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 can you put those eggs in my cart, please ? (maliyan)

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Beth Ellington
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bowenien
MessageSujet: can you put those eggs in my cart, please ? (maliyan)   can you put those eggs in my cart, please ? (maliyan) EmptyMar 9 Juil 2019 - 2:39

samedi matin, épicerie
Tu t'es levée tôt, ce matin, non pas pour profiter de la belle journée qui s'annonçait, un soleil plus que chaud s'était posé sur toute la ville, mais plutôt pour te débarrasser d'un truc qui pesait lourd. Qu'est-ce que tu détestes l'épicerie. Et qu'est-ce que tu détestes encore plus y aller quand c'est bourré de gens. Le samedi, c'est le champ de bataille pour toutes les familles qui, toutes en même temps, s'empare de leur cadi et font le tour des rangés, bambin bien assit, liste en main. Avant, c'était la tâche de Marco. Tu pouvais l'envoyer plus d'une fois dans la même journée sous prétexte qu'il avait oublié de te ramener un oignon ou qu'il s'était trompé de vinaigrette. Tout pour éviter d'y mettre les pieds. Ce qui est le plus drôle, c'est que la cuisine, t'adores ça. Ça te détend et faut avouer que tu es même plutôt douée. Maintenant que tu es divorcée, tu fais les courses toi même, un peu à reculons. Tu tâches donc d'y aller le matin, quand les gens normaux dorment, quand il est trop tôt pour que les nouvelles mamans sortent de chez elles et que les familles plutôt aisées aient terminé leur brunch familial. Il n’y a presque personne, quand tu te promènes dans les rangées, tu as le loisir d'être calme, sereine. Suivant ta liste, tu insères à ton panier les articles dont tu as besoin pour la semaine. Arrêtée dans une rangée, tu y fais le décompte à haute voix. À ton âge, ça t'aide à rester concentré. Si ta mère était là, elle se moquerait de toi et de ce trait de caractère que tu as certainement hérité d'elle, elle qui parlait toute seule sans cesse et de qui te prenait un malin plaisir à te moquer. Lait, fromage, poulet, pain, fruits, légumes, croustilles, poudre de cacao, farine.... Tu es concentrée, tes cheveux remontés dans une queue de chevale plutôt undone, tu ne remarques même pas une présence autour de toi, ou deux, même. Tu ne les remarques que lorsque tu arrives au dernier article de ta liste. ... et une douzaine d'oeufs. Tu fronces les sourcils, tu es pourtant certaine de l'avoir prise. Derrière toi, un rire, un rire d'enfant, retentit. Tu te retournes, curieuse, pour y voir Miro, du haut de ses 8 ans, le carton de tes douze oeufs dans les mains. Bonjour, lui dis-tu en souriant. T'aurais pas vu mes oeufs, par hasard ?, demandes-tu en mettant les mains contre tes hanches, jouant l'innocente. Mmmmh, je me demande ce qui a bien pu se passer avec cette douzaine d'oeufs, dis donc, continues-tu alors que le garçon rit encore plus fort. Tu t'avances vers lui, regardant de droite à gauche, tentant de trouver du regard son père, Maliyan, que tu connais un peu trop à force de le recevoir dans ton bureau, durant l'année scolaire. Tu es tout seul, Miro ? Il est où papa ?
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Maliyan Mawukura
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adm h
MessageSujet: Re: can you put those eggs in my cart, please ? (maliyan)   can you put those eggs in my cart, please ? (maliyan) EmptyJeu 11 Juil 2019 - 0:31

