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↳ personnages attendus

Bienvenue à Bowen, petite ville côtière du Nord-Est de l'Australie, abritant moins de 7 000 habitants. Si vous recherchez le calme, la bonne humeur et la joie de vivre, vous serez au paradis. Tous les habitants vous le diront, Bowen est l'endroit idéal pour se ressourcer. Et puis ne vous inquiétez pas pour l'intégration, ici tout le monde se connaît et les habitants adorent accueillir les nouveaux. › suite.

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 My sunshine is a buzz [Sahan]

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MessageSujet: My sunshine is a buzz [Sahan]   My sunshine is a buzz [Sahan] EmptyVen 12 Jan 2024 - 22:55

Le départ de la Belgique s’est fait assez naturellement. Enfin, aussi naturellement que puisse se passer un déménagement en catastrophe, après qu’Ivan soit enfin sortie de prison et se soit mis à enchaîner les épisodes dépressifs. Donc non. Il n’a pas été si naturel que ça en fait le départ des Ollion pour l’Australie. Pourtant, Haksel, elle qui peut se sentir en déroute face à une une marque de céréales différente, n’a pas émis la moindre réserve lorsque la décision de tout fourrer dans des valises et de sauter dans le premier avion a été prise. Elle a juste suivie le mouvement, rangeant religieusement les affaires essentielles à leur voyage sans retour, laissant le reste derrière, ce qui n’avait pas d’odeur particulière, ni d’importance quelconque. Le bazar, le fouillis, ce qui encombre l’espace et la tête, c’était bien le moment de les laisser derrière. A la poubelle. Celle qu’on ouvre avec le pied. Ou une automatique à la limite. On devrait pas avoir à toucher le couvercle d’une poubelle. Bref. Ils sont partis loin de toute cette merde. Ils sont partis pour Ivan. Et ça. Ca, ça justifie toute cette folie. Traverser l’océan Indien. Parcourir 14 883 km. Pour Ivan. Y a rien de trop grand (et puis ça rime.)

Et puis c’est fou cette nouvelle vie. Ca galvanise toute cette nouveauté. Ca cache les peurs, ça étouffe les angoisses, garde les questions à distance et la tristesse latente. Et il y en a des choses qui se sont passées ces dernières semaines. Tellement chargées, bourrées de vie, d’espoir, qu’elles ont frôlé la vitesse de la lumière. Les ruches, sa caravane, la troupe, l’atelier. Tout ça. Bha tout ça c’est bien beau, mais quand la nouveauté retombe, c’est là que la peur, les grandes questions, le mal du pays et toutes ces joyeusetés pointent le bout de leur truffe. Et bordel, c’est quoi ces frites insipides dont tout le monde semble se satisfaire dans ce pays ? Y a de quoi prendre immédiatement un billet retour.

Haksel, ce matin, elle s’est réveillée dans cette humeur un peu grise. C’est pas quelque chose qu’elle aime, parce qu’elle ne sait pas quoi faire de ce qu’elle ressent. C’est juste là. Posé dans sa tête. Et ça bouge pas. C’est tenace et foutrement incompréhensible. Ca pourrait presque la faire paniquer, de s’enfermer dans sa tête, d’pas réussir à mettre de mot sur ce qu’elle y voit. Parce que c’est difficile de mettre des mots quand les mots eux-mêmes n’apparaissent pas comme les plus fidèles des alliés. Elle se sent lourde, elle sent qu’c’est son âme qui est lourde, qui n’veux pas se réveiller ce matin, qui lui murmure qu’elle serait bien au fond de son lit. Mais c’est le jour. Le jour, c’est pas pour être dans un lit. Alors l’idée même de pouvoir l’envisager, ça a fait monter son angoisse d’un cran. Ok, stop à l’escalade de l’angoisse.

Pas envie de prendre un petit-déjeuner. Mais il faut en prendre un. C’est dans la chronologie du matin. Faut pas trop y déroger, surtout quand on commence la journée avec un moral aussi bancal. Mais elle ne va pas jouer les affamées, plutôt les petites moineaux. Une gorgée de jus d’orange. Une poignée de céréales. Elle mangera mieux plus tard. Quand elle sera mieux lunées. Elle traine ce nuage au-dessus de sa tête, jusque dans la salle de bain, où elle se passe le visage à l’eau fraîche, avec peut-être l’infime espoir que cela éclaircisse un peu sa journée. Non. C’est loupé. Elle soupire, plus agacée que réellement désespérée. Quel ennui toutes ces émotions insondables. Elle s’extirpe de la maison familiale, silencieusement, inutile de réveiller toute la maisonnée et de risquer des questions insolubles concernant sa mine fermée et les mauvaises ondes qui doivent largement émaner de toute son âme.

