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↳ les scénarios attendus

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 I've waited a hundred years, but I'd wait a million more for you + Emersen ♡

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Alba Jensen
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MessageSujet: Re: I've waited a hundred years, but I'd wait a million more for you + Emersen ♡   I've waited a hundred years, but I'd wait a million more for you + Emersen ♡ - Page 2 EmptyLun 10 Juil 2023 - 23:06

Léo revenait toujours dans l’esprit d’Alba. Sans cesse, il apparaissait dans ces rêves, la ramenait quelques années en arrière dans l’ambiance chaude de la Thaïlande, là où ils vivaient principalement nu ou en petite tenue. Elle avait détesté ces retrouvailles presque forcées, rendant Léo imbuvable. Il lui avait fallu une nuit à Alba pour comprendre la mascarade et le laisser reprendre le large, loin d’elle. Léo il était la tempête dans la vie d’Alba, un tsunami qui dégommait tout sur son passage, et depuis Alba elle n’arrivait pas à l’oublier. Il ne suffisait que de quelques heures d’avion pour le retrouver, mais elle le détestait de lui avoir fait subir toutes ces peines. Samson essayait de raviver la flamme entre sa belle et lui, lui susurrant des je t’aime à sens unique à son oreille. Mais elle ne lui avait dit qu’une fois, devant témoin, le pire des témoins, celui qui n’avait jamais eu le droit à ces mots. Il était partit trop tôt, prenant la fuite quand Alba voulait retourner en Australie avec lui. Pendant des mois, elle s’était imaginée une vie à ses côtés, faites de voyages, de paysages à couper le souffle, de photographie et quelques retours sur la terre natale pour rassurer tout le monde. Mais il avait gâché cet espoir Léo en fuyant. Alba avait refait son sac, emportant avec elle ses deux pères. Il lui fallait un souffle nouveau, une issue de secours pour respirer un peu mieux, parce que tout l’étouffait. Samson connaissait cette frénésie de voyage qu’il partageait un peu avec elle, mais l’espagnol commençait à se plaire à Brisbane troquant petit à petit sa vie de nomade pour une vie sédentaire. Alors qu’Alba, elle restait cette jeune femme libre que le monde appelait, les rencontres l’enivraient, l’aventure la faisait vibrer. Brisbane était devenue une sorte de prison, l’enfermant un peu plus dans le couple qu’elle était en train de construire. Au Danemark, elle renouait avec ses racines adoptives, profitant du frais pour profiter des longues marches appareil en main. Les dîners familiaux lui faisaient du bien, lui rappelant qu’il y avait des personnes qui l’aimaient dans ce monde. Ses pères lui auraient tout donner pour qu’elle soit heureuse, son cousin n’avait pas encore rencontré la tempête Freja qui détruirait tout sur son passage. Finalement, la vie était presque belle, mais il lui manquait quelque chose à Alba. Elle vit cette image de Léo à ses côtés, partageant avec lui ce bonheur simple. Cette pensée suffit à lui donner la nausée, se sentant mal vis-à-vis de Samson. Elle se rendait compte qu’avec l’espagnol ça ne pourrait plus durer, il y avait l’ombre d’Emerson qui planait au-dessus d’eux à présent. A chaque qu’elle se perdait dans ses pensées, Samson se demandait si elle pensait à lui ou à son amant terrible. Alors elle lui avait demandé de ne pas venir la chercher, il fallait qu’elle réfléchisse dans son appartement qu’elle avait finalement gardé. Sans l’arrivée de Léo il y a quelques mois, elle aurait peut-être déménagé, se retrouvant à vivre avec l’espagnol. Aujourd’hui, elle voulait garder cette indépendance. Mais Léo se trouvait devant chez elle. Pendant quelques instants elle perdait son souffle, lui répondant aussi simplement que son bonsoir. Ce n’était pas un rêve, il était revenu vers elle, dans cette ville alors qu’il était presque devenu une personne non grata depuis cette fameuse soirée chez Samson. Est-ce que l’espagnol le savait ici ? Puis finalement, ce n’était pas son problème à Alba si Samson avait cette insécurité. Il n’y pouvait rien si la jolie blonde ne pouvait s’empêcher de penser à Léo. Elle regardait vite fait sa valise. « J’étais au Danemark. » Ils en avaient parlé un peu des origines de la blonde, de son adoption, de tout ce qu’elle ressentait vis-à-vis de ça. Peut-être avait-il tout oublié Léo, parce que parfois elle doutait encore la sincérité du photographe. C’était cette maudite confiance en elle qui pensait ça, estimant qu’elle n’était pas assez bien pour lui. Elle haussait les sourcils à sa réponse. « Et tu t’es dis qu’après ça serait bien de venir chez moi ? » Alba riait presque, se rendant compte du ridicule de cette scène. En deux mois, elle avait eu le temps de penser à eux, à ses émotions et sa rancœur. Elle ne voulait pas passer sa vie à lui en vouloir, à regretter de ne plus le voir. Alba s’était promis de ne pas le contacter, mais de le laisser revenir s’expliquer s’il ressentait le besoin. « On ne va pas rester là, viens ! » Disait-elle tout simplement, ouvrant la porte de chez elle pour faire monter son ex dans son havre de paix. Son appartement était à son image, avec des matériaux assez simple et le beige dominant l’espace. Il y avait son matériel de photo un peu partout, enfin ce qu’elle n’avait pas prit pour voyager. Il y avait des cadres un peu partout, adepte de l’art en général, dans une autre vie Alba se serait plus en galériste. Travailler avec des artistes lui aurai plu, ça lui aurait permis de développer son sens critique, inviter des tas de personnes pour parler d’art, un milieu très élitiste mais qui ouvrait la réflexion sur le monde et le beau. Elle déposait sa valise dans la chambre qui longeait la terrasse, puis revenait vers Emerson. C’était étrange de le voir dans cet univers, son chez elle, eux qui n’avaient partagé que des moments dans les hôtels et les chambres chez l’habitant. « Tu veux boire quoi ? » Demandait-elle. Alba elle n’allait clairement pas lancer le sujet, c’était lui qui était venu chez elle. Sa promesse tenait toujours, elle serait capable d’accueillir ce qu’il avait à dire, mais ce n’était pas à elle de débuter cette conversation. Son portable vibrait, affichant le nom de son copain. Alba retournait le téléphone, ne songeant pas à répondre à Samson qui attendait son appel pour l’avertir qu’elle était bien arrivée. A la place elle sondait Léo.

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: Il a un fils, Jonah, de 5 ans, il s'est séparé de sa mère, Alba, avant sa naissance. ‹ il part régulièrement aux quatre coins du monde pour son travail ‹ il est passionné par le dessin, la peinture et la photo depuis tout petit, c'est la photo qui es devenu son métier ‹ il aime les gens, profondément, le contact humain, les rencontres ‹ il a déjà pris part à plusieurs projets humanitaires et tente de faire un voyage par an dans ce but ‹ il voyage un peu moins depuis qu'il a son fils, ça lui manque mais c'est un choix pour rester proche de lui ‹ il aime quitter Bowen mais aussi y revenir, il y trouve ses racines, ses plus proches amis, sa famille et ses repères ‹ il a horreur des soirées de galas et autre mondanités mais y assiste par correction envers sa famille, il a une vraie dent contre le Maire ‹ il est cinéphile ‹ il ne connait pas le rasoir et prend grand soin de sa barbe ‹ il est mauvais dans ses relations avec les filles, doué pour les séduire, il a un don pour tout gâcher et perdre les seules qui pourraient compter ‹ il n'est pas matérialiste, il pourrait vivre dans le luxe, il pourrait tout avoir, mais ça ne l'intéresse pas, il aime consommer de façon raisonnée ‹ il est plus ou moins sportif, ça dépend des moments mais il a un abonnement à la salle de sport, il lui arrive de courir sur la plage et il se débrouille en surf, il est fan de rugby, supporter de l’équipe locale ‹ il cuisine, il est gourmand et aime goûter les plats de différents pays ‹ il ne se considère pas comme fumeur mais il ne refuse jamais une clope surtout en soirée ‹ il est amateur de bons whiskys
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MessageSujet: Re: I've waited a hundred years, but I'd wait a million more for you + Emersen ♡   I've waited a hundred years, but I'd wait a million more for you + Emersen ♡ - Page 2 EmptyMer 12 Juil 2023 - 17:33

