir ces australiens affublés des pires déguisements des créatures magiques d’Irlande. Pourtant chaque année, Esras sortait, profitant de cette fausse Irlande quelques heures. Sauf qu’il y avait le contre-coup sui durait sur plusieurs jours. La proposition de Leo était au départ scandaleuse, un McCoy n’allait pas perdre du temps à amuser la galerie. Mais au final il n’en était plus vraiment un de McCoy, mais il restait un vrai irlandais. Et qui de mieux pour ambiancer cette fête qu’un irlandais ? Il réfléchirait à cette folle proposition qui n’était à la base que de l’humour. Mais après tout, il ferait un bon duo. Puis, si jamais on le faisait chier, il y avait toujours la batte. Il ne l’utilisera pas évidemment. Il n’était pas violent et même Leo ne le conseillait pas. Par contre, il ne s’attendait à la suite. Il la regardait choqué mais amusé par cette révélation. « Oh le pouvoir des serveurs. C’est encore pire que de la violence. » Disait-il avant de reprendre sa boisson. Mais au moment de mettre le verre à la buche il s’arrêtait et regardait Leo méfiant. « Tu n’as pas craché dedans ? » Demandait-il avant de rire. Il n’attendait pas sa réponse pour boire. Si elle disait oui, il allait surement lui cracher à la figure, mais il avait confiance en elle. Ils commençaient à dévier vers des sujets plus sensibles. Et l’irlandais n’était pas d’accord avec elle. Qu’est-ce qu’il avait réussi dans sa vie ? Rien ? Même son appartement il l’avait payé avec l’argent de son père. Il ne restait plus rien et maintenant se débrouillait seul, mais il n’avait jamais rien fait seul. Il l’écoutait. Elle survivait. Il la regardait trop curieux. Pour lui, Leo était une petite pépite, une petite boule d’énergie qui l’avait dégrisé pour la soirée. Elle ne pouvait pas que survivre. Pas elle. « Pourquoi ? » Demandait-il simplement. Pourquoi en était-elle à ce stade ? Qu’est-ce qui s’était passé dans la vie de cette jeune femme pour qu’elle ne soit plus que l’ombre d’elle-même. Esras n’avait pas souvent de compassion mais pour elle, si. Il lui racontait succinctement son exil et les arguments de son père. Pour lui c’était logique mais pas pour Leo. C’était facile de lui en parler avec ce whisky. « Tu sais il y a une certaine histoire du nom McCoy qu’il faut garder. » On n’avait pas le droit de décevoir. A la naissance on était condamné à être un insupportable bourgeois. Il s’étouffa presque de rire quand elle parlait d’héritage. « C’est clair ! Mon frère va tout récupérer et ça me dégoûte. » Il lui laissait sans problème les propriétés. En fait il voulait tout lui laisser sauf les livres. Allistair jamais ne s’était perdu dans cette bibliothèque préférant chasser avec le père McCoy. Esras lui adorait passer la journée allongé sur le ventre à dévorer les ouvrages précieux de l’immense bibliothèque. Sauf qu’elle avait raison, sans cet exil il n’aurait jamais connu ce bar. Mais surtout il ne l’aurait jamais rencontré cette serveuse alcoolique. « Hé je ne fais que répéter ce que tu dis, Mme alcoolique. » Il riait fier de sa blague. Si vraiment il savait qu’elle n’en était pas loin de l’alcoolisme, il n’aurait peut-être pas plaisanté. Il voulait savoir, la connaitre plus. C’était à son tour de parler. Il arrête de sourire Esras en voyant le visage de cette jolie serveuse se tendre. Il l’écoutait, ne la lâchant pas du regard. Et quand elle finit de parler, il lui prit son verre. « Ce n’est pas ça qui va t’aider tu sais. » Il avait peur d’aller trop loin, de dépasser une limite. « Je ne te fais pas la morale, pas du tout. Mais il y a tellement de potentiel en toi et ce serait bête de tout gâcher à cause de cette peur. » Il ne lui rendait pas son verre mais par contre il finissait le sien. « Je crois qu’on a assez bu pour la soirée. Tu veux de l’aide pour ranger ? » Demandait-il. Il aurait pu surprendre plein de personne s’ils l’entendaient proposer son aide.

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MessageSujet: Re: god is drunk (esras)   god is drunk (esras) - Page 2 EmptyDim 28 Fév 2021 - 21:29




