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Bienvenue à Bowen, petite ville côtière du Nord-Est de l'Australie, abritant moins de 7 000 habitants. Si vous recherchez le calme, la bonne humeur et la joie de vivre, vous serez au paradis. Tous les habitants vous le diront, Bowen est l'endroit idéal pour se ressourcer. Et puis ne vous inquiétez pas pour l'intégration, ici tout le monde se connaît et les habitants adorent accueillir les nouveaux. › suite.

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 you're the kind of reckless that should send me running but I kinda know that I won't get far (alan)

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baby kangou
Leyla Alvarez
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MessageSujet: you're the kind of reckless that should send me running but I kinda know that I won't get far (alan)   you're the kind of reckless that should send me running but I kinda know that I won't get far (alan) EmptyMar 25 Juil 2023 - 23:44


Leyla & Alan

Ça avait beau être l'hiver, il faisait quand même plutôt beau à Bowen. Si les températures étaient descendu drastiquement depuis mon arrivée ici et ce que j'avais connu, ça restait tout de même assez similaire à l'hiver au Chili. Aujourd'hui, le soleil brillait haut dans le ciel et on était assez choyé avec un solide 23 degrés. Avec quelques copines de l'équipe de soccer, on avait organisé un match de volley à la plage. Elijah, il devait bosser et j'avais la journée de congé alors évidemment, j'avais accepté. J'préférais largement faire du sport que prendre une cuite, ça m'rejoignait plus, c'était mon genre d'activité alors j'étais bien contente d'me rendre à la plage. J'avais mis un short, un haut de maillot et une chemise légère même si à force de bouger, j'aurais sûrement un peu chaud. On forma les équipes et je commençais avec un service. J'étais un peu rouillée, mais je retrouvai vite mes marques et mon côté compétitif ne mis pas trop de temps à sortir. La chemise se retrouva vite sur le sol tandis que le soleil réchauffait ma peau plus rapidement que ce à quoi je m'attendais. La partie continua, on s'amusait bien et la plage se remplissait. C'était pas spécialement pour nous observer, mais y'avait plusieurs personnes autour du terrain, plusieurs s'envoyaient un frisbee, jouaient au spikeball ou discutaient simplement assis sur le sable, un breuvage à la main. J'restais bien focus sur le ballon en jeu, ne portant absolument pas attention à tout ce qui se passait autour de moi. J'pouvais voir la balle se diriger vers moi alors que j'reculais pour ne pas la laisser atteindre le sol. Je reculai sans regarder, puis je trébuchai sur quelque chose. Ou quelqu'un? Dur à dire, mais je me retrouvai bien vite les fesses sur le sable. « Oh dios mío! Je suis tellement désolée! » m'exclamai-je en me relevant rapidement, frottant mes jambes pleines de sable. J'avais même pas pris la peine de regarder la personne que j'avais dérangé de la sorte, un peu embarrassée. J'relevai finalement la tête et je figeai complètement face à celui que je ne pouvais que reconnaître. Son regard, son petit sourire en coin, évidemment que je savais de qui il s'agissait. Ça aurait pu faire 10 ans, j'aurais su, alors vraiment quatre ans c'était rien. « Alan... » soufflai-je doucement. J'savais qu'il venait d'une petite ville en Australie, je ne savais pas qu'il s'agissait de Bowen, qui était désormais ma ville à moi aussi. L'ironie quand même de le retrouver sur la plage, comme la première fois que je l'avais rencontré à des kilomètres d'ici. C'était bizarre ce sentiment, ce feeling qui s'installait dans mon ventre là. Comme si le temps venait de se figer et que j'venais d'être transportée dans un autre univers.

@Alan Hopkins

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baby kangou
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MessageSujet: Re: you're the kind of reckless that should send me running but I kinda know that I won't get far (alan)   you're the kind of reckless that should send me running but I kinda know that I won't get far (alan) EmptyMer 26 Juil 2023 - 20:08



Malgré les jours plus sombres en Australie, le soleil est toujours présent, et il fait toujours aussi bon de se promener. Et dès que la moindre occasion se présente, Alan ne la rate pas. Surtout pas, pourquoi rester enfermé dans un bureau alors qu’on pourrait découvrir le paysage, la mer, l’océan ? Bon, ok, cela ne sera pas une découverte, cette plage, cette mer, ces vagues, il les connaissait par cœur. C’est chez lui, c’est là où il a grandi. Pourtant, il l’apprécie bien, cette petite ville, et puis, ça lui fera prendre l’air de son frère. Il en peut plus, ça en devient oppressant, angoissant. A peine rentré, il veut déjà repartir, loin, très loin. Quelle sera sa prochaine destination ? Personne le sait, mais il trouvera bien un truc bien charmant, où il en prendra pleins la vue, où il dormira à la belle étoile. Pour l’instant, la seule chose dont il est certain c’est d’aller à la plage avec ses copains. On lui avait envoyer un message Barbecue vue sur mer ce midi ?, et il a signé oui, directement, sans même demandé l’avis de n’importe qui s’il peut sortir malgré sa présence obligatoire dans les bureaux. Il s’en tape, c’est un Hopkins, il a tous les droits ici après tout. Il s’installe vite sur la plage, salue les copains, et se sert en merguez, de manière bien généreuse. Puis, il prend une petite bière et rigole avec eux. Ah, qu’est-ce que c’est agréable Bowen, avec cette petite température, pas trop chaude, pas trop froide, l’idéale pour profiter d’un bon barbecue. Peut-être que leur groupe d’amis dérange les personnes qui sont juste venus lire un livre, peut-être que les odeurs ne plaisent pas à ceux qui viennent de terminer leur dessert, peut-être que la musique est trop forte pour ceux qui veulent dormir, mais ils s’en moquent un peu. Ce sont un peu les rois du monde, et si les autres ne sont pas contents, ils ont qu’à bouger de plage, chacun fait ce qu’il veut ici, elle est publique après tout, non ? Un peu plus loin d’eux, il aperçoit un autre groupe, un groupe qui intéresse le jeune homme, et ses amis. Des joueuses de volleyball. Il s’approche pour les observer un peu plus. Pour observer le sport, oui oui, grand fan de beach volley qu’il est. En avançant vers elles, il voit passer un chien, qu’il n’hésite pas à regarder. Il aime ça également, les chiens. Il aimerait en avoir un, lui aussi, faire le tour du monde avec. Et c’est ainsi, que perdu dans ses pensées et dans son imagination qu’une personne lui rentre dedans. Retour à la réalité, il n’a pas de chiens. Et qui est cette personne qui ose lui rentrer dedans ? Oh, une des joueuses vu la tenue, et les filles qui l’observent. Il sort donc son plus beau sourie, son plus beau regard. « Pas de soucis, c’est de ma faute aussi ! » Il lui tend la main, qu’elle ne voit pas car sa tête est trop tournée vers le bas pour l’aider à se redresser. Puis, elle se lève, et là il voit son visage. Ce visage. Ces longs cheveux bruns. Ces yeux bruns. Ce petit accent chilien. Ces expressions espagnoles. C’est elle. Il le sait, il n’en doute pas, car elle a toujours été là, quelque part, dans sa tête, dans son cœur, dans ses veines, dans son corps. Elle n’y en sort pas. « Leyla ? » dit-il, tout aussi surpris qu’elle visiblement. « ¿Qué… Qué haces aquí? ¿Cuánto tiempo llevas aquí? » enchaîne-t-il automatiquement dans sa langue, dans leur langue. Sa tête est déjà repartie, à l’autre bout du monde, à dessiner leur propre constellation tous les deux, et il aime ça. Pour une belle après-midi, c’est réussi.