C’était toujours ta mère que t’envoyais faire les courses, au beau milieu de la semaine, quand vous réalisiez qu’il manquait tel ou tel truc. Tu travaillais tôt le matin et ne rentrait que tard en après-midi, juste à temps pour aller chercher Lowanna et Miro à l’école. Il fallait que tu puisses joindre les deux bouts, à un moment, et ta mère était d’une aide précieuse dans ces moments. Alors le week-end, pour te rattraper, tu lui laissais toujours son samedi matin complètement libre, libre de ta présence et de celle de tes enfants, et tu emmenais tes deux monstres avec toi pour passer la commande pour la semaine – en tentant de ne rien oublier, ce qui était un échec à tout coup. Elle pouvait alors profiter librement de cette maison centenaire que t’avais retapée pendant les dix dernières années pour faire de celle-ci la maison de vos rêves. Rêves que t’avais un jour partagés avec la mère de tes enfants, mais maintenant qu’elle était partie, tu suivais plutôt les envies de ta propre mère, exauçant ses souhaits quant à telle ou telle pièce qu’elle désirait voir changée. Et puis, elle n’était pas très demandante. Après tout, elle avait vécu la plus grande partie de sa vie dans une communauté où de nombreuses familles vivaient sous le même toit. Ici, à Bowen, votre demeure était bien trop grande pour vous. Peut-être que ce silence du samedi matin, donc, ne lui plaisait pas plus que ça. Mais elle ne te l’avait jamais dit. Sans doute parce qu’elle savait aussi que tu ne passais pas autant de temps que tu l’aurais voulu avec tes enfants, et qu’elle te laissait tes samedi matin, à toi aussi. Bref, Miro, Lowanna et toi étiez dans l’épicerie, à traverser les allées à bord de votre bateau de métal grillagé, dévalisant les rayons des fruits et des légumes avant d’aller chercher ce qu’il vous manquait dans les allées centrales. Lowanna était en train d’essayer de te convaincre d’accepter de lui acheter une marque de céréales bourrés de sucre quand Miro s’éclipsa comme un ninja. Tu ne le remarquas qu’après avoir finalement capitulé face à ta fille, incapable de lui refuser quoi que ce soit, au fond. « Il est parti où ton frère ? » Demandas-tu. Contrairement à lorsque tu les avais perdus au festival médiéval, tu ne paniquas pas. Vous étiez au supermarché, c’était tranquille, presque vide. Aucune raison de s’inquiéter. Lowanna haussa les épaules en continuant de marcher, tournant la prochaine allée, et tu la suivis en poussant le panier. Au bout de la rangée, tu vis Miro, un carton d’œufs dans les mains, riant face à … sa directrice. Un sourire se dessina sur tes lèvres alors que tu secouais la tête. « Miro … Rends ses œufs à Miss Scandizzo. » C’était pas ton genre d’avoir des façons aussi formelles, mais tout le monde à l’école l’appelait ainsi, alors t’essayais de suivre un peu le mouvement. Au moins, on ne pourrait pas te reprocher ton impolitesse – on pouvait te reprocher tellement d’autres choses, vue la turbulence de tes enfants. Tu levas les yeux vers Eva en riant. « Vous voyez, ce n’est pas qu’à l’école qu’ils sont comme ça. C’est rien contre vos méthodes. » C’était les tiennes, plutôt, qui étaient peut-être à revisiter. Mais toi, tu aimais cette éducation-là, et tu ne te laissais pas avoir par le jugement des autres.

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Beth Ellington
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bowenien
MessageSujet: Re: can you put those eggs in my cart, please ? (maliyan)   can you put those eggs in my cart, please ? (maliyan) EmptyVen 19 Juil 2019 - 6:56

