∞ à l'ancienne
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Fête de la mangue
La traditionnelle fête de la Mangue bat encore son plein ! Il s'agit d'une compétition fruitée entre quatre équipes créées aléatoirement parmi les habitants participants de Bowen.
La météo
En ce moment à Bowen, les températures sont plus douces et avoisinent entre les 20 et 30°C.


daniella ortiz & charlie keynes
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 a new year is coming -r.

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adm f
Tiffany Sawyer

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MessageSujet: a new year is coming -r.   a new year is coming -r. EmptySam 16 Jan 2021 - 22:50

La fin d'année était enfin arrivée et cette année n'avait pas été de tout repos. Que ce soit en Australie ou dans le monde entier. Tu avais pu voir des forêts entières partir en fumée, prenant au pièges des centaines d'animaux qui avaient parfois péri ou qui s'étaient retrouvé gravement blessé. Puis une pandémie avait fini par frapper les pays, les uns après les autres. Pour une fois ce n'était pas une guerre qui prenait les infos mais ce n'était quand même pas très joyeux. Les fêtes de Noël auraient au moins le mérite de vous mettre un peu de baume au coeur, même si cette année, tout le monde ne pouvait pas être là. Tu pensais notamment à Jaeden, qui passait les fêtes avec ses enfants mais pas à Bowen. Tu ne te souvenais pas la dernière fois où tu ne l'avais pas eu à tes côtés pour affronter le repas de famille. Tu l'aimais ta famille mais il y avait toujours ta mère pour te demander quand est-ce que tu allais te caser et fonder une famille, à croire qu'elle ne voulait pas entendre le fait que tu n'avais pas envie de suivre ce chemin là. Et elle ne cesser de te rappler que ta cousine, elle, elle avait un mari et qu'elle n'allait sûrement pas tarder à fonder sa propre famille. Tu étais contente pour Ivy si c'est ce qu'elle désirait mais ce n'était toujours pas ton cas. Déjà que tu devais être la prochaine mariée de Bowen si tu suivais les règles à la con après avoir attrapé le bouquet d'Eilynn. Tu n'avais aucunement l'attention de le faire, tu étais déjà loin d'avoir une relation amoureuse stable. La dernière remontait à des années et même tu connaissais l'ampleur de tes sentiments pour Aaron, il y avait peu de chance pour que vous finissiez en couple un jour, tous les deux. Tu laissais toutes ces idées de côté lorsqu'on sonnait à la porte, tu allais ouvrir à ta cousine, tu n'attendais plus qu'elle. « Salut Ivy ! » ajoutais-tu avec un grand sourire, tandis que tu l'embrassais pour la saluer. Tu la laissais entrer et retirer son manteau, avant de vous dirigez vers la cuisine où vous aviez pris l'habitude de vous retrouver pour faire la contre-soirée familiale. Cette année, vous n'alliez pas couper à votre tradition. « Comment tu vas depuis la dernière fois ? » demandais-tu avec un fin sourire, alors que tu sortais les verres pour vous servir l'apéritif afin de commencer les festivités, au moins cette fin d'année t'apporterait un peu de douceur.

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« Just lost »
Si seulement il savait comment, comment tu l'imaginais, il pourrait t'abîmer mais laisse, laisse le temps, il pourrait vous donner une chance de vous retrouver. Il lui faudra du temps, c'est sûr, pour oublier tous ses préjugés
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statut : Femme mariée. Âme écorchée, tourmentée par les années passées, rôdé aux désillusions néfastes, permanentes, aux déceptions simultanées, imminentes. Tu te sens trahie par l'infidélité désinvolte, inlassablement répéter par ton imbécile de mari, pour le moins violent à ton égard... Tu te sens rejetée, mal-aimée... Qui plus est, tu es follement attirée par ce bel apollon à la carrure magnifiquement athlétique, imposante, musclée. Clark. Ton cher ex-garde du corps... Tu voudrais n'appartenir qu'à lui et à lui seul, il est vrai...
MessageSujet: Re: a new year is coming -r.   a new year is coming -r. EmptyVen 29 Jan 2021 - 15:54