Après un rapide passage dans son atelier (qui finira, d’ici peu, par devenir sa résidence principale), elle balance un sac, chargé d’un joyeux bordel artistique, en travers de son buste, défaillant légèrement sous son poids. Et elle sillonne le quartier, filant sur sa trottinette éléctrique, le casque glissant parfois dangereusement sur ses yeux et le moral glissant lui aussi assez dangereusement vers les abysses. “Ce n’est pas un état normal. Je veux retrouver le soleil.” Pourtant il est là le soleil, bien levé depuis quelques heures, mais ses rayons n’atteignent pas même un seul recoin de son coeur. Elle hésite, un instant, à virée de bord pour aller se réfugier chez Ivanwë, se perdre dans son bric-à-brac et décrypter ses plans loufoques qui ne resteront, pour quelques uns, que des esquisses sur un papier. Ca c’est rassurant. Pas pour le commun des mortels, mais pour elle, c’est un refuge. Elle crispe les mains sur son guidon, elle pourrait, mais elle ne sait pas si elle en a vraiment envie. Cette indécision, c’est insupportable.

Ses pérégrinations, qui lui ont fait faire des tours et des détours, l’ont finalement emmené jusqu’au jardin botanique. La bouche tordue en une mine sceptique, elle observe les possibilités que lui offrent les sentiers arborés. C’est magnifique mais son esprit saturé n’est pas en état de percevoir la beauté. Elle a laissé tomber sa trottinette d’un côté, son sac de l’autre. Elle aurait presque envie de pleurer. Puis elle aperçoit, là, bourdonnant activement, quelques abeilles butineuses. Cette vision lui allège un tant soit peu l’esprit, lui donne la force de remettre son sac sur les épaules et de ramasser son bolide. Elle pense au miel. A son odeur. A son travail dans les ruches. Et elle sent enfin comme un reflux dans son esprit. Peut-être maintenant perçoit-elle enfin l’éclat magenta d’un bosquet fleuri…

Assise en tailleur à même l’herbe, protégée par les ramures fournies d’un arbre, la petite blonde a étalé son matériel de création devant elle. C’est ça qui lui permet vraiment de se recentrer, de faire taire toutes les alertes de son cerveau qui n’assourdissent qu’elle. Ses lunettes grossissantes de bijoutier chaussées sur le nez, elle peint soigneusement la tête de renard de sa dernière marionnette créée. Elle se sent ailleurs, sereine mais…il y a cette sensation désagréable entre ses omoplates. Cette sensation qui picote. Cette sensation qu’elle connait…et qu’elle n’aime pas beaucoup. Quelqu’un, quelque part, la regarde. Elle se redresse et balaye lentement les alentours de son regard de chouette. Tiens…voilà le coupable. Elle cligne plusieurs fois des yeux, mutique, qu’est-ce qu’aurait fait Ivan dans cette situation ? “Hé ! Heu…” Mince, c’était bien partie. Elle remonte ses lunettes grossissantes sur son front. “ Tu me griffonnes espèce de griffonneur?” Qu’elle finit par lui lancer d’une voix forte en le pointant de l’index.
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bowenien
Sahan Kwon
Sahan Kwon
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STATUT : célibataire, mot qui heurte la gorge dès qu'il le prononce parce que son visage est l'unique qui s'affiche derrière ses paupières. célibat qu'il traîne comme un boulet à ses pieds, celui de n'avoir voulu voulu en faire qu'à sa tête. regrets amers impossibles à oublier.

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⇢ à propos de moi
: danse dans les hauteurs ou les pieds sur terre. ‹ la tête dans les étoiles, le cœur en berne. ‹ sourires devenus éphémères pour l’être perdu. ‹ couleurs qui s’étirent sur les toiles, rouge, blanc, noir, gris. teintes qui abîment. ‹ mains égratignées par toutes ces fleurs à arranger, mais ça plaît. ça permet d’oublier un peu. ‹ vieux démons d’antan, quelques mois auparavant ; la drogue pour amant. ‹ le regard perçant, la facilité à croire qu’il juge alors qu’il s’interroge. ‹ l’anglais appris par lui. ‹ tendresse perdue au cœur d’une famille dispersée par le trop. ‹ miroir couvert pour ne plus voir ce reflet disgracieux à ses yeux. ‹ sens de la mode accrue, les habits de marque et les bijoux. ‹ un an et demi à servir le pays, les nuances au creux des pupilles ont changé. ‹ quelques lettres jamais postées. ‹ nom trop grand, trop puissant, sur les épaules d’un enfant. ‹ et maintenant ? ‹
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MessageSujet: Re: My sunshine is a buzz [Sahan]   My sunshine is a buzz [Sahan] EmptyDim 18 Fév 2024 - 15:51