Miro tenait en otage ta douzaine d'oeufs entre ses petites mains. Dangereusement, elle bougeait, trop grosse pour lui, alors qu'il riait à tes plaisanteries. Tu étais amusée, oui, ça changeait des matins gris qui illuminaient ta vie depuis le divorce, non pas que ton ex-mari te manquait, mais les enfants et leur bonne humeur, oui. N'importe qui aurait été irrité par la blague de cet enfant, mais n'importe qui ne le connaissait pas, Miro. Et toi, tu avais cette chance. Tu savais qu'il n'était pas méchant, au fond, qu'il était seulement différent. Il avait reçu une éducation différente de la plupart des familles qui fréquentaient l'école primaire dans laquelle tu travaillais, l'école primaire que tu dirigeais, l'école où Miro allait. Toute l'année, il subissait les réprimandes de ses enseignants. Il se trouvait dans le bureau de Miss Scandizzo, en d'autres mots ton bureau, bien trop souvent. Et, tu te devais, toi aussi, de réprimander son comportement. Pas parce que t'en avais envie, mais parce que c'était comme ça que ça fonctionnait dans le domaine. Tu le comprenais, au fond, Miro, tu avais compris qu'il était différent, qu'il avait besoin de bouger et de liberté dans ses actions. Et tu t'étais fait comme mission, l'an prochain, d'instaurer un nouveau système d'atelier en classe pouvant lui donner cette dite liberté dont il avait tant besoin. Ça serait un défi, en somme, pas de le réaliser, mais de le faire faire par les enseignants vieux jeu qui n'avaient rien à faire des nouvelles tactiques d'éducations. En tant que directrice, mais surtout amoureuse de la pédagogie, tu saurais les convaincre, en temps voulu. Pour le moment, tu voulais tout de même récupérer tes oeufs et passer à la caisse, l'épicerie n'était toujours pas ta tache favorite. Au même moment, M. Mawukura surgit de la rangée voisine, demandant à son fils de bien vouloir redonner ces oeufs à leur propriétaire. Tu souris quand il t'interpela de façon bien trop formelle. L'été, je suis Eva, pas Miss Scandizzo, Maliyan, te permettais-tu de mentionner alors que le petit garçon s'exécutait, sans pour autant lâcher le contenu de ton panier, jouant avec les articles que tu avais sélectionnés. Je m'en doute, dis-tu en souriant à Maliyan quand il mentionna vos méthodes. Méthodes qui, vraisemblablement, ne fonctionnaient pas sur ses enfants. Tu remarquas derrière lui Lowanna qui se faisait presque discrète. Elle était moins réactive que son frère, Lowanna, mais elle aussi saurait bénéficier d'une amélioration dans leurs méthodes. Bonjour Lowanna. Tu la saluas d'une voix plus que douce et elle te dévisagea comme si c'était impossible de voir la directrice dans un autre lieu que l'établissement scolaire. Tu te permis de rire. Oui, je fais mon épicerie comme tout le monde, juste avant de retourner dans mon bureau, à l'école. Mais tu sais quoi, je vais te confier un secret, dit-elle en chuchotant pour augmenter l'effet dramatique de sa réplique, je déteste faire les courses. Et toi ? Tu ris à nouveau, t'étant penchée pour être à la hauteur de la fillette, avant de te relever pour faire face à Maliyan. Vous avez l'air bien, Maliyan, pas mal moins fatigué qu'à notre dernière rencontre. La fin des classes vous fait le plus grand bien à vous aussi, je vois, plaisantes-tu en resserrant ton grand cardigan contre ton corps.

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Maliyan Mawukura
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MessageSujet: Re: can you put those eggs in my cart, please ? (maliyan)   can you put those eggs in my cart, please ? (maliyan) EmptySam 27 Juil 2019 - 6:03