A NEW YEAR IS COMINGTiffany & Ivy-CélesteTe parant de fines, discrètes boucles d'oreilles dorées, légèrement pendantes, que tu t'accrochais soigneusement, tout en te contemplant délicatement à travers les pâles reflets, qui prônaient fièrement dans ta salle d'eau, pour le moins spacieuse, afin de mieux te concentrer, tu ne pouvais, toutefois, t'empêcher de faire les cent pas, faire des allées-retours entre votre chambre conjugale, ton immense dressing, tout en prêtant une attention toute particulière à l'écran plat, qui était dignement acculé au placo de mur, d'un blanc immaculé. Écoutant ainsi les informations de la soirée, dont les images colorées défilées dans une cadence déconcertante. Déblatérant dont, à travers les nations, de par le monde entier, ce qui c'était bel et bien déroulé, durant le cours de l'année... Des maisons effroyablement dévastées, ternies, parties en cendres. Causées par les dégâts des forêts, dont les flammes vacillantes, les avaient léchées, retenues prisonnières, ainsi que ses occupants, de part et d'autre... Des raz de marrées, qui s'étaient imposés en maîtres conquérants, triomphants. Engloutissant tout, dans la volée... Résultats liés à quelques changements climatiques - parce qu'il faut le reconnaître, l'homme était en train d'ensevelir, d'attaquer, de réduire à néant notre divine planète, qui souhaitait ardemment que de se préserver. Suffoquant plus que la nécessité... Des manifestations, des casses de devantures... Des coups, qui s'étaient manifestement retournées contre quelques malheureuses victimes jongeant le sol, assommées. Ébahis de leurs violences inavouées... Des pénuries de vaccins, des variant de virus qui s'imposaient, qui sortaient d'on ne sait où exactement, et qui rôdent, tels des spectres ailés, à la lisière de notre inconscient... Tout devenait flou, sens dessus dessous... Des pays qui reconfinés, fermés leurs frontières ; d'autres qui prenaient pour mesure de prolonger la fermeture des bars, des musées, de restaurants... Les citoyens qui se plaignaient, dramatisaient tout autant... D'autres qui faisaient une dépression, perdaient inconditionnellement le moral... Des structures d'emplois, des écoles qui défiaient l'état, les autorités... Ou encore, qui ne respectaient guère les gestes barrières... Il y avait de quoi déraisonné, dans le fond... Toi, tu détournais machinalement le regard, en laissant s'échappait de tes lèvres légèrement rougies, un soupir las, exaspérait. Entrant une fois de plus, dans ta salle de bain. Appliquant soigneusement, délicatement, quelques couches de correcteurs, de maquillage sur tes fins poignets, tes frêles bras, afin de cacher quelques marques de violences, de blessures lancinantes, de bleus invétérés, que ton mari t'avait discrètement infligés, il y a de cela quelques semaines au demeurant... Un geste, qui hélas, t'était devenu quelque peu coutume, tu le certifiais... Tu pourrais tout aussi bien te rebeller, te défendre, oui, mais tu te savais pertinemment, parfaitement même, que Montgomery se voulait bien plus fort, que toi, tu ne l'étais... À dire vrai, quand on y songe, t'étais comme une simple brindille, qui pouvait céder, se briser en mille et un éclats. Dans un sourd craquement... Rien de plus qu'une banale poupée de chiffon, qu'il pouvait aisément berner, jeter à même le sol carrelé... L'idée de le quitter brusquement, de sortir sous ses orbes stupéfaits, médusés, les papiers d'un éventuel divorce, t'avais maintes fois effleuré ton esprit esseulé, embrouillé, certes... Mais jusqu'à présent, tu n'avais trouvé les moyens financiers de te trouver un appartement convenable, de subvenir tout autant aux soins médicaux de ta pauvre mère, il est vrai... Et bien que tu en saisissais l'essence même du danger, des risques que tu encourais aux côtés de ta dite, douce et tendre moitié, tu ne pouvais procéder autrement... Ta place se trouvait ici, au demeurant... Tu ne pouvais étreindre cette sombre douleur, fuir à jamais à sa vue empourprée, indignée... Tu ne pouvais échapper à son ombre, à ta vie... Tu en convenais, c'était un véritable cercle vicieux, sans fin, dont tu étais inlassablement tourmentée, entraînée... Mais tu demeurais tout aussi complice, par le caprice du destin... Tous ces choix, tu les avais pris, décidée, il y a maintes années... Tu avais créé un monstre. Et désormais, tu n'étais qu'à blâmer... Tu terminais délicatement de peaufiner ton maquillage sur ta douce peau de nacre, néanmoins, que tu t'attelais davantage à arranger tes cheveux furibonds, bonds comme les blés, qui tombaient naturellement en cascade dans le creux de ton dos, fort bien redressé... Que tu tentais de les rassembler en une élégante tresse épi, afin de te donner une certaine originalité... Que cela te change quelque peu de ton style capillaire quotidien, sans que cela ne demeure trop enfantin. À dire vrai, tu songeais même que cela se mariait parfaitement, harmonieusement avec ta robe fleurie1 - un type d'impression, que tu affectionnais. Bien plus que tu n'osais le démontrait... Sans que cela ne se montre grossier, vulgaire à souhait, tu tentais de te mettre en valeur, lorsque ton tendre époux en profitait délicatement, pour se poster derrière ton être, ta frêle silhouette, collant ainsi son ventre musclé, plat, contre toi, tel un doux félin. Venant dont t'entourer de ses durs bras. Contemplant chaque fin trait de ton doux visage envoûtant, pénétrant, à mesure qu'il te déposait de furtifs baisers dans le creux de ton cou léger, sur tes épaules, pour l'instant, dénudées, qui t'arrachait quelques doux frissons, dans la volée. Tu te mordillais la lèvre inférieure, tentant de te raisonner, de gentiment le repoussait, sans prendre risque de le froisser. « Reste avec moi, ce soir. » Soufflait-il presque d'un murmure. S'amusant, dans la foulée, à jouer fébrilement avec l'une des fines sombres bretelles de ta robe. Te caressant tendrement, continuant à t'attaquer sensuellement de ses baisers passionnés, afin de te résigner, de renoncer tout bonnement, à voir en cette douce soirée, ta chère et tendre cousine, ainsi que quelques membres de sa famille - de votre charmante famille, néanmoins que tu laissais s'échapper un soupir contrarié... Non, cette fois, il n'allait guère avoir gain de cause... Toi aussi, tu avais ce besoin irrépressible de souffler, de célébrer ces enivrantes retrouvailles avec ta séduisante, pétillante Tiffany. Cela faisait bel et bien un moment que vous n'étiez point venu aux nouvelles, l'une de l'autre, tu le consentais... Qui plus est, sa délicate présence te manquait cruellement. Bien plus que tu n'osais l'avouer... Tu avais fait une promesse, de surcroît - et ce soir, tu te devais pertinemment de la tenir, de la respecter. Tu désirais ardemment répondre à l'appel, de la prendre dans tes frêles bras. D'égayer ces relents de fols cotillons. De lui venir en aide, si c'est ce qu'elle désirerait... Faire également bande à part dans sa spacieuse cuisine, comme vous aviez pour coutume de cela. Tu avais besoin d'elle, comme d'elle, de toi. Tu serais toujours présente pour elle, quoi qu'il en fusse. « Monty, arrête, s'il te plaît. Je le lui aie promis... » Lui retournais-tu d'une voix douce, cristalline. Tentant vainement de remettre ta tenue en place, avec une délicatesse certaine, d'achever ta préparation beauté et ainsi, de sortir au demeurant, dans le crépuscule vacillant. Mais pour sûr, ton bien-aimé n'avait l'air d'en démordre pour autant... « Tout comme tu as promis qu'on essayerait de tout faire pour concevoir un enfant. » A ces quelques paroles censées, théâtralement balancées par le beau brun, tu ne pusses t'empêcher de serrer les dents d'amertume. Ça y est, c'était reparti... Celui-là, il fallait qu'il le remette, encore et toujours, sur le tapis... C'était tout là l'ironie de la situation, à dire vrai... Vous qui couriez après le temps, enchaîner les projets professionnels... Lui qui ne cessait de te tourmenter... De discrètement te violenter, afin d'assouvir le moindre de ses désirs brûlants, de ses caprices complices, pour le moins égoïstes. De te mettre à terre, jusqu'à-ce que tu n'en deviennes plus guère qu'un futile amas de poussière, dont l'essentiel ne cesserait de t'échapper. Le sol s'écroulant sous tes pas, bien au-devant de ton trépas. Juste pour te remodeler, te fasciner à son image... Ce n'était là une situation respectueuse, passionnée, saine, pour y arriver, justement... « On a tout le temps pour le faire... Non ? Ce ne sont pas seulement quelques heures passer avec ma famille, qui va changer quoi que ce soit ! » Lui certifiais-tu d'un ton doux, suave. Te retournant délicatement, pour lui faire face. T'attardant sur chaque fin trait envoûtant de son regard interdit, à mesure qu'il se mit à grogner, presque de frustration. Se doutant, bien malgré lui, que tu avais pertinemment raison... Tu lui caressais alors, comme de coutume, sa douce joue de nacre. « Ta famille commence sérieusement à m'énerver... Particulièrement, ta cousine, là ! Tu sais, celle qui n'est toujours pas casée et qui finira sa vie toute seule, avec trois mille chats... À défaut de ne pas passer assez de temps avec ma petite femme, qui est en train de me négliger... » Te rétorquait-il dont, d'une voix bourrue, sombre, rocailleuse, alors que de ton côté, tu lui lançais un regard noir, lancinant. C'était une blague ? Non seulement, ton sublime, séduisant anglais se permettait d'insulter ouvertement, sans le moindre ménagement, ta cousine, que pour ta part, tu trouvais admirable, divine ! Mais pour ta gouverne, apparemment, tu le délaissais ? Non, là, il ne s'amusait que trop à vos dépens. Pour sûr... « Sauf ton respect, mon cher, si Tiffany n'a personne dans sa vie, c'est parfaitement son droit ! Mais dans tous les cas, cela ne te regarde absolument pas ! Et ne te sens pas obligé de la critiquer, ni elle ni le reste de ma famille, comme cela ! Est-ce que je le fais pour la tienne ? » Lui soulignais-tu, véhément, sans toutefois hausser d'un ton, d'une simple octave, sans précédent. Te marquant d'une légère pause. Croisant dont tes frêles bras sur ta poitrine. Le toisant intensément. Tu remarquais ton bel apollon à la carrure magnifiquement élancée, athlétique, ouvrir la bouche - sûrement dans l'espoir de se justifier, de se rattraper. Mais, avant même qu'il ne pusse s'exécutais davantage, tu le coupais dans sa propre lancée... « Et au contraire, je ne te néglige pas ! Bien loin de là ! Tu l'as même remarqué, cette semaine, dès que l'occasion s'y présenter, j'étais justement là pour qu'on tente de le faire ce bébé... Quand je suis venu au bureau... Le dîner aux chandelles, pour se mettre dans l'ambiance... Le massage... » - « Ça va, j'ai compris, bijou... » Achevait-il d'un timbre beaucoup plus serein, cette fois-ci. T'imitant ainsi, en laissant s'échapper à son tour, un soupir, aussi léger qu'une simple brise glacée. S'amusant, une fois de plus, avec le fin tissu que tu portais, durant quelques instants seulement. Instants, qui étrangement, parurent se figer, s'égrener... Pour sûr, habituellement, il ne se raviserait, ne se calmerait guère de cette manière... Point aussi subitement... Mais, tu te doutais, bel et bien, que ces derniers temps, il avait tant à se faire pardonner. Comme chaque fois qu'il te ruait de violents coups qui prônaient honteusement sur ta douce peau de nacre... Coups administrés sauvagement, qui lui fisse prendre conscience que trop tard, que ce dernier n'avait que trop abusé, à ton égard... Agissement qu'il le poussait inconditionnellement à se racheter, trouvait grâce à tes orbes bleutés, de quelque manière que cela fusse. Tout du moins, jusqu'à ce que les blessures s'estompent d'elles-mêmes. Disparaissent irrévocablement, aussi vite qu'elles avaient point le jour, telle la rosée du printemps qui frissonne encore sous un hiver tenace ; disparaissant à sa vue enchantée, et qu'ainsi, tout recommence. Comme la rengaine d'une chanson démodée, qu'on ne cesse de relancer... Ce fusse un cercle vicieux, sans fin... Un abysse infernal, dans lequel tu avais sombré et dont aujourd'hui encore, tu ne pouvais te défaire aussi aisément... « Je suis trop fatigué de toute manière. » Consentait-il à te révéler finalement, à mesure qu'il approchait son visage du tien, te déposant un furtif baiser, quelque peu tendre, attentionné. Avant même de se fendre d'un mignon petit rictus, qui jadis, t'aurais décontenancée, mise sur le bas-côté... Dont les jambes seraient devenues coton... Que ton cœur aurait cogné, tambouriné dans ta cage thoracique, au point d'imploser, de colorer les murs d'un blanc immaculé, de son amère odeur de rouille... « Tu passeras le bonsoir, ainsi que mes vœux les plus sincères, n'est-ce pas ? » Te questionnait-il dont de cette voix suave, cristalline. Plaçant sensuellement ses doigts calleux sous ton menton délicat, pour soutenir son doux regard envoûtant, pénétrant. Tu lui retournais tout autant un charmant sourire, approuvant d'un petit signe de tête, avant de te risquais à sceller tes lèvres rouges vermeils sur les siennes, néanmoins qu'il le prolongeait. S'assurant de t'enlacer de ses bras musclés, de te coller davantage à lui. Machinalement, tu posais ta main sur sa douce joue. Ne voulant point te défaire de cette agréable torpeur, de votre bulle aux couleurs chatoyantes, qui aurait pusse te faire fondre sur-le-champ, il est vrai... Bien que tu le consentais, au fond de ton être, de ta frêle silhouette, la magie de cette romance, de votre longue histoire n'avait plus autant de saveur, de splendeur. Ne resplendissant plus guère de son éclat... Parce que tu devais le reconnaître, depuis un certain temps, tu n'avais que cet homme, dans ton esprit esseulé... Tu ne désirais que retrouvait la douceur infinie, déconcertante de ses bras musclés... Se trouvant des plus charmants, attentionnés. Absolument sublime, divin. Particulièrement à ton égard. Cet envoûtant, charismatique, séduisant apollon à la carrure magnifiquement athlétique, imposante. Tatoué de surcroit - celui que tu daignais retrouvait chaque semaine dans cette salle de boxe, avec un certain émoi. Et qui, inlassablement, te laissait pantois... Clark. Lui qui te faisait faillir, défaillir, sur-le-champ. Te déraisonner tant, te troublait agréablement. Te décontenançant, plus que tu n'osais le montrait. Lui qui te faisait sourire, telle une idiote balafrée, et dont l'essentiel t'échappait, encore et toujours, de tes petits doigts de fées. Lui qui te faisait rêver, vibrer, rien qu'en posant tes orbes bleutés, sur son doux visage envoûtant, pénétrant. Dont le parfum naturel, enivrant, ne t'étais qu'agréable euphorie, affriolant. Avec lui, les secondes même semblait s'arrêter, se figer. Rien d'autre ne comptait. Seul lui, t'importait. Tu avais beau vouloir te maîtriser, tentait de chasser tes brûlantes émotions, tes sentiments violents... En vain... À ses côtés, t'étais comme une écolière, t'avais le souffle haché, saccadé. T'avais le cœur qui cognait, tambourinait dans ta cage thoracique, au point d'imploser, sous ses iris caramélisés, dans lesquels, inconditionnellement, tu t'y noyais. T'avais chaud aussi. Terriblement chaud... Et tu te sentais affreusement ridicule, insignifiante, aussi... Il ne te suscitait que désir, passion soumise. Sans nulle cesse, tu ressentais ce besoin lancinant, irrépressible de te blottir contre lui. T'avais envie de lui voler de langoureux baisers, tout autant. L'ascenseur émotionnel, t'avais l'âme en flamme. Elle faisait des sauts en hauteur, irrévocablement, sans que tu n'eusses saisir comment la ralentir, l'arrêter... Tu ne voulais qu'appartenir à ce beau brun, seulement - et uniquement à lui. Mais le destin en voulait autrement... Tout ceci, ce n'était rien de plus qu'un fantasme, une ombre... Rien de plus qu'une futile et simple pensée, que tu croyais follement aimée. Après tout, il était libre... Libre d'avoir toute celles qu'il désirait, si c'est ce que ce dernier voulait. Tandis que toi, tu étais mariée, liée à un autre, envers qui, le devoir t'incombait de le soutenir, de le protéger, envers et contre tous. Contre vents et marrées... Quand bien même tu souhaitais ardemment que cela ne soit qu'abrupte vérité... Que cette relation que tu cultivais avec ton ex-garde du corps, ne devienne plus guère platonique... Tu devais le concevoir pour autant, c'était malsain, grossier. De cela, tu te le savais. Ce jeune homme réussirait à te faire courir à ta perte. D'une manière ou d'une autre... Ou, dans une autre vie, qui sait ?