Il n’avait jamais rien oublié. S’il avait feint l’indifférence quelques mois plus tôt, il se souvenait pourtant de tout. De la carte de son corps, de son parfum, de sa façon de se brosser les cheveux, du dosage qu’elle préférait pour le café, de l’intonation de sa voix quand elle n’était pas rassurée, du goût de sa peau mélangé à l’eau salée. C’était comme un fardeau, parce qu’y repenser c’était comme réveiller de trop beaux souvenirs, comme regarder ses conneries bien en face, alors qu’il préférait faire l’autruche. Et parmi tout ça, le plus douloureux était peut-être de se souvenir de son histoire. Alba l’avait touché en plein cœur, de son abandon à son adoption par ses parents, en passant inévitablement par ce sentiment d’abandon qui ne la quittait jamais, la blonde avait peur, à juste titre, c’était presque marqué dans son ADN. Et lui, Léo, qui l’avait laissé s’attacher durant des mois, qui n’avait jamais rien promis mais qui l’avait laissé tomber amoureuse, avant de partir comme un voleur, emportant avec lui toute la confiance qu’elle avait osée lui donner. Il s’en était terriblement voulu, il s’en voulait encore, il savait qu’elle n’aurait plus jamais foi en lui, alors autant terminer le travail. Depuis cette soirée de juin Emerson savait qu’il l’avait totalement perdue, il avait tout fait pour, depuis il morflait il se composait un sourire pour que personne ne le voit et en avant ! Seulement plus rien n’avait la même saveur, ce n’était plus pareil de vivre tous les jours en sachant qu’Alba était à Brisbane. Léo, éternel insatisfait, il avait une vie de rêve, il possédait tout ce dont on pouvait rêver, le job parfait, la maison les pieds dans l’eau, le compte en banque dont il ne se soucierait jamais, une femme extraordinaire à ses côtés. Il était jeune, il était en pleine santé mais non, rien de tout ça ne comptait quand ses pensées le ramenaient à Alba, il l’avait dans la peau depuis le tout premier soir. Alors il composait, oui, il se construisait une vie dont elle ne faisait pas partie, comme il le faisait depuis plus de trois ans déjà, seulement depuis quelques mois ça sonnait faux, ce mariage qu’il préparait n’avait aucun sens, au fond de lui il savait qu’il allait droit dans le mur, mais tant qu’il ne se l’était pas encor pris, le mur, alors il continuait de foncer tête baissée. D’ici quelques mois il promettrait d’aimer Grace jusqu’à ce que la mort les sépare devant un dieu auquel il ne croyait pas, en la regardant dans les yeux, il lui mentirait à elle, il se mentirait à lui-même et quand il y pensait il se dégoutait davantage. Pourtant que faire ? Il avait beau chercher une solution, savoir qu’il y en avait une, oui, il pourrait prendre son courage, celui qu’il n’avait jamais possédé quand il s’agissait d’amour, et la quitter. Mais il n’arrivait pas à s’y résoudre, parce que le fait qu’Alba lui manque et qu’il pense à elle constamment ne voulait pas dire qu’il n’y avait plus d’amour entre Grace et lui et c’était cette vérité qui le poussait à continuer, cette femme il l’aimait aussi, avec tellement de tendresse et de douceur, qu’il ne pouvait pas s’imaginer tout arrêter. Alors il se martelait que Jensen n’était qu’un caprice, qu’ils étaient mieux l’un sans l’autre, qu’il y avait déjà eu trop de dégâts, qu’avec le temps ça passerait. Tout passe avec le temps. Cette nuit il sentait qu’il craquait, qu’il faisait une connerie, c’était une folie que de la chercher et de se rendre chez elle. Autant, dans les vapeurs d’alcool, il espérait qu’elle soit là, autant il vaudrait mieux qu’elle n’y soit pas. L’ange et le démon sur ses épaules se livraient à une bataille féroce alors qu’il battait le bitume. Et d’un coup elle fut là, elle s’avançait vers lui, incrédule, hésitante. Léo aurait tout donné pour la prendre dans ses bras, pour lui répéter mille pardons jusqu’à ce qu’elle l’excuse. Il aurait voulu qu’elle comprenne à quel point il regrettait ses multiples comportements défaillants et lui avouer combien il l’aimait, qu’il l’aimait déjà là-bas et que le temps n'y avait rien changé. Mais au lieu de tout ça il bredouillait, maladroitement, il restait planté là, comme le benêt qu’il était dans les situations dérangeantes. Elle revenait du Danemark, il sourit pour toute réponse, c’aurait été déplacé de lui demander comment allait sa famille, après tout il ne la connaissait pas, bien qu’il en eu l’impression, à l’époque, quand elle lui en parlait. Dans une autre vie peut-être qu’il aurait pu les rencontrer et même s’en faire apprécier. Peut-être. Au lieu de songer à ce qui était impossible il justifia bien mal sa venue jusqu’ici, ce à quoi elle répondit avec une ironie qui arracha un sourire à son ancien amant. J’ai pas tellement réfléchi je crois. Elle était au courant que Léo était un instinctif, il agissait et se posait des questions après. Et avec quelques verres dans le nez c’était encore pire. Il la suivit docilement, découvrant son univers pour la première fois. Il se sentit voyeur, comme s’il n’avait pas le droit d’être là, il n’était pas à l’aise et ça se voyait dans sa démarche trop rigide.  Il l’observa se diriger vers une pièce pour y déposer ses bagages avant de revenir vers lui. Une bière, si tu as. Le téléphone d’Alba vibra, il ne fallu pas longtemps à Léo pour comprendre que c’était Samson, la tension monta encore d’un cran. Tu peux répondre, il va s’inquiéter. Le photographe connaissait son ami, il était impatient, si Alba ne répondait pas il serait capable de débarquer pour s’assurer qu’elle était rentrée. Quant à lui, il n’était pas à sa place ici, il le savait. J’ai trop bu ce soir, j’aurais pas dû venir ici, monter avec toi. La vérité c’est que c’était une torture pour lui d’être là, face à elle, d’affronter son regard et d’entrer dans son univers.

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"Is that alright ?"
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Dernière édition par Léo Emerson le Jeu 13 Juil 2023 - 16:51, édité 1 fois
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MessageSujet: Re: I've waited a hundred years, but I'd wait a million more for you + Emersen ♡   I've waited a hundred years, but I'd wait a million more for you + Emersen ♡ - Page 2 EmptyMer 12 Juil 2023 - 23:26

Elle se revoyait Alba, quelques années en arrière avec Léo dans son lit. Ces trois dernières années, elle avait beaucoup pensé à lui, surtout la première année. Elle avait espéré qu’il revienne vers elle, regrettant son départ et implorant son pardon. A cette époque, elle lui aurait pardonné Alba, sans hésiter parce que l’amour qu’elle lui portait était déraisonnable. Elle en avait connu des romances de voyage, celles qui faisaient vibrer et ramenaient dans une réalité tout autre. Loin du quotidien, les voyages permettaient les rencontres, les confidences parce que les personnes on ne les revoyait plus après. Alba se disait aimer les gens, pansexuelle elle préférait l’alchimie des deux personnes plutôt que son genre. Ça lui avait permis de découvrir la douceur des femmes, la sensibilité cachée des hommes, l’assurance des femmes, le courage des hommes. Chaque personne était singulière apportant à chaque fois un regard neuf dans la vie de la photographe. Mais elle acceptait la séparation parce qu’au fond elle savait que d’autres rencontres allaient arriver et l’animer. Léo fut l’exception. Pendant une année, Alba ne ressentait pas le besoin de faire des rencontres qui changent une vie, parce qu’Emerson il lui changeait sa vie. Il avait ce côté mystérieux et ce deuil à gérer qui le rendait inaccessible. Peut-être que s’il s’était livré comme toutes les autres personnes, Alba aurait fini par disparaitre, préférant la nouveauté. Sauf qu’il était resté, ils avaient continué à se découvrir dans le secret thaïlandais, et les sentiments ne faisaient que grandir. Elle découvrit l’amour Alba, celui qui prend aux trippes et qui enivre le cerveau. Elle n’arrivait pas à réfléchir avec Léo, tout fonctionnait entre eux. Ils avaient cette passion commune, la photographie. Ils avaient ce jardin secret enfoui de peur dont ils avaient du mal à partager. Ils avaient cette alchimie sexuelle irréelle ou chaque soir ils se consumaient du corps de l’autre. L’absence de Léo avait été difficile à encaisser, parce qu’en plus de s’inquiéter elle devait apprendre à gérer cette peine qui l’avait envahit. En le revoyant à Brisbane trois mois plus tôt, les sensations étaient revenues si vite. Le regard perçant du photographe avait embraser Alba, et les mots tranchants avaient réouvert la plaie qui n’était pas encore cicatrisée. Samson il n’était qu’un dommage collatéral de cette passion passée. Les sentiments qu’elle avait pu ressentir pour l’espagnol avaient été réels et sincères. Jamais elle ne lui avait menti, mais il faisait face à une force qu’il ne pouvait pas contrôler. Ces derniers mois, tout fut plus compliqué avec Samson. Il montrait une facette de lui qu’Alba n’appréciait pas. Sa liberté avait toujours été le mantra de sa philosophie. Il n’y avait pas vie belle sans liberté. Il n’y avait que ses envies et son libre arbitre qui la guidait, préférant la foi au monde. Il n’y avait ni dieu, ni horoscope, ni maître au-dessus de la jolie blonde. Sa vie, elle la choisissait, c’était sa réponse à cet abandon forcé. Samson devenait impulsif, en insécurité il demandait sans arrêt des nouvelles d’Alba. Cette jalousie naissante, Alba ne l’aimait pas, comme elle l’avait détesté chez Léo. La confiance devait être le ciment d’une relation, assuré que la personne avec qui on partageait des sentiments seraient fidèles aux règles données en amont. Il n’y avait rien de plus simple pour Alba, et la jalousie c’était quelque chose qui se réglait personnellement. Il y arrivait d’en ressentir de la jalousie, surtout quand elle s’imaginait la vie de Léo. Combien de fois avait-elle imaginé l’australien, main dans la main avec une autre. Cette imagination se rapprochait de cette réalité, mais Alba ignorait qu’il s’était engagé Léo. Surtout qu’il était devant chez elle, un peu perdu. Alba elle fut surprise, mais sans l’être vraiment. Elle le connaissait et avait déjà goûter à son impulsivité. Léo c’était un homme d’action, celui qui réfléchissait avant d’agir. Et Alba sur ce coup lui répondait avec les mêmes armes. Ce n’était pas pour rien qu’elle l’avait rejoint dans son hôtel avant de quitter Bangkok avec l’australien pour aller visiter les iles. Sa réponse fit rire la jeune femme. « Tu n’as pas tellement changé sur ça. » Elle faisait référence à toutes ces fois où il avait agi à l’instinct, comme cette danse sur l’océan, cette colère face au surfeur, ces longues promenades colérique après une dispute avec l’australienne. Elle l’invitait à monter, maintenant qu’il avait fait le chemin autant continuer la discussion. Pour la photographe, tout était plutôt clair, elle attendait plus ou moins ses explications. Mais elle ne gardait pas espoir, pas après qu’il ait essayé de saboter leur retrouvaille avec ces mots durs la rabaissant. Elle hochait la tête avant de sortir de son frigo deux cannettes de bière blonde fraîche. Elle lui en tendait une. Il valait mieux boire de la bière que ce rhum qui les avait rapproché. Samson essayait de la joindre, mais Alba elle n’avait pas envie. Léo il comprit qui était l’expéditeur et Alba fronçait les sourcils. « Je n’ai pas besoin de toi pour me dire quoi faire. Il le fait déjà bien assez. » Elle répondait un peu plus froidement. Mais il avait raison, Samson allait s’inquiéter et surement se ramener ici. C’était la dernière qu’Alba voulait. Alors elle lui envoyait un petit message, lui disant qu’elle avait besoin de se reposer. Mais voilà qu’il s’apprêtait à fuir, mettant toute la faute sur l’alcool. « Pourquoi t’es venu ? » Demandait-elle calmement. Il y avait bien une raison, peut-être des remords ou juste des mots durs pour bien faire comprendre à Alba qu’il n’avait jamais eu de sentiments. « Tu sais que Samson te déteste ? Il n’a jamais voulu me dire que vous vous étiez dit quand je suis partie. » En attendant, elle s’ouvrait sa cannette, prenant une grande gorgée pour se donner du courage. Elle ne savait pas ce qui ressortirait de cette conversation, mais Léo allait peut-être lui donner les explications qui l’aideraient à garder qu’un bon souvenir de la Thaïlande.