Ils avaient peut-être reçu une éducation différente, tes enfants, mais ils demeuraient quand même des enfants comme les autres, avec leurs bons coups comme leurs moins bons coups. Il y avait peut-être juste un peu plus de ces derniers au compteur. Miro, aujourd’hui, avait clairement quelques idées malicieuses derrière la tête. Tu reconnaissais son petit sourire moqueur, ses yeux espiègles alors qu’il regardait Miss Scandizzo du haut de ses quelques quatre pieds. Tu secouas la tête en soupirant, un petit sourire amusé au coin des lèvres – ce qui ne ferait qu’encourager Miro à continuer, s’il te voyait – avant de réprimander ton gamin dans le but qu’il redonne sa douzaine d’œufs à la directrice de l’école. Celle-ci s’adressa alors à toi, t’affirmant que durant les vacances, elle était Eva et non pas Miss Scandizzo. Elle t’appela toi-même par ton prénom, toi qui t’étais fait à l’idée d’être appelé Monsieur Mawukura dans certaines sphères de ta vie, même si tu détestais ça. Étonnamment, ton prénom était tout d’un coup encore plus mélodieux lorsqu’il sortait d’entre les lèvres d’Eva. Peut-être parce que tu n’avais pas l’habitude de l’entendre le dire. « D’accord, Eva. » Tu lui souris, puis regarda Miro à nouveau. « Miro, redonne ses œufs à Eva. Tu risques de les échapper, de les casser, et de les gaspiller. » Et s’il y avait une autre chose que tu voulais plus que tout leur apprendre, c’était qu’il ne fallait pas gâcher la nourriture. C’était une partie bien importante d’exister en parfaite harmonie avec la nature. Miro redonna donc la boîte rectangulaire à Eva, sans pour autant laisser son panier tranquille. Tu soupiras, exaspéré mais amusé, avant de finalement t’approcher de la directrice. Lowanna te suivait de près, pour une raison que t’ignorais. Ce n’était pourtant pas dans ses habitudes de se montrer plus sérieuse ou plus timide que son frère. Tu baissas les yeux vers elle et lui ébouriffa les cheveux en riant, écoutant Eva lui parler. Cette dernière s’accroupit à ses côtés pour lui confier son secret, secret auquel Lowanna répondit par un secouement de tête à la négative. Elle lui répondit qu’elle, elle aimait faire les courses, parce que papa leur achetait ce qu’ils voulaient. Tu levas les yeux au ciel en riant. « Merci vous deux. Vous donnez vraiment une belle impression de votre père. » Tu continuas à rire alors qu’Eva se redressait pour te faire face. « Ça doit être le fait de les avoir avec moi plus longtemps. Ils me donnent un peu de cette énergie qu’ils ont en surdose, de toute façon ! » Conclus-tu en souriant. « Vous retournerez vraiment à votre bureau après ? Ne prenez-vous jamais de vacances ? » Demandas-tu, intrigué. Tu demandais ce qu’elle avait à faire alors que l’école était complètement vide. Mais toi, t’étais mal placé pour poser cette question, tu ne prenais jamais de vacances, tu ne pouvais te le permettre. Tes vacances, elles arrivaient sans prévenir quand tu te faisais congédier d’un endroit, mais on ne pouvait pas vraiment dire que tu en profitais pour décrocher, puisque tu vivais dans l’angoisse de te trouver un autre job pour subvenir aux besoins de ta famille. T’avais comme l’impression qu’Eva, elle, n’en dépendait peut-être pas autant que toi.

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bowenien
MessageSujet: Re: can you put those eggs in my cart, please ? (maliyan)   can you put those eggs in my cart, please ? (maliyan) EmptyMar 30 Juil 2019 - 20:26