@Leyla Alvarez
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MessageSujet: Re: you're the kind of reckless that should send me running but I kinda know that I won't get far (alan)   you're the kind of reckless that should send me running but I kinda know that I won't get far (alan) EmptyJeu 27 Juil 2023 - 4:20


Leyla & Alan

On disait souvent que la vie faisait bien les choses, que le destin nous amenait toujours exactement où l'on devait être. J'devais bien avouer que je trouvais ça ridicule maintenant, après ce que j'avais vu en octobre dernier. Je trouvais ça complètement débile de penser que le destin m'avait enlevé ma famille et m'avait envoyé dans une petite ville d'Océanie, complètement à l'opposé de ma ville natale. Si c'était le cas, si vraiment c'était le destin et ben j'le trouvais cruel. J'voyais aucune bonne raison de me faire vivre ce genre d'épreuve parce que non, je n'en ressortais pas grandis. J'en ressortais plutôt brisée. Et même si je m'étais un peu reconstruite ici, si j'avais recommencé à zéro, que je m'étais fait des amis, un petit-ami et une routine, même si j'étais plutôt heureuse là, je n'en restais pas moins brisée à l'intérieur. Il me manquait une partie de moi, toujours à ce jour et elle n'était pas remplaçable par ce que j'avais trouvé en Australie. Alors vraiment, le destin, je l'emmerdais au quotidien. Par contre, ah oui par contre, là sur cette plage en ce beau midi, mon avis changeait un peu. C'est surtout que... Quelles étaient les chances de tomber sur lui, sur Alan, ici après quatre ans? À mon sens, elles étaient nulles, c'était pas quelque chose qui aurait dû arriver alors qu'on s'était dit au revoir, adieu, cet été là après deux mois parfaits. On s'était dit adieu en sachant très bien qu'on ne se reverrait jamais. C'était pour ça qu'on avait pas échangé nos infos, nos numéros. Ça servait à rien de se faire mal, valait mieux chérir ces souvenirs, porter ces moments dans nos coeurs et pas se faire de faux espoirs. Mais d'le revoir devant moi, c'était surréel et surtout, inattendu. C'était banal en plus comme rencontre. Je l'avais bousculé, il m'avait aidé à me relever. Comme si on était deux inconnus, chose qu'on était censé être en plus. Deux mois sur autant d'années, c'était rien, mais il me paraissait être tout sauf un inconnu. J'oubliai très probablement de respirer alors qu'il prononçait mon prénom, la surprise dans la voix. L'espagnol remplaça l'anglais tout naturellement tandis qu'un sourire se dessina sur mon visage. Il n'avait pas oublié ce que je lui avais appris, il s'était même amélioré et surtout, il ne m'avait pas oublié moi. « Vivo aquí desde octubre pasado. » déclarai-je avec un petit sourire. Celui-ci s'effaça doucement en précisant : « En la casa de mi tía C'était dur de raconter mon histoire, même des mois plus tard. Je n'avais aussi pas envie de ternir les retrouvailles avec Alan. J'voulais pas que l'ambiance de vienne lourde, qu'il ait pitié ou même qu'il s'enfuit en courant. Alors je changeai de sujet rapidement, puis je revins à l'anglais parce qu'après neuf mois à ne parler que cette langue, j'étais un peu plus à l'aise là. « J'en reviens pas que tu vives ici! Comment ça se fait qu'on ne se soit pas croisé avant? T'étais parti en voyage? » lui demandai-je avec des petites étoiles dans les yeux. Ça y est, le match de volley était oublié, la raison de ma présence sur cette plage aussi. Plus rien n'avait d'importance aujourd'hui. J'voulais tout savoir sur sa vie ici, sur ses voyages, sur les quatre années qui avaient passé. Je fis signe aux filles de l'équipe que j'allais me retirer pour discuter. Je posai ma main sur le bras d'Alan comme pour m'assurer que c'était bel et bien réel, qu'il était là devant moi. « Wow, je suis tellement contente de tomber sur toi ici. » dis-je, incapable de retirer ce sourire de mon visage et incapable de faire disparaitre cette sensation dans mon estomac. P'tête que le destin, il existait un peu finalement.