Soigneusement garée devant l'âtre de chez ta tendre cousine, voilà que tu avais appuyé, tant que mal, sur la sonnette, néanmoins que tu avais les bras quelque peu chargés... En effet, entre quelques présents, délicatement emballés, pour elle, pour sa mère, pour le reste de la famille, qui prônaient discrètement dans les quelques sacs imposants... Un somptueux bouquet garni, amoureusement commandé, en sa charmante intention, suivi d'une bouteille de champagne cristallisée, tu attendais sagement, que la séduisante, magnifique blonde, daigne t'ouvrir. Et c'est là, qu'agréablement, tu l'aperçusses élégamment accoutrée, divinement pouponner. Avec un doux maquillage, qui la mettait délicieusement en valeur, mais sans que cela ne se montre guère vulgaire à souhaits. Son dégradé cendré, sa chevelure soigneusement ondulée, brillante inlassablement, à travers les lumières tamisées, éclatantes. Elle était naturellement resplendissante. « Salut Ivy ! » Te soufflait-elle de cette voix suave, cristalline, qui pourrait séduire, attendrir n'importe quel petites gens au demeurant. Se fendant de ce mignon petit rictus, qui n'appartenait qu'à elle seule, uniquement. À mesure que cette pétillante et sublime demoiselle, en profitait pour t'embrasser, tendrement. Bien que cela fusse des plus risqués, tu passais, le temps de quelques instants, une main dans ses doux cheveux dorés, pour lui retourner cette délicate embrassade, tout autant que tu lui souriais à ton tour, telle une idiote balafrée. « Hey bonsoir, ma douce Tiff ! » Lui retournais-tu d'un ton mélodieux, velouté. Suave. Te décidant bien malgré toi, à passer le seuil de la porte blindée. De poser, le temps de quelques minutes durant, les quelques paquets cadeaux à terre, cependant que ta chère cousine t'aider à te dévêtir de ton manteau, afin de le déposais à cet effet, parmi ces quelques affaires personnelles. Chose pour laquelle tu lui exprimais ton humble gratitude, avant même de reprendre le tout, de les disposer discrètement, soigneusement, vers l'éloquent sapin bien fournit, imposant. D'installer sublimement le bouquet boisé, sur l'un des buffets, afin que ta pétillante beauté ne soit encombrée, seulement... Surtout si vous aviez prévu, comme de coutume, de passer toutes deux, une grande partie de la soirée en cuisine. Agréable moment, dans lequel vous vous complaisiez davantage, pendant que le reste de votre charmante famille se mettait à rechigner, à un moment donné, et qui avait don de vous amuser, il est vrai. « Si je puis me permettre, tu es absolument radieuse, magnifique ! » Te risquais-tu à la complimenter, en posant délicatement tes petits doigts de fées, sur l'une de ses douces épaules. T'armant toujours autant de ce sourire éclatant, l'emboîtant dont dans la cuisine, sagement, de ta démarche gracieusement dansante. Histoire de l'aider à sortir quelques verres, quelques assiettes de porcelaine, pour l'apéritif. Après tout, ce n'était point comme si c'était la première fois que tu venais ici... Que tu te retrouvais en sa charmante, envoûtante, apaisante compagnie... Que tu ne savais que faire comme tâche, pour trouver grâce à ses orbes bleutés, presque translucides. De te trouver utile, par la même occasion. « Comment tu vas depuis la dernière fois ? » Te questionnait-elle, toujours de ce ton serein, cristallin. Vous attelant davantage à vos affaires. Préparant tout, sans précédent, avant l'arrivée prompte, maîtrisée de vos convives singuliers. « Mon Dieu, je me porte comme un charme, ma foi ! Je te remercie, ma beauté ! C'est mignon de t'en soucier, comme ça. Mais je te retourne également la question : comment toi, tu vas ? » Lui rétorquais-tu sincèrement, tendrement, en haussant légèrement un sourcil, te voulant intriguer, attentionnée à son égard. Ne te dépêtrant guère de ce sourire, depuis que tu étais entrée. Que tu l'avais vu, sur le palier de sa porte blindée. Puis, tu l'arrêtais délicatement. Juste le temps d'un instant seulement, tentant de la contempler, plus sérieusement... « Alors... On a prévu de se marier, l'année prochaine ? » Achevais-tu, finalement... Te risquais-tu à la questionner, néanmoins que tu ne pusses, finalement, t'empêcher de lui adressais un petit rictus amusé, en lui montrant de tes orbes bleutés, le bouquet d'une mariée, qui se trouvait sagement muni d'un vase. Étant soigneusement disposé sur une table de bois soufflée, en retrait... Naturellement, de temps à autre, tu aimais gentiment la taquiner. C'était plus fort que toi, tu le consentais... Mais, ce n'était toutefois, pour s'amuser à ses dépens, te montrait rude. Bien au contraire... Ta douce, sublime et charmante cousine, tu l'aimais, avant toute chose, pour sûr... Jamais tu ne prendrais risque de la froisser, la blesser tout autant...



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    /i\ note personnelle /i\ : Clique sur le mot « robe fleurie » et regarde ce qui s'y passe ! :adibou: :01:

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and without you, I'm losing my mind
De cette main, je dissiperai votre tristesse. Votre coupe, jamais ne sera vide, car je serai à jamais votre vin. Avec cette chandelle, j'illuminerai vos pas dans l'obscurité. Par cette alliance, je vous demande d'être mienne.
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MessageSujet: Re: a new year is coming -r.   a new year is coming -r. EmptyDim 14 Mar 2021 - 16:29

Ivy entrait rapidement, posant son manteau dans l'entrée avant de te suivre jusqu'à la cuisine, qui était votre QG à chaque fois que vous vous retrouviez toutes les deux. Surtout chez tes parents, parce que la cuisine était accueillante et chaleureuse, que vous finissiez toujours par vous y installer pour rester que toutes les deux. Pas que tu n'aimais pas ta famille, bien au contraire, mais c'était votre tradition à toutes les deux depuis des années. Il y avait toujours un relou pour venir vous trouver et faire une remarque. Membre qui finissait souvent par se faire envoyer balader poliment par l'une ou par l'autre, mais qui avait le droit à une remarque moins agréable dans une autre langue, l'avantage d'être polyglotte. « Tu me flattes à chaque fois mais on sait bien que de nous deux, c'est quand même toi qui a le plus de classe et d'élégance ! » Ivy-Céleste était toujours très bien apprêtée, elle avait de beaux et grands bijoux et puis ce qui allait si bien chez elle, c'était sa belle et longue chevelure blonde. Tu avais essayé plusieurs fois dans ta vie de te les laisser pousser, mais bien souvent, tu avais fini par les recouper parce qu'ils te gêner, parce que tu ne te trouvais pas aussi jolie avec des cheveux longs. Après vous n'étiez pas vraiment comparable toutes les deux, tu t'aimais telle que tu étais, c'était tout ce qui importait. « Ma foi, c'est pas toujours facile depuis l'opération, mais ça va de mieux en mieux. Je devrais reprendre le boulot dans quelques semaines et il me tarde. » Ta rééducation se passait aussi bien que possible, Woody avait eu raison d'y croire et tu lui prouvais à chaque séance que tu étais déterminée. Tu te faisais un peu moins bavarde et plus travailleuse mais tu avais aussi l'occasion de le croiser plus souvent qu'une fois par an donc ça aidait aussi pour la concentration. Ta cousine ne manquait pas de relever les derniers évènements de ta vie et tu levais les yeux au ciel en rigolant de plus belle. « Oui, bien sûr, avec moi-même parce que je fais fuir les hommes ! » Le seul qui t'intéressait, était aussi le seul avec qui tu ne serais probablement jamais. C'était une histoire qui n'avait aucune chance et il fallait que tu te fasses une idée, peut-être que tu devrais te remettre sur l'appli de rencontres, tu avais essayé quelques semaines avant de laisser tomber mais tu avais eu la chance de rencontrer un mec sympa qui était venu te mettre un peu de baume au cœur. Avec ton fauteuil, tu avais eu très peu de relations intimes et tu avais beaucoup aimé cette rencontre. Mais en même temps, tu ne ressentais pas le besoin d'avoir à tout prix un homme dans ta vie. « Et Monty n'a pas eu envie de passer la soirée avec nous ? » Tu n'aimais pas beaucoup le mari de ta cousine, tu n'avais pas eu l'occasion de le croiser souvent, mais pourtant, les quelques fois où tu avais eu l'occasion de le croiser, tu n'avais pas réussi à discuter avec lui. Il y avait quelque chose chez lui, qui te hérissait le poil et qui te poussait à le détester. Si ça n'avait pas été le mari d'Ivy, tu lui aurais coller un poing dans la gueule pour lui faire perdre son air suffisant, mais tu ne contrôlais. On ne pouvait pas toujours aimer tout le monde et tu avais l'impression, que c'était réciproque de son côté, alors ne pas l'avoir dans vos pattes ce soir, c'était le plus beau cadeau qu'il puisse te faire pour cette nouvelle année.