Ton travail compte à tes yeux. Quand tu y penses, après tes propres enfants, l'avenir de ces enfants dont les parents te confient avec une entière confiance te tient probablement plus à coeur que la majorité des directeurs dans le secteur de Bowen et les environs. C'est que ton coeur de pédagogue, d'enseignante, il n'est pas loin. Il ne t'a jamais quitté, en fait. T'as jamais été en mesure de complètement l'abandonner, de le laisser partir pour laisser le coeur sérieux et bureaucrate le remplacer. C'est peut-être ton défaut, ton point sensible, c'est peut-être ce qui mènera à ta perte, un jour, à force de faire de ces enfants ta priorité, mais c'est aussi ce qui différentie votre établissement des autres. Et bien que le bien de ces enfants passe avant tout autre chose, à l'école, tu demeures professionnelle, avec les parents comme avec les employés, te faisant appeler Miss Scandizzo formellement alors que ça bourdonne à tes oreilles et que ça te donne un peu le haut-le-coeur. Ton âge, il n'est plus matière au camouflage. Ton corps est marqué par les signes du vieillissement qui finiront par tous les toucher. Et même, ce pronom te fait sentir encore plus vieille que tu ne l'es déjà. Tu insistes donc pour que le barbu t'appelle par ton prénom, celui qui sonne plus doux quand on le laisse s'échapper, celui qui ne te donne pas l'impression d'être une mamie. Merci, décrètes-tu en hochant la tête lorsque Maliyan accepte de t'appeler ainsi. Toi, tu n'as pas vraiment attendu qu'il te donne la permission pour utiliser son prénom. C'est les vacances pour tout le monde, après tout, bien que tes collègues des autres établissements scolaires ne seraient pas en accord avec ce raisonnement. Maliyan réprimande Miro, lui expliquant qu'ainsi il allait gaspiller de la nourriture. Tu vois, ainsi, le genre de discipline qu'il inflige à ses enfants, tentant de leur transmettre des valeurs auxquels il adhère lui-même, et ça te fait sourire, voyant le jeune garçon reposer la douzaine d'oeufs miraculeusement intacte dans le panier. Miro zieute les articles qui se trouve aux côtés des oeufs, il joue avec la nourriture, les laissant dans le panier de course. Ça ne te dérange pas vraiment, Miro, ce n'est qu'un enfant. Et les enfants ont besoin de jouer. Surtout si tu te mets à discuter avec Maliyan. Chose qui se produit juste après que Lowana t'ait expliqué les raisons pour lesquelles elle aime bien venir faire l'épicerie. Un rire franc sort de ta bouche alors que Maliyan, presque vexé, répond à la réplique de sa fille en se joignant à ton rire. Ne vous en faites pas, les enfants sont tous comme ça. J'suis coupable d'avoir acheté tout ce qu'ils voulaient aux miens aussi, vous savez, assures-tu en riant toujours. Je comprends, dis-tu alors qu'il explique d'où vient cette énergie, un mince sourire à tes lèvres. T'hésites à lui dire que c'est pareil pour toi, que c'est les enfants qui te donnent l'énergie qui t'es nécessaire durant l'année scolaire. Tu hésites parce que ça ferait de toi une accro à ton travail et que la relation que tu entretiens avec Maliyan est particulièrement houleuse, déjà. Non pas parce que vous ne vous supportez pas, au contraire, il est l'un des parents que tu apprécies le plus de toute l'école. Cependant, tu te dois de le convoquer plusieurs fois dans l'année scolaire et ça t'embête légèrement. T'aimes pas déranger les parents, sauf que là, dans le cas de ses enfants, t'as pas d'autres choix. Tu ris quand il te demande si tu comptes retourner réellement à ton bureau après les courses, voyant qu'il était tombé lui aussi dans le panneau. Non, dis-tu en replaçant tes cheveux. Vous voyez, Maliyan, il y a une croyance populaire que les enseignants et les directeurs d'école ne vivent qu'à l'école. Tu lances un clin d'oeil à la petite qui rit, elle avait surement compris, elle, ce que tu avançais. La majorité des enfants pensent qu'en dehors de l'école, nous n'avons pas de vie. Tu prends une pause pour regarder Miro jouer avec le sac de cacao que tu avais sélectionné au préalable. C'était une blague. Je rentre à la maison, après. Mais, pendant que vous êtes là, vous me faites penser que j'avais à vous parler. Ça m'embête de faire ça durant les vacances, mais... Tu allais lui proposer un rendez-vous pour préparer la nouvelle année et les plans que tu avais pour ses enfants, alors que tu entends un craquement derrière vous et le contenu d'un sac de cacao se renverser complètement sur le sol. Miro, les deux pieds dans la poudre de cacao, vous regarde en riant.