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Alan Hopkins
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MessageSujet: Re: you're the kind of reckless that should send me running but I kinda know that I won't get far (alan)   you're the kind of reckless that should send me running but I kinda know that I won't get far (alan) EmptyDim 30 Juil 2023 - 13:43



Il a suffi d’un regard, d’un moment volé comme ça, pour transporter Alan à l’autre bout du monde. A nouveau, il ressent les palpitations dans son cœur. A nouveau, il retrouve cette sensation si étrange dans son ventre. Le paysage autour devient de plus en plus flou. Est-il sur une plage ? Est-il au milieu d’une ville ? Est-ce qu’il y a des gens autour ? Il ne sait pas, il ne sait plus. Ce qui compte dorénavant, c’est sa présence, là, aujourd’hui, devant lui. Il a cette impression de revenir quatre ans en arrière, où tout était beau, où l’insouciance pouvait régner sans avoir aucun reproche. Il se revoyait siroter des boissons fraiches sur les plages au Chili, s’endormir à la belle étoile dans un hamac, il redécouvrait les douces saveurs de ce séjour. Leyla avait ce don, finalement, même quatre ans après, de lui faire tout, vraiment tout oublier. C’est si doux, si agréable mais si irréaliste. L’espagnol lui revient facilement, la compréhension et l’expression à la fois, même s’il en est très étonné. Deux mois à ne parler qu’espagnol, deux mois rien qu’à la voir, c’est si peu. Pourtant, il ne ressent pas ça, il a l’impression qu’il a toujours parlé cette langue, qui lui a toujours parlé. Aucune explication rationnelle est possible, ni pour cette rencontre, ni pour cette maîtrise de la langue. Et encore moins sur le fait qu’elle ait une tante ici, à Bowen. Comment est-ce possible ? Pourquoi en ont-ils jamais parlé, là-bas, au Chili ? « ¡ No sabía que tenías una tía aquí en Bowen ! » Il aurait aimé savoir pourquoi et comment ça se fait qu’elle soit là, dans cette petite ville en Australie. Il aurait souhaité comprendre ce voyage, ce déménagement, et ce qu’elle pense de Bowen. Il aurait apprécié savoir ce qu’elle aime ou pas dans cette ville, ce qu’elle a déjà vu, et lui faire visiter, aussi, à son tour, ses lieux favoris. Il aurait désiré tout ça à la fois, mais Leyla change vite de sujet, le coupant à court, l’empêchant d’avoir des réponses à ses questions. « Oui, j’ai passé quelques temps à Bali, je viens de rentrer seulement il y a quelques jours. » Il essaye toujours de s’enfuir de Bowen, d’aller au plus loin possible. Mais la vie en a décidé autrement, il devait être coincé, ici, dans cette petite ville. Alors, certes, il prend des libertés et part loin, et ça, merci au télétravail. Sans cette option, il ne sait pas comment il aurait pu tenir. Mais là, des obligations d’étude et de travail le forcent à rester quelques temps encore. Alors, il prend sur lui, et accepte plus ou moins bien ce sort. « Et toi ? Tu as alors définitivement emménagé à Bowen ? Ou tu es de passage ? » pose-t-il enfin la question, pour savoir s’il pourra la voir, ce soir, et demain, et après-demain, et bien plus encore. Ou s’il devait vite se dépêcher de passer du temps avec elle, car, une nouvelle fois, ça sera court et ça passera plus vite qu’il ne l’imagine, qu’il ne le prévoit. Et il veut surtout pas cette option, car il désire à nouveau voyager auprès d’elle. Puis, il sent sa main se poser sur lui, comme pour rendre encore plus réel leur moment irréel.  Il touche à son tour son coude, pour la sentir également. C’est si doux, si agréable. Un sourire encore plus grand se dessine sur son visage. Il ne sait pas ce que font ses potes en ce moment, s’ils les regardent, mais il s’en moque, de toute façon, ils passeront vite à d’autres occupations très rapidement. « Je ne pensais jamais te revoir pour te l’avouer… » dit-il en baissant les yeux « Mais ça me rend heureux. » finit-il par dire, en posant son regard dans le sien, pleins d’étoiles, pleins de bonheur. « Et tu sais, si tu veux me parler en espagnol, te gêne pas, je peux me débrouiller, je crois que j’ai eu une bonne professeure. » termine-t-il en riant pour rebondir sur ce nouveau changement de langue. Peut-être qu’il y aura des mots qui lui manquent, mais ce n’est pas dramatique, il fera des efforts pour elle, c’est certain.

@Leyla Alvarez :coeur:
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MessageSujet: Re: you're the kind of reckless that should send me running but I kinda know that I won't get far (alan)   you're the kind of reckless that should send me running but I kinda know that I won't get far (alan) EmptyMer 2 Aoû 2023 - 20:28


Leyla & Alan

Revoir Alan, ça me replongeait directement dans nos moments passés au Chili. J'nous revoyais sur la plage à regarder les étoiles et à discuter des constellations, j'nous revoyais sillonner les petites rues étroites, photographier les immeubles colorés, comme si je ne les avais jamais vus. Ça avait été ça avec Alan, redécouvrir ma ville sous un autre oeil tandis que lui la découvrait tout court. J'nous revoyais aussi chez moi, avec ma famille alors qu'on lui faisait goûter des plats locaux et authentiques, rire avec mon frère, jouer à un jeu de cartes avec mes parents. Il retournait toujours à son hébergement après, mais parfois, on se glissait dans la nuit pour discuter longuement sur le toit de ma maison. J'me revoyais goûter à ses lèvres pour la première fois, puis la deuxième, puis la dernière. J'avais passé toute ma vie au Chili sans savoir ce que ça faisait que de ressentir des petits papillons en posant mes lèvres sur celles de quelqu'un d'autre. Alan, il était débarqué comme ça, s'imposant dans ma petite vie et il m'avait complètement jeté par terre. Cette histoire, elle avait été complètement inattendue, mais je l'avais accueillie comme elle venait, sans vraiment prendre en compte que ça pouvait se terminer. On avait pas mis de mots sur rien, on avait même pas eu le temps de le faire parce qu'après deux mois, c'était terminé. J'avais accepté cette fin, mais ça m'avait fait tellement de peine de me dire que j'le reverrais plus jamais. Alors de l'avoir à nouveau en face de moi, ça faisait un choc. Ça faisait aussi un choc de voir que quelques papillons restaient toujours présents, même si j'avais Elijah. C'était pas volontaire et évidemment, ça ne changeait rien à ce que je ressentais pour mon petit-ami, mais c'était pas non plus quelque chose que je pouvais contrôler, pas sur l'instant présent en tout cas. Mon sourire idiot scotché à mon visage non plus alors que j'essayais de lui expliquer ma présence ici. « No somos muy cercanos. » dis-je avec un petit sourire. C'était pour ça aussi que je ne lui avais pas parlé de ma famille en Australie. J'les avais pas vu depuis si longtemps avant de venir m'installer ici, j'aurais même pas su dire s'ils vivaient réellement en Australie ou dans un autre pays, à l'époque. Je passai de l'espagnol à l'anglais parce que mine de rien, la deuxième était devenue la langue que j'utilisais le plus depuis que je vivais ici. Pas que je perdais mon espagnol, mais ça me venait un peu moins naturellement maintenant. Je changeai également de sujet, ne souhaitant pas spécialement aborder la mort de mes parents sur le champ, ça me semblait anti-climatique de le faire. Alors je m'intéressai à Alan. « Wow Bali! C'était bien? » demandai-je avec un grand sourire. Ça m'avait toujours bien impressionné quand il me parlait de ses voyages, il m'avait souvent fait rêver, comme je n'étais jamais sortie du Chili avant. Ça me faisait tout de même un peu rêver aussi de savoir que Bowen était sa maison, comme la mienne. « Je vis ici maintenant. Pour une durée indéterminée, pour toujours probablement.» lui confirmai-je en souriant. Je n'avais jamais envisagé ''l'après'' qui suivrait mon arrivée à Bowen, le fait que je sois en sécurité ici. Est-ce que j'y resterais? Est-ce que je retournerais dans mon pays pour trouver mon frère? Est-ce que j'irais ailleurs? Les deux dernières options me semblaient complètement folles maintenant. Ça m'avait pris du temps l'accepter, mais Bowen était devenu chez moi. On était tellement pris dans notre moment, Alan et moi, occupés à se regarder, à se convaincre que c'était bien réel, qu'on avait pas pensé à ce qui se passait autour. J'étais bien trop prise dans ces retrouvailles pour me soucier de quoi que ce soit d'autre de toute façon. « Moi aussi, ça me rend bien heureuse. » lui dis-je en souriant alors qu'il avait aussi pris mon bras. Sa remarque sur l'espagnol fit échapper un petit rire de ma bouche. « Oh je n'en doute pas. Tu es probablement meilleur que moi en ce moment. J'utilise pas l'espagnol ici alors ça... Me vient moins naturellement maintenant. » dis-je en grimaçant. J'me demandais ce que mes parents en penseraient d'ailleurs. « Tu veux marcher un peu ? Rattraper le temps perdu, me renseigner sur ce que t'as fait pendant ces quatre années. » proposai-je en souriant. « Sauf si t'es occupé, on peut se reprendre aussi. » ajoutai-je rapidement en regardant ses amis. J'avais à peine 19 ans à l'époque où je l'avais rencontré, j'en avais 23 à présent, bien des choses avaient changé, c'était forcément pareil pour lui.