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statut : Femme mariée. Âme écorchée, tourmentée par les années passées, rôdé aux désillusions néfastes, permanentes, aux déceptions simultanées, imminentes. Tu te sens trahie par l'infidélité désinvolte, inlassablement répéter par ton imbécile de mari, pour le moins violent à ton égard... Tu te sens rejetée, mal-aimée... Qui plus est, tu es follement attirée par ce bel apollon à la carrure magnifiquement athlétique, imposante, musclée. Clark. Ton cher ex-garde du corps... Tu voudrais n'appartenir qu'à lui et à lui seul, il est vrai...
MessageSujet: Re: a new year is coming -r.   a new year is coming -r. EmptyVen 19 Mar 2021 - 20:02

A NEW YEAR IS COMINGTiffany & Ivy-Céleste Tu ne saurais réellement avouer si c'était les traditions, l'éducation à la Viennoise... Le fait d'avoir pratiqué de la danse classique ou tout bonnement, parce que c'était ta profession qui te faisait agir de la sorte, mais tu avais toujours été de nature curieuse, analytique. Même dans le domaine du privé, il est vrai... Tu t'attardes quelque peu, sur les fins traits, les caractéristiques, le physique des petites gens, généralement... Il en va de même à l'égard, de ta dite, douce et tendre moitié, que de ta famille, ta chère et tendre cousine, pour sûr... Point parce que tu voulais te montrer superficielle, prétentieuse. Ou encore, un brin maniaque... Même si, au fond de ton être, de ta frêle silhouette, c'est ce qu'on t'a parfois, bel et bien, rétorquais, reprocher. Maintes fois. Et, dans le fond, ce n'est guère pour critiquer, sortir quelques désobligeants méfaits, seulement, tu demeurais ainsi... Aussi longtemps que tu t'en souviennes, désormais... Mais, pour ce qui est de ta sublime, pétillante Tiffany, tu t'étais toujours montré des plus admiratives, à son égard. Et ce, depuis que vous êtes enfants... En effet, tu avais toujours approuvé, appuyer ses dires, ses réactions. Tu t'étais toujours laissé entraîner dans la douceur enchanteresse de ses bras, de ses éclats de rires cristallins. Dans l'adrénaline de l'action, de sa folie qu'elle dégageait naturellement, et qui réussissait, bien malgré toi, à te rendre heureuse, davantage épanouis, face à l'adversité... Vous étiez liées, unies à jamais. Tu serais toujours là pour cette magnifique petite blonde à la carrure magnifiquement élancée, enivrante. Envoûtante, troublante. Quoi qu'il en fusse... Tu la trouvais divine, sublime, téméraire. Charmante, combattive, mais surtout, énormément courageuse. Après son tragique accident, ce fauteuil roulant dans lequel cette dernière avait été cloîtrée, bien malgré elle... Que celle-ci avait dû renoncer à tellement de rêves, d'espoirs incontestés... De dignes et florissants projets, voir, de stopper, durant un temps, sa carrière professionnelle... Tu ne savais point comment elle avait fait, pour ne guère craquer, devenir folle à lier... Toi, tu étais forte, oui, mais point autant que ta parfaite cousine. C'était ton idole, d'une certaine manière ; un membre de la famille à part entière, que tu adorais, chérissait tant. Que tu considérais même comme une meilleure amie, la prunelle de tes yeux. Ça te rendait presque nostalgique, quand tu la visses se diriger, machinalement, de sa démarche gracieusement dansante, mais faible à la fois, vers la spacieuse, charmante cuisine de ses chers parents... Tu la voyais, bel et bien, courir partout, en laissant s'échapper quelques éclats de rires, des mignons petits rictus, qui ne faisait que t'attendrir, au demeurant... Jusqu'à perdre haleine, pratiquement, tandis que vos parents respectifs montaient machinalement d'une octave, vous mettant en garde de vous calmer, de souffler. Qu'il fusse presque l'heure d'aller poser vos petites têtes blondes sur l'oreiller, avant même de repartir dans des politesses formulées, un échange animé, à mesure que vous, en toutes jeunes filles énergiques, on ne peut plus taquines, vous glissiez, fort bien discrètement, la porte-fenêtre, pour vous hisser dans la brise glacée, parcourant le jardin verdoyant. Profitant du fait pour vous installer paisiblement sur la balançoire, et ainsi, de vous aider à aller toujours plus haut - jusqu'à vouloir délibérément toucher les nuages cotonneux, moelleux, à travers le crépuscule vacillant... C'est l'une de ces charmantes demeures, que vous aviez tout partagées, à vous deux : les premières confessions, les premiers baisers échangés. Les fêtes animées entre camarades, diplômes obtenus, brandit de vos petits doigts de fées, avec fierté. Les premiers amours de jeunesses, vos secrets. Bons ou sombres - tu n'avais quasiment aucun secret à lui cacher, il est vrai... Si ce n'est ton cher époux qui te rendait l'existence pénible, te maltraiter, bien plus qu'il ne le devrait... Tu ne pouvais t'exécuter, par ailleurs... Tu craignais l'idée qu'elle ne soit que trop heurter par tes propos, qu'elle ne puisse te croire... Qu'elle est, par mégarde, davantage d'ennuis à cause de toi, de ton idiotie... Qui plus est, ta jolie blondinette avait bien d'autres problèmes, bien d'autres chats à fouetter, que de s'attarder sur ta vie personnelle... Ou, peut-être était-ce lié au fait que tu ressentais une honte constante, effroyable, dont les mots restés coincés dans ta trachée, qui sait ? Puis, si tu le lui révélais, tout cela... Cette accablante vérité, cette sombre tocade, dont tu tires inlassablement les rideaux écarlates, sur tes orbes ténébreux, que pourrait-elle faire, de son côté, pour t'arracher à tes tourments ? Si tu pouvais lui insuffler un quelconque réconfort, lui venir en aide, toi, tu serais toujours là pour elle, oui. À jamais, tu répondrais à l'appel, mais tu n'osais jamais réellement demander qu'on te retourne l'appareil... Tu n'étais de cela. Ou très rarement... Et voilà qu'il était bien révolu, ce temps de l'innocence, de l'enfance parfaite, insouciante, qui se dérobait encore et toujours sous vos pas, bien au-devant de votre trépas...