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Maliyan Mawukura
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MessageSujet: Re: can you put those eggs in my cart, please ? (maliyan)   can you put those eggs in my cart, please ? (maliyan) EmptyMer 31 Juil 2019 - 23:47

T’aurais probablement aimé trouver un emploi qui te passionne autant qu’Eva était passionnée par le sien. Mais t’avais essayé tellement de trucs, de concierge dans cette même école primaire où Eva travaillait à travailleur dans une usine, il n’y avait rien qui savait t’accrocher. Ce que t’aimais par-dessus tout, toi, c’était la liberté, et ce n’était pas quelque chose qu’on retrouvait facilement dans un emploi. C’était un peu comme deux concepts contraires, incompatibles. Tu aurais probablement aimé un job dans le domaine de l’enseignement, parce que toi aussi tu adorais les enfants, mais pour ça t’aurais eu besoin d’études supplémentaires et tu n’avais eu ni le temps ni les moyens de te lancer dans quoi que ce soit de post-secondaire. Tu acceptais donc ton sort, celui de voguer de job en job avec le paquet de stress que ça impliquait. C’était sans doute là le problème : que tu l’acceptes. Ça t’empêchait d’y amener un quelconque changement, parce que tu t’étais conforté dans cette vie-là même si elle n’était pas parfaite pour toi. Mais tu n’étais pas à plaindre, la preuve, tu avais une magnifique famille qui t’apportait tout ce qu’un emploi de rêves et l’argent ne pourrait t’amener : le bonheur, le vrai. Même quand Miro faisait ses mauvais coups, tu ne faisais qu’apprécier ce que la vie t’avait donnée. Elle s’était rattrapée, la vie, pour toutes les autres embûches qu’elle avait mises sur ton chemin. Lowanna répondit à Eva, un peu moins intimidée tout d’un coup. Là, tu la reconnaissais, à te mettre les pieds dans les plats sans même qu’elle ne s’en rende compte. « Rappelez-moi, quel âge ils ont, vos enfants, déjà ? » Demandas-tu avec intérêt. T’avais été si souvent convoqué à son bureau que t’avais souvent vu les photos de famille dans son local, et vous en aviez parlé de temps en temps, mais tu ne te souvenais plus exactement de leur âge. D’ailleurs, parlant de ce bureau, elle avait semblé dire à Lowanna qu’elle retournait à l’école directement après avoir fait les courses, ce qui te surprit vue la période de l’année. T’étais tombé dans le panneau, et avec un rire et une complicité avec ta fille, elle se moqua gentiment de toi. Tu ris à ton tour. « Je ne pensais sincèrement pas ça, j’ose espérer que vous et les professeurs profitez un peu de la saison, aussi. Après avoir géré nos p’tits pendant toute l’année, vous le méritez bien. » Surtout avec des enfants comme les tiens mais ça, tu ne le mentionnas pas, surtout parce que tu ne voulais pas que Miro et Lowa pensent qu’ils étaient problématiques. Eva te mentionna alors qu’elle avait à te parler, mais elle n’arriva pas à terminer sa pensée parce que Miro échappa tout le contenu d’un sac de cacao sur le plancher de l’épicerie. Tu soupiras en regardant le nuage de fumée chocolatée, ses vêtements tachés et ses souliers plongés dans l’amas au sol. « C’était inévitable. » Lâchas-tu en secouant la tête. « Lowa, tu voudrais bien aller avec ton frère chercher un nouveau sac de cacao pour Eva ? » Contrairement à d’autres parents, tu ne grondas même pas Miro plus que ça. Probablement que beaucoup de gens te le reprocheraient. Une fois tes enfants partis vers une autre allée, tu te tournas vers Eva. « Je suis désolé pour ça. Je vais aller avertir un commis du dégât, je reviens … » Tu tournas les talons, alla trouver quelqu’un qui ne fut pas des plus heureux de cette nouvelle, et tu revins vers la directrice. « Vous disiez vouloir me parler ? » Sans doute pas le meilleur moment, après ça, pour qu’elle te parle de tes enfants qui auraient besoin d’un encadrement autre.