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Alan Hopkins
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MessageSujet: Re: you're the kind of reckless that should send me running but I kinda know that I won't get far (alan)   you're the kind of reckless that should send me running but I kinda know that I won't get far (alan) EmptyMar 5 Sep 2023 - 15:12



Quelles étaient les probabilités pour qu’ils se retrouvent sur cette plage, dans une situation quasiment similaire à leur rencontre qui s’est produite pourtant à des milliers de kilomètres ? Alan a beau réfléchir, tenter de faire le calcul, mais le résultat est tellement infime qu’il en est presque imperceptible. C’est comme si.. comme si les lois de l’univers l’avaient demandé, comme si les astres s’étaient alignés pour cet événement. Et pourtant, le jeune Hopkins ne croit pas du tout en l’astrologie et voit ça comme un fantasme des hommes de perception du monde. Seulement, ce hasard remet en doute sa vision des choses : est-ce vénus en mercure qui provoque ça ? Il en vient jusqu’à inventer des placements de planètes pour y trouver une explication. C’est un autre don de Leyla, ça, lui permettre de s’intéresser à des choses sur lesquels il n’aurait jamais posé un œil dessus. Mais, pourtant, a-t-il réellement besoin d’une raison rationnelle ? Non, absolument pas. Il efface alors cette idée de sa tête, il a juste envie de profiter, d’admirer, et de retrouver les sensations magiques qu’il ressentait au Chili, car ça oui, ça dépassait peut-être quelques lois cosmiques. Et c’est ce qu’il se passe dans son cœur, dans sa tête, tout redevient comme il y a quatre ans, comme si rien n’avait changé, comme si tout cela tapissait dans l’ombre et attendait le signal pour ressurgir, comme si un vœux d’étoiles filantes se réalisaient. Et si finalement, c’était vraiment le destin céleste qui les mène encore sur cette plage ? Il aurait aimé croire à ces théories mais la réalité revient très vite. C’est seulement sa tante qui vit là, à Bowen, et qui a permis à Leyla d’être dans cette ville, et non les étoiles, malheureusement. Néanmoins, il se permet de se réserver le droit de rêver encore sur le hasard de cette retrouvaille sur la plage australienne. Il aurait aimé comprendre ce choix de vie, ce changement si loin de son pays depuis octobre mais impossible de rebondir dessus puisque la chilienne change tellement vite de sujet qu’il n’a pas eu le temps de formuler une question dans sa tête. Certes, l’espagnol revient assez naturellement mais il reste sa deuxième langue. Il nécessite des fois un petit temps avant que tout soit bien clair dans sa tête. Et on dirait presque que Leyla ressent ça puisqu’elle change vite pour de l’anglais. Alan poursuit donc dans cette langue. « C’était.. incroyable ! Des plages magnifiques, une vie si douce, des maisons sublimes, des singes qui viennent piquer tes affaires, ou encore des raies Manta qui nagent avec toi ! » explique-t-il, les yeux pleins d’émerveillement et de beaux souvenirs. Il pourrait passer des heures à parler de ses voyages, des choses qu’il a vu, goûté, touché, senti, ou encore entendu. Il n’hésite pas à activer tous ses sens en voyage, à avoir toutes expériences diverses et variées. Mais il s’arrête là, car le sujet n’est pas uniquement sur la beauté du monde mais bien sur leur retrouvaille. Et Alan se sent soulagé d’apprendre que Leyla ne quittera pas le pays d’ici demain. C’est peut-être un peu égoïste car c’est seulement par envie de la voir plus longtemps, qu’il ne soit pas obligé de se dépêcher pour passer du temps en sa compagnie. Pourtant la curiosité l’attire. C’est alors que, maladroit et ne s’imaginant pour rien au monde ce dont elle a pu traverser depuis la fin de son voyage, qu’il continue sous le ton de la blague, un peu taquin. « C’est la beauté des australiens qui t’a fait changer d’avis sur le Chili ? » rie-t-il avec un petit clin d’œil. Il a toujours été comme ça, même quatre ans avant, toujours un peu blagueur, un peu lourd des fois avec ses paroles et il ne changera pas. Pourtant, malgré la lourdeur de ses plaisanteries, le moment reste léger. C’est grâce, encore une fois, à Leyla. Il sourit, oui, cela fait tellement du bien de retrouver contact avec elle, de la voir là, devant soi, dans son village. Même si les années ont passé, même s’ils sont désormais à l’autre bout du globe, Alan a l’impression de retrouver leur complicité. Il sourit de plus bel quand il entend que le bonheur est aussi partagé par Leyla, puis rit à sa petite réflexion sur l’espagnol « Faisons comme ça, c’est toi qui choisis la langue maintenant ! » conclue-t-il avec un clin d’œil. Ce n’était pas la même quatre ans avant où Alan demandait de switcher en anglais de temps en temps malgré ses efforts. Mais ce n’est pas dramatique, il souhaite qu’elle se sente à l’aise, et si c’est en anglais, alors ça sera en anglais. Il sourit à la proposition de Leyla. Il regarde autour de lui. Ses amis s’amusent, ils n’ont peut-être pas remarqué son absence. Ce n’est pas grave, il peut partir. Il regarde l’heure, il devrait retourner au travail. Merde. Il doit reprendre. Il doit retourner au boulot, dans cette petite prison. Ca le gonfle, il ne veut vraiment pas. Il roule les yeux au ciel, réfléchit deux secondes et sort son téléphone portable. « Ca devrait.. ça devrait être bon pour moi, attends quelques petites secondes. »Il tapote le plus vite possible sur son écran, avant d’envoyer Je serai en télétravail cet après-midi. Il aura sûrement beaucoup de retard à rattraper. Ce n’est pas grave, il travaillera plus ce soir, ou demain s’il ne veut pas être viré. Mais il est prêt à tenter le coup. « Je suis tout à toi. » dit-il avec un grand sourire. « Où voudrais-tu aller ? Est-ce que tu as déjà fait le sentier le long de la côte ? Il est très beau, on a de belles vues sur la plage et l’océan. » C’est à son tour de devenir guide touristique, c’est à son tour de lui montrer ce qu’il aime, les recoins les plus secrets de la ville. Et il a hâte, il a hâte de lui apprendre le bonheur à l’australienne.