Franchissant le seuil de la spacieuse cuisine, se voulant des plus fonctionnelles, tu te décidais finalement, à sortir quelques verres cristallisés, quelques assiettes nappées élégamment de fines couches de porcelaine, de fines feuilles dorées, afin de venir en aide à ta chère, sublime, tendre cousine, tout en profitant du fait de glisser de doux compliments, sincères de surcroit, à son encontre. Oui, en effet, ce soir, Tiffany se trouvait d'autant plus resplendissante, magnifique. Distinguée que de coutume. Tu la trouvais absolument divine, parfaite. Tu le certifiais. Certaines gens dans votre propre famille, ou encore, ton cher mari, lui révélerait sans ambages, que cette charmante demoiselle avait fourni un effort incommensurable, afin de se mettre en valeur, en cette paisible soirée festive, mais à tes orbes bleutés, tu lui avais toujours trouvé un charme fou, naturel, sans précédent. Pour ta part, tu ne trouvais guère qu'elle avait systématiquement besoin d'appliquer davantage de maquillage, ou encore, de somptueux atours, histoire de ne remarquer qu'elle. De s'attarder sur chaque fin trait délicat de son doux regard envoûtant, pénétrant. En réalité, cette coupe légèrement ondulée, cet effet dégradé, parait de ses cheveux brillants, cendrés... Ces lèvres pulpeuses à souhaits, dignement accoutrés d'un rose framboise, c'était tout bonnement divin, magnifique. Ta douce Tiff, c'était ta petite merveille. Le petit bijou timidement enfoui, dans son écrin de velours. Mis en retrait, à l'abri des regards indiscrets, que tu te devais d'adorer, de chérir. « Tu me flattes à chaque fois, mais on sait bien que de nous deux, c'est quand même toi qui as le plus de classe et d'élégance ! » Te retournait-elle d'une voix douce, suave, cristalline, pendant que vous vous atteliez toutes deux à la tâche, commençant à dresser les plats, les mets, qui demeuraient sagement sur le feu, néanmoins que tu te mettais machinalement à rougir, tel une pivoine, à l'entente de ses doux mots qui te touchaient sincèrement, certes, mais dont tu n'étais guère certaine de mériter tout autant... Tu lui adressais un mignon petit rictus, cependant, en effleurant délicatement ses fines mèches de cheveux ondulés, scintillants magnifiquement en cascade : un mignon petit geste qui t'était devenu coutume depuis toute petite, à mesure que tu l'as remercié chaleureusement, dans la volée. Les acceptants dignement, au demeurant, bien que tu te sentisses embarrassée. Au fond de ton être, de ta frêle silhouette, tu n'étais guère habitué à cela... À ce qu'on te souffle de doux compliments de la sorte... Seuls ceux de Monty, se faisaient, bel et bien, ressentir, à ton égard... Et encore, cela se montrait généralement avec une arrière-pensée. Non sans une once de tension sexuelle, dont tu ne pouvais y réchapper, te dépêtrer... « C'est gentil à toi. Merci, ma beauté. Mais, je ne suis pas sûr d'être aussi digne, de mériter tout cela... Pas autant que toi, en tout cas ! » Lui soufflais-tu d'une voix mélodieuse, sincère. Non, que cela ne sonne tels des reproches. Bien au contraire ! Tu désirais qu'on soit dotés de plus d'attentions, de charmantes manières - que le reste de la famille prenne soin de ta belle Tiffany. Beaucoup plus qu'il ne puisse paraître... Qu'elle demeure heureuse, épanouie, qui plus est. Qu'un homme charmant, romantique, sache la respecter, la protéger, envers et contre tous, contre vents et marées. Aaron pourrait être l'un de ces hommes, quand on y songe, qu'on les remarque d'un peu plus près. Mais, d'après ce que tu avais vu, leur relation se voulait des plus ambiguës, un brin explosive... Entretenue étroitement par la ligne rouge, le caprice complice du destin... Surtout ces derniers temps... Ce que tu trouvais fort bien triste, dommage. Car malgré tout, ils étaient mignons, charmants, magnifiques ensemble. Mais ce n'était, pour le moment, qu'une ombre, une simple pensée... Un désir inassouvi qui prônait à leurs iris médusés, impuissants. Leur laissant un goût âpre, amer, un goût d'inachevé... De cette quiétude qui t'enveloppait de son manteau de fumée, tu te risquais dont à la questionner sur son état de santé, sa vie professionnelle. Ce qu'il advenait de ce côté, étant donné qu'avec la rééducation, cela ne s'était pas trouvé, dans un premier temps, des plus agréables, satisfaisant pour elle... Malgré tous les efforts, le courage incommensurable que ta chère, magnifique et tendre cousine avait fourni, jusqu'à cet instant et dont peu de personnes n'avaient réellement relevés, hormis aux orbes de Woody, sa mère aimante ; à tes orbes attristés, naturellement... « Ma foi, ce n'est pas toujours facile depuis l'opération, mais ça va de mieux en mieux. Je devrais reprendre le boulot dans quelques semaines et il me tarde. » A ces quelques paroles censées, dignement lancées, tu haussais légèrement un sourcil, te sentant des plus intriguées, stupéfaites de surcroit. Bien entendu, tu te sentais des plus heureuses, enjouées à l'idée, qu'enfin, la pétillante et divine blondinette puisse reprendre son activité professionnelle, reprendre un tant soit peu, le cours de son existence, à peu près convenablement, mais tu craignais tout autant qu'elle ne souffre que trop rapidement, si l'on peut dire, des événements. Que cela ne demeure encore que trop prématuré, dans son état actuel... Qu'elle n'en demeure que trop dépassée. Bien que tu ne remettais guère en cause le diagnostique de son charmant kiné. Pour sûr... « Vraiment ? C'est sûr, sûr ? Ça va aller pour toi, après tout ce temps, ma chérie ? Je veux dire... Tu crois tenir le coup ? Parce que, tu sais, je ne voudrais surtout pas que ce soit trop... Précipiter pour toi, ou que tu te sentes trop mal... Épuisée, tu sais... » Te risquais-tu à lui souffler, presque d'un murmure. Te mordillant la lèvre inférieure, en appuyant ta frêle silhouette, ta fine taille, délicatement, contre l'un des rebords en bois soufflé du comptoir. L'observant ainsi, t'attardant sur chaque fin trait de son doux regard pénétrant. Comme pour y déceler une faille certaine, une once de lueur effrayée. Non point que tu te doutais de sa force à réussir, de sa capacité à reprendre ainsi le travail, mais tu ne cachais guère l'idée que tu t'en faisais toujours pour cette dernière. Parce que tu tenais à ta belle cousine, avant toute chose. Que tu serais toujours là pour elle, quoi qu'il advienne. « Ne crois pas que je remets en doute le verdict de Woody, ou de cette reprise... Bien au contraire ! Je suis enchantée de savoir que tu puisses enfin reprendre un peu le cours de la vie normale. Vraiment, je ne te souhaiterais toujours que le meilleur, seulement, je... Je ne vais pas te le cacher, je crains pour toi, ton état. Que ce soit encore trop tôt, que tu ne sois pas encore en état de force, pour tout reprendre d'un seul coup... » Lui rétorquais-tu d'une voix douce, inquiète. Croisant les bras, doucement, sur ta poitrine. Ne détachant ton regard du sien. Naturellement, tu demeurais toujours présente pour Tiffany. Si elle devait t'appeler, te dire de rappliquer sur-le-champ, au demeurant, tu n'hésitais guère... Tu t'exécuterais, sans ménagement... Rien que pour elle, tu accourais. Toujours. Tu le certifiais. Seulement, tu tenais personnellement à la préserver. Comme l'instant maternel qui s'en dégage, envers son propre enfant. À son égard, cela t'avait toujours fait cet effet. C'était ainsi... Tu ne pourrais point changer cet attrait de ta personnalité... « Tu me promets que tu feras attention à toi ? Que tu m'appelleras, si tu sens que ça ne va pas ? » Achevais-tu, en fin de compte, avant même de te surprendre à prendre ton alliance en tenaille : signe infaillible, que tu te sentais des plus embarrassées, inquiète envers la belle demoiselle. Te ravisant... Tentant, tant bien que mal, de te calmer, histoire de ne guère provoquer quelconque querelle entre vous deux. Qu'il y règne finalement une certaine animosité... Cela n'était ton but ultime, tu le consentais... Puis, à cette légère tension qui y régnait, tu remarquais dans un coin, un bouquet fin, délicat d'une mariée, soigneusement accoutré d'un vase épuré en terre, que tu t'empressais irrémédiablement de lui faire remarquer, en lui adressant un mignon petit rictus, pour le moins amuser ; lui demandant ainsi, si elle comptait se marier l'année prochaine. Comme la tradition le voulait. « Oui, bien sûr, avec moi-même, parce que je fais fuir les hommes ! » Te soulignait-elle, en levant dont ses orbes bleutés, translucides, au ciel, en laissant s'échappait un léger petit éclat de rire cristallin. Tout aussi amusée, de son côté, bien que l'on pouvait aisément déceler une légère pointe d'amertume, dans le fond... Décidément, tu commençais mal la soirée... C'était à croire que tu jouais, inconsciemment, au jeu de la bombe, avec cette dernière. Tu lui adressais, alors, une légère petite moue, te sentant navrée de ton impudence, ton étourderie, en lui présentant tes plus humbles excuses, dans la volée. Ne désirant point qu'elle ne t'en prenne que trop rigueur... Tu aurais souhaité, en un sens, pouvoir la questionner - savoir comment cela se passait entre cette malheureuse et Aaron. Mais tu craignais que cela ne la touche que trop, dans le fond - que tu ne touches, ne tires que trop sur la corde sensible... Qui plus est, si cette dernière désirait t'en parler d'elle-même, à tout moment, tu serais là, l'écouterais attentivement. Sans même la juger, lui reprocher quoi que soit... Mais tu pouvais aisément l'avouer... L'a blessé, ce fusse une chose que tu ne voulais guère, dans le fond : l'a froissé, la contrariée un seul petit instant, seulement, ne t'était que trop insurmontable, insupportable, il est vrai... « Toi, tu fais fuir les hommes ? J'ai fort bien du mal à y croire, attends ! T'es tellement adorable, drôle, charmante, intelligente. Magnifique, forte. Autant physiquement, que psychologiquement ! Vraiment, si personne ne s'intéresse à toi, alors, c'est qu'ils sont vraiment stupides ! Et je ne dis pas ça, parce que nous sommes de la même famille, mais parce que je le pense sincèrement. Tu es vraiment extraordinaire, sublime à mes yeux, ma petite Tiff. » Lui retournais-tu, osais-tu la complimenter, d'un ton serein, tendre de surcroit, en t'approchant d'elle. Lui déposant dont, doucement, une main délicate, dans le creux de son dos. Un geste tendre, protecteur que tu lui vouais, lui montrait sans égal, en lui adressant un mignon petit rictus. C'était étrange, parfois, la vie. Le comportement irrépressible de certaines petites gens... Que ce soient femmes ou hommes... Il suffisait, quelques fois, d'un drame, un tragique événement, et voilà qu'on est tout de suite catalogués, mis dans une case. Qu'on en prenne même, certains, en pitié... Toi, tu songeais en toute honnêteté, ne prenait point ta douce et chère cousine en pitié, il est vrai... Naturellement, tu ne la blâmerais jamais pour ce qu'il lui était arrivé... Ce n'était guère de sa faute, mais tu ne la verrais, non plus, comme une handicapée... C'était une personne bien, magnifique, qui méritait amplement qu'on la considère normalement. Comme un être vivant, emplis de doux sentiments... Au travers de ce vieux fauteuil à roulettes, tu n'envisageais point un légume, une vulgaire rescapée... Son histoire démontrait, certes, qu'elle était pleine de cicatrice, mais au fond de ton être, de ta frêle silhouette, cela prouvait que chaque plaie lui laissait une marque indélébile : une marque qui signifie « j'ai survécu ». Et de cela, tu l'admirais, l'applaudissait tout autant. « Et Monty n'a pas eu envie de passer la soirée avec nous ? » Achevait dont ta charmante et magnifique cousine, d'un ton sombre, presque sarcastique, qui te fisse bien malgré toi, sortir de ta douce torpeur. Serrant ainsi les dents d'amertume... Non point parce que tu n'aimais guère ce timbre, le sentiment de dégoût certain qu'elle avait à l'égard de ton cher époux... Après tout, tu te savais pertinemment, parfaitement même, que peu de personnes dans votre entourage l'apprécierait réellement... Que même, sur le plan professionnel, il n'avait que des amis, des associés... C'est bel et bien connu, on ne peut tous s'apprécier au demeurant... Sans nul doute plausible, que tu te serais également manifestée... Que tu aurais cherché à préserver ton bien-aimé, de ces futiles attaques soigneusement orchestrées, mais tu l'admettais discrètement, il avait beaucoup de choses à se faire pardonner. Toi-même, dans le fond, tu le craignais. Bien plus que tu n'osais l'avouer, le démontrait... « Hummm... Non... Il... Il se sentait fatigué, hélas... Mais en son nom, je tenais à présenter ses plus sincères excuses. Et malgré tout, il tient également à te présentais, à toi et ta famille, ses vœux les plus sincères. Et, au passage, le père Noël ne vous a pas oublié, encore, cette année, de son côté ! » Lui retournais-tu, l'air de rien, en lui adressant un petit clin d'œil, pour le moins complice, suivi d'un mignon petit rictus, dans la volée. Tentant, de ton côté, de chasser ces sombres pensées embrouillées, esseulées, à l'encontre de Monty... Cachant, une fois de plus, cette vile tocade, ce relent de violence entre lui et toi. Parce qu'il était de ton devoir de le protéger, envers et contre tous. Quoi qu'il en fusse. Quel que soit le prix à payer... Parce que, même si la sublime, enivrante blondinette, ainsi que le reste de votre charmante famille, ne cherchaient à s'offrir les bonnes grâces, quelques chèques à plusieurs chiffres, à son égard, une fois encore, en guise de cette nouvelle année qui défilait, approchait à grands pas, il s'était lâché sur l'argent, pour eux. Pour leur faire plaisir, malgré tout. Pour qu'il ne manque de rien. Du moins, sur le plan financier... Toi, tu tentais vainement de combler ce vide, ce creux lancinant par ta présence. Parce que, naturellement, ta famille, ta cousine, tu l'aimais.

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and without you, I'm losing my mind
De cette main, je dissiperai votre tristesse. Votre coupe, jamais ne sera vide, car je serai à jamais votre vin. Avec cette chandelle, j'illuminerai vos pas dans l'obscurité. Par cette alliance, je vous demande d'être mienne.
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MessageSujet: Re: a new year is coming -r.   a new year is coming -r. EmptyDim 16 Mai 2021 - 17:59