(outfit) les souvenirs sont puissants. ils assaillent l'être lorsque les choses ont été si différentes ; si compliquées. et même si aujourd'hui ça va mieux, il demeure des jours où le passé refait surface d'une amère acidité.
la silhouette debout devant le miroir reflète l'homme qu'il est devenu. près de deux années, maintenant, se sont écoulées depuis qu'il a choisi de faire le service militaire obligatoire en corée. deux ans que leur histoire a été terminée. et quelques mois qu'il est revenu le chercher. ici. à l'autre bout de la planète.
sahan se rappellera sans cesse de la lettre trouvée dans ses affaires, dans l'absence de tout le reste, au coeur d'un appartement à moitié vide. tout comme son coeur. le temps s'est étiré, implacable et imbattable - la vie continue sa course effrénée. à quoi bon tenter de s'y opposer ? lutter ne l'a guère aidé.
une main recoiffe sa chevelure brune qui a bien repoussée depuis qu'il s'est rasé. l'autre saisit son sac où il termine d'y enfouir de quoi dessiner. le besoin de se ressourcer se fait sentir. prendre l'air. tenter de découvrir de nouveaux endroits dans une ville où il n'a appris que la langue. du mieux qu'il l'a pu.
sahan ne travaille pas à la fleuristerie aujourd'hui. il se mêle aux badauds dans les rues, jette un regard ici, ou là. note quelques adresses en se disant pour une prochaine fois. parce qu'il ne compte pas encore retourner en corée. il ignore même s'il y reviendra habiter. ils n'en ont pas parlé, leioh et lui. c'est trop tôt.

une heure s'échappe avant qu'il ne finisse avec un certain naturel dans le jardin botanique. aux creux de ses paumes, ça chatouille. le nez levé vers les arbres ou pendu à ses pieds, il perd ses prunelles brunes dans la diversité de la faune et de la flore environnante. le calme et la sérénité qui se dégagent de cet endroit lui plaisent aussitôt et il n'est pas long à trouver un banc sur lequel s'installer.
assis en tailleur, il déballe quelques-unes de ses affaires afin de débuter un croquis. il s'inspire avec aisance de tout ce qui l'entoure, faisant tout à coup le vide à l'intérieur de lui-même. c'est certainement pour cette raison que le jeune homme a choisi de suivre son coeur plutôt que l'avis de sa famille : fleuriste, ce n'est pas un métier pour toi. ah bon ? pourtant, sahan croit qu'il ne peut pas être plus comblé qu'en se perdant des heures durant dans la confection de bouquets.
les fleurs ont toujours tenu une place particulièrement au sein de son coeur sans qu'il ne puisse en retracer le chemin.
le temps poursuit sa course et sahan griffonne encore et encore. des ratures, il recommence. parfois, il ajoute une idée de couleur. ces dernières reprennent peu à peu de la place sur ses dessins.

et puis, un peu plus tard, c'est la présence d'une jeune femme installée sous un arbre qui attire son attention. que fait-elle avec ces lunettes ? manipule-t-elle des poupées ? est-elle en train d'en fabriquer ? mais au-delà de la curiosité qui s'éprend de lui, sahan aime l'image qu'elle renvoie. alors c'est ce qu'il commence à crayonner durant plusieurs minutes. il ne s'aperçoit même pas qu'il n'est pas discret, ne cherchant pas particulièrement à l'être non plus en réalité.
néanmoins, elle finit par relever le visage et le remarquer. elle l'interpelle, lui dit autre chose qu'il ne comprend pas pourtant elle le montre du doigt. sur le coup, pris sur le fait, il se bloque, bien qu'il ne puisse guère se fondre dans le banc.
- ah ! désolé !
il s'exclame d'un anglais hésitant avant de ranger ses affaires dans son sac et de s'approcher avec son carnet en mains. à sa hauteur, il s'accroupit et tourne le cahier vers elle afin qu'elle puisse découvrir ce qu'il était en train de faire. gêné, il glisse son autre main derrière sa nuque.
- je ne voulais pas te mettre mal à l'aise... j'aime bien dessiner le beau.
du moins, ce qui l'est à ses yeux.
- qu'est-ce que tu fais ?
ça s'échappe. c'est naturel. et c'est probablement la première fois que ça l'est depuis longtemps.

@Haksel Ollion

__________________________

-- I fell apart, burnt to the ground got nothing but ashes in my eyes. It's black and cold as night, I wish I was there with you by your side. I don't know if I can sleep well tonight.
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