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MessageSujet: Re: can you put those eggs in my cart, please ? (maliyan)   can you put those eggs in my cart, please ? (maliyan) EmptyMer 7 Aoû 2019 - 6:20

Tu mentionnes tes enfants, ce qui te rend un peu plus humaine aux yeux de tout le monde dans cette discussion, Miro, Lowana et Maliyan y compris. Ça démontre que tu as des faiblesses, toi aussi, et que l'éducation de tes propres enfants n'est pas parfaite. En tant que parents, c'est normal de faire des erreurs ou de faire de mauvais choix, parce que la perfection n'existe pas. En tant qu'enseignante et que directrice aussi, d'ailleurs, mais la société a du mal à accepter les erreurs de votre part, par contre. Ta remarque suscite l'intérêt de Maliyan qui te demande quel âge ont tes enfants. Tu souris, pensant à eux et à ce qu'ils peuvent bien faire, présentement, chez leur père. Ezio a dix-neuf ans et Cristina vient de fêter son douzième anniversaire, dis-tu en soufflant. Le temps passe trop vite. Et il te fait prendre un coup de vieux. Tu as eu Ezio très jeune et par choix, parce que tu te sentais prête à fonder ta famille avec celui que tu croyais être l'homme de ta vie jusqu'à la fin des temps. Tu t'es trompée, mais jamais tu ne regrettes ton choix. Ton passé t'a donné le plus beau des cadeaux, deux enfants en santé et que tu aimes du plus profond de ton coeur. M'enfin, vous savez, vous le voyez certainement avec vos deux terreurs. Dans ton commentaire, il n'y avait pas de malice. C'était plutôt un mot doux, une appellation pour désigner des enfants. Tu appelais régulièrement tes enfants ainsi quand Ezio était plus jeune. Maintenant qu'il est grand et que sa soeur suit ses pas, tu sembles moins être interpelé par cette façon de les nommer. Puis, tu reprends la discussion en mentionnant que tu ne retourneras effectivement pas à ton bureau après tes courses. Et ça t'amuse qu'il soit un peu tombé dans le panneau de ta blague. Oui, mais la reprise des cours approche à grands pas. Bientôt, je retournerai vraiment à mon bureau après avoir fait les courses, dis-tu avec un rire léger. La reprise du travail ne te dérange point, c'est l'avantage d'aimer son emploi. Et ça t'amène à vouloir évoquer un sujet avec Maliyan qui, en temps normal, aurait pu attendre à la rentrée scolaire, mais dont tu sens qu'il faudra aborder un peu à l'avance avec lui avant de vous faire interrompre par le rire de Miro et le cacao plein ses chaussures. Maliyan envoie ses enfants te chercher un nouveau sac de caca en poudre pour remplacer celui qui vient de fissurer, puis il se dit désolé pour le comportement de son fils avant de s'éclipser pour aviser un employé du supermarché de la bêtise qui vient de se produire. À son retour, tu reprends la discussion là où elle était. Vous n'avez pas besoin de vous excuser, Maliyan. C'est un enfant, il ne peut savoir qu'il fait une erreur si on ne lui apprend pas. Et, dans un sens, peut-être que Maliyan aurait dû lui mentionner que c'était mal de jouer ainsi avec les articles des autres clients, même si ce client, il le connaissait. Mais tu ne te permis pas de lui dire textuellement comment élever ses enfants. Ce que Maliyan fait avec eux, ça ne te regarde pas. Par contre, ce qui te regarde, c'est leurs comportements à l'école. Et c'est ce dont tu veux parler. Je suis désolée de faire ça à l'épicerie, entre deux cannes de jus de tomates, dis-tu en regardant la rangée dans laquelle vous êtes, mais cet incident me confirme que nous devrons nous assoir, en début d'année, et réviser un plan d'action pour Miro et Lowana. Tu inspires fermement. Je ne veux mettre personne dans une situation délicate. Vous, eux, les enseignants, les autres élèves. Je veux travailler pour le bien de tout le monde. Et j'ai plusieurs idées pour améliorer le rapport avec l'école de vos enfants. J'aimerais que vous reteniez, aujourd'hui, que je travaille pour eux et non contre eux. J'aimerais vous montrer des articles concernant l'aménagement flexible et la liberté que ça apporte aux élèves de pouvoir contrôler des aspects dans leur quotidien scolaire. Tu t'emportes, mais tu ne veux pas qu'il croit que tu lui fais des reproches.

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