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MessageSujet: Re: I've waited a hundred years, but I'd wait a million more for you + Emersen ♡   I've waited a hundred years, but I'd wait a million more for you + Emersen ♡ - Page 2 EmptyJeu 13 Juil 2023 - 16:49

C’était épuisant de faire semblant, Léo s’en rendait compte, depuis des mois il avait l’impression de vivre la vie d’un autre, de se forcer à sourire, de jouer une comédie constante. Il ne savait pas bien pourquoi il s’infligeait tout ça mais plus le temps passait plus il s’enfonçait dans ses mensonges. La raison était pourtant simple, il avait toujours été incapable de choisir, lui qui avait toujours tout eu sans avoir à faire d’efforts, la seule chose qui lui échappait finalement c’était l’affectif. A cause de cette mauvaise habitude il avait presque le sentiment qu’il était possible de tout contrôler, sauf qu’en amour ce n’était pas aussi simple, bien au contraire. La société voulait qu’il ne puisse aimer deux personnes en même temps, d’ailleurs lui-même, en bon jaloux et possessif, n’aurait pas supporter de partager la femme qu’il aimait avec un autre. Il devait apprendre à faire des choix. Seulement si dans sa tête c’était plutôt claire, pour ce qui était de son cœur, alors c’était une tout autre affaire, celui-ci n’était pas prêt à lâcher le morceau, lui avait de la place pour Alba et il se foutait totalement de la bienséance, des convenances et de la société, lui il donnait l’illusion à Léo que tout était fade à présent, que rien n’avait de sens si elle n’était pas là. Il l’avait poussé à chercher son adresse alors que sa conscience savait que c’était une connerie. C’était certes facile d’invoquer ce sentiment amoureux qui lui faisait tourner la tête jusqu’à le pousser à la faute, parce qu’il devrait être capable de volonté, il était assez adulte et réfléchi pour ne pas aller jusqu’au bout de ses caprices. Mais si, en définitive, elle était plus qu’un caprice ? Si son esprit s’épuisait à force de lutter, si sa volonté s’amoindrissait il ne restait qu’un homme malheureux qui avait lui seul couru à sa perte. Et sa perte c’était ce soir, dans cette ville qu’il détestait, dans l’appartement de cette femme qui occupait toutes ses pensées depuis trop longtemps. Il avait voulu l’éloigner, tout faire pour qu’elle le déteste lors du vernissage, peut-être avait-il réussi, mais pas une seconde il n’avait pensé qu’il aurait fait ressurgir ses sentiments aussi violement. La blonde se moquait de lui, non, il n’avait pas changé, il était resté le même, irréfléchi, fonceur. Il n’avait pas changé même si elle pensait ne plus le connaître, pourtant l’homme qu’elle avait face à elle n’était pas un tel étranger au fond, il avait simplement fait de mauvais choix. Ce soir il n’y aurait pas de rhum, pas de musique ni de danse non plus. Ce soir il ne savait pas bien ce qu’il cherchait, autrement que sa présence. Il n’était pas prêt à la confrontation mais il n’avait pas le droit à la tendresse non plus, c’était une torture qu’il s’infligeait, simplement pour avoir la chance de la voir. Il attrapa la bière en hochant la tête pour la remercier. Alba était sur la défensive, il baissa la tête sur sa canette lorsqu’elle le remit à sa place, puis fronça les sourcils avec sa seconde réflexion. Pardon ? … Oh. Il avait mis quelques secondes à comprendre qu’il y avait des tensions dans le couple de l’australienne et l’espagnol. Il ne s’en réjouissait pas pour autant, ça le peinait même, au regard de toute l’énergie qu’il avait employé à ce qu’elle ne pense pas à lui. Il était probablement un peu trop égocentré, il y avait de multiples raisons possibles pour que leur couple tangue. Elle envoya tout de même son message, il buvait une gorgée de sa bière en silence, laissant son regard fureté dans l’appartement clair. Sa question, qu’elle réitérait, le sortit de sa rêverie. Il la fixa tout en espérant qu’elle ne décèle pas la détresse qu’il ressentait en étant là, si prêt d’elle. Je te l’ai dit, j’ai pas réfléchi. Pour autant il savait que ce n’était pas une réponse suffisante, seulement il ne se voyait pas lui avouer qu’il avait merdé, qu’elle hantait ses pensées et que ça gangrénait son cœur, tout son être, petit à petit. Alba affirmait que Samson détestait Léo, il haussa les sourcils, surpris. Même s’il comprenait mieux pourquoi l’européen ne lui donnait plus de nouvelles. Evidemment ça l’attristait, il esquissa un sourire tristement ironique. Il n’a pas de raison de me détester. C’était de la mauvaise foi, il avait toutes les raisons du monde … Tu veux que je te le dise, moi ? Je n’ai rien eu à faire, crois-moi, il a parfaitement su s’y prendre pour me faire comprendre que tu étais avec lui à présent, que tu l’aimais et que je n’avais pas intérêt à me mettre entre vous. J’ai bien reçu votre message, à tous les deux. Il l’avait vu, elle, il l’avait entendu susurrer ce je t’aime à son nouvel amant, celui qu’elle ne lui avait jamais dit. Il soupira en reportant son regard vers la baie vitrée, il faisait nuit noire dehors, une nuit sans étoiles. Je suis fiancé, si ça peut le rassurer. Normalement ça devait être une annonce joyeuse, pourtant sa voix était éteinte, presque triste.

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MessageSujet: Re: I've waited a hundred years, but I'd wait a million more for you + Emersen ♡   I've waited a hundred years, but I'd wait a million more for you + Emersen ♡ - Page 2 EmptyMar 1 Aoû 2023 - 19:27

Il était là chez elle ! C’était étrange pour Alba de faire rentrer Léo dans son intimité. Il n’y avait jamais eu ce genre de partage parce qu’ils avaient partagé une même intimité pendant des longs mois, n’apportant jamais leur touche aux endroits où ils allaient. A l’époque, c’était Léo sa maison, son refuge et son ancrage. A présent, il pouvait découvrir l’univers d’Alba, cet appartement qui était son foyer et qu’elle choyait. On pouvait trouver des photos, des couleurs plutôt claires et apaisantes. Alba a toujours été quelqu’un de très simple, presque minimaliste, à ne se contenter que de ce qui était nécessaire. Le retour de Léo dans sa vie l’avait pas mal chamboulé, reculant à plus tard ses plans d’emménagement avec Samson. L’espagnol s’était révélé être très jaloux, un sentiment qu’Alba n’affectionnait pas particulièrement parce qu’elle devait constamment se justifier. Léo avait chamboulé leur équilibre, augmentant les peurs à tous les deux. Cette vague de sensation d’abandon avait ressurgi en Alba, la rendant plus susceptible. Dans ces moments là, elle préférait fuir l’australienne, refusant de s’attacher à une potentielle personne qui risquait de fuir. Samson devenait étouffant, rappelant à Alba son existence. Il aurait dû savoir que la photographe était une femme libre, le genre de personne à vouloir sans cesse découvrir des passions, des paysages et des moments uniques. Lui aussi, il avait l’âme de voyageur et pourtant il semblait avoir trouvé un confort à Brisbane le rendant paresseux sur l’aventure. Léo n’était pas le problème principal, il avait juste faire sortir les problèmes qu’ils s’entêtaient à ignorer. La Thaïlande était devenu un gros mot, et ce tableau du parc Lumpini donnait la nausée à l’espagnol. Il détestait cette photo, jaloux du symbole qu’il portait. Alba lui fit comprendre à Léo qu’entre Samson et elle ce n’était pas l’idylle. Pourtant, il ignorait vraiment tout, et notamment ce sentiment d’enferment qu’il faisait naître en Alba. Elle lui envoyait néanmoins un message, pour éviter qu’il ne débarque à l’improviste, surtout avec la présence de Léo dans son salon. Alba voulait comprendre pour son ex se trouvait là, et pourquoi il l’attendait devant chez elle, alors qu’il habitait à des kilomètres. L’histoire du match de rugby ne tenait pas la route, et Léo se renfrognait. Il avait un sale caractère cet homme, trop mystérieux pour comprendre sa pensée. Pourtant elle avait essayé pendant des mois de comprendre tout ce qui le tracassait. Peut-être que si elle avait pu lire en lui, elle ne se serait pas attachée parce qu’elle n’aurait pas apprécié la finalité. Elle haussait un sourcil Alba, prenant une gorgée de sa bière. « Comme quand tu as quitté cette chambre d’hôtel, tu n’as pas réfléchi. » Elle n’était pas froide, ni ironique, c’était juste un constat. Regrettait-il ? Alba n’avait pas forcément envie de savoir, ça ne l’aiderait pas. C’était une femme fière et têtue, les sentiments qu’elle avait pour lui demeuraient, mais elle lui en voulait. Déjà, il était partit avec juste un désolé. Puis ensuite, il avait tout fait pour l’éloigner la considérant comme une simple aventure. Elle y avait cru sur le coup avant de passer une nuit à y réfléchir. Léo voulait qu’elle le déteste, il avait réussi, mais pas en se comportant comme un connard, mais parce qu’il lui avait brisé le cœur. Il lui avait fait subir ce sentiment d’abandon qu’elle détestait. Maintenant qu’il était là, Alba décidait de parler parce qu’elle ne se voyait pas le regarder dans les yeux. Samson devenait le centre de la conversation et surtout la discussion qu’ils ont eu sur la terrasse de l’espagnol. Ce sujet suffisait à énerver Léo, qui devenait plus loquace avec ces mots mais aussi plus dur, plus jaloux. « Je ne comptais pas briser une amitié. » Répondait-elle, mais Alba ignorait la conversation qu’ils avaient eu au retour de Léo de Bangkok. Elle ignorait qu’il s’était confié à son ami, en lui avouant qu’il avait été amoureux. Samson n’était pas stupide pour comprendre qu’Alba aussi elle avait été amoureuse. En un instant, la relation qu’il avait la jolie blonde devenait précaire, sur un équilibre bancal dont Léo faisait le balancier. A présent, il la blâmait du message qu’elle lui avait fait passer, de se je t’aime balancer sous le coup de la colère. « Tu croyais que je n’allais jamais aimer une autre personne que toi ? J’ai attendu, au moins deux ans avant de m’ouvrir à quelqu’un d’autre. » Lui avouait-elle, la voix sèche. « Il a fallu que je tombe sur un de tes amis et depuis il m’en veut d’avoir un jour été amoureuse de toi. » Alba en avait marre que depuis le retour de Léo, tout tournait autour de lui. Elle prit une gorgée de sa bière avant de le défier du regard, elle les attendait ses arguments. « Je n’ai pas eu le temps de te dire je t’aime, tu faisais tout pour l’éviter. » Pourtant, il y avait eu des signes, des moments où elle s’était retenue. Ce dernier soir, elle avait failli lui dire plusieurs fois, mais Léo avait tout simplement fuit le lendemain matin, comme s’il avait lu dans ses pensées et que ça l’avait fait fuir. Pour réponse, la phrase de Léo fut tranchante, cette dur vérité qui semblait écorché Léo à la sortir. « Tant mieux pour toi, si t’es heureux ! » Disait-elle avec cette fois-ci ironie, parce que ça lui fit mal au cœur de savoir que le problème ne venait pas de lui mais d’elle. C’était avec elle qui ne voulait pas faire sa vie, elle qui n’avait pas assez aimé pour rester. « Qu’est-ce que tu fais là alors ? Va rejoindre ta fiancée ! » Alba voyait vraiment une fin à cette histoire, une explication avant que chacun reprenne le cours de sa vie, loin de l’autre.