@Leyla Alvarez  désolée du retard :11::coeur:
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MessageSujet: Re: you're the kind of reckless that should send me running but I kinda know that I won't get far (alan)   you're the kind of reckless that should send me running but I kinda know that I won't get far (alan) EmptySam 23 Sep 2023 - 4:42


Leyla & Alan

C'était un beau parallèle de retrouver Alan ici, sur la plage à Bowen. C'était comme revivre notre moment d'il y a quatre ans, mais en version améliorée. Si la première fois, il m'avait agacé par sa petite arrogance, aujourd'hui, le connaissant mieux qu'à l'époque, je n'étais que ravie de lui. Surprise, certes, mais bien contente aussi de le retrouver. Ça avait comme une saveur réconfortante, confortable, qui me rappelait que de bons souvenirs. Par contre, ça me rappelait aussi une vie qui semblait bien loin de la mienne à présent. C'était bittersweet, sans que ça ait aucun rapport direct avec Alan. Tout ça, ça parfait de moi. De celle que j'étais aujourd'hui, de celle que j'avais l'habitude d'être aussi. Ça entrait en genre de confrontation. Un face à face sans que j'aie envie qu'aucune des deux versions ne s'efface. J'y tenais, à cette version de Leyla d'il y a quatre ans. Je l'avais même un peu oublié depuis que je vivais ici. Je m'étais concentré sur mes études, sur mon petit cercle d'amis à jouer les raisonnables et sur Elijah, bien sûr. C'était pas que ça me plaisait pas, juste qu'avant, j'avais l'habitude d'être un peu plus spontanée, de sortir davantage, de profiter de la vie. Là, j'avais l'impression de vivre dans la crainte, de laisser mon anxiété gagner le combat et d'être toujours en mode prévention. Ne rien faire qui pourrait déclencher une crise de panique, ne pas trop déroger du plan, être cette personne mature qui n'avait pas eu d'autres choix que de grandir un peu plus vite et d'apprendre à se débrouiller toute seule. J'avais perdu cette insouciance que j'avais au moment de ma rencontre avec Alan. Parler avec lui, ça me rappelait un peu tout ça. Ça me donnait envie de le retrouver aussi. L'entendre parler de ses voyages et de ses aventures, ça me faisait rêver d'un peu plus. « C'est vraiment génial, ça donne envie. » lui répondis-je, souriant en voyant ses yeux brillants. C'était avec ces mêmes yeux qu'il avait découvert mon pays d'ailleurs, les mêmes yeux qui m'avaient bien charmé. Même si parfois, ses petites répliques un peu lourdes m'avaient fait lever les yeux au ciel, ça faisait aussi parti de ce qui le rendait irrésistible. À l'époque du moins, maintenant, j'arrivais à mieux contrôler tout ça, en grande partie parce que j'avais Elijah en tête. Ça avait aussi un peu avoir avec le fait que j'avais bien en tête la réelle raison de ma présence à Bowen et malheureusement, ça n'avait rien à voir avec la beauté des Australiens. C'est un petit rire mal à l'aise qui s'échappa de ma bouche tandis que je soutenais son regard, sans rien ajouter d'autre. J'avais bien l'impression que le bon moment pour lui parler de tout ça n'arriverait jamais. Il faudrait bien le faire par contre. J'optai donc pour lui proposer un p'tit moment prolongé, ailleurs, loin de tout ces regards autour. Alan, il avait l'air un peu préoccupé, incertain de pouvoir me parler plus longtemps. Évidemment, ça entraina une petite déception et la peur de le voir partir alors qu'on venait à peine de se retrouver. « D'accord. » dis-je en hochant la tête, impatiente de voir s'il pouvait s'arranger. C'est un grand sourire qui éclaircit mon visage lorsqu'il me confirma être tout à moi. « C'est vrai? » demandai-je, ne pouvant cacher ma joie. « J'suis pas allée encore, non. Alors je te suis m'sieur Hopkins. » lui dis-je avec un grand sourire, tendant le bras pour l'inciter à prendre les devants et à me montrer le chemin. On se mit à marcher, s'éloignant tranquillement de la foule sur la plage et du bruit. On se retrouvait juste les deux, même si ça faisait déjà plusieurs minutes qu'on ne faisait plus gaffe aux gens autour de nous. Un petit silence s'était installé naturellement, sans que cela ne soit lourd. Quelque chose de naturel tandis qu'on profitait du moment et qu'on assimilait. C'est moi qui le brisa alors qu'on approchait du sentier. « Je ne t'ai pas tout dit sur les raisons de ma présence en Australie. » commençai-je en soupirant. Ça me semblait déjà plus approprié d'en parler en étant seuls. Puis Alan, il avait déjà posé bien des questions j'pouvais pas éviter le sujet à l'infini. Je gardai la tête bien droite, fixant devant moi alors que je lui lançai l'information. « J'ai... J'ai perdu mes parents l'an dernier. Ils ont été tué chez moi. C'est Diego qui a organisé mon départ avec mon oncle qui vit ici. » expliquai-je très brièvement. Alan, il n'avait pas besoin d'entendre l'histoire au complet non plus, il avait vu la pauvreté et les violences du Chili en y venant. Il n'en avait peut-être pas été témoin, mais déjà à l'époque, c'était un sujet que j'avais abordé avec lui. Il savait bien que le cartel contrôlait une bonne majorité là-bas. Je marquai une légère pause avant d'ajouter en baissant le regard : « Diego non plus, je l'ai pas revu depuis. »  Il avait eu l'occasion de discuter avec mon frère aussi à l'époque, j'voulais au moins le mettre au courant.