« Pour quelqu’un qui m’écoute parler depuis une heure, je suis surprise que tu sois enfin dérangé par mon accent » fit Leo avec un sourire. Ca faisait longtemps qu’elle n’avait pas eu autant d’aisance à juste… parler. Elle se surprenait à dire ce qu’elle avait en tête, sans y penser à deux fois, et à juste vivre le moment présent. Elle sortait légèrement de la prison qu’était sa propre tête. L’honnêteté simple d’Esras aidait. Il se révélait être quelqu’un de surprenamment patient. Il savait écouter, ses grands yeux bruns ne la lâchant pas du regard. Pas besoin de se cacher derrière des sourires et des politesses. Juste un homme. Léo lâcha un rire franc à sa réflexion. « C’est les phéromones c’est ça oui. Mais étonnement, derrière le bar, c’est facile de se faire oublier. » C’était vrai. Bon, elle en avait eu des mecs lourds bourrés, mais le travail de barman signifiait aussi faire partie des meubles. La majeure partie des clients ne la regardaient même pas dans les yeux. Pas forcément l’endroit idéal pour draguer.
Elle enviait le regard rêveur d’Esras quand il pensait à l’Irlande. Elle aurait aimé avoir des origines, quelque chose auquel se raccrocher. Elle qui ne connaissait aucun de ses grands parents, et rien que les immeubles de Brisbane et les plages de Bowen. Pour une Australienne pur jus, elle se sentait étonnement apatride. Elle se plaisait à s’imaginer irlandaise, avec une longue chevelure rousse, une famille, une culture, des traditions, quelque chose à chérir et à passer à la génération suivante. Mais elle savait très bien que ce n’était que des illusions. Et Esras lui montrait également que tout n’était pas parfait sur l’île Eire. Mais au moins ils pourraient toujours faire semblant dans un petit bar à 16 000 km de là.
Pour un amateur d’alcool, Esras lui semblait bien naïf quand à la vraie vie de barman. « C’est plus que de la violence, du pur sadisme monsieur. » fit elle en tirant la langue. Elle éclata de rire à son air interloqué. « Non, j’ai pas craché dedans. Mais certains ont moins de chance que toi. Y’en a un qui a déjà eu droit à du tabasco. » Même si certains cocktails nécessitaient en effet du tabasco, celui là ne l’avait pas demandé. Leo sourit en repensant à la figure rouge de l’homme qui avait mérité cette vengeance. De vieilles histoires. Et en parlant d’histoire, la sienne semblait particulièrement intéresser Esras. Elle ne comprenait pas pourquoi. « Mon père est mort quand j’avais 13 ans, et ma mère est quelqu’un… d’austère. J’ai grandi dans le silence quoi. » Elle avait du mal à accepter ça. A imaginer que certains grandissaient avec des frères et sœur, de la musique dans la maison. Du bruit, de la vie, des cris même. Chez Leo, tout était gris, aseptisé. « Du coup je sais toujours pas comment faire comme les autres. J’imite plus qu’autre chose je crois. » Elle était plutôt du genre caméléon. Pas l’impression d'avoir une véritable personnalité, toujours à s’adapter à celle des autres. Parfois il est plus facile d’être un miroir que de se construire soi-même. Et malgré les traumatismes de la vie d’Esras, elle lui enviait son histoire. Un passé, une expérience de vie. « Et la tradition des McCoy c’est celle d’être des piliers de bar c’est ça ? » fit elle en le taquinant, pour retrouver un peu de légèreté. Elle comprenait cependant le poids qui devait peser sur les épaules d’Esras. Les attentes du monde, lourdes comme la terre. L’alcool rendait ça plus léger au moins.
Esras lui prit son verre. Elle se doutait que ça partait de bonnes intentions. Elle ne lui en voulait pas. C’était presque attendrissant. Personne ne s’était inquiété pour sa santé depuis des lustres. Elle ne se souvenait même pas de la dernière fois qu’elle était allée chez un médecin. « J’apprécie l’attention. Mais tu sais que ça sera pareil demain. Et le lendemain. » fit elle en haussant les épaules. Elle savait très bien que malgré la gueule de bois qui l'attendait, elle ouvrait sa première bière avant son créneau du lendemain. « J’avoue que je vois pas trop ce potentiel dont tu parles. Mais je te retourne l’idée. Tu m’as pas l’air plus épanoui que moi dans la vie non ? » Malgré une certaine sagesse, Leo trouvait qu’Esras cachait beaucoup. Elle était peut-être plus jeune, avec peu de perspectives, mais Esras semblait lui aussi enfermé dans un métier qui ne lui plaisait qu’a moitié. Pour au final, devoir chercher un peu de bonheur ailleurs. Dans le verre que le beau brun venait de finir d’une traite. Elle le regarda droit dans les yeux avec un sourire. D’un air de lui dire qu’ils étaient les mêmes au final. Elle ne put s’empêcher de lâcher une dernière blague pour la postérité. « Monsieur McCoy avec un uniforme de soubrette ? Je tuerais pour voir ça. » Elle pouffait à l’idée de voir son air si sérieux avec un plumeau et une balayette. « T'inquiètes pas, il reste pas grand chose à faire. Je dois juste laver les verres. Tu peux passer un dernier coup de chiffon sur le bar si tu veux. » Elle se leva en titubant légèrement, et lui lança un torchon à la figure. « Allez, rends moi fière. » fit elle en riant. Ce n’était sûrement pas ce que le père d’Esras imaginait faire son fils à 2 heures du matin. Nettoyer un bar. Leo plongea les mains dans la vaisselle, pour finir en beauté (ou en propreté) leur débauche de la soirée.



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