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MessageSujet: Re: I've waited a hundred years, but I'd wait a million more for you + Emersen ♡   I've waited a hundred years, but I'd wait a million more for you + Emersen ♡ - Page 2 EmptyMer 2 Aoû 2023 - 15:16

Il était là, chez elle. Étrangement, jamais Léo n'avait imaginé la vie d'Alba, après lui. Où elle vivait, dans une maison, un appartement, comment était sa décoration, est-ce qu'elle avait un animal de compagnie, des bières toujours au frais pour les amis de passage, est-ce qu'elle était bordélique ou bien maniaque. Tant de questions qu'il ne s'était pas posée. Pour lui, Alba, c'était cette fille solaire qui vivait pour le voyage, avec son sac à dos et des vêtements légers et pratiques. Elle ne s'encombrait pas de superflu et ça lui convenait parfaitement. Elle avait sa petite trousse de maquillage pour se sentir séduisante, quand elle en avait envie, mais pas d'appareil de coiffure ou d'armée de crèmes à se mettre sur le visage. Le reste, il ne le connaissait pas. Et ce soir, c'était étrange de découvrir cette femme sous un nouveau jour, son appartement était épuré, ordonné, il y avait reconnu le parc Lumpini, ça lui avait arraché un sourire triste, mais il y avait peu d'autres éléments de déco. Finalement, ça ressemblait à la maison de Léo, qui était également dans des tons beiges, aérée, il y avait quelques éléments de pop culture, un tableau d'un artiste peintre qu'ils connaissaient bien tous les deux. Et quelques grands formats de ses photos, qui avaient un sens particulier. Grace avait changé peu de choses, elle n'était pas matérialiste elle non plus. Finalement, les logements d'Alba et de Léo étaient à leur image, comme s'ils étaient toujours un peu sur le départ, prêt à partir à l'aventure. Le brun était peiné d’apprendre que le couple de l'Australienne et de l'espagnol battait de l'aile, il se demanda furtivement si c'était déjà le cas, quand Samson se targuait d'avoir rencontré la plus belle femme du monde, ce soir-là, il avait l'air d'être l'homme le plus heureux au monde. Mais les choses pouvaient changer rapidement en amour. Si Alba était une femme libre, éprise d'aventures, il ne connaissait pas l'artiste peintre dans son intimé, il ne savait pas quel genre d'amoureux il était. Léo pinça les lèvres, gêné, plus le temps s'écoulait, plus les vapeurs de l'alcool avalé avec ses amis s'envolaient et plus il se répétait que c'était une mauvaise idée d'avoir cédé à la tentation. Tout ça pour quoi ? Pour simplement la revoir ? C'était ça l'argument ? Au fond, que voulait-il vraiment ? Pourquoi avoir fait tout ce chemin, pris tous ces risques ? Elle le fixait en attendant des réponses, si seulement il arrêtait de se voiler la face et affrontait réellement la réalité, celle qui faisait de lui un homme tristement amoureux, honteux et malheureux. C'était un mélange étrange, chez Emerson, l'amour ne triomphant jamais. Sa réplique le frappa, comme une gifle sèche, violente et froide. Ça devait faire trois ans qu'elle la gardait en stock, Alba. Il la fixa, hagard, sonné. Je, heu… il balbutiait. Alors qu'il y avait tellement de choses qu'il avait envie de lui dire, tellement de regrets, si elle savait. Mais, comme à son habitude, il le lui refusa, se renfrognant, se composant un visage qu'il espérait impassible. C'est ça. Si Alba avait fini par comprendre que son ancien amant s'était joué d'elle à la galerie, elle restait néanmoins rancunière de leur dernière nuit ensemble, alors il s'obstinait à faire celui qui n'avait pas de cœur, qui l'avait abandonné sans penser une seconde au mal qu'il faisait, pour qu'elle continue d'ignorer qu'il crevait d'amour, chaque minute un peu plus. Mais le masque se fissurait et, mine de rien, ça lui mettait un sacré coup au moral de savoir qu'à la fin, il ne comptait même plus pour l'un de ses plus vieux amis. Samson le détestait, peut-être avait-il raison. Seulement la finalité de l'histoire faisait que lui avait raflé le cœur de la fille, il avait gagné cette fois. Tu n'as rien brisé, je ne peux m'en prendre qu'à moi-même. Il pestait dans sa barbe. Visiblement, Alba ne savait pas que Samson avait été le confident de Léo. En même temps, s'il lui avait dit, il aurait pris le risque qu'elle comprenne que Léo l'avait aimé, qu'il avait regretté son départ. Il aurait pris le risque de la perdre, probablement. Le barbu haussa les épaules. Cette amitié n'était pas aussi solide que je le pensais. Il accusait le coup, ça se voyait. Il fronça les sourcils alors que la blonde attaquait, toutes griffes dehors, sans qu'il comprenne bien pourquoi. Léo ne reprochait rien à son ex, il avait même tout fait pour qu'elle l'oublie et qu'elle refasse sa vie. Alors ça lui faisait peut-être du mal, à lui, mais c'était le mieux qu'il lui souhaitait, à elle. Presque excédé que tout se retourne contre lui, un sourire méchant se dessina sur ses lèvres alors qu'il prit une nouvelle gorgée pour s'éviter de dire des grossièretés. T'as attendu trop longtemps, oui. T'attendais que je revienne peut-être ? Peut-être, oui, malheureusement. Elle avait raison Alba, sur à peu près 8 milliards d'êtres humains, il avait fallu qu'elle tombe sur un ami de Léo, même pas australien. À ce stade, c'était le destin qui se foutait d'elle. J'te reproche pas de ne pas me l'avoir dit à moi. J'en voulais pas de ton je t'aime. C'était violent, méchant, il s'en voulut, baissant les yeux, ce n'était pas de cette façon qu'il voulait lui dire les choses. Mais évidemment, en trois ans, Alba avait eu le temps de ruminer sa colère et elle lui envoyait en pleine figure, elle avait raison, seulement Léo se défendait avec les mêmes armes quand il se sentait menacé. Il lança la nouvelle de ses fiançailles, comme si ça pouvait rassurer, apaiser quoi que ce soit. Cependant, ça ne lui fit aucun bien et ça ne calma pas Alba non plus, au contraire, elle était d'autant plus écorchée. Néanmoins, elle se trompait, en le pensant heureux. Il la fixa avec un regard mauvais, elle se permetait d'être ironique, il sentait toute l'insolence de la douleur, toutes les horreurs qu'elle taisait. Et cette attente insoutenable, pourquoi était-il là, bon dieu, s'il en aimait une autre ? Quelle saloperie allait-il lui sortir avant de partir comme un voleur, puisqu'il ne savait faire que ça ? Il termina sa bière, la posa trop violemment sur la table puis s'approcha d'elle sans calculer ses gestes. Tout en lui brûlait du brasier trop ardent. Tout était douleur. Même la regarder devenait une torture. Et là, tout près, trop près, il tempêta. Si tu l'avais dit, ce je t'aime, on n'en serait peut-être pas là, je serais peut-être resté ! Il revenait sur ses propres paroles, lui mettant, sur ses maigres épaules, le poids de ses erreurs à lui. Essayant maladroitement de lui faire comprendre qu'il l'avait aimé aussi, qu'il l'aimait encore, qu'avec un geste différent, un mot, l'histoire n'aurait pas été la même. C'était cruel de sa part, il le savait, seulement ce matin-là, il aurait suffi qu'Alba ouvre les yeux, qu'elle tende la main vers lui et il ne serait pas parti. Il avait joué son départ à pile ou face et ils avaient perdu tous les deux.

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MessageSujet: Re: I've waited a hundred years, but I'd wait a million more for you + Emersen ♡   I've waited a hundred years, but I'd wait a million more for you + Emersen ♡ - Page 2 EmptyJeu 3 Aoû 2023 - 11:46

Ils étaient loin de la paisibilité qu’ils avaient vécu en Thaïlande. Alors qu’il vivaient d’amour et d’eau fraiche, à Brisbane leur relation était un peu plus tendue. Léo avait essayé de passer pour le méchant dans l’histoire, une position qu’il avait déjà dans le cœur d’Alba, même si le jeune femme avait refait des millions de fois leur voyage dans sa tête pour savoir à quel moment elle avait loupé quelque chose. Avec un peu plus d’amour, peut-être serait-il resté. Ils étaient aussi sanguins l’un que l’autre, incapable de taire leur fierté. Pourtant, ils avaient réussi à communiquer, à se donner plusieurs chances et à écouter les besoins de l’autre. Dans cet appartement, avec vue sur la baie de Moreton, se jouait peut-être leur dernière entrevue. Alba était passé au-dessus de ces remarques au vernissage de Samson, mais son départ était toujours bien frais dans le cœur de la photographe. Ce sentiment d’abandon restait ancré en elle, se sentant une nouvelle fois de trop dans ce monde qui n’avait pas voulu d’elle. C’était les raisons de ses trop grands voyages, il fallait qu’elle trouve sa place dans une terre hostile. Par deux fois, elle avait cru l’avoir trouvé. D’abord avec Léo, dans ces dizaines de chambres thaïlandaises, quand leur regard et leur corps parlaient pour eux. Puis ensuite, aux côtés de Samson, l’espagnol qui lui avait donné redonné l’envie de s’ouvrir. Sauf qu’il n’était pas assez fort face aux sentiments qu’elle avait pu ressentir pour Léo. Avec Samson, c’était simple et doux, il n’y avait pas de passion comme avec Léo. L’australien à peine revenu dans la vie d’Alba, qu’il avait réussi à mettre le bazar. Samson était finalement jaloux, plus que Léo quand ils fuyaient à chaque fois qu’un homme posait son regard sur elle. C’était le genre de comportement qui agaçait Alba, refusant d’appartenir à une seule personne. C’étai sa vie, son corps, son âme et elle en était la seule détentrice, même si elle acceptait d’être exclusive qu’à une autre personne. Elle ne se retenait de lui rappeler ce fameux matin où il était partit avec comme seul note, trois mots pour s’excuser. C’était bien faible comparé au temps et à l’amour qu’elle lui avait donné. Alba, elle méritait mieux qu’une simple excuse. Il assumait plus ou moins son départ, lui faisant comprendre que ç’avait été instinctif. C’était peut-être pire, parce que ça lui avait semblé évident de la quitter. Elle haussait seulement les épaules reprenant une gorgée de sa bière. Samson était devenu le sujet de leur conversation, une des rares personnes qu’ils avaient en commun et qui jouaient un rôle particulier dans leur histoire. Léo n’était que l’élément qui avait déclenché trop tôt l’incompatibilité entre l’australienne et l’espagnol. Mais ça lui faisait de la peine que par sa faute, ces deux hommes avaient brisé une amitié qui durait. « Tu le retrouveras, quand lui et moi ça sera terminé, vous pourrez même vous moquez de ces relations. » Pour Alba, c’était elle qui était en trop, et peut-être avait-elle envie de s’éloigner du démon de son passé et de celui qui la ramenait à eux. Il lui en voulait pour ce je t’aime sortit spontanément. Ce fut le seul qu’elle avait dit, et Léo en avait été témoin. A ce moment-là, elle avait été perdue Alba, se trouvant en face des deux seuls hommes qui avaient compté. Il était dur dans ses mots, agacé des reproches qu’elle lui faisait. Mais à quoi pouvait-il s’attendre ? « Contrairement à toi Léo, j’ai eu des sentiments et je t’ai attendu malheureusement. » Il lui offrait enfin la possibilité de la laisser s’exprimer sur les ressentis, Alba en avait besoin. Il devait lui laisser ce droit, et accepter quelques minutes le mauvais rôle. Sauf qu’il s’agissait de Léo, incapable de rester là à écouter les injonctions lancées contre lui. C’était un requin Léo, il mordait avec les mots et frappait avec ses yeux. Ça lui faisait mal, mais c’était peut-être mieux ainsi. « Parfait ! » Cette omission leur permettait de limiter les dégâts de cette relation avortée. Il achevait la conversation par l’annonce de ces fiançailles. Finalement, elle n’était la seule qui n’avait pas eu le droit à ce genou à terre, la folie du moment entre le décès de son ancienne fiancée et celle avec qui il passerait le reste de sa vie. Si Léo avait vraiment compté pour elle, Alba avait l’impression de n’avoir été qu’une relation pansement, celle qui aidait à refermer les plaies pour mieux se relever après. C’était ainsi, mais elle aurait préféré être au courant histoire de se préparer aux peines qui allaient suivre. Alba ne comprenait pas la raison de sa visite, s’il transpirait de bonheur avec sa fiancée. Venait-il simplement assener le dernier coup de couteau ? Alba était agacée, continuant d’être blessée par lui malgré toutes ces années. Il la toisait du regard, alors qu’il venait de claquer sa bière sur la table pour finalement l’achever avec cette dernière phrase. « Dégage ! » Répondait-elle avec froideur, puis elle le repoussait, l’éloignant d’elle. « Dégage de chez moi ! » Il n’avait pas le droit de lui dire ça, alors que c’était une évidence qu’elle était amoureuse de lui. Elle ne voulait plus le voir, l’épisode Emersen se terminait aujourd’hui. Elle le poussait hors de chez elle, avant de le virer et claquer la porte à son nez.