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MessageSujet: Re: you're the kind of reckless that should send me running but I kinda know that I won't get far (alan)   you're the kind of reckless that should send me running but I kinda know that I won't get far (alan) EmptyMer 11 Oct 2023 - 0:34

tw : mention décès de parents, cartel



La magie du moment arrive petit à petit. Tout naturellement, ils continuent à échanger, presque sans aucune gêne, dans une danse fluide et pleine de douceurs. Cela réchauffe le cœur d’Alan. C’est comme s’il se retrouvait, son ancien-soi, le petit mec qui n’avait aucune obligation à part profiter du soleil chilien. Et c’est surtout comme s’il la retrouvait, elle. Jamais il n’aurait pensé la revoir, leur adieu étant pour eux définitif. Et en un claquement de doigt, il retrouve tout ça. C’est beau, c’est doux. Il lui parle alors de ses voyages, se perd dans ses yeux qui pétillent, la taquine et observe son petit sourire. Rien n’aurait pu le rendre plus heureux, sauf de savoir que, maintenant, Leyla vit aussi ici. Il pourra la revoir, encore et encore. Tout ça, c’est comme si les quatre ans qui séparaient leurs adieux et leurs retrouvailles n’avaient jamais existé. Et pourtant… Alan, pour profiter pleinement du moment, annule ses obligations une nouvelle fois. Il sait très bien que cela va lui retomber dessus. Il le sait, il en a conscience. Mais il s’en moque. Ce n’est pas dans ses priorités actuellement, et ça ne l’a jamais été. « Allons y alors ! J’espère que je ferai un aussi bon guide que celui que j’ai eu au Chili » Alan s’avance donc un petit peu et pointe du doigt le chemin, montrant ainsi la direction à prendre. Il souhaite prendre son rôle de guide touristique très à cœur, c’est grâce à elle qu’une partie de son cœur est tombé amoureux du Chili. C’est grâce à elle qu’il connaît si bien Valparaiso et ses maisons touts colorées. Il espère pouvoir faire naître dans le cœur de Leyla la passion de Bowen et ses plages de sables blancs. Il prévoit déjà dans sa tête des centaines de balades pendant qu’ils marchent en silence sur le sentier, s’éloignant petit à petit de la foule de la plage. Tout se bouscule dans sa tête, finalement. Mais il ne veut pas prendre le temps d’analyser tout ça, préférant juste profiter de la présence de Leyla. Il se tourne alors vers elle, l’observe marcher en silence. Un léger sourire se dessine sur ses lèvres. Oui, là, il est bien. Puis, elle brise le silence. Alors Alan tend son oreille, intrigué par ce qu’elle veut lui dire. Et… le choc. Quatre ans séparaient leurs adieux et leurs retrouvailles. Et pourtant, tout a changé, tout est différent. Il se reçoit une claque. Tandis qu’il gémissait sur sa vie bowennienne, elle, elle vivait l’Enfer. Il aurait voulu être là pour elle. Il aurait voulu faire quelque chose pour elle, pour sa famille, pour ses parents, pour Diego qu’il connaissait si bien. « Je suis désolé… je ne savais pas… et je ne pensais pas que… » Il ne finit pas sa phrase, ne voulant pas réaliser, ne voulant pas mettre des mots sur ça. Une forme de tristesse serre son coeur. Il tend son bras pour chercher le dos de Leyla et lui adresser une caresse de compassion, de réconfort. Il aurait voulu la prendre dans ses bras. Mais il ne sait pas pourquoi, quelque chose le bloque. Peut-être ces quatre ans, finalement. Peut-être la différence de vies. « C’est… c’est le Cartel ? » demande-t-il, hésitant,maladroit, et connaissant sûrement déjà la réponse. Mais il préfère avoir confirmation. La situation du Chili à cause du Cartel, il l'a vue, là-bas. Il a vu leur puissance, la pauvreté de gens, et la crainte de la violence qu'ils peuvent avoir. Il a entendu aussi la peur de Leyla à leur sujet. Il a été témoin de tout ça, là-bas. Mais c’est si loin de son monde que jamais, vraiment jamais, il n’aurait pu imaginer que cela puisse le toucher, d’une certaine manière. « Si tu veux en parler, on peut s’assoir sur ce banc là-bas si tu le souhaites. » continue-t-il en désignant l’assise d’un signe de tête. « Ou si tu as besoin de quelque chose..» enchaîne-t-il en haussant les épaules et en tirant une légère grimace d'hésitation, ne savant pas trop quoi vraiment dire, ni faire. « Mais.. si tu ne veux pas, t’inquiète, je comprends. On peut juste continuer notre balade, Bowen réserve pleins de beaux endroits. » dit-il avec un petite sourire en coin, maladroit et surtout, mal à l’aise. Il ne sait plus trop où se mettre, Alan. Il a tendance à se sortir de ce genre de situation en lançant une petite blague, mais encore une fois, quelque chose le bloque, il sait que cela sera malvenu. Ainsi, à la place, il a l’impression de dire n’importe quoi comme ce truc sur la beauté de sa ville natale. De toute façon, est-ce qu’il existe vraiment une phrase pour ce genre de situation ? Il ne pense pas. Ou en tout cas, on ne lui pas appris. « J’espère juste que toi, ça va. » dit-il en posant à nouveau sa main sur le bras de Leyla, d'une voix plus calme, plus assurée. C’est peut-être la meilleure phrase et la plus mature qu’il ait dit ces derniers temps. Pourtant, elle est assez idiote. Évidemment qu'elle ne va pas bien. Elle vient de perdre ses parents et n'a pas de nouvelles de son frère à cause des atrocités du Cartel. Évidemment que ça ne va pas. Il voudrait juste l'aider, mais il ne sait pas comment. Il se sent juste maintenant attristé par la nouvelle, mal à l'aise, et surtout très con.