Ivy acceptait ton compliement mais ce n'était jamais aussi simple avec elle, elle était si généreuse qu'elle ne pouvait jamais s'empêcher de le renvoyer. C'était un espèce de ping-pong entre vous parce qu'il y en avait toujours une pour surenchérir et vous pouviez y passer toute la soirée. Vous ne manquiez jamais d'idées pour flatter l'autre. « Tu sais qu'on peut y passer un moment comme ça ? » Pas que l'idée d'avoir une pluie de compliments ne te dérange plus que ça, bien au contraire, c'était toujours bon pour l'égo d'entendre des mots gentils, des mots doux d'autant plus que venant d'Ivy, tu savais qu'ils étaient sincères. Elle n'était pas là pour flatter ton égo mais pour te donner un boost de confiance. Tu n'en manquais mais ce n'était pas tous les jours qu'une personne te disait des mots aussi gentils. Tu lui confiais ensuite ta reprise du boulot et très vite, tu remarquais sur son visage, son inquiétude. C'était normal, elle n'était pas la seule d'ailleurs, même tes parents t'avaient demandé si c'était vraiment judicieux. « Je ne vais pas reprendre à 100% dès le départ, ce sera juste un jour sur deux et en demi-journée, pour voir comment je m'en sors et si jamais je ne peux pas, le Dr Reed sera là pour me remettre en arrêt le temps de la rééducation. Mais j'ai l'impression de tourner en rond depuis tellement longtemps que j'ai si hâte de pouvoir à nouveau exercer ! » Cela faisait plus d'un an que tu n'avais pas pu travailler, alors c'était agréable un temps, d'avoir du temps pour soi, de pouvoir prendre le temps de se soigner mais à mesure que les semaines avançaient, tu ressentais un certain manque. Tu aimais ton métier, tu aimais t'occuper des dents, de soigner les bobos des habitants de cette ville!. Tu aimais aussi offrir une sucette aux enfants pour les féliciter d'avoir été courageux tout en leur faisant un bon discours moralisateur sur les dangers du sucre et l'importance de bien se frotter les dents. « Je te le promets Ivy, et tu sais que je ne trahis jamais une promesse. » Depuis le temps, elle devait avoir l'habitude, ce n'était pas la première que tu lui faisais et tu ne faisais pas de promesses en l'air. Tu le faisais uniquement si tu savais que tu pouvais les tenir et l'appler en cas de besoin, tu n'hésiterais sûrement pas. Elle était de ton sang après tout, vous vous souteniez depuis tellement d'années, ce n'était pas aujourd'hui que ça allait changer. « Disons que celui que j'aimerais ne pas faire fuir, a tellement peur de l'engagement et des femmes que j'ai plus de chance de mourir seule que d'être un jour avec lui. » lui avouais-tu en soupirant longuement. Si seulement c'était aussi simple, mais il avait fallu que tu développes des sentiments pour le seul homme qui n'en aurait jamais pour toi. Encore une belle histoire de merde. D'ailleurs, c'était bien la première fois que tu avouais ce que tu ressentais par rapport à Aaron à quelqu'un, il était évident qu'Ivy devait être la première informée. Elle aurait peut-être un bon conseil à te donner pour cette situation. « C'est fort aimable de sa part, tu lui retourneras mes voeux pour cette nouvelle année également, en espérant le croiser plus régulièment à l'avenir. » Ton ton s'était fait moins amer, cela ne servait à rien d'être aussi froide avec elle lorsqu'il s'agissait de Monty. Elle n'y pouvait rien si tu ne l'aimais guère. Chaque année, vous aviez le droit à un joli chèque mais c'est ce qui le rendait toujours plus détestable à tes yeux, comme si l'argent suffisait à vous acheter à te faire oublier son côté dédaigneux. Tu préfèrais mettre ça de côté, il ne devait pas gâcher votre soirée de retrouvailles. « Et toi alors, qu'est-ce que tu racontes de beau ? » demandais-tu avec un large sourire. Depuis la dernière fois, il avait bien du se passer quelques nouveautés dans la vie de ta chère cousine, et tu avais hâte de tout entendre.

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« Just lost »
Si seulement il savait comment, comment tu l'imaginais, il pourrait t'abîmer mais laisse, laisse le temps, il pourrait vous donner une chance de vous retrouver. Il lui faudra du temps, c'est sûr, pour oublier tous ses préjugés
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MessageSujet: Re: a new year is coming -r.   a new year is coming -r. EmptyVen 28 Mai 2021 - 15:33

A NEW YEAR IS COMINGTiffany & Ivy-Céleste L'amour. Un doux mot, des sentiments forts, sincères de surcroit, mais Ô combien ambiguë... Difficile a supporté, à délester par moments, et pourtant, impossible de vivre sans... On y passe tous par là, hélas... D'une manière ou d'une autre... Cela peut être l'affection de sa famille, de quelques amis sur lesquels on peut compter, telle la poignée d'une main. Le gros noyau, le joyau de nos souvenirs délicats, trépassés. Ou encore des émotions, de tendres attentions que l'on donne sans contritions, à un animal de compagnie... L'amour, c'est comme une bulle de savon : tantôt magnifique, féerique, parait de ses couleurs chatoyantes, qui vous enveloppe de son fin manteau de fumée, vous fait goûter un bonheur incontesté, infini. Vous pousse inlassablement à vous surpasser, tout comme il se veut tout aussi fragile, quelque peu dévastateur, incertain. Tels des funambules, nous tenons tous en apesanteur, en équilibre sur le fil rouge de la passion incandescente. Aussi forte fusse-t-elle, alors que nous savons, plus que la nécessité, que la chute peut se montrer fatale, violente, des plus déferlantes. Nous mettre sur le bas-côté... Glisser dans ce trou noir et béant. À jamais. L'amour, c'est beau, oui, mais ça nous montre également, que nous sommes tous des idiots balafrés. On fonce tête baissée dans la mêlée... On sait pertinemment qu'après avoir mis son doigt dans l'engrenage, c'est à nos risques et périls... Pourtant, on s'autorise à le faire, à dépasser la ligne. Le caprice complique du destin, de l'adrénaline... Toi-même, bien plus souvent que tu n'osais te l'avouer, tu ne demeurais guère triomphante de ton existence salvatrice... Tu t'étais paré à rester méfiante face à l'adversité qui t'incombait, te menaçais de t'y noyais. Désillusions néfastes, permanentes, ton joli conte de fée que tu partageais aux côtés de ton cher Montgomery s'était voulu bien plus âpres, abrupts, amers... Bien plus que tu n'avais pusse y songer. Te laissant un goût d'inachevé... La réalité reprenant ses droits sur l'imaginaire... Un ballon noir, que ta moitié t'avait vendu, te clouant inéluctablement les pieds. Tirant les ficelles, amusé. Tu étais la victime constante, tant rêvait, tourmentée de ce dernier... L'espoir inassouvi de le quitter, fuir à sa vue indignée, empourprée, t'as mainte fois pousser à t'exécuter. Mais tu en as parfaitement conscience, aussi, qu'il te le ferait davantage regretter. Et qu'au fond de ton être, de ta frêle silhouette, tu ne pourrais réellement l'y réchapper. Tant que tu n'avais les moyens, tout du moins, financiers, pour te le permettre, l'envisager... Il y aurait la procédure de divorce, ton futur logement à trouver, en toute priorité, les nombreux soins médicaux de ta pauvre mère à régler, à gérer. Tout croulerait sur les ponts gelés... Ce serait pratiquement à devenir fou à lier... Point impossible, certes, mais en ces lugubres moments, tu n'avais guère d'autres choix que d'y céder, de supporter la colère noire, foudroyante de Montgomery, qui n'était coupé que par ta respiration saccadée. Sciemment ou non, si tu arrivais à tenir le coup, encore en cet instant, c'est parce qu'il y avait bel et bien ta profession dans laquelle tu t'épanouissais comme jamais, que tu avais quelques loisirs et occupations. Des personnes qui t'importaient, bien plus que la nécessité. Que tu voulais protéger, envers et contre tous, contre vents et marées. Comme ta belle et tendre cousine, aussi, envers qui tu vouais une tendresse, un respect éternel, que tu désirais de toute ton âme meurtrie, choyée, préservée. Quoi qu'il advienne... Ce n'était là un scoop, une nouveauté, tu répondrais toujours présente, pour ta pétillante, parfaite Tiffany. De jour, comme de nuit. Tu ferais tout, pour elle - même à cacher un mort, si elle te le demandait... Il y demeurait, également, ton séduisant, charmant, parfait ex-garde du corps : Clark. Ce magnifique, romantique, attentionné apollon à la carrure magnifiquement élancée, imposante, musclée, dont tu nourrissais à chaque minute au demeurant, des sentiments inavoués, ébahis de cette violence invétérée, que tu devais contenir, maîtriser, bien plus que la nécessité... Lutter de tes maigres forces, à mesure que la raison te fuit, sans ambages, le moindre détour. Te poussant à le désirer, le vouloir à toi toute seule, en entier. Tout comme tu souhaites ardemment, follement, en faire de même, à son égard. Son bonheur, tu voulais le lui donner, lui faire partager. Qu'il prenne ton âme pour la mettre au supplice, néanmoins que tu étais condamnée, liée à un autre, qu'au fil des âges du temps écoulés, égrenaient, tu avais appris, bien malgré toi à craindre, à mépriser, bien que tu dusses jouer éternellement cette sombre tocade qui ferait courir à ta perte... Oui, il y avait lui, ton loyal ami et ta rebelle petite blondinette. Mais l'amour, bon sang... C'est compliqué...