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MessageSujet: Re: I've waited a hundred years, but I'd wait a million more for you + Emersen ♡   I've waited a hundred years, but I'd wait a million more for you + Emersen ♡ - Page 2 EmptyJeu 3 Aoû 2023 - 17:56

Plus rien ne serait jamais comme leur idylle thaïlandaise, Léo avait brisé la magie, il y a bien longtemps déjà. Il avait même gâché tous les bons souvenirs liés à ces quelques mois de bonheur pur et si simple. Et il avait bien enfoncé le clou depuis leurs retrouvailles. À présent, il ne restait probablement plus rien à garder dans l’esprit de la blonde, juste le regret d’avoir un jour croisé le regard de cet homme et de lui avoir accordé quelques mois de sa vie, de lui avoir ouvert son cœur pour mieux qu’il le piétine. Évidemment si elle savait la vérité, tout ce qu’il se passait dans le cœur tortueux du brun, peut-être ne verrait-elle pas les choses de cette façon, mais il était fait ainsi, Emerson, dans cette vie ou dans une autre, rien ne changeait vraiment, il était complexe, il se compliquait la vie et par conséquent celle de ceux qui osaient vouloir la partager. Un jour, un psy lui expliquerait probablement que tout cela viendrait de son père, qu’il fallait se laisser aller et donner sa chance à l’amour, mais ce n’était pas pour maintenant, clairement. Pour le moment, il y avait bien trop de ressentiment et de fierté entre les deux anciens amants. Si Léo était venu en espérant peut-être réussir à se faire pardonner, il avait fait tout le contraire, à présent Alba le haïssait, ça se voyait dans son regard. Et il lui en voulait également, d’avoir osé l’aimer, l’attendre, d’avoir gâché sa vie à cause d’un homme comme lui. Il avait une bien piètre estime de lui-même, Léo et ça l’agaçait de voir qu’elle puisse l’avoir aimé au point de perdre deux années de sa vie. Au fond, il aurait dû en être flatté et si elle le lui avait dit d’une façon différente, sûrement se serait-il, adouci, sûrement qu’il aurait fondu même, face à sa vulnérabilité. Seulement Alba était tout aussi têtue que lui et elle ne se laissait pas faire, si elle l’avait aimé, elle le lui reprochait à présent, elle lui reprochait aussi d’être ami avec Samson, celui qu’elle voyait peut-être comme l’homme de sa vie et qu’elle s’apprêtait visiblement à quitter, à entendre ses dernières paroles. Léo roula des yeux, il ne trouvait pas ça drôle. Y a pas de quoi se moquer. Pourquoi ça s’arrêterait ? Il t’aime Samson. Il posait la question, mais il ne voulait pas de réponse, ça ne le regardait pas, il n’avait pas envie qu’elle réplique que si lui l’aimait, elle ne l’aimait pas assez. La tension montait crescendo, Léo le sentait et il n’aimait pas ça. Cependant, il n’arrivait pas à se radoucir, raillant presque le fait qu’elle l’ait attendu, seulement Alba ne se démonta pas, elle restait digne, mais n’hésitait pas à ouvrir son cœur, oui, elle l’avait attendu, elle l’aimait. Il sentit son cœur se fissurer, ç'aurait été le moment parfait pour lui dire que lui aussi en avait eu des putains de sentiments, tellement qu’ils lui avaient fait peur, peur d’aimer une femme comme elle, peur d’aimer tout simplement, alors qu’il était en ruine, alors qu’il craignait la mort et le bonheur en même temps. Comment pouvait-elle comprendre ? Et surtout, qu’est-ce que ça changerait maintenant ? Il baissa les yeux, penaud, avant de repartir sur ses fiançailles pour tenter de rattraper un peu les choses. Mais il n’y avait plus rien à sauver pour ce soir et ça ne fit qu’attiser le feu, celui qui les consumait, un mélange d’amour, de désir et de haine, leur prouvant que tout ça pouvait être si proche et que ça ne faisait pas bon ménage. À présent Léo était tout proche, il aurait pu la prendre à la gorge, la prendre dans ses bras, mais aucun geste n’aurait pu la détruire plus que ses paroles, il assena le coup de grâce, les sonnant tous les deux. Jamais il n’aurait pensé lui dire, qu’au de là de les redouter, il les avait presque espérés, ces trois mots qui avaient tant de sens, que ç'aurait été peut-être ce qui aurait tout changé. Mais on ne refaisait pas l’histoire et la leur était derrière eux. Alba le repoussa violemment, par ses mots, par ses gestes, elle criait. Hébété, Léo recula, il n’opposa aucune résistance alors qu’elle le virait de chez elle. Il fut accueilli par la nuit et le vide, la solitude effrayante. Il venait de la perdre à nouveau, pour de bon cette fois. Trois ans plus tard ça faisait toujours aussi mal, son cœur était en miette et quelques larmes de rage et de douleur s’échappèrent de ses yeux, heureusement seule l’obscurité en était témoin.

Un an plus tard

Quelque part dans le bush australien, tout au sud du pays, dans les plaines désertiques. Un 4x4 s’arrêta dans la poussière, face à un campement. Léo en descendit, il avait la peau plus brunie que jamais, les cheveux presque longs dont les boucles avaient blondi. La barbe lui mangeait son visage amaigri. Il n’avait pas bonne mine, mais il souriait derrière ses lunettes de soleil. À son annulaire, aucune alliance, dans son sac, le strict minimum. Dans sa tête également. Après des mois d’errance, de dérive et d’alcool, sa mère et ses amis l’avaient poussé à se reprendre en main, Charlie avait trouvé une annonce écrite pour lui, une agence recherchait deux photographes pour un job de rêve, passer une semaine à photographier le bush australien avec un guide, à essayer différentes techniques de photographie, à découvrir la faune et la flore de cette région que beaucoup pensaient hostile. Le tout, tous frais payés, très bien rémunéré et offrant une visibilité professionnelle exceptionnelle. Un challenge taillé pour Emerson. Charlie avait rempli le formulaire, elle l’avait forcé à chercher dans ses meilleurs clichés pour terminer le dossier. Ironiquement, il avait rouvert ses fichiers thaïlandais, c’était là-bas qu’il avait pris les plus belles photos de sa vie. Il n’avait rien à perdre, il n’y croyait pas, mais si ça faisait plaisir à son ami, il pouvait tenter. Et deux semaines après, il avait reçu une réponse, un entretien en vision, puis un second en physique, à Brisbane, celle ville qu’il haïssait pour de bon, il n’y avait fait qu’un aller-retour dans la journée. Au bout d’un mois, l’affaire était faite, il était pris pour le job. Cette opportunité qu’il n’espérait pas avait été une sorte d’électrochoc, il avait accepté de se reprendre en main, en tout cas sa vie, son apparence, il s’en foutait. Il s’avança vers la plus grande des tentes, curieux de connaître qui serait son compagnon de voyage pour une semaine, après tout, il y avait deux places dans ce concours. Face à une table de camping, une chevelure blonde qui lui tournait le dos, Léo s’arrêta, comme pris d’un vertige. La voix de leur guide s’éleva, finissant de l’achever. Léo, je te présente Alba. Je vous laisse faire connaissance, j’ai deux trois trucs à régler. Il ne l’écoutait pas, il avait déjà fermé les yeux. Oh, fuck me ! Qu'il lâcha, sans réfléchir, tout le monde sauf elle, par pitié.


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MessageSujet: Re: I've waited a hundred years, but I'd wait a million more for you + Emersen ♡   I've waited a hundred years, but I'd wait a million more for you + Emersen ♡ - Page 2 EmptyMer 20 Sep 2023 - 21:56

Pendant des longues semaines et des mois, Alba avait vécu le noir. Tout son voyage volait en éclat, ne ressentait que la peine des derniers jours Thaïlandais. Les rencontres passées avaient comme disparu ne mettant que la tête de Léo dans son esprit. Très vite, elle était retournée en Australie, retrouvant le cocon familiale qui lui avait permis de survivre. Ses pères essayaient de la guider vers la guérison, lui rappelant à chaque moment l’amour qu’ils lui portaient. Ces angoisses remontaient et Alba s’était jurée de ne plus jamais laisser une personne lui faire autant de mal. Malheureusement, Léo faisait partie de ceux qui avait ce droit inaliénable sur elle. Il avait le don pour toucher les points les plus sensibles de son existence, et parfois elle se demandait si cet homme n’avait pas été mis sur son chemin pour la tester. Mais chaque mot était un coup de poignard dans cet amour véritable qu’elle lui avait offert. Elle s’en voulait Alba de l’avoir fait monter chez elle. Ils leur auraient suffit d’un peu de sincérité pour qu’ils communiquent calmement. Léo avait-il peur qu’en avouant les sentiments qu’il avait ressenti pour elle, Alba abandonnerait tout sur son passage pour ces beaux yeux ? Il ne pouvait pas être à ce point narcissique pour penser qu’elle reviendrait. La photographe, elle avait sa fierté et le pardon difficile. Avec Samson, ça n’allait pas mais elle restait intègre (plus que dans une autre réalité). « L’amour ne suffit pas toujours. » Léo n’était pas l’unique cause de cette relation qui volait en éclat entre l’espagnol et elle. Il l’enfermait, angoissé à chaque départ de la jolie blonde. Sauf qu’Alba c’était le genre de personne qui aimait sa liberté. Plus on la restreignait plus elle avait envie de fuir. Rien ne pourrait la faire changer, même un enfant ne serait peut-être pas assez suffisant. C’était une femme prête à vivre des aventures extraordinaires, même si elle se coupait les ailes. Son aventure avec Léo, elle avait été si folle remplie de complicité, de joie et de découverte. Aujourd’hui, ils n’étaient qu’un gâchis de cette expérience, laissant un arrière goût amère. Ce dernier échange fut celui de trop, et elle le vira de chez lui. L’épisode Emerson était terminé. Pour elle, personne n’avait le droit de la faire souffrir autant, même pas lui. Des larmes de rage coulaient sur les joues d’Alba, mais c’était terminé. C’était les dernière pour lui.