@Leyla Alvarez
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MessageSujet: Re: you're the kind of reckless that should send me running but I kinda know that I won't get far (alan)   you're the kind of reckless that should send me running but I kinda know that I won't get far (alan) EmptyDim 29 Oct 2023 - 3:03


Leyla & Alan
tw : mort, drogues, violence

J'étais contente de renouer avec Alan. Ça faisait remonter toutes sortes de sentiments à la surface, des trucs que je pensais plus enfouis, des trucs que j'pensais complètement effacés aussi. Mine de rien, je ne l'avais pas côtoyé pendant si longtemps, mais trois mois à tous les jours, ça créait un sacré lien. Il m'avait beaucoup marqué Alan et si Elijah était ma vraie première relation sérieuse, j'pouvais dire qu'Alan était le premier mec pour qui j'avais eu de vrais sentiments. Ça ne s'oubliait pas comme ça, peu importe le temps qui passait. Ça me paraissait donc tout à fait normal de vouloir rattraper le temps perdu, de lâcher tout ce que j'étais en train de faire pour passer du temps avec lui. Ce qui aidait à ce que je trouve cela bien normal, c'est le fait qu'il fasse la même chose en retour. Alors en moins de deux minutes, on abandonnait nos amis respectifs pour suivre le chemin conseillé par Alan, qui était devenu mon guide maintenant. Les rôles inversés, ça nous allait tout aussi bien et c'est de façon bien naturelle que la discussion s'enchaina. Sauf que j'pouvais pas taire l'éléphant dans la pièce : la vraie raison de mon déménagement en Australie. Alan, les ayant tous connu, il méritait bien de savoir la vérité. Puis, il s'était montré curieux quant à ma présence en sol Australien alors une fois seuls, ça me semblait approprié de lui en parler. Évidemment, c'était une nouvelle plutôt choquante, une info dure à encaisser alors j'étais pas surprise de le voir chercher ses mots. J'pouvais tout de même voir la tristesse sur son visage, l'incompréhension aussi. À ce moment là, j'aurais bien aimé qu'il me prenne dans ses bras. Et j'men voulais de penser ça, surtout pour Elijah, mais j'aurais voulu goûter à cette sensation à nouveau, de l'avoir près de moi. J'me contentai tout de même de ce léger contact assez réconfortant, son bras dans mon dos. J'hochai simplement la tête à sa question, il savait comment c'était après tout. Le Chili n'était pas le seul pays d'Amérique du Sud où la population vivait cet enfer. J'lui en avais parlé aussi, y'a quatre ans. J'avais voulu le conscientiser pour qu'il soit prudent, surtout parce qu'Alan, il n'avait jamais été confronté à ça, à cette violence. J'pouvais voir sa compassion dans son regard, une certaine maladresse dans ses paroles aussi. Y'avait pas de manuel d'instructions sur comment agir dans ce genre de situations ni sur quel discours avoir. Ça ne me dérangeait pas vraiment sa maladresse, j'y avais été souvent confronté avec d'autres aussi. Je m'arrêtai de marcher pour lui prendre le bras, le stopper un instant dans son élan et dans ses paroles hésitantes. « C'est ok Alan. » lui dis-je doucement en le regardant dans les yeux. J'avais pas besoin de rien d'autre que de rattraper le temps perdu avec lui. « On peut continuer à marcher. » approuvai-je avec un petit sourire en coin, juste pour lui montrer que ça allait, qu'il n'avait pas à se sentir aussi mal. Ça faisait un an déjà et j'accumulais les conversations de ce genre. J'devenais meilleure à les gérer, puis à gérer mes émotions aussi. Du moins, c'était ce que je pensais. En fait, je voulais surtout éviter les moments inconfortables à mes proches. Malgré ma demande, on avait toujours pas recommencé à marcher, comme si pour discuter de tout ça, fallait être arrêter, que ça rendait la chose plus sérieuse et officielle. Ça nous permettait surtout d'échanger un long regard tandis que la main d'Alan se posa sur mon bras. Sa voix était plus calme maintenant, il était bien moins hésitant que quelques secondes auparavant et ça me donna la force nécessaire pour répondre à sa question. « Lentement, mais sûrement. » dis-je d'une voix douce, ne le lâchant pas des yeux. Et ça me donna aussi la force de prononcer les mots suivants. « J'aimerais beaucoup que tu me prennes dans tes bras maintenant par contre. » lui déclarai-je tout aussi doucement, murmurant presque, mais avec une espèce d'assurance que je ne me connaissais pas. En ce moment, j'avais besoin d'ce contact familier, comme pour réaliser qu'il était réellement là et qu'il n'allait pas sauter dans un avion. C'était aussi la seule façon qui me semblait appropriée de clore cette discussion difficile et qui ne me laisserait pas un goût amer.