La cuisine. Endroit chaleureux, mythique qui servait de pièce maîtresse, secrète à votre petite réunion familiale, votre duo de choc - la réunion au sommet, comme tu aimais fort bien la qualifier... Sur le ton de l'amusement, à n'en point douter... C'était bel et bien ici, en cet instant empli de douceur, de féerie, que vos sincères émotions, vos relents de sentiments étaient ainsi dont déballer, intimement échanger. Voilà que les compliments se vouaient de mise, de circonstances tout autant. Vous amusant même à vous lancer dans ce match quotidien, quand une occasion de tel s'y présentait. Au fond de ton être, de ta frêle silhouette, cela ne te dérangeait guère, même ! Flatter la magnifique demoiselle, le sang de ton sang, ce n'était jamais pour te déplaire ! Elle le méritait amplement, de surcroit... À tes orbes bleutés, même, tu remarquais, douter qu'au sein de votre famille, on ne puisse le lui retourner tout autant... Non que cela n'en demeure une critique, mais tu te doutais bien, que, par moment, tu osais songer que certaines petites gens, qui débouleraient prochainement en ces lieux, ne pouvaient s'empêcher de s'indigner sur le caractère passionné, enjoué, tempétueux de ta chère blondinette... Comme si le devoir lui incombait de ne guère montrer, plus que la nécessité, ses sentiments, de ne pouvoir mener son existence comme elle l'entendait... Ce qui te faisait souvent serrer les dents d'amertume, pour ta part... Tu n'avais jamais réellement approuvé qu'on puisse la considérer ainsi, lui coller l'étiquette de la petite filoute, le vilain petit canard de la famille... Il y régnait, comme toujours, un certain semblant de supériorité, de démarcation entre cette dernière et toi. Du moins, à leurs égards, c'était un des nombreux exemples balançaient sur la table... Comme si organiser des voyages, ne point trouvait l'homme de sa vie, ne guère fonder sa propre famille... Aimer inéluctablement les sensations fortes, ne point se laisser faire, cela représentait un affront ultime, une étourderie. Une fieffée filouterie, à mesure, que, de ton côté, se présentait aux côtés de ton cher époux, envisager de concevoir un enfant en était toute une fierté... Merde, vous étiez toutes deux majeures et vaccinées, comme on dit ! En ce qui te concernait, jamais tu ne t'abaisserais à juger, réprimander ta charmante Tiffany de la sorte ! Encore moins pour cela ! Vous étiez libres de vos sentiments, de vos choix. Et si c'était tout là le bonheur incontesté qu'elle désirait ardemment, recherchait, c'était bien là tout ce qui comptait, t'importait à ton doux visage pénétrant. Qui serais-tu, au demeurant, pour oser t'y opposer, t'y interposer en maître conquérant, triomphant, qui plus est ? Tu craignais un jour, que ta pétillante, parfaite cousine, coupe les ponts irrémédiablement avec certain d'entre eux... Et toi, c'est drôle d'une certaine manière, mais tu ne déplorerais guère sa décision, dans le fond. « Tu sais qu'on peut y passer un moment comme ça ? » Soulignait dont ta séduisante cousine, d'une voix douce, suave, cristalline. Bien que l'on pouvait aisément déceler une légère pointe d'amusement, il est vrai. Néanmoins, que tu laissais s'échapper un mignon petit rictus, en retour, de tes lèvres légèrement rougies. Certes, elle avait bel et bien raison, si cela ne tenait qu'à toi, tu continuerais dans ta lancée. Vous feriez un magnifique concours de mots tendres. Ce qui demeurait étrange, d'une certaine façon, car pour ta part, généralement, systématiquement, tu te sentais des plus embarrassées, il est vrai, quand on te retournait tant de flatteries. En réalité, tu n'appréciais guère te mettre en valeur, chercher l'attention, auprès de la mélasse foule, tes proches. Tu avais peut-être cet attrait de personnalité de vouloir le faire, pour eux, pour les êtres que tu aimais, t'importait, plus que tout en ce bas monde, que parfois encore, tu méconnais, méprisais, mais jamais tu ne cherchais à te vanter, monter sur tes grands chevaux, comme on dit... À dire vrai, seule ta tendre et sublime Tiff avait ce pouvoir inéluctable de montrer ce respect, cette affection à ton égard, dont tu doutais fortement de mériter tout autant, mais que, sans ménagement, tu acceptais sans rechigner. Si ce n'est l'idée que cela te touchait, bien plus que tu n'osais l'avouer, dans ces minutes égrenaient, coincées dans la stratosphère. À jamais... « Certes, j'en conviens, ma chère, mais que veux-tu ? Tu mérites amplement tous ces compliments ! Puis, si on ne le fait pas, l'une pour l'autre, qui le ferait ? Ça se verrait beaucoup moins classe et amusant, aussi... » Lui retournais-tu, en laissant s'échapper un léger petit éclat de rire mélodieux, qui tintait, délicatement, telle une clochette scintillante. Lui adressant, dans la volée, un petit clin d'œil entendu, attendri, pour le moins amuser de la situation, mais qui se trouvait toujours aussi sincère, qui plus est, avant même que la divine demoiselle, aux cheveux d'un blond magnifiquement cendrés, furibonds, enchaînait votre conversation animée, sur la reprise de son emploi, qui sur le coup, te fisses arborer, sans crier gare, une grise mine. Quelque peu blême, emplis de quiétude certaine, à son égard... Il fallait l'admettre, également, tu étais effrayée, comme une chouette prise dans les phares d'une voiture, d'une sombre cage d'aciers, qu'il ne lui arrive quelques désobligeants méfaits... Après tout, cela faisait déjà une année complète, que ta chère cousine ne s'était attelée, soigneusement, à dorloter, chouchouter les petites quenottes de ces nombreux patients, de ces quelques charmants enfants, qui osaient pénétraient dans le cabinet... Et s'il lui arrivait malheur, qu'elle se sentait, quelque peu, fébrile... Qui prendrait soin d'elle, alors ? « Je ne vais pas reprendre à 100 % dès le départ, ce sera juste un jour sur deux et en demi-journée, pour voir comment je m'en sors et si jamais je ne peux pas, le Dr Reed sera là pour me remettre en arrêt, le temps de la rééducation. Mais, j'ai l'impression de tourner en rond depuis tellement longtemps, que j'ai si hâte de pouvoir à nouveau exercer ! » A ces quelques paroles censées, ces raisonnables arguments plaçaient, tu ne pusses t'empêcher, sur l'instant, de soupirer de soulagement. Il est vrai qu'à l'égard de ta famille, de tes proches, de ta belle cousine, tu ne pouvais faire autrement... L'anxiété, cela pouvait se considérer autant comme une qualité, qu'un défaut chez toi. Pour sûr. Mais, c'était bel et bien plus fort que toi, tout cela... Si tu n'étais certaine que cette charmante, séduisante jeune femme n'allait bien, que tu ne pouvais guère la protéger, de ton côté, tu avais ce sentiment irrépressible, incommensurable de culpabilité... Tu n'aimais point la voir dans une situation aussi incertaine, périlleuse soit-elle... Quoi qu'il en fusse, tu répondras toujours présente. Qu'elle le veuille ou non, par ailleurs... « Hum, moui, je comprends parfaitement ce que c'est, dans ces conditions, ma chérie... C'est vrai qu'un temps, se préserver, prendre le temps qu'il faut pour se rétablir, c'est sympathique dans la mesure où tu peux te permettre de souffler, mais après... Ceci dit, je suis aussi ravie que tu reprennes ! Vraiment, tu me raconteras tout, comment ça se passe pour ce retour en douceur, hein ? Puis, va falloir fêter ça, aussi ! » Lui confessais-tu, enjouée. D'un ton sincère, empli de joie, de tendresse infinie. Souriant, encore et toujours, telle une idiote balafrée, en t'approchant, délicatement, de ta jolie, envoûtante demoiselle, ta tendre cousine, pour l'entourer, le temps de quelques longs instants, seulement, de tes frêles bras, l'étreindre affectueusement. Comme pour la féliciter, lui prouvait que tu étais sincèrement heureuse, enchantée pour elle. « En tout cas, il m'a l'air bien fiable, ce Dr Reed... Non ? » Lui retournais-tu dont, avant même de te marquer d'un léger recul, pour la laisser reprendre son souffle. La toisant, contemplant chaque fin trait délicat de son doux visage envoûtant, pénétrant, d'une nature qui se voulait beaucoup plus sérieuse, désormais. Croisant dont les bras sur ta poitrine, t'appuyant légèrement contre l'un des comptoirs présents, néanmoins que ta belle cousine continuait dans sa lancée. Comme pour te rassurer. « Je te le promets, Ivy, et tu sais que je ne trahis jamais une promesse. » Certes, elle avait parfaitement raison. Il est vrai que depuis le temps que vous vous connaissiez, que vous vous retrouviez, depuis maintes années, tu te savais pertinemment, que, quand ta tendre Tiffany te faisait une promesse, elle l'a respectée, quoi qu'il advienne. Et cela, tu devais te l'admettre, non seulement, la quiétude à son égard, s'envoler irrévocablement, telles les feuilles craquelées, virevoltant inlassablement, se laissant aller par la brise gelée... Mais aussi, tu appréciais le fait que cette dernière s'y engageait, ne briser le sceau de votre confiance mutuelle. Rares étaient les petites gens ; point même certain de tes proches, il est vrai, reconnaissait tenir ses engagements... Et dépendamment de la situation, cela avait tendance, parfois, à t'agacer, te contrarier, plus que la nécessité... Comme le dit, bel et bien, souvent ton cher mari : on ne peut faire confiance qu'à soi-même... Cela démontrait bien son caractère impétueux, irascible, également, et te faisait prendre conscience de bien de choses - au risque de te montrer on ne peut plus rabat-joie, gentiment paranoïaque, ou même, désœuvrée... Oui, tu demeurais pathétique, aussi, tu le confessais... « En effet, tu as parfaitement raison, ma chère Tiffany. C'est vrai que tu n'as jamais rompu une seule promesse. Et pour cela, je t'adore, t'admire davantage, parce que, faut le reconnaître, même avec de bonnes intentions, certains sont parfois incapables de les tenir, hélas... » Lui confessais-tu sans ambages, sans le moindre détour, tandis que cette dernière t'avait arraché de ta torpeur, à mesure que tu te fendis d'un tendre petit rictus respectueux. Bien qu'il s'évanouissait presque aussitôt, quand tu prisses conscience de tes paroles... Merde, c'était bien malin d'avoir sorti cela, sur-le-champ... Cela laissait à songer, d'une certaine manière, que tu étais emplie de déception certaine, d'amères illusions permanentes, qui t'avaient enveloppé, consumer. Mis sur le bas-côté... Oui, bien malgré toi, tu avais fait allusion à ta dite, douce et tendre moitié... L'occasion était des moindres que tu réussisses à le faire changer d'avis, à l'amener, l'intégrer ici, au sein de ton aimante famille soudée - la seule qui te restait, entre autre... Tu te sentais idiote, dans le fond, d'avoir balancé ce genre de méfait... Terriblement idiote... Et d'autant plus embarrassée, qui plus est... « Ne crois pas que j'ai dit cela, parce que je le prends personnellement ou parce que je connais bien cela, c'est simplement que cela se passe ainsi, généralement... Avec tout le monde, j'imagine... » Bredouillais-tu, lui soufflais-tu ces mots, presque d'un futile murmure. Naturellement... Ta charmante, sublime, divine cousine avait, hélas, dû bien passer par là, ne serait-ce qu'une fois... Non ? Tu étais bien tentée de te mordre la lèvre inférieure, te retenant même, de te gifler, pour te ressaisir, te