Un an plus tard, Alba avait prit deux avions et trois bus pour arriver enfin à sa destination. Ce concours c’était une opportunité pour elle de découvrir de nouveaux paysages resplendissants pour compléter sa galerie photo. Son père l’avait inscrite, se rendant compte que c’était ce qu’il lui fallait. Avec Samson, ils avaient essayé encore plusieurs mois. Huit mois avant qu’Alba n’explose. L’espagnol avait montré un autre visage, ne lui faisant pas confiance. Pourtant, elle avait été honnête Alba, lui avouant la venue de son ex chez elle, douze mois plus tôt. Plus Samson s’accrochait à elle et plus elle s’éloignait. Ce n’était plus viable et il était retourné en Espagne, refusant à présent de répondre à ses messages. Alba avait été légèrement triste, mais elle n’avait plus de sentiment pour lui depuis un moment. A l’annonce des résultats, ça lui avait donné un sentiment de liberté. Et pourtant, elle avait un peu peur que Léo ne postule. Après tout, le monde de la photographie était petit. Léo revenait par bribes même quand elle ne le voulait pas. Parfois on comparait le travail, certains confrères de Brisbane lui parlait de cet artiste à quelques heures d’avion. Ces photos, elle reconnaissait les endroits. Mais ce n’était pas le genre de Léo les concours, préférant avancer hors des sphères tel un loup solitaire. Puis, il devait à présent mener une vie de famille, peut-être même qu’il allait bientôt êtrepère. Ce n’était plus son problème à Alba. La photographe préférait penser à son art et à cette semaine d’aventure. Dans la grande tente, elle discutait avec le guide, attendant le deuxième vainqueur. Le visage du guide changeait à l’arrivée du nouveau, annonçant le prénom qu’elle ne voulait surtout pas entendre. Il y avait des millions de Léo sur cette planète, mais au fond d’elle, elle le savait c’était lui. Comme s’il le savait, le guide préférait les laisser, sous les paroles blasée de son ex amant. Elle se relevait. « C’est déjà fait ça ! » Disait-elle en référence à son fuck me. Et même plus d’une fois. Par contre, elle fut décontenancée devant l’allure de Léo, il avait perdu de sa splendeur, se perdant dans sa barbe. « T’es venu à pied jusqu’ici ou quoi ? » Il n’y avait pas de gentillesse dans ses paroles, Alba en avait fini avec lui. Elle le détestait et ça ne la gênait pas de lui montrer.

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MessageSujet: Re: I've waited a hundred years, but I'd wait a million more for you + Emersen ♡   I've waited a hundred years, but I'd wait a million more for you + Emersen ♡ - Page 2 EmptyVen 22 Sep 2023 - 17:56

Il s’était passé tellement de choses en un an, depuis cette maudite soirée à laquelle il avait trop souvent repensé, Léo en avait parcouru du chemin. Ce fameux soir, à Brisbane, il avait repris un taxi en sens inverse, pour retrouver ses amis qui avaient laissé des dizaines de messages sur son téléphone, qui avaient même contacté Grace à force de s’inquiéter. Il ne leur avait rien dit sur sa soudaine disparition de quelques heures et sa mine défaite les avait dissuadés de poser des questions. Ça resterait un mystère et cela convenait parfaitement au photographe, bien décidé à rester mutique. Seulement, si ses potes avaient respecté son silence, ça n’avait pas été le cas de sa fiancée. Leur relation s’était rapidement dégradée après cet épisode. Grace n’était pas dupe, elle connaissait Léo par cœur, elle savait quand il avait une femme dans la peau et elle avait compris que ce n’était plus elle. Un jour, quelques semaines après, elle lui avait rendu sa bague de fiançailles, sans éclats ni fracas. Ca n’avait pas simplement à voir avec cette autre, c’était bien plus profond que ça, elle l’aimait et il l’aimait, ça ne faisait aucun doute, seulement leurs vies et leurs aspirations avaient repris leurs chemins, bien différents, depuis déjà longtemps et ils devaient arrêter de se voiler la face. Cette demande en mariage n’avait servi qu’à sauver les meubles et durant quelques mois les préparatifs avaient été un écran de fumée. Mais derrière tout ça, ils s’étaient éloignés, plus que Jamais, Léo dans ses pensées qui l’emmenaient quelque part où il n’y avait pas de place pour sa douce sainte, Grace vers des rêves d’ailleurs, d’autre chose. Elle allait partir, quitter Bowen, cette mission humanitaire, elle y partirait seule et ne reviendrait pas aussi rapidement que prévu. Ça l’avait brisé, Emerson, bien qu’il sache qu’elle avait raison, il s’était accroché à Grace comme à une bouée de sauvetage, elle était son phare même si la tempête l’en éloignait et cette séparation était un échec qui passait amèrement. Il en voulait à Alba, qu’il considéra injustement comme responsable, parce que c’était plus simple de chercher un autre coupable que lui. Et il s’en voulait à lui également, d’avoir été incapable de faire dans la simplicité et d’entretenir cet amour si pur avec Darwin. Les mois suivants n’avaient été qu’un enchainement de voyages, Léo acceptait tout, en Australie ou aux quatre coins du Monde, partout sauf à Bowen, partout sauf chez lui. S’il restait un tant soit peu seul dans sa maison, il ruminait. Il avait enchainé les reportages, les excès aussi, il avait peu mangé, encore moins dormi, mais beaucoup bu et consommé pour compenser. Il avait refusé de parler à qui que ce soit, même Charlie ou Mia n’avaient pas réussi à tirer quoi que ce soit, il n’évoquait pas le départ de Grace, ni les raisons de leur séparation. Et puis un jour, tout s’était arrêté, brutalement, il s’était écroulé, à bout de forces, au milieu de la rue à Sydney. Il avait été hospitalisé une semaine avant que les médecins acceptent qu’il soit rapatrié à Bowen et mis au repos forcé. C’était il y a trois mois, Léo avait récupéré, difficilement et sans le coup de pouce de Charlie, il ne serait pas dans ce désert aujourd’hui. Pourtant, est-ce que c’était vraiment une bonne chose ? Sans le savoir, son amie l’avait poussé vers Alba. Le photographe ne remarqua pas le comportement du guide, ce petit sourire en coin qu’il esquissa en quittant la tente, comme si sa réaction était exactement celle qu’il attendait. Non, il se contenta de fermer les yeux comme s’il espérait qu’en les rouvrant, il se réveillerait d’un mauvais rêve. Pourtant, la réponse d’Alba le tira de sa stupeur, il la fixa, interdit, c’était de mauvais goût, même lui n’aurait pas osé. Il s’en foutait pas mal de son allure, il ne cherchait pas à plaire, surtout pas à Alba. Il réprima un sourire mauvais, évidemment, elle, elle était superbe. Non, mais c’est peut-être bien ce que je vais faire, là. Il fit volte face et sortit de cette tente dans laquelle il avait l’impression d’étouffer, l’air était encore plus chaud dehors, mais il se sentit tout de suite mieux. Il trouva le guide et s’approcha de lui. Hey ! J’veux retourner chez moi, ça ne va pas le faire, j’laisse tomber. Léo préférait abandonner maintenant, comme un gamin pris de trouille. Mais le guide ne l’entendait pas de cette oreille, il lui sourit en le toisant. T’as signé un contrat Léo, tu peux pas faire machine arrière. Emerson resta là, à le regarder comme deux ronds de flan, il ne s’attendait pas du tout à cette réponse. On n’a rien commencé encore, si c’est pour l’avance que vous nous avez faite, j’vous la rends, avec intérêts même. Ça me fait que t’as signé, j’te dis, t’as pas lu les petites lignes ? C’est ton problème, pas le mien. L’autre lança un regard vers la tente et son sourire s’élargit, visiblement il jubilait. Elle ne te plait pas ta partenaire ? Pourtant, tu la connais bien, non ?! C’est drôle, vous avez partagé tous les deux les mêmes photos d’un même séjour ! Allez, vous allez nous faire de belles photos. Et surtout vous n’oublierez pas de relayer tout ça sur les réseaux ! C’est ça le deal, un beau couple, heureux de profiter d’une belle région, plains-toi tiens ! Sinon j’vais la voir, Alba et j’vois si on peut s’arranger autrement, elle n’a pas l’air farouche. Le regard de Léo vira à l’orage, évidemment, le guide avait touché la corde sensible. En plus de les avoir fait venir pour de mauvaises raisons, il jouait avec sa jalousie. S’il état plus qu’en froid avec elle, Alba restait Alba et il refusait qu’on la traite comme un objet. Il s’approcha alors de lui, le poussa violemment à terre avant de retourner dans la tente. J’me casse, Alba. Et j’te conseille d’en faire de même. Tu sais pourquoi on est là ? C’est à cause de Bangkok, ils savent qu’on a voyagé ensemble. Tout s’éclairait dans l’esprit de Léo, les entretiens trop simples, le discours enjôleur… Il s’était fait avoir. Je ne sais pas ce qu’ils t’ont vendu, avec ce séjour, mais c’est pas un job de rêve, c’est carrément un cauchemar. Et ce mec, là, dehors, c’est pas quelqu’un de bien. Il oubliait leurs disputes, la colère qu’il avait contre elle, l’amour qui avait fait trop mal. Il lui tendit la main et espérait qu'elle lui ferait confiance. Viens, prends ton sac, on s’en va.