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MessageSujet: Re: you're the kind of reckless that should send me running but I kinda know that I won't get far (alan)   you're the kind of reckless that should send me running but I kinda know that I won't get far (alan) EmptyMar 26 Déc 2023 - 19:27


tw : mort, drogue, violence

Jamais il n’aurait cru que le Cartel arriverait à le toucher, lui qui est si loin de tout ça. Jamais il n’aurait cru qu’ils s’en prendraient à des personnes qu’il connaissait. Evidemment qu’Alan a conscience des dangers, des cruautés de cette organisation mais pour lui, tout ça, c’est si étranger et si lointain, qu’il est inimaginable que ça peut être si proche. Et puis finalement, il nourrit tout ça avec son argent dépenser dans la cocaÏne. Il se voile la face, préférant ignorer ces sujets, préférant innocemment penser que ce sont deux choses complètement différentes… jusqu’à ce que ça le rattrape. Comme aujourd’hui, comme maintenant, comme devant Leyla. Son cœur se serre, il tire une moue attristée devant la réponse de Leyla. Il ne sait pas vraiment comment réagir, alors il bafouille, il essaye de la réconforter tant bien que mal, avec des petits gestes, des petits mots. Il tente aussi de proposer plusieurs solutions, toutes pas forcément plus intelligentes les unes des autres. Mais ce n’est pas volontaire cette maladresse. Il ne sait pas, il n’a jamais su comment faire. Son monde est si éloigné de tout ça qu’il a dû mal à vraiment réaliser, aggravant peut-être même la situation.. Et malgré la demande de Leyla d’avancer, il n’y arrive pas, il reste figé, la regardant, voulant la prendre dans ses bras, cherchant ce contact de physique pour la rassurer, mais aussi pour se rassurer. A la place, il lui donne seulement un léger sourire et pose sa main sur son épaule. Ces quatre ans de séparation le bloque sûrement. Le gap entre leur deux mondes a bien évolué, creusant peut-être un fossé. Cela lui fait quelque chose au cœur, en plus de toutes ces nouvelles. Pourtant, malgré tous ces sentiments confus, mélangés et difficilement cernables, il arrive à prononcer cette phrase, la phrase la plus mature qu’il ait dit ces derniers temps. Il demande enfin comment elle va, réellement. Et entendre la réponse de Leyla le rassure, un tout petit peu. Il peut s’imaginer les difficultés, la douleur, lui, ayant perdu son père. Mais jamais il ne pourra tout comprendre, tout saisir de cette violence qu’elle traverse, de ce choc. Et puis, il entend ses mots. Ses désirs. Son cœur bat peut-être un peu plus vite depuis. Il sent son sang parcourir son corps. Il s’approche alors d’elle, gardant toujours cette main sur son épaule, et puis l’encercle de son autre bras, pour l’attirer jusqu’à son torse. Et automatiquement, il la serre, ressentant alors le parfum de ses cheveux. Cela lui fait du bien aussi. Cela le réconforte, également. Il caresse son dos, pour partager sa peine. Il ne peut plus la lâcher, il ne veut plus la lâcher, maintenant qu’il l’a retrouvé. Et enfin, il se met à parler, toujours contre elle, lui qui n’a jamais été aussi longtemps silencieux. « Je.. » s’arrête-t-il le temps d’une petite seconde pour reprendre ses esprits, pour tout aligner dans sa tête. « Je suis là, maintenant. » murmure-t-il, proche de son oreille. Peut-être que c’est un peu trop prétentieux, cette phrase. Mais il s’en moque, tout ce qu’il voulait, c’est qu’elle sache qu’il est désormais présent pour elle, qu’il l’aiderait comme il peut, qu’il ferait tout ce dont il peut. Il aimerait se détacher pour voir sa réaction mais il n’y arrive pas, il en avait vraiment besoin, de ce câlin, de ce contact.


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MessageSujet: Re: you're the kind of reckless that should send me running but I kinda know that I won't get far (alan)   you're the kind of reckless that should send me running but I kinda know that I won't get far (alan) EmptyMar 26 Déc 2023 - 22:14


Leyla & Alan
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Me confier à Alan, c'était plus libérateur que je ne l'aurais pensé. Comme si finalement, ces quatre années sans se parler n'existaient plus ou n'avaient pas eu lieu. J'avais retrouvé le même Alan d'autrefois, celui qui m'faisait sentir en sécurité et que tout était ok. C'est même malgré moi que j'avais retrouvé le même Alan qui pouvait me faire frissonner en un seul contact. J'essayais de mettre ça de côté, me concentrer sur l'amitié qui nous liait. Parce qu'avant les sentiments, il y avait eu l'amitié et elle était importante pour moi. C'était bien la seule chose qui pouvait nous rester maintenant, dans le présent, d'ailleurs. Ça restait dur de mettre le passé de côté et d'ignorer tout le bien qu'il m'avait fait, Alan. Surtout en l'ayant là devant moi et en ayant désespérément besoin de réconfort, réconfort qu'il pouvait m'amener avec un seul geste. Sans vraiment y réfléchir plus que ça, je décidai d'ignorer les petites voix dans ma tête et de me laisser aller à ce qui me semblait le plus naturel, à ce dont j'avais envie en lui demandant de me prendre dans ses bras. Juste une fois, juste comme deux amis. En sentant ses bras se fermer autour de moi, les miens vinrent automatiquement se rejoindre dans son dos pour le serrer également. Comme si on était encore sur la plage à Valparaiso, comme si on était encore à l'aéroport, comme si on s'était jamais lâché en fait. Un silence s'installa, un long silence, mais pas du genre malaisant. Juste le genre qui fait du bien, parce que parfois on avait pas besoin de mots. J'le sens qu'il n'a pas envie de me lâcher et j'ai la même envie, celle de rester là longtemps, que le temps s'arrête même. C'est un peu cette impression que j'ai, encore plus quand je l'entends tout près de mon oreille. C'était exactement les mots que j'avais besoin d'entendre. Il était là, maintenant. Mon seul contact avec mon ancienne vie, la seule chose qui liait mes deux expériences du Chili et de Bowen, c'était Alan. Et ça faisait vraiment du bien de l'avoir là. Comme si lui seul pouvait comprendre cette petite partie de moi que j'avais dû laisser là-bas. « Et ça me rend vraiment très heureuse. » lui répondis-je doucement, le serrant un peu plus fort. Ce moment-là, on l'étira autant que possible, rattrapant le temps perdu en marchant sur le sable, regardant le soleil se coucher et les étoiles sortirent de leur cachette, comme autrefois. On discuta longtemps, rigola aussi. Je pus enfin changer le numéro d'Alan, celui qu'il utilisait au Chili pour le remplacer par celui d'Australie et il put faire de même. Puis ce soir-là, quand on se dit au revoir, c'était pas un adieu comme la dernière fois, c'était juste un à bientôt.



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