remettre de cette étourderie sournoise, ce voile carmin que tu mettais systématiquement sur tes orbes bleutés... Cachant ainsi cette sombre mascarade, derrière le rideau tinté que demeure ton existence salvatrice. O combien destructrice... Certes, tu aurais pusse le lui révéler - lui avouais que vivre aux côtés de Monty, ce n'était, en réalité, le bonheur incontesté... Tu pourrais te délester de ce poids, qui n'était devenu que trop lourd à porter, il est vrai... Mais dans le fond, tu craignais bel et bien qu'il l'apprenne, qu'il le lui fasse que trop regretter d'avoir été mis, ainsi, dans l'étroite confidence... Que tu ne saurais guère comment la protéger de lui - et pire encore, tu te sentais terriblement effrayée, pour ce qu'il te ferait par la suite... Sans nul doute plausible, que tu avais honte, également, d'en parler... Faut dire, ce n'était là un sujet qu'on pouvait aisément glisser, comme un cheveu sur la soupe... Puis, même si quelqu'un le savait... Quel ange tombé du ciel, serait bien capable de t'arracher à tes sombres, tes pénibles tourments ? « Disons que celui que j'aimerais ne pas faire fuir, a tellement peur de l'engagement et des femmes, que j'ai plus de chance de mourir seule, que d'être un jour avec lui. » Te retournait-elle dont, d'un soupir solennel. Demeurant presque mélancolique, néanmoins, que c'était l'opportunité rêvée pour chasser ces pensées embrouillées, de ton esprit ébranlé, esseulé, à mesure que tu lui adressais, à ton tour, un petit regard attristé, te sentant touchée de sa réaction. Tu ne savais guère si tu lui serais d'une grande aide, hélas... La relation entre ta belle Tiffany et Aaron, tu n'en savais, parfois, que quelques brides... De loin, de toute évidence, aussi - et Aaron, de ton côté, tu ne le connaissais point suffisamment, ne le rencontrait régulièrement, pour donner un avis objectif... Mais pour elle, pour ta tendre cousine, tu tenterais de faire au mieux. D'être à la hauteur de ses espérances. Mais pour cela, tu devrais avoir besoin de pas mal de billes, pour ainsi, l'épauler, la guidée au mieux. « Comment ça, mourir seule ? » Rétorquais-tu, d'une voix qui se voulait un peu trop criarde à ton goût, sur l'instant présent, cependant que tes iris aux couleurs chatoyants s'écarquillaient, se changeant presque en soucoupes. Te sentant, ainsi, des plus intriguées par sa déferlante, troublante révélation. Mais, avant même que la belle, ravissante blondinette, ne daigne s'exécutais, en dire davantage de la situation étroite, dans laquelle, malencontreusement, elle y demeurait, tu te surprisses machinalement à sortir deux petits verres à vin - d'en sortir instantanément, une bouteille, contenant un léger fond de blanc, juste assez pour vous deux, que, dans la volée, tu t'empressais de remplir, telle une barmaid professionnelle, dont le quotidien t'avait fort bien appris les ficelles du métier, avant de le lui tendre, délicatement, en lui adressant un mignon petit rictus, pour le moins réconfortant. Bon, tant qu'on y est, autant se mettre à l'aise, avant l'arrivée impromptue de quelques convives pressés... Non ? « Alors, dis-moi tout, ma chérie... Qu'est-ce qui se passe précisément avec Aaron ? Vous en avez discuté de tout cela ? De vos sentiments, vos craintes ou c'est simplement une raison comme une autre, qu'il t'ait sortie, afin de terminer la conversation ? » L'assenais-tu de ces quelques lancinantes questions, qui te brûlaient les lèvres. La toisant dont tendrement. Te risquant même, à lui effleurer, de tes petits doigts de fées, ses scintillants cheveux ondulés, dégradés, doucement. Comme pour lui insuffler un quelconque réconfort. Au fond de ton être, de ta frêle silhouette, bien que sa relation n'eusse rien de plaisant, tu le consentais... Que, si cela était dans tes moyens, aussi incommensurables fussent-ils, tu l'aiderais du mieux que tu te le pourrais. Car c'est bien là tout ce que tu lui avais juré : de l'épauler, la conseiller. La protéger, envers et contre tous. Contre vents et marées. Quelle que soit l'épreuve à traverser... Ce serait vous deux, à jamais, sans toutefois te prier de la sermonner, la jugeait... De cela, tu ne le ferais jamais... Mais cela fusse sans compter, qu'inconsciemment, ta pétillante, fougueuse cousine, se risquait à tirer sur la corde sensible, dans la foulée - à savoir ton cher mari... Quelle avait été la raison, cette fois, de ne point avoir mis les pieds en ces lieux, pour cette fin d'année ? De ne guère avoir mis du sien, de fournir de nombreux efforts, pour se montrer doux, avenant, attentionné... La raison la plus simple avait été de t'avouer qu'il était quelque peu éreinté... Raison suffisante que tu retournais aisément, à ta chère, ta tendre Tiffany. Au reste de la famille. Comme si, évidemment, un joli petit chèque aurait suffi à faire l'affaire, à l'excuser... Naturellement que son comportement, tu l'as déplorée, d'une certaine manière... Mais dans un autre, cela pourrait te permettre d'en profiter, de ces tendres retrouvailles. De ne guère te cachait derrière des sourires crispés, des changes que tu donnais... Parsemé de terreur, de faux-semblants, il est vrai... En cette belle soirée, tu te sentais des plus heureuses, épanouie aux côtés de ta magnifique cousine, de toute votre famille réunie... Si la santé de ta mère n'était aussi fragile, tu aurais été comblée, davantage, de la compter parmi vous. Tu l'aurais tout autant chouchoutée que ta petite demoiselle. Tu le confessais. Hélas... Parfois, la réalité reprend bien ses droits sur l'imaginaire... « C'est fort aimable de sa part, tu lui retourneras mes vœux pour cette nouvelle année également, en espérant le croiser plus régulièrement, à l'avenir. » Consentait-elle à te souffler, d'une voix qui se vouait moins cassante, bien qu'on y décelait toujours cette pointe d'amertume, de froideur apparente, qui te fisse, bien malgré toi, grincer des dents, tel un serpent. Naturellement, que cela t'embarrassait. Bien plus que tu n'osais l'admettre... Tu n'aimais guère qu'il y demeure quelque animosité, quelques conflits invétérés... Mais tu te savais, aussi, pertinemment, qu'on ne pouvait tous s'apprécier... Qu'il faut de tout pour faire un monde, comme on le dit si bien... Toutefois, tu n'aimais, n'approuvais pas cela pour autant... Que l'un deux se sente blessé, froissé, plus que de raison... « Naturellement, ça sera retourné avec plaisir, ma petite puce. Et normalement, si tout va bien, d'ici peu, il devrait avoir quelques semaines de congés. Donc, il devrait se mettre un peu plus dans la partie. » Oui, ça, ce n'était que vérité... Point certaine, toutefois, qu'il devrait consentir à vouloir rendre visite à ta famille, ou encore, ta pauvre cousine... En réalité, tu ne craignais que cette raison, ce ne soit que prétexte pour te mettre plus de pression, que tu n'en subissais déjà... Fonder sa propre famille... Depuis un certain temps, il n'avait plus que cela dans son esprit... Cela en devenait presque une obsession, à dire vrai... Et toi, c'est drôle, mais cela fonctionnait... Tu te sentais encore plus effrayée que son souhait se réalise, bien que tu ne manquais les moments discrets, pour continuer à prendre ta pilule... Périlleux, ambiguë, vous dites ? Non... Point du tout ! « Et toi alors, qu'est-ce que tu racontes de beau ? » Achevait-elle, en se fendant d'un large rictus, qui t'attendrissait, te faisait sourire à ton tour, comme une idiote balafrée. Bien que tu sentisses, également, que c'était aussi, par nervosité. Purée, oui... Il s'en passait des choses dans ta vie ! Digne d'un bel épisode, niais au possible, des « Feux de l'amour. » Ouais, toi, tu étais la petite cruche, qui servait de femme objet... La petite Barbie des temps modernes, demeurant dans sa petite demeure, aux teintes rose bonbon. Vous savez, celle qui fait toute une scène, parce qu'elle veut être avec le magnifique ex-garde du corps, avec ses magnifiques cheveux brillants, parfaitement gominés... Qui se refuse catégoriquement de concevoir un enfant, aux côtés du mari vicieux, violent, qui te tiendrait le bras, pour te retenir, t'embrasser passionnément. Arf, oui... Pardon... Tu ne t'étais que trop emballée... Te devais-tu de lui confesser tout cela ? Sans que ta chère et tendre cousine ne daigne te mépriser, te juger, plus que la nécessité ? Devais-tu lui avouer que tu te sentais éreintée, paumée ? Suffocant dans ces paroisses de verres, ce boudoir qui s'était refermé étroitement sur toi, tel un vulgaire clapier ? Dans le fond, ce n'était guère cela... Que tu ne lui faisais point confiance. Bien au contraire... Mais après tout ce qu'elle avait vécu, subi - et surtout dernièrement, de son côté... Tiffany, avait-elle seulement besoin que tu rajoutes ton grain de sel, lui révèle tout ceci, alors qu'elle tentait de reprendre, bien difficilement, le cours de sa vie normale ? Non, bien sûr que non... Tu ne pouvais te permettre cela... Tous ces sombres secrets, ces peines, ces vils tourments, c'était les tiens... C'était à toi et à toi seule de les porter. Quoi qu'il t'en coûte... « Au risque de te décevoir, ma beauté, il n'y a, hélas, pas grands-choses que je puisse te donner à mettre sous la dent... Les clients affluent, l'entreprise prospère, et j'en suis parfaitement heureuse ainsi... Avec Monty, on essaie d'avoir un enfant... Vraiment rien de bien palpitant, en fait... » Rétorquais-tu, en haussant très légèrement les épaules. Souriant toujours, comme une belle imbécile, tout en passant ta main délicate dans tes cheveux furibonds, blonds comme les blés. Te sentant des plus embarrassées, à n'en guère douter... Bien que tu te mis à froncer les sourcils, d'un air pensif. Quoi que... Cela n'avait rien de bien trépidant non plus, mais tu pouvais, peut-être, lui avouer que tu avais ajouté à ton quotidien, une nouvelle activité... Une qui te sortait un peu de ton lot, tout gentil, tout tranquille... « Quoi que... Je ne sais pas vraiment si cela pourrait t'intéresser, personnellement, mais tout récemment, je me suis mise à la boxe ! » Achevais-tu, à ton tour, d'une voix qui se voulait quelque peu indécise... Comme si tu craignais, en réalité, que cela n'inquiète, ta douce et sublime Tiff. Car oui, il est vrai que, quand on s'engage dans ce genre de conversation, généralement, on pense toujours au ring, au grand combat chargé de coups, de bleus qu'on encaisse, sans nulle cesse... Ce dont on sent irrémédiablement, l'essence même qui colore le sol de son amère odeur de rouille. Ce qui n'était ton cas, pour sûr ! Toi, tu étais encore que novice... Tu commençais simplement à adopter les bons gestes, la bonne position. Tout du moins, pour te défendre... Parce que oui, aussi, tu confessais que tu en avais plus qu'assez, de te faire aisément marcher sur les pieds... Ainsi broyer, par ton cher mari. Ton bon vieux et tendre Montgomery... Et évidemment que tu songeais sur le ton de l'ironie.

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and without you, I'm losing my mind
De cette main, je dissiperai votre tristesse. Votre coupe, jamais ne sera vide, car je serai à jamais votre vin. Avec cette chandelle, j'illuminerai vos pas dans l'obscurité. Par cette alliance, je vous demande d'être mienne.
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