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MessageSujet: Re: I've waited a hundred years, but I'd wait a million more for you + Emersen ♡   I've waited a hundred years, but I'd wait a million more for you + Emersen ♡ - Page 2 EmptyLun 23 Oct 2023 - 23:14

Léo, elle n’avait pas forcément envie de le revoir. Il s’était joué d’elle, à Bangkok mais également à Brisbane. Les sentiments qu’elle avait pu ressentir s’étaient brisés face à la méchanceté des mots de l’australien. Un an plus tard, elle se souvenait de sa dernière phrase, que si elle lui avait dit qu’elle l’aimait il serait peut-être resté. C’était ignoble une telle confession, surtout qu’Alba lui avait prouvé son amour. Il lui avait fallu du temps pour se remettre de cette fin, quittant Samson qui sans le vouloir lui rappelait trop Léo. Elle leur trouvait des points communs, ces petits choses qui lui faisaient comprendre pourquoi ils étaient amis. Sa vie à Brisbane était douce, loin de ses deux amants terribles. Ses parents avaient bien vu la tristesse de leur fille, mais au fil des mois, Alba y pensait un peu moins. Sa vie était rythmée par les soirées, les photos et les rencontres. Partant quelques temps en voyage, elle redevenait cette femme célibataire, avide de liberté et fuyant toute relation sérieuse. Les deux dernières l’avaient trop blessé pour s’ouvrir à une personne. Elle ignorait que dans une autre ville, Léo sombrait, au point de mettre sa santé en danger. Elle aurait eu de la peine, peut-être serait-elle-même venue à l’hôpital, parce que toute la haine qu’elle déversait sur lui n’enlevait pas la sincérité des sentiments qu’elle avait pu éprouver pour lui. C’était l’illogisme des sentiments, mais finalement l’ignorance était sa meilleure arme. Ce concours était une belle opportunité, un moyen de faire de la photo et rencontrer des nouvelles personnes. Alba était dans le partage, conquise par le savoir de l’autre et avide des échanges. Son art s’était construit ainsi, à base de réflexion, de créativité et d’inspiration. Chaque jour, elle apprenait quelque chose, faisant un pas de côté pour capter le meilleur angle, ou augmentant la focale de son appareil pour immortaliser un autre moment de la vie. Elle se savait douée, mais il y avait encore tant de choses à découvrir. Son partenaire allait peut-être lui montrer une nouvelle vision de la photographie. Dans cette tente, le guide semblait impatient, mais également très enclin à draguer la jolie blonde. De son côté, elle était là dans une position professionnelle, jusqu’à ce que son partenaire arrive. Léo. C’était presque une évidence qu’ils allaient se recroiser et ce contexte très logique. Sauf qu’un an après, l’amertume était toujours présente des deux côtés. Il était presque l’ombre de lui-même, bien plus mince. Mais il restait Léo, avec ce regard pénétrant et des éclairs dans les yeux dès qu’il la voyait. Leur dernière altercation lui revenait trop vivement en tête, prête à enchainer. Ce fut Léo qui décidait de quitter la tente, bien trop vite, comme s’il évitait Alba comme la peste. Elle se levait, voulant régler ses comptes. Pendant des mois, elle s’était fait des scénarios, répétant plein de phrases cyniques et piquantes pour le renvoyer dans ses chaumières. Mais elle se stoppa à l’orée de la tente, entendant parfaitement la conversation du guide et de Léo. Son sang se glaçait, touchée dans son égo en apprenant la vérité sur leur présence. Ce n’était ni pour leur talent ni pour leur professionnel qu’ils avaient été choisis. C’était de la pure communication, soupoudré d’allusion à son physique. Elle ne fit que quelques pas en arrière, avant que Léo ne rentre dans la tente, lui dévoilant toute la vérité qu’elle avait entendu auparavant. Ils avaient partagé les mêmes photos, la Thaïlande, cet endroit où ils avaient vécu de belles choses. Pourquoi avait-il gardé tout ça ? Pourquoi avait-elle gardé ces souvenirs ? Alors qu’il essayait de la convaincre, Alba le regardait. « Je sais j’ai entendu. » Elle avait aussi entendu l’empressement dans la voix de Léo de s’éloigner le plus rapidement d’elle. Une main tendue, elle la refusait, préférant prendre son sac et partir d’elle-même de cette tente. Un ennemi commun n’entraînait pas une réconciliation. Dehors, suivie de Léo, elle regardait le guide. « Contrat ou pas, n’essayer même pas de nous faire payer quoi que ce soit. » Elle connaissait des avocats, elle serait soutenue et cette agence avait trop à perdre que de se lancer dans cette aventure juridique face aux deux anciens amants. « Vous avez parié sur le mauvais couple, la prochaine essayer de trouver deux personnes qui ne se détestent pas. » Elle continuait son avancée, avant de se rendre compte qu’il lui faudrait une voiture pour retourner en ville. Léo, il n’était pas loin. « Tu n’as pas besoin de me suivre, je me débrouille très bien sans toi. » Elle n'avait pas envie de trouver une cause commune, ils n’étaient pas amis, c’était juste deux personnes qui s’étaient fait avoir. Elle lui en voulait toujours de ce reproche, de la blessure qu’il avait ouverte quelques mois plus tôt.

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MessageSujet: Re: I've waited a hundred years, but I'd wait a million more for you + Emersen ♡   I've waited a hundred years, but I'd wait a million more for you + Emersen ♡ - Page 2 EmptyDim 29 Oct 2023 - 18:55

Léo avait merdé à Brisbane, il avait tout foutu en l’air. Et ça avait précipité sa descente aux enfers, tout était allé si vite après. Le départ de Grace, sa dépression, parce qu’on lui avait clairement nommé son état en ce terme lors de son séjour à l’hôpital, son appétence décuplée pour l’alcool et les drogues. Il passait toujours pour le mec sympa, Emerson, bout-en-train, fêtard, qui aimait les femmes et la nuit, qui ne refusait jamais une soirée, entre potes ou dans un bar. Il avait ce job de rêve qui le faisait visiter les quatre coins du monde. Sur le papier il paraissait heureux et il avait tout pour l’être. Seulement ça n’avait toujours été qu’une façade. Au fond il était plein de failles, plein de démons. Il souriait et la jouait cool pour la galerie, pour qu’on lui foute la paix. Quand il avait un coup de déprime il montait dans un avion et le tour était joué. Malheureusement cette soirée à Brisbane avait suffi à fissurer le masque. S’il avait été un homme courageux, il aurait dit à Alba qu’il l’aimait, qu’il l’avait aimé à Bangkok et qu’il ne l’avait jamais oublié. Qu’elle lui avait manqué, souvent et qu’il avait tout fait pour l'oublier. Que leurs retrouvailles au vernissage avaient rendu cette vérité trop tangible et le manque à présent insupportable. Il lui aurait avoué que oui, il s'était fiancé, mais que c'était à elle qu'il ne cessait de penser, malheureusement pour cette autre. Et que non, il n'en était pas fier. Alors peut être, peut être… qu'Alba aurait compris, peut être aurait-elle été indulgente. Au lieu de tout ça, il avait complètement vrillé, il avait été méchant, dur dans ses paroles, il l'avait piqué là où ça faisait mal et il avait réussi son coup. Tout ça pour finir encore plus misérable et pour, en plus, lui en vouloir. À présent, un an plus tard, il y avait une rancœur injuste, qui lui tordait les tripes, quand Léo pensait à Alba. Il avait donc tout fait pour la sortir de sa tête, de toutes les pires façons, jusqu'à finir à l'hôpital. Ce voyage professionnel, il l'avait vu comme un moyen de repartir à zéro, d'arrêter les conneries. Alors il tombait des nues, de premièrement se retrouver face à la blonde et, d'autre part, réaliser qu'il s'était fait avoir. Il ne comprenait comment il ne l'avait pas vu venir, lui, Léo Emerson. On ne pouvait pas le rouler, personne n'osait. Pourtant si. Et même en beauté. Cet homme et sa maudite agence allaient couler, il se le promettait, il allait mettre ses avocats sur le coup et ils payeraient. En attendant, il fallait qu'il quitte ce désert et il ne se voyait pas laisser Alba en plan, seule face à leur guide. Il lui proposa de partir, avec lui, mais elle refusa cette main tendue. Il soupira face à son air butté mais elle ne lui laissa pas le temps de réagir qu'elle quittait déjà le campement, son gros sac sur l'épaule. Visiblement, ils étaient sur la même longueur d'onde concernant le sort qu'ils allaient réserver au guide, mais c'était bien la seule chose sur laquelle ils s'entendaient. Léo fronça furtivement les sourcils. Ainsi, Alba le détestait, au moins c'était clair, mais lui, est-ce qu'il ressentait la même chose ? Ce serait tellement plus simple… J'te suis pas, ne t'en fais pas, j'ai bien compris que t'étais une femme indépendante. Il la fixa avec un air narquois, avant de bifurquer vers le véhicule qui l'avait déposé ici. Il n'avait pas grand espoir sur le fait qu'il pourrait le démarrer, clairement il n'était pas dans un film, il n'avait jamais trafiqué de fils pour, en deux secondes, entendre vrombir le moteur, mais s'il ne tentait rien… Et là, contre toute attente, les clés étaient encore sur le contact, finalement il n'était pas si malchanceux. Emerson ne se posa pas plus de questions que ça, il balança son sac à l'arrière, démarra le 4x4 et, dans un mouvement de poussière, quitta le campement. Il était évident qu'il n'avait aucune idée d'où il allait, mais il n'y avait qu'une seule route à suivre. Dans le rétro, il voyait les tentes s'éloigner et rapetisser la silhouette d'Alba. Il la regardait, jusqu'à ce qu'elle ne soit plus qu'un point loin de lui. Pourquoi est ce qu'elle avait donné des des photos de la Thaïlande, elle aussi ? Il secoua la tête, chassant ses questions inutiles, elle se débrouillerait sans lui, sans réseau, dans le désert. Elle n'avait pas besoin de lui… Léo ne doutait pas des ressources de son ex, mais il ne ressentait aucun soulagement à quitter cet enfer, si c'était pour la laisser derrière lui. Il lâcha un juron puis écrasant la pédale de frein, avant de frapper le volant par colère, contre lui, contre elle, contre cette situation totalement lunaire. Puis il fit demi-tour, pour s'arrêter à la hauteur de la blonde. Il se pencha et, d'autorité, ouvrit la portière passager. Monte. On n'est pas obligé de se parler, mais j'vais pas te laisser passer la nuit dans ce désert. T'en fais pas, après ça tu ne me reverras plus. Il comptait s'arrêter à la première ville digne de ce nom et que chacun continue sa route, ils n'entendraient plus parler l'un de l'autre après ça.


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MessageSujet: Re: I've waited a hundred years, but I'd wait a million more for you + Emersen ♡   I've waited a hundred years, but I'd wait a million more for you + Emersen ♡ - Page 2 EmptyMer 1 Nov 2023 - 18:29

Le cœur d’Alba s’était endurci cette dernière année. Avec Léo, elle avait entraperçu ce qu’était l’exclusivité, avant d’entériner cette expérience avec Samson. Finalement, elle en était ressortie brisée. C’était fini pour Alba, il n’était plus question de laisser des mecs comme Léo briser sa confiance. Elle savait à quel point elle pouvait être exceptionnelle quand elle faisait l’effort. Alba, elle avait de l’amour à partager et de la tendresse à donner, mais les seuls fois où elle s’y était aventurée, ses ailes avaient brulé. Ces derniers mois, elle était revenue cette jeune femme célibataire, libre de ses mouvements, même si elle repensait souvent à Léo. Leur dernière entrevue restait bien trop ancré dans sa mémoire, piquant ses yeux à chaque fois qu’elle y repensait. Peut-être que si elle lui avait dit ce putain de je t’aime, il serait resté. Cet espoir reposait sur un mensonge, parce qu’en un an, Léo elle avait apprit à le connaître. Son cœur était aussi dur qu’une pierre, jamais il n’aurait accepté cet état de fait. La finalité aurait été la même. Elle, seule dans cette chambre d’hôtel, le cœur émietté. Sa vie avait repris avec intensité, retournant à ses premiers amours, la photo et les voyages. Alba avait passé plusieurs semaines au Danemark, avec la famille de son père, en plein hiver, photographiant les lacs gelés. Puis elle avait retrouvé le soleil italien, avant d’accepter de participer à ce concours. L’agacement se lisait sur son visage, quand elle découvrit le subterfuge de l’agence. Saleté de Thaïlande. En plus d’avoir retrouver Léo, elle avait annulé un voyage dans l’Afrique du nord. Tout ça pour rien. Même après cette année, la rancœur contre Léo était toujours bien trop présente. Cet homme ne sortait jamais de sa tête, comme un parasite, prêt à bondir dans les moments les plus inattendus. Il se prenait pour un chevalier servant, tendant sa main argumentant pour qu’elle parte avec lui. Son aide, elle n’en avait pas besoin, puis elle avait très bien entendu la conversation. Alba n’était pas stupide au point de rester dans un endroit pour un objectif de communication. Ce n’était pas un produit, mais une artiste. Il y avait de quoi les vexer les deux anciens amants, leur talent était bien trop important pour accepter une telle proposition. S’ils s’attendaient à des photos de couple avec vue sur un coucher de soleil, ils avaient parié sur les mauvais chevaux. Dans ce monde, il n’était plus admissible qu’un jour lui et elle redevienne aussi complice qu’autrefois. Alba avait verrouillé son cœur et Emerson ne détenait clairement pas la clé. Sac sur le dos, elle s’éloignait des tentes, ignorant à combien de kilomètre se trouvait la ville la plus proche. Mais Léo derrière elle, ça l’agaçait, le préférant à l’autre hémisphère que dans son espace vital. « Venant de toi, on dirait presque une critique. » A quoi s’attendait-il ? Elle ne comptait pas lui prendre sa main. Il ne pouvait pas revenir un an après, se rattrapant de cette manière. Léo partait dans une autre direction, alors qu’elle avançait rapidement, agacée et aussi angoissée de la tournure de cette journée. Le 4x4 passait à une vitesse à côté d’elle, déposant un nuage de sable, avec au volant Léo. Il avait compris, l’abandonnant sur le bord de cette route désertique. « Connard ! » Disait Alba. Son portable à la main, elle regardait la barre de réseau, dans l’espoir de voir une petite barre s’allumer. Elle n’avait aucune idée de comment elle allait sortir de cette situation. Mais le 4x4 revenait, avec Léo qui lui ouvrait la porte. Alba mit un peu son égo de côté, balançant son sac derrière et se retrouvant devant. « Merci, tu aurais pu m’abandonner là. Ça n’aurait pas été la première fois. » Sa dernière phrase fut dite presque dans un murmure, plus poursoi-même.

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MessageSujet: Re: I've waited a hundred years, but I'd wait a million more for you + Emersen ♡   I've waited a hundred years, but I'd wait a million more for you + Emersen ♡ - Page 2 EmptyJeu 2 Nov 2023 - 17:24

Jamais Léo n'aurait sacrifié son art au profit de l'argent, des vues ou d'un éventuel buzz. Il respectait trop son métier, il se respectait trop lui-même également. Sans parler d'Alba, il n'avait jamais exposé sa vie privée dans ses photos, à peine pouvait-elle, parfois, être suggérée. Même s'il avait été en bon terme avec Alba, à aucun moment il n'aurait accepté ce genre de séjour. Le constat de s'être fait avoir était amer, difficile à accepter et ce n'était que le début, la réaction à chaud. Le photographe ne pensait pas encore aux conséquences, pas pour sa carrière, celle-là, il n'avait pas à s'en inquiéter. Mais sur le plan personnel c'était tout autre chose. Ce voyage, c'était une promesse de nouveau départ, un coup de pouce pour qu'il se reprenne en main. Et, en l'espace d'un instant, tout avait été ruiné. Dans cette voiture, il ne savait pas ce qu'il allait faire, probablement rouler jusqu'à Adélaïde et trouver le premier avion pour n'importe quelle destination exotique, quitte à avoir son matériel, autant en profiter. Puis il remarqua la silhouette de la blonde dans le rétro. Malgré toutes les rancœurs et la colère, Léo était incapable de la laisser seule, à la frontière du bush et de l'outback, il savait comme l'Australie pouvait être hostile. Sans parler de cet homme dont il se méfiait comme la peste à présent, que serait-il capable de faire, s'il la rattrapait ? Une fois à sa hauteur, il fut presque surpris qu'Alba monte dans la voiture sans résistance. Évidemment elle ne put s'empêcher de lancer sa petite pique, qu'il ne releva pas. Ils restèrent silencieux un long moment, ce qui ne leur ressemblait pas. Mais la dernière fois, Léo avait beaucoup trop parlé, il redoutait les conséquences de ses paroles à présent. Il n'osait pas non plus la regarder, restant concentré sur sa conduite. Ils passèrent un panneau qui indiquait Oakden Hills, ils étaient clairement au milieu de nulle part et la nuit finirait par tomber. La fatigue du voyage se faisait sentir, ses yeux commençaient à piquer. Je voulais rouler jusqu'à Adélaïde, mais on n'y sera pas avant quelques heures. Maintenant qu'ils avaient du réseau, il tapait sur son téléphone tout en gardant un œil sur la route . D'ici une bonne heure, on sera à Port Augusta, on peut trouver un hôtel là-bas. Léo n'insinuait pas qu'ils iraient dans le même hôtel, Alba ferait bien ce qu'elle voudrait. Mais il gardait la voiture. Dans la dernière demi-heure, la photographe s'était assoupie contre la fenêtre, le barbu s'autorisa alors à la regarder. C'était la première fois qu'il la voyait apaisée depuis Bangkok. Cette vision lui colla des frissons. Bordel, il l'aimait, c'était tout ce qui lui venait à l'esprit, cette bouffée de tendresse qui l'envahissait soudainement. Et pourtant ils étaient incapables de rester dans la même pièce sans vouloir s'arracher la tête à présent. Ils arrivèrent à Port Augusta à la tombée de la nuit, Léo n'en pouvait plus. Il s'arrêta devant le premier motel qu'il vit, en bords de route, la seule chose qu'il voulait c'était un lit dans lequel s'écrouler. Il laissa Alba dormir dans la voiture, il n'avait pas le cœur à la réveiller. Il ne restait qu'une seule chambre, avec un lit et un canapé lit. Il voyait déjà la blonde bondire, mais pris la chambre, au pire, si elle n'était pas satisfaite, elle pourrait chercher un autre hôtel. Il ouvrit doucement sa portière. On a une chambre, tu dormiras mieux dans un lit. C'est le numéro 48. Et il la laissa se réveiller tranquillement, faire le choix de le suivre, ou non. Ça n'avait que peu d'importance pour lui à ce moment là. De toute façon il avait arrêté d'espérer quoi que ce soit de positif avec cette fille. Il attrapa son sac et se dirigea vers la chambre. Elle était sommaire, mais, à sa grande surprise, elle donnait sur une piscine à l'intérieur d'une cour où ils avaient visiblement accès. Il était en mode pilote automatique, il défit le canapé lit, posa son gros sac dessus, puis s'engouffra dans la douche qu'il laissa couler, longtemps, brûlante, sur sa peau. Hermétique au reste, refusant de se demander quelle décision Alba avait prise.


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MessageSujet: Re: I've waited a hundred years, but I'd wait a million more for you + Emersen ♡   I've waited a hundred years, but I'd wait a million more for you + Emersen ♡ - Page 2 EmptyDim 5 Nov 2023 - 15:43

Alba détestait se faire avoir, faisant remonter en elle une profonde colère. C’était ce qu’elle lui avait reproché à Léo. Son cœur avait été totalement ouvert à Bangkok, ils auraient pu avoir une belle vie, remplie de voyages, de photos et d’amour. Mais il était partit et Alba eût l’impression de s’est faite avoir. C’était aussi simple que ça. C’était également le cas aujourd’hui, cette fausse annonce de concours pour de la communication. A quoi pensaient-ils ? Les photos se situaient peut-être au même endroit, ils auraient très bien pu ne pas se connaître. Ce n’était pas à cette agence de choisir si les deux anciens amants allaient se remettre ensemble, dans ce cadre idyllique. La rancune d’Alba était très forte, au point qu’elle ne le remerciait même pas qu’il fasse demi-tour pour venir la récupérer. Elle n’hésita pourtant pas à rentrer dans la voiture, pour s’éloigner de ce camp maudit et retrouver sa vie loin de Léo. Et si pour cela, il fallait supporter un peu le photographe, elle rongerait son frein, comme elle savait le faire. De toute façon, le silence était l’invité principal de ce voyage. Il roulait, pendant qu’Alba elle observait le paysage. C’était finalement dommage cette supercherie, les paysages étaient à couper le souffle. Elle avait déjà en tête de revenir, seule. Alba arrivait à se supporter, et voyager seule avait été son quotidien pendant des années. Léo, avait finalement été l’exception. Quelle exception et quelle déception. Les kilomètres passaient, mais ils ne voyaient toujours pas un brin de civilisation, elle savait que ç’allait durer longtemps. Pourquoi s’était-elle perdue au milieu de nulle part, dans cette terre hostile avec comme seul compagnon l’homme qui l’avait fait souffrir ? Pui finalement, le réseau revenait, et Alba ignorait le but de Léo. D’un côté, il aurait pu la virer à la première petite ville, mais il continuait son chemin. De toute façon, elle saurait se débrouiller seule la jeune femme, ce n’était pas sa première galère. Léo mit un terme au silence pensant, obligeant presque Alba à le regarder quelques instants. « Ok. » Répondait-elle tout simplement. Sur maps, elle regardait un peu où ils se trouvaient. D’Adelaïde, elle trouverait bien un avion qui la ramenait à Brisbane, ou une autre destination. Après tout, elle était censée partir plusieurs semaines, ça ne lui changerait rien si elle décidait de partir vers une autre destination. Cette journée fut épuisante, et Alba elle sombrait dans le sommeil. La voiture la berçait, respirant sur le rythme de la route. Elle ne sentit même pas le véhicule s’arrêter. L’ouverture de sa portière la fit émerger, toujours fatiguée de cette aventure. Léo avait réservé une chambre, pour eux deux. Elle ne put rien dire, parce qu’il était déjà retourné en direction de l’hôtel. A l’entrée, l’hôtesse d’accueil lui fit comprendre que c’était la dernière de disponible et que Léo avait déjà fait la demande. La blonde soupirait, mais à bout de force elle montait dans la chambre. Il prenait sa douche, et elle s’installait dans le lieu. Ça lui rappelait des souvenirs, eux deux, dans une chambre d’hôtel. Ce n’était pas la première fois, mais jamais le canapé lit, auparavant avait été ouvert. Léo sortait de sa douche et Alba l’observait. « Je vais prendre le canapé, tu as conduis toute la journée. » A son tour, elle se confinait dans la douche, récupérant au passage une tenue plus légère pour la nuit. Elle soupirait lourdement, avant de rejoindre la chambre. Le canapé lit n’était vraiment pas confortable, mais ça ferait le job pour la nuit. « Merci de ne pas m’avoir laissé là-bas. » Avouait-elle à demi mot, avant de tourner un peu dans le lit pour trouver une position confortable.

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